Le Parlement propose des solutions politiques pour lutter contre la pollution de l’air

Une résolution adoptée mercredi présente des propositions visant à lutter contre la pollution de l’air dans les secteurs du transport, de l’agriculture et de l’énergie.

Dans une résolution non législative adoptée par 446 voix pour, 146 contre et 79 abstentions, les députés soulignent que la pollution atmosphérique possède une dimension locale, régionale, nationale et transfrontalière et qu’elle nécessite une action à tous les niveaux de gouvernance. Ils exhortent la Commission européenne à proposer d’introduire dans les règles européennes relatives à la qualité de l’air des normes plus restrictives pour les particules PM2,5, comme recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les députés demandent aux autorités de développer des plans d’action sur l’air propre avec des mesures traitant de toutes les sources de pollution atmosphérique et de tous les secteurs de l’économie.

La Commission européenne devrait mettre à jour la directive sur la qualité de l’air ambiant conformément aux limites actuelles de l’OMS pour les particules, l’oxyde de soufre et les niveaux d’ozone. Elle devrait également renforcer les contrôles afin de s’assurer que les États membres se conforment aux normes relatives aux procédures de test des émissions de véhicules diesel inscrites dans la législation relative à la réception par type des véhicules.

Scandale du Dieselgate

Les députés s’inquiètent des preuves scientifiques grandissantes concernant les conséquences de la pollution atmosphérique liée au trafic sur le développement cognitif et la performance, notamment pour les enfants. Ils encouragent l’utilisation de technologies numériques telles que les péages et tickets électroniques pour appliquer le principe ‘‘pollueur-payeur’’, avec des tarifs fondés sur la performance environnementale des véhicules.

Les députés appellent également l'UE à développer des procédures de recours collectif pour protéger les consommateurs en cas de futur scandale sur les émissions des voitures. Les constructeurs automobiles devraient obligatoirement mettre en conformité les véhicules diesel non conformes pour nettoyer le parc automobile et éviter l’interdiction des véhicules diesel. Les coûts devraient être supportés par le constructeur automobile, précisent-ils.

La suite est réservée aux abonnés Green Finance. La création de compte est gratuite et permet un accès illimité à Green Finance. Green Finance est le média de référence de la Finance verte, de la finance socialement responsable, un média Libre et indépendant.

Se connecter