
ING France a été distinguée lors des Infra Global ESG Awards 2026, organisés le 8 octobre à Londres par Green Street. La banque a été récompensée pour son rôle dans trois opérations majeures de financement liées aux secteurs du transport et de l’énergie. Ces distinctions mettent en lumière des projets qui contribuent à la transformation des infrastructures et à la décarbonation de l’économie. Du refinancement vert du groupe Akiem à la reconversion industrielle du site de Grandpuits, les transactions récompensées illustrent la place croissante des critères environnementaux et sociaux dans les stratégies de financement.
Les Infra Global ESG Awards récompensent les initiatives en faveur d’infrastructures plus durables
Organisés chaque année par Green Street, les Infra Global ESG Awards réunissent les principaux acteurs internationaux du financement des infrastructures et de l’énergie. Cette cérémonie distingue les entreprises, les institutions financières et les opérations qui contribuent à faire progresser les pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) dans ces secteurs.
L’édition 2026 a notamment mis à l’honneur trois transactions auxquelles ING France a participé. Les opérations récompensées concernent des enjeux complémentaires : la transformation du financement du transport ferroviaire, l’intégration d’objectifs climatiques dans les crédits accordés aux grandes entreprises et le développement de nouvelles filières énergétiques.
Ces distinctions soulignent l’évolution du rôle des banques dans le financement de la transition. Au-delà de la mise à disposition de capitaux, les établissements financiers interviennent désormais dans la structuration de dispositifs qui associent les conditions de financement à des engagements environnementaux et sociaux mesurables.
Akiem convertit 1,52 milliard d’euros de dette en financement vert
Le refinancement de 1,52 milliard d’euros du groupe Akiem a remporté le prix ESG Refinancing Deal of the Year. Finalisée en avril 2026, cette opération repose sur la transformation de l’intégralité de la dette du groupe en financements bénéficiant d’un label vert.
Cette restructuration permet à Akiem de renforcer la dimension durable de sa stratégie financière. Elle vise également à allonger les échéances de remboursement et à diversifier les sources de financement. L’entreprise dispose ainsi d’une structure de dette adaptée à ses besoins de développement, tout en intégrant davantage les enjeux environnementaux à ses mécanismes financiers.
Pour mener à bien cette opération, ING France a assuré plusieurs missions stratégiques. La banque est intervenue comme conseiller vert exclusif afin de structurer le cadre de financement durable du groupe. Elle a également participé au placement de l’opération auprès d’investisseurs américains, en qualité de co-agent de placement, et coordonné la couverture du risque de taux.
Ce refinancement illustre la manière dont les instruments financiers verts peuvent accompagner la transformation des entreprises. La conversion d’une dette existante constitue notamment un levier pour faire évoluer les pratiques de financement sans nécessairement passer par la mise en place de nouveaux investissements.
SNCF intègre des objectifs ESG à sa facilité de crédit de 3,5 milliards d’euros
La deuxième distinction concerne la SNCF. Le refinancement de sa facilité de crédit syndiquée durable de 3,5 milliards d’euros, réalisé en juillet 2025, a reçu le prix ESG Transport Deal of the Year.
Cette opération se caractérise par l’intégration directe de plusieurs objectifs de durabilité dans les conditions de financement. Le dispositif ne se limite pas à des engagements généraux. Il repose sur des indicateurs qui couvrent différents aspects de la stratégie environnementale et sociale du groupe ferroviaire.
Trois axes ont notamment été retenus.
Le premier concerne la réduction des émissions de gaz à effet de serre, afin d’inscrire le financement dans les objectifs de décarbonation de l’entreprise. Le deuxième porte sur les achats responsables. Il prévoit notamment la prise en compte du critère carbone dans l’évaluation des réponses aux appels d’offres. Enfin, le troisième axe concerne la formation des collaborateurs, avec l’objectif de renforcer les compétences nécessaires à l’accompagnement des transformations du groupe.
ING France a contribué à définir et à structurer ces indicateurs en tant que coordinateur conjoint des objectifs de durabilité. La banque a également participé à l’opération comme arrangeur principal conjoint, teneur de livre et prêteur.
Cette transaction montre comment les mécanismes de financement peuvent devenir un outil de pilotage des engagements ESG. En associant les conditions de crédit à des objectifs précis, les entreprises sont incitées à inscrire leurs ambitions environnementales et sociales dans leur gestion opérationnelle. Pour le secteur ferroviaire, ces engagements concernent notamment la réduction de l’empreinte carbone, mais aussi l’évolution des pratiques d’achat et l’accompagnement des équipes.
Grandpuits : une bioraffinerie destinée à produire 230 000 tonnes de carburant durable par an
Le troisième projet récompensé concerne la reconversion du site industriel de Grandpuits, en Seine-et-Marne. Le financement de cette transformation, porté par TESSAF en février 2026, a obtenu le prix ESG Power-to-X Deal of the Year.
Le projet est développé par une coentreprise réunissant TotalEnergies et SARIA. Il prévoit la transformation de l’ancienne raffinerie en une bioraffinerie dite « zéro pétrole ». L’ambition est de faire évoluer les activités du site vers la production de carburants et de produits issus de matières premières biosourcées.
L’installation doit notamment permettre de produire jusqu’à 230 000 tonnes de carburant d’aviation durable par an. Cette production repose sur l’utilisation de matières premières d’origine biologique, avec l’objectif de proposer une alternative aux carburants fossiles traditionnellement utilisés dans le transport aérien.
Le développement de carburants d’aviation durables représente un enjeu important pour la transition énergétique.
Le secteur aérien reste particulièrement difficile à décarboner, en raison de ses besoins énergétiques et des contraintes technologiques liées à l’électrification des appareils. Les carburants alternatifs constituent donc l’une des pistes étudiées pour réduire son empreinte carbone.
Dans cette opération, ING France est intervenue en qualité de prêteur et de banque de couverture. Son rôle a contribué au montage financier nécessaire à la reconversion du site industriel.
Au-delà de la production énergétique, ce projet illustre également les possibilités de transformation des infrastructures existantes. La reconversion de sites historiquement consacrés aux énergies fossiles vers des activités bas carbone constitue un enjeu industriel et économique majeur. Elle permet de réorienter les capacités de production tout en accompagnant l’émergence de nouvelles filières.
Le financement durable, un levier pour accélérer la transformation des entreprises
Les trois opérations récompensées présentent des caractéristiques différentes, mais reposent sur une même logique : mobiliser les instruments financiers pour accompagner des transformations concrètes. Qu’il s’agisse de convertir une dette en financement vert, de conditionner un crédit à des objectifs ESG ou de soutenir la reconversion d’une infrastructure industrielle, le secteur bancaire joue un rôle structurant dans le déploiement de ces projets.
Ces mécanismes permettent notamment de rapprocher les stratégies financières des entreprises de leurs engagements environnementaux. Ils offrent également aux investisseurs et aux prêteurs des cadres plus précis pour évaluer la prise en compte des enjeux de durabilité dans les opérations financées.
Pour ING France,
Ces trois distinctions témoignent de son positionnement sur le financement des transitions dans les secteurs du transport et de l’énergie. La banque mobilise son expertise sectorielle et ses compétences en structuration financière pour accompagner les grandes entreprises dans l’évolution de leurs modèles économiques.
Cette démarche s’inscrit dans un contexte où la transition vers une économie bas carbone nécessite des investissements importants. Les infrastructures de transport, les installations industrielles et les systèmes énergétiques doivent progressivement évoluer. Le financement de ces transformations constitue donc un enjeu central pour les acteurs économiques et financiers.
À travers les opérations Akiem, SNCF et Grandpuits, ING France illustre plusieurs modalités d’intervention de la finance durable. Les trois prix obtenus aux Infra Global ESG Awards 2026 viennent ainsi reconnaître sa contribution à des projets qui associent structuration financière et objectifs de transformation environnementale.
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