
Dans un contexte économique marqué par les incertitudes, la remontée des tensions géopolitiques et la transformation rapide des modèles financiers, le Crédit Coopératif entend démontrer qu’une autre manière de faire de la banque est possible. Un an après le lancement de son plan stratégique « 100 % engagés » à l’horizon 2030, l’établissement affiche des résultats en nette progression et confirme la solidité de son modèle coopératif.
L’année 2025 marque une étape importante pour le groupe. La banque a renforcé ses performances financières tout en poursuivant sa mission historique : financer l’économie réelle, accompagner les transitions environnementales et sociales et associer davantage ses clients à sa gouvernance. Forte de cette dynamique, elle aborde 2026 avec une ambition renforcée et une feuille de route structurée autour de six priorités.
Des résultats financiers solides malgré un environnement instable
Le Crédit Coopératif clôture l’exercice 2025 sur un bénéfice net consolidé de 56,6 millions d’euros. Cette performance traduit la capacité du groupe à poursuivre sa croissance dans une période pourtant complexe pour le secteur bancaire.
Le produit net bancaire dépasse désormais 405 millions d’euros, soit une progression de 4,8 % sur un an. Cette hausse est portée à la fois par l’augmentation des revenus liés aux crédits et par la progression des commissions. La banque bénéficie ainsi d’une activité commerciale plus soutenue, notamment auprès des entreprises, des acteurs de l’économie sociale et solidaire et des particuliers engagés.
La rentabilité opérationnelle s’améliore également. Le résultat brut d’exploitation atteint 106,5 millions d’euros, en hausse de plus de 7 millions d’euros. Dans le même temps, le coefficient d’exploitation recule à 73,8 %, signe d’une meilleure maîtrise des coûts.
Au-delà de la rentabilité, la banque renforce aussi sa robustesse financière. Son ratio global de solvabilité progresse à 16,65 %, un niveau nettement supérieur aux exigences réglementaires. Cette amélioration lui permet de disposer d’une marge de manœuvre plus importante pour continuer à financer les projets de ses clients.
Une progression continue de l’activité de crédit
Le Crédit Coopératif confirme en 2025 sa volonté de soutenir activement l’économie réelle. Les crédits accordés atteignent 2,9 milliards d’euros sur l’année, contre 2,7 milliards un an plus tôt. Cette hausse de 5,7 % illustre le maintien d’une demande forte de financement, malgré un contexte de taux encore élevés.
Cette progression repose principalement sur les besoins des entreprises, des associations, des structures de l’économie sociale et solidaire et des collectivités. La banque poursuit ainsi son rôle historique d’accompagnement des projets à utilité sociale et environnementale.
En parallèle, les encours d’épargne restent stables, autour de 17,9 milliards d’euros. Cette stabilité montre que les clients continuent d’accorder leur confiance au groupe. Les produits d’épargne hors bilan enregistrent même une progression sensible.
L’essor des placements à impact
Les encours investis dans les organismes de placement collectif augmentent fortement et dépassent désormais 9 milliards d’euros. L’assurance-vie progresse également de près de 13 %. Cette évolution traduit une attente croissante des clients pour des solutions d’épargne conciliant rendement et impact positif.
Le Crédit Coopératif profite de cette tendance pour développer des offres davantage tournées vers la finance responsable et les investissements durables.
Une banque qui développe de nouveaux métiers à impact
L’année 2025 a également été marquée par la structuration de nouvelles expertises. Le Crédit Coopératif cherche ainsi à répondre plus précisément aux besoins de ses clients tout en se différenciant des établissements traditionnels.
Une banque d’affaires orientée vers les projets responsables
La banque d’affaires à impact, récemment développée, a déjà permis de financer plus de 500 millions d’euros de projets. Fait notable, près de 60 % de ces financements concernent des initiatives environnementales.
Cette activité vise notamment les entreprises, les acteurs publics et les structures de l’économie sociale qui souhaitent accélérer leur transition écologique, moderniser leurs équipements ou développer de nouveaux modèles économiques plus durables.
Une banque privée pensée pour les clients engagés
Le Crédit Coopératif a également lancé une banque privée à impact. En seulement sept mois d’activité, celle-ci a collecté 100 millions d’euros.
Cette offre s’adresse aux particuliers disposant d’un patrimoine important et qui souhaitent donner davantage de sens à leur épargne. Elle propose des solutions d’investissement capables de conjuguer performance financière, utilité sociale et contribution à la transition écologique.
Des solutions spécifiques pour les entreprises en difficulté
Face aux tensions économiques qui fragilisent certaines entreprises, le groupe a aussi mis en place deux structures dédiées aux situations complexes : Avenir Crédit Coopératif et Avenir BTP Banque.
Ces entités, spécialisées dans l’accompagnement des entreprises confrontées à des difficultés financières ou à des procédures judiciaires, ont déjà ouvert 38 comptes à la fin de l’année 2025. Leur objectif est de maintenir l’activité des entreprises concernées et d’éviter des ruptures de financement.
Une alliance pour financer la transition climatique
Le lancement de « Bank for the Planet », en partenariat avec Team for the Planet, constitue une autre illustration de cette stratégie. Cette initiative commune doit permettre aux clients de financer plus facilement des projets liés à la lutte contre le changement climatique et d’utiliser leur argent comme un levier d’action au quotidien.
Le modèle coopératif gagne du terrain
Le Crédit Coopératif reste fidèle à son identité de banque détenue par ses clients-sociétaires. En 2025, le nombre de sociétaires progresse fortement pour atteindre 149 412 personnes et organisations.
Cette hausse traduit un attachement croissant au modèle coopératif. Contrairement aux banques classiques, les clients du Crédit Coopératif peuvent devenir sociétaires et participer directement à la vie de l’établissement. Ils détiennent ainsi une partie du capital et prennent part aux décisions.
La progression est particulièrement marquée chez les nouveaux clients particuliers. Près d’un sur deux devient désormais sociétaire dès son arrivée dans la banque. Le taux atteint 48,8 %, contre 43,3 % un an plus tôt.
Chez les personnes morales – entreprises, associations, coopératives ou collectivités – le mouvement se poursuit également. Plus des deux tiers des clients sont désormais sociétaires.
Une gouvernance qui devient un facteur de différenciation
Dans un secteur bancaire souvent critiqué pour son éloignement des clients, cette participation directe constitue un véritable élément de distinction. Le Crédit Coopératif cherche ainsi à renforcer le sentiment d’appartenance et à faire de ses sociétaires des acteurs du développement de la banque.
L’année 2026 devrait prolonger cette dynamique avec la mise en place de nouvelles actions de proximité et de dispositifs destinés à encourager l’engagement des sociétaires.
La transition écologique devient un moteur central de croissance
Le financement de la transition environnementale occupe une place de plus en plus importante dans l’activité du Crédit Coopératif. La banque souhaite désormais inscrire cette dimension au cœur de tous ses métiers.
Une forte progression des prêts verts
Les prêts verts connaissent une progression rapide. Ils représentent désormais 15,8 % des financements accordés aux entreprises, contre seulement 6,6 % en 2024.
Chez les particuliers, la part des crédits dédiés à des projets de rénovation énergétique, de réduction de la consommation ou de mobilité plus propre passe de 3,7 % à 6,3 %.
Cette hausse montre que les clients sont de plus en plus nombreux à intégrer les enjeux environnementaux dans leurs projets. Pour accompagner cette évolution, la banque enrichit son offre avec des partenaires spécialisés.
Des services pour aider les clients à réduire leur impact
Le Crédit Coopératif ne se limite plus à fournir un financement. Il propose désormais un accompagnement plus complet comprenant des diagnostics énergétiques, des plans de décarbonation, des bilans carbone et une aide à la recherche de subventions publiques.
L’objectif est de simplifier les démarches des entreprises et des particuliers qui souhaitent engager des travaux ou transformer leurs activités.
Des investissements massifs dans les énergies renouvelables
Le groupe poursuit également son soutien au secteur des énergies renouvelables. En 2025, l’ensemble des projets financés dans le domaine de l’énergie concerne exclusivement des solutions renouvelables.
Les encours dédiés à ces projets atteignent plus de 688 millions d’euros, soit une hausse de plus de 33 % en un an. Quarante-et-une nouvelles opérations ont été financées, dans des domaines tels que le solaire, l’éolien, la méthanisation ou la production d’énergie locale.
Le logement social reste au cœur de la stratégie
Le Crédit Coopératif confirme également son rôle historique dans le financement du logement social. La banque considère que l’accès au logement constitue un enjeu majeur de cohésion sociale et d’intégration.
Les encours consacrés à ce secteur dépassent désormais 1,3 milliard d’euros. Plus de 1 000 acteurs du logement social figurent parmi les clients du groupe, qu’il s’agisse de bailleurs sociaux, de coopératives HLM ou de sociétés d’économie mixte.
Cette activité permet à la fois de financer la construction de nouveaux logements et la rénovation du parc existant. Dans un contexte marqué par la hausse des coûts de construction et la difficulté d’accès au logement, cette mission prend une importance croissante.
Une forte reprise des crédits immobiliers aux particuliers
La banque accompagne également les ménages dans leurs projets immobiliers. Les crédits accordés aux particuliers pour acheter ou rénover leur logement atteignent 369 millions d’euros en 2025.
Cela représente une hausse de plus de 68 % par rapport à l’année précédente. Cette progression témoigne d’un retour progressif des projets immobiliers, mais aussi d’une demande accrue pour les rénovations énergétiques et les logements plus performants.
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