Candriam dévoile un nouveau modèle d’analyse

CANDRIAM, société de gestion internationale spécialisée dans le développement durable et les investissements multi-actifs, apporte des enrichissements majeurs à son modèle d’analyse des émetteurs souverains présenté pour la première fois en 2017. L’évolution la plus importante consiste à passer d’un modèle dans lequel les quatre types de capital (Capital Humain, Capital Social, Capital Economique et Capital Naturel) sont évalués au même niveau, à un modèle qui fait du Capital Naturel un multiplicateur déterminant pour les trois autres formes de capital désormais interdépendants. Chaque pays reçoit ainsi un score permettant d’établir un classement mondial.

En effet, l’impact environnemental que l’humanité subira durant les des dix prochaines années est déjà, en grande partie, prédéterminé par les activités économiques passées et actuelles.

CANDRIAM aborde l’analyse de la soutenabilité avec une perspective unique

La recherche des équipes de CANDRIAM a démontré que si les pays peu performants en matière environnementale continuent d’épuiser de grandes quantités de ressources naturelles, qui composent notamment le Capital Naturel, ils subiront à terme des impacts négatifs sur les quatre types de capital – impliquant des conséquences sociales, économiques et environnementales dramatiques. En plaçant le Capital Naturel au cœur du modèle d’analyse des émetteurs souverains, CANDRIAM aborde l’analyse de la soutenabilité avec une perspective unique et tournée vers l’avenir.

Par exemple, dans le cas de la déforestation, les modifications dans l’utilisation des sols et la destruction des habitats contribuent à la dégradation des écosystèmes et accentuent le changement climatique. Elles aggravent les catastrophes naturelles, qui, à leur tour, ont un impact économique.

Ainsi, la pandémie de Covid 19 pourrait être causée par la dégradation des écosystèmes qui aurait entraîné la transmission de maladies zoonotiques des animaux sauvages vers les êtres humains.

Principales conclusions

Le modèle d’analyse des émetteurs souverains de CANDRIAM montre que les mesures de « soutenabilité » ont globalement décliné sur les douze mois pris en compte par l’étude, à la fois dans les marchés développés et émergents.

Cependant, le changement de méthodologie en 2020 n’a pas eu d’impact sur le premier du classement, la Suisse, qui obtient à nouveau des scores très élevés sur les quatre types de capital, notamment le Capital Naturel. La Suisse est suivie de près par la Suède (au 2ème rang), le Danemark (3ème) et la Finlande (4ème).

Parmi les marchés développés, les changements les plus importants liés à la nouvelle méthodologie ont affecté l’Australie (28ème). Le pays a souffert du faible score obtenu sur la dimension Capital Naturel, principalement en raison de son empreinte carbone très élevée. L’Australie affiche en effet l’une des pires tendances au monde en matière d’émissions de gaz à effet de serre, mais également dans l’utilisation des ressources naturelles. Elle dépend bien plus des activités minières et des exportations d’hydrocarbures que les autres pays de sa catégorie. 

La Norvège (15ème) et les Pays-Bas (12ème) ont également vu leurs classements chuter : chacun ayant perdu 8 places au classement global. Les scores obtenus par la Norvège ont surtout été impactés par les exportations de pétrole et de gaz.

Pour les Pays-Bas, le pays a souffert de la part toujours élevée des énergies fossiles dans sa production d’énergie, comparée aux pays de sa catégorie, ainsi que de sa forte exposition au changement climatique et à l’élévation du niveau de la mer. Un rythme de transition énergétique plus lent a ainsi entraîné de nombreuses conséquences.

Le cas de la France

La France se classe 6ème du classement avec une note globale de 84. Elle est suivie du Luxembourg et précédée par l’Autriche. Avec un score de 98% pour le Capital Naturel, le pays se situe dans la moyenne des 10 premiers pays du classement, grâce notamment à des critères comme la Réglementation environnementale et la Préservation. C’est le Capital Social (85%) qui pénalise le plus la France au classement général. Il est composé notamment du niveau de mise en œuvre des processus démocratiques, de corruption et de sécurité.  

A propos des résultats obtenus, Vincent Hamelink, CIO de CANDRIAM, déclare : 

« Nous sommes très fiers de lancer ce nouveau modèle d’analyse des émetteurs souverains qui reconnaît que la destruction de notre environnement naturel engendre des conséquences économiques et sociales de long terme. Le monde de la finance doit intégrer ces facteurs afin de maximiser la création de valeur dans la durée. »

Kroum Sourov, Analyste Emetteurs Souverains chez CANDRIAM, ajoute :

« Si nous sommes très satisfaits de voir les autorités réglementaires reconnaître l’importance accrue du changement climatique et de la préservation de l’environnement, nous sommes convaincus que le secteur doit aller de l’avant et faire évoluer la manière dont nous abordons la production, la consommation et l’investissement. En ce qui concerne les problématiques de soutenabilité, il n’est plus possible de colmater les brèches, car les fissures sont devenues trop importantes. »

Méthodologie

Dans son approche, CANDRIAM reconnaît que le Capital Naturel est une ressource limitée. Afin d’intégrer cette contrainte au modèle le plus récent, le score Capital Naturel est utilisé comme multiplicateur pour les trois autres formes de capital. Les résultats du modèle prennent également en compte les progrès effectués dans le cadre des 17 Objectifs de Développement Durable des Nations Unies.

Le modèle est composé de plus de 400 critères individuels permettant de capter une large palette de facteurs. CANDRIAM s’appuie sur des données collectées auprès de différentes sources privées, publiques et publiées par des ONG. Les analystes évaluent ensuite la pertinence de chacun des facteurs, pour chaque pays, sur les 10 dernières années.