La Banque européenne d’investissement accélère l’électrification des flottes frigorifiques en Europe

Banque européenne d’investissement

La transition énergétique du transport routier franchit une nouvelle étape. La Banque européenne d’investissement (BEI) accompagne le Petit Forestier Group dans un vaste programme d’électrification de ses véhicules frigorifiques. À travers un prêt de 150 millions d’euros, l’institution européenne soutient le déploiement de milliers de véhicules électriques destinés à la distribution et au transport sous température dirigée. Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique plus large de décarbonation des mobilités à l’échelle de l’Union européenne.

Un financement stratégique pour la mobilité décarbonée

La BEI a accordé un prêt de 150 millions d’euros à Petit Forestier Group afin de financer l’acquisition et la mise en circulation d’environ 4 000 véhicules frigorifiques électriques entre 2026 et 2029. Le programme concernera plusieurs pays de l’Union européenne, avec une priorité donnée à la France, à l’Italie et à l’Espagne.

Ce financement s’inscrit pleinement dans les priorités européennes en matière de transition énergétique. La mobilité constitue en effet un levier majeur pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En soutenant l’électrification du transport frigorifique, la BEI agit sur un segment stratégique. Le froid est indispensable au quotidien des citoyens européens, qu’il s’agisse de la distribution alimentaire ou du transport de produits pharmaceutiques sensibles.

Ce projet représente le premier partenariat financier entre la BEI et Petit Forestier Group. Il marque une étape structurante dans la stratégie de transport décarboné portée par l’institution européenne.

4 000 véhicules électriques pour transformer la chaîne du froid

Le programme prévoit la production de 4 000 véhicules électriques construits à partir de châssis européens. Cette dimension industrielle renforce l’ancrage territorial du projet et soutient la filière européenne.

À terme, ces nouveaux véhicules permettront à Petit Forestier Group d’atteindre environ 5 % de flotte électrifiée. Ce chiffre peut sembler modeste, mais il traduit une transformation progressive d’un secteur historiquement dépendant des motorisations thermiques. L’enjeu est important. Les véhicules frigorifiques assurent des tournées urbaines régulières, souvent en centre-ville. Leur électrification contribue directement à la réduction des émissions de CO₂ et à l’amélioration de la qualité de l’air.

Au-delà de la performance environnementale, ces véhicules devront maintenir les exigences strictes de la chaîne du froid. L’innovation technologique joue ici un rôle clé. Elle garantit la continuité du service sans compromis sur la sécurité des produits transportés.

Une trajectoire bas carbone assumée par Petit Forestier Group

Pour Petit Forestier Group, ce financement constitue un levier d’accélération. L’entreprise, familiale depuis près de 120 ans, a construit son développement sur une vision de long terme. Sa mission est claire : améliorer la vie grâce à la maîtrise du froid.

Présent dans 24 pays et fort de 5 900 collaborateurs, le groupe intervient sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Il conçoit, assemble et loue des véhicules, des meubles et des containers frigorifiques. Il assure également la revente et le recyclage des pièces détachées. Cette approche intégrée facilite l’intégration progressive de solutions électriques au sein de son offre.

L’objectif est d’accompagner les clients dans leur propre transition énergétique. Les entreprises de distribution, les acteurs de la santé ou encore les professionnels de l’alimentaire doivent eux aussi réduire leur empreinte carbone. En mettant à leur disposition des flottes électriques adaptées aux contraintes du froid, Petit Forestier Group renforce sa position de partenaire stratégique.

La BEI, moteur financier des priorités européennes

Institution de financement à long terme de l’Union européenne, la BEI est détenue par les États membres. Elle soutient des projets alignés sur les grandes priorités européennes, notamment la transition climatique, la compétitivité et la sécurité.

En 2025, le Groupe BEI — qui inclut également le Fonds européen d’investissement — a signé près de 100 milliards d’euros de nouveaux financements. Une part significative de ces engagements est consacrée à la lutte contre le changement climatique. En France, plus de 60 % des financements annuels soutiennent des projets contribuant à l’atténuation ou à l’adaptation aux effets du dérèglement climatique.

Le partenariat avec Petit Forestier Group illustre cette orientation stratégique. Il démontre que la transition énergétique ne se limite pas aux grands projets industriels ou aux infrastructures lourdes. Elle concerne aussi des secteurs du quotidien, comme le transport frigorifique, qui jouent un rôle essentiel dans la vie économique et sociale.

À travers cette opération, la BEI confirme son ambition. Accélérer la décarbonation tout en préservant la continuité des services indispensables aux citoyens européens.

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Géopolitique et ESG : le Pacte mondial de l’ONU et l’ESSEC s’allient pour préparer les entreprises aux chocs de demain

Géopolitique et ESG

Le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France et l’ESSEC s’associent pour aider les entreprises à intégrer les enjeux géopolitiques dans leurs stratégies ESG. Face aux chocs internationaux croissants, ce partenariat vise à renforcer la résilience, la compétitivité et l’alignement durable des modèles économiques.

La durabilité ne peut plus être pensée hors du contexte géopolitique. Aujourd’hui le monde est fragmenté par les tensions commerciales, les rivalités stratégiques et la montée des risques systémiques. La transformation durable des entreprises passe désormais par une lecture fine des dynamiques géoéconomiques.

C’est dans cette logique que le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France et l’Institut Géopolitique & Business de l’ESSEC ont officialisé, le 17 février 2026 à Paris, un partenariat stratégique destiné à éclairer les décideurs économiques face à l’intensification des chocs géopolitiques.

Une initiative qui dépasse le cadre académique pour s’inscrire pleinement dans l’agenda ESG et la résilience des modèles d’affaires.

La géopolitique, nouveau pilier de la stratégie durable

Pendant longtemps, la RSE et l’ESG ont été abordées sous l’angle environnemental, social et réglementaire. Mais la réalité actuelle impose un changement de focale.

Les chaînes de valeur sont redessinées par les conflits, les sanctions économiques, les tensions énergétiques et la recomposition des alliances internationales. Les marchés deviennent plus volatils. Les dépendances stratégiques sont réévaluées.

Dans ce contexte, comprendre la géopolitique n’est plus un exercice intellectuel. C’est un levier de compétitivité et de survie.

Le partenariat entre le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France et l’Institut Géopolitique & Business de l’ESSEC repose sur cette conviction : les entreprises doivent intégrer la lecture géoéconomique au cœur de leur stratégie durable.

Décrypter la complexité pour agir durablement

Le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France rassemble aujourd’hui plus de 2 200 entreprises et 60 organisations à but non lucratif. Relais officiel du Global Compact des Nations unies, il accompagne le secteur économique français dans la mise en œuvre des Dix principes et des 17 Objectifs de développement durable (ODD), en cohérence avec l’Agenda 2030 et l’Accord de Paris.

Mais la mise en œuvre des ODD dans un environnement instable nécessite désormais une compréhension approfondie des mécanismes géopolitiques.

L’Institut Géopolitique & Business de l’ESSEC, créé en 2024, a précisément pour mission d’analyser la manière dont les chocs géopolitiques transforment les modèles économiques des entreprises. Présent en France, au Maroc et à Singapour, l’Institut apporte une perspective tricontinentale sur les mutations de la post-mondialisation : vigilance stratégique, résilience organisationnelle et quête d’indépendance.

Ce partenariat vise donc à croiser expertise scientifique et expérience managériale pour offrir aux dirigeants des outils d’analyse opérationnels.

Un cycle inédit de rencontres stratégiques

Au cœur de cette collaboration : un cycle annuel de cinq rencontres thématiques co-organisées par les deux institutions.

La conception scientifique et l’animation seront assurées par l’Institut Géopolitique & Business de l’ESSEC, en dialogue avec des experts issus des entreprises membres du Réseau France.

Ces rencontres se tiendront à la Maison du développement durable by PMRF, un lieu devenu un carrefour stratégique pour les acteurs engagés.

La session inaugurale, consacrée à « Géopolitique, Business et Durabilité », a posé les bases du programme : comment maintenir – voire renforcer – les engagements ESG dans un environnement international de plus en plus instable ?

Les prochaines sessions aborderont successivement :

  • 6 mai : Géopolitique, Business & Conformité
  • 23 juin : Géopolitique, Business & Industrie
  • 6 octobre : Géopolitique, Business & Marketing
  • 8 décembre : Géopolitique, Business & Finance

Ce découpage illustre une réalité : aucun département de l’entreprise n’échappe désormais à l’impact géopolitique.

ESG et souveraineté : un dialogue nécessaire

Pour Nils Pedersen, Délégué général du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France, ce partenariat permet de relier la vision globale des ODD aux réalités quotidiennes auxquelles les entreprises sont confrontées.

La résilience des modèles économiques dépend aujourd’hui de la capacité des organisations à comprendre les mécanismes géopolitiques et à anticiper leurs conséquences.

La durabilité ne se limite plus à la réduction des émissions ou à la gestion des risques sociaux. Elle inclut désormais la sécurisation des approvisionnements, l’adaptation aux sanctions internationales, la conformité aux nouvelles réglementations extraterritoriales et la gestion des dépendances critiques.

Thomas Friang, Directeur exécutif de l’Institut Géopolitique & Business de l’ESSEC, souligne quant à lui l’importance du dialogue entre expertise scientifique et expérience terrain. L’objectif est de mieux cerner la manière dont les dirigeants anticipent les chocs géopolitiques et adaptent leurs stratégies.

L’alliance entre le plus grand réseau d’entreprises engagées en France et l’une des principales business schools européennes illustre cette volonté d’intégrer la géopolitique au cœur de la formation et de la gouvernance.

La post-mondialisation, nouvelle matrice stratégique

Nous entrons dans une ère de post-mondialisation. Non pas une fin des échanges, mais une transformation profonde de leurs règles.

Les entreprises doivent désormais concilier :

  • performance économique
  • exigences ESG
  • souveraineté stratégique
  • conformité réglementaire
  • gestion des risques géopolitiques

Cette complexité redéfinit le rôle des directions générales, des directions financières et des responsables RSE.

Les décisions d’investissement, les choix d’implantation industrielle, les stratégies d’approvisionnement et même les campagnes marketing sont désormais influencés par des considérations géopolitiques.

Former une nouvelle génération de dirigeants

Au-delà des conférences, l’Institut Géopolitique & Business contribue aux programmes diplômants et à la formation exécutive de l’ESSEC.

L’objectif : faire émerger une nouvelle génération de dirigeants capables d’intégrer la géopolitique dans leurs décisions stratégiques.

Car l’enjeu dépasse la simple gestion de crise. Il s’agit d’anticiper les recompositions du monde, de sécuriser les chaînes de valeur et de transformer les contraintes en opportunités.

La finance durable face aux chocs géopolitiques

Pour les acteurs de la finance verte et de l’ESG, ce partenariat envoie un signal clair.

La performance durable ne peut plus être dissociée de la lecture géoéconomique. Les investisseurs évaluent désormais :

  • l’exposition aux risques politiques
  • la dépendance aux matières premières critiques
  • la vulnérabilité aux sanctions et aux tensions commerciales
  • la robustesse des chaînes d’approvisionnement

L’ESG entre dans une phase de maturité stratégique. Il ne s’agit plus seulement de reporting ou de conformité, mais d’anticipation systémique.

Vers une nouvelle culture du risque

Ce partenariat marque une étape supplémentaire dans l’évolution du capitalisme européen.

L’entreprise durable de demain ne sera pas seulement décarbonée. Elle sera géopolitiquement lucide.

Comprendre les tensions internationales, analyser les rapports de force, anticiper les ruptures d’approvisionnement, intégrer les dynamiques de souveraineté : autant de compétences qui deviennent essentielles.

Dans un monde plus fragmenté, la résilience devient un avantage concurrentiel.

Et la géopolitique, un pilier de la stratégie ESG.

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Arkéa Asset Management dévoile un fonds mondial dédié à la sécurité de l’eau et à la transparence environnementale

Arkéa Asset Management

Brest, le 18 février 2026 – Arkéa Asset Management annonce le lancement d’un nouveau fonds thématique international. Arkéa Focus – Water Security and Transparency. Ce véhicule d’investissement s’inscrit dans la dynamique de développement de la gamme Arkéa Focus. Et cible un enjeu stratégique majeur : la préservation et la sécurisation durable des ressources en eau.

Conçu en partenariat avec CDP, organisme mondial de référence en matière de divulgation de données environnementales. Ce fonds repose sur une méthodologie d’investissement dite « quantamentale », combinant analyse financière approfondie et outils quantitatifs avancés.

Un positionnement clair : investir dans la transparence et la gestion responsable de l’eau

Face à l’intensification des pressions sur les ressources en eau douce, Arkéa Asset Management affirme une conviction forte. La sécurisation de l’eau constitue un pilier essentiel de la résilience économique et environnementale.

Le fonds Arkéa Focus – Water Security and Transparency sélectionne des entreprises cotées à l’échelle mondiale qui démontrent un niveau élevé de transparence dans leur gestion des ressources hydriques. Sont privilégiées les sociétés capables d’identifier, mesurer et piloter leurs risques liés à l’eau. Ou dont les pratiques sont jugées robustes au regard des enjeux de durabilité.

Cette stratégie s’inscrit pleinement dans la trajectoire du groupe Crédit Mutuel Arkéa, qui a placé la protection de la ressource en eau au cœur de sa feuille de route de finance durable 2025-2030. L’objectif est double : accompagner la transformation des modèles économiques et orienter les capitaux vers des acteurs engagés.

Une méthodologie fondée sur les données du CDP

Pour structurer son univers d’investissement, Arkéa Asset Management s’appuie sur les données fournies par le CDP. Plateforme mondiale indépendante de reporting environnemental.

En 2025, plus de 22 100 entreprises à travers le monde ont communiqué volontairement leurs informations environnementales via le CDP. Dont près de 10 000 sur les thématiques liées à la sécurité de l’eau. Ces données permettent d’analyser avec précision la qualité de la gouvernance. Le niveau de transparence et la maturité des politiques mises en œuvre par les entreprises en matière de gestion hydrique.

Selon Ariane Coulombe, Market Director EMEA au sein du CDP, les entreprises sont aujourd’hui exposées à environ 293 milliards d’euros de risques financiers liés à l’eau. À l’inverse, celles qui adoptent des stratégies adaptées identifient plus de 1 200 milliards d’euros d’opportunités potentielles. Une information environnementale fiable devient ainsi un levier stratégique. Tant pour réduire les risques que pour capter de nouvelles sources de création de valeur.

Un fonds thématique mondial de nouvelle génération

Arkéa Focus – Water Security and Transparency se positionne comme un fonds actions internationales de nouvelle génération. Il vise, sur un horizon d’investissement recommandé de cinq ans. Une performance nette de frais supérieure à celle de l’indice MSCI World Index NR (Eur).

Sa gestion repose sur une approche « quantamentale » qui combine :

  • une analyse fondamentale approfondie des entreprises,
  • des modèles quantitatifs destinés à optimiser la sélection des titres,
  • et une méthodologie d’investissement éprouvée, commune à l’ensemble de la gamme Arkéa Focus.

Le fonds bénéficie par ailleurs d’un label ISR, attestant de l’intégration structurée de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans le processus d’investissement.

Pour Stéphane Cadieu, Président d’Arkéa Asset Management, l’accès à des données environnementales de référence permet d’orienter les investissements vers des entreprises qui intègrent concrètement des pratiques responsables dans leur stratégie. Il réaffirme la vision d’une finance au service de l’intérêt général. Capable de contribuer à la sécurisation des ressources vitales pour les générations futures.

Risques et cadre d’investissement

Comme tout placement en actions, ce fonds présente un risque de perte en capital et ne garantit ni la liquidité ni l’atteinte de l’objectif de performance.

La sélection des entreprises repose principalement sur leur niveau de transparence et sur l’évaluation de leurs pratiques en matière de gestion de l’eau, notamment via le score issu du questionnaire « Water » du CDP. Cette approche ne constitue toutefois pas une garantie quant à la réalisation effective des engagements déclarés ni à la qualité de leur mise en œuvre.

Les investisseurs sont invités à consulter attentivement le prospectus afin de prendre connaissance de l’ensemble des risques et de vérifier l’adéquation du produit à leur profil, à leur horizon d’investissement et à leur capacité à supporter une éventuelle volatilité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

À propos d’Arkéa Asset Management

Filiale du groupe Crédit Mutuel Arkéa, Arkéa Asset Management se positionne comme un acteur engagé de la gestion d’actifs, conjuguant recherche de performance financière et impact extra-financier. Forte de près de 200 collaborateurs et de 65,2 milliards d’euros d’encours sous gestion au 31 décembre 2025, la société développe une offre diversifiée couvrant la gestion cotée, la dette privée et des solutions d’investissement sur mesure pour une clientèle institutionnelle et particulière.

En plaçant l’engagement au cœur de sa stratégie, Arkéa Asset Management ambitionne de jouer un rôle actif dans l’accompagnement des transitions économiques et environnementales.

À propos du CDP

Le CDP est une organisation internationale à but non lucratif qui opère le principal système indépendant de divulgation d’informations environnementales au monde. Pionnier du reporting environnemental, il œuvre en faveur de la transparence et de l’utilisation des données comme moteur de transformation.

En 2025, plus d’un quart des actifs institutionnels mondiaux étaient détenus par des institutions financières utilisant les données du CDP pour orienter leurs décisions d’investissement et de financement. Aligné sur les standards internationaux tels que la norme IFRS S2 de l’ISSB, le CDP consolide les meilleures pratiques de reporting au sein d’un cadre cohérent et accessible.

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2026 : l’économie mondiale face à son moment de vérité ?

Risk Review

L’économie mondiale entre en 2026 dans un climat paradoxal. La croissance tient. Mais la pression s’intensifie. Selon la dernière Risk Review publiée par Coface, l’activité mondiale devrait progresser de +2,6 % en 2026, après +2,8 % en 2025. Un léger ralentissement, certes, mais qui confirme une résilience inattendue dans un environnement saturé de risques géopolitiques, financiers, sociaux et climatiques. L’année 2026 pourrait ainsi constituer un véritable moment de vérité pour l’économie mondiale.

2025 : la résilience inattendue de la mondialisation

L’année 2025 aura déjoué de nombreux scénarios pessimistes. Malgré les tensions commerciales, les incertitudes politiques et les conflits géopolitiques, la croissance mondiale a atteint +2,8 %, conforme aux prévisions initiales.

Deux facteurs majeurs expliquent cette résistance :

  1. Les chocs économiques se sont révélés moins violents que les craintes anticipées, notamment sur le front des droits de douane.
  2. Les entreprises internationales ont démontré une capacité d’adaptation remarquable, confirmant que la mondialisation reste une dynamique puissante et profondément interconnectée.

Autre surprise : le commerce mondial a progressé de +3,9 % en 2025, défiant les pronostics les plus prudents. Les importations américaines ont fortement contribué à cette dynamique, tandis que les hausses de tarifs douaniers ont finalement été moins drastiques que redouté.

Le taux tarifaire effectif moyen aux États-Unis s’est établi à 9,4 % en novembre 2025, loin des 36 % redoutés lors des pics de tension avec la Chine.

2026 : une année sous haute tension

Si 2025 a montré la résilience du système, 2026 démarre sous un nuage beaucoup plus dense.

Les risques géopolitiques se matérialisent, avec des tensions en Amérique latine, en Iran ou encore au Groenland. Les risques financiers se renforcent dans un contexte de taux d’intérêt durablement élevés, où les niveaux d’endettement et les valorisations d’actifs suscitent des interrogations croissantes.

Aux États-Unis, les défaillances d’entreprises ont bondi de +15 % au second semestre 2025, signalant un environnement de crédit plus contraint.

Les risques macroéconomiques restent également prégnants : incertitudes sur la politique économique américaine, menace persistante de nouvelles frictions commerciales, compétition internationale exacerbée et coopération mondiale affaiblie.

À cela s’ajoutent des tensions sociales et politiques dans de nombreux pays, notamment en Europe, ainsi que des risques climatiques et sanitaires toujours plus visibles.

Une croissance mondiale fragmentée

La dynamique économique mondiale reste hétérogène.

États-Unis : consommation solide, mais fragilité sous-jacente

La croissance américaine devrait atteindre +2,2 % en 2026, soutenue par une consommation robuste. Toutefois, la hausse des faillites et un environnement financier plus contraint constituent des signaux d’alerte.

Zone euro : reprise allemande, fragilité française

Dans la zone euro, la croissance attendue avoisine +1 %.

L’Allemagne bénéficie d’un rebond lié à un important plan d’investissement, tandis que la France devrait progresser autour de +0,9 %, dans un contexte budgétaire délicat, marqué par un déficit public supérieur à 5 % du PIB.

L’Europe centrale affiche une dynamique plus soutenue, avec la Pologne en tête à +3,8 %.

Asie : ralentissement chinois, dynamisme indien

En Asie, la Chine devrait voir sa croissance ralentir à +4,4 %, pesant sur la dynamique régionale.

À l’inverse, l’Inde confirme son rôle de moteur mondial avec une croissance attendue de +6,1 %, soutenue par une demande domestique forte et des politiques publiques volontaristes.

Énergie et inflation : un facteur stabilisateur ?

Les prix du pétrole devraient reculer, passant de 68 dollars le baril de Brent en 2025 à environ 60 dollars en 2026.

Cette baisse s’explique par une croissance modérée de la demande et une augmentation significative de l’offre.

Malgré des épisodes de volatilité liés aux tensions géopolitiques, les prix de l’énergie devraient rester globalement neutres pour l’inflation, laquelle continue de se modérer dans la plupart des régions.

Commerce mondial : la surprise vietnamienne

La réorganisation des chaînes d’approvisionnement se poursuit.

Le Vietnam a été l’un des grands bénéficiaires de ces ajustements, avec une hausse de +43 % des importations américaines en provenance du pays entre janvier et novembre 2025.

L’Europe, de son côté, a stabilisé son commerce extérieur.

Pour 2026, un ralentissement progressif est attendu, accompagné d’une baisse des taux de fret en raison de surcapacités et d’une possible réouverture de routes maritimes traditionnelles.

Risque pays : un bilan globalement positif

Coface a procédé à sept ajustements de notation pays, dont six relèvements.

Pays reclassés à la hausse

  • Chili (A4 → A3) : investissements en cuivre et énergie, environnement institutionnel stabilisé.
  • Pologne (A4 → A3) : dynamique d’investissement soutenue par les fonds européens.
  • Suède (A3 → A2) : demande privée robuste et marché du travail amélioré.
  • Chypre (A4 → A3) : performance touristique record.
  • Barbade (C → B) : consolidation budgétaire efficace.
  • Équateur (D → C) : reprise solide après la crise énergétique de 2024.

Pays dégradé

  • Sénégal (B → C) : dérive budgétaire et dette préoccupante compliquant les discussions avec le FMI.

Ces ajustements traduisent un environnement global plus résilient qu’anticipé, malgré des poches de vulnérabilité.

Le vrai enjeu : la dette et la valorisation des actifs

Au-delà des chiffres de croissance, la question centrale reste financière.

Dans un environnement de taux élevés persistants, la soutenabilité des dettes publiques et privées devient un sujet critique. Les niveaux de valorisation de nombreux actifs soulèvent des interrogations.

La croissance tient, mais elle repose sur des équilibres fragiles.

2026 : stabilité ou rupture ?

L’économie mondiale n’est pas en récession. Elle ne s’effondre pas. Elle ralentit légèrement mais tient.

Pour autant, le système fonctionne sous tension maximale :

  • tensions géopolitiques persistantes,
  • dette élevée,
  • incertitudes commerciales,
  • risques sociaux croissants,
  • pressions climatiques et sanitaires.

La question n’est plus de savoir si la mondialisation résiste — elle a prouvé sa capacité d’adaptation — mais si le système financier global peut absorber durablement l’accumulation de risques.

2026 pourrait être l’année où l’économie mondiale confirme sa robustesse… ou révèle ses failles structurelles.

Une chose est certaine : la croissance est toujours là, mais la marge d’erreur se réduit.

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Le Groupe BEI et BNP Paribas renforcent le financement des PME françaises et accélèrent la transition climatique

BEI et BNP Paribas

Le 16 février 2026, le Groupe BEI et BNP Paribas ont conclu une nouvelle opération de titrisation synthétique. Destinée à soutenir le financement des entreprises françaises. Cette initiative, la sixième menée conjointement depuis 2017, vise à accroître la capacité de prêt en faveur des PME et des ETI. Tout en orientant une part significative des fonds vers des projets contribuant à la neutralité carbone. À travers ce montage financier structuré, les deux partenaires entendent conjuguer dynamisme économique et ambition climatique.

Un mécanisme financier au service du financement des entreprises

L’opération repose sur une titrisation synthétique d’un montant total de 112 millions d’euros. Mise en place pour réduire le risque associé à un portefeuille de prêts existants de BNP Paribas. Concrètement, le Groupe BEI apporte une protection sur une tranche dite « mezzanine ». Permettant à la banque de transférer une partie du risque de crédit sans céder les actifs concernés. Les prêts demeurent inscrits au bilan de BNP Paribas, ce qui caractérise la nature synthétique du dispositif.

Ce mécanisme présente un double avantage. D’une part, il optimise les actifs pondérés par les risques (RWA) de la banque. D’autre part, il libère des fonds propres réglementaires, ouvrant la voie à l’octroi de nouveaux financements. Grâce à cette opération, BNP Paribas s’engage à mobiliser environ 337 millions d’euros de crédits supplémentaires au bénéfice des petites et moyennes entreprises (PME) et des entreprises de taille intermédiaire (ETI) françaises sur une période de deux ans.

Un engagement massif en faveur de la transition climatique

Au-delà du soutien général à l’économie réelle, l’opération intègre un objectif environnemental clair. Au moins 30 % des nouveaux financements accordés devront être orientés vers des projets alignés avec l’action climatique. Et la durabilité environnementale, soit un minimum de 101 millions d’euros.

Cette orientation traduit une volonté commune d’accélérer la transformation du tissu économique français vers un modèle bas carbone. Les entreprises bénéficiaires pourront financer des investissements liés à l’efficacité énergétique. Aux énergies renouvelables, à la décarbonation des procédés industriels ou encore à l’innovation technologique verte. Dans un contexte marqué par la concurrence internationale et l’intensification des exigences réglementaires en matière climatique. Ces financements constituent un levier stratégique pour renforcer la compétitivité des PME et ETI.

Une coopération de long terme entre la BEI, le FEI et BNP Paribas

Cette opération s’inscrit dans une relation de partenariat établie entre BNP Paribas et le Groupe BEI depuis plusieurs années. Depuis 2017, six transactions similaires ont été conclues, démontrant la solidité du cadre de coopération et la confiance mutuelle entre les institutions.

Au sein du Groupe BEI, le Fonds européen d’investissement (FEI) joue un rôle central. En fournissant la garantie sur la tranche mezzanine, elle-même contre-garantie par la Banque européenne d’investissement. Cette architecture permet de mutualiser les risques tout en maximisant l’effet de levier sur les volumes de financement mobilisés.

Pour la BEI et le FEI, ces instruments constituent des outils efficaces pour soutenir l’accès au crédit des entreprises. Notamment dans le domaine de la finance verte. Ils contribuent également aux objectifs européens visant à renforcer l’Union de l’épargne et de l’investissement, en orientant les capitaux vers des projets productifs et durables.

Une structure technique robuste et encadrée

L’opération respecte les critères STS (simple, transparente et standardisée), gage de qualité et de clarté pour les acteurs financiers. Le portefeuille sous-jacent, d’un encours d’environ 1,5 milliard d’euros. Est composé de prêts accordés à des ETI et à de grandes PME par la banque commerciale en France de BNP Paribas.

La structure prévoit un amortissement au prorata, avec des mécanismes de bascule vers un amortissement séquentiel en cas de dégradation de la performance du portefeuille. Mesurée notamment à travers les taux de défaut et de perte. Elle inclut également un excédent de marge synthétique ainsi qu’une période de renouvellement de deux ans. Durant laquelle de nouveaux actifs éligibles peuvent être intégrés, sous réserve du respect de critères de performance stricts.

Cette ingénierie financière vise à assurer une gestion prudente du risque tout en maximisant l’impact économique de l’opération. Elle permet à BNP Paribas d’accroître durablement sa capacité de financement, tout en maintenant un cadre de contrôle rigoureux.

Le rôle stratégique de la BEI et du FEI dans l’économie européenne

Institution de financement à long terme de l’Union européenne, la Banque européenne d’investissement (BEI) a pour mission de soutenir des projets favorisant la cohésion. L’intégration et le développement équilibré des États membres. Elle intervient massivement sur les marchés de capitaux pour proposer des conditions de financement attractives, notamment dans les domaines stratégiques comme le climat et l’innovation.

Le FEI, pour sa part, cible plus spécifiquement les microentreprises et les petites entreprises, en facilitant leur accès au crédit et au capital-risque. Son engagement croissant en faveur des fonds climatiques et des investissements durables illustre la priorité donnée à la transition environnementale à l’échelle européenne.

À travers cette nouvelle opération de titrisation, le Groupe BEI et BNP Paribas démontrent que la sophistication financière peut être mise au service d’objectifs concrets : soutenir la croissance des entreprises françaises, renforcer leur résilience face aux mutations économiques et accélérer la transition vers une économie décarbonée.

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Risk Management : un ouvrage de référence pour structurer la gestion des risques au cœur des organisations

Risk Management

À l’heure où les risques n’ont jamais été aussi omniprésents, cyberattaques, instabilité macroéconomique, mutations technologiques, exigences réglementaires accrues et montée des enjeux ESG. La fonction Risk Management s’impose comme l’un des piliers stratégiques des organisations modernes. Dans ce contexte, l’ouvrage Risk Management : Démarche, méthodes, outils et acteur clé de la gestion des risques, publié chez GERESO et co-écrit par Caroline Aubry et Nicolas Dufour, s’impose comme une référence incontournable, à la fois académique et opérationnelle.

Cet ouvrage se distingue par sa capacité à articuler rigueur conceptuelle et pragmatisme terrain, offrant une vision complète, structurée et directement exploitable de la gestion des risques.

Une approche globale et structurée de la fonction Risk Management

Dès les premières pages, les auteurs posent les bases indispensables en proposant une définition claire des notions mobilisées, notamment le risque, la gestion des risques et la fonction Risk Manager. Cette première étape constitue un socle fondamental, permettant au lecteur de comprendre les fondements conceptuels de la discipline avant d’en explorer les applications opérationnelles.

L’ouvrage poursuit avec une analyse approfondie de la contextualisation historique récente de la gestion des risques et de la fonction Risk Manager, retraçant son évolution depuis les années 1990 jusqu’aux transformations majeures induites par la crise financière de 2008, la pandémie de Covid-19 et les nouvelles exigences réglementaires et sociétales. Cette mise en perspective met en lumière la montée en puissance de la fonction Risk Management comme levier de résilience et de performance durable.

Une immersion complète dans l’activité du Risk Manager

Le cœur du livre explore en détail l’activité du Risk Manager, en décrivant précisément ses responsabilités, son rôle stratégique et ses interactions avec la direction générale, les fonctions opérationnelles et les parties prenantes externes.

Les auteurs répondent notamment à des questions structurantes :

  • Qui sont les Risk Managers ?
  • Quel est le rôle du Chief Risk Officer et du Risk Manager stratégique ?
  • Comment la fonction s’intègre-t-elle dans l’organisation ?
  • Quels sont les facteurs de légitimité et de crédibilité du Risk Manager ?

Cette analyse met en évidence la transformation du Risk Manager en véritable acteur transversal de la gouvernance, positionné à l’interface entre stratégie, opérations et contrôle.

Une cartographie complète des risques auxquels les organisations sont confrontées

L’un des apports majeurs de l’ouvrage réside dans son traitement exhaustif de la définition et de l’illustration des différents types de risques auxquels sont confrontés les Risk Managers.

Les auteurs analysent en profondeur :

  • les risques stratégiques,
  • les risques économiques,
  • les risques financiers,
  • les risques opérationnels,
  • les risques cyber et informatiques,
  • ainsi que les risques émergents.

Cette typologie détaillée permet au lecteur de comprendre la complexité et l’interconnexion des risques dans un environnement économique globalisé.

Des méthodes et outils opérationnels directement exploitables

Au-delà de l’approche conceptuelle, l’ouvrage se distingue par sa dimension résolument pratique à travers une présentation détaillée des méthodes et outils du Risk Manager.

Les auteurs expliquent notamment :

  • les méthodes d’identification des risques,
  • les outils d’évaluation et de priorisation,
  • la cartographie des risques,
  • les dispositifs de pilotage,
  • les tableaux de bord de gestion des risques,
  • ainsi que les systèmes d’information dédiés.

Ils abordent également des dimensions critiques telles que :

  • l’intégration des risques dans les processus décisionnels,
  • la gestion des crises,
  • et la communication sur les risques auprès des parties prenantes.

Cette approche opérationnelle confère à l’ouvrage une valeur directement applicable dans les environnements professionnels.

Une analyse précise de la place organisationnelle du Risk Manager

L’ouvrage explore également la place des Risk Managers dans l’organisation, en examinant les modèles de centralisation et de décentralisation, le positionnement hiérarchique, les relations avec la direction générale et les différentes fonctions de contrôle.

Les auteurs analysent les enjeux de gouvernance, les responsabilités, les objectifs et les comités de risques, mettant en évidence les conditions nécessaires à l’efficacité de la fonction Risk Management.

Les compétences clés du Risk Manager moderne

Enfin, l’ouvrage consacre un chapitre complet aux compétences des Risk Managers, en mettant en lumière les compétences techniques, analytiques, stratégiques et relationnelles indispensables à l’exercice de cette fonction.

Les auteurs insistent notamment sur :

  • la maîtrise des méthodes de gestion des risques,
  • la capacité d’analyse et de synthèse,
  • les compétences de communication,
  • la compréhension des enjeux stratégiques,
  • et l’aptitude à interagir avec la direction générale.

Cette dimension humaine et stratégique renforce la pertinence de l’ouvrage dans une perspective de développement professionnel.

Deux auteurs reconnus, à la croisée du monde académique et professionnel. La qualité exceptionnelle de cet ouvrage repose en grande partie sur l’expertise de ses deux auteurs.

Caroline Aubry, docteur en sciences de gestion et maître de conférences à l’Université de Toulouse, est une spécialiste reconnue de la stratégie, de la comptabilité de gestion et du Risk Management. Son expertise académique garantit la rigueur méthodologique et la profondeur analytique de l’ouvrage.

Nicolas Dufour, également docteur en gestion, occupe des fonctions opérationnelles de direction des risques au sein d’un groupe mutualiste. Son expérience terrain apporte une dimension concrète et pragmatique essentielle, nourrie par des situations réelles et des problématiques organisationnelles complexes.

Cette complémentarité entre expertise académique et expérience opérationnelle constitue l’un des points forts majeurs du livre.

Un ouvrage de référence pour étudiants et professionnels

L’ouvrage s’adresse à un public large et exigeant :

Pour les étudiants en finance, en gestion ou en école de commerce, il constitue un manuel pédagogique de référence, permettant d’acquérir une compréhension claire et structurée de la gestion des risques.

Pour les professionnels,  Risk Managers, auditeurs, consultants, dirigeants ou analystes financiers, il représente un guide opérationnel précieux pour structurer, renforcer ou transformer les dispositifs de gestion des risques.

Il est également particulièrement pertinent pour les organisations souhaitant améliorer leur gouvernance, leur résilience et leur performance dans un environnement incertain.

Un ouvrage indispensable dans un monde incertain

Dans un contexte où l’incertitude est devenue une constante structurelle, la gestion des risques n’est plus une fonction de support, mais un levier stratégique majeur.

Avec cet ouvrage, Caroline Aubry et Nicolas Dufour offrent bien plus qu’un manuel : ils proposent une véritable grille de lecture pour comprendre, structurer et piloter les risques au cœur des organisations modernes.

Clair, rigoureux, pédagogique et opérationnel, Risk Management – Démarche, méthodes, outils et acteur clé de la gestion des risques s’impose comme une référence incontournable pour tous les acteurs de la finance et de la gestion des risques.

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Décarbonation : là où se jouent les vrais relais de croissance pour les investisseurs

décarbonation

La transition énergétique n’est plus une promesse lointaine. Elle est déjà en train de transformer en profondeur l’économie mondiale. Nouveaux modèles industriels, nouvelles règles du jeu pour les entreprises, nouvelles priorités pour les investisseurs. Derrière les discours sur le climat, une réalité s’impose : la décarbonation redessine les chaînes de valeur et déplace les centres de profit. Si l’incertitude politique reste forte dans certaines régions, la dynamique économique, elle, pousse durablement vers des solutions plus propres. Et ce sont souvent les secteurs les plus polluants d’hier qui offrent aujourd’hui les opportunités les plus intéressantes.

Une transition énergétique devenue un moteur économique global

Le passage à une économie bas carbone ne se limite pas à une évolution technologique. Il s’agit d’un changement de système. Les entreprises doivent revoir leurs stratégies d’investissement. Les États adaptent leurs réglementations. Les consommateurs modifient leurs attentes. Et l’innovation s’accélère dans presque tous les secteurs.

Ces mutations ont déjà des effets concrets. Certaines activités deviennent moins rentables. D’autres gagnent en attractivité. Pour les investisseurs, cela signifie une chose simple : les gagnants de demain ne seront pas forcément ceux d’hier. La création de valeur se déplace progressivement vers les entreprises capables d’anticiper et d’accompagner cette transformation.

Certes, le contexte politique peut brouiller la lecture à court terme. Aux États-Unis, par exemple, les orientations publiques ont beaucoup évolué, ce qui entretient une forme d’incertitude sur le rythme et l’ampleur des soutiens à la décarbonation. Mais, même dans ce cadre, les investissements dans les énergies propres devraient continuer à croître sur la prochaine décennie. La raison est avant tout économique. Les technologies bas carbone deviennent plus compétitives. Les coûts baissent. Et les entreprises cherchent des solutions plus stables et plus prévisibles sur le long terme.

La décarbonation ne se joue pas uniquement en Occident

Il est tentant de regarder en priorité du côté des États-Unis ou de l’Europe. Ces marchés restent centraux. Ils offrent encore de nombreuses opportunités. Mais ils ne sont pas le cœur du réacteur de la transition mondiale.

Le rôle décisif de la Chine

La Chine occupe une position unique. Elle représente environ un quart des émissions mondiales. Elle est aussi à l’origine de la majeure partie de leur hausse récente. Dans le même temps, elle est devenue le premier investisseur mondial dans les énergies renouvelables. En une seule année, elle installe plusieurs fois plus de capacités vertes que les États-Unis.

Ce paradoxe dit beaucoup de la période actuelle. Les plus gros émetteurs sont aussi ceux qui ont le plus intérêt, et parfois le plus de moyens, à transformer leur appareil productif. Pour les investisseurs, cela signifie que la transition énergétique est avant tout une dynamique mondiale. Elle dépasse largement les frontières occidentales. Et elle s’inscrit dans une tendance de fond difficile à ignorer.

Créer de l’impact là où le changement est le plus difficile

Beaucoup d’investisseurs responsables ont fait un choix simple : éviter les secteurs les plus polluants. Cette approche permet de réduire l’empreinte carbone d’un portefeuille. Mais son impact réel sur l’économie reste limité.

Regarder au-delà des entreprises “vertes”

Les véritables ruptures se produisent souvent dans les secteurs dits “difficiles à décarboner”. Services aux collectivités, matériaux, industrie lourde. Ce sont précisément ces activités qui concentrent une grande partie des émissions. Et ce sont elles qui devront se transformer en profondeur.

S’intéresser à ces secteurs demande plus de travail. Les trajectoires ne sont pas toujours claires. Les risques sont plus visibles. Mais c’est aussi là que le potentiel de changement est le plus fort. Et, souvent, là que les marchés sous-estiment certaines entreprises.

Des entreprises sous-évaluées face à leur potentiel de transformation

De nombreuses sociétés engagées dans cette mutation restent mal comprises. Elles souffrent parfois d’une image héritée du passé. Résultat : leurs valorisations ne reflètent pas toujours leurs efforts ni leurs perspectives.

Pour un investisseur actif, cela ouvre un espace stratégique. Il devient possible de dialoguer avec les équipes dirigeantes, d’encourager des choix industriels plus durables, et d’accompagner une transformation créatrice de valeur. L’exemple de Heidelberg Materials illustre bien cette logique. En développant des solutions de ciment bas carbone, l’entreprise montre que la décarbonation peut devenir un véritable levier de compétitivité, et pas seulement une contrainte réglementaire.

L’essor de l’IA change la donne énergétique

La production d’électricité entre dans une nouvelle phase. Les politiques climatiques continuent d’influencer les choix d’investissement. Mais un autre facteur s’impose désormais : la croissance rapide des besoins liés aux data centers et à l’intelligence artificielle.

Une demande d’électricité en forte hausse

Les modèles d’IA consomment beaucoup d’énergie. Les infrastructures numériques se multiplient. Et les grandes entreprises technologiques cherchent de plus en plus à sécuriser des sources d’électricité propres et stables. Dans ce contexte, la décarbonation n’est plus seulement un enjeu climatique. Elle devient un impératif industriel et stratégique.

Les acteurs capables de développer des réseaux électriques modernes et des capacités de production bas carbone sont donc particulièrement surveillés par les investisseurs. Le groupe allemand RWE en est un bon exemple. En tournant la page du charbon et en accélérant dans les renouvelables, il illustre la manière dont un énergéticien historique peut se repositionner dans un monde en transition.

Les matériaux, un maillon clé souvent négligé

L’électrification de l’économie ne se fera pas sans matières premières. Le cuivre, notamment, est indispensable aux réseaux, aux batteries et aux infrastructures énergétiques. Les entreprises minières ont un impact environnemental réel. Mais les exclure totalement revient à ignorer leur rôle central dans la transition.

Des groupes comme Antofagasta ont bénéficié de cette dynamique. Ils se trouvent au cœur d’un paradoxe : ils doivent réduire leur propre empreinte, tout en fournissant les matériaux nécessaires à un système énergétique plus propre. Pour les investisseurs, c’est un équilibre délicat, mais stratégique.

Réglementation, efficacité énergétique et nouvelles sources de volatilité

À moyen et long terme, l’efficacité énergétique restera une priorité pour les entreprises. Peu importe l’orientation politique du moment, optimiser les coûts et la consommation d’énergie reste un réflexe économique de base.

En Europe, la pression réglementaire s’accentue. La disparition progressive des quotas de CO₂ gratuits et la mise en place de mécanismes comme l’ajustement carbone aux frontières changent profondément la donne pour de nombreux secteurs. Les entreprises doivent s’adapter vite. Investir. Innover. Repenser leurs chaînes de production.

Cette combinaison de règles plus strictes, de nouvelles technologies et d’évolution de la demande crée inévitablement de la volatilité. Mais elle ouvre aussi un large champ d’opportunités. Pour ceux qui savent regarder au-delà du court terme, la décarbonation n’est pas seulement une contrainte. C’est l’un des grands moteurs de la création de valeur des années à venir.

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La BEI et Eiffel Investment Group lancent une offensive majeure

Eiffel Investment Group

Face à la hausse durable des coûts de l’énergie et à l’urgence climatique, l’efficacité énergétique devient un enjeu stratégique pour les entreprises européennes. Dans ce contexte, la Banque européenne d’investissement (BEI) et Eiffel Investment Group unissent leurs forces. Autour d’un nouveau dispositif financier ambitieux. Avec un engagement initial de 100 millions d’euros. Ce partenariat vise à transformer en profondeur la manière dont les PME investissent dans la transition énergétique. Objectif : réduire les factures, améliorer la compétitivité et accélérer la décarbonation de l’économie européenne.

Un investissement structurant pour soutenir la transition énergétique des entreprises

La Banque européenne d’investissement renforce son rôle de moteur de la transition écologique en Europe. En s’engageant à hauteur de 100 millions d’euros dans un nouveau projet porté par Eiffel Investment Group. Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre du dispositif baptisé E4 Facility. Conçu pour stimuler les investissements dans l’efficacité énergétique et les solutions bas carbone.

Ce programme cible en priorité les petites et moyennes entreprises, qui constituent le cœur du tissu économique européen. Elles représentent l’immense majorité des entreprises et une part essentielle de l’emploi privé. Pourtant, elles disposent souvent de moyens limités pour moderniser leurs équipements ou financer des projets de décarbonation. En réduisant leurs dépenses énergétiques, ce dispositif leur permet à la fois de gagner en compétitivité et de renforcer leur résilience face aux chocs économiques.

Les financements seront principalement déployés dans plusieurs grands pays européens, dont l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Espagne, l’Autriche et le Portugal. L’ambition est claire : faire de l’efficacité énergétique un levier de performance économique à grande échelle.

Le dispositif E4 Facility, un levier pour mobiliser l’investissement privé

Au-delà de l’engagement initial de la BEI, le projet E4 Facility vise un effet d’entraînement bien plus large. La banque européenne intervient comme investisseur de référence, aux côtés de structures gérées par Eiffel Investment Group, pour financer des instruments en fonds propres et quasi-fonds propres. Cette approche permet de soutenir le déploiement de technologies avancées et de solutions innovantes dans toute l’Union européenne.

L’objectif affiché est de mobiliser jusqu’à 1,2 milliard d’euros d’investissements d’ici à 2030. Ce volume doit permettre d’accélérer la modernisation énergétique de nombreux secteurs économiques, en particulier ceux liés à l’économie bas carbone.

Le projet s’inscrit également dans une logique de finance durable exigeante. Il respecte les critères de l’article 9 du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité, ce qui signifie que l’impact environnemental est au cœur de la stratégie d’investissement. Il ne s’agit pas seulement de financer des projets rentables, mais de soutenir des transformations mesurables et durables.

Vers un nouveau modèle : l’efficacité énergétique comme service

L’un des aspects les plus innovants du programme repose sur le concept de « servicisation ». Concrètement, il s’agit de faire évoluer les entreprises d’un modèle basé sur l’achat d’équipements vers un modèle fondé sur l’achat de services d’économie d’énergie.

Cette approche change profondément la donne pour les PME. Elle leur permet d’accéder à des technologies de pointe sans supporter le poids d’investissements lourds et complexes. En payant pour un résultat, comme une réduction de consommation ou une amélioration de performance énergétique, elles limitent les risques financiers tout en bénéficiant d’un impact immédiat sur leurs coûts et leur empreinte carbone.

Ce modèle favorise aussi l’émergence de nouveaux acteurs et de nouvelles offres sur le marché de l’énergie. Il crée un cercle vertueux dans lequel innovation technologique, performance économique et transition écologique avancent ensemble.

Une initiative qui s’inscrit dans une stratégie européenne plus large

Le lancement du projet E4 Facility ne se fait pas en isolation. Il s’intègre dans une initiative plus vaste portée par le Groupe BEI et soutenue par la Commission européenne : l’initiative en faveur de l’efficacité énergétique des PME. Ce programme vise, sur plusieurs années, à faciliter l’accès des petites entreprises à des solutions éprouvées pour réduire leur consommation d’énergie et leurs émissions de carbone.

D’ici à fin 2027, le Groupe BEI prévoit de mobiliser jusqu’à 17,5 milliards d’euros de financements pour accompagner environ 350 000 PME à travers l’Europe. Les premiers résultats sont déjà significatifs. En une seule année, plusieurs milliards d’euros ont été engagés, permettant à des dizaines de milliers d’entreprises de lancer des projets concrets de modernisation énergétique et de décarbonation.

Cette dynamique montre que la demande est forte et que les entreprises sont prêtes à s’engager, à condition de disposer d’outils financiers adaptés et accessibles.

Des partenaires engagés pour accélérer le changement

Le succès de cette stratégie repose aussi sur la coopération entre acteurs publics et privés. La BEI et Eiffel Investment Group s’appuient sur une collaboration de long terme, amorcée dès 2017, pour soutenir la transition énergétique en Europe. Cette continuité renforce la crédibilité et la solidité du projet.

D’autres partenaires viennent également compléter l’écosystème, comme la Fondation Solar Impulse, qui promeut activement le modèle de l’efficacité énergétique en tant que service. Cette approche, mise en avant sur la scène internationale, contribue à diffuser de nouvelles pratiques et à accélérer l’adoption de solutions concrètes sur le terrain.

En combinant expertise financière, vision industrielle et ambition climatique, ce partenariat dessine une trajectoire claire : faire de l’efficacité énergétique non plus une contrainte, mais un véritable moteur de croissance durable pour les entreprises européennes.

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ZE Energy accélère en Allemagne avec deux grands projets de stockage par batteries

ZE Energy

La transition énergétique européenne entre dans une phase décisive. En Allemagne, où la part des énergies renouvelables progresse rapidement, la question de la flexibilité du système électrique devient centrale. C’est dans ce contexte que ZE Energy annonce un partenariat stratégique avec le développeur allemand SPP Development pour lancer deux centrales de stockage par batteries dans le Brandebourg. Ces projets, totalisant 145 MW de puissance et plus de 300 MWh de capacité, marquent une étape clé dans la stratégie de développement du groupe en Europe et illustrent le rôle croissant du stockage dans la stabilité des réseaux électriques.

Un partenariat structurant au cœur du Brandebourg

L’accord conclu entre ZE Energy et SPP Development s’inscrit dans une logique industrielle de long terme. Les deux entreprises unissent leurs compétences pour développer deux sites stratégiques, raccordés au réseau haute tension de 110 kV, dans une région clé pour le système électrique allemand. Ce choix d’implantation répond à des enjeux précis. Il s’agit de renforcer la capacité du réseau à absorber une production renouvelable de plus en plus abondante, tout en sécurisant l’approvisionnement en électricité.

SPP Development prendra en charge l’ensemble des phases de développement jusqu’au stade « prêt à construire ». ZE Energy, de son côté, assurera la mise en œuvre et l’exploitation des installations. L’objectif affiché est clair. Une mise en service à l’horizon 2028. Ce calendrier s’inscrit dans la montée en puissance attendue des besoins en flexibilité du marché allemand. Il reflète aussi la volonté des deux partenaires de s’inscrire durablement dans le paysage énergétique du pays.

SPP Development, un acteur expérimenté des énergies renouvelables

Basée dans le Brandebourg, SPP Development s’est imposée depuis plus d’une décennie comme une référence dans le développement de grands projets photovoltaïques. Dès 2012, l’entreprise a fait le choix de se spécialiser dans les centrales solaires de grande taille. Avec l’appui d’investisseurs solides, elle a contribué à faire émerger en Allemagne les premiers projets financés via des contrats d’achat d’électricité à long terme, pour une capacité cumulée de 850 MW.

Aujourd’hui, son portefeuille de projets hybrides atteint environ 5 GW. Cette expérience constitue un atout majeur pour ZE Energy. Elle garantit une maîtrise fine des enjeux réglementaires, techniques et territoriaux. Elle permet aussi de sécuriser le développement de projets complexes, à l’interface entre production renouvelable et infrastructures de stockage.

Le stockage, pilier de la flexibilité du système électrique allemand

Le système électrique allemand connaît une transformation rapide. Près de 60 % de l’électricité produite provient désormais de sources renouvelables. La puissance installée continue de croître, portée notamment par l’essor du solaire photovoltaïque. Cette dynamique crée de nouvelles opportunités. Mais elle pose aussi des défis majeurs pour l’équilibre du réseau.

Le stockage par batteries apporte une réponse concrète à ces enjeux. Il permet d’absorber les excédents de production lorsque le soleil ou le vent sont abondants. Et offre la possibilité de réinjecter cette énergie lors des pics de consommation. Il contribue aussi à fournir des services essentiels au réseau, comme la régulation de fréquence et le soutien à la stabilité du système électrique.

Dans un mix énergétique de plus en plus variable, ces capacités deviennent indispensables. Elles complètent les moyens de production pilotables. Elles facilitent l’alignement entre production et consommation. Et elles participent à la sécurisation du marché de l’électricité, dans un contexte de forte volatilité des flux énergétiques.

Une étape clé dans la stratégie européenne de ZE Energy

Avec ces projets en Allemagne, ZE Energy poursuit la construction d’un portefeuille européen de solutions de stockage. Le groupe s’appuie sur son expertise dans les systèmes hybrides associant solaire et batteries, qu’ils soient colocalisés ou développés de manière autonome. Après avoir récemment sécurisé un projet majeur en Italie dans le cadre de l’appel d’offres MACSE, l’entreprise confirme l’importance stratégique du marché allemand dans sa trajectoire de croissance.

L’Allemagne représente un terrain d’expérimentation à grande échelle pour les solutions de flexibilité. La demande y progresse rapidement. Les besoins du réseau se complexifient. Dans ce contexte, ZE Energy entend s’imposer comme un acteur de référence du stockage en Europe continentale. L’objectif est clair. Déployer des infrastructures capables d’accompagner la transition énergétique tout en garantissant la robustesse du système électrique.

ZE Energy, un spécialiste des solutions hybrides et du stockage

Fondée en 2019, ZE Energy s’est positionnée dès l’origine comme un pionnier des centrales photovoltaïques hybrides intégrant des batteries. Dirigée par Nicolas Wolff, l’entreprise intervient sur toute la chaîne de valeur. Elle développe, finance, construit et exploite des solutions de production et de stockage d’électricité renouvelable. Elle commercialise également l’énergie, que ce soit auprès de clients finaux ou dans le cadre d’appels d’offres publics.

Présente aujourd’hui en France, en Italie et en Allemagne, ZE Energy poursuit une stratégie claire. Accompagner la montée en puissance des énergies renouvelables en apportant des solutions concrètes aux défis de flexibilité et de stabilité des réseaux. Les projets annoncés dans le Brandebourg s’inscrivent pleinement dans cette vision. Ils traduisent une ambition européenne assumée et une volonté de jouer un rôle structurant dans le système énergétique de demain.

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LBP AM accélère sa stratégie ESG avec deux recrutements clés

LBPAM
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Face à la montée en puissance des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans la gestion d’actifs, LBP AM renforce son organisation. La société de gestion annonce l’arrivée de deux profils expérimentés pour consolider son expertise ESG sur l’ensemble de ses classes d’actifs. Avec la nomination d’Émilie Goirand et de Nicolas Bénéton, LBP AM affirme sa volonté d’intégrer encore plus profondément la durabilité au cœur de ses stratégies d’investissement, aussi bien sur les marchés cotés que non cotés.

Une stratégie ESG au cœur du développement de LBP AM

Depuis plusieurs années, LBP AM fait de la finance durable un axe structurant de sa croissance. L’ESG n’est plus perçu comme un simple filtre, mais comme un véritable levier de création de valeur et de gestion des risques. Dans ce contexte, le renforcement des équipes spécialisées répond à un double objectif. D’une part, améliorer la qualité de l’analyse extra-financière sur des classes d’actifs de plus en plus diversifiées. D’autre part, proposer aux investisseurs des solutions plus cohérentes, plus lisibles et mieux alignées avec leurs exigences en matière de durabilité.

Cette dynamique s’inscrit aussi dans l’évolution du marché. Les investisseurs institutionnels, en particulier en Europe, demandent désormais des stratégies capables de combiner performance financière et impact responsable. En structurant davantage son dispositif ESG, LBP AM se donne les moyens d’accompagner cette transformation et de consolider sa position d’acteur de référence de la finance durable.

Émilie Goirand, un pilier pour l’ESG sur les actifs non cotés

L’arrivée d’Émilie Goirand marque une étape importante pour le développement de l’ESG sur la dette privée et les stratégies non cotées. Elle prend en charge la coordination de l’analyse et du déploiement des critères ESG sur ces segments spécifiques, en lien étroit avec les équipes dédiées aux actifs privés. Son rôle ne se limite pas à l’évaluation des risques. Elle pilote aussi les processus de due diligence extra-financière et participe à la structuration de nouvelles approches d’investissement intégrant pleinement les enjeux de durabilité.

Son expérience des marchés privés constitue un atout majeur. Elle lui permet d’adapter les méthodologies ESG aux réalités de ces actifs, souvent moins transparents que les marchés cotés. En développant le dialogue avec les contreparties et en renforçant le suivi des pratiques, elle contribue à professionnaliser encore davantage l’intégration de l’ESG dans ces stratégies. Elle devient ainsi un relais essentiel de l’expertise du groupe sur ces classes d’actifs en pleine expansion.

Nicolas Bénéton, un lien stratégique entre expertise ESG et clients

En parallèle, LBP AM confie à Nicolas Bénéton un rôle transversal au croisement de l’investissement et du développement commercial. Sa mission consiste à accompagner les équipes dans la conception et la promotion de solutions ESG adaptées aux besoins croissants des clients. Il intervient sur l’ensemble des classes d’actifs, avec l’objectif de rendre les stratégies durables plus accessibles, plus compréhensibles et plus pertinentes pour les investisseurs.

Son positionnement est stratégique. Il permet de faire le lien entre l’expertise technique des équipes ISR et les attentes concrètes du marché. En travaillant sur des offres multi-investisseurs comme sur des solutions dédiées, il contribue à renforcer la proposition de valeur extra-financière de LBP AM, notamment auprès des grands clients institutionnels européens. Son action vise aussi à structurer un discours clair et crédible sur la durabilité, fondé sur des méthodes solides et des objectifs mesurables.

Des parcours solides au service de la finance durable

Les profils d’Émilie Goirand et de Nicolas Bénéton illustrent la volonté de LBP AM de s’appuyer sur des expertises reconnues. Émilie Goirand dispose de plus de dix ans d’expérience dans les marchés privés, avec un parcours mêlant investissement, analyse crédit et structuration de politiques ESG. Elle a notamment contribué à la mise en place de cadres de performance extra-financière exigeants et à l’amélioration des notations de durabilité au sein de ses précédentes fonctions. Sa formation académique et ses certifications spécialisées renforcent encore la crédibilité de son approche.

De son côté, Nicolas Bénéton s’appuie sur plus de vingt ans de carrière dans la gestion d’actifs. Il a évolué aussi bien dans l’analyse de la performance que dans l’évaluation des fonds et l’accompagnement des investisseurs sur les thématiques de l’investissement responsable. Son expérience internationale et ses certifications témoignent d’une double compétence rare, à la fois technique et orientée vers les besoins clients.

Une ambition affirmée pour l’avenir de LBP AM

Avec ces deux nominations, LBP AM envoie un signal clair au marché. La société ne se contente pas de suivre la tendance de la finance durable. Elle cherche à structurer une approche de long terme, capable d’embrasser toutes les classes d’actifs et de répondre à des exigences réglementaires et investisseurs de plus en plus élevées. En renforçant à la fois l’expertise interne et la capacité de dialogue avec les clients, LBP AM consolide sa stratégie et affirme son ambition de rester un acteur de premier plan de l’investissement responsable en Europe.

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