Pacte mondial de l’ONU – Réseau France : une nouvelle présidence pour accélérer la transition durable des entreprises

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Le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France ouvre une nouvelle étape de son développement. Réunis à Paris lors de l’Assemblée générale annuelle, plus de 500 représentants du monde économique, institutionnel et associatif ont participé à un rendez-vous marqué par un important renouvellement de sa gouvernance. À cette occasion, Guillaume Texier, directeur général de Rexel, a été élu président de l’organisation. Il succède à Florent Menegaux, président de Michelin, après trois années à la tête du premier réseau français dédié à la durabilité des entreprises.

Cette transition intervient dans un contexte où les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance prennent une place croissante dans les stratégies d’entreprise. Entre évolutions réglementaires, attentes des investisseurs et transformations des modèles économiques, le Pacte mondial de l’ONU entend renforcer son rôle d’accompagnement auprès des organisations françaises.

Guillaume Texier prend les rênes du premier réseau français de durabilité d’entreprise

L’élection de Guillaume Texier marque une nouvelle phase dans la mise en œuvre de la stratégie 2024-2030 du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France. À la tête de Rexel, acteur international de la distribution de solutions électriques, il hérite d’un réseau devenu une référence nationale en matière d’engagement des entreprises pour le développement durable.

Son arrivée s’inscrit dans la continuité des actions engagées ces dernières années, mais avec l’ambition de renforcer davantage l’intégration des enjeux environnementaux et sociétaux au cœur des modèles économiques. Selon lui, les entreprises ne peuvent plus se limiter à des engagements de principe. Elles doivent désormais transformer en profondeur leurs pratiques, leurs chaînes de valeur et leurs processus de décision.

Faire de la transformation durable un levier de compétitivité

Le nouveau président souhaite notamment accompagner les entreprises dans des domaines devenus stratégiques : réduction de l’empreinte carbone, sobriété énergétique, évolution des chaînes d’approvisionnement, innovation industrielle ou encore résilience des activités face aux défis climatiques.

L’un des axes majeurs de son mandat consistera également à renforcer l’accompagnement des PME et des ETI. Si les grandes entreprises disposent souvent de ressources dédiées aux enjeux RSE, les structures de taille intermédiaire ont encore besoin d’outils concrets pour intégrer efficacement ces problématiques dans leur stratégie de croissance.

Trois années de présidence marquées par une forte croissance du réseau

Avant de transmettre la présidence, Florent Menegaux a dressé le bilan d’un mandat placé sous le signe du développement et de la structuration du réseau.

Sous son impulsion, le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France a renforcé son accompagnement auprès des entreprises adhérentes, accru sa visibilité sur la scène internationale et consolidé sa position comme acteur de référence de la responsabilité sociétale des entreprises en France.

Cette période a également été marquée par une professionnalisation de la gouvernance et par l’obtention du label Ideas en 2025, une reconnaissance qui témoigne de la qualité de la gestion et du fonctionnement de l’organisation.

Une mobilisation croissante des entreprises françaises

Le bilan de ces trois années se mesure aussi à travers l’augmentation continue du nombre d’adhérents. Le réseau est aujourd’hui devenu le plus important du Pacte mondial des Nations unies en nombre d’entreprises engagées.

Cette dynamique illustre l’intérêt grandissant des acteurs économiques pour les questions liées au développement durable, à la transparence extra-financière et à l’alignement avec les objectifs internationaux de transition écologique et sociale.

Un Conseil d’administration largement renouvelé

L’Assemblée générale a également donné lieu à un renouvellement significatif du Conseil d’administration. Neuf nouvelles organisations rejoignent l’instance dirigeante afin de représenter la diversité du tissu économique français.

Parmi les nouveaux entrants figurent notamment ADDEV Materials, Bureau Veritas, Elis, Isodom, Legrand, le MEDEF, MBO+, Rexel et SERFIM TIC.

Cette évolution traduit la volonté du réseau d’intégrer des expertises variées et de renforcer la représentation de secteurs économiques différents au sein de sa gouvernance. Les entreprises nouvellement élues participeront à l’orientation stratégique du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France dans les années à venir.

Parallèlement, plusieurs administrateurs arrivent au terme de leur mandat. Le réseau a notamment salué l’engagement d’Armelle Perrin-Guinot, vice-présidente sortante et directrice des engagements sociétaux de Veolia, ainsi que celui des entreprises qui ont contribué aux travaux du Conseil d’administration au cours des dernières années.

Plus de 2 300 membres mobilisés malgré un contexte incertain

Malgré un environnement économique et géopolitique particulièrement complexe, le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France poursuit son expansion.

À la fin de l’année 2025, le réseau comptait plus de 2 300 membres répartis sur l’ensemble du territoire. Cette communauté rassemble près de 1 400 PME, plus de 700 entreprises de taille intermédiaire et plus de 200 grandes entreprises.

Cette diversité constitue l’une des forces du réseau. Elle permet de créer des échanges entre acteurs de tailles et de secteurs différents, tout en favorisant le partage de bonnes pratiques autour des enjeux de durabilité.

Un rôle de plus en plus stratégique pour les entreprises

Face à la multiplication des exigences réglementaires et à l’accélération des transitions environnementales, les entreprises sont confrontées à des défis inédits. Gestion des ressources naturelles, adaptation au changement climatique, respect des droits humains dans les chaînes d’approvisionnement ou encore lutte contre la corruption sont désormais des sujets qui influencent directement la performance et la pérennité des organisations.

Dans ce contexte, le Pacte mondial de l’ONU apparaît comme un cadre structurant permettant aux entreprises de mieux anticiper les mutations économiques à venir tout en renforçant leur compétitivité.

De nouveaux outils pour accompagner les transformations des entreprises

Afin de répondre aux attentes croissantes de ses membres, le réseau a renforcé son offre d’accompagnement en 2026 avec le lancement de plusieurs cycles thématiques.

Ces programmes sont consacrés à des enjeux particulièrement sensibles tels que le stress hydrique, la déforestation, le travail forcé dans les chaînes de valeur ou encore la prévention de la corruption. L’objectif est de fournir aux responsables opérationnels des clés de compréhension et d’anticipation face aux évolutions réglementaires et aux risques émergents.

Une nouvelle étude pour mesurer les progrès des entreprises

Le réseau prévoit également de publier les résultats de sa deuxième étude consacrée aux Communications sur le progrès (CoP), l’exercice annuel de reporting réalisé par les entreprises adhérentes.

Cette analyse sera accompagnée d’un outil de visualisation des données permettant à chaque organisation de comparer ses performances avec celles de ses homologues français et internationaux. Au-delà du simple benchmark, l’initiative vise à mieux mesurer la contribution réelle des entreprises aux objectifs de développement durable.

Les enseignements recueillis alimenteront par ailleurs une étude européenne inédite consacrée à la contribution du secteur privé aux Objectifs de développement durable (ODD). Ses conclusions seront dévoilées à New York à l’occasion de la semaine de l’Assemblée générale des Nations unies.

Le Pacte mondial, un acteur clé de l’Agenda 2030

Créé en 2000 à l’initiative de Kofi Annan, le Pacte mondial des Nations unies constitue aujourd’hui la plus importante initiative internationale d’engagement volontaire des entreprises en faveur du développement durable.

Son action repose sur dix principes universels couvrant les droits humains, les normes du travail, la protection de l’environnement et la lutte contre la corruption.

En France, le réseau national accompagne près de 2 300 entreprises et une soixantaine d’organisations à but non lucratif dans l’intégration de ces principes et dans la mise en œuvre des 17 Objectifs de développement durable définis par l’ONU.

À travers cette nouvelle gouvernance et le renforcement de ses dispositifs d’accompagnement, le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France entend désormais accélérer la mobilisation du secteur privé afin de faire de la transition durable un véritable moteur de transformation économique.

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