UBS GWM investit dans le fonds durable CT (Lux) Enhanced Income

L’orientation “value” confère au fonds une dynamique de style différenciante

Columbia Threadneedle Investments, groupe de gestion d’actifs international de premier plan, annonce le 2 octobre 2023 que son client de longue date, UBS Global Wealth Management (UBS GWM), a pris une participation significative dans son nouveau fonds CT (Lux) Sustainable Global Equity Enhanced Income Fund (le “Fonds”).

Le nouveau Fonds, lancé fin août, est classé Article 8 conformément à la réglementation SFDR et vise à dégager des niveaux de rendements résilients issus d’un portefeuille composé de sociétés leaders en matière de développement durable. Le portefeuille est complété par une stratégie d’overlay afin d’optimiser les rendements avec un objectif combiné de 4 à 8% par an.

Le Fonds s’articule autour de thématiques durables afin d’identifier 30 à 50 titres de sociétés susceptibles de bénéficier des tendances associées au développement durable ou d’y contribuer. Nick Henderson, gérant du Fonds et l’équipe Actions mondiales de Columbia Threadneedle ont identifié sept « mégatendances », dont la transition énergétique, la santé et le bien-être ou encore les villes durables, qui viendront soutenir, sur le long terme, ces entreprises bien positionnées.

Bien que le Fonds se concentre sur les fournisseurs de solutions durables, le portefeuille affiche un style plus marqué core/value que les autres fonds d’actions durables, qui affichent généralement un style « croissance ».

Bruno Marxer, Head of Global Investment Management chez UBS GWM, a déclaré : « Le développement durable est une tendance fondamentale qui, selon nous, continuera à façonner les marchés. Nous sommes donc heureux de lancer une nouvelle solution d’investissement durable en collaboration avec un partenaire  pour lequel nous avons beaucoup d’estime, afin d’offrir à nos clients un accès exclusif à un fonds qui s’aligne sur les tendances du marché et contribue à la diversification du portefeuille. »

Michaela Collet Jackson, Head of distribution, EMOA chez Columbia Threadneedle, a fait l’éloge du partenariat avec UBS GWM : « Nous sommes fiers et reconnaissants qu’UBS GWM ait une fois de plus fait confiance à Columbia Threadneedle en investissant dans un autre de nos nouveaux fonds durables. La contribution d’UBS GWM permet au fonds d’atteindre immédiatement une taille critique, ce qui donne au gérant la possibilité d’investir de manière significative et d’ouvrir le Fonds à d’autres investisseurs potentiels. En étroite collaboration avec notre client, ce fonds a été pensé pour  fournir la composante de rendement optimisé que les investisseurs sont si désireux d’obtenir dans l’environnement inflationniste persistant actuel, et ce dans un portefeuille durable différencié. »

SUEZ émet avec succès 600 millions de livres sterling sous format Green

Après ses deux premières obligations émises en euros, successivement en mai et en octobre 2022, SUEZ a lancé hier avec succès son émission inaugurale en livres sterling sous format Green d’une durée de 20 ans.

Emission obligataire de £600 millions à un taux fixe annuel de 6,625% et d’une maturité de 20 ans

Après ses deux premières obligations émises en euros, successivement en mai et en octobre 2022, SUEZ a lancé hier avec succès son émission inaugurale en livres sterling sous format Green d’une durée de 20 ans.

À la suite d’un roadshow qui a rassemblé plus de 60 investisseurs, cette nouvelle transaction a engendré une forte demande de la part des investisseurs avec un carnet d’ordres ayant atteint £1,1 milliard, représentant une sursouscription de près de deux fois la taille initialement visée.

Cette émission vise à :

  • refinancer une partie de la facilité d’acquisition d’1,2 milliard d’euros levée en décembre 2022 pour finaliser l’acquisition de SUEZ recycling and recovery UK ;
  • diversifier la base d’investisseurs du Groupe ;
  • renforcer la structure financière du Groupe en augmentant de 2 ans la maturité moyenne de sa dette pour la porter à 8,5 ans.

La dette senior à long terme de SUEZ est notée Baa2 (perspective stable) par Moody’s.

HSBC, NatWest Markets, RBC Capital Markets, et Santander ont agi en tant que Active Bookrunners sur cette opération. BBVA, BNP Paribas, Morgan Stanley et SMBC ont été associés en tant que Passive Bookrunners.

Sabrina Soussan, Présidente Directrice Générale de SUEZ, a déclaré : « En lien avec notre feuille de route développement durable 2023-2027, cette troisième émission d’obligations vertes, la première de SUEZ en livres sterling, témoigne de la confiance des investisseurs dans le Groupe et de l’engagement de SUEZ à intégrer le développement durable dans son plan de financement ».

Alstom plonge en Bourse

L’action du constructeur ferroviaire français plongeait de près de 38 % ce jeudi après un avertissement, la veille, sur un indicateur clé de trésorerie. Pour consolider son bilan, le groupe réfute l’hypothèse d’une augmentation de capital.

La bourse a très mal réagi, jeudi, aux annonces d’Alstom formulées la veille. Au point qu’en milieu d’après-midi, son cours était en chute libre de 38 %. En cause : l’annonce, mercredi soir, d’une forte réduction de sa prévision de flux de trésorerie disponible (FCF) pour l’année fiscale, un indicateur clé de trésorerie. Raison avancée : l’accélération de la mise en production de trains et des retards de certaines commandes. La cotation du titre a subi son plus fort repli depuis 1992.

Alstom a annoncé s’attendre désormais à un FCF négatif de 500 à 750 millions d’euros pour son exercice fiscal décalé 2023-2024, qui sera bouclé fin mars, après un FCF négatif de 1,15 milliard d’euros pour le seul premier semestre. Le groupe prévoyait auparavant un FCF annuel « significativement positif ».

Possibles cessions

Lors d’une conférence avec les analystes, le nouveau directeur financier Bernard Delpit a écarté le besoin de recourir à des levées de fonds, tout particulièrement à travers une augmentation de capital, pour protéger le bilan du groupe. Un scenario suggéré juste avant par les analystes de Stifel. En revanche, le dirigeant s’est dit ouvert à la possibilité de cessions, si cela fait du sens.

« Les coups de plusieurs milliards portés au FCF semblent devenir une habitude pour Alstom. Sur une base de 12 mois glissants, les commandes et les recettes sont désormais clairement en deçà de la croissance du marché », pointe Stifel dans une note. Contrairement aux années passées, Alstom a atterri sur un volume de commandes proche de celui de ses livraisons (book-to-bill ratio), alors que le premier poste était traditionnellement supérieur au second, depuis le rachat de Bombardier Transport en 2021. Néanmoins, avec 3,5 milliards de liquidités, plusieurs analystes relativisent et pensent que le groupe est loin d’être aux abois.

Des livraisons moins élevées que prévu

Les difficultés actuelles tiennent à plusieurs éléments conjoncturels. D’une part, les livraisons de matériels roulants sont moins élevées que prévu. « La très forte accélération annoncée n’a pas eu lieu », détaille Oddo BHF. Exemple, son premier client, IDFM, vient encore de déplorer les 13 mois de retard annoncés par Alstom pour les livraisons des nouvelles rames du RER B (MI-20), une commande de 146 trains pour laquelle il doit présenter un « plan de rattrapage ». Or Alstom a engrangé des niveaux de stocks importants, pour éviter des interruptions de production dans ses usines.

Le constructeur a également des soucis à se faire en Grande-Bretagne. Au rang des retards de livraisons, figurent les trains Aventra, des rames électriques de transport périurbain héritées de Bombardier, choisies par six opérateurs anglais et fabriquées dans l’usine de Derby. Ce contrat massif sera finalisé avec retard, soit au cours de l’exercice 2024/2025, privant de facto Alstom de certaines avances de trésorerie.

L’inconnue du TGV britannique

Autre grosse inconnue outre-Manche, la commande du futur TGV britannique. Alstom avait emporté fin 2021 la compétition en pool avec Hitachi pour le premier lot de rames, soit 54 trains rapides pour un montant total de 2,3 milliards d’euros. Mais l’abandon officiel de la moitié nord du programme ferré (Birmingham-Manchester), ce mercredi, jette une énorme inconnue sur le développement à terme du TGV anglais.

Avec ces mauvaises surprises, les analystes redoutent un abaissement de la note de la part de Moody’s. « La note «investment grade» du groupe semble désormais menacée, une augmentation de capital devenant de plus en plus probable », estime Deutsche Bank, revoyant en baisse de 8 % en moyenne les estimations de bénéfices par action du groupe pour 2023-2025. Deutsche Bank s’attend également à ce que la dette nette annuelle du constructeur s’élève à 3 milliards d’euros, soit environ 1 milliard d’euros de plus que la prévision précédente.

Au-delà de son trou d’air passager, Alstom se veut néanmoins rassurant : « Nous restons déterminés à atteindre les objectifs de rentabilité et de génération de cash-flow libre à moyen terme », a déclaré le directeur général Henri Poupart-Lafarge en complément de son profit warning. Sur l’année, il anticipe un ratio de commandes sur chiffre d’affaires supérieur à un, une croissance de chiffre d’affaires d’au moins 5 % en organique, et une marge d’Ebit d’environ 6 %.

AXA Climate accompagne FnB Private Equity pour le lancement de son fonds article 9

AXA Climate

AXA Climate accompagne FnB Private Equity pour le lancement de son fonds article 9 dans le cadre de la mise en place d’une stratégie climat qui vise à soutenir les PME du secteur de l’agroalimentaire français et européen, au service de leur transition écologique.

Des investissements durables pour soutenir la transition du secteur agroalimentaire

Le secteur agroalimentaire est doublement concerné par les enjeux liés à la transition climatique : d’une part, son activité a un impact sur l’environnement, d’autre part il est lui-même directement exposé aux effets du dérèglement climatique. Par exemple, en France en 2022, les épisodes caniculaires des mois de juillet et de septembre ont entrainé une baisse de la production laitière de 20 %. Pour lutter contre ces effets, les acteurs de l’industrie agroalimentaire doivent décarboner leur chaine de valeur et modifier leurs pratiques en profondeur, afin de rendre les cultures plus résilientes et d’améliorer la qualité des sols.
Pour contribuer à relever ces défis, FnB Private Equity accompagne les entreprises de son portefeuille, des PME du secteur agroalimentaire, dans leurs transitions alimentaires, environnementales et sociales.
Parmi ses investissements récents, figure ainsi l’entrée au capital de l’entreprise iconique de purée de pommes de terre Mousline ou encore de Cafés Légal. Les investissements de FnB Private Equity sont réalisés dans le cadre du lancement d’un fonds labellisé « article 9 » qui accompagnera les entreprises engagées dans une voie de décarbonation compatible avec la stratégie nationale bas carbone ou alignées sur l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat.

Un partenariat solide et de long terme au service d’une stratégie climat

Pour permettre à FnB Private Equity d’atteindre ses objectifs en matière de durabilité et pouvoir répondre aux exigences liées à la classification article 9, AXA Climate a proposé des pistes d’actions pertinentes à mettre en place :

  • Réalisation d’un bilan carbone pour l’ensemble des entreprises en portefeuille ;
  • Définition d’un objectif de réduction de l’empreinte carbone pour chaque investissement réalisé par le fonds, en s’appuyant sur des scénarios de décarbonation tels que la Science-based targets initiative ou la stratégie nationale bas carbone ;
  • Évaluation de l’exposition et de la vulnérabilité des entreprises et de leurs activités aux risques climatiques physiques ;
  • Accompagnement des entreprises dans l’élaboration de leur stratégie d’atténuation et d’adaptation.

Cette collaboration a également permis à FnB Private Equity d’identifier les actions à mettre en œuvre, en matière sociale et environnementale, dans le cadre de la mise d’une stratégie climat ambitieuse.

Olivier Marchand, Président de FnB Private Equity témoigne : « En cohérence avec son statut de société à mission et dans le cadre de la levée d’un nouveau fonds article 9, nous avons décidé de formaliser une trajectoire de décarbonation de FnB avec le concours d’AXA Climate pour une mise en œuvre en lien avec l’ensemble des sociétés du portefeuille. Nous avons d’ores déjà initié l’établissement d’un bilan GES systématique de l’ensemble des sociétés et avons lancé un programme de formation de l’ensemble des collaborateurs des sociétés et de FnB Private Equity avec le concours d’AXA Climate School ».

Antoine Denoix, PDG d’AXA Climate ajoute : « La transition climatique est un parcours de longue haleine, de la définition d’une stratégie climat, à la mesure des émissions de gaz à effet de serre et la prise en compte des risques climatiques. Par conséquent, nous croyons qu’il faut nouer des partenariats solides et de long terme entre les parties prenantes pour que ces stratégies se déploient avec succès, comme c’est le cas avec FnB Private Equity. »

À propos d’AXA Climate

AXA Climate est une entité du groupe AXA, dédiée à l’adaptation climatique et environnementale.
La conviction de ses 150 collaborateurs ? Réduire les impacts négatifs sur la planète ne suffit pas. L’enjeu est désormais d’engager les entreprises dans la voie d’une économie régénérative.

Dans cette perspective, AXA Climate propose plus de 40 heures de formation digitale entreprises et organismes publics et éducatifs, afin d’accompagner leurs collaborateurs dans l’évolution de leurs métiers. Aujourd’hui, ce sont plus de 90 organisations qui intègrent la Climate School, la rendant accessible à plus de 4 millions de personnes à travers le monde. AXA Climate conseille les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie, de la finance et de la fonction publique pour qu’ils réussissent leur adaptation et aient un impact positif pour la planète. Enfin, grâce à l’assurance paramétrique, elle permet aux entreprises et aux populations d’être indemnisées en quelques heures, lorsqu’elles subissent les conséquences des aléas liés aux changements climatiques.

Pour en savoir plus : www.climate.axa

À propos de FnB Private Equity

FnB Private Equity a réalisé un premier closing à 100m€ pour son deuxième véhicule FNB Europe Fund SLP II, après avoir conclu sa première opération majoritaire avec l’acquisition de Cafés Legal en juin 2023. Classé Article 9 au sens de la règlementation SFDR, FNB Europe Fund SLP II poursuit la même stratégie que celle qui a contribué au succès de FNB Europe Fund SLP I.

Actionnaire majoritaire dans des PME qui transforment et commercialisent des produits alimentaires, FnB Private Equity intervient au moment d’une transmission, d’un changement de gouvernance ou d’une opération sur le capital et apporte ainsi à l’entreprise et à ses dirigeants les moyens de réaliser leur développement à venir. L’équipe FnB Private Equity est constituée d’ex-opérationnels (experts de l’industrie agroalimentaire et des produits de grande consommation) ayant eux même réalisé des opérations de carve-out auprès de grands groupes (Unilever pour Bénédicta, Heinz pour une usine de moutarde), pour leur propre compte et ceux de leurs actionnaires et d’investisseurs expérimentés. 

Animée d’un fort esprit entrepreneurial, l’équipe réunit l’ensemble des expertises du capital-investissement et de l’industrie agroalimentaire. Conscients des responsabilités et engagés sur les problématiques de transition de l’industrie, FnB Private Equity accompagne les PME de son portefeuille dans un esprit d’amélioration continue sur l’ensemble des sujets stratégiques, opérationnels et de société.

FNB EUROPE FUND SLP bénéficie de l’appui financier de l’Union européenne dans le cadre du Fonds européen pour les Investissements stratégiques (“EFSI”), créé dans le cadre du Plan d’investissement pour l’Europe. L’EFSI a pour but de contribuer à soutenir le financement et la mise en œuvre d’investissements productifs dans l’Union européenne et d’assurer un meilleur accès au financement.

Pour en savoir plus : https://fnbpe.com/

Rapport d’allocation et de performance 2022 des OAT vertes

Conformément aux engagements pris en 2017, lors du lancement inaugural de la première OAT verte, l’Agence France Trésor publie le sixième rapport d’allocation et de performance des OAT vertes, portant sur les fonds levés au cours de l’année 2022, soit un montant de 10 milliards d’euros. Ce rapport présente les dépenses adossées aux émissions des OAT vertes réalisées en 2022, ainsi que les indicateurs de performance qui leur sont associés. Il met en lumière l’étendue des actions menées par l’État en faveur de l’environnement et de la lutte contre le changement climatique, dans la lignée de l’Accord de Paris.

Le rapport évalue pour la première fois l’allocation des fonds levés au moyen de l’OAT verte indexée sur l’inflation européenne, lancée par l’AFT en mai 2022, et qui représente désormais un encours de 6,7 milliards d’euros.

Ce nouveau rapport revient également sur l’articulation entre l’émission d’obligations vertes et l’élaboration du Budget vert qui, depuis 2020, renseigne les citoyens sur l’impact environnemental des dépenses de l’État. Il approfondit, enfin, l’analyse des dépenses vertes éligibles en lien avec la Taxonomie européenne, dans un contexte où les bonnes pratiques de la finance durable évoluent.

Cyril Rousseau, directeur général de l’Agence France Trésor, souligne à cette occasion : « Le lancement réussi de l’OAT verte indexée sur l’inflation européenne a permis d’élargir l’offre de produits verts de l’AFT pour soutenir les actions menées par l’Etat en matière de lutte contre le changement climatique et en faveur de l’environnement. Les rapports publiés chaque année attestent du haut degré de transparence et de suivi que nous appliquons à nos OAT vertes, apprécié par les investisseurs. »

Un rapport du Conseil d’évaluation des OAT vertes, consacré aux subventions publiques aux énergies renouvelables, sera publié cet automne.
L’encours total de la dette verte émise par la France, à travers ses trois OAT vertes (l’OAT 2039, l’OAT 2044 et l’OAT€i 2038) s’élève aujourd’hui à 59 milliards d’euros.

1. L’AFT ET LES OAT VERTES

2. OAT VERTES ET PRIORITÉS ENVIRONNEMENTALE

3. DES SECTEURS PRIORITAIRES

4. UNE EXIGENCE D’ÉVALUATION

Téléchargez l’intégralité du Rapport d’allocation et de performance 2022 des OAT vertes

Transition énergétique accélérée avec l’AIE, la BCE et la BEI

L’AIE, la BCE et la BEI soulignent l’importance d’une transition énergétique accélérée pour la compétitivité industrielle et la stabilité financière de l’Europe.

La conférence de haut niveau à Paris aborde comment la mise de l’Europe sur la voie de la neutralité carbone peut libérer le potentiel industriel et profiter aux consommateurs d’énergie.

Les dirigeants de la Banque européenne d’investissement (BEI), de la Banque centrale européenne (BCE) et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) lancent aujourd’hui un appel aux responsables gouvernementaux et aux dirigeants des secteurs financier et industriel de toute l’Europe en faveur d’une transition énergétique qui soit juste et rapide et qui préserve la compétitivité.

Des ministres, ambassadeurs, chefs d’entreprise, banquiers centraux et autres parties prenantes majeures participent à la conférence de haut niveau qui se tient actuellement à Paris, au siège de l’AIE. Dans leurs allocutions d’ouverture à l’intention des délégués, Christine Lagarde, présidente de la BCE, Werner Hoyer, président de la BEI, et Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIE, lanceront un appel à l’action en faveur de l’accélération de la transition énergétique.

Confrontée aux graves perturbations du marché mondial de l’énergie, l’Europe doit accroître son soutien financier afin de faciliter une transition ordonnée et de se positionner parmi les autres poids lourds industriels dans la nouvelle économie de l’énergie. Dessinée par l’AIE, la trajectoire qui permettra au secteur énergétique mondial d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 requiert une hausse significative de l’investissement annuel de l’Union européenne dans les énergies propres d’ici à 2030.

Le deuxième test de résistance climatique mené par la BCE à l’échelle de l’ensemble de l’économie a montré qu’une concentration des financements dans la phase initiale des investissements dans les énergies propres réduisait significativement les coûts à moyen terme et les risques pour les entreprises et les ménages. Toutefois, les investissements du secteur privé se heurtent non seulement à des tensions géopolitiques et à une inflation élevée, mais aussi à une série d’obstacles, dont l’incertitude réglementaire et la longueur des procédures d’octroi de permis, qui retardent les projets, dissuadent les investisseurs et conduisent à des dépassements de coûts pour les développeurs de projets.

L’industrie en Europe pâtit également d’une situation concurrentielle désavantageuse pour ce qui est des prix de l’énergie. Par rapport à d’autres régions, ces prix sont relativement élevés, et des pays comme les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée introduisent des programmes industriels ambitieux visant à renforcer les chaînes d’approvisionnement, la sécurité des ressources et leurs capacités manufacturières domestiques. Accélérer l’investissement dans la transition énergétique aidera l’Europe à limiter sa dépendance vis-à-vis des marchés de combustibles fossiles, souvent volatils.

L’Union européenne s’est engagée à consacrer au moins 30 % de son budget pour la période 2021-2027 à l’action climatique. Les institutions de financement du développement comme la BEI ont un rôle important à jouer en soutenant les projets dans le domaine des énergies propres afin d’encourager l’engagement du secteur privé. Pour chaque euro dépensé par la BEI dans ses opérations dans le domaine énergétique, 1,4 EUR supplémentaire émanant du secteur privé est mobilisé. La BEI a déjà hissé son appui aux projets dans le domaine des énergies propres à des niveaux sans précédent, et a récemment annoncé la mise à disposition d’un montant supplémentaire de 45 milliards d’EUR s’ajoutant à ses volumes de prêt habituels. Ces montants soutiendront les énergies renouvelables et la fabrication de pointe dans les industries stratégiques pour le « zéro émission nette » en vue d’accélérer la transition. Ayant d’ores et déjà cessé tout financement lié aux combustibles fossiles sans dispositif d’atténuation des émissions, la banque de l’UE est en bonne voie pour atteindre son objectif d’appui à la mobilisation de 1 000 milliards d’EUR en faveur de l’action climatique et de la durabilité environnementale.

La conférence d’aujourd’hui examinera comment les politiques et les instruments financiers peuvent mobiliser des investissements supplémentaires. Au vu des vastes montants nécessaires, il importe d’ouvrir la voie à un meilleur accès aux financements. Et notamment de prendre des mesures pour établir une union des marchés des capitaux (UMC) verts afin de faciliter la circulation transfrontalière des fonds affectés à la transition énergétique. Une telle union fournira également des critères de référence pour des projets de financement durable et contribuera à l’exclusion des pratiques d’écoblanchiment. La réussite de la transition énergétique exige un contexte de stabilité des prix. En outre, dans le cadre de son engagement à soutenir une transition ordonnée, la BCE a pris des mesures décisives pour intégrer les considérations liées aux changements climatiques dans son cadre de politique monétaire et son suivi de la stabilité financière.

Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie : « La réaction rapide de l’Europe face à la crise énergétique mondiale lui a permis de réduire sa dépendance vis-à-vis de son principal fournisseur d’énergie, la Russie, plus facilement que beaucoup ne l’auraient imaginé. Mais, elle doit à présent apprendre à croître et à prospérer dans cette nouvelle réalité. L’hiver dernier, j’ai souligné que l’Europe avait besoin d’une nouvelle feuille de route industrielle ambitieuse pour ne pas se laisser distancer par les autres économies avancées. Malgré son vaste marché intérieur, sa main-d’œuvre qualifiée et ses activités de recherche et de développement hors pair, l’Europe n’a pas encore montré comment elle allait concrétiser ses ambitions. Les décideurs politiques doivent prendre des mesures audacieuses, et ce rapidement, afin que la région reste une puissance industrielle mondiale. »

Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne : « La transition écologique constitue un défi politique particulièrement difficile, car le prix d’un échec serait très élevé alors que le chemin de la réussite est très complexe. Toutefois, la réponse consiste à mener à terme la transition, ce qui signifie en comprendre les difficultés et s’assurer que les coûts seront équitablement partagés. Davantage doit être fait pour stimuler le marché de la finance verte, ce qui réduirait les primes de risque et contribuerait à abaisser les coûts de financement. »

Werner Hoyer, président de la Banque européenne d’investissement : « La transition énergétique est une opportunité pour l’Europe et pour le monde. Elle n’est pas exempte de défis, car nos industries doivent être rapides et ouvertes au changement, sous peine d’être distancées. Seul un investissement massif et rapide dans les technologies à zéro émission nette permettra à l’Europe de rester un continent attrayant pour les affaires, où prospère l’innovation, où fleurissent les nouvelles idées et où sont créés de la richesse et des emplois. »

Russell Reynolds Associates publie sa 13ème étude

TENDANCES 2022-2023 DE LA GOUVERNANCE DES SOCIÉTÉS DU SBF 120 ET DU CAC 40

Féminisation, RSE, accélération des tendances « post Covid » et apparition de nouveaux profils de Directeurs Généraux, plus jeunes et plus internationaux : en 2022-2023, la gouvernance des sociétés du SBF 120 et du CAC 40 évolue à l’image de la société.

ACCÉLÉRATION DE LA FÉMINISATION DANS LES INSTANCES DIRIGEANTES

La majorité des entreprises se saisissent de la loi Rixain et formalisent un objectif de féminisation

Désormais obligées par la loi  (91% du SBF 120 est soumis aux exigences de la loi Rixain), plus de 80% des entreprises du SBF 120 ont formalisé un objectif de féminisation de leurs cadres dirigeants dans leur Document d’enregistrement universel (DEU), et 63% indiquent vouloir atteindre leur objectif avant 2026.

Toutefois, malgré une volonté générale constatée, deux tiers des entreprises persistent à ne pas donner de définition précise de ce que représente leurs « instances dirigeantes ».

Des leviers complémentaires pour féminiser les Comités exécutifs

En 10 ans, la part des femmes dans les Comex du CAC 40 est passée de 8% à 28% en moyenne (de 10% à 27% au SBF 120 hors CAC 40).

Sur 198 nominations au sein des Comex du SBF 120, 42% sont des femmes. On constate ainsi que les nominations demeurent encore majoritairement masculines.

La féminisation des Comex se développe à travers différentes approches : l’augmentation de la taille du Comex, comme chez AXA (38% de femmes), la promotion interne, ou encore le recrutement externe, à l’image de Wordline (33% de femmes contre 18% en 2022).

Au total, les femmes représentent 38% des 99 recrutements externes dans les Comex du SBF 120 cette année.

Pour Florence Ferraton, Managing Director et Directrice générale France du cabinet Russell Reynolds Associates : « si la mixité semble acquise pour les postes fonctionnels, avec 43% de femmes, des progrès significatifs restent à mettre en œuvre pour les postes opérationnels, qui sont encore à 85% occupés par des hommes. Une tendance illustrée par les nominations aux postes opérationnels, qui restent l’apanage des hommes (seulement 21% de femmes) ».

La France confirme sa place de championne d’Europe en matière de féminisation des Conseils d’Administration

Alors que 9 sociétés du SBF 120 avaient des Conseils majoritairement féminins en 2022, elles sont désormais 14.

En moyenne, dans les Comités des Conseils du CAC 40, la parité s’est imposée : 50% des Présidents de comité (contre 42% en 2019) et 50% des Membres (contre 44% en 2019) sont des femmes.

Cette année, au CAC 40, on atteint 46% de présence féminine au sein des Conseils d’administration. La France, constante, confirme sa place de championne d’Europe devant le Royaume-Uni (42%), l’Allemagne (38%) ou encore la Suisse (35%) en matière de féminisation des Conseils d’administration.

Cette tendance est notamment poussée depuis 2022 par la Directive européenne Women on Boards, qui oblige les sociétés cotées en Bourse des 27 pays membres de l’UE à avoir au moins 40 % des postes d’Administrateurs non exécutifs ou 33 % de tous les postes d’Administrateurs, exécutifs et non exécutifs, occupés par des femmes, d’ici juin 2026.

LA RSE, ENJEU MAJEUR DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION DU SBF 120 ET DU CAC 40

Poursuite de la croissance des Comités dédiés à la RSE

Cette année encore, la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) continue de s’imposer comme un sujet de préoccupation majeur au sein des Conseils d’administration du SBF 120.

En 2022, 70% des entreprises du SBF 120 hors CAC possèdent un comité traitant de la RSE (64% en 2021 ; 58% en 2020 ; 45% en 2019).

Au CAC 40, la volonté est encore plus nette : 90% des entreprises ont opté pour la mise en place d’un Comité traitant des problématiques RSE contre 75% en 2019.

« Les sujets de RSE impactent l’ensemble des décisions prises par les conseils d’administration : stratégie, rémunérations et nominations des dirigeants, gestion des risques… », indique Marc Sanglé-Ferrière, Managing Director du cabinet Russell Reynolds Associates. Leur caractère technique requiert bien souvent un travail préalable fait en comité. Si 33% des entreprises du SBF120 ont un comité spécifiquement dédié à la RSE, la majorité d’entre elles (43%) traitent le sujet dans des comités non exclusivement dédiés, majoritairement au sein des comités de Gouvernance/Nomination/Rémunération et des comités de Stratégie »    

À noter, la France devance largement ses homologues européens en matière de Comités RSE dans les entreprises : seules 45% des entreprises du SMI (Suisse) et 37% des entreprises de l’IBEX 35 et de l’IGBM 85 (Espagne) en ont un.

Une surreprésentation des femmes au sein et à la tête des Comités dédiés à la RSE du CAC 40

Les comités dédiés à la RSE sont composés à 75% de femmes, un chiffre en hausse de 5% par rapport à l’année dernière.

La présence des femmes culmine à 93% lorsqu’il s’agit de la Présidence d’un Comité traitant de la RSE. Au total, sur les 15 Comités du CAC 40 dédiés uniquement à la RSE, 14 sont présidés par des femmes.

DES PROFILS DE DIRECTEURS GÉNÉRAUX PLUS JEUNES AU MOMENT DE LEUR DÉPART ET PLUS INTERNATIONAUX

La féminisation des Directions générales en recul par rapport à l’an dernier

En 2022, on dénombre 13 nouvelles nominations de Directeurs généraux au SBF 120 dont une femme seulement.

Au CAC 40, ont été nommés Peter Herweck (Schneider Electric) et Slawomir Krupa (Société Générale) et au SBF 120 hors CAC, Nourdine Bihmane (Atos), Pierre Boulud (bioMérieux), Aberrahman El Aoufir (Derichebourg), Daniel Derichebourg (Elior), Christophe Bavière/William Kadouch-Chassaing (Eurazeo), Nicolas Joly (Icade), Thierry Léger (Scor), Pierre Barnabé (Soitec), Rodolphe Belmer, (TF1), Laurent Mignon (Wendel) et, la seule femme, Hinda Gharbi (Bureau Veritas).

Ces nominations illustrent un certain recul de la féminisation au sein des Directions générales : 11,7% des Directeurs généraux du SBF 120 sont des femmes (contre 12,5% en 2022), soit une femme de moins par rapport à l’an dernier.

Des mandats de Directeur généraux plus courts  

Au SBF 120, les Directeurs généraux ne restent plus aussi longtemps en poste qu’avant : en moyenne, ils quittent leur poste au bout de 7,5 années, alors qu’ils restaient près de 10 ans en 2019.

Ils sont aussi de plus en plus jeunes au moment de leur départ, une tendance qui se confirme : moins de 60 ans en moyenne.

Des nominations venues de l’interne en net recul

En 2022, seulement 4 plans de succession sur 10 (38%) ont abouti à la désignation d’un nouveau Directeur général venant de l’interne, contre 50% en 2021 et 85% en 2018.

Cette année, un PDG sortant sur deux reste Président du Conseil, contre deux sur trois l’an dernier. Durant les trois années post-Covid, les PDG sortants ont eu tendance à garder leur siège de Président après avoir quitté leurs fonctions de DG. Cette année, la répartition est la même qu’en 2018-2019.

Enfin, au SBF 120, les entreprises sont de plus en plus enclines à se doter d’un Directeur général avec un profil international : en 2023 22% des DG sont détenteurs d’un passeport non français, soit 3% de plus qu’en 2022 et 7% de plus qu’en 2021.

Une érosion du monopole des grandes écoles françaises dans les Directions générales

Cette hausse des profils étrangers explique par ailleurs la baisse du poids des grandes écoles dans la formation des Directeurs généraux.

Au SBF 120 hors CAC, on constate une hausse de Directeurs généraux étrangers qui ne sont pas passés par les grandes écoles françaises d’une part, et l’apparition de DG diplômés de l’université d’autre part. En revanche, côté CAC 40, la surreprésentation des grandes écoles se maintient, tout en se diversifiant avec une augmentation des DG du CAC 40 issus d’une grande école d’ingénieur (hors École Polytechnique).

DES DISSOCIATIONS DES FONCTIONS DE PRÉSIDENT DU CONSEIL ET DE DIRECTEUR GÉNÉRAL EN LÉGÈRE BAISSE ET UNE STABILITÉ DANS LA PROPORTION D’ADMINISTRATEURS INDÉPENDANTS

Léger ralentissement des dissociations des rôles de Président du Conseil et de Directeur général

« Si le CAC 40 comme le SBF 120 hors CAC connaissent, en 2022, un léger ralentissement des dissociations des rôles de Président du Conseil et de Directeur général, la tendance observée sur plusieurs années se maintient » note Paul Jaeger, Managing Director du cabinet Russell Reynolds Associates.

Ce sont désormais 68% des entreprises qui ont adopté la dissociation des rôles, à l’image de Schneider Electric ou Dassault Systèmes au CAC 40 (effectif en janvier 2024) contre 72% en 2022, et 69% au SBF 120 hors CAC 40, contre 70% en 2022, comme bioMérieux, Orpea ou encore Sartorius Stedim Biotech. À l’inverse, Elior et Nexity ont choisi de réunir les deux fonctions.

Les administrateurs indépendants sont majoritairement des femmes

La proportion d’administrateurs indépendants reste stable (69%) et on compte 56% de femmes parmi eux (contre 55% en 2022 et 57% en 2021).

Au CAC 40, qu’il s’agisse d’entreprises du secteur de la Santé, des Services financiers, des Technologies-Médias-Télécommunications ou encore de l’Industrie, les Administrateurs sont majoritairement indépendants (à 71%).

C’est un peu moins le cas dans la Grande distribution et dans le luxe, en retrait à 59%, un chiffre qui s’explique par le fait que ce secteur compte davantage d’entreprises à contrôle familial.

Plus largement, en 2022, 96% des Administrateurs ont respecté la limite des 4 mandats d’Administrateurs de sociétés cotées ; 36% des Administrateurs du CAC 40 détiennent un seul mandat et seuls 4% en détiennent 5 ou plus au sein d’une entreprise cotée.

UNE NOUVELLE ÈRE DANS LA GOUVERNANCE : LE RETOUR DES PROFILS ÉTRANGERS ET LA HAUSSE DES RÉMUNÉRATIONS AU CAC 40

Des profils plus internationaux

Au sein du CAC 40, près de 6 Administrateurs nommés sur 10 ont un passeport étranger. Ce chiffre traduit la fin de la « parenthèse Covid », qui avait vu drastiquement baisser le nombre d’Administrateurs non Français. Certaines entreprises, comme Airbus Groupe, ArcelorMittal et Schneider Electric ont même plus de 65% d’Administrateurs étrangers au sein de leurs Conseils.

Au SBF 120, les Administrateurs des Conseils, s’ils ne sont pas Français, sont majoritairement européens (20%) et seuls 5% des Administrateurs du SBF 120 sont Américains.

La rémunération des Administrateurs en retard par rapport aux autres pays européens

« Malgré la progression des rémunérations des membres des Conseils au CAC 40, l’écart demeure toujours très marqué avec les autres pays européens : en Suisse, les Administrateurs sont rémunérés en moyenne 287K€ par an, au Royaume-Uni 173K€ et 125K€ en Allemagne », note Paul Jaeger, Managing Director du cabinet Russell Reynolds Associates.

Côté rémunération, les Administrateurs du CAC 40 rattrapent plus rapidement leur retard que les Administrateurs des entreprises du SBF 120 hors CAC.

Ainsi, la rémunération moyenne au SBF 120 hors CAC s’élève à 58,4K€ par an en 2022 (54,3K€ en 2021 ; 52,6K€ en 2020) contre 98,8K€ par an au CAC 40 (90,2K€ en 2021 ; 86,7K€ en 2020).

Méthodologie de l’étude

  • La 13ème étude Russell Reynolds Associates sur les tendances 2022-2023 de la gouvernance du SBF 120 et du CAC 40 a été réalisée entre le 1er janvier 2022 et le 30 juin 2023.
  • Les chiffres pris en compte dans l’étude sont tous issus de documents publics : documents d’enregistrement universel (DEU) 2022, comptes-rendus des assemblées générales de 2023 et sites internet des sociétés du SBF 120.
  •  Les calculs et analyses des données ont été réalisés en conformité avec les recommandations du Code de gouvernement d’entreprise de sociétés cotées AFEP-MEDEF, révisé en décembre 2022 et au Code de Commerce. Ainsi :
  • Les représentants des salariés (actionnaires ou non actionnaires) sont exclus du calcul de la proportion de femmes au sein des conseils du SBF 120
  • Pour le calcul de la proportion d’administrateurs indépendants dans les conseils du SBF 120, les représentants des salariés (actionnaires ou non actionnaires) ont été exclus du calcul
  • Pour le calcul du nombre de mandats par administrateur, seules les sociétés cotées sont comptabilisées
  • Les Comités exécutifs des entreprises à Conseil de Surveillance ou des Sociétés en Commandite par Action comprennent les membres du Comité exécutif ET les membres du Directoire ou de la Gérance.

À propos de Russell Reynolds Associates

RUSSELL REYNOLDS ASSOCIATES est un cabinet international de conseil en leadership. Présent à Paris depuis 1978, Russell Reynolds bénéficie d’un réseau international de 46 bureaux dans le monde.

Daniel Layton appelle à des efforts concrets

Le CEO du Groupe Ensorcia, Daniel Layton, appelle à des efforts concrets et unifiés en faveur de la Transition Énergétique.

À l’occasion du Sommet pour les Métaux Critiques et les Énergies Renouvelables organisé par l’Agence International de l’Energie aujourd’hui à Paris, Daniel Layton, président du Groupe Ensorcia, plaide pour une approche collaborative pour accélérer la transition énergétique. À l’instar de l’appel fait la semaine dernière lors du discours de clôture du World Energy Transition Summit qui s’est tenu en marge de la 78ème Assemblée Générale des Nations Unies, Layton rappelle l’urgence de créer un environnement économique attractif pour faciliter le développement de solutions rapides et concrètes. Il insiste sur le besoin de rassembler entreprises privées, investisseurs et gouvernements afin de contribuer collectivement aux challenges mondiaux de la transition énergétique.

Daniel Layton rappelle que pour atteindre les Objectifs de Développement Durable (ODD) d’ici 2030, il sera nécessaire de produire 3 millions de tonnes de LCE (Lithium Carbonate Equivalent) de qualité batterie, l’un des composants essentiels pour les véhicules électriques. Cela représente 30 fois la production actuelle en 10 ans. Les analystes prévoient un déficit de 700 mille tonnes de LCE en 2030. Il souligne le défi et affirme, en tant que société minière, qu’il est urgent d’agir maintenant, avec des solutions durables à long terme.

« Les délais peuvent changer, mais notre engagement et nos objectifs restent les mêmes »

Le Groupe Ensorcia est l’un des pionniers de la chaîne d’approvisionnement durable des métaux pour batteries et leader de l’extraction durable de lithium, ce que Layton prescrit comme l’alternative responsable face aux combustibles fossiles. « Notre compagnie est partie active de nombreux projets autour du monde. Au cours des trois prochaines années, nous planifions le déploiement de près d’un milliard d’USD d’investissement. Ensorcia travaille en étroite collaboration avec des scientifiques, entreprises, gouvernements et propriétaires de mines pour extraire et transformer ces matières premières de façon efficace et responsable. Nous utilisons la technologie de pointe IBAT, le seul module mobile d’extraction directe de lithium certifié par un tiers indépendant disponible à l’échelle commerciale, qui nous permet de produire du lithium de qualité batterie très rapidement et de manière responsable avec l’environnement » souligne Layton.

L’importance d’un écosystème économique

En référence aux barrières auxquelles son entreprise fait face malgré une solution scientifiquement prouvée pour l’extraction durable de lithium à grande échelle, Daniel Layton indique : « Il n’y aura pas assez de matières premières. Les gouvernements doivent agir plus vite. La demande de matériaux augmente et il est crucial que les gouvernements s’adaptent. Un environnement réglementaire plus souple accélérerait considérablement nos progrès. Il y a beaucoup de dialogue autour de ce sujet, mais il est essentiel de se concentrer sur des solutions pratiques et innovantes qui peuvent réellement faire la différence ».

Le CEO d’Ensorcia signale la nécessité d’établir un écosystème économique viable qui soutienne la transition énergétique. Il estime que les entreprises devraient pouvoir investir dans l’innovation et la recherche, promouvoir des emplois stables et soutenir les populations locales, tout en générant des bénéfices. « Dans notre parcours vers les énergies vertes, il est essentiel de garder à l’esprit la dynamique économique et la valeur des opérations rentables. Grâce à la collaboration public-privé, nous avons la possibilité de forger un écosystème équilibré où les entreprises peuvent prospérer et bénéficier mutuellement, tout en ouvrant la voie à un avenir durable et abordable pour tous » dit Layton.

Daniel Layton conclu par un appel retentissant en faveur d’une action coordonnée pour accélérer la régulation, l’innovation et le financement d’une exploitation durable de lithium. « L’innovation est un processus évolutif. Bien qu’il soit essentiel de viser la perfection, agir est tout aussi important. Nous devons renforcer l’engagement, inviter davantage d’investisseurs à participer et alimenter continuellement l’innovation. La transition énergétique a commencé et il est impératif d’augmenter la cadence. Il n’y a eu qu’un seul nouveau projet de lithium aboutit au cours des cinq dernières années alors que le potentiel est vaste. Il est temps de passer des discussions aux actions concrètes et de capitaliser sur les opportunités à venir. »

New York, le 20 septembre 2023.
Daniel Layon aux côtés des leaders et industriels experts lors EarthX et du World Energy Transition Summit organisé en marge de la 78ème Assemble Générale des Nations Unies.

Le discours de Daniel Layton témoigne du fort engagement du Groupe Ensorcia à conduire des changements tangibles en faveur de l’industrie de lithium et de la transition écologique mondiale. Après sa participation active aux événements de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, il cherche à sensibiliser davantage les leaders mondiaux, et en particulier à l’occasion du IEA Critical Minerals and Clean Energy Summit.

L’UIC dénonce l’absence de mesures HCSF

Après la tenue de la réunion du Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF), mardi 26 septembre 2023,
l’Union des Intermédiaires en Crédit Immobilier (UIC) dénonce vigoureusement l’inaction de ses membres.
Le syndicat déplore notamment l’absence de mesures sérieuses en vue de redonner aux Français la
possibilité d’accéder au crédit immobilier.

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent » se désole Bérengère DUBUS, secrétaire générale du principal syndicat de courtiers en crédit immobilier de France, après la tenue de la dernière réunion du Haut Conseil de Stabilité Financière ce début de semaine.
L’UIC à pris connaissance, comme l’ensemble de la profession et les Français, de la décision du HCSF de ne rien changer à sa politique, tout en ajoutant « qu’il ne ferme pas la porte à des ajustements les prochains mois, si le contexte économique et financier l’exige » lors de sa prochaine réunion.

UNE SITUATION DE CRISE MINIMISÉE
« Visiblement, 2,4 millions de personnes en attente d’un logement social, un nombre grandissant d’étudiants logés dans des campings, une pénurie locative inédite, des collectivités territoriales perdant jusqu’à 30 % de leurs ressources, des plans sociaux annoncés ne constituent pas un contexte suffisamment grave pour que l’on prenne en considération la nécessaire évolution des règles de crédit qui fait consensus chez tous » énumère la secrétaire générale du syndicat de courtiers. « Nous aurions pu croire que l’échec prévisible des fameuses souplesses annoncées en juin allait convaincre la Banque de France et le HCSF de son erreur. Que nenni ! Ils maintiennent donc des règles anachroniques en demandant aux banques d’y déroger massivement. Qui mettra fin à cette folie ? »

À propos de l’U.I.C.
Créé en 2019, l’Union des Intermédiaires de Crédit (U.I.C.) est le premier et l’unique syndicat des courtiers en crédit immobilier de France. Ses missions ? Militer pour les intérêts de ses adhérents dans la défense, la représentation et la promotion du métier de courtier en financement. Ouvert à tous les professionnels du secteur et fédératrice, l’U.I.C. dispose de représentations dans 10 régions françaises (Ile-de-France, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Rhône-Alpes, Centre-Val-de-Loire, Pays-de-la-Loire, Bretagne, Normandie, Alsace, Bourgogne-Franche-Comté).

E’nergys Performance Solutions accélère la transition énergétique

Le gestionnaire de fonds Atlante Gestion, la banque Crédit Agricole Alsace Vosges et l’expert de la performance énergétique et environnementale le Groupe E’nergys annoncent la création d’une société de projets pour accélérer la transition énergétique des PME/PMI et ETI françaises. Intitulée « E’nergys Performance Solutions » (E’PS), cette entité aura comme mission de porter des projets de transition énergétique menés par le Groupe E’NERGYS. Ce nouvel outil est une offre « clé en main », combinant une solution technique, un cadre juridique unique et un financement dédié permettant ainsi le portage des investissements.

Cette solution s’adresse aux PME/PMI et ETI en quête d’un accompagnement local de bout en bout et d’engagements sur les économies d’énergie réalisées. Cette nouvelle approche doit permettre de lever les principaux freins, comme le manque de moyens humains, techniques et financiers, la multiplicité des acteurs de la performance énergétique et l’acceptabilité de la sobriété, pour faciliter la transition énergétique des acteurs du tertiaire et de l’industrie, de la PME à l’ETI.

Trois partenaires qui partagent une vision, des valeurs et des engagements communs sur l’urgence de la transition énergétique des PME/PMI et ETI ancrées dans les territoires !

La création de ce véhicule de portage capitalise sur les expertises et le savoir-faire d’Atlante Gestion, du Crédit Agricole Alsace Vosges et du Groupe E’nergys en faveur de la transition énergétique. E’PS prévoit d’engager des projets d’efficacité énergétique à hauteur de 15 millions d’euros dans les deux ans. Il aura pour mission de soutenir le développement de projets, à partir de 500 000 euros, d’efficacité énergétique des bâtiments tertiaires et de décarbonation industrielle menés par le Groupe E’nergys.

Atlante Gestion, principal actionnaire et gestionnaire d’E’PS – Spécialiste du capital investissement et acteur clé du financement de la transition énergétique, Atlante Gestion assure la gestion juridique et administrative d’E’PS. Christian VAN APPELGHEM, Dirigeant d’Atlante Gestion, nous confie : « Cette nouvelle solution « clé en main » de financement s’inscrit dans notre stratégie de donner du sens aux investissements en portant des projets de transition ambitieux selon trois axes clés : l’optimisation de l’efficacité énergétique des bâtiments, le développement des énergies renouvelables et la décarbonation de l’industrie ». Il ajoute : « Nous sommes heureux de conjuguer nos forces avec le Groupe E’nergys capable de déployer des offres de performance énergétique sur toute la France et d’accompagner localement au quotidien les ETI et PME/PMI, des économies d’énergie réalisées à la sobriété. En effet, nous sommes persuadés que la réussite de la transition énergétique des PME/PMI et ETI repose sur une logique de territoire et de proximité, au plus près de la réalité et de l’écosystème énergétique de leur région. »

Crédit Agricole Alsace Vosges, actionnaire, financeur et promoteur de la solution – Ayant pour ambition d’accompagner et de faciliter toutes les transitions des ETI et PME/PMI, nombreuses dans l’Est de la France, le Crédit Agricole Alsace Vosges assure, quant à lui, l’ingénierie financière de cette offre et prévoit de la promouvoir auprès de son réseau de chargé d’affaires entreprises. E’PS, c’est également le fruit d’une collaboration historique entre le Crédit Agricole Alsace Vosges et SOCOMEC. Alina Mourey, Directrice Banque d’Affaires Entreprises du Crédit Agricole Alsace Vosges nous déclare « Face à la hausse des prix de l’énergie et à une réglementation de plus en plus contraignante, la transition énergétique est devenue un impératif pour les PME/PMI et ETI, en termes de compétitivité et d’image. Elle a pris une nouvelle dimension avec l’urgence de lutter contre le réchauffement climatique. La création de cette solution « clé en main » répond à cette urgence, en parfaite adéquation avec notre rôle de conseil, de vigilance réglementaire et d’accompagnement dans les transitions de nos clients. S’adosser à un acteur de référence comme le Groupe E’nergys, nous assure de répondre à leurs défis de transition énergétique, avec un partenaire résolument ancré dans notre territoire, avec de multiples compétences ».

E’nergys, actionnaire, concepteur et opérateur d’E’PS – Fort d’un vivier d’expertises inégalé, plus de 240 collaborateurs, le Groupe E’nergys dispose d’une chaîne de valeur complète, de l’audit à l’ingénierie en passant par les solutions intégrées, dont le digital, pour garantir des réponses concrètes de transition énergétique aux acteurs du tertiaire et de l’industrie. Ayant une expertise de l’aval à l’amont, des compétences sectorielles et une couverture nationale – plus de 70% des métropoles françaises couvertes via ses 8 agences, le Groupe E’nergys s’illustre particulièrement dans l’efficacité énergétique, le pilotage de la ressource eau et la décarbonation, dans un souci constant vis-à-vis de ses clients de solutions économiquement durables. E’nergys Performance Solutions offre la possibilité aux PME/PMI et ETI de lisser leurs investissements d’efficacité énergétique sur plusieurs années, en payant une redevance (OPEX) inférieure aux économies d’énergie générées. Frédéric CREPLET, CEO du Groupe E’nergys, nous confie : « Avec E’nergys Performance Solutions, nous proposons aux PME/PMI et ETI, un nouveau levier, pour faciliter et accélérer leur transition énergétique, face au double défi d’économies et de neutralité carbone. »

Alina Mourey, conclut « E’nergys Performance Solutions illustre notre conviction commune d’accompagner les PME/PMI et ETI, selon nos propres expertises, à franchir l’impératif de la transition énergétique et de la décarbonation. »

À propos d’Atlante Gestion

Atlante Gestion est un acteur indépendant dans le domaine du capital investissement, opérant en tiers investisseurs sur la zone euro dans des projets essentiellement sur trois classes d’actifs : – Les infrastructures Publiques – Les énergies renouvelables – L’efficacité énergétique La société développe par ailleurs des activités de gestion de Fonds pour compte de tiers et de gestion de sociétés dédiées dans les projets. La société dispose d’un bureau basé à Paris au 14 boulevard de la Madeleine 75008. Atlante Gestion intervient en fonds propres, quasi fonds propres et en dette sur les projets et financements d’actifs sur les trois secteurs d’activité présentés ci-dessus, en recherchant des classes d’actifs décorrélés d’un risque de marché avec des flux de revenus stables sur des durées longues. En investissant dans l’économie réelle, Atlante Gestion développe des engagements forts sur les aspects sociétaux et environnementaux en particulier sur l’efficacité énergétique qui est l’axe fort du développement de la Société.

À propos du Crédit Agricole Alsace Vosges

Le Crédit Agricole Alsace Vosges est l’une des 39 caisses régionales du Crédit Agricole. Grâce à une organisation décentralisée, le Crédit Agricole Alsace Vosges agit et décide de manière autonome, au plus près de son territoire et de ceux qui y vivent. Banque universelle de proximité, elle accompagne ses 480 000 clients en les faisant bénéficier de l’expertise de ses 1 500 collaborateurs, dans les domaines de la banque, de l’assurance et de l’immobilier. A l’appui de ses 3 Centres d’Affaires Entreprises, de sa Banque d’Affaire Entreprises et d’experts dans des domaines tels que l’international, l’ingénierie sociale ou la transition énergétique, elle soutient la création, le développement et la reprise d’entreprises contribuant ainsi au dynamisme économique de son territoire. La banque régionale s’appuie sur sa solidité financière et ses 2,1 milliards d’euros de fonds propres pour intensifier toujours davantage son utilité au territoire et s’engager face aux grands défis sociétaux et environnementaux.

À propos du groupe E’nergys

Acteur national de la Performance Globale et Durable, le groupe E’nergys propose une chaîne de valeur complète de services liés à la performance énergétique et à l’optimisation du cycle de l’eau. E’nergys réunit et combine les « savoir-faire » des spécialistes de l’énergie, de l’eau et du digital pour inciter chacun de ses clients à s’engager vers la sobriété énergétique et prendre sa part de responsabilité dans la préservation de la planète. E’nergys fédère 240 collaborateurs répartis dans 8 agences nationales et représente un chiffre d’affaires de plus de 43 millions d’euros.