L’économie française a terminé 2024 en contraction (-0,1 %), plombée par une demande intérieure en berne et des incertitudes politiques. La croissance prévue pour 2025 reste faible (0,6 %), freinée par une consommation ralentie, des investissements en baisse et des tensions commerciales. Une reprise modérée est attendue en 2026.
Une fin d’année 2024 marquée par un ralentissement du PIB français
L’économie française a clôturé 2024 avec une contraction de 0,1 % du PIB au quatrième trimestre, après une hausse de 0,4 % au trimestre précédent. Ce repli s’explique en partie par l’effet post-JO, mais également par un environnement international moins favorable et une incertitude politique grandissante. La consommation des ménages a ralenti (+0,4 % contre +0,6 % au troisième trimestre), tandis que les investissements et les exportations sont restés en baisse. Le commerce international et la gestion des stocks ont également eu un impact négatif sur la croissance.
Un bilan 2024 fragile
Sur l’ensemble de l’année 2024, la croissance française s’établit à 1,1 %, un niveau identique à 2023. Toutefois, ce chiffre masque une détérioration de la situation économique. Les investissements ont fortement chuté, notamment ceux des ménages (-6 % sur l’année), freinés par des taux d’intérêt élevés et un climat de confiance dégradé. Les entreprises, qui avaient maintenu un niveau d’investissement dynamique en 2023, affichent également une baisse marquée de 1,6 %.
La croissance a été principalement portée par la consommation publique (+2,1 %) et les investissements publics (+3,3 %), mais ces moteurs risquent de s’essouffler en 2025 sous l’effet des contraintes budgétaires. La production industrielle, en particulier la construction, a reculé (-2,3 %), tandis que les services ont résisté avec une croissance de +2,5 % pour les services marchands et +2,3 % pour les services non marchands.
Des perspectives 2025 peu encourageantes pour le PIB français
Le ralentissement observé en fin d’année 2024 annonce un début 2025 difficile. Avec une faible croissance héritée de 2024, atteindre l’objectif gouvernemental de 0,9 % pour 2025 semble compliqué. Les premiers indicateurs de l’année signalent un premier trimestre atone, avec une demande intérieure toujours sous pression.
L’incertitude politique, notamment autour du budget 2025 et d’un possible remaniement gouvernemental, pèse sur la confiance des ménages et des entreprises. Malgré un recul de l’inflation et une hausse des salaires réels, la crainte du chômage pousse les ménages à épargner davantage, limitant ainsi la consommation. De plus, les perspectives d’investissement restent moroses, freinées par un manque de visibilité sur les taux d’intérêt et la conjoncture économique.
Une reprise retardée
Dans ce contexte, les exportations françaises risquent d’être affectées par la résurgence des tensions commerciales, ce qui freinerait encore davantage l’industrie et le PIB français. Le secteur des services, qui a jusqu’ici mieux résisté, pourrait également ralentir. En janvier, les carnets de commandes restent en baisse dans le secteur du bâtiment, qui devrait connaître une nouvelle année difficile.
Ainsi, la croissance du PIB ne devrait pas dépasser 0,1 % au premier trimestre, et 0,6 % sur l’ensemble de l’année 2025. Une légère reprise pourrait intervenir en 2026, mais elle restera limitée à environ 1 %, freinée par une politique budgétaire plus restrictive et un environnement international toujours complexe.
Rothschild & Co Asset Management réalise une année record avec une collecte nette de 5,4 milliards d’euros, portant ses encours à 31 milliards d’euros (+34 % en un an). Les fonds obligataires, dont R-co Target 2028 IG, ont été les principaux contributeurs. L’expansion géographique et les renforcements d’équipe sont notables. L’utilisation de la technologie blockchain via IZNES et le lancement de nouveaux fonds en 2024 consolideront davantage la position de leader de la société dans les actifs obligataires.
Année Record pour Rothschild & Co Asset Management en 2023
Rothschild & Co Asset Management clôture une année exceptionnelle en France. Se hissant au premier rang pour la collecte (hors trésorerie) et se classant dans le top décile en Europe. En 2023, la société a enregistré une collecte nette de 5,4 milliards d’euros. Faisant grimper ses encours sous gestion à 31 milliards d’euros, soit une progression de +34 % sur un an.
Cette performance résulte principalement du succès de ses fonds obligataires. Notamment R-co Target 2028 IG, avec 1,5 milliard de collecte, et R-co Conviction Credit Euro, qui a attiré 700 millions d’euros. La gestion diversifiée a également contribué de manière significative. Avec le fonds R-co Valor dépassant les 4,2 milliards d’euros (+600 millions d’euros sur l’année).
Expansion Géographique et Renforcements d’Équipe
La société observe une accélération marquée du développement de la distribution en dehors de la France, notamment au Benelux, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Pour soutenir cette croissance, des renforcements d’équipes commerciales ont eu lieu, avec d’autres recrutements prévus en 2024 pour accélérer davantage le développement sur ces marchés. Entrée au capital d’IZNES en avril dernier, Rothschild & Co Asset Management a également intensifié sa distribution de fonds via la technologie blockchain, référençant l’ensemble de sa gamme sur la place de marché IZNES. En 2024, la société prévoit de consolider sa position de leader sur la classe d’actifs obligataire en élargissant la commercialisation de ses nouveaux fonds à échéance, tels que R-co Target 2027 HY et R-co Target 2029 IG. Cette année marquera également le trentième anniversaire de R-co Valor, l’expertise historique au cœur de la maison.
Le salon PRODURABLE revient cette année les 8 et 9 octobre au Palais des Congrès de Paris pour sa 18ᵉ édition. Placé sous le thème « Héritages : protéger, restaurer, transmettre », cet événement majeur rassemble plus de 15 000 visiteurs, 750 intervenants et 350 partenaires, tous engagés dans la transition écologique et le développement durable. Sous le haut patronage du Ministère de la Transition Écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, PRODURABLE 2025 invite à réfléchir sur la responsabilité collective face à l’urgence écologique et à explorer des solutions concrètes pour préserver notre patrimoine environnemental et sociétal.
Une thématique centrale : protéger, restaurer, transmettre
Cette édition place l’héritage au cœur des débats, questionnant la manière dont sociétés et entreprises peuvent protéger ce qui nous a été légué, restaurer ce qui a été abîmé et transmettre des modèles durables aux générations futures. L’ensemble des conférences et parcours thématiques s’articule autour de cette réflexion, offrant aux participants des clés pour intégrer la durabilité dans leurs stratégies et pratiques quotidiennes. Le salon illustre ainsi l’urgence d’agir collectivement pour le vivant et la planète, tout en valorisant les initiatives innovantes et responsables.
Parcours thématiques et conférences : un programme riche et diversifié
Les visiteurs de PRODURABLE 2025 peuvent explorer onze parcours thématiques couvrant des enjeux variés, allant de l’énergie et du climat à l’économie circulaire, en passant par l’innovation sociale et la gouvernance durable. Chaque parcours propose des conférences et ateliers animés par des experts, des dirigeants d’entreprises, des ONG et des collectivités. Parmi les temps forts, plusieurs interventions se distinguent par leur portée stratégique. La conférence sur la transition énergétique, avec François Gemenne, Vincent Maillard et Emmanuelle Wargon, invite à considérer la durabilité comme un choix rentable et structurant pour les entreprises. Les discussions sur la trajectoire bas carbone ou la régénération des écosystèmes mettent en lumière de nouveaux modèles économiques et pratiques concrètes pour réduire, réemployer et recycler les ressources. D’autres sessions, consacrées à l’économie bleue ou à la protection des écosystèmes, rappellent l’importance d’investir dans des initiatives responsables et durables.
Des intervenants d’exception pour inspirer et guider
PRODURABLE 2025 réunit des personnalités influentes et engagées dans la transition écologique. Parmi eux, Emmanuelle Parra-Ponce, Philippe Raffin, Fabrice Bonnifet et Hélène Le Teno partageront leur expertise et leurs expériences, tandis que des figures publiques comme Gilles Boeuf, Sylvain Wasermann ou François Gemenne apporteront un éclairage scientifique et stratégique. Ces intervenants témoignent des défis et opportunités liés à la transition énergétique, à l’économie circulaire ou à la gouvernance durable, offrant aux participants un panorama complet des initiatives les plus inspirantes et des innovations à suivre.
Villages thématiques : explorer les solutions de demain
Le salon se structure autour de trois villages thématiques qui permettent aux visiteurs de rencontrer les acteurs de la transition et de découvrir des solutions concrètes. Le Village Environnement met en avant les solutions pour régénérer les écosystèmes et accélérer la décarbonation. Le Village Gouvernance & Stratégie rassemble les initiatives liées à la finance durable, au numérique responsable et à l’intelligence artificielle, tandis que le Village Social & RH interroge la place de l’humain dans la transition, en abordant le dialogue social, la qualité de vie au travail et l’inclusion. Ces espaces interactifs offrent aux participants un parcours immersif et riche en enseignements.
Remises de prix : valoriser l’engagement et l’innovation
PRODURABLE 2025 célèbre l’engagement durable à travers plusieurs distinctions. Le Grand Prix de la Marque Engagée® récompense les entreprises qui intègrent la durabilité au cœur de leur stratégie, avec des catégories renouvelées cette année, comme l’alimentation durable et la personnalité de l’année. Les Trophées Talents for the Planet mettent en lumière des initiatives pédagogiques et innovantes, renforçant la sensibilisation aux enjeux environnementaux et sociaux. Ces prix illustrent l’exemplarité et l’inventivité des acteurs économiques et citoyens dans la construction d’un avenir durable.
Un engagement concret pour réduire l’impact environnemental
Dans une logique de cohérence entre contenu et organisation, PRODURABLE s’engage à minimiser son empreinte écologique. La sobriété des ressources, la maîtrise de l’empreinte carbone, la restauration durable et la sensibilisation des participants font partie des mesures mises en œuvre. Le salon témoigne ainsi que la durabilité n’est pas seulement un sujet de discussion mais une pratique concrète, renforçant la crédibilité et l’impact de l’événement.
PRODURABLE 2025 se présente comme un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent comprendre, partager et agir pour un futur durable, en conciliant innovation, responsabilité et engagement collectif.
Dans un monde où la gestion des déchets est devenue un enjeu majeur, le livre “La Civilisation du Déchet” offre une perspective fascinante sur le recyclage et ses limites. Les auteurs, Jérémie Cavé et Yann Philippe Tastevin, accompagnés de l’illustratrice Alizée De Pin, des éditions Les Arènes nous plongent dans une exploration approfondie des déchets modernes. Déconstruisant les idées préconçues pour mieux comprendre les défis d’aujourd’hui et de demain.
La Civilisation du Déchet : les chiffres alarmants des déchets mondiaux
Chaque année, l’humanité génère plus de 2 milliards de tonnes de déchets, un rythme effréné de 70 tonnes par seconde. Le poids du plastique dépasse même celui de tous les animaux marins et terrestres combinés. Pourtant, notre relation avec nos déchets est souvent méconnue. C’est dans ce contexte que “La Civilisation du Déchet” apporte un éclairage essentiel.
Les auteurs démystifient nos idées reçues sur les déchets en explorant leur origine. Leur traitement historique depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, et leur impact sur notre environnement.
À travers des illustrations et des infographies claires, le livre suit le parcours de six produits de consommation courante – une tomate en hiver, un T-shirt, une canette de soda, une bouteille en plastique, une voiture et un smartphone – révélant les ramifications complexes de notre système de production et de consommation.
La Civilisation du Déchet offre un regard perspicace sur un sujet critique pour notre avenir. En mettant en lumière les défis et les opportunités liés au recyclage, ce livre stimule la réflexion et invite à repenser nos comportements. Une lecture indispensable pour quiconque s’intéresse à la durabilité et à la gestion responsable des ressources.
En Mars 2022, un accord historique a été conclu entre 175 pays. Pour mettre en place le 1er décembre 2024 un « Traité mondial pour mettre fin à la pollution plastique ». Ce traité juridiquement contraignant vise à lutter contre la pollution plastique dans le monde.
Toutefois, les avancées au sein des précédentes négociations ont été modestes. Alors qu’il ne reste plus que deux réunions de négociations en 2024 avant que le traité ne soit mis en œuvre mi-2025. Le résultat des négociations du 23 au 29 avril sera déterminant pour l’élaboration de ce traité. Alors que notre planète est aux prises avec les terribles conséquences de la pollution plastique, il est impératif d’agir rapidement.
Les dangers de la pollution plastique
Le plastique, une innovation moderne omniprésente, a considérablement facilité notre vie quotidienne. Cependant, sa prolifération incontrôlée engendre des risques majeurs pour notre environnement et notre santé. Les microplastiques, de minuscules particules issues de la décomposition des plastiques, sont responsables de perturbations graves dans les écosystèmes marins. Ils contaminent également notre chaîne alimentaire, posant ainsi des menaces directes pour la santé humaine. L’explosion de la production mondiale de plastique depuis les années 2000 amplifie ces dangers. Créant des conséquences désastreuses qui ne peuvent être ignorées.
Le potentiel du traité mondial sur les plastiques
Le Traité mondial sur les plastiques représente une opportunité inédite pour contrer cette menace croissante. Son succès dépend de la mise en place d’actions concrètes et coordonnées à l’échelle mondiale. Une coopération sans précédent entre les nations est essentielle pour instaurer des réglementations strictes. Visant à réduire l’utilisation des plastiques et à promouvoir le recyclage. Ce traité offre ainsi un cadre réglementaire solide pour aborder la crise de la pollution plastique de manière efficace et coordonnée.
L’engagement du secteur de l’investissement
Les investisseurs ont un rôle crucial à jouer dans le succès du traité en soutenant activement des politiques et des entreprises engagées dans la réduction de la pollution plastique. Le développement de produits de substitution aux plastiques offre des opportunités d’investissement significatives, tout en contribuant à l’atteinte des objectifs du traité. Les investissements responsables dans des initiatives visant à réduire l’empreinte plastique sont non seulement bénéfiques pour l’environnement, mais ils offrent également des rendements durables à long terme.
Responsabilité des entreprises et des consommateurs
Les entreprises jouent un rôle clé en assumant la responsabilité de leurs produits et en promouvant des alternatives durables telles que les bioplastiques. Elles doivent intégrer des pratiques de gestion des déchets et de production responsables pour réduire leur impact sur l’environnement. Les consommateurs ont également un rôle crucial à jouer en adoptant des comportements responsables tels que le tri des déchets et la préférence pour des produits réutilisables. Leur engagement contribue à la sensibilisation et à la demande croissante de solutions durables, incitant ainsi les entreprises à innover davantage dans ce domaine.
Alors que les marchés financiers affichent une forme d’optimisme modéré, notamment grâce à l’apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, la situation économique de la France reste préoccupante. L’analyse récente du climat des affaires révèle un environnement dégradé, tant dans l’industrie que dans les services, avec des perspectives de croissance qui s’assombrissent. Ce tableau, dressé par l’économiste Charlotte de Montpellier pour ING France, met en lumière une conjoncture fragilisée et une dynamique de reprise incertaine.
Un climat des affaires qui se détériore à nouveau
Au mois de mai, le climat des affaires a poursuivi sa trajectoire baissière, perdant un point par rapport au mois précédent. Cela confirme une tendance persistante : depuis un an, l’indicateur reste en dessous de sa moyenne de long terme. Cette dégradation générale traduit un sentiment croissant de méfiance chez les acteurs économiques, qui anticipent une activité morose dans les mois à venir.
Ce recul est particulièrement marqué dans le secteur industriel, où l’indicateur chute de trois points. Les industriels font état d’un net repli de leurs carnets de commandes, tant au niveau national qu’international, et d’un pessimisme accru concernant leur production future. Les sous-secteurs les plus touchés sont ceux des machines et équipements, des matériels de transport ainsi que les industries spécialisées dans la réparation et l’installation. Ces signaux négatifs sont renforcés par les incertitudes liées à l’évolution du commerce mondial et par les obstacles structurels tels que le manque de compétitivité et l’appréciation de l’euro.
L’ancien moteur des services s’essouffle
La situation dans le secteur des services est tout aussi préoccupante. Traditionnel pilier de la croissance économique française, il montre lui aussi des signes de faiblesse notables. Le climat des affaires y recule également de trois points, confirmant un malaise installé depuis novembre dernier.
Les chefs d’entreprise dans les services se montrent particulièrement pessimistes, tant sur leur activité passée que sur la demande future. Ce sentiment défavorable se reflète notamment dans les secteurs de l’hébergement-restauration et de l’information-communication, qui signalent une forte contraction de l’activité. Les indices PMI corroborent cette tendance : bien qu’en légère amélioration par rapport à avril, ils restent ancrés en zone de contraction, traduisant une frilosité persistante des clients et une demande atone.
Des lueurs d’espoir dans certains secteurs
Malgré ce contexte globalement sombre, quelques secteurs offrent des signes de résilience. Le bâtiment enregistre une progression significative de son climat des affaires, avec une hausse de quatre points sur le mois de mai. Il s’agit là de la meilleure performance depuis 2004, portée par une amélioration sensible des perspectives d’activité. Le commerce de détail et le commerce de gros affichent eux aussi une légère embellie, qui vient tempérer les difficultés observées ailleurs.
Néanmoins, ces évolutions positives restent insuffisantes pour contrebalancer les tensions structurelles qui pèsent sur l’ensemble de l’économie. Elles constituent davantage des poches de résistance ponctuelles que les prémices d’un retournement global de conjoncture.
Une croissance au ralenti et des perspectives ternes
Dans ce contexte, la dynamique macroéconomique française reste fragile. Au premier trimestre 2025, la croissance du PIB s’est limitée à 0,1 %, malgré un rebond industriel en mars. Les données actuelles suggèrent que le deuxième trimestre ne fera pas mieux, et le risque d’une stagnation, voire d’une légère contraction, ne peut être écarté.
Les raisons de cette faiblesse sont multiples : ralentissement du commerce mondial, niveaux de stocks élevés, incertitudes géopolitiques et politiques budgétaires restrictives. En parallèle, l’inquiétude persistante des ménages, notamment face au chômage, se traduit par une épargne élevée et une consommation en berne. La demande intérieure, moteur crucial de l’économie française, manque donc d’élan.
La situation du secteur touristique illustre bien cette tendance. Déjà en recul de 1,5 % au premier trimestre 2025 par rapport à l’année précédente, le nombre de nuitées dans les hébergements collectifs pourrait encore baisser durant l’été, aggravant les difficultés du secteur et pesant sur l’activité globale.
Des prévisions prudentes pour 2025 et au-delà
Dans ce climat d’incertitude, les projections de croissance restent modestes. ING anticipe une hausse du PIB limitée à 0,4 % pour l’ensemble de l’année 2025, suivie d’un léger mieux en 2026 avec une croissance de 0,8 %. Ces chiffres demeurent en deçà de la moyenne européenne, inversant ainsi la tendance favorable dont avait bénéficié la France en 2023 et 2024.
La combinaison de facteurs conjoncturels négatifs et de contraintes structurelles limite la capacité de l’économie française à rebondir rapidement. Tant que les tensions commerciales persisteront, que l’inflation ne sera pas pleinement maîtrisée et que la confiance des ménages et des entreprises ne sera pas restaurée, la reprise restera timide.
Un environnement à surveiller de près
La France aborde la seconde moitié de 2025 avec un climat économique morose et des perspectives limitées. Le recul simultané de l’industrie et des services, l’inquiétude persistante des ménages, ainsi qu’un contexte mondial incertain pèsent lourdement sur la croissance. Dans cet environnement, il est impératif de suivre de près les indicateurs d’activité et les évolutions de la demande intérieure pour anticiper les prochaines étapes. Une relance durable passera sans doute par un redressement de la confiance, un soutien ciblé à l’investissement productif, et une politique budgétaire plus souple pour accompagner les secteurs en difficulté.
Après une période difficile de trois ans marquée par un ralentissement des transactions, le marché mondial des fusions et acquisitions (M&A) semble prêt à redémarrer en 2025. Cette année pourrait marquer un tournant pour les entreprises en quête de croissance et de diversification. Avec un climat économique et réglementaire plus favorable. Alors que la disruption technologique et les mutations économiques influencent les stratégies d’acquisition, l’intelligence artificielle. Notamment l’IA générative, s’impose comme un levier clé dans l’accélération et la transformation des processus de M&A. Cet article examine les principaux moteurs qui propulseront ce renouveau. Ainsi que les défis et les opportunités auxquels seront confrontées les entreprises.
L’avenir du marché des fusions et acquisitions en 2025
Les fusions et acquisitions (M&A) sont au cœur de nombreuses stratégies d’entreprise. Permettant aux sociétés d’ajuster leur positionnement, de pénétrer de nouveaux marchés, ou de s’adapter à des évolutions technologiques rapides. Cependant, ces dernières années ont été marquées par des conditions économiques défavorables. Avec des taux d’intérêt élevés et un cadre réglementaire strict freinant les transactions. Pourtant, selon le rapport publié par Bain & Company, 2025 pourrait bien être l’année du redressement pour ce marché. Grâce à une détente des taux et à une évolution des attentes réglementaires. L’impact des nouvelles technologies et des réajustements économiques liés à la post-globalisation devraient également jouer un rôle clé dans la reprise des opérations de M&A. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle. Notamment l’IA générative, transforme profondément les pratiques de transaction. Offrant de nouvelles opportunités pour accélérer les processus et optimiser les décisions.
Un marché des M&A en reprise : facteurs économiques et stratégiques
Le marché des fusions et acquisitions a traversé une période particulièrement difficile ces dernières années. Les conditions économiques défavorables. Notamment la hausse des taux d’intérêt et la complexification des régulations, ont freiné l’enthousiasme des entreprises pour de nouvelles transactions. Toutefois, selon Bain & Company, la reprise semble imminente, soutenue par deux facteurs majeurs. La diminution attendue des obstacles financiers et réglementaires en 2025. Les entreprises devraient retrouver un environnement propice aux acquisitions. Avec des conditions de financement plus favorables et un cadre législatif plus flexible, particulièrement aux États-Unis et en Europe.
L’évolution des stratégies d’entreprise face aux nouvelles dynamiques économiques
Les entreprises évoluent dans un environnement de plus en plus incertain, marqué par des tensions géopolitiques, des perturbations des chaînes d’approvisionnement et une instabilité économique. Pour naviguer dans ce contexte, les fusions et acquisitions sont devenues des outils stratégiques essentiels, permettant aux entreprises de se redéfinir, de se diversifier et de s’adapter aux nouvelles réalités économiques. Bain souligne qu’au-delà de la simple recherche de croissance, les transactions M&A permettent de réajuster les portefeuilles d’actifs des entreprises pour répondre à de nouvelles priorités, telles que la sécurité d’approvisionnement ou l’accès à des marchés attractifs.
Les technologies disruptives : moteur de la croissance des M&A
L’une des forces majeures qui poussera à une hausse des fusions et acquisitions en 2025 est la disruption technologique. À mesure que de nouvelles technologies comme l’IA générative, l’automatisation, les énergies renouvelables ou l’informatique quantique continuent de transformer les secteurs industriels, les entreprises doivent faire face à une double pression : maintenir leur compétitivité tout en réduisant leurs coûts. Cela signifie que l’acquisition de nouvelles technologies, qu’il s’agisse de logiciels, d’intelligence artificielle ou de capacités de production innovantes, deviendra une priorité stratégique pour de nombreuses entreprises. Les entreprises non technologiques, ainsi que les géants du secteur technologique, auront un appétit vorace pour les acquisitions afin d’intégrer ces nouvelles compétences dans leurs processus et produits.
Les investissements dans l’IA et la technologie : un impératif pour l’avenir
Le rapport de Bain indique que l’adoption de l’intelligence artificielle générative est l’une des tendances les plus marquantes dans le domaine des M&A. De plus en plus d’entreprises commencent à utiliser l’IA pour optimiser les processus de transaction, de la recherche d’acquisitions à la validation des cibles potentielles. D’ici 2025, Bain prévoit que chaque étape du processus M&A sera enrichie et soutenue par l’IA, permettant une prise de décision plus rapide et plus éclairée. L’IA générative offrira également de nouvelles possibilités pour automatiser les tâches répétitives et accélérer les travaux de diligence préalable, créant ainsi une nouvelle dynamique dans les processus de fusion et d’acquisition.
L’impact de l’IA générative sur les processus de M&A : révolution ou évolution ?
Selon une enquête menée par Bain auprès de plus de 300 praticiens des fusions et acquisitions, 21 % des entreprises utilisent déjà l’IA générative dans leurs processus de M&A, un chiffre qui devrait grimper à un tiers d’ici la fin de l’année 2025. L’IA permet non seulement d’accélérer la recherche de cibles et de valider des offres, mais elle joue également un rôle croissant dans l’intégration des entreprises après une acquisition. Les premières entreprises à adopter ces technologies ont un avantage concurrentiel, en raison de leur capacité à obtenir plus rapidement des informations pertinentes et à prendre des décisions éclairées. Bain estime que d’ici cinq ans, l’IA générative sera présente dans toutes les étapes du processus, de l’évaluation des synergies potentielles à la gestion post-fusion.
L’IA générative au service de l’intégration et des stratégies de désinvestissement
Une autre application stratégique de l’IA générative réside dans l’intégration des entreprises et dans la planification des désinvestissements. Bain prédit qu’en moins de 12 mois, les premières entreprises utilisant l’IA dans l’intégration de sociétés seront capables de rédiger des plans d’intégration et des accords de services de transition en moins de 20 % du temps qu’ils nécessitaient auparavant. Cette évolution devrait non seulement réduire les coûts associés aux fusions et acquisitions, mais aussi permettre une gestion plus efficace des transitions, un point essentiel pour maximiser la création de valeur post-acquisition.
Secteurs et régions les plus dynamiques dans les M&A : une analyse des tendances 2025
Bain & Company analyse également l’évolution des fusions et acquisitions dans des secteurs spécifiques. Par exemple, l’industrie de l’énergie et des ressources naturelles a connu une vague de consolidation en 2024, et devrait continuer à voir une forte activité de transactions en 2025. Les entreprises de ce secteur se concentrent sur l’optimisation de leurs portefeuilles et cherchent à réaliser des économies d’échelle pour rester compétitives dans un marché de plus en plus volatile.
Le secteur financier, quant à lui, a été propulsé par des changements technologiques et réglementaires, avec une forte demande d’acquisitions dans les domaines de la fraude et de la vérification de l’identité. Le marché de la consommation, bien qu’en baisse de 19 % en 2024, continue de voir des opportunités dans les cessions d’actifs non stratégiques, avec 60 % des dirigeants du secteur s’attendant à vendre des actifs dans les trois prochaines années.
Les régions de l’Union Européenne et des États-Unis semblent prêtes à jouer un rôle central dans la reprise des M&A en 2025. Les nouvelles administrations dans ces deux régions se montrent plus ouvertes aux transactions, ce qui crée un environnement favorable pour les acteurs stratégiques cherchant à se développer, tout en s’adaptant aux réalités économiques mondiales.
Un marché des M&A tourné vers l’avenir
Le marché des fusions et acquisitions semble bien positionné pour une reprise en 2025. L’assouplissement des conditions économiques et réglementaires, couplé à l’adoption croissante des technologies disruptives comme l’IA générative, pourrait bien transformer radicalement la façon dont les entreprises mènent leurs transactions. Les secteurs technologiques, énergétiques et financiers devraient être particulièrement actifs dans cette reprise, tandis que les entreprises les plus performantes sauront tirer parti de l’IA pour maximiser la création de valeur et s’adapter aux nouvelles dynamiques économiques. Le marché des M&A de 2025 pourrait ainsi marquer le début d’une nouvelle ère pour les entreprises cherchant à s’imposer dans un monde de plus en plus globalisé et technologique.
Face à l’urgence écologique, Ofi Invest Asset Management renforce son engagement pour la biodiversité. Malgré un contexte réglementaire incertain, la société poursuit ses actions concrètes, de l’engagement actionnarial à la structuration d’outils de mesure. 2025 s’annonce décisive pour transformer les ambitions en résultats durables.
Biodiversité : un enjeu systémique pour l’économie
La perte de biodiversité menace directement nos économies. Espèces en voie d’extinction, dégradation des écosystèmes, pollutions… Ces bouleversements fragilisent l’agriculture, la pêche, les chaînes d’approvisionnement, et augmentent les risques pour la sécurité alimentaire mondiale. Dans ce contexte, la finance durable doit intégrer pleinement ces enjeux pour orienter les flux vers des activités respectueuses de la nature.
Une approche engagée et structurée
Ofi Invest Asset Management s’inscrit depuis plusieurs années dans une logique d’investissement responsable. Selon Valérie Demeure, Directrice Analyse ESG :
« Nous voulons accompagner les investisseurs dans une démarche sincère et exigeante, à la hauteur des enjeux écologiques actuels. »
Entre 2020 et 2022, Ofi Invest AM a mené une campagne d’engagement sur la pollution plastique en partenariat avec Surfrider Foundation Europe. Depuis, la société a rejoint l’association néerlandaise VBDO pour poursuivre ce dialogue.
2024 : un contexte réglementaire complexe
L’année 2024 a été marquée par plusieurs blocages internationaux. La COP16 a échoué à établir des financements concrets, et les négociations sur le traité contre la pollution plastique n’ont pas abouti. De plus, la loi européenne sur la déforestation importée a été repoussée.
Cependant, des avancées ont vu le jour : reconnaissance des savoirs autochtones, identification des zones protégées en haute mer, meilleure articulation entre biodiversité, climat et droits humains.
Vers une finance mieux équipée pour agir
Les investisseurs prennent conscience de leur rôle. Beaucoup souhaitent désormais mesurer l’empreinte biodiversité de leurs portefeuilles. Mais contrairement au climat, il n’existe pas encore d’indicateur universel comme le CO₂.
La réflexion porte donc sur les leviers d’action, en lien avec les pressions identifiées par l’IPBES, l’équivalent du GIEC pour la biodiversité. En France, l’ADEME a publié un guide pour structurer cette démarche et répondre aux exigences de l’article LEC 29.
À l’international, la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD) pousse les entreprises à évaluer et publier leur exposition aux risques liés à la nature.
2025 : des perspectives à concrétiser
En février 2025, un compromis a été trouvé sur la création d’un mécanisme financier permanent, prévu pour 2030, avec un objectif de 200 milliards de dollars mobilisés chaque année.
L’année 2025 sera également marquée par deux rendez-vous majeurs :
La 3e Conférence des Nations Unies sur l’Océan en juin à Nice,
La poursuite des négociations sur le traité international contre la pollution plastique, visant un cadre contraignant à l’échelle mondiale.
Ces étapes seront décisives pour ancrer durablement la biodiversité dans les politiques d’investissement responsables.
En 2025, l’investissement immobilier responsable franchit une nouvelle étape de maturité. L’ASPIM et l’Observatoire de l’Immobilier Durable (OID) publient leur nouvelle étude sur l’évolution des pratiques ESG (Environnement, Social, Gouvernance) et la labellisation ISR des fonds immobiliers. Cette édition met en évidence un marché plus stable, un label ISR en phase de consolidation et les premiers jalons d’une finance à impact immobilier structurée.
L’édition 2025 confirme un marché arrivé à un stade de maturité, à la fois réglementaire et opérationnelle : les sociétés de gestion se sont approprié les référentiels européens (SFDR, Taxinomie, CRREM), la consolidation du label ISR s’accélère, et les premières bases d’une finance à impact immobilier émergent progressivement. Mais derrière cette stabilisation apparente se cachent de réelles mutations structurelles, marquées par la recherche d’efficacité, de transparence et d’alignement entre performance financière et durabilité.
Un cadre réglementaire stabilisé : la maturité du reporting ESG
SFDR : un ancrage désormais solide dans la gestion immobilière
Depuis son entrée en vigueur, le règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) s’est imposé comme l’un des piliers de la finance durable en Europe. Pour le secteur immobilier, longtemps confronté à une diversité de pratiques en matière de transparence extra-financière, il a permis de structurer la communication ESG et d’uniformiser les obligations de reporting des fonds. Les acteurs doivent désormais classer chaque produit d’investissement selon trois catégories distinctes :
Article 6 : pour les fonds qui n’intègrent pas de critères de durabilité spécifiques ;
Article 8 : pour ceux qui promeuvent des caractéristiques environnementales et/ou sociales ;
Article 9 : pour les fonds ayant un véritable objectif d’investissement durable.
Cette classification, bien qu’exigeante à sa mise en place, a profondément transformé les pratiques de gestion. L’édition 2025 de l’étude ASPIM–OID révèle qu’elle atteint aujourd’hui un stade de stabilité : les mouvements entre catégories sont devenus marginaux, signe que les sociétés de gestion ont pleinement assimilé le cadre réglementaire. Cette maturité traduit la fin d’une période d’ajustement et le début d’une phase d’intégration structurelle du SFDR dans les politiques de gestion d’actifs immobiliers.
La grande majorité des gestionnaires publie désormais leurs informations précontractuelles et périodiques dans le format normé RTS (Regulatory Technical Standards). Ce format, imposé par la Commission européenne, détaille précisément les indicateurs que les fonds doivent divulguer : exposition aux risques de durabilité, part d’investissements alignés avec des objectifs environnementaux, ou encore analyse des principaux impacts négatifs (PAI – Principal Adverse Impacts). L’adoption généralisée de ce standard a permis d’instaurer une harmonisation du reporting ESG à l’échelle du marché européen, facilitant la comparaison entre fonds et renforçant la crédibilité de la communication extra-financière.
Mais au-delà du simple respect du cadre, le SFDR a eu un effet structurant sur la gouvernance interne des sociétés de gestion. La nécessité de documenter et de justifier les politiques ESG a conduit de nombreux acteurs à formaliser des comités internes de durabilité, à renforcer leurs dispositifs de contrôle et à professionnaliser leurs équipes. Les gérants ont dû acquérir une culture de la donnée ESG, en développant des systèmes de collecte et d’audit plus précis, capables d’alimenter les rapports réglementaires et les documents destinés aux investisseurs. Cette montée en compétence traduit un tournant majeur : l’ESG n’est plus perçu comme une démarche périphérique, mais comme un levier central de pilotage du risque et de création de valeur.
L’étude ASPIM–OID souligne par ailleurs que cette appropriation n’est pas purement administrative. Elle s’accompagne d’une évolution des mentalités : les fonds Article 8 et 9, autrefois considérés comme « pionniers », deviennent la norme dans certaines typologies d’actifs, notamment dans l’immobilier de bureaux ou résidentiel à forte dimension énergétique. Les gérants intègrent désormais la durabilité dès la conception des produits, en lien direct avec les référentiels de performance énergétique, la trajectoire carbone CRREM (Carbon Risk Real Estate Monitor) et la Taxinomie européenne.
En définitive, le SFDR agit comme une colonne vertébrale de la finance immobilière durable. En fixant un langage commun et des standards comparables, il a permis de dépasser la simple intention de durabilité pour entrer dans une logique d’évaluation mesurable et opposable. Le cadre réglementaire ne se limite plus à une contrainte de conformité : il devient un outil de gouvernance et de compétitivité, au service d’un immobilier plus transparent, plus résilient et mieux aligné sur les attentes des investisseurs institutionnels et des épargnants.
Une communication plus prudente mais un engagement réel
L’un des enseignements majeurs de l’étude ASPIM–OID 2025 réside dans un constat paradoxal mais révélateur : la proportion réelle d’investissements durables dépasse fréquemment les engagements initiaux annoncés par les fonds. Autrement dit, les sociétés de gestion communiquent avec prudence sur leurs ambitions, mais réalisent souvent plus que ce qu’elles promettent. Cette attitude illustre une évolution profonde du marché : celle d’un secteur qui privilégie désormais la crédibilité à la surenchère, et qui préfère démontrer son impact par les résultats plutôt que par le discours.
Cette retenue dans la communication traduit un professionnalisme accru et une meilleure compréhension du risque réputationnel lié aux sujets ESG. Les investisseurs, qu’ils soient institutionnels ou particuliers, sont aujourd’hui particulièrement attentifs à la cohérence entre les engagements affichés et les résultats tangibles. Les sociétés de gestion l’ont compris : dans un contexte où le greenwashing est de plus en plus sanctionné – aussi bien par le régulateur que par le marché –, la prudence devient une marque de sérieux. En choisissant de sous-communiquer plutôt que de sur-promettre, les gestionnaires protègent leur crédibilité et renforcent la confiance de leurs clients sur le long terme.
Cette approche marque également la fin d’une période de transition où la durabilité était parfois traitée comme un simple argument marketing. Elle laisse place à une logique d’alignement stratégique : la durabilité n’est plus un atout de communication, mais un levier structurant de performance et de pilotage du risque. Les fonds immobiliers se dotent d’outils, d’indicateurs et de processus internes capables de mesurer leur trajectoire carbone, leur efficacité énergétique ou leur impact social de manière concrète.
Dans cette optique, les fonds classés Article 9 du SFDR se distinguent par la profondeur de leur démarche. Ces fonds à objectif d’investissement durable fondent désormais leur stratégie sur la trajectoire CRREM (Carbon Risk Real Estate Monitor), un outil de référence international développé pour le secteur immobilier. Le CRREM permet d’établir des trajectoires de décarbonation précises, alignées sur les accords de Paris et adaptées à chaque typologie d’actifs. En intégrant ce référentiel, les gestionnaires disposent d’un cadre scientifique leur permettant de mesurer l’écart entre la performance actuelle de leurs actifs et les objectifs de neutralité carbone fixés à l’horizon 2050.
Concrètement, cela signifie que les décisions d’investissement, de rénovation ou de cession sont désormais guidées par des indicateurs de risque carbone, au même titre que les critères financiers traditionnels. Un actif présentant une performance énergétique insuffisante ou une trajectoire carbone incompatible avec les objectifs climatiques européens est identifié comme un actif à risque de dévalorisation. Cette intégration du risque climatique dans la gestion d’actifs traduit une bascule majeure : l’immobilier passe d’une approche déclarative à une gestion active et prédictive du risque environnemental.
Cette convergence entre régulation, mesure et stratégie climatique marque un véritable tournant pour le secteur. Elle met fin à une période où la durabilité reposait essentiellement sur la bonne volonté des acteurs, pour ouvrir une ère d’évaluation objective, mesurable et standardisée. L’immobilier n’est plus simplement un secteur soumis à des obligations ESG : il devient un laboratoire d’innovation pour la finance durable, capable d’articuler reporting réglementaire, trajectoire carbone et performance économique.
En somme, l’étude ASPIM–OID 2025 montre que le secteur immobilier entre dans une phase de maturité où les promesses s’effacent derrière les preuves. Les sociétés de gestion privilégient la cohérence, la transparence et la rigueur méthodologique, consolidant ainsi la légitimité de l’investissement durable comme levier central de la création de valeur à long terme. Cette discipline nouvelle constitue l’un des fondements de la crédibilité du marché français à l’échelle européenne, et préfigure un modèle d’investissement responsable fondé sur la preuve plutôt que sur le discours.
Une taxinomie européenne encore difficile à maîtriser
Si le cadre SFDR semble désormais assimilé par la majorité des acteurs, l’alignement à la taxinomie européenne reste l’un des points de blocage majeurs pour le secteur immobilier. Ce référentiel, conçu pour identifier les activités économiques considérées comme durables au sens environnemental, constitue une avancée déterminante vers une finance plus transparente et plus homogène. Pourtant, l’étude ASPIM–OID 2025 révèle que la mise en œuvre de la taxinomie demeure inégale et souvent partielle, malgré une volonté affichée de conformité.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Tout d’abord, la complexité technique du référentiel : la taxinomie européenne repose sur des critères détaillés et scientifiquement précis, qui exigent un haut niveau de granularité dans la collecte et l’analyse des données. Les gestionnaires de fonds doivent démontrer, pour chaque actif, sa contribution substantielle à un ou plusieurs objectifs environnementaux (atténuation du changement climatique, adaptation, utilisation durable des ressources, etc.), tout en prouvant qu’il ne nuit pas à d’autres objectifs (« Do No Significant Harm »). Cette exigence, louable dans son ambition, se heurte à une réalité opérationnelle complexe : dans un portefeuille immobilier, la diversité des typologies d’actifs, des usages et des données disponibles rend l’exercice particulièrement difficile.
À cela s’ajoute la rareté des données fiables, notamment sur les performances énergétiques réelles des bâtiments anciens ou sur l’impact des travaux de rénovation. De nombreuses sociétés de gestion dépendent encore d’informations déclaratives ou partielles, souvent hétérogènes selon les sources. Or, la taxinomie exige des données objectives, auditées et traçables, ce qui impose une montée en compétence technique et une digitalisation accrue des processus de reporting.
Les zones d’incertitude réglementaire constituent un autre frein à l’adoption. Les ajustements à venir, notamment via le paquet Omnibus, entretiennent une forme d’instabilité : les critères d’éligibilité et d’alignement évoluent régulièrement, rendant difficile la projection à long terme. Certains acteurs préfèrent donc attendre un cadre plus stabilisé avant d’investir massivement dans l’adaptation de leurs systèmes. Cette prudence, compréhensible, ralentit toutefois la dynamique d’alignement à l’échelle du marché.
Pour autant, l’étude montre que la prise de conscience est bien réelle. Les gestionnaires reconnaissent unanimement la pertinence de la taxinomie comme instrument de transparence et de comparabilité. Plusieurs d’entre eux ont déjà amorcé des démarches internes pour identifier les activités éligibles et structurer leurs processus de collecte de données. Des référentiels méthodologiques, inspirés du CRREM ou des certifications environnementales (HQE, BREEAM, LEED), servent de points d’appui pour mesurer la contribution des actifs aux objectifs européens.
Dans les faits, les premières évaluations d’alignement montrent que seule une fraction limitée des encours peut actuellement être considérée comme pleinement taxinomique, notamment dans l’immobilier ancien ou tertiaire. Mais la tendance est claire : à mesure que les outils de mesure se perfectionnent et que la donnée se fiabilise, les taux d’alignement devraient progresser. La taxinomie agit déjà comme un levier de transformation structurelle, incitant les acteurs à mieux documenter leurs performances, à anticiper les exigences réglementaires et à repenser leurs stratégies d’investissement.
En somme, l’alignement à la taxinomie européenne reste un chantier complexe, mais porteur de promesses. Il incarne la volonté de passer d’une approche déclarative à une évaluation scientifique et vérifiable de la durabilité. Pour les sociétés de gestion, l’enjeu n’est pas seulement de cocher les bonnes cases, mais de bâtir une architecture de données robuste et interopérable, capable de soutenir les ambitions européennes de neutralité carbone. La maturité atteinte sur le SFDR laisse penser que cette transition est en marche, même si le chemin vers une pleine maîtrise de la taxinomie s’annonce encore long et exigeant.
Le label ISR immobilier : une année charnière entre renouvellement et consolidation
Une croissance plus sélective, mais un ancrage durable du label
En 2024, le label ISR Immobilier – déclinaison sectorielle du label d’État français – a connu une année de transition. Seuls 17 nouveaux fonds ont été labellisés, contre une moyenne plus élevée les années précédentes. Mais cette apparente stagnation masque une forte vague de renouvellements : 28 fonds ont obtenu un nouveau cycle ISR, portant à 45 le nombre total de fonds labellisés ou renouvelés sur les 101 analysés.
Cette tendance illustre la consolidation du marché : les sociétés déjà labellisées cherchent désormais à pérenniser leur démarche, à la fois pour renforcer la confiance des investisseurs et pour rester alignées avec les nouvelles exigences réglementaires (SFDR, Taxinomie, Loi Énergie-Climat). En valeur, le taux de labellisation des encours issus des fonds grand public passe ainsi de 53 % à 55 %, confirmant une progression maîtrisée mais continue.
Une grille d’évaluation rationalisée et recentrée sur l’environnement
L’année 2024 a marqué une étape décisive dans l’évolution du label ISR immobilier, avec une refonte significative de sa grille d’évaluation. Conçu initialement pour valoriser les fonds immobiliers engagés dans une démarche ESG, le label a su évoluer pour mieux répondre aux réalités opérationnelles du marché tout en conservant son niveau d’exigence. Cette évolution n’est pas anodine : elle reflète la maturité croissante des acteurs, la complexité des enjeux réglementaires et la nécessité d’une lecture plus fluide et plus homogène des critères de durabilité.
Jusqu’alors, la grille du label comptait 52 critères couvrant l’ensemble des dimensions ESG (Environnement, Social, Gouvernance). En 2024, elle en compte désormais 45, soit une réduction d’environ 13 %, traduisant une rationalisation bienvenue. L’objectif n’était pas d’alléger les exigences, mais de simplifier la structure du référentiel, d’en éliminer les doublons et de concentrer l’évaluation sur les indicateurs véritablement significatifs. Cette simplification vise à renforcer la lisibilité du label pour les investisseurs tout en facilitant la mise en œuvre pour les sociétés de gestion, notamment les acteurs de taille moyenne qui doivent composer avec des ressources limitées.
Parmi les ajustements notables, la pondération environnementale a été légèrement revalorisée, passant de 45 % à 47 % du total. Ce rééquilibrage traduit l’importance croissante accordée aux enjeux climatiques : décarbonation des portefeuilles, réduction des consommations énergétiques, adaptation des actifs aux risques physiques liés au changement climatique. Le pilier social recule légèrement de 32 % à 30 %, tandis que la gouvernance demeure stable à 23 %, confirmant un schéma désormais bien ancré. L’ensemble reflète la volonté d’aligner le label sur les priorités européennes notamment la taxinomie et les objectifs de neutralité carbone fixés à l’horizon 2050 tout en préservant l’équilibre entre les trois dimensions de la durabilité.
Pour les acteurs du marché, cette nouvelle grille s’inscrit dans une logique de cohérence et d’efficience. En concentrant l’évaluation sur un nombre restreint mais plus pertinent de critères, le label permet une meilleure comparabilité entre fonds, tout en renforçant la qualité des audits et des suivis périodiques. Les gestionnaires disposent ainsi d’un outil plus opérationnel, mieux adapté à leurs processus internes de reporting et à leurs systèmes d’information ESG. La rationalisation contribue également à réduire le risque d’interprétation entre auditeurs et sociétés de gestion, offrant un langage commun plus clair pour tous les intervenants.
Sur le plan méthodologique, la révision de la grille s’est accompagnée d’un travail d’harmonisation avec les principaux cadres européens : SFDR, CRREM et taxinomie. Cette convergence facilite le reporting transversal des fonds, en évitant les redondances entre dispositifs nationaux et européens. Elle soutient également une meilleure articulation entre le label ISR immobilier et les stratégies de finance à impact, encore émergentes mais promises à un développement rapide.
Enfin, cette nouvelle mouture du label traduit un changement de posture : le label n’est plus perçu comme un « sésame » ponctuel, mais comme un outil de pilotage continu de la durabilité. Les sociétés labellisées ne se contentent plus d’obtenir la certification ; elles l’utilisent comme un levier de gestion ESG dynamique, révisant chaque année leurs indicateurs, leurs objectifs et leurs plans d’amélioration. L’enjeu est désormais de maintenir la performance extra-financière dans le temps, tout en assurant une transparence accrue vis-à-vis des épargnants et des investisseurs institutionnels.
En somme, la grille rationalisée du label ISR immobilier marque une étape de maturité pour le marché français : elle allie rigueur et pragmatisme, exigence et adaptabilité, et confirme la place centrale de l’environnement dans la stratégie durable des fonds immobiliers. Une évolution qui renforce non seulement la crédibilité du label, mais aussi la confiance des investisseurs dans la solidité des démarches ESG portées par les acteurs du secteur.
Une spécificité française qui rayonne à l’échelle européenne
Sur le plan européen, le label ISR français conserve en 2025 une position largement dominante dans le secteur immobilier. D’après les données compilées par l’ASPIM et l’OID, il représente 170 des 184 fonds immobiliers labellisés sur le continent, soit plus de 92 % du marché européen des fonds certifiés durables. Cette hégémonie ne tient pas du hasard : elle résulte d’un dispositif précurseur, d’une architecture réglementaire robuste et d’une capacité d’adaptation continue aux spécificités du marché non coté.
Lancé dès 2020 pour le secteur immobilier, le label ISR français s’est imposé comme le premier référentiel opérationnel à l’échelle européenne intégrant une approche ESG complète et adaptée à la gestion d’actifs physiques.
Contrairement à d’autres cadres nationaux encore en phase d’expérimentation, il s’appuie sur une gouvernance solide, pilotée par les pouvoirs publics, et sur un dispositif d’audit indépendant garantissant la crédibilité du processus de labellisation. Cette rigueur, combinée à une flexibilité suffisante pour intégrer les spécificités du non coté, a permis au label de s’ancrer durablement dans les stratégies des sociétés de gestion françaises.
L’étude ASPIM–OID met en avant un autre facteur déterminant : la précocité du déploiement. En ayant instauré le label avant la généralisation des cadres européens tels que le SFDR ou la taxinomie, la France a bénéficié d’un temps d’avance pour structurer ses politiques ESG et professionnaliser la collecte de données extra-financières.
Cette anticipation a permis aux gestionnaires français de s’adapter rapidement aux exigences européennes, tout en développant des outils de mesure et de reporting qui inspirent désormais d’autres marchés.
Au-delà de la performance quantitative, le label ISR immobilier français se distingue par sa crédibilité méthodologique. Chaque fonds labellisé doit démontrer une démarche ESG complète, fondée sur un diagnostic initial, des objectifs mesurables, un plan d’amélioration et une évaluation périodique. La transparence et la traçabilité sont au cœur du dispositif : les investisseurs peuvent consulter les engagements pris, les indicateurs suivis et les progrès réalisés. Cette exigence alimente la confiance des épargnants, tout en contribuant à la comparabilité des fonds à l’échelle européenne.
Dans un contexte où les investisseurs institutionnels recherchent des garanties mesurables en matière de durabilité, le label ISR français constitue un outil stratégique de différenciation. Il permet aux gestionnaires de valoriser leur engagement, de répondre aux attentes des investisseurs internationaux et de se positionner sur des appels d’offres où la performance extra-financière devient un critère de sélection. L’étude souligne que cette dynamique contribue à positionner la France comme leader de la finance immobilière responsable, en inspirant progressivement la mise en place d’initiatives similaires chez ses voisins européens.
En renforçant la transparence, la traçabilité et la crédibilité des démarches ESG, le label ISR n’a pas seulement transformé le marché français : il a contribué à élever le niveau d’exigence de la finance durable européenne. Il incarne aujourd’hui un modèle exportable, capable de guider la convergence future des pratiques ESG à l’échelle de l’Union. Cette influence confirme que la France, grâce à la cohérence de son cadre et à l’engagement de ses acteurs, reste à la pointe de la transformation durable du secteur immobilier européen.
Une professionnalisation forte des pratiques ESG dans la gestion immobilière
Une analyse basée sur 129 fonds représentant 76 % du marché
Le périmètre de l’étude ASPIM–OID 2025 est particulièrement représentatif :
129 fonds immobiliers analysés, couvrant 76 % des fonds grand public en valeur,
101 fonds labellisés ISR au 31 décembre 2024,
et 11 sociétés de gestion interrogées qualitativement sur leurs pratiques.
Cette base solide permet d’obtenir une vision fine des tendances ESG à l’échelle du marché : transparence accrue, alignement sur les standards européens, et montée en compétence interne des acteurs.
Des reportings plus précis et plus homogènes
Les gestionnaires de fonds améliorent sensiblement la qualité et la cohérence de leurs reportings ESG. Les publications incluent désormais des données chiffrées sur les émissions de CO₂, la performance énergétique, les ratios d’accessibilité, ou encore les initiatives sociales et de gouvernance. Cette montée en puissance de la donnée extra-financière s’accompagne d’une professionnalisation des outils internes, avec une standardisation des indicateurs et un recours croissant aux benchmarks européens (CRREM, GRESB, Taxinomie).
Au-delà de la conformité réglementaire, cette rigueur nouvelle vise à mieux piloter la performance durable des portefeuilles et à renforcer la confiance des investisseurs particuliers comme institutionnels.
Finance à impact immobilier : la nouvelle frontière
Un écosystème encore jeune, mais déjà structuré
L’édition 2025 met en lumière une nouvelle génération de fonds immobiliers à impact, encore en phase de développement mais promise à une croissance rapide. Le marché compte désormais 8 sociétés de gestion et 12 fonds à impact, représentant 4,25 milliards d’euros d’actifs sous gestion. La grande majorité (près de 80 %) sont classés Article 9 SFDR, attestant de leur engagement à atteindre des objectifs mesurables d’impact social ou environnemental.
Des thématiques d’impact alignées avec les besoins sociétaux
Les champs d’action de cette finance à impact sont multiples :
accès au logement,
santé,
éducation,
inclusion sociale,
réduction de l’empreinte carbone,
performance énergétique et recyclage urbain.
Ces fonds cherchent à combiner rentabilité et utilité sociale, en investissant dans des projets tangibles qui contribuent à la transition écologique et à la cohésion des territoires.
Une grille d’évaluation commune pour structurer le marché
Pour accompagner cette émergence, l’Institut de la Finance Durable, en collaboration avec l’ASPIM, a conçu une grille d’évaluation inédite. Cet outil propose un cadre méthodologique commun pour qualifier, structurer et valoriser les démarches d’impact des fonds immobiliers. Il vise à faciliter la comparaison entre produits, à fiabiliser les reportings et à renforcer la crédibilité du concept d’« impact immobilier » auprès des investisseurs.
En apportant un langage partagé, cette initiative permet de dépasser les approches déclaratives pour construire une finance à impact mesurable, traçable et standardisée.
Un alignement progressif vers une finance immobilière européenne durable
De la France à l’Europe : vers une convergence des référentiels
L’étude met en évidence un mouvement d’ensemble : la convergence entre le label ISR français, le SFDR européen, la taxinomie et les outils de décarbonation (CRREM). Cette interconnexion progressive préfigure la création d’un standard européen commun, où les labels nationaux serviront de tremplin vers une reconnaissance transfrontalière.
L’harmonisation des critères ESG apparaît comme un enjeu central pour les prochaines années : elle conditionne la comparabilité des performances, la fluidité des capitaux et la crédibilité du reporting durable.
Un défi de données et de gouvernance
Si la dynamique est bien enclenchée, plusieurs obstacles persistent :
la collecte et la fiabilisation des données ESG, encore hétérogènes ;
la multiplicité des cadres de reporting, parfois redondants ;
et la nécessité d’un pilotage stratégique clair au sein des sociétés de gestion.
Ces défis représentent autant d’opportunités pour les acteurs qui sauront investir dans les outils, la formation et la transparence. La durabilité devient un facteur de compétitivité, et non plus une simple contrainte réglementaire.
Ce qu’il faut retenir : un marché arrivé à maturité, tourné vers la mesure et l’impact
L’édition 2025 de l’étude ASPIM–OID dresse le portrait d’un secteur en pleine transformation :
les cadres réglementaires se stabilisent,
le label ISR immobilier s’ancre durablement dans les pratiques,
et la finance à impact commence à se structurer.
Les gestionnaires de fonds ont franchi un cap : ils ne se contentent plus de cocher des cases, ils intègrent la durabilité au cœur de leur stratégie d’investissement. L’immobilier non coté français confirme ainsi son rôle de laboratoire européen de la finance responsable.
Les années à venir seront celles de la mesure d’impact réelle, du partage des données ESG et de la coopération européenne pour une économie immobilière à la fois performante, sobre et inclusive.
Sur le marché high yield, l’asymétrie d’information ESG reste forte. Face à un reporting souvent limité et hétérogène, l’engagement direct avec les émetteurs devient un avantage compétitif clé. Il permet d’accéder à des données propriétaires, d’affiner l’analyse du risque et d’améliorer la qualité des décisions d’investissement responsable.
High yield et ESG : un déficit structurel de transparence
Les émetteurs high yield (HY), notés en dessous de la catégorie investment grade (IG), présentent un profil de risque de crédit plus élevé et, surtout, un niveau de transparence ESG généralement plus faible.
Contrairement aux entreprises investment grade, qui publient des rapports de durabilité détaillés et disposent souvent de structures de gouvernance formalisées, les sociétés high yield se limitent fréquemment aux exigences réglementaires minimales.
Cette situation crée une asymétrie d’information significative :
Bases de données publiques incomplètes
Indicateurs ESG parfois obsolètes
Couverture limitée par les analystes externes
Reporting hétérogène
Pour les investisseurs obligataires, cette opacité complique l’évaluation précise du risque extra-financier.
Pourquoi l’engagement est crucial sur le marché high yield
Le marché high yield souffre structurellement d’un manque de visibilité pour plusieurs raisons :
Ressources internes limitées dédiées au reporting ESG
Obligations de divulgation plus légères (notamment pour les émetteurs privés)
Faible couverture des fournisseurs ESG
Dans ce contexte, l’engagement direct devient un véritable différenciateur concurrentiel.
Un dialogue structuré avec le management permet d’obtenir une vision prospective, plus fine et plus nuancée de la stratégie ESG d’un émetteur — bien au-delà des données publiquement disponibles.
L’engagement n’est donc pas seulement un outil de responsabilité : c’est un levier informationnel stratégique.
Accéder à des données ESG propriétaires : un avantage décisif
Grâce à un dialogue direct (sans accès à des informations matérielles non publiques – MNPI), les investisseurs peuvent obtenir des données ESG non publiées mais partageables, telles que :
Structures de gouvernance et processus de supervision
Avancement des plans de transition ou mesures correctives
Ces informations permettent :
D’identifier des risques émergents
D’évaluer la crédibilité des trajectoires de transition
De distinguer les émetteurs réellement engagés de ceux se limitant à la conformité minimale
Engagement et performance : un impact direct sur la décision d’investissement
Sur le segment high yield, la qualité des données publiques ESG est souvent insuffisante pour une évaluation rapide et précise.
L’engagement ciblé permet notamment de :
Combler les lacunes de reporting
Corriger des notations ESG obsolètes ou inexactes
Comprendre les trajectoires carbone (SBTi, neutralité climatique)
Analyser les causes d’une détérioration des indicateurs
Évaluer la réponse aux controverses
Examiner la solidité de la gouvernance
Ces éléments influencent directement :
L’évaluation du risque opérationnel
La perception de la solidité managériale
La volatilité obligataire
Les convictions d’investissement
L’engagement améliore donc la qualité du pricing du risque.
Une création de valeur bilatérale
L’engagement ESG génère des bénéfices pour les deux parties.
Pour les investisseurs
Meilleure visibilité stratégique
Analyse plus robuste du profil de risque
Renforcement des convictions d’investissement
Décisions plus éclairées, positives comme négatives
Pour les émetteurs
Possibilité de partager des progrès récents non encore publiés
Compréhension des attentes prioritaires des investisseurs
Accès à des financements verts ou liés à la durabilité
Meilleure lecture du positionnement concurrentiel
Un dialogue constructif renforce la transparence et contribue à l’élévation progressive des standards ESG du marché high yield.
Engagement ESG : un facteur de différenciation décisif
Sur le marché high yield, où l’information ESG reste souvent limitée ou imparfaite, l’engagement direct s’impose comme un outil structurant.
Il permet :
De réduire l’asymétrie d’information
D’améliorer l’évaluation du risque
De renforcer la crédibilité des décisions d’investissement responsable
Alors que les exigences de transparence ESG continuent de croître en Europe (CSRD, taxonomie, attentes des investisseurs institutionnels), l’engagement restera un pilier essentiel de l’analyse crédit durable.
Dans l’univers high yield, la performance ne dépend plus uniquement du spread. Elle dépend aussi de la qualité du dialogue.
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