
Mirova dévoile une nouvelle équipe dirigeante autour de Léa Dunand-Chatellet, Directrice générale depuis le 1er juillet 2026. Sept dirigeants composent désormais le Comité exécutif du gestionnaire d’actifs, qui revendiquait 36,7 milliards d’euros d’encours à fin juin.
Au-delà d’un changement de gouvernance, sa composition dessine les priorités du nouveau cycle de Mirova : rapprocher actifs cotés et actifs réels, accélérer la transformation, renforcer la distribution et conserver la durabilité au cœur du modèle. L’arrivée de Candice Brenet et la nomination de Karen Kharmandarian au poste de CIO des actifs cotés constituent deux marqueurs particulièrement visibles de cette nouvelle organisation.
Mirova entre dans une nouvelle étape de son histoire.
Un peu plus de deux mois après la prise de fonctions de Léa Dunand-Chatellet comme Directrice générale, le 1er juillet 2026, la société de gestion spécialisée dans l’investissement durable dévoile, ce 17 septembre, la composition de son nouveau Comité exécutif.
Sept dirigeants en constituent désormais l’ossature : Léa Dunand-Chatellet à la Direction générale. Candice Brenet comme Directrice générale adjointe en charge de la stratégie et de la transformation. Laurence Willig comme Directrice générale adjointe en charge de la finance et de la gouvernance. Raphaël Lance à la tête des gestions d’actifs réels, Karen Kharmandarian comme Directeur des gestions d’actifs cotés. Alix Boisaubert au développement et Mathilde Dufour à la durabilité et aux talents.
Cette recomposition intervient dans un contexte particulier pour Mirova.
La société, affiliée à Natixis Investment Managers, revendique plus d’une décennie de spécialisation dans l’investissement durable et disposait, avec ses sociétés affiliées, de 36,7 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 30 juin 2026.
Son terrain de jeu s’est progressivement élargi : actions, obligations, stratégies diversifiées, infrastructures de transition énergétique, capital naturel et private equity, auprès d’investisseurs institutionnels comme des réseaux de distribution et des investisseurs particuliers en Europe, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique.
Le nouveau Comité exécutif doit donc être lu moins comme une simple liste de nominations que comme la constitution d’une équipe destinée à piloter une plateforme devenue plus large et plus complexe.
Léa Dunand-Chatellet, une dirigeante issue de l’investissement responsable
Au centre de cette nouvelle organisation se trouve Léa Dunand-Chatellet, qui dirige Mirova depuis le 1er juillet 2026.
Son positionnement est important pour comprendre la continuité recherchée par la société. Mirova ne choisit pas de dissocier son pilotage stratégique de son identité historique dans l’investissement durable.
La nouvelle Directrice générale appartient elle-même à cet univers et prend la tête d’une société dont la promesse repose précisément sur l’intégration de considérations environnementales et sociales dans les décisions d’investissement.
Le défi qui lui revient est néanmoins différent de celui des premières années de développement de la finance durable.
Il ne s’agit plus seulement de démontrer qu’une approche ESG peut être intégrée à la gestion d’actifs. La finance durable est désormais confrontée à une phase de maturité : attentes plus précises des investisseurs, réglementation plus exigeante, besoin de démonstration de l’impact, concurrence accrue entre sociétés de gestion et nécessité de faire cohabiter convictions environnementales et sociales avec performance, liquidité et discipline financière.
Léa Dunand-Chatellet le formule elle-même en estimant que Mirova a construit une position particulière en combinant expertise de gestion et convictions fortes en matière de durabilité. Elle inscrit désormais la nouvelle phase dans le renforcement des expertises, de l’engagement auprès des clients et de la capacité d’exécution.
Cette notion d’exécution est loin d’être secondaire. Elle traverse la composition du nouveau Comité exécutif.
Candice Brenet, l’apport extérieur pour piloter stratégie et transformation
La principale arrivée extérieure annoncée par Mirova est celle de Candice Brenet, nommée Directrice générale adjointe, Directrice stratégie et transformation.
Mirova insiste précisément sur cette caractéristique : alors qu’une grande partie de la nouvelle équipe dirigeante est profondément imprégnée de la culture et des convictions d’investissement de la maison, Candice Brenet doit apporter un regard extérieur complémentaire.
Son parcours au sein d’institutions financières de premier plan associe, selon Mirova, stratégie, transformation et connaissance des marchés privés. Cette combinaison prend un relief particulier au moment où la société veut poursuivre son développement simultanément sur les marchés cotés et non cotés.
Sa fonction dépasse ainsi une direction stratégique traditionnelle.
L’intitulé « stratégie et transformation » suggère la volonté de faire le lien entre ambition de croissance, organisation interne et capacité opérationnelle.
Pour une société de gestion durable, le sujet devient stratégique.
Le développement des marchés privés, des infrastructures, du capital naturel ou du private equity ne repose pas sur les mêmes processus d’investissement, horizons de détention, dispositifs de valorisation ou relations investisseurs que la gestion de portefeuilles cotés. À mesure que la plateforme se diversifie, la transformation devient donc une condition de sa scalabilité.
L’arrivée de Candice Brenet matérialise également un choix de gouvernance intéressant : préserver un ADN historique fort tout en introduisant une compétence extérieure dans le pilotage du prochain cycle.
Laurence Willig, finance et gouvernance au cœur du dispositif
La deuxième Directrice générale adjointe du nouveau Comité exécutif, Laurence Willig, prend en charge la finance et la gouvernance.
Cette fonction peut paraître moins visible que les gestions ou le développement, mais elle constitue un pilier essentiel pour un asset manager en croissance.
La finance fournit les instruments de pilotage économique de la société.
La gouvernance encadre quant à elle les processus de décision, de contrôle et de responsabilité. Leur rapprochement au niveau d’une Direction générale adjointe montre que la prochaine phase de développement ne doit pas uniquement être mesurée en encours ou en lancement de nouvelles stratégies : elle doit également être maîtrisée dans son fonctionnement.
Pour Mirova, qui revendique à la fois le statut d’entreprise à mission et le label B Corp, cette dimension possède une importance particulière. La gouvernance doit permettre d’articuler croissance économique, exigences réglementaires, engagements de durabilité et fonctionnement institutionnel.
Le positionnement de Laurence Willig au sein du Comex donne ainsi un contrepoint aux fonctions plus directement tournées vers l’investissement et le développement.
Raphaël Lance, le pilier des actifs réels
Raphaël Lance prend la responsabilité des gestions d’actifs réels.
Cette fonction reflète l’une des caractéristiques importantes du modèle de Mirova : la finance durable ne se limite pas aux titres cotés d’entreprises engagées dans la transition. Elle passe également par le financement direct d’infrastructures et d’actifs permettant de matérialiser cette transformation.
Les infrastructures de transition énergétique occupent historiquement une place importante dans le positionnement de Mirova. À celles-ci s’ajoutent notamment le capital naturel et différentes stratégies non cotées.
Cette distinction entre actifs cotés et actifs réels structure désormais très clairement le Comité exécutif.
Elle traduit deux manières complémentaires de financer la transition. Sur les marchés cotés, le gestionnaire sélectionne, finance et accompagne des entreprises à travers les marchés de capitaux. Sur les actifs réels, le capital peut être directement orienté vers des infrastructures ou des projets dont les flux financiers reposent sur des actifs physiques.
Pour les investisseurs institutionnels, cette complémentarité est particulièrement importante. Les infrastructures renouvelables, par exemple, peuvent offrir des cash-flows de long terme présentant des caractéristiques très différentes de celles d’un portefeuille actions. Elles permettent également de matérialiser plus directement l’allocation du capital vers la transition.
La présence d’un responsable dédié aux actifs réels au plus haut niveau de la gouvernance confirme donc leur dimension stratégique dans le modèle de Mirova.
Karen Kharmandarian, la continuité après l’intégration de Thematics AM
La nomination de Karen Kharmandarian comme Directeur des gestions, ou CIO, des actifs cotés constitue l’autre évolution particulièrement significative du nouveau dispositif.
Elle doit être replacée dans une opération intervenue quelques mois auparavant : la fusion de Mirova avec Thematics Asset Management en janvier 2026.
Karen Kharmandarian apporte une expérience d’investissement et une connaissance des expertises thématiques qui doivent permettre d’assurer la continuité de la plateforme d’actifs cotés après cette intégration.
Cette nomination traduit donc davantage qu’un changement de personne.
Elle intervient au moment où Mirova doit consolider différentes expertises au sein d’une plateforme commune.
La gestion thématique possède naturellement de nombreux points de convergence avec l’investissement durable. Les grandes transformations structurelles de l’économie, qu’il s’agisse de l’énergie, des ressources, des technologies, des évolutions démographiques ou des infrastructures, peuvent constituer simultanément des thématiques d’investissement et des enjeux environnementaux ou sociaux.
L’enjeu pour Mirova sera désormais d’exploiter cette complémentarité tout en conservant la cohérence de ses méthodologies d’investissement.
La nomination marque également une transition humaine importante.
Hervé Guez restera chez Mirova jusqu’au 30 septembre afin d’assurer le passage de relais.
Dans son annonce, Léa Dunand-Chatellet lui rend explicitement hommage pour sa contribution déterminante à la création et au développement de Mirova.
Le choix de Karen Kharmandarian constitue donc à la fois un signal de continuité dans la gestion cotée et une conséquence organisationnelle de l’intégration de Thematics Asset Management.
Alix Boisaubert, transformer les expertises en croissance commerciale
La présence d’Alix Boisaubert, Directrice du développement, au Comité exécutif est également révélatrice de la nouvelle phase dans laquelle entre Mirova.
Une société de gestion peut disposer d’expertises d’investissement différenciantes sans parvenir nécessairement à les transformer en collecte. Dans un environnement où les investisseurs institutionnels et distributeurs deviennent plus sélectifs, la capacité à traduire une expertise en solutions répondant précisément aux besoins des clients devient déterminante.
La fonction développement se situe à cette intersection.
Pour Mirova, l’enjeu est d’autant plus important que la société dispose désormais d’une gamme étendue et intervient auprès de plusieurs catégories d’investisseurs et dans différentes régions du monde.
La croissance ne peut donc plus reposer seulement sur la progression générale de l’investissement ESG. Elle suppose de comprendre les nouvelles attentes des investisseurs, leur appétit pour les marchés privés, leurs contraintes de liquidité, leurs objectifs de rendement et leurs propres engagements environnementaux ou sociaux.
C’est aussi dans cette perspective qu’il faut comprendre les déclarations de Léa Dunand-Chatellet sur « l’évolution des attentes des investisseurs » et les « nouvelles dynamiques de marché ».
La finance durable arrive à un stade où la qualité du produit d’investissement, sa lisibilité et son adéquation avec les besoins du client deviennent aussi importantes que son positionnement ESG.
Mathilde Dufour, la durabilité associée aux talents
La fonction confiée à Mathilde Dufour présente une particularité remarquable : elle associe durabilité et talents.
Cette combinaison dit quelque chose du modèle que Mirova souhaite préserver.
La durabilité n’est pas isolée dans une direction périphérique. Elle dispose d’une représentation directe au Comité exécutif et est associée au capital humain de l’entreprise.
Pour un gestionnaire spécialisé dans l’investissement durable, cette architecture vise à maintenir une cohérence entre les convictions affichées dans les stratégies d’investissement et la culture interne nécessaire à leur mise en œuvre.
La question des talents est également devenue stratégique dans la gestion d’actifs responsable. Les compétences nécessaires se sont considérablement diversifiées. À l’analyse financière traditionnelle s’ajoutent désormais expertise climatique, biodiversité, analyse de données, réglementation, impact, infrastructures, capital naturel ou encore connaissance approfondie des chaînes de valeur.
La capacité à recruter, développer et conserver ces expertises constitue donc un actif immatériel essentiel.
Mirova le souligne d’ailleurs explicitement : ses équipes expérimentées restent présentées comme l’un des principaux actifs de la société.
Une architecture organisée autour de sept fonctions complémentaires
Pris individuellement, ces parcours décrivent des responsabilités classiques d’une société de gestion. Leur juxtaposition est beaucoup plus intéressante.
Autour de Léa Dunand-Chatellet apparaissent en réalité six briques complémentaires : stratégie et transformation avec Candice Brenet, finance et gouvernance avec Laurence Willig, actifs réels avec Raphaël Lance, actifs cotés avec Karen Kharmandarian, développement avec Alix Boisaubert, durabilité et talents avec Mathilde Dufour.
La structure dessine ainsi une chaîne presque complète de création de valeur.
La stratégie détermine où Mirova souhaite se développer. La transformation doit permettre à l’organisation de suivre cette ambition. Les équipes d’investissement déploient le capital sur les marchés cotés et dans les actifs réels. Le développement transforme les expertises en solutions commerciales et en collecte. La finance et la gouvernance encadrent la croissance. La durabilité doit enfin maintenir la cohérence de l’ensemble avec la raison d’être historique de Mirova.
Ce dernier point est particulièrement important.
Mirova ne présente pas sa nouvelle gouvernance comme une rupture avec son modèle historique, mais comme un moyen de le faire changer d’échelle.
La finance durable entre dans une phase différente
La déclaration de Léa Dunand-Chatellet permet d’ailleurs de comprendre la philosophie générale de cette recomposition.
Selon la Directrice générale, la finance durable entre dans « une nouvelle phase de maturité », caractérisée par l’évolution des attentes des investisseurs, de nouvelles dynamiques de marché et des opportunités croissantes de générer un impact à grande échelle.
Cette notion de maturité mérite d’être soulignée.
La première phase de développement de la finance durable a largement consisté à intégrer des critères ESG dans les processus de gestion et à construire de nouvelles gammes de produits.
La phase actuelle est plus exigeante.
Les investisseurs demandent davantage de précision sur les méthodologies, les objectifs environnementaux et sociaux, les résultats obtenus et la performance financière. Les sociétés de gestion doivent parallèlement absorber une réglementation complexe, industrialiser leur traitement de la donnée et maintenir la différenciation de leurs stratégies.
Dans ce contexte, disposer d’une identité ESG forte ne suffit plus nécessairement.
Il faut également disposer de capacités d’investissement, d’une infrastructure opérationnelle, d’un dispositif de gouvernance, d’une force de distribution et d’une capacité de transformation comparables à ceux des grands acteurs généralistes.
C’est précisément ce que semble vouloir organiser le nouveau Comité exécutif.
La complémentarité entre actifs cotés et non cotés devient centrale
L’autre message stratégique tient à la place donnée aux deux grands univers d’investissement.
Mirova insiste explicitement sur la complémentarité entre actifs cotés et non cotés.
Ce rapprochement correspond à une évolution profonde de la finance durable.
Les marchés cotés permettent d’allouer rapidement des capitaux à grande échelle, de conserver de la liquidité et d’exercer des stratégies d’engagement auprès des entreprises. Les actifs privés et réels permettent, eux, de financer directement certaines infrastructures ou entreprises et d’accompagner leur développement sur des horizons longs.
Dans la transition énergétique, cette complémentarité est particulièrement visible. Le financement d’un producteur d’électricité renouvelable coté et celui d’un parc éolien ou solaire via une stratégie infrastructure participent au même écosystème économique, mais avec des structures de risque, de liquidité et de rendement très différentes.
Le nouveau Comex institutionnalise cette dualité avec deux responsables distincts : Raphaël Lance pour les actifs réels et Karen Kharmandarian pour les actifs cotés.
L’enjeu sera désormais de faire de cette dualité une complémentarité plutôt qu’une simple coexistence de plateformes.
36,7 milliards d’euros et un changement d’échelle à organiser
Avec 36,7 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 30 juin 2026, Mirova n’est plus un acteur émergent cherchant à démontrer la pertinence de l’investissement durable.
La problématique devient celle du changement d’échelle.
La société doit simultanément préserver sa spécialisation, développer sa collecte, intégrer de nouvelles expertises, accompagner ses clients dans plusieurs zones géographiques et conserver une cohérence méthodologique entre des classes d’actifs très différentes.
La fusion avec Thematics Asset Management, la nouvelle gouvernance et l’arrivée d’une dirigeante spécifiquement chargée de la stratégie et de la transformation prennent ainsi davantage de sens lorsqu’elles sont considérées ensemble.
Elles suggèrent une volonté d’industrialiser le modèle sans le banaliser.
C’est probablement là que se situe l’un des principaux défis de Mirova pour les prochaines années.
Plus un spécialiste de l’investissement durable grandit, plus il doit construire des processus comparables à ceux d’un grand asset manager diversifié. Mais plus il s’institutionnalise, plus il doit veiller à conserver ce qui faisait précisément sa différenciation initiale.
Une succession qui combine continuité et ouverture
La composition du Comité exécutif semble précisément chercher cet équilibre.
La continuité est assurée par plusieurs dirigeants issus de l’écosystème et de la culture de Mirova, ainsi que par Karen Kharmandarian pour les actifs cotés après l’intégration de Thematics.
L’ouverture est incarnée notamment par Candice Brenet, dont Mirova souligne explicitement le regard extérieur et l’expérience en stratégie, transformation et marchés privés.
La succession d’Hervé Guez est parallèlement organisée avec une période de transition jusqu’au 30 septembre.
Léa Dunand-Chatellet prend donc les commandes d’une équipe qui ne cherche pas à effacer l’histoire de Mirova, mais à préparer l’étape suivante.
Son ambition affichée est explicite : renforcer le rôle de la société comme référence mondiale de la finance durable, en s’appuyant à la fois sur son ADN historique et sur la complémentarité de ses expertises cotées et non cotées.
De pionnier de l’ESG à plateforme globale d’investissement durable
Le nouveau Comité exécutif raconte finalement l’évolution plus large de Mirova.
La société s’est développée dans un environnement où l’investissement responsable était encore un facteur très différenciant. Elle évolue désormais dans un marché où la durabilité est devenue un champ beaucoup plus institutionnalisé, réglementé et concurrentiel.
La question n’est donc plus seulement d’être précurseur.
Elle est de démontrer qu’un spécialiste de la finance durable peut atteindre une taille significative, développer des expertises sur plusieurs classes d’actifs, servir différentes catégories d’investisseurs et plusieurs zones géographiques, tout en conservant une doctrine d’investissement identifiable.
La composition du nouveau Comité exécutif constitue une réponse organisationnelle à cette équation.
Léa Dunand-Chatellet porte la direction générale et la nouvelle phase de développement. Candice Brenet apporte stratégie, transformation et expérience des marchés privés. Laurence Willig encadre finance et gouvernance.
Raphaël Lance représente les actifs réels. Karen Kharmandarian prend la responsabilité des actifs cotés dans la continuité de l’intégration de Thematics. Alix Boisaubert porte le développement. Mathilde Dufour maintient enfin la durabilité et les talents au niveau même de la gouvernance exécutive.
Au-delà des nominations, c’est donc bien une architecture stratégique qui se dessine.
Pour Mirova, le prochain chapitre ne consiste plus simplement à défendre la pertinence de la finance durable. Il s’agit désormais de démontrer qu’elle peut être industrialisée, distribuée et déployée à grande échelle, sur les marchés cotés comme sur les actifs réels, sans perdre les convictions qui ont construit la marque.
La nouvelle équipe dirigeante sera jugée sur cette capacité : transformer un leadership historique dans l’investissement durable en plateforme de croissance mondiale, tout en préservant suffisamment de singularité pour que la croissance de Mirova ne conduise précisément pas à sa banalisation.
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