Ring Capital devient entreprise à mission et réaffirme son engagement pour l’impact durable

Ring Capital

Le 9 septembre, Ring Capital a franchi une nouvelle étape dans son engagement en devenant entreprise à mission. Ce changement reflète la volonté de la société de gestion d’ancrer l’impact social. Et environnemental au cœur de son modèle d’investissement. En parallèle, Ring Capital dévoile une nouvelle identité visuelle, symbolisant son ambition de promouvoir la vitalité et l’innovation. Cette évolution marque une étape stratégique dans le développement de Ring Capital. Déjà certifiée B Corp, et son engagement à financer des solutions face aux défis mondiaux.

Un modèle renforcé par le statut d’entreprise à mission

Ring Capital, acteur reconnu dans le secteur de l’impact, confirme son engagement en devenant entreprise à mission. Une progression naturelle après l’obtention de la certification B Corp en 2023. Ce nouveau statut permet à la société de formaliser sa mission en inscrivant l’impact au centre de ses décisions et actions.

L’entreprise s’engage ainsi à mesurer concrètement l’impact de ses investissements à travers une approche holistique. Elle soutient les entreprises de son portefeuille tout en mobilisant ses partenaires pour favoriser une transition juste et durable. Cette transformation vient renforcer la conviction de Ring Capital que l’impact et la performance financière peuvent s’aligner. Comme l’affirme Nicolas Celier, co-fondateur de Ring Capital. « Devenir entreprise à mission traduit notre engagement à orienter les capitaux vers des solutions qui répondent aux défis sociaux et environnementaux majeurs. »

La création d’un comité de mission d’experts

Pour garantir l’adéquation des actions de Ring Capital avec sa mission, un comité de mission a été mis en place. Ce comité, composé d’experts reconnus dans le domaine de l’impact social et environnemental. A pour rôle de superviser les engagements de l’entreprise et de veiller à la réalisation des objectifs fixés.

Parmi ses membres, on retrouve des personnalités de renom telles que Valérie Quiniou, experte en énergies renouvelables. Et Thierry Sibieude, professeur émérite à l’Essec. Ce comité est essentiel pour assurer que les décisions de Ring Capital restent alignées avec sa raison d’être. Tout en renforçant la crédibilité de ses actions auprès de l’écosystème de l’entreprise.

Une nouvelle identité visuelle en phase avec ses valeurs

En plus de ce changement de statut, Ring Capital a repensé son identité visuelle pour mieux refléter ses ambitions. La nouvelle charte graphique, centrée sur la vitalité et l’énergie, incarne une approche plus humaine de l’investissement. Elle symbolise l’engagement de Ring Capital à investir dans des solutions essentielles pour l’avenir de la planète.

Cette nouvelle identité, visible sur leur site internet et dans leur communication, marque une étape importante dans la stratégie de l’entreprise. Comme l’explique Marie-Capucine Lemétais, Partner chez Ring Capital : « Ce changement visuel n’est pas seulement esthétique, il reflète notre vision et notre mission, plaçant le vivant au cœur de notre image. » Ring Capital se présente ainsi comme un acteur clé de la transition énergétique et sociale.

Un écosystème d’investissement dédié à l’impact

Ring Capital se distingue par un modèle unique axé sur l’impact à travers plusieurs stratégies d’investissement, couvrant des entreprises de toutes tailles et étapes de développement. Grâce à ses différents fonds, l’entreprise soutient des solutions innovantes répondant aux grands défis sociaux et environnementaux actuels.

Le fonds “Mission” accompagne les startups en phase de croissance, tandis que le fonds “Altitude” se concentre sur le développement d’entreprises à plus grande échelle. De plus, Ring Capital s’implique sur le continent africain avec son fonds “Ring Africa”, renforçant son rôle dans des géographies stratégiques pour le développement durable. Cette diversification permet à Ring Capital de jouer un rôle central dans la promotion d’un impact mesurable, tant en matière sociale qu’environnementale.

Une nouvelle étape vers un avenir durable

En devenant entreprise à mission et en réaffirmant son engagement à travers une nouvelle identité visuelle, Ring Capital s’inscrit dans une démarche de transformation profonde. L’entreprise souhaite allier impact et performance financière, tout en renforçant sa position comme acteur incontournable de l’investissement à impact. Cette évolution stratégique, soutenue par un écosystème d’experts et de partenaires, démontre que l’avenir de l’investissement réside dans des solutions durables et innovantes, au service d’un monde plus juste et résilient.

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RSE : les entreprises engagées volontairement affichent de meilleures performances

engagé rse

Le 10 avril 2024, EcoVadis, en collaboration avec le Pacte mondial des Nations Unies – Réseau France, a publié une étude inédite sur la performance RSE des entreprises françaises. L’analyse porte sur plus de 4 300 entreprises évaluées en 2023. Parmi elles, 30 % sont engagées volontairement dans le Pacte mondial, intégrant ses dix grands principes et plusieurs Objectifs de développement durable (ODD) à leur stratégie.

Les résultats sont sans appel : l’engagement volontaire améliore significativement la performance RSE, en particulier dans un contexte marqué par les incertitudes économiques et géopolitiques.

Des écarts de performance significatifs

Les entreprises participantes au Pacte mondial obtiennent en moyenne un score RSE supérieur de 12 points à celles qui ne le sont pas : 67 contre 55,1. Plus encore, 64 % d’entre elles atteignent un niveau “avancé” ou “excellent”, contre seulement 17 % des autres entreprises françaises.

Les domaines de l’éthique et des achats responsables bénéficient particulièrement d’un cadre structurant, avec des pratiques plus solides et mieux suivies.

Un effet bénéfique à toutes les échelles

L’étude montre que l’effet positif de l’engagement volontaire est visible quelle que soit la taille de l’entreprise :

  • PME (25 à 99 salariés) : +13 points
  • ETI (100 à 999 salariés) : +11 points
  • Grandes entreprises (1 000 salariés et plus) : +14 points

Les petites structures engagées démontrent qu’il est possible d’obtenir des résultats concrets en RSE, même avec des moyens limités.

Les PME engagées : un modèle à suivre

Les PME françaises participantes au Pacte mondial affichent une performance RSE moyenne de 68,4, contre 52,2 pour les autres. Près de 68 % d’entre elles atteignent un niveau “avancé” ou plus, contre seulement 18 % des PME non engagées.

L’environnement est le domaine où les progrès sont les plus marqués, avec une hausse de +5,6 points en cinq ans.

Des pratiques concrètes et mesurables

L’étude révèle que les entreprises engagées adoptent des pratiques plus structurées :

  • Énergie et CO2 : 75 % des PME engagées agissent sur leur consommation énergétique, contre 49 % des autres.
  • Conditions de travail : 71 % mènent des enquêtes de satisfaction, contre 44 %.
  • Éthique : 65 % disposent d’un système d’alerte contre la corruption, contre 31 %.
  • Achats responsables : 72 % imposent un code de conduite à leurs fournisseurs, contre 39 %.

Ces chiffres montrent que l’engagement ne se limite pas à la communication : il se traduit par des actions tangibles.

Une stratégie durable, pas une simple formalité

Pour Sylvain Guyoton, Chief Rating Officer chez EcoVadis, cette étude confirme que l’engagement volontaire n’est pas symbolique : « Il a un effet réel sur toutes les dimensions observées, des politiques internes jusqu’aux résultats obtenus. »

Nils Pedersen, délégué général du Pacte mondial – Réseau France, souligne quant à lui que cet engagement ouvre de nouvelles perspectives économiques : il stimule l’innovation, renforce la crédibilité des entreprises et facilite l’accès aux financements et aux marchés internationaux.

Retour d’expérience : le cas du Groupe SEB

Lors d’un webinaire de présentation de l’étude, le Groupe SEB a partagé son expérience. Évalué par EcoVadis depuis 2016 et membre du Pacte mondial depuis 2003, le groupe voit dans la RSE un levier stratégique de long terme.

Avec ses 40 marques iconiques et plus de 400 millions de produits vendus par an dans 150 pays, le Groupe SEB intègre la performance RSE dans toutes ses décisions. Pour Juliette Sicot-Crevet, directrice du développement durable, le score EcoVadis est devenu un argument de poids dans les relations commerciales, notamment avec les distributeurs.

Une opportunité pour les entreprises françaises

L’étude rappelle que la RSE ne doit pas être vue comme une contrainte, mais comme un levier de compétitivité durable. Les entreprises qui s’engagent volontairement améliorent non seulement leurs pratiques internes, mais renforcent aussi leur image, leur attractivité et leur résilience face aux défis futurs.

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Prosolia Energy et Stellantis : un partenariat renforcé

Prosolia Energy et Stellantis

Prosolia Energy et Stellantis : Prosolia Energy, un Producteur Indépendant d’Énergie (IPP), continue de jouer un rôle clé dans la transformation énergétique du secteur industriel en Europe. Depuis 2020, l’entreprise collabore avec Stellantis, un leader mondial de la mobilité durable, pour développer des solutions énergétiques décarbonées. Ce partenariat s’intensifie à travers la mise en place de nouveaux projets d’énergie renouvelable dans les usines de Stellantis en France et en Allemagne, permettant ainsi de renforcer la compétitivité de l’entreprise automobile tout en soutenant ses ambitions de neutralité carbone. Cet article explore les enjeux et les projets spécifiques liés à cette collaboration stratégique.

Un partenariat ambitieux pour une énergie verte en Europe

Le partenariat entre Stellantis et Prosolia Energy s’inscrit dans un cadre stratégique global qui vise à atteindre la neutralité carbone d’ici 2038. Dans cette optique, les deux entreprises ont décidé d’étendre leur collaboration avec de nouveaux projets d’énergie renouvelable destinés à décarboner les usines de Stellantis en France et en Allemagne. Ce nouvel accord prévoit le développement, la construction, l’exploitation et la maintenance de huit installations d’énergie renouvelable, représentant une capacité installée totale de 120 MW.

Ces projets incluent des installations hybrides intégrant des systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS), permettant ainsi d’optimiser l’utilisation de l’énergie verte tout au long de la journée. Ces projets font partie d’un portefeuille international d’autoconsommation d’environ 200 MW à travers l’Europe, s’inscrivant ainsi dans le cadre du plan stratégique Dare Forward 2030 de Stellantis.

Des installations dans les usines européennes de Stellantis

Les projets d’énergie renouvelable de Prosolia Energy se déploient dans les usines Stellantis situées en France et en Allemagne. En France, cinq sites de production seront équipés de nouvelles installations, totalisant une capacité de 109,6 MW. Ces sites incluent les usines de Stellantis à Hordain, Mulhouse, Rennes, Sept-Fons et Sochaux. En Allemagne, trois projets seront développés à Kaiserlautern, Russelsheim et Bochum, pour une capacité totale de 10 MW.

Ces installations auront un impact significatif sur les opérations de Stellantis, permettant aux sites de bénéficier d’une alimentation en électricité verte, contribuant ainsi à l’atteinte des objectifs de décarbonation du groupe. Le déploiement de ces nouvelles installations permettra non seulement de réduire les émissions de CO2, mais aussi de renforcer l’autonomie énergétique des usines, un atout crucial dans la transition énergétique.

Hybridation et stockage d’énergie : une réponse à la volatilité des énergies renouvelables

L’un des éléments clés de cette collaboration réside dans l’intégration de systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS) dans certaines des installations d’autoconsommation, notamment en France et en Espagne. Ces technologies permettent de stocker l’excédent d’énergie produite par les panneaux solaires ou les éoliennes pendant les périodes de faible demande, puis de libérer cette énergie lorsqu’elle est nécessaire, garantissant ainsi une fourniture stable et continue.

Prosolia Energy a déjà démontré l’efficacité de cette approche dans le cadre de projets précédents, comme celui de Saragosse en Espagne, où un projet hybride éolien-solaire de 58,4 MW a été mis en place. En Espagne, l’entreprise exploite également le plus grand système d’autoconsommation sur toiture avec une capacité de 18,3 MW. Ces projets hybrides représentent une avancée importante vers la création de solutions énergétiques compétitives et flexibles, adaptées aux besoins industriels spécifiques.

L’engagement de Stellantis envers la neutralité carbone

L’ambition de Stellantis en matière de neutralité carbone est au cœur de cette collaboration. Le constructeur automobile vise une réduction de 50 % de ses émissions de CO2 d’ici 2030, avant d’atteindre la neutralité carbone en 2038. Pour ce faire, l’entreprise mise sur des solutions énergétiques décarbonées, telles que celles développées avec Prosolia Energy. Les contrats d’achat d’électricité (PPA – Power Purchase Agreements) signés entre les deux entreprises garantissent un approvisionnement en énergie propre pour les usines de Stellantis, permettant ainsi au groupe de réaliser des économies tout en réduisant son empreinte carbone.

Arnaud Deboeuf, Directeur mondial de la fabrication et de la chaîne d’approvisionnement chez Stellantis, a souligné l’importance de cette collaboration dans l’atteinte des objectifs climatiques du groupe. Selon lui, l’engagement de Stellantis et la réactivité des équipes de Prosolia Energy sont des atouts essentiels dans la mise en œuvre de solutions d’approvisionnement en énergies renouvelables et la décarbonation des usines en Europe.

Prosolia Energy : un leader dans la transition énergétique industrielle

Prosolia Energy, fondée en 2003, se positionne comme un acteur majeur de la transition énergétique en Europe. Spécialisée dans la fourniture de solutions d’énergie renouvelable pour l’autoconsommation industrielle, l’entreprise développe des projets de grande envergure dans plusieurs pays européens, notamment en Espagne, au Portugal, en France, en Italie, en Allemagne et plus récemment au Mexique. Prosolia Energy possède un portefeuille de projets européens dépassant les 4 GW, et son expertise dans le domaine de l’énergie renouvelable lui permet de répondre aux besoins des grands consommateurs industriels, comme Stellantis.

L’entreprise se distingue par son engagement à innover en matière de technologies énergétiques et de systèmes de stockage, afin de proposer des solutions optimales qui allient rentabilité et respect de l’environnement. Cette expertise est un atout majeur pour accompagner les industries dans leur transition vers un modèle énergétique plus durable.

La collaboration entre Stellantis et Prosolia Energy

La collaboration entre Stellantis et Prosolia Energy constitue un modèle exemplaire de partenariat dans le secteur industriel pour la transition énergétique. Grâce à l’installation de projets d’énergie renouvelable et à l’intégration de technologies de stockage d’énergie, ce partenariat permet de réduire les émissions de CO2 des usines de Stellantis tout en améliorant leur compétitivité. Ce modèle pourrait servir de référence pour d’autres industries cherchant à adopter des solutions énergétiques durables et à soutenir les objectifs climatiques globaux.

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CSRD 2025 : vers un reporting de durabilité plus exigeant

CSRD 2025

La première vague de mise en conformité à la directive européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) a livré ses premiers enseignements. À travers l’analyse de 51 projets répartis sur 14 secteurs, cette étude dévoile les défis majeurs rencontrés par les entreprises, les priorités identifiées en matière de durabilité, et les écarts observés dans les niveaux de maturité sectoriels. Plus qu’un simple cadre réglementaire, la CSRD se révèle être un puissant levier de transformation des organisations, qui les pousse à renforcer leur gouvernance, à structurer leurs données et à repenser leur stratégie de durabilité. Retour détaillé sur cette première étape cruciale.

La double matérialité : entre pertinence et complexité

La CSRD introduit une approche innovante : la double matérialité, qui oblige les entreprises à prendre en compte à la fois l’impact de leurs activités sur l’environnement et la société, et les risques que les enjeux environnementaux et sociaux font peser sur leur performance financière. Si cette méthodologie est saluée pour sa pertinence, elle s’avère aussi particulièrement exigeante.

En moyenne, les entreprises ont retenu environ 627 points de données jugés matériels, chiffre réduit à 400-450 après l’application des filtres prévus par l’ESRS 2 (informations générales). Cette rationalisation, permise par l’analyse de double matérialité, permet de se concentrer sur les informations réellement stratégiques, évitant ainsi un reporting surchargé et peu lisible. Ce processus oblige néanmoins les entreprises à mener des analyses rigoureuses et à arbitrer sur des sujets parfois sensibles.

Les thématiques prioritaires : quels enjeux dominent ?

Parmi les 38 thématiques proposées par les normes ESRS, certaines s’imposent comme incontournables aux yeux des entreprises. Trois d’entre elles ressortent avec une très forte fréquence de matérialité :

  • L’égalité de traitement (S1), jugée prioritaire par 96 % des entreprises, traduit une prise de conscience accrue des enjeux sociaux et des attentes croissantes des parties prenantes en matière de diversité et d’inclusion.
  • L’atténuation du changement climatique (E1), identifiée comme matérielle par 92 %, témoigne de l’urgence climatique et de la nécessité d’agir rapidement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
  • La lutte contre la corruption (G1), considérée comme un enjeu clé par 84 %, reflète l’importance de l’intégrité et de la transparence dans la gouvernance des entreprises.

À l’inverse, certains sujets comme la pollution par microplastiques ou la préservation des ressources marines restent peu identifiés, traduisant une matérialité plus limitée selon les secteurs. Cette hétérogénéité illustre l’adaptation nécessaire des priorités ESG en fonction de l’activité et de l’exposition aux risques des entreprises.

Gouvernance et mobilisation interne : des écarts d’implication révélateurs

Le succès d’un projet CSRD repose en grande partie sur l’implication des instances dirigeantes. Lorsque la gouvernance est fortement mobilisée, les arbitrages stratégiques sont facilités et l’ambition renforcée. Pourtant, dans plus de la moitié des projets analysés, l’implication des dirigeants est jugée moyenne, laissant la responsabilité du pilotage à la seule direction RSE dans 45 % des cas.

Cette délégation exclusive à la RSE limite parfois la capacité à intégrer pleinement les enjeux de durabilité dans les décisions stratégiques. Elle révèle aussi une maturité encore inégale dans la compréhension des enjeux ESG au sein des comités de direction et des conseils d’administration.

Collecte de données : un obstacle opérationnel majeur

La collecte de données se révèle être le principal point de blocage pour les entreprises. 65 % d’entre elles font état de difficultés majeures à récupérer les informations nécessaires, en particulier en amont de la chaîne de valeur. Plusieurs facteurs expliquent ces freins :

  • Des données souvent indisponibles ou peu fiables chez les fournisseurs
  • L’absence de procédures standardisées de collecte
  • Une dépendance aux estimations, notamment pour les émissions indirectes (Scope 3), surtout dans les groupes multinationaux aux structures décentralisées

Les outils utilisés traduisent également une maturité technologique limitée. Excel reste l’outil privilégié pour 71 % des entreprises, tandis que seulement 24 % ont recours à des solutions numériques dédiées à la CSRD. Cette sous-utilisation des outils digitaux s’explique en partie par des arbitrages budgétaires, les investissements technologiques étant souvent repoussés après le premier exercice de reporting.

Transition climatique : des stratégies encore incomplètes

Bien que 80 % des entreprises déclarent publier un plan de transition climatique, seuls 49 % de ces plans sont considérés conformes aux exigences de l’ESRS E1. Ce constat met en lumière des stratégies encore partielles ou peu structurées, et une difficulté à aligner ces plans avec d’autres standards tels que le Bilan Carbone, le Science Based Targets initiative (SBTi) ou le GHG Protocol.

L’articulation entre ces différents référentiels reste complexe et nécessite un travail de convergence qui dépasse le simple cadre réglementaire. Cette situation illustre l’enjeu plus large de la cohérence des démarches de durabilité à l’échelle internationale.

Des maturités sectorielles contrastées

L’étude révèle des écarts significatifs entre les secteurs d’activité en matière de reporting durable. Les secteurs agroalimentaire, énergie et automobile apparaissent comme les plus avancés, avec en moyenne 10 thématiques ESRS identifiées comme matérielles, contre 7 en moyenne tous secteurs confondus.

Les secteurs confrontés à des enjeux plus techniques, comme la pollution, la biodiversité ou les relations avec les communautés affectées, peinent davantage à produire un reporting complet et robuste. Cette difficulté reflète à la fois la complexité intrinsèque de ces thématiques et le manque d’outils ou de méthodologies éprouvées pour les aborder.

Une première étape vers une transformation durable

Cette première vague de reporting sous la CSRD marque un tournant décisif pour les entreprises. Au-delà de l’obligation réglementaire, ce processus engage les organisations dans une transformation profonde de leurs pratiques, de leurs outils et de leur gouvernance. La directive européenne agit ainsi comme un révélateur des faiblesses, mais aussi comme un catalyseur d’amélioration continue.

Pour réussir, les entreprises devront renforcer l’intégration des enjeux ESG dans leur stratégie globale, investir dans des outils digitaux performants et impliquer pleinement leur gouvernance. Ce premier exercice n’est qu’une étape : il ouvre la voie à un reporting de durabilité plus fiable, pertinent et créateur de valeur sur le long terme.

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Du GNR pour notre économie verte !

Paris, le 13 Février 2024, dans un contexte de baisse de l’activité du secteur, Bruno Le Maire, ministre de
l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, annonce
plusieurs mesures de soutien aux entreprises du bâtiment et des travaux publics
.
Une mesure d’accompagnement des petites entreprises à la trajectoire de hausse
du tarif réduit d’accise sur le gazole non routier (GNR)

( la boutade du titre de votre média préféré Green Finance suffira amplement comme commentaire )

Les entreprises du secteur du BTP, dont le nombre de salariés n’excède pas 15,
pourront bénéficier, au titre de leur consommation 2024, d’un accompagnement
équivalent à 5,99 centimes par litre de GNR, dans la limite d’un montant maximal
de 20 000 €. Il sera versé en début d’année 2025.
Alors que le BTP n’a toujours pas retrouvé son niveau d’activité d’avant crise, cette
mesure d’accompagnement permettra de soutenir financièrement les petites
entreprises du secteur.
L’année 2024 sera par ailleurs mise à profit pour organiser une large concertation
avec les représentants du secteur afin d’envisager les mesures activables dans les
années à venir pour accompagner la trajectoire d’extinction progressive du tarif
réduit d’accise sur le GNR non-agricole : accompagnement financier du secteur,
promotion et valorisation des biocarburants, mesures d’aide à l’équipement en
matériels électriques ou moins consommateurs en carburants, renforcement des
contrôles quant à la bonne utilisation des tarifs réduits applicables.

Des mesures relatives à l’accélération des délais de paiement des administrations
publiques
Le projet de loi de simplification en cours de rédaction permettra une réduction
des délais de paiement des administrations publiques, ce qui participera à
améliorer la trésorerie des entreprises du secteur.
A cet égard, seront notamment examinées les possibilités de :

  • Limiter le report de paiement ou l’annulation à la première contestation de
    la part du donneur d’ordre public ;
  • Uniformiser et renforcer le niveau des taux d’intérêts moratoires appliqués
    aux mauvais payeurs publics ;
  • Rendre plus transparents les délais de paiement des payeurs publics ;
  • Appliquer automatiquement les intérêts moratoires plutôt qu’à la demande
    de l’entreprise.

Le Gouvernement annonce également la tenue au cours des prochaines semaines
d’un Conseil national de la construction et de la rénovation qui abordera
l’ensemble de ces sujets et des thématiques propres au secteur du BTP, dans la
poursuite des travaux des Assises du BTP qui ont eu lieu en 2023.

Carbon Data Network : une révolution pour la décarbonation des entreprises

Carbon Data Network

Carbon Data Network: la transition vers la neutralité carbone s’impose comme un défi crucial pour les entreprises du monde entier. Pourtant, la majorité d’entre elles rencontrent des difficultés à mesurer et à réduire efficacement leurs émissions, en particulier celles du Scope 3, qui concernent l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement. Aujourd’hui, seules 16 % des grandes entreprises sont en bonne voie pour atteindre leurs objectifs Net Zéro d’ici 2050, ce qui souligne l’urgence d’une approche plus rigoureuse et structurée.

Dans ce contexte, EcoVadis a dévoilé le Carbon Data Network, une plateforme innovante qui vise à améliorer la fiabilité des données carbone et à accélérer la décarbonation à grande échelle. En s’appuyant sur un réseau de plus de 150 000 organisations, cette solution offre aux entreprises un moyen efficace de collecter, analyser et exploiter des données précises, leur permettant ainsi de mieux répondre aux exigences réglementaires et d’accélérer leur transition écologique.

Carbon Data Network : un outil essentiel pour fiabiliser les données carbone

L’un des principaux freins à la décarbonation des entreprises est le manque de fiabilité des données disponibles. De nombreuses organisations peinent à obtenir des informations précises sur leurs émissions, ce qui complique l’élaboration de stratégies efficaces. Le Carbon Data Network répond à ce défi en mettant en place un cadre robuste permettant d’évaluer la qualité des données fournies par les fournisseurs.

Grâce à un système d’analyse avancé, les entreprises peuvent identifier les incohérences et améliorer la précision de leurs rapports carbone. Cette démarche s’inscrit dans un contexte réglementaire de plus en plus exigeant. Le Mécanisme d’Ajustement Carbone aux Frontières (CBAM) oblige désormais les entreprises à justifier leurs émissions avec des données précises, renforçant ainsi la nécessité d’outils capables d’assurer la transparence des informations transmises.

Une approche structurée pour accélérer la décarbonation avec le Carbon Data Network

Au-delà de l’amélioration de la qualité des données, le Carbon Data Network propose une approche complète pour aider les entreprises à structurer leur transition écologique. En intégrant la plateforme, elles accèdent à des outils permettant de mieux comprendre leurs émissions et de mettre en place des plans d’action concrets.

L’accompagnement des fournisseurs est un élément central de cette démarche. La plateforme permet d’évaluer leur maturité en matière de décarbonation et de leur proposer des actions adaptées à leur niveau d’engagement. Les entreprises disposent ainsi de solutions pour mobiliser l’ensemble de leur chaîne de valeur, rendant la transition vers le Net Zéro plus efficace et cohérente.

Un écosystème collaboratif pour une transformation à grande échelle

L’accélération de la décarbonation ne peut se faire sans une collaboration étroite entre les différents acteurs économiques. EcoVadis a ainsi développé des partenariats stratégiques avec des spécialistes de la mesure carbone, tels que Sweep et Normative, afin d’améliorer l’interopérabilité des données et de faciliter leur partage au sein des chaînes d’approvisionnement.

Ces collaborations permettent d’automatiser l’intégration des données fournisseurs dans les calculs du Scope 3, garantissant ainsi une plus grande précision. Lors d’un projet pilote mené avec Sweep, la SNCF a pu accéder en temps réel aux informations carbone de ses fournisseurs, ce qui a considérablement amélioré la fiabilité de son reporting et l’efficacité de sa stratégie de réduction des émissions.

EcoVadis continue d’élargir son réseau de partenaires pour renforcer l’impact du Carbon Data Network. Une expérimentation est en cours avec l’un des grands clients communs d’EcoVadis et de Normative, et ses résultats seront publiés prochainement.

Une avancée technologique pour une transition efficace

L’innovation joue un rôle clé dans la réussite des stratégies de décarbonation. EcoVadis intègre des technologies avancées, notamment l’intelligence artificielle et l’automatisation, pour accroître la disponibilité et la fiabilité des données carbone. L’objectif est d’offrir aux entreprises une visibilité sans précédent sur leur empreinte environnementale et de leur fournir des analyses détaillées pour orienter leurs décisions stratégiques.

La transition vers le Net Zéro nécessite des actions concrètes, une collaboration renforcée et une confiance accrue dans les données disponibles. En facilitant l’accès à des informations fiables et en intégrant des outils performants, le Carbon Data Network permet aux entreprises de dépasser les approches basées sur des moyennes sectorielles pour adopter des stratégies plus précises et efficaces.

Vers une transformation durable des entreprises

Avec le Carbon Data Network, EcoVadis propose une solution complète pour aider les entreprises à relever le défi de la neutralité carbone. En leur permettant d’accéder à des données plus précises, de structurer leur démarche et d’impliquer l’ensemble de leurs partenaires, cette plateforme marque une avancée majeure dans la transition écologique du monde économique.

L’engagement des entreprises en faveur de la décarbonation ne se limite plus à une simple contrainte réglementaire. Il devient un levier stratégique pour renforcer leur compétitivité, répondre aux attentes croissantes des consommateurs et contribuer activement à la lutte contre le changement climatique.

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Crise climatique, justice sociale et responsabilité politique

Crise climatique

Le débat climatique s’intensifie à mesure que les impacts se multiplient et que les inégalités se creusent. Les discussions publiques montrent une montée des tensions, mais aussi un besoin de clarifier les notions de justice, de responsabilité et de priorités collectives.
À travers ces extraits, plusieurs thèmes émergent : l’héritage colonial dans les émissions mondiales, la place de l’activisme radical, la récupération politique du climat et l’opposition entre écologie et préoccupations quotidiennes.
Cet article propose une analyse structurée de ces enjeux pour mieux comprendre les lignes de fracture et les pistes d’action qui se dessinent.

Héritage, responsabilités et injustices d’un réchauffement global

Le changement climatique n’est pas une catastrophe naturelle surgie de nulle part. Il résulte de deux siècles de développement économique fondé sur l’extraction intensive de ressources naturelles.
Les régions les plus industrialisées portent la plus grande part de responsabilité historique. Pourtant, ce sont les populations les plus vulnérables qui subissent aujourd’hui les impacts les plus violents : événements extrêmes, dégradation des terres, pertes économiques, déplacements forcés.
Cette dissymétrie alimente un sentiment profond d’injustice. Elle explique en partie la colère qui traverse certains mouvements activistes et certaines communautés touchées de plein fouet.

Les populations les plus exposées ne sont pas les plus émettrices

Les zones géographiques qui émettent le moins de gaz à effet de serre sont souvent celles qui paient le plus lourd tribut.
Cela crée un décalage brutal entre la responsabilité des uns et la souffrance des autres.
Pour beaucoup, il ne s’agit pas simplement d’un débat scientifique ou technique, mais d’une question existentielle où la survie même de communautés entières est en jeu.
Ce constat renforce les appels à une redistribution des responsabilités internationales, mais aussi à une transformation profonde des modèles économiques.

Radicalité, activisme et espace politique : un débat sous tension

Une part croissante de la population estime que les voies institutionnelles classiques sont trop lentes. L’urgence ressentie face aux impacts climatiques pousse certains groupes à adopter des stratégies plus directes, parfois perçues comme radicales.
Ces actions suscitent fascination, incompréhension ou rejet. Elles révèlent cependant une réalité : la radicalité naît souvent dans des contextes où les décisions politiques tardent, où les inégalités se creusent et où la confiance dans les institutions décline.

Une violence qui reste avant tout systémique

Certains militants rappellent que la violence la plus destructrice ne vient pas des actions de protestation, mais des mécanismes économiques et politiques qui perpétuent les émissions et aggravent les impacts climatiques.
Pour eux, briser une vitrine ou interrompre un événement n’est rien en comparaison de la violence structurelle qui frappe les populations exposées.
Ce discours, qu’on l’approuve ou non, reflète un malaise croissant face au décalage entre les alertes scientifiques et la lenteur des réponses politiques.

Récupérations politiques et bataille culturelle autour du climat

La crise environnementale devient un terrain de bataille idéologique. Certains courants politiques s’emparent du climat pour défendre une vision identitaire, un repli nationaliste ou des discours de peur.
Cette récupération détourne l’attention des enjeux réels et nourrit des divisions artificielles.
Elle oppose les populations entre elles : centres urbains contre zones rurales, jeunes contre moins jeunes, militants contre travailleurs.

Une polarisation dangereuse pour l’action collective

La stratégie des discours extrêmes consiste souvent à provoquer l’indignation pour éviter les débats de fond. Ce phénomène crée des blocages émotionnels.
Il entretient l’idée que l’écologie serait un luxe, une obsession de privilégiés ou un projet de contrainte.
En réalité, les populations les plus fragiles sont les premières à souffrir de la dégradation du climat, de la montée des prix, des risques sanitaires et des pertes agricoles.
L’enjeu est donc de reconstruire un espace commun où l’écologie n’apparaît plus comme un facteur de division, mais comme un levier de justice et de protection.

Le climat face aux urgences du quotidien : une fausse opposition ?

Beaucoup de personnes jugent l’écologie secondaire face aux difficultés immédiates : pouvoir d’achat, emploi, logement, sécurité.
Cette perception s’explique en partie par une communication politique indigeste, parfois moralisatrice, qui oppose transition écologique et qualité de vie.
Pourtant, les deux sujets sont intimement liés.
La question climatique impacte directement les prix de l’énergie, la disponibilité de l’eau, la stabilité alimentaire, la santé respiratoire, les infrastructures et les budgets publics.

Le climat comme question sociale avant tout

Réduire l’écologie à un agenda technique empêche d’en comprendre la portée sociale.
Il s’agit d’un enjeu de protection, de stabilité, d’équité et de résilience.
Les populations vulnérables, souvent éloignées des centres de décision, sont les premières touchées par les crises environnementales.
Les politiques climatiques doivent donc être pensées pour améliorer concrètement la vie quotidienne, et non comme une liste d’interdictions ou de sacrifices.

Vers une vision commune : reconstruire un récit collectif

L’écologie souffre parfois d’un imaginaire basé sur la peur ou la contrainte.
Pour avancer, il faut reconstruire un récit plus concret : celui d’une société plus stable, plus juste, plus respirable. Un récit capable de rassembler plutôt que diviser.

La transition écologique ne pourra réussir que si elle tient compte des inégalités, des fractures territoriales et des héritages coloniaux.
Cela implique une répartition plus juste des efforts, des investissements massifs et une écoute réelle des populations concernées.
Ce changement de paradigme peut renforcer la cohésion collective et redonner du sens à l’action politique.

La crise climatique n’est pas seulement une question environnementale.

Elle révèle des inégalités profondes, une défiance envers les institutions et une fragmentation sociale croissante.
Pour sortir de l’impasse, il faut aborder l’écologie comme un projet de société fondé sur la justice, la responsabilité et la solidarité.
Les débats, parfois vifs, montrent que la société cherche encore son équilibre.
Mais ils révèlent aussi une prise de conscience essentielle : l’avenir écologique sera indissociable de l’avenir social.

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Marseille modernise ses écoles grâce au soutien de la Banque européenne d’investissement

Marseille modernise ses écoles

Marseille lance une transformation ambitieuse de ses écoles primaires avec le soutien de la Banque européenne d’investissement (BEI). Plus de 400 millions d’euros seront investis pour rénover et reconstruire 477 établissements scolaires sur près de sept ans. Ce projet, qui touche environ 30.000 élèves. S’inscrit dans le cadre du programme national « Marseille en Grand » et vise à améliorer à la fois les conditions d’apprentissage et l’empreinte environnementale des bâtiments.

Un financement massif et structuré

La BEI apporte un soutien significatif à Marseille à travers deux prêts distincts totalisant 425 millions d’euros. Un premier prêt de 340 millions d’euros est destiné à la Société Publique des Écoles Marseillaises (SPEM). Structure publique créée pour piloter les rénovations lourdes de 188 écoles. Grâce à la garantie de l’État français, les conditions financières sont particulièrement avantageuses. La BEI accompagne également la SPEM avec des services de conseil financés par le programme européen InvestEU pour identifier des subventions complémentaires. Le second prêt, d’un montant de 85 millions d’euros. Est accordé directement à la ville de Marseille pour la réhabilitation de 289 écoles.

Un programme ambitieux au service des élèves

Le « Plan Écoles » représente un chantier inédit par son ampleur et sa durée. Plus de 129.000 m² de bâtiments seront rénovés ou reconstruits pour mieux répartir les effectifs scolaires. Améliorer les infrastructures et augmenter la performance énergétique des écoles. Les élèves bénéficieront de locaux modernes, sécurisés et adaptés à l’enseignement contemporain. Tandis que les enseignants disposeront d’outils et de structures facilitant un apprentissage de qualité.

Des bénéfices environnementaux et sociaux

Les travaux permettront non seulement de moderniser les infrastructures. Mais aussi de réduire l’empreinte carbone des bâtiments scolaires grâce à des techniques de construction et de rénovation durables. Les espaces verts et les cours végétalisées contribueront à un environnement plus sain et agréable pour les élèves. Ce projet s’inscrit dans une vision de long terme. Combinant amélioration des conditions d’enseignement, respect de l’environnement et renforcement du tissu urbain marseillais.

Des acteurs engagés pour la réussite du projet

Le programme mobilise l’ensemble des acteurs institutionnels. Benoît Payan, maire de Marseille, souligne l’importance historique du chantier. Pour rattraper des décennies de retard et garantir l’égalité des chances dès le plus jeune âge. Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, met en avant l’investissement tourné vers l’avenir et les bénéfices concrets pour les élèves. Nicolas Andreatta, directeur de la SPEM, insiste sur la qualité des infrastructures. Et leur intégration harmonieuse dans le quartier, tandis que Georges-François Leclerc, préfet de région, rappelle l’importance de la garantie de l’État pour sécuriser le financement et assurer la réussite du programme.

Un projet emblématique pour l’avenir de Marseille

Le Plan Écoles illustre comment la coopération entre la BEI. L’État et la municipalité peut transformer en profondeur un parc scolaire urbain. Il combine modernisation des infrastructures, efficacité énergétique et amélioration de l’environnement pédagogique. Pour Marseille, cette initiative constitue un investissement stratégique dans l’éducation et le développement durable. Offrant aux prochaines générations des conditions optimales pour grandir, apprendre et s’épanouir.

Soutien de la BEI au Plan Écoles de Marseille

Le soutien de la BEI au Plan Écoles de Marseille marque un tournant pour l’éducation dans la cité phocéenne. Avec près de 30.000 élèves concernés et plus de 129.000 m² de bâtiments rénovés, le projet allie modernisation des infrastructures, amélioration de la qualité de l’enseignement et engagement environnemental. Il démontre que des partenariats public-privé solides peuvent générer des impacts durables, en offrant aux jeunes générations des écoles à la hauteur des ambitions d’une grande ville européenne.

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Carrefour et les milliards d’aides publiques : quand l’emploi devient un simple calcul

Carrefour

Depuis plusieurs années, Carrefour bénéficie d’aides publiques massives censées soutenir l’emploi et la compétitivité du groupe. Pourtant, derrière cette manne financière, le géant de la distribution semble adopter des stratégies qui mettent en péril les salariés. Et interrogent l’efficacité réelle de ces soutiens. Entre externalisation de magasins et manque de transparence, la polémique est relancée.

Un examen sous le feu des projecteurs

Le 31 mars 2025, le PDG de Carrefour a été entendu par la commission d’enquête du Sénat concernant l’usage des aides publiques accordées aux grandes entreprises. Quelques mois plus tard, le 1er juillet, le rapport officiel révèle que les aides versées aux entreprises du secteur privé ont atteint au moins 211 milliards d’euros en 2023.

Dans ce contexte, une enquête du journal Le Monde, datée du 27 mai 2025, révèle une pratique particulièrement controversée. Chaque année, une quarantaine de magasins déficitaires de Carrefour sont transformés en franchises ou confiés à des gérants indépendants. Les syndicats dénoncent une forme de « plan social déguisé ». Pointant le risque de dégradation des conditions de travail et de perte de droits pour les salariés concernés.

Les chiffres qui font réfléchir

Entre 2013 et 2018, Carrefour a touché 744 millions d’euros au titre du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi (CICE). Ainsi que 1,289 milliard d’euros d’exonérations de cotisations sociales. Au total, ce sont donc plus de 2 milliards d’euros d’aides publiques dont le groupe a bénéficié.

Pourtant, malgré cette enveloppe colossale, les transformations structurelles se poursuivent. Près de 170 000 personnes travaillent sous l’enseigne en France. Mais la requalification en franchise ou location-gérance concerne environ 40 magasins chaque année. Pour 2025, 39 magasins, impliquant près de 4 300 salariés, pourraient subir ce même sort. Ces chiffres mettent en lumière un paradoxe : d’un côté, des aides massives censées protéger l’emploi. De l’autre, une stratégie qui déplace le risque et fragilise le personnel.

Les conséquences sociales inquiétantes

L’objectif affiché des aides publiques est de soutenir l’emploi et de favoriser la compétitivité des entreprises. Mais pour les syndicats, la réalité est bien différente. La pression sociale s’accroît : perte d’avantages, diminution des effectifs. Et modification du statut des salariés sont au programme pour ceux concernés par l’externalisation.

La commission sénatoriale souligne d’ailleurs un manque de contrôle sur l’usage de ces aides et recommande de conditionner leur attribution à des contreparties strictes. Maintien de l’emploi, transparence dans la gestion des fonds et respect des droits sociaux. Sans ces garde-fous, les aides risquent de se transformer en simple soutien à la rentabilité plutôt qu’en levier pour la protection des salariés.

Une question politique et éthique

La médiatisation du rapport de juillet 2025 met Carrefour sous les projecteurs et relance le débat sur l’efficacité et l’éthique des aides publiques. Dans un contexte de forte concurrence, de transformation numérique et de marges sous pression. Le modèle de l’hypermarché est lui-même remis en cause.

La question centrale devient alors : ces milliards d’euros d’aides ont-ils réellement servi à consolider l’emploi et la pérennité du groupe, ou ont-ils surtout alimenté la rentabilité, les dividendes et les restructurations qui fragilisent les salariés ?

Carrefour, symbole d’un système à revoir

La controverse autour de Carrefour dépasse largement le seul groupe. Elle interroge l’ensemble du dispositif d’aides publiques aux grandes entreprises, notamment dans le secteur de la distribution, où l’emploi et les conditions sociales sont au cœur de la légitimité de l’entreprise.

Entre les chiffres précis des aides et la mise en place de transformations structurelles qui déplacent les risques, le contraste est frappant. Il souligne un décalage inquiétant entre les intentions affichées des aides publiques et leurs effets réels sur les salariés. Carrefour devient ainsi le symbole d’un système où la générosité de l’État semble parfois profiter davantage aux stratégies financières qu’aux hommes et aux femmes qui font vivre le groupe.

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L’essor de l’investissement spatial

investissement spatial

L’espace, longtemps dominé par des programmes étatiques, s’est métamorphosé en une industrie florissante et commercialisée. Aujourd’hui, l’économie spatiale mondiale est estimée à 500 milliards de dollars et devrait dépasser les 1,8 trillion de dollars d’ici 2035. Cette croissance impressionnante est propulsée par des avancées technologiques majeures, telles que les fusées réutilisables et l’innovation dans le domaine des satellites. Des entreprises comme SpaceX, avec son service Starlink, connaissent un succès croissant, offrant des opportunités inédites pour les investisseurs. Cependant, cette révolution spatiale n’est pas sans risques. Entre défis géopolitiques, obstacles réglementaires et besoins en capital, les investisseurs doivent peser le potentiel et les risques de ce secteur dynamique et en pleine mutation.

L’industrie spatiale : une révolution en marche

L’évolution de l’industrie spatiale, qui passe de la sphère étatique à une économie privée florissante, est alimentée par des technologies de rupture et des applications commerciales. Parmi les secteurs les plus prometteurs se trouvent les systèmes basés sur les satellites, qui sont désormais au cœur de nouveaux modèles commerciaux. Les satellites, utilisés pour les communications, la navigation et l’observation de la Terre, ouvrent la voie à une multitude d’applications dans des domaines aussi variés que la connectivité mondiale, l’agriculture de précision, la gestion des catastrophes ou encore la géolocalisation.

SpaceX, par exemple, a déjà atteint un flux de trésorerie opérationnel positif en 2024 et compte près de 4,6 millions d’abonnés à son service Starlink. En seulement trois mois, le nombre d’abonnés a augmenté de 600 000 utilisateurs, montrant ainsi l’énorme demande pour les services Internet par satellite. Cette évolution s’inscrit dans un cadre plus large où des entreprises comme AST SpaceMobile, qui utilise les plus grandes batteries de satellites en orbite terrestre basse, rendent possible un accès Internet dans les zones les plus reculées du monde.

Une infrastructure clé pour l’expansion spatiale

L’expansion de l’industrie spatiale dépend également de l’infrastructure mise en place pour soutenir les ambitions de ces entreprises. Parmi les développements clés se trouvent les services de lancement et la construction de stations spatiales, éléments indispensables à la concrétisation de missions spatiales à long terme. Des acteurs comme MDA Space, connu pour sa contribution à la Station spatiale internationale, ou Spire, qui déploie une constellation de CubeSats pour des prévisions météorologiques plus précises, sont des pionniers dans ce domaine. Leur travail ouvre la voie à une gestion plus efficace de l’espace et à l’exploitation de nouveaux marchés.

Redwire, par exemple, est un partenaire majeur de la NASA et participe activement à la construction de cette infrastructure essentielle. Cette société se positionne comme un acteur clé dans le développement d’une infrastructure spatiale durable et rentable, en offrant des services allant de la fabrication de satellites à la gestion d’opérations complexes dans l’espace.

Les technologies de demain : un potentiel disruptif

L’industrie spatiale ne se limite pas à des applications et infrastructures existantes. Les technologies d’avenir telles que la communication quantique et la fabrication en apesanteur pourraient transformer des secteurs entiers de l’économie. Par exemple, la communication quantique pourrait révolutionner la sécurité des communications en rendant les transmissions spatiales pratiquement inviolables, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités dans les domaines de la cybersécurité et des télécommunications.

De plus, la fabrication en apesanteur pourrait permettre la création de matériaux et de produits dont les propriétés ne peuvent être obtenues qu’en dehors de l’atmosphère terrestre. Ces avancées technologiques pourraient non seulement contribuer à la croissance de l’industrie spatiale mais également avoir un impact profond sur d’autres secteurs industriels sur Terre, comme la fabrication de semi-conducteurs ou la production de médicaments.

Les défis à surmonter : risques et obstacles dans le secteur spatial

Cependant, investir dans l’espace comporte des risques significatifs. Le secteur spatial nécessite des investissements en capital considérables, avec des retours qui peuvent mettre plusieurs années à se matérialiser. L’ampleur des investissements nécessaires et les coûts de développement élevés représentent un défi majeur pour les entreprises émergentes et les investisseurs.

Les obstacles réglementaires sont également un facteur de risque important. L’Union internationale des télécommunications (UIT) régule les fréquences radio, cruciales pour le bon fonctionnement des réseaux de satellites. De plus, les licences nationales nécessaires pour opérer ces fréquences ajoutent une couche de complexité juridique et géopolitique. Les tensions entre les grandes puissances, notamment dans le domaine de la régulation des orbites et des fréquences, peuvent également entraver le développement rapide de certains projets.

Enfin, la dépendance à l’égard des technologies et les retards dans leur mise en œuvre représentent des risques inhérents. Des retards dans les lancements de satellites ou des dysfonctionnements technologiques peuvent entraîner des pertes financières importantes, ralentir l’expansion des services et freiner l’innovation.

Vers une nouvelle ère de l’investissement spatial

Le secteur spatial représente une opportunité d’investissement unique, avec des perspectives de croissance exponentielles, notamment grâce à l’essor des services basés sur les satellites et des infrastructures spatiales. Des entreprises comme SpaceX, AST SpaceMobile, et MDA Space ouvrent la voie à des projets innovants qui pourraient transformer des secteurs entiers de l’économie mondiale.

Cependant, la prudence reste de mise. Les investisseurs doivent prendre en compte les défis technologiques, réglementaires et géopolitiques qui peuvent entraver la croissance rapide du secteur. L’espace est un domaine à fort potentiel, mais il requiert une gestion des risques avisée et un suivi constant des évolutions technologiques et réglementaires.

À propos de DNB AM

DNB Asset Management est un gestionnaire d’actifs nordique de premier plan, appartenant à DNB ASA, l’un des plus grands groupes financiers nordiques, coté à la Bourse d’Oslo. DNB AM propose des produits d’investissement diversifiés, en mettant l’accent sur les actifs nordiques et des thèmes de niche. En tant que gestionnaire d’actifs expérimenté, DNB AM se distingue par sa capacité à identifier des opportunités uniques dans des secteurs en forte croissance, comme l’industrie spatiale.

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