ENI dans la neige

ENI

Quand la neige devient un audit.

Eni et le “greenwashing par sponsoring” à la veille des JO 2026

À trois jours de l’ouverture des Jeux d’hiver Milano-Cortina (6–22 février 2026), une polémique ESG s’invite sur la ligne de départ : Eni, sponsor premium, est ciblée par Greenpeace et d’autres organisations qui dénoncent une opération d’image incompatible avec le cœur fossile du groupe. 

Le mécanisme : “image durable” vs “modèle économique”

La critique n’est pas technique : elle est narrative et financière.  Narrativement, parce que parrainer des sports dépendants de la neige tout en restant un major des hydrocarbures ressemble à une dissonance.

Financièrement, parce que le marché pénalise de plus en plus les écarts entre promesses et trajectoires : le “S” et le “G” (acceptabilité sociale, sincérité, gouvernance de la com) finissent par coûter cher en prime de risque. 

Les arguments des ONG : simples, mais redoutables. Le réchauffement réduit la fiabilité de la neige ; les Alpes sont un signal visible. Un sponsor fossile “achète” de la légitimité durable via l’émotion sportive. Les instances sportives devraient suivre l’exemple historique du tabac : on ne promeut pas ce qui détruit le sport lui-même. 

Est-ce fondé ?

Oui, si l’on parle de cohérence ESG et de risque réputationnel : le sponsoring agit comme un multiplicateur de visibilité, donc un multiplicateur de controverse. 

Non, si l’on cherche un verdict légal immédiat : ici, l’attaque est surtout un procès de cohérence dans l’espace public. 

Le “pattern” se répète ailleurs

TotalEnergies : contesté pour “sportswashing” via l’AFCON, et aussi rattrapé par le terrain judiciaire sur certains messages climatiques. 

Saudi Aramco : accords F1/FIFA/ICC régulièrement remis en cause par des organisations sur la crédibilité climat et l’alignement avec les objectifs internationaux. 

Ce que les investisseurs (et communicants) doivent retenir

Dans l’ESG 2026, le sujet n’est plus “avez-vous un message ?”,  mais “votre message survit-il à un test de cohérence en 30 secondes ?”. 

Le sponsoring est une “pub” à haute intensité émotionnelle : donc c’est aussi une zone à risque maximale pour le greenwashing perçu.

À lire aussi : Précarité énergétique en France : un état des lieux alarmant qui impose d’agir sans attendre

LBP AM European Private Markets clôture avec succès un fonds de dette infrastructure dédié au climat

LBP AM European Private Markets

La finance à impact franchit une nouvelle étape en Europe. LBP AM European Private Markets annonce la clôture définitive de son fonds de dette infrastructure à impact climatique, avec plus de 500 millions d’euros levés. Un montant qui confirme l’appétit croissant des investisseurs pour des stratégies capables d’allier rendement financier, utilité économique et contribution mesurable à la transition climatique. Lancé dans un contexte d’urgence environnementale, ce fonds s’impose comme une référence sur le marché des actifs réels responsables.

Un fonds arrivé à maturité, porté par une forte dynamique de marché

Lancé en 2022, le LBPAM Infrastructure Debt Climate Impact Fund atteint son objectif de levée initial dès son closing final. Cette performance témoigne d’une confiance durable des investisseurs, dans un environnement pourtant marqué par des incertitudes macroéconomiques. Classé Article 9 au sens du règlement SFDR, le fonds s’adresse à des souscripteurs en quête de solutions d’investissement clairement orientées vers un objectif durable explicite.
La base d’investisseurs s’est élargie au fil du temps, avec une part significative d’investisseurs institutionnels nouvellement entrés au capital. Cette diversification renforce la solidité du fonds et souligne la crédibilité de la stratégie déployée par LBP AM European Private Markets sur le segment de la dette infrastructure à impact.

Une thèse d’investissement alignée sur les objectifs climatiques européens

Le fonds repose sur une approche ciblée : financer exclusivement des infrastructures bas carbone ou contribuant activement à la décarbonation de l’économie. L’objectif est clair. Réduire les émissions de gaz à effet de serre et participer concrètement à une trajectoire de réchauffement compatible avec l’Accord de Paris, en dessous de 2°C.
Cette orientation s’inscrit pleinement dans la taxonomie européenne, dont l’atténuation du changement climatique constitue le premier pilier. À terme, 70 % du portefeuille a vocation à être aligné avec cette taxonomie, traduisant une volonté forte de cohérence entre discours, allocation du capital et impact réel sur l’économie.

Une méthodologie d’impact rigoureuse et des outils reconnus

La stratégie du fonds s’appuie sur l’expertise approfondie de l’équipe dette infrastructure de LBP AM. Celle-ci combine une connaissance fine des secteurs financés et une méthodologie structurée de mesure de l’impact climatique. Des outils de référence, comme CIARA développé par Carbone 4, sont mobilisés pour évaluer les trajectoires carbone des actifs financés.
À cela s’ajoutent des dispositifs propriétaires, tels que le scoring ESG GREaT et un scoring d’impact dédié. Ces outils permettent une analyse détaillée des projets, intégrant à la fois les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, ainsi que leur contribution concrète à la transition énergétique.

Une trajectoire climatique mesurée et suivie dans le temps

À ce stade, le portefeuille du fonds s’inscrit dans une trajectoire de réchauffement estimée à 1,63°C à horizon 2100. Un indicateur clé, qui reflète la cohérence globale des investissements réalisés. La diversification sectorielle et géographique joue également un rôle central. Elle permet de limiter les risques, tout en renforçant la résilience du portefeuille face aux évolutions économiques et réglementaires.
Trois indicateurs structurent le suivi de l’impact : le niveau d’alignement avec la taxonomie européenne. L’empreinte carbone du portefeuille et son positionnement par rapport à un scénario climatique limité à 2°C. Une approche transparente, pensée pour répondre aux attentes croissantes des investisseurs en matière de reporting et de comparabilité.

Une stratégie pionnière sur le marché européen

Avec ce fonds, LBP AM European Private Markets revendique une position de précurseur. Il s’agit du premier fonds européen de dette infrastructure explicitement conçu autour d’un objectif d’impact climatique. Cette initiative illustre la capacité de la société de gestion à structurer des solutions innovantes sur les actifs réels. Tout en respectant des standards ESG exigeants.
Pour LBP AM, ce closing marque une étape structurante dans le développement de son offre à impact. Il confirme la pertinence d’un modèle fondé sur l’expertise sectorielle. La discipline d’investissement et la mesure rigoureuse des effets environnementaux des projets financés.

LBP AM European Private Markets, un acteur engagé des actifs privés durables

Créée en 2012 et rebaptisée en 2025, la plateforme LBP AM European Private Markets s’est imposée comme un acteur clé des actifs privés en Europe. Elle réunit aujourd’hui plus de cinquante professionnels, dont une majorité dédiée à l’investissement. Sa mission est claire : accompagner les transitions économiques et environnementales en orientant les capitaux vers des projets utiles et durables.
Active dans la dette infrastructure, immobilière et corporate. La plateforme a levé près de 10 milliards d’euros depuis sa création et investi dans plusieurs centaines de transactions. Une trajectoire qui reflète l’ambition du groupe LBP AM de faire de la finance durable un levier concret de transformation de l’économie.

À lire aussi : Le coupable de la crise de l’eau

Davos est terminé. Place au bruit. Puis au réel.

Davos

Le Forum économique mondial de Davos vient de se refermer. Comme chaque année, il aura fallu moins de 24 heures pour que le débat public se résume non pas aux sujets discutés… mais aux polémiques les plus grotesques.

Petit florilège de polémiques.

D’abord, Christine Lagarde, dont l’acte le plus commenté n’aura pas été un mot sur l’inflation, la stabilité financière ou la fragmentation monétaire mondiale, mais le courage de quitter une table. Un geste devenu viral, analysé au ralenti, commenté comme s’il s’agissait d’un tournant géopolitique majeur.

Ensuite, les fameuses lunettes de “Top Gun”. À Davos, certains parlent souveraineté énergétique, guerre commerciale et sécurité mondiale pendant que d’autres scrutent la monture, la marque, la forme et le symbole caché derrière une paire de lunettes. Priorités, quand tu nous tiens.

Puis, bien sûr, le désormais légendaire “for sûr” d’Emmanuel Macron, répété, disséqué, remixé. À croire que l’avenir économique de l’Europe se joue désormais sur l’accent anglais d’un président français qui parle aussi bien anglais que son predecesseur Francois Hollande, plutôt que sur la capacité du continent à financer son industrie, son énergie et sa défense.

Et pour compléter le trio : le ballet des jets privés, devenu l’argument moral universel permettant de disqualifier toute discussion sérieuse tenue à Davos, quelle que soit sa nature. 

Peu importe ce qui s’y dit : si quelqu’un est arrivé en avion, alors tout est annulé. Rideau.

Pendant ce temps, à Davos, les vrais sujets étaient ailleurs

Car pendant que l’espace médiatique s’emballait sur ces anecdotes, les discussions de fond ont été d’une gravité et d’une clarté rarement atteintes.

Voici les 6 véritables points structurants qui ont dominé les derniers jours du Forum, et que nous allons analyser ici, loin du folklore :

1. Le retour brutal de la géopolitique

La fin de l’illusion d’un monde uniquement régi par les marchés et les règles multilatérales.

2. L’indépendance stratégique européenne

Énergie, défense, industrie, numérique : l’Europe n’a plus le luxe de l’attentisme.

3. La fragmentation du commerce mondial

Tarifs, protectionnisme, accords régionaux : le commerce devient un outil politique.

4. La sécurité globale et l’Ukraine

Financement, garanties, reconstruction : la sécurité n’est plus un sujet abstrait, mais un poste budgétaire massif.

5. L’intelligence artificielle comme infrastructure

L’IA n’est pas un gadget : c’est de l’énergie, du capital, des data centers, de l’eau, du foncier.

6. Le retour de l’État investisseur

Partout, les gouvernements reprennent la main sur les flux, les priorités et les risques.

Dans cet article, nous laisserons donc les lunettes, les jets et les “for sûr” aux réseaux sociaux.

Et nous ferons ce que Davos est censé provoquer :

parler sérieusement d’économie, de finance, de souveraineté et de transition, dans le monde réel.

Green Finance commence ici.

1) Géopolitique : fin de “l’ancien monde” et retour de la puissance

Le fil rouge le plus lourd à Davos 2026, c’est l’idée que l’ordre international se durcit : rivalités de puissances, pression sur les alliances, et logique de rapport de force.

Mark Carney parle d’une rupture nette : « the end of a pleasant fiction… the beginning of a harsh reality ». 

Friedrich Merz est encore plus frontal : « We have entered a time of great power politics. » 

Quand la géopolitique prime, les investisseurs demandent :

plus de prime de risque, plus de résilience supply chain, plus de capex défense/énergie, et moins de dépendances (de-risking ≠ découplage total).

2) Europe : “indépendance” = stratégie industrielle + énergie + défense + digital

Le message européen le plus structurant, c’est que l’UE veut transformer les chocs géopolitiques en accélérateur de souveraineté. Ursula von der Leyen : « geopolitical shocks can and must serve as an opportunity for Europe… to build a new form of European independence. » 

Elle insiste que le changement est durable : « if this change is permanent, then Europe must change permanently too. » retour d’une logique politique industrielle (subventions, simplification, chaînes critiques), grands besoins de financement (infrastructures, énergie, data centers, défense). Enjeu clé : éviter “sur-régulation” vs accélérer investissements.

3) Commerce mondial : tarifs, protectionnisme, “guerres commerciales”

Sujet sensible parce que derrière, il y a : inflation, croissance, profits, devises.

He Lifeng (Chine) alerte sur la dynamique : « Rising unilateralism and protectionism… tariff and trade wars have inflicted significant shocks. » Et il martèle : « tariff and trade wars have no winners. » 

Von der Leyen oppose « fair trade over tariffs, partnership over isolation » (dans le cadre de nouveaux accords). Tout ce qui ressemble à tarifs/fragmentation : risque sur marges, chaînes d’approvisionnement, et croissance. En contrepartie : opportunité sur nearshoring, logistique, infrastructures, et “green industrialization”.

4) Sécurité : Ukraine, OTAN, Arctique/Greenland

La sécurité est montée d’un cran, avec un discours beaucoup plus “opérationnel” : budgets, garanties, investissements. Zelenskyy : « no security guarantees work without the US » (dans la transcription WEF). 

Il formule un appel très “investisseur” : « real support – jobs, money, investment. » Merz rappelle la ligne rouge : « any threat to acquire European territory by force would be unacceptable. » hausse durable des dépenses de défense, cybersécurité, infrastructures critiques. Montée des sujets Arctique / routes maritimes / ressources ;

Ukraine : pivot entre reconstruction, capitaux privés, garanties publiques.

5) IA & infrastructure : “industrial scale”, data centers, compétitivité

Même quand Davos parle “IA”, ça parle surtout infrastructures et puissance de calcul (donc énergie, réseau, foncier, eau, acceptabilité).

Merz : « Artificial intelligence requires industrial scale. » 

Il enchaîne sur une logique d’investissement : « investing in high-performance AI, gigafactories… expansion of data centres. »  Parmelin (ouverture) met l’IA dans le même panier que tensions & protectionnisme : « risks and opportunities of AI » + défense du commerce/règles. 

IA = capex massif + énergie ; donc arbitrages ESG réels : mix énergétique, refroidissement, sobriété numérique, localisation.

6) États-Unis : discours “transactionnel” et sécurité/économie liées

Le discours de Trump est politiquement inflammable, mais utile pour comprendre l’orientation : sécurité = économie, et logique de contreparties. Trump : « national security requires economic security » 

Sur OTAN/Ukraine, le ton est explicitement transactionnel (l’extrait sur “one-way street” etc.). 

Lecture marchés :

Plus d’incertitude sur architecture transatlantique, risque de volatilité sur commerce/tarifs, mais aussi accélération de l’industrie domestique (défense, énergie, tech).

Ce qui est le plus sensible, le plus important

1. Retour durable de la géopolitique : re-pricing du risque, fragmentation, capex souveraineté. 

2. Europe : indépendance (énergie/defense/digital) : énormes besoins de financement. 

3. Commerce : le spectre “tarifs/guerres commerciales” pèse sur inflation et croissance. 

4. Ukraine & sécurité : l’appel est clair : garanties + investissements + production. 

5. IA : c’est d’abord une histoire d’infrastructures, d’énergie… et donc de finance durable “dans le réel”. 

À lire aussi : OAT vertes 2026 : 15 milliards d’euros pour financer la transition écologique

OAT vertes 2026 : 15 milliards d’euros pour financer la transition écologique

OAT vertes 2026

Le 27 janvier 2026, l’État français a annoncé un plafond provisoire d’émission de 15 milliards d’euros d’Obligations Assimilables du Trésor vertes (OAT vertes) pour l’année 2026.
Derrière ce chiffre se joue un mécanisme clé de la finance durable : le financement direct de politiques publiques environnementales par la dette souveraine verte.

Mais concrètement, que signifie cette annonce ?

Une OAT verte, qu’est-ce que c’est ?

Une OAT verte est une obligation d’État classique, à la différence près que les fonds levés sont exclusivement destinés à des dépenses environnementales identifiées à l’avance.
Ce n’est donc pas un “label marketing”, mais un engagement budgétaire et traçable.

En pratique :

  • L’État émet une dette.
  • Les investisseurs prêtent de l’argent.
  • Cet argent est fléché vers des projets verts éligibles.
  • L’État rembourse comme toute obligation souveraine.

Pourquoi un plafond de 15 milliards ?

Le montant de 15 milliards d’euros correspond à un plafond d’émission provisoire, calculé en fonction du volume de dépenses vertes éligibles prévues pour 2026.

Ces dépenses proviennent majoritairement :

  • de crédits budgétaires votés dans la loi spéciale,
  • de mécanismes fiscaux favorables à la transition,
  • et, dans une moindre mesure, de dépenses vertes réalisées en 2025 mais non encore adossées à des émissions obligataires.

Ce plafond pourra être révisé à la hausse lors de la loi de finances 2026, si les dépenses vertes augmentent.

Une dette verte intégrée au financement global de l’État

Les OAT vertes ne constituent pas un programme parallèle :
elles font partie intégrante du financement de l’État, au même titre que les obligations classiques, dans la limite des dépenses environnementales réellement identifiées.

À ce jour, l’encours total des quatre OAT vertes françaises atteint 87 milliards d’euros, ce qui positionne la France parmi les émetteurs souverains verts les plus actifs au monde.

À quoi servent concrètement ces fonds ?

Les OAT vertes financent des projets alignés sur six grands objectifs environnementaux :

  1. Atténuation du changement climatique
  2. Adaptation au changement climatique
  3. Protection des ressources aquatiques et marines
  4. Transition vers l’économie circulaire
  5. Prévention et réduction de la pollution
  6. Protection et restauration de la biodiversité

Ces dépenses ne sont pas décidées de manière opaque :
elles sont identifiées ex ante chaque année par un comité interministériel placé sous l’autorité du Premier ministre.

Transparence et redevabilité : un pilier du dispositif

L’un des points forts du programme français réside dans sa transparence.
Deux types de rapports sont publiés régulièrement :

1. Rapports d’allocation et de performance

Ils détaillent :

  • où l’argent a été dépensé,
  • quelles politiques ont été financées,
  • quelle part de budget a été allouée.

2. Rapports d’impact environnemental

Ils mesurent les résultats concrets :
réduction d’émissions, efficacité énergétique, impact sur la biodiversité, etc.
Le dernier rapport a notamment porté sur l’éco-prêt à taux zéro.

Ces évaluations sont supervisées par un Conseil d’évaluation indépendant, composé d’experts internationaux, ce qui renforce la crédibilité du dispositif auprès des investisseurs.

Pourquoi c’est important pour la finance durable

Les OAT vertes jouent un double rôle :

  • Financier : offrir aux investisseurs un actif souverain aligné avec des critères ESG solides.
  • Politique et sociétal : orienter des capitaux massifs vers la transition écologique.

Elles créent un pont entre marchés financiers et politiques publiques, tout en imposant des standards de reporting et d’impact qui inspirent d’autres émetteurs, publics comme privés.

27/01/2026 : OAT vertes : annonce du plafond d’émission provisoire pour l’année 2026

En synthèse

L’annonce d’un plafond de 15 milliards d’euros pour 2026 confirme que la dette verte n’est plus expérimentale :
elle devient un outil structurel de financement de la transition environnementale, alliant discipline budgétaire, transparence et ambition climatique.

Les OAT vertes illustrent ainsi l’évolution de la finance publique : emprunter pour investir, mais avec des objectifs mesurables et traçables.

À lire aussi : La finance verte est-elle à la hauteur de ses ambitions ?

La finance verte est-elle à la hauteur de ses ambitions ?

finance verte

Paris, 27 janvier 2026 – Maison de la Chimie.
À l’occasion de la 35ᵉ Rencontre de l’Épargne, Green Finance a assisté à une table ronde centrale :
« La finance verte est-elle à la hauteur de ses ambitions ? »

Face à une audience de professionnels de l’épargne, quatre voix ont éclairé un sujet désormais stratégique : la capacité réelle de la finance verte et durable à financer la transition, tout en conservant lisibilité, confiance et efficacité économique.

4 intervenants pour cette table ronde :

  • Cécile Goubet – Directrice générale, Institut de la Finance Durable
  • Claire Marais-Beuil – Députée de l’Oise
  • Michèle Pappalardo – Présidente du Comité du Label ISR
  • Sébastien Raspiller – Secrétaire général de l’AMF

Constat partagé :
L’ambition est bien là.
Les flux d’investissement sont engagés, les cadres réglementaires existent, les labels se durcissent.
Finance verte : ambition affirmée, exécution sous tension

Mais l’exécution reste fragile :

  • inflation normative,
  • complexité excessive,
  • données ESG peu fiables et très dépendantes d’acteurs non-européens,
  • risque croissant de décrochage des PME.

Loin des discours incantatoires, les échanges ont mis en lumière une réalité plus nuancée :
La finance verte progresse, mais son infrastructure reste instable
.

La finance verte est-elle à la hauteur de ses ambitions ?

Oui sur l’intention et les flux.
Pas encore sur la lisibilité, la stabilité et la confiance long terme.

La finance verte a franchi un point de non-retour. Mais sans simplification, clarification des indicateurs et fiabilité des données, elle risque de perdre l’adhésion des épargnants qu’elle cherche précisément à mobiliser.

Lecture critique des interventions

  • Cécile Goubet a clairement dominé la table ronde par sa vision stratégique, européenne et data-driven.
    Son intervention : structurante, stratégique et très solide

·        Claire Marais-Beuil, députée et donc non spécialiste, a surpris par la pertinence de ses alertes économiques et territoriales.
Son intervention : pragmatique, étonnamment pertinent et terrain pour une députée

·        Michèle Pappalardo a parfois brouillé le message en confondant finance verte et finance durable… tout en dénonçant cette confusion.
Son intervention : pédagogique… parfois confus, parfois involontairement comique

·        Sébastien Raspiller a fait preuve d’une rare honnêteté institutionnelle en reconnaissant les limites actuelles du cadre réglementaire et de du régulateur AMF.
Son intervention : honnête, lucide, institutionnel sans langue de bois

Cécile Goubet – Directrice générale, Institut de la Finance Durable

Ses Idées clés :

  • La finance verte ne peut pas être isolée : elle s’inscrit dans un financement global de la transition et une révolution industrielle.
  • Les flux d’investissement mondiaux sont déjà massivement orientés vers les énergies propres (≈ 90 % en Europe).
  • Le véritable enjeu n’est plus le cap, mais le financement des objectifs politiques (Accord de Paris).
  • Forte insistance sur :
    • la clarification des indicateurs clés ESG,
    • la comparabilité européenne,
    • la dépendance critique aux data providers non-européens (point très stratégique).

Sa principale citation :

« La finance verte n’existe pas seule. Elle s’inscrit dans un tout : une ambition politique, une transition industrielle et des flux d’investissement déjà en mouvement. »

Claire Marais-Beuil – Députée de l’Oise

Ses Idées clés :

  • Attention aux surnormes françaises qui risquent d’asphyxier le tissu économique.
  • La finance verte ne doit pas contraindre mais accompagner.
  • Priorité absolue : évaluer avant d’imposer.
  • Insistance sur :
    • la stabilité réglementaire,
    • la cohérence européenne,
    • le risque de décrochage économique des PME.

Sa principale citation :

« La finance verte doit accompagner le développement économique, pas empêcher les entreprises de s’installer ou de se développer. »

Michèle Pappalardo – Présidente du Comité du Label ISR

Ses Idées clés :

  • Long développement sur la distinction finance verte / finance durable, (parfois… contradictoire !)
  • Défense du Label ISR comme outil de transformation progressive de toute l’économie.
  • Mise en avant du durcissement du référentiel ISR ( Les –25 % de fonds labellisés ont été minimisés ).
  • Très critique sur la volonté de sortir des entreprises du périmètre CSRD.

Sa principale citation :

« La finance verte investit dans certaines activités. La finance durable accompagne toute l’économie vers la transition. »

Sébastien Raspiller – Secrétaire général de l’AMF

Ses Idées clés :

  • Le rôle central du régulateur : information claire, compréhensible et correcte (« les 3C »).

·        Reconnaissance explicite : de la complexité excessive des textes européens ; des difficultés de compréhension même pour les professionnels.

  • Lutte contre le greenwashing réelle mais mesurée.
  • Message fort : la finance durable est un processus de trajectoire, pas une photo instantanée.

Sa principale citation :

« nos propres équipes ont du mal à comprendre certains textes, on ne peut pas demander aux épargnants de s’y retrouver seuls. »

Conclusion Green Finance :

La finance verte avance.
Mais elle n’atteindra ses ambitions que si elle devient compréhensible, mesurable et crédible, autant pour les marchés que pour les citoyens, en commençant par une réglementation cadrée, un jour peut être…

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Gouvernance des communautés énergétiques :

Gouvernance des communautés énergétiques

Pourquoi ECOOP devient un levier clé pour les territoires

Une pression croissante sur les collectivités locales

La transition énergétique s’accélère et place aujourd’hui les territoires en première ligne.
Communes, intercommunalités et acteurs locaux voient se multiplier les projets énergétiques de proximité : énergies renouvelables, autoconsommation collective, communautés d’énergie, coopératives locales.

Cette dynamique s’inscrit dans un cadre de plus en plus contraint :

obligations réglementaires, attentes politiques fortes, exigences citoyennes accrues

La transition énergétique n’est plus uniquement technique : elle est politique, sociale et démocratique.

Le maillon faible des projets énergétiques locaux : la gouvernance

Si les projets se multiplient, leur gouvernance reste trop souvent un point de fragilité.

Sur le terrain, les constats sont récurrents :

  • des processus décisionnels collectifs complexes et difficiles à piloter,
  • une gouvernance partagée lente, parfois peu lisible,
  • un manque d’outils numériques réellement adaptés aux modèles coopératifs,
  • une traçabilité insuffisante des décisions,
  • et, au fil du temps, un engagement citoyen qui s’effrite.

Résultat : des projets techniquement solides, mais fragiles socialement et politiquement.

ECOOP: un outil de gouvernance numérique au service des communautés énergétiques

C’est précisément à ce niveau qu’intervient ECOOP.

ECOOP est une plateforme de gouvernance numérique conçue pour accompagner les communautés énergétiques dans leur organisation, leur prise de décision et leur fonctionnement collectif.

Concrètement, ECOOP intervient là où beaucoup de projets échouent :

l’organisation collective, la prise de décision et la légitimité démocratique.

ECOOP ne remplace pas les choix politiques ou techniques :
 il sécurise et structure la manière de décider ensemble.

Pourquoi ECOOP a été conçu

ECOOP est né d’un constat simple :

la transition énergétique repose sur la capacité des territoires à coopérer durablement.

Face à l’absence d’outils réellement adaptés aux dynamiques locales et coopératives, ECOOP a été conçu pour :

  • accompagner des projets collectifs complexes,
  • répondre aux exigences croissantes de transparence et de conformité,
  • intégrer les enjeux d’inclusion et de participation citoyenne,
  • soutenir des projets profondément ancrés dans les territoires.

La technologie est ici mise au service du collectif, et non l’inverse.

À qui s’adresse ECOOP ?

ECOOP est conçu pour :

  • les communes et intercommunalités,
  • les associations locales,
  • les coopératives énergétiques,
  • les communautés énergétiques, qu’elles soient naissantes ou déjà structurées,
  • les syndicats d’énergie et acteurs territoriaux de l’énergie.

Autrement dit, tous les acteurs qui portent ou accompagnent des projets énergétiques collectifs.

Une philosophie claire : gouverner ensemble, durablement

ECOOP repose sur une philosophie simple et exigeante :

  • coopération entre acteurs publics, citoyens et partenaires,
  • inclusion réelle dans les processus de décision,
  • transparence des règles et des décisions,
  • participation structurée, documentée et traçable,
  • compatibilité avec les cadres réglementaires existants.

La gouvernance n’est plus un frein : elle devient un facteur de robustesse et de légitimité.

Le message adressé aux communes et aux associations

Lancer un projet énergétique collectif sans structurer la gouvernance dès le départ, c’est prendre un risque politique, social et institutionnel.

ECOOP s’adresse aux territoires qui souhaitent :

  • clarifier les règles du jeu collectif,
  • organiser une participation citoyenne réelle,
  • sécuriser leurs projets dans la durée.

Ce que ECOOP apporte concrètement

ECOOP permet :

  • des rôles et règles de gouvernance clairement définis,
  • des décisions documentées, traçables et partagées,
  • une information accessible à tous les membres,
  • un engagement citoyen renforcé et durable,
  • un climat de confiance favorisant la pérennité des projets.

Des cas d’usage concrets en France et en Europe

ECOOP s’appuie sur des projets exploratoires déjà opérationnels :

Ces projets démontrent que la gouvernance est un facteur clé de réussite, au même titre que la technologie.

Une légitimité reconnue à l’échelle européenne

Développé et testé dans cinq pays européens (e.g. Troya, Çanakkale-Turquie, Berchidda-Italie, Uppsala-Suède) dans le cadre du projet Masterpiece co-financé par la commission Européenne.
La plateforme ECOOP est alignée avec les principes de la finance verte et les exigences croissantes en matière de transparence, d’impact et de gouvernance responsable.

La transition énergétique territoriale ne se jouera pas uniquement sur les kilowattheures produits.

Elle se jouera sur la capacité des territoires à faire coopérer durablement des acteurs aux intérêts multiples.

Avec ECOOP, les collectivités et communautés énergétiques disposent désormais d’un outil structurant pour :
Sécuriser leurs projets, renforcer la confiance et ancrer la transition énergétique dans le temps long.

À découvrir aussi : Mirova soutient la logistique agri-solaire au Kenya avec un investissement stratégique de 19 millions de dollars

Banques systémiques sous tension : quand la conformité devient un risque majeur

Banques systémiques

Focus sur HSBC et Société Générale, au cœur des controverses financières contemporaines

Dans un contexte de ralentissement économique, de durcissement réglementaire et de montée des faillites d’entreprises en France et en Europe, la question de la responsabilité des grandes banques systémiques revient avec force. HSBC et Société Générale, deux piliers du paysage bancaire international et européen, concentrent depuis plusieurs mois une série de controverses qui interrogent non seulement leur gouvernance, mais aussi leur rôle dans l’économie réelle et la finance durable.

Ces polémiques ne sont pas anecdotiques. Elles constituent désormais un facteur de risque à part entière pour les investisseurs, les régulateurs et les acteurs de la finance verte.

HSBC : une banque mondiale rattrapée par ses lignes de faille structurelles

1. Dossiers fiscaux et judiciaires : un passif qui pèse dans la durée

HSBC reste durablement associée à des affaires de démarchage bancaire et de fraude fiscale issues de ses activités historiques de banque privée. Même lorsque ces dossiers sont juridiquement clos par des accords transactionnels, leur impact dépasse largement le cadre judiciaire : ils alimentent une défiance persistante envers la culture de contrôle interne du groupe.

Pour les investisseurs, ce type de passif crée une prime de risque réputationnelle, difficile à effacer, et un risque récurrent de provisions, d’audits renforcés et de contraintes réglementaires accrues.

2. CumCum / CumEx : le soupçon systémique

HSBC apparaît régulièrement dans le périmètre des débats européens autour des montages fiscaux CumCum/CumEx. Même en l’absence de condamnation définitive, la simple exposition médiatique à ces schémas suffit à fragiliser la crédibilité d’une banque internationale auprès des régulateurs, des États et des grands clients institutionnels.

Le message implicite est clair : les zones grises fiscales du passé deviennent des risques juridiques et politiques du présent.

3. Climat, ESG et accusations de greenwashing

HSBC s’est positionnée comme un acteur engagé dans la transition climatique. Pourtant, cette communication ESG est régulièrement contestée par des ONG et des acteurs de la société civile, qui pointent des incohérences entre les engagements affichés et certaines politiques de financement sectorielles.

Dans un monde où l’ESG devient opposable juridiquement et médiatiquement, ces accusations fragilisent la crédibilité de la banque sur le long terme et exposent à des contentieux climatiques de plus en plus structurés.

4. Le risque d’accumulation

Le véritable problème de HSBC n’est pas un dossier isolé, mais l’accumulation historique de controverses. Chaque nouvelle affaire réactive les précédentes et nourrit l’idée d’un modèle où la conformité progresse plus lentement que les exigences du monde post-crise.

Société Générale : une solidité institutionnelle régulièrement fissurée

1. Marchés financiers et pratiques contestées

Société Générale a été impliquée, au fil des années, dans plusieurs dossiers liés aux pratiques de marché et à des sanctions européennes. Ces affaires, moins spectaculaires médiatiquement, envoient néanmoins un signal clair : sur les activités de marché, la tolérance réglementaire est désormais minimale.

Pour une banque historiquement forte sur ces métiers, cela signifie coûts de conformité en hausse, surveillance renforcée et pression sur la rentabilité.

2. CumCum : une pression politique et médiatique croissante

Comme d’autres grandes banques françaises et européennes, Société Générale se retrouve associée aux débats sur les montages CumCum. Au-delà de la question juridique, le risque est avant tout réputationnel : dans l’opinion publique, la frontière entre optimisation et abus est désormais largement effacée.

3. Le capital confiance en question

Société Générale conserve une image de banque institutionnelle solide. Mais la répétition de controverses, même techniques, affaiblit progressivement cet avantage immatériel essentiel qu’est la confiance. Or, dans la banque, la confiance conditionne l’accès aux dépôts, aux grands mandats institutionnels et à la légitimité stratégique.

Pourquoi ces polémiques comptent pour les investisseurs

Ces controverses ne relèvent pas du simple bruit médiatique. Elles ont des impacts économiques directs :

  • Risques juridiques et financiers (amendes, provisions, coûts de remédiation)
  • Durcissement de la supervision et hausse structurelle des coûts de conformité
  • Fragilisation des stratégies ESG et exposition accrue aux contentieux climatiques
  • Dégradation du dialogue avec les régulateurs et les grands investisseurs institutionnels

Dans une finance de plus en plus réglementée, la gouvernance et la conformité deviennent des déterminants de performance à long terme.

Quand les banques vacillent, l’économie réelle paie le prix

Le contraste est brutal. Alors que la France connaît une hausse historique des faillites et défaillances d’entreprises, touchant en priorité les PME, les artisans et les acteurs de l’économie réelle, les grandes banques systémiques continuent de gérer les conséquences de choix passés, parfois déconnectés des réalités territoriales.

Ce décalage nourrit une défiance croissante :

  • défiance des citoyens,
  • défiance des entrepreneurs,
  • défiance d’une partie des investisseurs responsables.

Pour la finance verte et responsable, le message est limpide :
la solidité financière ne suffit plus. La cohérence, la transparence et la gouvernance deviennent des actifs stratégiques.

À défaut, même les institutions les plus puissantes s’exposent à un risque silencieux mais majeur : celui de perdre leur légitimité dans un monde économique déjà sous tension.

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Mirova soutient la logistique agri-solaire au Kenya avec un investissement stratégique de 19 millions de dollars

logistique agri-solaire au Kenya

Mirova annonce un investissement de 19 millions de dollars dans Cold Solutions Kiambu, acteur clé de la chaîne du froid au Kenya. Cette opération vise à renforcer des infrastructures logistiques durables, alimentées en partie par l’énergie solaire, afin de réduire le gaspillage alimentaire, soutenir la sécurité sanitaire et renforcer la résilience économique régionale.

La chaîne du froid, maillon critique des systèmes alimentaires africains

Dans de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, la chaîne du froid constitue l’un des principaux défis structurels pour l’agriculture, la distribution alimentaire et le secteur pharmaceutique.
Les pertes post-récolte, liées à l’absence d’infrastructures de stockage adaptées, représentent un frein majeur à la sécurité alimentaire, à la stabilité des revenus agricoles et à l’accès aux médicaments.

C’est dans ce contexte que Mirova, société de gestion affiliée à Natixis Investment Managers et spécialisée dans la finance durable, annonce un investissement de 19 millions de dollars dans Cold Solutions Kiambu (SEZ) Limited, acteur de référence de la logistique sous température contrôlée au Kenya.

Un investissement à fort impact porté par le fonds Mirova Gigaton

Le financement est réalisé via le Mirova Gigaton Fund, véhicule d’investissement dédié aux solutions climatiques à fort impact dans les marchés émergents.
Il permettra à Cold Solutions Kiambu d’accélérer le développement opérationnel de ses infrastructures majeures tout en renforçant l’intégration de pratiques durables dans la logistique de la chaîne du froid.

L’objectif est double :

  • améliorer l’efficacité énergétique des installations de réfrigération,
  • et réduire durablement les pertes alimentaires et pharmaceutiques dans la région.

Cold Solutions Kiambu, pilier logistique du marché kényan

Cold Solutions Kiambu (SEZ) Limited est aujourd’hui l’un des principaux acteurs de la logistique sous température contrôlée au Kenya.
L’entreprise opère des infrastructures capables de couvrir un large spectre de besoins, allant du stockage à température ambiante jusqu’au surgelé, avec des services adaptés aux secteurs agricole et pharmaceutique.

Basée à Tatu City, zone économique spéciale située près de Nairobi, l’entreprise exploite une capacité de stockage d’environ 15 000 palettes, permettant de préserver l’intégrité des produits sensibles tout au long de la chaîne d’approvisionnement.

Une infrastructure agri-solaire de référence mondiale

L’investissement de Mirova permet de renforcer un modèle d’infrastructure qualifié de logistique agri-solaire durable.
Le site de Cold Solutions Kiambu intègre notamment :

  • un système solaire photovoltaïque en toiture, couvrant environ 30 % des besoins énergétiques de l’installation,
  • l’utilisation de réfrigérants à base d’ammoniac, qui ne contribuent pas au réchauffement climatique.

Cette combinaison technologique positionne le projet comme une référence mondiale en matière d’entrepôts frigorifiques sobres en énergie, conciliant performance opérationnelle et réduction de l’empreinte carbone.

Réduction du gaspillage et résilience climatique

La chaîne du froid joue un rôle déterminant dans la réduction des pertes post-récolte, qui représentent une part significative de la production agricole en Afrique de l’Est.
En sécurisant le stockage et le transport des denrées, Cold Solutions Kiambu contribue directement à :

  • améliorer les revenus des producteurs et distributeurs
  • stabiliser les marchés locaux
  • et renforcer la résilience des systèmes alimentaires face aux aléas climatiques

Dans un contexte de changement climatique, ces infrastructures deviennent un levier stratégique de sécurité économique et sociale.

Un enjeu clé pour les produits pharmaceutiques

Au-delà de l’agriculture, la chaîne du froid est essentielle pour garantir l’efficacité des produits pharmaceutiques, notamment les vaccins et médicaments thermosensibles.
Les capacités de stockage et de suivi en temps réel déployées par Cold Solutions Kiambu permettent de limiter les risques de détérioration, un enjeu majeur pour les systèmes de santé en Afrique de l’Est.

Cet aspect confère au projet une dimension sanitaire structurante, au croisement de la logistique, de la santé publique et du développement économique.

Une contribution directe aux Objectifs de Développement Durable

L’investissement de Mirova s’inscrit explicitement dans le cadre des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies.
Il contribue en particulier à :

  • l’ODD 2 – Faim “zéro”, en réduisant les pertes alimentaires
  • l’ODD 12 – Consommation et production responsables, grâce à des infrastructures sobres et efficaces
  • l’ODD 13 – Lutte contre les changements climatiques, via l’intégration d’énergies renouvelables et de technologies bas carbone

Cette approche illustre la capacité de la finance durable à générer un impact mesurable, au-delà de la seule performance financière.

Une vision assumée de la finance climatique

John Kimotho, Investment Director chez Mirova Kenya, souligne que cet investissement reflète pleinement l’ambition du fonds Mirova Gigaton :
accélérer le déploiement de solutions climatiques innovantes dans les marchés émergents.

Selon lui, le soutien à Cold Solutions Kiambu permet de faire émerger une infrastructure de chaîne du froid :

  • alimentée par des énergies propres
  • résiliente sur le plan opérationnel
  • et essentielle à la sécurité alimentaire et sanitaire régionale

Un partenariat aligné sur des valeurs communes

ARCH Emerging Markets Partners, partenaire du projet, partage cette vision.
Suki Muia, Investment Director, met en avant la volonté commune de :

  • lutter contre le gaspillage alimentaire
  • renforcer les systèmes alimentaires régionaux
  • et garantir l’efficacité des vaccins en Afrique de l’Est

Ce partenariat illustre la montée en puissance de coalitions d’investisseurs à impact, capables d’agir conjointement sur des problématiques systémiques.

La chaîne du froid comme infrastructure stratégique

Longtemps perçue comme un maillon technique, la chaîne du froid est désormais reconnue comme une infrastructure stratégique pour :

  • la sécurité alimentaire
  • la santé publique
  • et la résilience économique

Dans les marchés émergents, son développement conditionne l’accès aux marchés, la stabilisation des prix et la réduction des inégalités territoriales.
L’investissement de Mirova contribue à structurer cet écosystème de manière durable.

Mirova, acteur de référence de l’investissement durable

Mirova s’impose depuis plus d’une décennie comme un acteur pionnier de la finance durable.
Filiale de Natixis Investment Managers, la société développe des solutions d’investissement couvrant :

  • les actions
  • les obligations
  • les infrastructures de transition énergétique
  • le capital naturel
  • et le private equity

Basée à Paris, Mirova gérait 33 milliards d’euros d’actifs au 30 septembre 2025 et est reconnue comme entreprise à mission et certifiée B Corp.

Un ancrage fort dans les marchés émergents

Avec Mirova Kenya Limited, la société dispose d’un ancrage local lui permettant de :

  • comprendre finement les enjeux régionaux
  • structurer des projets adaptés aux réalités locales
  • et assurer un suivi rigoureux de l’impact environnemental et social

Cette présence locale est un facteur clé de réussite pour des projets d’infrastructure complexes comme la chaîne du froid.

Natixis Investment Managers : un écosystème multi-affiliés

Mirova s’inscrit dans l’écosystème de Natixis Investment Managers, l’un des plus grands gestionnaires d’actifs mondiaux, avec plus de 1 500 milliards de dollars d’actifs sous gestion.
L’approche multi-affiliés du groupe permet de combiner expertise spécialisée et envergure internationale.

Ce qu’il faut retenir : quand la finance durable structure l’économie réelle

L’investissement de Mirova dans Cold Solutions Kiambu illustre de manière concrète le rôle que peut jouer la finance durable dans la transformation des économies émergentes.
En soutenant une infrastructure de chaîne du froid agri-solaire, Mirova contribue simultanément à :

  • la sécurité alimentaire
  • la santé publique
  • la lutte contre le changement climatique
  • et le développement économique régional

Ce projet démontre que les infrastructures durables ne sont pas seulement des réponses techniques, mais de véritables leviers de résilience et de souveraineté économique.

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ESG Tendances Pierre renforce son positionnement tertiaire avec un immeuble de bureaux à Montreuil

ESG Tendances Pierre

Le 22 janvier 2026, la société civile ESG Tendances Pierre franchit une nouvelle étape dans le développement de son portefeuille immobilier. Pour le compte du fonds, Swiss Life Asset Managers France a finalisé l’acquisition d’un immeuble de bureaux situé à Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Cette opération illustre une stratégie claire. Investir dans des actifs tertiaires solides, bien localisés et alignés avec des exigences environnementales et sociétales élevées.

L’actif combine plusieurs atouts clés. Il offre des revenus locatifs sécurisés, s’inscrit dans un marché tertiaire dynamique aux portes de Paris et bénéficie d’un plan ESG structurant. Destiné à renforcer sa valeur sur le long terme.

Une acquisition cohérente avec la stratégie du fonds

L’immeuble acquis est implanté au 40 rue Armand Carrel, dans un secteur en pleine mutation du Bas-Montreuil. Entièrement rénové récemment. Il répond à l’ambition du fonds ESG Tendances Pierre : sélectionner des actifs capables de conjuguer performance financière et durabilité.

Avec cette opération, le fonds poursuit sa diversification tout en restant fidèle à son ADN. L’objectif est clair. Construire un portefeuille résilient. Composé d’immeubles tertiaires de qualité, adaptés aux usages actuels des entreprises. Et capables de conserver leur attractivité dans un environnement économique et réglementaire en constante évolution.

Un locataire de premier plan garant de revenus sécurisés

Orange, un acteur stratégique du secteur des télécommunications

L’ensemble immobilier développe une surface de 2 696 m² répartie sur cinq niveaux. Il est occupé à 100 % par Orange depuis août 2023. Le bail commercial, conclu pour une durée de dix ans dont six années fermes, court jusqu’en juillet 2033.

Orange occupe une place centrale dans le paysage économique français et européen. Le groupe est présent dans plus de 25 pays. Et accompagne près de 280 millions de clients à travers le monde. Cotée au CAC 40, l’entreprise est au cœur des enjeux de transformation numérique, du déploiement de la fibre et de la 5G. Ainsi que du développement de solutions innovantes pour les entreprises.

Une visibilité locative à long terme

La solidité financière d’Orange et la durée ferme du bail apportent une forte visibilité sur les flux de loyers. Pour le fonds, cela se traduit par des revenus réguliers et prévisibles. Cet élément constitue un facteur clé de sécurisation dans un contexte de marché où la qualité du locataire est devenue déterminante.

Un emplacement stratégique aux portes de Paris

Le Bas-Montreuil, un pôle tertiaire en pleine évolution

L’immeuble se situe au cœur du Bas-Montreuil, un quartier tertiaire en plein essor. De plus en plus recherché par les entreprises souhaitant s’implanter à proximité immédiate de Paris. Le secteur bénéficie d’un tissu économique dense et d’un environnement urbain en transformation continue.

Une accessibilité renforcée

La desserte constitue un atout majeur. Les lignes 1 et 9 du métro sont accessibles en moins de dix minutes à pied, permettant de rejoindre le centre de Paris en environ quinze minutes. Cette connectivité répond aux attentes actuelles des entreprises et de leurs collaborateurs, en quête de sites bien reliés aux grands pôles urbains.

Le marché local représente près de 600 000 m² de bureaux. Il affiche un taux de vacance d’environ 12 %, un niveau qui témoigne d’une demande soutenue pour les actifs bien positionnés et adaptés aux nouveaux usages.

Un investissement en phase avec les tendances du marché tertiaire

Des surfaces recherchées et flexibles

Avec un rendement acte en mains annoncé à 8,17 %, l’actif se distingue sur le segment des immeubles de moins de 3 000 m². Ces surfaces intermédiaires, comprises entre 1 000 et 5 000 m², répondent à une demande croissante d’entreprises à la recherche d’espaces flexibles, fonctionnels et facilement reconfigurables.

Ce positionnement permet de capter une clientèle variée, souvent délaissée par les grands ensembles tertiaires plus rigides. Il offre également une meilleure capacité d’adaptation face aux évolutions des modes de travail.

Une liquidité renforcée

Les immeubles de taille moyenne présentent généralement une liquidité supérieure. En cas de relocation, leur capacité d’absorption est plus rapide. Cette caractéristique constitue un avantage significatif dans un marché marqué par la recherche de flexibilité, la rationalisation des surfaces et l’arbitrage des coûts immobiliers, notamment en périphérie immédiate de Paris.

Un plan ESG structurant pour un actif durable

Une trajectoire environnementale clairement définie

Construit en 2003 et rénové en 2023, l’immeuble fera l’objet d’un plan d’amélioration énergétique destiné à répondre aux exigences du Décret tertiaire. Cette démarche vise à réduire l’empreinte environnementale de l’actif tout en améliorant son efficacité opérationnelle.

Parmi les actions prévues figurent la souscription à un contrat d’énergie verte, la mise en place d’un suivi précis des consommations d’énergie et d’eau, ainsi que l’intégration d’une annexe environnementale au bail.

Une approche centrée sur l’occupant

Le plan ESG inclut également des actions orientées vers l’utilisateur. Une enquête de satisfaction locataire sera menée et un guide de bonnes pratiques sera remis à Orange. Ces initiatives renforcent la collaboration entre bailleur et locataire et participent à une gestion plus responsable et plus performante de l’immeuble.

L’ensemble de ces mesures s’inscrit dans la trajectoire carbone du portefeuille et contribue aux objectifs SFDR du fonds, labellisé ISR. Elles visent à préserver la valeur de l’actif dans le temps et à maintenir son attractivité sur un marché de plus en plus exigeant.

Une étape clé dans la diversification du portefeuille

Pour Julien Guillemet, gérant de la société civile ESG Tendances Pierre, cette opération constitue un jalon important. Elle traduit la volonté du fonds d’intégrer des actifs tertiaires de qualité, capables de créer de la valeur durable tout en affirmant un engagement fort en matière d’ESG.

À travers cette acquisition, ESG Tendances Pierre confirme son positionnement. Celui d’un investisseur attentif aux fondamentaux économiques, aux évolutions du marché immobilier et aux enjeux environnementaux et sociaux qui façonnent l’immobilier de demain.

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Précarité énergétique en France : un état des lieux alarmant qui impose d’agir sans attendre

Précarité énergétique en France

L’enquête Ipsos BVA menée pour Daikin révèle une réalité préoccupante : près d’un Français sur trois se considère aujourd’hui en situation de précarité énergétique. Entre arbitrages budgétaires douloureux, impact sur la santé et difficultés d’accès aux travaux de rénovation, le chauffage devient un enjeu social majeur à l’hiver 2025-2026.

Un hiver rigoureux qui ravive les fragilités énergétiques

La fin de l’année 2025 et le début de l’année 2026 ont été marqués par des températures exceptionnellement basses sur l’ensemble du territoire français.
Les météorologues parlent du Noël le plus froid depuis quinze ans, une situation qui a brutalement remis la question du chauffage au centre des préoccupations des ménages.

Dans le même temps, le contexte énergétique reste tendu.
Depuis la disparition du bouclier tarifaire, les prix de l’énergie ont fortement progressé, représentant une part croissante du budget des Français.
Même si une relative stagnation est observée en 2025, la volatilité des prix demeure élevée, sous l’effet combiné des tensions géopolitiques, du changement climatique et de l’incertitude économique.

C’est dans ce contexte que Daikin France, acteur de référence du génie climatique, a souhaité mesurer l’impact concret de cette situation sur le quotidien des Français.

Une enquête représentative pour comprendre les usages et les arbitrages

L’étude intitulée « Les Français et la précarité énergétique. État des lieux, arbitrages et leviers » a été confiée à l’institut Ipsos BVA.
Elle a été menée en novembre 2025 auprès de 1 000 personnes âgées de 18 ans et plus, constituant un échantillon représentatif de la population française.

Administrée via un questionnaire en ligne de 30 questions, l’enquête s’est intéressée :

  • aux équipements de chauffage et de climatisation,
  • aux comportements de consommation,
  • au ressenti face aux factures énergétiques,
  • et aux freins et leviers liés aux travaux de rénovation énergétique.

L’objectif : dresser un état des lieux précis et incarné de la précarité énergétique telle qu’elle est vécue aujourd’hui.

Des équipements de chauffage encore majoritairement énergivores

Les résultats montrent une forte hétérogénéité des équipements de chauffage dans les logements français.

Parmi les personnes interrogées :

  • 44 % déclarent être équipées de chaudières, fonctionnant majoritairement au gaz ;
  • 28 % utilisent des radiateurs électriques, une proportion qui grimpe à 39 % chez les 18-30 ans ;
  • 17 % disposent d’une pompe à chaleur ;
  • 5 % ont installé un poêle à granulés.

Ce panorama illustre le poids encore important des systèmes traditionnels, souvent plus exposés à la volatilité des prix de l’énergie, et la progression encore lente des équipements plus performants.

31 % des Français se sentent en situation de précarité énergétique

L’un des enseignements majeurs de l’étude réside dans le décalage entre les statistiques institutionnelles et le ressenti réel des ménages.

Alors que l’Observatoire National de la Précarité Énergétique (ONPE) estimait en 2023 qu’un peu plus de 10 % des Français étaient en situation de précarité énergétique, l’enquête Ipsos BVA révèle un chiffre bien plus élevé :
👉 31 % des Français interrogés estiment être en difficulté pour se chauffer correctement à un coût abordable.

Ce sentiment est particulièrement marqué :

  • chez les jeunes de 18 à 30 ans (42 %),
  • et chez les catégories CSP– (41 %).

La précarité énergétique n’apparaît plus comme un phénomène marginal : elle s’installe durablement dans le quotidien d’une partie significative de la population.

Des stratégies d’adaptation qui dégradent le confort

Pour contenir leurs factures de chauffage, de nombreux Français adoptent des stratégies de restriction thermique, parfois au détriment de leur confort.

Les comportements les plus fréquemment cités sont :

  • abaisser le thermostat sous le seuil de confort (19-20 °C au lieu de 20-21 °C) :
    • 54 % le font souvent,
    • 77 % au moins occasionnellement ;
  • ne chauffer que certaines pièces du logement :
    • 54 % le font souvent,
    • 73 % au moins occasionnellement ;
  • multiplier les couches de vêtements à domicile :
    • 56 % le font souvent,
    • 85 % au moins occasionnellement.

Ces ajustements traduisent une normalisation de l’inconfort thermique, devenue une variable d’ajustement budgétaire.

Des sacrifices budgétaires de plus en plus lourds

La précarité énergétique ne se limite pas à une baisse de confort.
Elle entraîne des arbitrages financiers contraints, parfois sur des postes essentiels.

Ainsi, 65 % des personnes interrogées déclarent avoir réduit au moins un poste de dépense pour pouvoir régler leurs factures d’énergie.

Les réductions concernent principalement :

  • les loisirs (44 %),
  • les vacances (37 %).

Mais des arbitrages plus préoccupants émergent :

  • 26 % réduisent volontairement leurs dépenses alimentaires,
  • 14 % diminuent leurs dépenses de santé.

Ces chiffres révèlent une précarité énergétique aux conséquences sociales directes, bien au-delà de la seule question du chauffage.

Pour une large majorité, bien se chauffer est devenu un luxe

L’étude met en lumière une perception largement partagée :
👉 85 % des Français estiment que se chauffer confortablement est aujourd’hui un luxe.

Cette perception est étayée par plusieurs indicateurs :

  • 49 % constatent une augmentation de leur facture de chauffage à l’hiver 2024 par rapport à 2023 ;
  • 41 % déclarent une facture mensuelle égale ou supérieure à 150 € ;
  • 59 % ressentent de l’inquiétude à la réception de leurs factures ;
  • 15 % admettent avoir des difficultés à les régler.

Les femmes, les jeunes adultes, les locataires et les catégories CSP– expriment plus fortement cette inquiétude.

Un impact direct sur la santé, le moral et la vie sociale

Le froid ne se contente pas d’affecter le budget : il pèse lourdement sur le bien-être physique et psychologique.

Selon l’enquête :

  • 74 % indiquent que le froid dégrade la qualité de leur sommeil,
  • 72 % se sentent plus irritables,
  • 70 % sont plus sujets aux maladies hivernales,
  • 65 % ressentent davantage de douleurs musculaires.

Le froid affecte également la vie sociale :

  • 38 % déclarent recevoir moins de proches ou voir moins leur entourage ;
  • certains indiquent que leurs invités leur ont fait part d’un inconfort thermique.

Chez les personnes en télétravail, le phénomène est également notable :

  • 15 % augmentent leur présence sur site pour bénéficier d’un chauffage collectif,
  • 11 % réduisent leur temps de travail à domicile pour limiter leurs dépenses énergétiques.

Les travaux énergétiques : une priorité… sous conditions

Malgré ces difficultés, les Français ne restent pas inactifs.
61 % des personnes interrogées ont déjà engagé au moins une catégorie de travaux énergétiques, une proportion qui atteint 71 % chez les 60-75 ans.

Les travaux les plus fréquemment cités sont :

  • le remplacement des fenêtres (34 %),
  • le changement du système de chauffage ou d’eau chaude sanitaire (30 %).

Par ailleurs, 35 % envisagent de réaliser des travaux dans les trois prochaines années, notamment :

  • le remplacement du chauffage (11 %),
  • l’isolation des murs (10 %),
  • le changement des fenêtres (9 %).

Réduire les factures : le moteur principal du changement

Lorsqu’il s’agit de remplacer un système de chauffage, les attentes sont claires.
Le critère économique arrive largement en tête.

Les Français attendent avant tout :

  • une réduction des factures énergétiques (53 %),
  • un meilleur confort thermique (27 %),
  • des critères écologiques (10 %),
  • une provenance européenne ou française de la technologie (10 %).

Les pompes à chaleur : une technologie plébiscitée, mais encore freinée

Parmi les possesseurs de pompes à chaleur, les retours sont largement positifs :

  • 88 % estiment que leur confort thermique s’est amélioré,
  • 85 % considèrent que leur impact environnemental a diminué,
  • 82 % jugent que leurs factures ont baissé durablement.

Ces bénéfices sont également perçus par les non-équipés :

  • 75 % associent la pompe à chaleur à un meilleur confort,
  • 66 % à une réduction de l’empreinte environnementale,
  • 66 % à une baisse durable des dépenses énergétiques.

Le principal frein reste cependant le coût initial :

  • 57 % de l’échantillon évoquent le prix de l’équipement et de l’installation comme obstacle majeur.

Les aides publiques : un levier décisif… mais fragile

L’enquête montre une bonne connaissance des dispositifs d’aide :

  • 83 % connaissent au moins une aide,
  • 61 % citent MaPrimeRénov’,
  • 19 % en ont déjà bénéficié.

Les aides financières constituent le principal levier de passage à l’action pour 84 % des personnes intéressées par des travaux, devant le prêt à taux zéro (55 %).

Mais les freins restent nombreux :

  • 72 % citent le coût initial trop élevé,
  • 42 % la complexité administrative,
  • 41 % le doute sur les économies réellement obtenues.

La suspension de MaPrimeRénov’ accentue ces incertitudes.

L’accompagnement, clé de la rénovation énergétique

Daikin rappelle l’importance d’un accompagnement structuré pour sécuriser les projets de rénovation.
François Deroche, Directeur Marketing, RSE et Affaires Publiques de Daikin France, souligne la nécessité :

  • de réaliser une étude énergétique préalable,
  • de solliciter plusieurs devis,
  • et de faire appel à des installateurs certifiés RGE.

Le groupe met en avant son ancrage européen, avec un centre de R&D en Belgique et des sites de production en Allemagne, Belgique, Italie, Espagne, Pologne et République tchèque.

Conclusion : la précarité énergétique, un défi social majeur

L’enquête Ipsos BVA pour Daikin met en lumière une réalité préoccupante :
la précarité énergétique n’est plus une exception, mais une expérience vécue par une part croissante des Français.

Face à l’urgence sociale, sanitaire et climatique, l’amélioration de la performance énergétique des logements apparaît comme un enjeu prioritaire, à condition de lever les freins financiers, administratifs et informationnels.

Le chauffage n’est plus seulement une question de confort : il est devenu un indicateur du pouvoir d’achat, de la santé et de la cohésion sociale.

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