Financements durables : une dynamique en croissance, portée par les obligations vertes

marché en 2024

Le marché des financements durables progresse, atteignant 1 657 milliards de dollars en 2024, porté par les obligations vertes. Malgré un contexte politique incertain, ING renforce son engagement avec 130 milliards d’euros mobilisés. L’Asie et les Amériques accélèrent leur transition, confirmant une croissance soutenue en 2025.

Une progression constante du marché en 2024

Le marché des financements durables a poursuivi sa croissance en 2024, atteignant un volume mondial de 1 657 milliards de dollars US. Ce chiffre dépasse les 1 488 milliards enregistrés en 2023, bien qu’il reste en deçà des niveaux records de 2021.

L’augmentation des émissions a été particulièrement marquée au premier et troisième trimestre, malgré un léger ralentissement au deuxième et quatrième trimestre. Les perspectives pour 2025 restent positives, notamment grâce aux investissements dans les énergies propres et à la réglementation renforcée en matière de finance verte.

Émissions mondiales du financement durable par an

Les obligations vertes en tête

Les obligations vertes dominent toujours le marché, avec un record de 688 milliards de dollars en 2024. Selon les projections, ce volume pourrait atteindre 700 milliards de dollars en 2025, confirmant leur rôle central dans la finance durable.

D’autres instruments, comme les prêts liés au développement durable, ont totalisé 278 milliards de dollars en 2024. Cette catégorie reste toutefois bien en dessous des niveaux enregistrés en 2021 et 2022.

Un contexte politique incertain mais un impact limité

Les évolutions politiques, notamment aux États-Unis et en Europe, pourraient influencer le marché. La nouvelle administration américaine pourrait assouplir certaines contraintes environnementales, freinant légèrement la croissance des financements durables en dollars US.

Cependant, la dynamique reste solide, portée par l’engagement des États, agences locales, entreprises et institutions financières qui poursuivent leurs propres objectifs de transition écologique. En Asie et dans les marchés émergents, l’essor des obligations et prêts de transition devrait compenser d’éventuelles baisses dans d’autres régions.

ING, un acteur clé du financement de la transition

Une ambition claire pour 2025

Avec un engagement renforcé envers la finance durable, ING a mobilisé 130 milliards d’euros en 2024, dépassant la croissance du marché. La banque vise désormais 150 milliards d’euros par an d’ici 2027, en soutenant des projets de transition énergétique et d’innovation verte.

Une croissance soutenue par la diversité des produits

Au quatrième trimestre 2024, ING a enregistré une hausse de 13 % de ses financements durables par rapport à l’année précédente, atteignant 45,7 milliards d’euros sur cette période. Cette progression est portée par :

  • Les prêts liés au développement durable
  • Les prêts verts
  • Les obligations de financement durable

ING constate également une hausse des financements via les papiers commerciaux et garanties vertes, témoignant de l’élargissement de son offre pour répondre aux besoins des entreprises.

Une approche régionale diversifiée

Si la majorité des financements durables d’ING proviennent toujours de la région EMEA (63 % en 2024), l’Asie-Pacifique et les Amériques affichent une croissance soutenue. Aux États-Unis, le démarrage a été plus lent, mais la progression s’est accélérée en cours d’année, notamment grâce aux prêts verts et aux financements durables.

Un marché en mutation face aux défis climatiques

Jacomijn Vels, responsable des financements durables du Groupe ING, souligne une double tendance pour 2025. D’un côté, le marché semble repartir sur une bonne dynamique, porté par l’intérêt des investisseurs. De l’autre, l’incertitude politique et la diminution des subventions publiques aux États-Unis pourraient ralentir certaines initiatives.

« L’avenir de la finance durable reste prometteur, mais il dépendra de l’équilibre entre les incitations économiques et la viabilité commerciale des projets verts », explique Jacomijn Vels.

L’engagement d’ING envers ses clients reste fort. En 2024, la banque a évalué plus de 1 600 plans de transition climatique et continue d’accompagner les entreprises vers une décarbonation efficace.

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