ING et la transition écologique : vers une finance engagée pour un futur bas carbone

ING

ING : la question climatique est devenue l’un des enjeux les plus pressants du XXIᵉ siècle, exigeant des acteurs économiques une révision profonde de leurs modèles d’affaires. Dans ce contexte, le rôle des institutions financières est central. Elles disposent des leviers nécessaires pour orienter les flux de capitaux vers des initiatives durables et soutenir la transition énergétique globale. ING, groupe bancaire international, illustre cette dynamique à travers la publication annuelle de son Climate Update 2025. Un rapport détaillé qui met en lumière les efforts de la banque pour accélérer la transition vers une économie bas carbone. Au-delà des chiffres et des engagements, ce document reflète une vision stratégique. Agir concrètement, en partenariat avec ses clients et d’autres acteurs économiques. Pour aligner la finance sur les objectifs climatiques définis par l’Accord de Paris.

Une démarche scientifique et vérifiable : la validation par la SBTi

L’un des aspects les plus significatifs du Climate Update 2025 est la rigueur scientifique qui sous-tend les ambitions d’ING. La banque est en effet la première institution systémique mondiale à voir ses objectifs climatiques intermédiaires validés par la Science-Based Targets initiative (SBTi). Cette reconnaissance n’est pas symbolique. Elle garantit que les engagements pris sont cohérents avec les données scientifiques sur le changement climatique et les trajectoires nécessaires pour limiter le réchauffement à 1,5°C.

Cette validation marque une étape majeure dans la transformation d’ING. Elle permet à la banque de se positionner non seulement comme un acteur financier. Mais aussi comme un partenaire crédible dans la lutte contre le réchauffement climatique. Contrairement aux déclarations ambitieuses mais floues que l’on rencontre parfois dans le secteur financier. La SBTi impose un cadre rigoureux qui implique des mesures concrètes. Un suivi précis des émissions et une transparence totale dans les rapports annuels. Pour ING, cette approche scientifique renforce la confiance des clients et des investisseurs. Tout en donnant une orientation claire aux équipes internes pour prioriser les actions ayant le plus grand impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La finance durable : mobiliser des capitaux pour transformer l’économie

Un autre pilier majeur du Climate Update 2025 est le rôle actif d’ING dans le financement d’activités durables. En 2024, le groupe a mobilisé 130 milliards d’euros dans des projets contribuant à la transition écologique. Avec un objectif ambitieux de 150 milliards par an d’ici 2027. Ces financements ne se limitent pas à des initiatives symboliques. Ils couvrent un large spectre, allant des énergies renouvelables aux solutions innovantes en matière d’économie circulaire et de gestion des ressources naturelles.

Le développement de la finance durable par ING repose sur un double objectif. Soutenir les entreprises dans leur transformation vers des modèles moins carbonés. Et encourager l’émergence de nouvelles technologies capables de réduire l’empreinte environnementale de l’économie. Pour les entreprises clientes, ce type de financement offre des ressources essentielles pour mettre en œuvre des stratégies ambitieuses de transition. Qu’il s’agisse de moderniser des installations, de développer des infrastructures propres ou d’intégrer des pratiques de production responsables. La banque agit ainsi comme catalyseur, en traduisant les engagements environnementaux en opportunités financières concrètes.

Accompagner les clients dans leur transition

La transition vers un modèle économique durable ne peut être imposée de manière uniforme. Elle doit être accompagnée avec expertise et nuance. ING a compris que chaque entreprise possède une trajectoire propre. Dépendante de son secteur, de sa taille et de ses contraintes opérationnelles. Dans ce contexte, la banque a soutenu plus de 1 600 entreprises dans la définition et la mise en œuvre de plans de transition adaptés à leur réalité.

Cet accompagnement dépasse la simple offre de financement. Il inclut des conseils stratégiques, l’identification d’opportunités d’investissement durable et la mise en place de mécanismes permettant de suivre et de mesurer les progrès. En collaborant étroitement avec les clients, ING contribue à créer un écosystème où la finance devient un levier d’innovation et de transformation. Cette approche participative et personnalisée est essentielle. Car elle reconnaît que la transition écologique est un processus graduel et que l’efficacité des actions dépend de leur contextualisation au sein de chaque entreprise.

Le soutien aux énergies renouvelables et aux technologies innovantes

La transition énergétique passe par un développement massif des énergies renouvelables et par l’innovation technologique. ING s’est fixé un objectif clair : atteindre 7,5 milliards d’euros par an de financements pour les énergies renouvelables d’ici fin 2025. Cette ambition illustre la volonté de la banque de soutenir la diversification énergétique. Et de contribuer directement à la réduction des émissions de carbone.

Mais le soutien d’ING ne se limite pas aux infrastructures classiques comme l’éolien ou le solaire. Le groupe a également lancé le programme Transition Accelerator. Conçu pour stimuler l’émergence de solutions innovantes dans des domaines critiques. Tels que le stockage d’énergie, la chaleur propre, l’économie circulaire et les solutions fondées sur la nature. Ce type d’initiative reflète une compréhension profonde que la transition écologique nécessite des ruptures technologiques. Et que la finance doit être prête à soutenir les projets à haut risque mais à fort impact environnemental.

Une sortie progressive des énergies fossiles

Parallèlement au soutien aux alternatives durables, ING a entrepris une réduction progressive de son exposition aux énergies fossiles. La banque prévoit une baisse de 35 % des financements alloués aux énergies fossiles d’ici 2030. Et entend cesser complètement de financer les projets liés au charbon dès 2025.

Cette décision n’est pas seulement un signal fort pour les marchés, elle traduit aussi une cohérence stratégique avec les objectifs de l’Accord de Paris. Elle illustre la capacité d’ING à prendre des décisions difficiles pour aligner ses activités sur les exigences climatiques. La sortie du charbon et la réduction des financements fossiles exigent de repenser les portefeuilles. De développer de nouvelles offres et d’accompagner les clients dans le changement. Ce qui souligne l’importance d’une approche progressive mais déterminée.

L’engagement collectif : travailler en partenariat pour un impact global

Steven van Rijswijk, CEO d’ING, résume parfaitement la philosophie de la banque. « Il ne s’agit pas de faire des déclarations audacieuses. Mais de nous aligner sur le consensus scientifique et sur les objectifs de l’Accord de Paris, en agissant concrètement. » Cette approche illustre la conviction qu’aucun acteur isolé ne peut réussir la transition écologique. La collaboration avec les clients, les partenaires financiers, les régulateurs. Et les institutions publiques est essentielle pour maximiser l’impact des actions entreprises.

ING illustre cette démarche par des partenariats concrets et des projets collaboratifs qui combinent expertise financière. Innovation technologique et engagement sectoriel. Le rôle de la banque dépasse celui d’un simple prêteur. Elle devient un catalyseur capable de fédérer des acteurs divers autour d’objectifs communs et mesurables. Cette dimension collective est cruciale pour créer un effet d’entraînement à l’échelle globale. Et accélérer le passage à une économie bas carbone.

La contribution spécifique d’ING France

Au niveau national, ING France joue un rôle stratégique dans la mise en œuvre de ces initiatives. La succursale française accompagne les grandes entreprises du CAC 40 et du SBF 120. Les institutions financières et les fonds d’investissement internationaux dans leurs trajectoires de transition. Elle intervient dans des domaines variés, tels que la finance durable, les prêts d’acquisition, les financements immobiliers, l’accès aux marchés des capitaux et la gestion des risques financiers.

Cette intervention sectorielle permet d’adapter les solutions financières aux besoins spécifiques des entreprises françaises tout en renforçant leur capacité à atteindre des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance ambitieux. ING France ne se contente pas de financer la transition, elle accompagne activement la réflexion stratégique, la conception de projets innovants et la mesure de l’impact, garantissant ainsi que les initiatives sont à la fois réalistes et ambitieuses.

Une transition progressive mais résolue

ING reconnaît que la transition vers une économie bas carbone est un processus long et complexe. Même si la banque finance déjà de nombreuses activités durables, elle reste exposée à des activités non durables, reflétant la structure actuelle de l’économie mondiale. L’important réside dans le rythme et la direction des changements : il ne s’agit pas de tout transformer du jour au lendemain, mais de progresser de manière cohérente et mesurable.

Cette vision réaliste, combinée à des objectifs scientifiques et à un accompagnement concret des clients, illustre la capacité d’ING à naviguer dans un contexte économique complexe tout en maintenant un cap clair vers la durabilité. La banque traduit ainsi ses engagements climatiques en actions tangibles, contribuant à une transition efficace et crédible.

Une stratégie qui inspire le secteur bancaire

Au-delà de son impact direct sur les clients et sur l’économie, la stratégie climatique d’ING envoie un signal fort à l’ensemble du secteur bancaire. En alignant ses objectifs sur la science et en adoptant une approche collaborative et progressive, la banque démontre qu’il est possible de concilier performance financière et responsabilité climatique. Ce modèle inspire d’autres acteurs du marché à adopter des standards plus élevés en matière de transparence, de rigueur scientifique et de financement durable.

Le Climate Update 2025 constitue ainsi un exemple concret de ce que peut être une finance responsable et engagée. Il montre qu’une institution financière peut être à la fois un moteur d’innovation, un soutien stratégique pour les entreprises et un acteur crédible dans la lutte contre le changement climatique.

Conclusion : ING, un acteur déterminant de la transition bas carbone

Le rapport Climate Update 2025 d’ING illustre avec force la transformation du secteur financier face aux enjeux climatiques. La banque combine engagement scientifique, financement durable, accompagnement client et innovation pour créer un impact tangible sur la réduction des émissions et le développement d’une économie bas carbone. Elle prouve que la finance peut jouer un rôle central dans la lutte contre le changement climatique, non seulement en allouant des ressources, mais aussi en guidant et en inspirant les acteurs économiques dans leur propre transition.

ING ne se contente pas de déclarer des ambitions : elle traduit ces ambitions en actions concrètes, mesurables et vérifiables, montrant qu’une banque peut être à la fois performante et responsable. À travers son approche globale et collaborative, ING démontre que la transition vers un futur durable est possible, mais qu’elle nécessite une vision claire, des partenariats solides et un engagement durable sur le long terme.

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RGREEN INVEST cède GDS Italia à Générale du Solaire et franchit une nouvelle étape stratégique

RGREEN INVEST

RGREEN INVEST annonce la cession de sa participation de 50 % dans GDS Italia à son partenaire historique Générale du Solaire, qui devient ainsi l’actionnaire unique de la plateforme solaire italienne. Cette opération symbolise l’aboutissement d’un projet lancé en 2020 et la réussite d’un partenariat solide qui a permis à GDS Italia de s’imposer comme un acteur clé du photovoltaïque en Italie. Elle illustre également la capacité de RGREEN INVEST à structurer et développer des plateformes énergétiques avant de transmettre le relais à des partenaires stratégiques pour assurer leur croissance.

GDS Italia : cinq ans de croissance et de consolidation

Lancée à partir de zéro en 2020, GDS Italia a su rapidement se positionner comme un acteur majeur du solaire en Italie. Grâce à l’expertise combinée de RGREEN INVEST et de Générale du Solaire, la plateforme dispose aujourd’hui d’un portefeuille diversifié comprenant 50 MW de projets opérationnels, 50 MW prêts à être construits et plus de 200 MW en développement. Cette trajectoire souligne non seulement la pertinence de la vision stratégique initiale mais aussi la capacité des partenaires à structurer et à financer des projets complexes dans un marché dynamique et compétitif. En seulement cinq ans, GDS Italia est devenue une référence pour l’énergie solaire en Italie, démontrant qu’une initiative ex-nihilo peut atteindre rapidement une taille significative et une reconnaissance sur le marché.

Un partenariat de long terme basé sur la confiance et la complémentarité

La relation entre RGREEN INVEST et Générale du Solaire dépasse le cadre de GDS Italia. Les deux acteurs partagent une longue histoire de collaborations fructueuses, notamment dans le financement et le développement de projets photovoltaïques en France et à travers l’Europe. La cession de la participation de RGREEN INVEST s’inscrit dans cette continuité et reflète la confiance mutuelle qui lie les deux entreprises. Elle permet à Générale du Solaire de poursuivre le développement de la plateforme italienne tout en bénéficiant des bases solides posées au cours des cinq premières années. Ce type de partenariat illustre l’importance des alliances stratégiques pour accélérer la transition énergétique et consolider la présence d’acteurs européens sur des marchés en forte croissance.

RGREEN INVEST : un rôle stratégique dans la transition énergétique

En transmettant GDS Italia à son partenaire, RGREEN INVEST confirme sa capacité à accompagner la création et le développement de plateformes solaires performantes. Depuis plus de 15 ans, l’entreprise se positionne comme un acteur clé de la transition énergétique, en proposant des solutions de financement adaptées aux besoins des entrepreneurs du secteur, en equity et en dette. Avec 3,4 milliards d’euros gérés et plus de 3 000 projets soutenus, RGREEN INVEST contribue concrètement à renforcer la souveraineté énergétique des États et à promouvoir des solutions durables face aux enjeux climatiques. Cette opération illustre sa stratégie de long terme : identifier, structurer et développer des initiatives innovantes, avant de transmettre le relais à des partenaires capables de porter leur croissance à un niveau supérieur.

Une étape stratégique pour la croissance de GDS Italia

Selon Nicolas Rochon, fondateur et CEO de RGREEN INVEST, GDS Italia est désormais prête à poursuivre son expansion sous l’impulsion de Générale du Solaire. La cession s’inscrit dans le plan de désinvestissement du fonds tout en assurant la continuité du développement de la plateforme. Ce transfert illustre la capacité de RGREEN INVEST à créer de la valeur à travers des projets structurés et à renforcer des partenariats durables, tout en contribuant à l’accélération de la transition énergétique en Europe.

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Moonfare s’associe à Nord Anglia Education pour renforcer l’éducation privée internationale

Moonfare

L’investissement dans l’éducation internationale attire de plus en plus l’attention des acteurs financiers mondiaux. Moonfare, plateforme spécialisée dans le private equity, vient d’annoncer sa participation à un co-investissement dans Nord Anglia Education. Aux côtés d’un consortium piloté par EQT. Cette opération illustre non seulement la valeur stratégique des écoles privées à vocation internationale. Mais également le rôle croissant des investisseurs privés dans le développement d’institutions éducatives de premier plan.

Nord Anglia Education : un acteur mondial de référence

Nord Anglia Education est devenue, au fil des décennies, une institution incontournable dans le domaine de l’enseignement privé international. Fondée en 1972, elle regroupe aujourd’hui plus de 80 écoles réparties dans 37 pays et accueille plus de 90 000 élèves. L’organisation se distingue par ses collaborations avec des partenaires prestigieux tels que le MIT, l’UNICEF. La Juilliard School et l’IMG Academy, ce qui lui permet d’offrir une éducation de qualité exceptionnelle. Et des programmes enrichis à ses étudiants. Cette combinaison d’envergure internationale et de partenariats académiques prestigieux positionne Nord Anglia Education comme un leader incontesté du secteur.

Un investissement stratégique soutenu par un consortium international

Depuis 2008, EQT a fait partie des investisseurs de Nord Anglia, consolidant son engagement en 2017 avec l’entrée de CPP Investments dans le capital. En 2025, EQT a dirigé un nouveau consortium d’investisseurs institutionnels majeurs. Comprenant des acteurs comme Neuberger Berman Private Markets, Corporación Financiera Alba, Dubai Holding Investments, Mubadala et d’autres gestionnaires d’actifs de premier plan. Ensemble, ces partenaires ont acquis Nord Anglia Education pour une valorisation de 14,5 milliards de dollars. Témoignant de la confiance des investisseurs dans le potentiel de croissance et l’influence mondiale de l’organisation.

Moonfare : rendre le private equity accessible aux investisseurs

Avec cette opération, Moonfare permet à ses investisseurs d’accéder à un co-investissement d’exception. La plateforme, spécialisée dans le private equity et la gestion d’actifs alternatifs. Offre aux investisseurs individuels éligibles et aux family offices la possibilité de participer à des opportunités habituellement réservées aux institutions. En facilitant l’accès à des investissements sur des marchés privés de haute qualité. Moonfare accompagne ses clients dans la construction de portefeuilles diversifiés. Capables de générer une croissance durable tout en limitant la volatilité. Grâce à sa présence internationale et à sa capacité à identifier des opportunités exclusives. Moonfare se positionne comme un acteur de confiance dans le secteur du private equity.

Une croissance mondiale renforcée par un soutien diversifié

Selon Pavel Ermoline, responsable des investissements directs chez Moonfare, cette opération permet aux investisseurs d’accompagner le développement de Nord Anglia tout en bénéficiant de l’expertise de sponsors de premier plan. Jack Hennessey, Partner chez EQT Private Capital, souligne que l’arrivée de Moonfare élargit encore la base d’actionnaires de l’institution et renforce sa capacité à innover. Avec le soutien d’un groupe d’investisseurs diversifié et stratégique, Nord Anglia Education dispose des moyens nécessaires pour consolider sa position de leader dans l’éducation premium à l’échelle mondiale.

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PRODURABLE 2025 : Hériter, restaurer, transmettre, pour un avenir durable

PRODURABLE 2025

Le salon PRODURABLE revient cette année les 8 et 9 octobre au Palais des Congrès de Paris pour sa 18ᵉ édition. Placé sous le thème « Héritages : protéger, restaurer, transmettre », cet événement majeur rassemble plus de 15 000 visiteurs, 750 intervenants et 350 partenaires, tous engagés dans la transition écologique et le développement durable. Sous le haut patronage du Ministère de la Transition Écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, PRODURABLE 2025 invite à réfléchir sur la responsabilité collective face à l’urgence écologique et à explorer des solutions concrètes pour préserver notre patrimoine environnemental et sociétal.

Une thématique centrale : protéger, restaurer, transmettre

Cette édition place l’héritage au cœur des débats, questionnant la manière dont sociétés et entreprises peuvent protéger ce qui nous a été légué, restaurer ce qui a été abîmé et transmettre des modèles durables aux générations futures. L’ensemble des conférences et parcours thématiques s’articule autour de cette réflexion, offrant aux participants des clés pour intégrer la durabilité dans leurs stratégies et pratiques quotidiennes. Le salon illustre ainsi l’urgence d’agir collectivement pour le vivant et la planète, tout en valorisant les initiatives innovantes et responsables.

Parcours thématiques et conférences : un programme riche et diversifié

Les visiteurs de PRODURABLE 2025 peuvent explorer onze parcours thématiques couvrant des enjeux variés, allant de l’énergie et du climat à l’économie circulaire, en passant par l’innovation sociale et la gouvernance durable. Chaque parcours propose des conférences et ateliers animés par des experts, des dirigeants d’entreprises, des ONG et des collectivités. Parmi les temps forts, plusieurs interventions se distinguent par leur portée stratégique. La conférence sur la transition énergétique, avec François Gemenne, Vincent Maillard et Emmanuelle Wargon, invite à considérer la durabilité comme un choix rentable et structurant pour les entreprises. Les discussions sur la trajectoire bas carbone ou la régénération des écosystèmes mettent en lumière de nouveaux modèles économiques et pratiques concrètes pour réduire, réemployer et recycler les ressources. D’autres sessions, consacrées à l’économie bleue ou à la protection des écosystèmes, rappellent l’importance d’investir dans des initiatives responsables et durables.

Des intervenants d’exception pour inspirer et guider

PRODURABLE 2025 réunit des personnalités influentes et engagées dans la transition écologique. Parmi eux, Emmanuelle Parra-Ponce, Philippe Raffin, Fabrice Bonnifet et Hélène Le Teno partageront leur expertise et leurs expériences, tandis que des figures publiques comme Gilles Boeuf, Sylvain Wasermann ou François Gemenne apporteront un éclairage scientifique et stratégique. Ces intervenants témoignent des défis et opportunités liés à la transition énergétique, à l’économie circulaire ou à la gouvernance durable, offrant aux participants un panorama complet des initiatives les plus inspirantes et des innovations à suivre.

Villages thématiques : explorer les solutions de demain

Le salon se structure autour de trois villages thématiques qui permettent aux visiteurs de rencontrer les acteurs de la transition et de découvrir des solutions concrètes. Le Village Environnement met en avant les solutions pour régénérer les écosystèmes et accélérer la décarbonation. Le Village Gouvernance & Stratégie rassemble les initiatives liées à la finance durable, au numérique responsable et à l’intelligence artificielle, tandis que le Village Social & RH interroge la place de l’humain dans la transition, en abordant le dialogue social, la qualité de vie au travail et l’inclusion. Ces espaces interactifs offrent aux participants un parcours immersif et riche en enseignements.

Remises de prix : valoriser l’engagement et l’innovation

PRODURABLE 2025 célèbre l’engagement durable à travers plusieurs distinctions. Le Grand Prix de la Marque Engagée® récompense les entreprises qui intègrent la durabilité au cœur de leur stratégie, avec des catégories renouvelées cette année, comme l’alimentation durable et la personnalité de l’année. Les Trophées Talents for the Planet mettent en lumière des initiatives pédagogiques et innovantes, renforçant la sensibilisation aux enjeux environnementaux et sociaux. Ces prix illustrent l’exemplarité et l’inventivité des acteurs économiques et citoyens dans la construction d’un avenir durable.

Un engagement concret pour réduire l’impact environnemental

Dans une logique de cohérence entre contenu et organisation, PRODURABLE s’engage à minimiser son empreinte écologique. La sobriété des ressources, la maîtrise de l’empreinte carbone, la restauration durable et la sensibilisation des participants font partie des mesures mises en œuvre. Le salon témoigne ainsi que la durabilité n’est pas seulement un sujet de discussion mais une pratique concrète, renforçant la crédibilité et l’impact de l’événement.

PRODURABLE 2025 se présente comme un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent comprendre, partager et agir pour un futur durable, en conciliant innovation, responsabilité et engagement collectif.

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Lidl France accélère sa transition vers une mobilité durable pour atteindre le Net Zéro 2050

Net Zéro 2050

Net Zéro 2050 : À l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité. Lidl France réaffirme son ambition d’être un acteur de référence dans la lutte contre le changement climatique. L’enseigne poursuit sa trajectoire « Objectif Net Zéro ». Qui vise la neutralité carbone de ses activités et chaînes d’approvisionnement à l’horizon 2050. Avec une flotte interne de plusieurs milliers de véhicules et un vaste réseau de supermarchés. Lidl entend transformer en profondeur ses pratiques de mobilité, aussi bien pour ses collaborateurs que pour ses clients.

Vers une flotte 100 % électrique dès 2027

Lidl France a initié dès 2022 un tournant majeur en arrêtant progressivement les véhicules diesel au profit d’hybrides, d’essence et d’électriques. Depuis 2023, chaque collaborateur peut choisir un véhicule 100 % électrique, marquant une étape importante de cette transition.

À partir de 2025, la décision est prise : toutes les nouvelles voitures de fonction seront exclusivement électriques. Avec un objectif clair d’une flotte intégralement décarbonée d’ici fin 2027. Pour préparer ce changement, un groupe pilote de salariés teste différents modèles afin d’évaluer confort, autonomie et expérience de conduite. Les retours sont largement positifs, et Lidl accompagne ses équipes avec des formations dédiées à la conduite et à la recharge des véhicules électriques.

Des infrastructures adaptées aux nouvelles mobilités

Électrifier une flotte suppose des infrastructures solides. Lidl France investit massivement pour que ses collaborateurs puissent utiliser leurs véhicules dans les meilleures conditions. Plus de 1 500 bornes de recharge internes sont déjà installées, dont 267 au siège de Châtenay-Malabry.

Pour favoriser la mobilité électrique jusque dans la sphère privée. L’enseigne propose un accompagnement pour l’installation de bornes à domicile. Et met à disposition des câbles connectés permettant le remboursement des recharges effectuées à la maison. Cette approche intégrée facilite la transition et supprime les freins logistiques à l’adoption des véhicules électriques.

Le transport de marchandises, un enjeu clé de décarbonation

La mobilité durable ne se limite pas aux véhicules de fonction. Avec une flotte de plus de 600 camions, Lidl engage une transformation progressive de son transport de marchandises. Déjà, 20 % des livraisons quotidiennes reposent sur des énergies alternatives, et l’enseigne vise 40 % d’ici 2030.

Aujourd’hui, le parc comprend 75 camions au gaz naturel, 17 fonctionnant au bio-GNC. 22 au biocarburant B100, 6 électriques et 2 à hydrogène vert. Ce mix énergétique illustre une volonté de tester plusieurs solutions afin d’identifier les filières les plus pertinentes pour décarboner la logistique. Secteur historiquement dépendant des énergies fossiles.

Des bornes accessibles à tous les clients

Lidl France étend également son engagement à ses clients. Avec 4 800 points de charge déjà installés dans 60 % de ses supermarchés, l’enseigne est devenue le 5ᵉ réseau de recharge national. Tous opérateurs confondus. Deux nouvelles bornes voient le jour chaque jour, alimentées à 100 % par des énergies renouvelables. Notamment via un parc photovoltaïque couvrant plus de 515 000 m² de toitures.

Cette stratégie bénéficie directement aux consommateurs. Grâce à l’application Lidl Plus, les tarifs proposés figurent parmi les plus bas du marché : 0,29 €/kWh en charge lente (AC) et 0,39 €/kWh en charge rapide (DC). Parallèlement, l’autoproduction d’électricité solaire permet à l’enseigne d’assurer environ 6 % de sa consommation, soit 50 GWh par an, tout en générant des économies significatives sur ses coûts énergétiques.

Une stratégie globale pour un avenir responsable

La mobilité durable n’est qu’un pilier de l’engagement global de Lidl France. Depuis 2016, son plan RSE « En route vers Demain » structure ses actions en matière environnementale, sociale et sociétale. En 2024, l’enseigne a renforcé cette feuille de route avec 30 objectifs à atteindre d’ici 2030, parmi lesquels : réduire les émissions de gaz à effet de serre, développer une offre alimentaire plus saine et renforcer son impact social.

Lidl s’inscrit également dans la démarche Science-Based Targets (SBTi), qui fixe des trajectoires alignées avec les objectifs climatiques mondiaux. Cela implique notamment une réduction de 42,4 % des émissions agricoles et de 35 % des émissions liées à l’énergie et à l’industrie d’ici 2034. Pour y parvenir, Lidl mobilise ses partenaires via son Académie du Climat, lancée en 2024, qui accompagne les fournisseurs dans leurs propres démarches de décarbonation.

Un modèle de distribution qui veut conjuguer proximité et durabilité

Avec ses 1 600 supermarchés et 46 000 collaborateurs, Lidl France a profondément modernisé son modèle depuis plus d’une décennie. Tout en restant fidèle à son ADN – proximité, prix accessibles et simplicité –, l’enseigne déploie une transition écologique ambitieuse.

En investissant à la fois dans les infrastructures, la logistique, l’énergie et la sensibilisation de ses parties prenantes, Lidl démontre que la distribution alimentaire peut être un levier majeur de la transition écologique. L’objectif affiché est clair : atteindre le Net Zéro d’ici 2050, tout en continuant à proposer aux consommateurs français le meilleur rapport qualité-prix.

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Marchés obligataires

Marchés obligataires : après un été marqué par la vigueur des actifs risqués et des marchés financiers à des sommets historiques, l’automne s’ouvre avec son lot d’incertitudes. Les investisseurs profitent d’un environnement porté par la résilience économique américaine, l’appétit pour le crédit et la solidité des géants technologiques. Mais derrière cet apparent équilibre, plusieurs points de vigilance émergent. L’analyse de Johann Plé, Senior Portfolio Manager chez AXA IM – désormais intégré au groupe BNP Paribas, met en avant trois facteurs clés qui devraient retenir l’attention des investisseurs obligataires.

Le dilemme persistant entre inflation et croissance dans les marchés obligataires

La question du rapport entre inflation et croissance reste centrale pour les marchés. Si la plupart des droits de douane américains sont désormais connus, leur effet réel sur l’économie mondiale reste encore flou. Aux États-Unis, l’activité a jusqu’ici fait preuve de résilience, malgré un ralentissement des créations d’emplois. En parallèle, la hausse anticipée de l’inflation se fait attendre.

Cette combinaison entretient la crainte d’un scénario de stagflation qui placerait la Réserve fédérale américaine dans une posture complexe. Alors que les marchés parient désormais sur trois baisses de taux d’ici la fin de l’année, il est peu probable que la Fed aille plus loin sans une dégradation nette de la croissance.

En Europe, la situation diffère : l’inflation a cessé d’être la principale préoccupation, mais la croissance reste fragile. La Banque centrale européenne maintient pour l’instant le statu quo, tout en laissant entendre qu’elle pourrait réagir rapidement si la conjoncture venait à se détériorer.

Des équilibres budgétaires fragilisés par l’ampleur de la dette

La question budgétaire s’impose comme un autre facteur de tension. La hausse des rendements obligataires à long terme, observée au Royaume-Uni ou au Japon, illustre à quel point les marchés demeurent sensibles aux dynamiques fiscales.

En Europe, l’Allemagne a déclenché une onde de choc en annonçant un plan budgétaire de 500 milliards d’euros, entraînant une forte hausse des taux souverains. D’autres pays européens devraient suivre cette tendance, notamment en raison de l’augmentation généralisée des dépenses militaires.

Aux États-Unis, le président a promulgué une loi ambitieuse impliquant des besoins de financement colossaux. Le marché obligataire devra absorber cette offre massive. La capacité de la demande à suivre sera décisive : une couverture insuffisante des émissions pourrait alimenter de nouvelles tensions sur les taux longs. Déjà, la pentification des courbes de taux (10-30 ans) montre que les investisseurs intègrent ce risque.

Les « inconnues connues » : ces risques négligés qui peuvent surprendre

L’appétit pour le risque observé cet été reflète un scénario idéal dans lequel tout se passerait bien. Pourtant, certains facteurs « connus mais négligés » pourraient faire dérailler cet équilibre fragile.

Parmi eux, l’imprévisibilité politique aux États-Unis reste une source d’instabilité permanente. Les tensions géopolitiques, structurellement élevées, pourraient également raviver la volatilité. En Europe, la situation politique française demeure délicate : le nouveau gouvernement devra présenter un budget crédible sous peine de dégradation de la note souveraine.

Ces risques n’inquiètent pas encore les marchés, mais dans un environnement où les actifs risqués évoluent à des niveaux record, une simple étincelle pourrait suffire à déclencher une correction.

Un environnement propice à la diversification obligataire

Malgré les incertitudes, les valorisations actuelles du marché obligataire européen apparaissent attractives, notamment dans un contexte de croissance modérée et d’inflation contenue. Pour les investisseurs, une approche diversifiée combinant risque de taux et risque de crédit semble constituer une stratégie pertinente. La volatilité, loin d’être un obstacle, peut devenir une source d’opportunités pour ceux qui sauront ajuster leurs allocations avec discernement.

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Emmaüs Connect

Du 8 au 16 octobre 2025, Emmaüs Connect organise la cinquième édition de ses « Journées Engagées ». Un rendez-vous devenu incontournable pour mobiliser de nouveaux bénévoles partout en France. Le thème choisi cette année, « Besoin d’IA de toi ! », rappelle avec humour mais gravité que si l’intelligence artificielle transforme nos usages, rien ne peut remplacer l’accompagnement humain. Car derrière chaque outil numérique se cachent des millions de personnes encore exclues, faute d’équipement, de connexion ou de compétences.

Une fracture numérique aggravée par l’essor de l’intelligence artificielle

En France, près de 16 millions de personnes restent éloignées des usages numériques. Or, dans un monde où la dématérialisation s’accélère et où l’IA devient omniprésente, cette fracture se creuse davantage. Soins médicaux, recherche d’emploi, démarches administratives, logement ou éducation : sans maîtrise des outils numériques, ces droits fondamentaux deviennent inaccessibles.

Emmaüs Connect tire la sonnette d’alarme : l’IA, si prometteuse soit-elle, ne peut être un levier d’inclusion sans accompagnement humain. L’association rappelle que ce sont avant tout l’écoute, la patience et la solidarité des bénévoles qui permettent à des centaines de milliers de personnes de franchir le pas vers le numérique.

Les Journées Engagées : découvrir, rencontrer, s’impliquer

Du 8 au 16 octobre, dans 12 villes en France, Emmaüs Connect ouvre les portes de ses espaces pour inviter toutes celles et ceux qui souhaitent agir à découvrir ses missions. Ces journées proposent :

  • des ateliers pratiques pour mieux comprendre le rôle des bénévoles,
  • des rencontres avec les équipes déjà engagées,
  • des temps conviviaux pour créer du lien et échanger.

Le calendrier est riche : Lyon et Strasbourg le 8 octobre, Lille, Roubaix, Reims et Paris 20ᵉ le 10, Paris 2ᵉ le 13, Marseille le 14, Créteil, Grenoble, Ris-Orangis et Saint-Denis le 15, puis Bordeaux et Paris 13ᵉ le 16. L’inscription est obligatoire via le site de l’association.

Des missions bénévoles adaptées aux grands défis numériques

Devenir bénévole chez Emmaüs Connect, ce n’est pas seulement donner du temps, c’est aussi participer à un véritable projet de société. Les missions sont variées :

  • accompagner les bénéficiaires dans leurs premiers pas numériques,
  • proposer des solutions d’équipement ou de connexion à prix solidaire,
  • animer des ateliers d’initiation,
  • contribuer au reconditionnement de matériel,
  • participer à la création de supports pédagogiques.

Grâce à cet engagement collectif, Emmaüs Connect se distingue comme l’une des rares associations capables d’agir sur les trois piliers de l’inclusion numérique : l’accès à l’équipement, la connexion et l’apprentissage.

Une communauté multigénérationnelle unie par la solidarité

Avec plus de 1 300 bénévoles actifs, Emmaüs Connect rassemble des profils très diversifiés. Étudiants, actifs, jeunes retraités ou seniors, tous partagent la même envie : lutter contre l’isolement numérique. La diversité des âges en témoigne : 14 % des bénévoles ont entre 18 et 25 ans, 16 % entre 36 et 45 ans, et plus de 12 % sont âgés de 66 à 75 ans.

Cette pluralité est une force, car elle reflète la société dans son ensemble et démontre que chacun, quel que soit son parcours, peut jouer un rôle dans la réduction de la fracture numérique.

Une mobilisation nationale soutenue par JeVeuxAider.gouv.fr

La campagne des Journées Engagées bénéficie du soutien de JeVeuxAider.gouv.fr, la plateforme publique du bénévolat proposée par la Réserve Civique. Accessible à toutes les personnes de plus de 16 ans, elle met en relation des citoyens volontaires avec des associations et institutions en quête de soutien.

Cette coopération traduit une ambition commune : bâtir une société plus inclusive, où personne ne reste en marge face aux transformations numériques.

Emmaüs Connect : plus de dix ans de lutte contre l’exclusion numérique

Depuis 2013, Emmaüs Connect agit partout en France pour réduire les inégalités d’accès au numérique. Dans ses espaces solidaires et en partenariat avec des structures sociales locales, l’association a déjà accompagné plus de 210 000 personnes en difficulté et formé 17 000 professionnels de l’action sociale.

Au-delà de l’aide directe, Emmaüs Connect soutient également plus de 600 structures de solidarité dans la mise en œuvre d’initiatives d’inclusion numérique. Avec une présence dans 18 territoires, l’association incarne un modèle d’action concret et durable, où la technologie est mise au service de l’humain, et non l’inverse.

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Asterion Ventures renforce son pari sur la Deeptech avec l’arrivée d’Alexandre Sauvage

Alexandre Sauvage

L’écosystème de l’innovation européenne vient de franchir une nouvelle étape. Asterion Ventures, fonds de capital-risque spécialisé dans l’accompagnement des startups Deeptech dès leurs premiers pas, accueille Alexandre Sauvage comme nouveau Partner. Une nomination qui illustre la volonté d’Asterion de jouer un rôle clé dans l’industrialisation et l’internationalisation des technologies de rupture. À un moment où l’Europe cherche plus que jamais à asseoir sa souveraineté technologique et énergétique.

Un entrepreneur chevronné au parcours exemplaire

Avec plus de vingt-cinq années d’expérience à la croisée de l’entrepreneuriat. De la direction stratégique et du conseil en innovation, Alexandre Sauvage s’impose comme un profil rare. Sa carrière illustre parfaitement la trajectoire que beaucoup de startups Deeptech aspirent à suivre. Partir d’un projet de recherche audacieux, transformer l’idée en un produit industrialisé, puis conquérir les marchés internationaux.

Il est notamment connu pour avoir cofondé et dirigé Leosphere, entreprise pionnière dans l’utilisation du LiDAR atmosphérique. Sous sa gouvernance, la société est passée de zéro employé à une équipe de 170 personnes avant son acquisition en 2018 par le groupe finlandais Vaisala, coté au Nasdaq Helsinki. L’aventure lui a permis d’expérimenter toutes les phases critiques du cycle entrepreneurial. Levées de fonds, hypercroissance, restructurations, opérations de fusion-acquisition et intégration dans une multinationale.

De 2018 à 2023, il poursuit son aventure au sein de Vaisala en tant que VP Growth Business. Là, il a piloté une business unit dédiée aux solutions météorologiques appliquées aux énergies renouvelables. Aux smart cities, à la qualité de l’air et au maritime, autant de secteurs stratégiques pour la transition écologique.

Une mission claire : franchir le « mur de l’usine »

En rejoignant Asterion Ventures, Alexandre Sauvage apporte une expertise décisive. Accompagner les startups dans cette phase critique qui consiste à passer du prototype. Ou pilote à un produit industriel capable d’être déployé à grande échelle.

« Mon objectif est d’aider les équipes Deeptech à transformer leurs innovations en solutions concrètes, industrialisées et exportables », explique-t-il. Concrètement, cela signifie qu’il rejoindra les conseils d’administration de plusieurs jeunes pousses soutenues par Asterion pour les guider sur des sujets aussi variés que la stratégie industrielle, l’internationalisation ou le passage à l’échelle.

Asterion Ventures : une vision européenne de la Deeptech

La nomination d’Alexandre Sauvage s’inscrit dans la continuité de l’ambition d’Asterion. Soutenir des scale-ups industrielles européennes capables de rivaliser à l’international. Alors que l’Europe cherche à sécuriser ses chaînes de valeur technologiques et énergétiques. Asterion mise sur un capital patient et engagé, encore trop rare sur le Vieux Continent.

Déjà présent à Paris et Amsterdam, le fonds revendique près de 60 millions d’euros investis dans une trentaine de startups en pré-amorçage et amorçage. Parmi elles, plusieurs ont franchi le cap des séries A et B avec des fonds de premier plan, et un premier succès d’exit est déjà à signaler.

Son modèle repose sur une communauté de plus de 800 entrepreneurs et dirigeants qui, au-delà d’investir comme business angels, mettent à disposition leur expérience, leurs réseaux et leurs convictions pour accélérer la réussite des fondateurs. Des startups comme Weefin, Ever Dye ou Spark Cleantech en sont déjà les bénéficiaires.

Et maintenant… place au défi Green 2025

Chez Green Finance, nous félicitons chaleureusement Alexandre Sauvage pour cette prise de fonction stratégique. Mais vous nous connaissez : nous aimons aussi les défis. Avant de l’élever tout en haut de notre podium, nous avons envie de le voir à l’œuvre face aux grands enjeux de demain.

Car oui, cher Alexandre, vos rivaux pour décrocher le titre Green 2025 sont déjà dans les starting-blocks. Ils aiguisent leurs arguments et comptent bien défendre leurs visions pour une industrie européenne plus verte et plus compétitive. La compétition promet d’être stimulante, et nous espérons que vous êtes prêt à jouer le jeu… avec le sourire, bien entendu.

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SAGE : une nouvelle plateforme pour révolutionner la collecte et l’analyse des données

SAGE

SAGE : le suivi rigoureux des émissions de gaz à effet de serre est aujourd’hui au cœur des stratégies climatiques mondiales. Pour accompagner les pays dans leur effort de transparence et de conformité avec les standards internationaux. Le Greenhouse Gas Management Institute a développé une plateforme innovante : SAGE (Sectoral Activity data for Greenhouse gas Emissions calculations). Cet outil numérique, pensé comme une solution intégrée pour la collecte. L’organisation et l’analyse des données d’activité sectorielles, vient répondre à une difficulté majeure. Transformer des données brutes et éparses en informations fiables pour les systèmes de Mesure, Reporting et Vérification (MRV).

Alors que la transition écologique exige une précision croissante dans le suivi des engagements nationaux et sectoriels. SAGE se positionne comme une infrastructure essentielle, capable de combler les lacunes de données. D’harmoniser les méthodologies et de renforcer la transparence auprès des instances internationales comme l’ONU ou l’IPCC.

Une plateforme conçue pour répondre aux défis de la transparence climatique

SAGE ne se limite pas à un simple outil de saisie. Il s’agit d’une véritable architecture logicielle pensée pour répondre aux standards du système international de suivi des émissions. Compatible avec les exigences de l’UNFCCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) et de l’ETF (Enhanced Transparency Framework). SAGE applique les méthodologies du GIEC (IPCC), assurant ainsi une cohérence avec les normes utilisées dans les inventaires nationaux.

L’un des atouts majeurs de la plateforme réside dans sa capacité à constituer des séries temporelles robustes de données d’activité. Ces séries sont indispensables pour calculer les émissions de manière cohérente et suivre leur évolution dans le temps. Contrairement aux approches fragmentées encore largement utilisées, SAGE intègre les métadonnées dès la saisie. Garantissant une meilleure traçabilité et une exploitation plus efficace des informations collectées.

En somme, SAGE vise à combler une double lacune : le manque de données homogènes et la difficulté pour de nombreux pays de mettre en place des systèmes MRV fiables.

L’architecture de SAGE : une combinaison d’ingénierie et de science des données

Au cœur de la plateforme se trouve une architecture modulaire. Articulée autour de trois piliers : la configuration, la collecte des données et l’analyse. L’ensemble repose sur une base de données robuste. Soutenue par une couche de scripts et un serveur web qui assurent la fluidité des échanges et la gestion sécurisée des informations.

Le module de configuration constitue la première étape incontournable. Il permet de définir les paramètres structurels qui encadreront la collecte des données. Unités de mesure, catégories sectorielles, types de technologies ou encore paramètres spécifiques liés à chaque activité. Ces tables de configuration sont conçues pour être relativement stables dans le temps, tout en reflétant les réalités nationales. Elles doivent être établies en amont, idéalement par des experts techniques. Et régulièrement révisées afin de tenir compte des évolutions sectorielles ou réglementaires.

Une fois ces fondations posées, la plateforme facilite la création et la gestion des collections de données d’activité (AD Collections). Celles-ci sont organisées par année et par catégorie sectorielle. Permettant une saisie manuelle ou une importation automatisée via des fichiers Excel. Cette flexibilité est essentielle pour intégrer aussi bien des données collectées sur le terrain que des séries issues de bases statistiques nationales.

Enfin, le troisième pilier est celui de l’analyse. SAGE offre des outils permettant de transformer les données collectées en indicateurs exploitables. Qu’il s’agisse d’établir des tendances historiques, d’identifier des écarts ou de compléter des séries incomplètes.

La puissance des tables de configuration

Les tables de configuration jouent un rôle central dans le fonctionnement de SAGE. Elles définissent un cadre cohérent pour la collecte et l’utilisation des données. En évitant les incohérences qui surviennent lorsqu’on combine différentes sources d’information.

Ces tables contiennent à la fois des valeurs qualitatives (comme les types de technologies ou les systèmes de gestion du fumier en agriculture). Et quantitatives (par exemple les facteurs de conversion ou les valeurs par défaut liées à certaines activités). Elles sont classées en deux grandes catégories : les tables générales. Applicables à l’ensemble des secteurs, et les tables sectorielles, adaptées aux spécificités de domaines comme l’énergie, les déchets ou l’agriculture.

Un exemple concret illustre leur importance : dans le secteur des déchets, la distinction entre déchets secs. Et déchets humides conditionne les paramètres de calcul des émissions de CO₂. De même, dans l’agriculture, des informations comme le poids moyen des animaux. Ou le nombre de jours de vie par an influencent directement les calculs d’émissions liées à la fermentation entérique ou à la gestion des déjections.

En standardisant ces paramètres, SAGE permet d’assurer une comparabilité entre pays et secteurs. Tout en offrant une flexibilité suffisante pour s’adapter aux contextes nationaux.

Les collections de données : la colonne vertébrale du système

Une fois les paramètres établis, la collecte de données devient le cœur opérationnel de SAGE. Chaque année est représentée par une « collection », qui regroupe les données d’activité pour les différentes catégories sectorielles. L’utilisateur peut créer de nouvelles collections, les éditer, importer des données préexistantes ou compléter manuellement les informations manquantes.

Dans le secteur des déchets, par exemple, une collection peut inclure des informations sur la quantité incinérée. La teneur en carbone fossile, le facteur d’oxydation et les hypothèses retenues sur la base humide ou sèche des déchets. En agriculture, les collections rassemblent des données aussi variées que le nombre de têtes de bétail. Leur masse moyenne, les régimes alimentaires ou encore les systèmes de gestion du fumier utilisés.

La logique de SAGE repose sur la répétition systématique de ce processus année après année. Garantissant la construction d’un historique fiable. Cet aspect est fondamental pour mesurer les progrès réalisés et ajuster les politiques climatiques.

Des outils analytiques pour transformer les données en connaissances

L’un des apports majeurs de SAGE est sa capacité à dépasser la simple collecte pour offrir une analyse intégrée des données. La plateforme propose différents modules d’analyse, dont l’étude des tendances historiques, permettant de visualiser l’évolution des émissions sur plusieurs années.

Ainsi, l’outil permet également d’identifier les lacunes dans les séries de données. En recherchant automatiquement les « data gaps », SAGE aide les utilisateurs à détecter les incohérences ou les absences d’informations. Une fois les manques identifiés, différentes méthodes de comblement peuvent être appliquées, allant de l’utilisation de valeurs par défaut à des interpolations statistiques.

Cette fonctionnalité est particulièrement cruciale dans les pays en développement, où la disponibilité et la qualité des données peuvent être limitées. En offrant un cadre rigoureux pour combler ces lacunes, SAGE renforce la crédibilité des inventaires soumis aux instances internationales.

Un déploiement flexible et accessible

Le Greenhouse Gas Management Institute a conçu SAGE pour être largement accessible. Plusieurs modalités de déploiement sont prévues : un accès temporaire gratuit à une version de test, permettant aux équipes nationales de se familiariser avec l’outil, et une version complète distribuée sous forme de package d’installation. Dans les deux cas, le processus est accompagné d’un support technique, incluant des guides utilisateurs et des manuels détaillés.

De ce fait, ce choix de déploiement reflète la volonté de démocratiser l’accès à un outil robuste, en particulier pour les pays disposant de ressources limitées pour développer leurs propres systèmes MRV.

Des cas d’usage concrets : agriculture et gestion des déchets

Pour illustrer son fonctionnement, SAGE a été testé dans plusieurs secteurs pilotes, notamment les déchets et l’agriculture. Dans le premier, l’accent est mis sur la précision des paramètres liés à l’incinération et aux fractions de carbone fossile. Dans le second, la complexité vient du nombre important de paramètres nécessaires pour décrire la diversité des pratiques d’élevage et de gestion du fumier.

Ces cas pratiques montrent que la valeur ajoutée de SAGE réside autant dans la rigueur scientifique que dans la facilité d’utilisation. En intégrant des tables de configuration adaptées et en permettant une saisie progressive des données, l’outil facilite la production de séries cohérentes et exploitables.

Un outil au service des engagements climatiques mondiaux

Au-delà de son aspect technique, SAGE répond à une nécessité politique et stratégique. Les pays signataires de l’Accord de Paris doivent soumettre régulièrement des rapports de transparence, incluant des inventaires d’émissions détaillés et comparables. La crédibilité de ces rapports dépend de la qualité des données sous-jacentes, et c’est précisément ce que SAGE ambitionne de garantir.

En favorisant la standardisation des approches tout en laissant place aux spécificités nationales, la plateforme constitue un levier pour renforcer la confiance entre pays et améliorer l’efficacité des mécanismes internationaux de suivi.

Conclusion : vers une nouvelle génération de systèmes MRV

Avec SAGE, le Greenhouse Gas Management Institute propose bien plus qu’un outil informatique : il met à disposition une méthodologie complète, pensée pour répondre aux enjeux de rigueur scientifique et de transparence internationale.

Dans un contexte où la pression pour réduire les émissions s’intensifie et où chaque pays doit démontrer sa contribution à l’effort mondial, la capacité à disposer de données fiables, comparables et vérifiables devient une condition incontournable. SAGE s’inscrit pleinement dans cette dynamique et pourrait bien devenir, dans les prochaines années, un standard incontournable pour les systèmes MRV.

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CSRD : les entreprises franchissent un cap décisif dans leur reporting de durabilité

CSRD

CSRD : l’année 2025 marque un moment charnière pour la transparence extra-financière en Europe. Pour la première fois, les grandes entreprises de plus de 500 salariés publient leurs états de durabilité en conformité avec la directive CSRD et les normes ESRS. Le 15ᵉ baromètre RSE de Forvis Mazars met en lumière les avancées considérables, mais aussi les défis que représente ce nouveau cadre réglementaire exigeant.

Une bascule vers une transparence accrue

En quelques mois, le paysage a profondément évolué. Alors qu’en 2024 beaucoup d’entreprises se limitaient encore à la DPEF, 2025 marque l’entrée en vigueur massive des nouvelles obligations européennes. Désormais, les publications incluent systématiquement des informations détaillées sur les émissions de gaz à effet de serre, la chaîne de valeur ou encore les enjeux sociaux.
Ces rapports, d’une densité inédite, ne se contentent plus d’être des outils de communication : ils deviennent de véritables documents de référence, conçus pour être analysés par les experts, les investisseurs et les régulateurs. L’adoption quasi généralisée du protocole GHG (99 % des entreprises) en est une preuve tangible.

Une lecture sectorielle révélatrice

L’édition 2025 du baromètre innove en privilégiant une analyse par secteur. Cette approche permet de mieux cerner la diversité des défis rencontrés par les filières. En moyenne, les entreprises étudiées ont identifié 46 impacts, risques et opportunités matériels, avec de forts écarts selon les secteurs.
L’énergie et la chimie sont confrontées à la complexité des substances préoccupantes, tandis que l’automobile voit émerger un enjeu inédit : les microplastiques issus de l’usure des pneus. Dans la banque et l’assurance, la cybersécurité et la transparence financière gagnent en importance, alors que le numérique doit composer avec un risque élevé autour de la protection des données. Cette diversité confirme la pertinence de la double matérialité, cœur de la CSRD.

Objectifs climatiques et plans de transition : entre ambition et réalité

L’une des principales avancées concerne la mise en perspective des trajectoires climatiques. Si 96 % des entreprises affichent désormais des objectifs de réduction, seules 60 % alignent leurs ambitions avec les Accords de Paris, et à peine un tiers publient un véritable plan de transition conforme aux exigences de la directive.
Le constat est clair : la transparence progresse, mais l’intégration opérationnelle reste encore limitée. Par ailleurs, le thème de l’adaptation au changement climatique fait son apparition, bien que timidement. Si 44 % des entreprises évaluent leurs risques physiques sur leur périmètre direct, aucune n’a encore publié une politique d’adaptation complète.

Les premiers enseignements sociaux

La CSRD introduit également de nouveaux indicateurs sociaux, parmi lesquels l’égalité salariale et le ratio d’équité. Le baromètre révèle un écart moyen de 15 % entre les rémunérations des femmes et des hommes, signe que l’enjeu reste majeur.
Le ratio d’équité, mesurant l’écart entre la rémunération la plus élevée et la médiane, met en évidence une disparité impressionnante : de 4,78 à plus de 600 selon les entreprises. Ces différences reflètent des méthodologies encore hétérogènes, notamment sur la prise en compte des variables de rémunération.

Une réglementation exigeante mais structurante

L’adoption de la CSRD s’accompagne d’une charge réglementaire importante. Les entreprises ont dû composer avec un calendrier serré et un cadre complexe, dans un contexte européen marqué par les débats autour du « paquet Omnibus » et de la directive « Stop the Clock ».
Malgré ces contraintes, la directive a atteint son objectif central : fournir une information comparable, utile et vérifiable. Les premiers contrôles confirment la qualité des rapports publiés, même si des observations persistent, notamment sur les normes ESRS relatives aux émissions de gaz à effet de serre et aux enjeux sociaux.

Vers une nouvelle étape : transformer la conformité en action

Comme le souligne Edwige Rey, Associée et Responsable RSE & Développement Durable chez Forvis Mazars, le véritable défi commence maintenant. Les entreprises ont démontré leur capacité à se conformer à une réglementation complexe. Il leur reste désormais à transformer ces obligations en leviers concrets de transition et d’adaptation, pour passer de la transparence à l’action.

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