Macron, BCE et FED

L’allocution de notre Président, Lundi 13 Avril, sur la crise du Covid-19 reprend les points suivants :

Comme vous, j ai vu des ratés …  des faiblesses de notre logistique, nous en tirerons les conséquences
L’épidémie commence à marquer le pas, les résultats sont là … L’espoir renaît.
Le 11 Mai, nous serons en mesure de tester toutes les personnes présentant des symptômes


Confinement : Prolongation jusqu’au 11 Mai
A partir du 11 Mai : réouverture progressive crèches, des écoles, des collèges et des lycées
Enseignement supérieur : rentrée en Septembre
Pas de réouverture après le 11 Mai : restaurants, cafés, cinéma, hôtels …
Il n’y aura pas de festivales avant Mi Juillet
( Evidemment les conférences Green Finance sont reportées, si vous souhaitez être speaker … )


Les mesures de soutien :

Aides exceptionnelle aux familles modestes
Aides exceptionnelle aux étudiants en difficulté
Simplification et augmentation des aides aux entreprises et indépendants
Chômage partiel prolongé et renforcé

Les mesures sanitaires :
Capacité de tester toute personne présentant des symptômes
A partir du 11 Mai, il y aura un masque grand public, pour chaque Français 10 000 respirateurs supplémentaires
Jusqu’à nouvel ordre, nos frontières avec les pays non européens  resteront fermées 

Au niveau des banques centrales : BCE et FED

Encore un flot de nouvelles qui rassure les investisseurs. Nouveaux plans de soutien aux Etats-Unis, accord entre les argentiers de la zone euro pour soutenir la croissance et en France, enveloppe de soutien aux grandes entreprises frappées par la crise. On perd le fil des milliards créés et injectés et on ne manque pas d’être impressionnés. Il suffit de lire le flux de commentaires des économistes et des banques. Ils sont de plus en plus nombreux à envisager que le pire soit derrière nous.  


Nathalie Loiseau, député européen : 
On décrivait l’Europe paralysée, divisée, incapable de surmonter ses égoïsmes nationaux. L’Eurogroup d’hier est une victoire d’étape importante : 500 Milliards d’Euros de réponse immédiate, via un mécanisme européen de stabilité desserré, une BEI renforcée et un mécanisme de soutien au chômage partiel. Dans un deuxième temps, le principe d’un Fonds de relance mutualisé est acquis, mais la discussion sur son montant et ses modalités restera âpre. Réjouissons nous tout de même 

 – 6 % : Il s’agit de la plus grande récession en France depuis 1945. Des inconnues demeurent et cette prévision peut encore évoluer en fonction de la durée du confinement et des modalités de sortie. C’est pour cela que le plan d’urgence français d’aide à l’économie a été révisé, passant de 45 à 100 milliards d’euros. Le ministre des Comptes publics a fait ses calculs et il prévoit un déficit de 7,6% du PIB avec un ralentissement de toute notre économie .

A l’ échelle européenne, les dernières mesures décidées par la Banque centrale européenne représentent aussi un très fort assouplissement de la politique monétaire. L’institution endosse ainsi le risque à la place des gouvernements des Etats-membres. La Banque centrale européenne a en effet considérablement assoupli les règles de “repo”, c’est-à-dire les conditions exigées des banques en contrepartie des liquidités qu’elle leur distribue.

[ Principe d’une opération de repo (dénomination usuelle issue de l’anglais “repository”): si une banque a besoin d’un milliard d’euros de liquidités, elle peut les obtenir en déposant en caution un milliard d’obligations ou d’instruments financiers agréés à la BCE, laquelle lui verse l’équivalent en cash. Si la banque emprunteuse fait faillite, la BCE conserve les titres déposés. Mais à ce jeu, toutes les obligations ne se valent pas…]

Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a écarté jeudi sur France Inter l’idée d’une annulation globale des dettes contractées par les Etats de la zone euro dans leur gestion coûteuse de la pandémie du coronavirus. Quinze jours de confinement, ça coûte à la croissance 1,5 point de PIB annuel et ça coûte en déficit – le coût de ce bouclier qui protège les entreprise et les Français – plus de 1 point de PIB supplémentaire c’est-à-dire plus de 20 milliards (d’euros) par quinze jours de confinement.

Il faudra rembourser cette dette, ça sera dans la durée, nous devrons faire un effort budgétaire avec des dépenses plus sélectives, mais cet effort sera aidé par des taux d’intérêt qui vont rester très bas et par l’action de la Banque centrale européenne qui fournit aujourd’hui des liquidités pour permettre de payer ces dettes.

En Amérique, face à l’hémorragie d’emplois et à la perspective d’une violente récession, la Réserve fédérale a annoncé jeudi de nouvelles mesures de soutien à l’économie, se disant prête à injecter 2.300 milliards de prêts aux entreprises et aux collectivités locales. L’une de ses mesures phares, à hauteur de 600 milliards de dollars, vise désormais les entreprises de taille intermédiaire, employant jusqu’à 10.000 personnes ou ayant réalisé jusqu’à 2,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires l’an dernier.  De grands groupes, qui avaient maintenu quelques semaines la paie de leurs employés au début de la crise, ont annoncé qu’ils étaient désormais obligés de mettre leurs salariés en congé sans solde, c’est par exemple le cas de Disney.

A vous de faire votre conclusion :

2 mois à l’arrêt + Crise Gilets Jaunes + Grève transports
+ Grève retraite + effet de compensation + Bilan Covid-19 + Effet BCE + Effet FED …