C’est avec une profonde émotion que le Jane Goodall Institute annonce le décès de sa fondatrice, le Dr Jane Goodall, à l’âge de 91 ans. Elle est décédée de causes naturelles à Los Angeles, en Californie, alors qu’elle était en tournée pour partager son savoir et sa passion à travers les États-Unis. La vie de Jane Goodall a été marquée par une curiosité insatiable et un engagement sans faille envers la nature et l’humanité. Son influence dépasse largement le monde scientifique, touchant des millions de personnes qui ont été inspirées par son travail, son humanité et son espoir en l’avenir.
Une vie dédiée à l’étude des chimpanzés
En 1960, Jane Goodall a entamé une étude pionnière sur les chimpanzés sauvages dans le parc national de Gombe, en Tanzanie. Cette recherche, qui reste l’une des plus longues études sur le comportement animal jamais réalisées, a révolutionné notre compréhension des primates et, par extension, de l’humanité. Contrairement à la plupart des chercheurs de l’époque, Jane a choisi d’observer les animaux dans leur environnement naturel avec patience et respect, permettant de documenter des comportements jusqu’alors inconnus.
Ses découvertes ont bouleversé la science. Jane a notamment observé pour la première fois l’usage d’outils par des chimpanzés, un acte qui a profondément modifié la perception de l’humanité et de la distinction entre l’homme et l’animal. Ses recherches ont également mis en évidence des comportements complexes tels que l’altruisme, la compassion, les liens mère-enfant, la chasse et même les conflits internes au sein des groupes. Ces révélations ont enrichi notre compréhension de l’évolution, de la santé humaine et des dynamiques écologiques.
L’empreinte mondiale du Jane Goodall Institute
Au-delà de ses recherches, Jane Goodall a consacré sa vie à la conservation et à l’éducation. Elle a fondé le Jane Goodall Institute (JGI), une organisation internationale active dans la protection des chimpanzés et de leur habitat à travers l’Afrique, tout en promouvant des projets communautaires impliquant les populations locales. Son objectif a toujours été clair : conjuguer science, action et sensibilisation pour préserver la biodiversité tout en améliorant les conditions de vie humaines.
L’une des initiatives phares du JGI est le programme Roots & Shoots, destiné aux jeunes. Lancé pour encourager l’engagement citoyen et la sensibilisation environnementale, ce programme est actif dans près de 75 pays et offre aux jeunes la possibilité de devenir des acteurs du changement dans leurs communautés. Roots & Shoots incarne parfaitement la vision de Jane : responsabiliser les nouvelles générations pour qu’elles construisent un monde plus juste, plus pacifique et plus durable.
Une pionnière pour les femmes dans la science
Jane Goodall n’a pas seulement marqué le domaine de l’éthologie ; elle a également ouvert la voie aux femmes dans les sciences. À une époque où la présence féminine dans la recherche était rare, elle s’est imposée par sa rigueur, sa persévérance et ses découvertes majeures. Son travail a inspiré d’innombrables scientifiques, hommes et femmes, à poursuivre leurs rêves malgré les obstacles. La reconnaissance de ses pairs et son influence dans le monde entier témoignent de l’impact durable de sa carrière.
Engagement pour la paix et la justice
Au fil des années, Jane Goodall est devenue une voix internationale pour la paix et la protection de l’environnement. Nommée Messagère de la paix des Nations Unies en 2002, elle a consacré les dernières décennies de sa vie à partager son message d’espoir et d’action positive. Elle a encouragé chacun à prendre part, à son échelle, à la préservation de la planète et au respect de tous les êtres vivants.
Jane a soutenu de nombreuses causes, allant des droits humains à la protection des animaux, en passant par la conservation des espèces menacées. Grâce à sa notoriété, elle a pu mobiliser des millions de personnes et sensibiliser le public à l’urgence environnementale. Son podcast, The Hopecast, a touché des millions de personnes, transmettant son message de compassion et de responsabilité envers la nature.
Une inspiration pour les jeunes générations
L’un des aspects les plus remarquables de l’œuvre de Jane Goodall est son attention portée aux jeunes. Elle croyait fermement que l’avenir de la planète dépendait des générations futures. Le programme Roots & Shoots illustre cette philosophie : il permet aux enfants et aux adolescents de devenir des leaders engagés pour la conservation et le bien-être social. Jane a toujours encouragé les jeunes à croire en leur capacité à faire une différence, et son héritage continue de les guider dans cette démarche.
Un héritage qui perdure
La vision de Jane Goodall se perpétue à travers le Jane Goodall Institute, présent dans 25 pays, dont la France. L’organisation continue de défendre une approche holistique de la conservation, impliquant les communautés locales et utilisant les dernières avancées scientifiques pour protéger les chimpanzés et leur habitat. Le JGI poursuit également sa mission éducative, sensibilisant le public aux enjeux environnementaux et sociaux dans le monde entier.
Son influence dépasse les frontières scientifiques et géographiques. Elle a transformé la manière dont l’humanité se perçoit elle-même et son rôle au sein de la nature. Les valeurs qu’elle a incarnées – curiosité, patience, respect et compassion – continueront à inspirer chercheurs, écologistes et citoyens engagés pour les générations à venir.
Ce que l’on retient
Le Dr Jane Goodall laisse derrière elle un héritage monumental : celui d’une vie consacrée à la science, à la conservation, à l’éducation et à la paix. Sa vision, incarnée par ses recherches et ses initiatives, restera une source d’inspiration et un guide pour toutes les personnes désireuses de faire une différence dans le monde. Le Jane Goodall Institute, avec ses programmes et ses actions, continue son œuvre et perpétue l’esprit de sa fondatrice. En ces moments de tristesse, le monde se souvient d’une femme exceptionnelle qui a su rapprocher l’humanité de la nature, et inspirer chacun à agir pour un futur meilleur.
La Banque européenne d’investissement (BEI) franchit une nouvelle étape dans son rôle de « banque du climat ». Avec l’adoption de la deuxième phase de sa Feuille de route climatique. L’institution entend simplifier ses processus et amplifier ses financements en faveur de la transition écologique. Objectif : renforcer la compétitivité de l’Europe, sécuriser son approvisionnement énergétique et consolider son leadership technologique dans la révolution industrielle verte.
Une feuille de route révisée pour une Europe plus compétitive et indépendante
Depuis 2020, la BEI a mobilisé plus de 560 milliards d’euros en investissements verts. Dont 90 % au sein de l’Union européenne. Avec cette nouvelle phase, l’institution vise à aller plus loin. Elle consacrera plus de la moitié de ses financements annuels à l’action climatique et à la durabilité environnementale. L’ambition est claire : fournir une énergie propre, abordable et produite localement. Tout en soutenant les entreprises et les ménages face à la volatilité des prix. La banque mise sur des financements ciblés pour développer les réseaux énergétiques. Avec un volume record de 11 milliards d’euros prévus cette année. Une part importante sera également destinée aux petites et moyennes entreprises. Notamment via une enveloppe de 17 milliards d’euros pour soutenir 350 000 PME dans leurs investissements en efficacité énergétique.
Doubler les financements pour l’adaptation climatique
Les événements climatiques extrêmes rappellent l’urgence de l’adaptation. Rien qu’en Europe, l’été 2025 a causé plus de 43 milliards d’euros de pertes économiques. Consciente de ces enjeux, la BEI va doubler son soutien à l’adaptation, atteignant 30 milliards d’euros entre 2026 et 2030. Ces fonds seront alloués à l’agriculture, à la gestion de l’eau, aux collectivités locales et aux entreprises. Une attention particulière sera accordée aux populations vulnérables. Petits États insulaires, pays en développement, communautés à faibles revenus ou encore femmes et jeunes. L’assistance technique sera également renforcée afin d’aider les porteurs de projets à transformer leurs idées en initiatives concrètes.
Simplifier pour accélérer les investissements verts
Un des piliers de cette deuxième phase est la simplification administrative. La BEI souhaite réduire drastiquement la charge bureaucratique qui freine l’accès au financement, notamment pour les PME. En s’appuyant sur des outils numériques comme le « Green Checker ». Et sur les normes européennes existantes (CSRD, valeurs de référence et standards réglementaires), la banque ambitionne de fluidifier les démarches. Cette simplification vise non seulement à accélérer l’accès aux financements. Mais aussi à assurer une meilleure cohérence avec les objectifs européens de compétitivité et de durabilité. Les entreprises accédant aux financements via des banques partenaires bénéficieront d’exigences harmonisées et allégées.
Soutenir l’innovation et les nouvelles technologies propres
L’innovation est au cœur de la stratégie de la BEI. À travers son programme TechEU, l’institution prévoit de mobiliser 250 milliards d’euros d’ici 2027. Dont une part importante consacrée aux technologies propres. Elle entend ainsi stimuler le développement de solutions industrielles innovantes, soutenir les fabricants d’équipements stratégiques (comme les turbines éoliennes et les réseaux électriques). Et renforcer les chaînes d’approvisionnement européennes. La transition verte sera également inclusive : la BEI prévoit des prêts à la rénovation énergétique pour les ménages modestes. Ainsi que des dispositifs de location-bail pour l’acquisition de véhicules électriques ou de pompes à chaleur. Une initiative spécifique sera consacrée à l’égalité de genre face au climat, afin de promouvoir des projets bas-carbone portés par des femmes et des groupes sous-représentés.
Une stratégie ouverte et collaborative
La BEI met un point d’honneur à associer ses parties prenantes à cette nouvelle phase. Lors de consultations organisées en 2025, plus de 160 participants issus de la société civile, du secteur privé et d’institutions publiques ont contribué à l’élaboration de la feuille de route. Cette démarche participative témoigne de la volonté de l’institution d’ancrer ses actions dans une logique de transparence et de dialogue. À l’international, la BEI prépare également une nouvelle orientation stratégique pour ses opérations hors d’Europe. Objectif : favoriser des partenariats gagnant-gagnant afin de soutenir la transition écologique mondiale tout en créant des opportunités pour les entreprises européennes.
Une banque au service de la transition et de la cohésion européenne
Avec près de 89 milliards d’euros de financements signés en 2024, la BEI reste un acteur central du développement économique et de la durabilité en Europe. Plus de la moitié de ses investissements sont orientés vers les régions à revenus inférieurs à la moyenne de l’UE, confirmant sa mission de cohésion territoriale. En renforçant son rôle de « banque du climat », la BEI s’impose plus que jamais comme un levier stratégique de la transformation verte européenne. La deuxième phase de sa feuille de route n’est pas seulement un plan financier : c’est une vision de long terme pour une Europe plus résiliente, plus compétitive et plus durable.
L’investissement socialement responsable (ISR) a longtemps incarné l’idée d’une finance vertueuse, capable de concilier rendement financier et impact positif sur la société et l’environnement. Porté par une prise de conscience écologique et éthique croissante, il a connu un essor spectaculaire entre 2018 et 2021, attirant des flux record. Mais depuis quelques années, le vent tourne : de plus en plus d’investisseurs retirent leurs capitaux. Ce phénomène de décollecte interroge. Est-ce l’échec de l’ISR ou le signe d’une nécessaire évolution de ses pratiques ?
Quand la performance ne suit plus les promesses
L’attrait des fonds ISR reposait sur une promesse double : générer des rendements compétitifs tout en contribuant à des enjeux sociétaux cruciaux. Pourtant, beaucoup d’investisseurs ont été déçus par les performances réelles. La cause ne réside pas dans l’idée même d’investissement responsable, mais bien dans certaines méthodes de gestion. Des stratégies trop rigides, basées sur l’exclusion stricte d’entreprises jugées non conformes aux critères ESG, ont conduit à des portefeuilles excessivement concentrés. Or, en finance, une faible diversification expose davantage aux aléas sectoriels ou géographiques, et accroît mécaniquement la volatilité. Résultat : les rendements deviennent plus incertains et peinent à rivaliser avec ceux d’indices traditionnels. Cette fragilité structurelle alimente aujourd’hui la défiance d’une partie des investisseurs.
L’excès de dogmatisme, un frein à la crédibilité
L’ISR souffre parfois d’une approche idéologique plus que pragmatique. Chercher à être « pur » sur le plan éthique, en excluant systématiquement des pans entiers de l’économie, revient à sacrifier l’équilibre d’un portefeuille. Cette rigidité entraîne une image paradoxale : l’ISR est perçu comme vertueux mais instable, responsable mais peu fiable financièrement. Pourtant, l’investissement durable n’a pas vocation à être une posture morale, mais un outil économique crédible. En s’enfermant dans un cadre trop dogmatique, certains fonds ont compromis la confiance du marché. La décollecte actuelle apparaît ainsi comme un signal fort : les investisseurs réclament moins de symboles et davantage de cohérence stratégique.
Vers une nouvelle approche : responsabilité et performance réconciliées
L’avenir de l’ISR ne se joue pas dans l’exclusion, mais dans l’intégration. Plutôt que d’opposer performance et critères ESG, les gérants doivent les combiner intelligemment. Les critères environnementaux et sociaux peuvent devenir des leviers d’analyse supplémentaires, venant enrichir les décisions d’investissement au lieu de les restreindre. Cela permet d’élaborer des portefeuilles plus diversifiés, plus solides face aux chocs économiques, tout en maintenant un cap durable. C’est dans cette voie médiane, où discipline financière et responsabilité s’articulent, que se trouve le véritable potentiel de l’ISR.
La maturité d’un marché en transformation
Le mouvement de retrait des capitaux n’est pas nécessairement synonyme d’échec. Il reflète l’exigence croissante des investisseurs, qui attendent de la transparence, des méthodes claires et une réelle maîtrise des risques. Les fonds qui se contentent d’apposer un label ISR sans réflexion de fond sont désormais sanctionnés. À l’inverse, ceux qui sauront démontrer leur rigueur méthodologique et prouver que responsabilité et performance peuvent aller de pair seront mieux armés pour regagner la confiance. Cette phase de turbulence peut donc être l’occasion pour l’ISR de franchir un cap, en passant d’un effet de mode à une approche mûrie, structurée et durable.
Un appel à repenser la finance responsable
En définitive, la décollecte actuelle est moins une remise en cause de l’investissement responsable qu’un appel à son renouvellement. L’ISR doit sortir d’une logique de conformité symbolique pour embrasser une véritable logique de performance durable. Si cette évolution s’opère, il pourra retrouver sa place dans les portefeuilles comme une stratégie crédible et attractive, alignée avec les attentes des investisseurs d’aujourd’hui et les défis du monde de demain. Loin d’être un échec, cette période pourrait marquer l’entrée de l’ISR dans une nouvelle phase : celle de la maturité et de la solidité.
Les 8 et 9 octobre 2025, le Palais des Congrès de Paris accueillera la 18ᵉ édition du salon PRODURABLE. Placé sous le haut patronage du Ministère de la Transition écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche. Avec plus de 15 000 participants, 750 intervenants et 350 partenaires. Cet événement s’impose comme le rendez-vous incontournable des acteurs de l’économie durable en Europe. Cette année, le thème « Héritages : protéger, restaurer, transmettre » guidera l’ensemble des réflexions. Appelant chacun à se questionner sur la manière de préserver les ressources. Réparer les déséquilibres passés et transmettre des modèles vertueux aux générations futures.
Une édition sous le signe des héritages et des responsabilités
Le fil rouge choisi pour 2025 dépasse la simple réflexion écologique. Il interroge la place de l’humain dans la continuité de la planète. Protéger les écosystèmes, restaurer les équilibres fragiles et transmettre des savoir-faire ou des modèles économiques responsables constituent les trois piliers de cette édition. Le salon propose 11 parcours thématiques couvrant tous les champs de la durabilité. De l’énergie au climat, en passant par l’économie circulaire, la gouvernance, la biodiversité ou encore la formation. Chaque visiteur pourra construire son propre parcours entre conférences, expositions et ateliers.
Des conférences de haut niveau pour éclairer les défis de demain
Avec 24 conférences officielles et plus de 280 ateliers, PRODURABLE 2025 rassemble des personnalités venues d’horizons variés. Chercheurs, dirigeants, responsables politiques, ONG et entrepreneurs. Parmi les intervenants attendus : l’astrophysicien Étienne Klein, l’ancien ministre Julien Denormandie. La ministre Agnès Pannier-Runacher, ou encore François Gemenne, spécialiste reconnu des migrations environnementales. Les débats porteront sur des thématiques centrales :
la trajectoire bas carbone et ses impacts sur les modèles d’affaires,
le rôle stratégique et financier de la transition énergétique,
l’évolution du reporting ESG et de la CSRD,
les réponses à apporter face aux bouleversements économiques et géopolitiques liés à la crise climatique.
Trois villages thématiques pour illustrer la transition
L’exposition du salon s’organise autour de trois villages ESG qui incarnent les grands enjeux actuels :
Le Village Environnement, avec un accent sur l’énergie, la mobilité et la décarbonation. Met en avant les solutions technologiques et naturelles pour répondre à l’urgence climatique.
Le Village Gouvernance & Stratégie réunit les acteurs de la finance durable. Du numérique responsable et de l’intelligence artificielle appliquée aux modèles économiques.
Le Village Social & RH replace l’humain au centre de la transition. En abordant la qualité de vie au travail, la formation, l’inclusion et le dialogue social.
Valoriser les engagements : prix et trophées
Le salon est aussi un lieu de reconnaissance et de valorisation des initiatives les plus inspirantes.
Le Grand Prix de la Marque Engagée®, organisé avec LinkUp, récompensera des entreprises pionnières qui placent l’engagement environnemental et social au cœur de leur stratégie. En 2025, une nouvelle catégorie « Alimentation durable » fait son apparition. Ainsi qu’un prix de la « Personnalité de l’année », attribué par vote populaire.
Les Trophées Talents for the Planet, en partenariat avec AEF Info. Mettront en avant les projets innovants en matière de formation et d’acculturation aux enjeux de la transition écologique.
Des temps forts originaux pour inspirer autrement
Au-delà des tables rondes et débats, le salon proposera des moments singuliers : un grand quiz sur le greenwashing, des introductions poétiques aux conférences, des keynotes d’anciens ministres et dirigeants, mais aussi la présentation d’études inédites comme « Métamorphose du dirigeant et de l’entreprise ». Ces initiatives visent à rendre la réflexion accessible, vivante et participative.
Un événement engagé jusque dans son organisation
Fidèle à sa vocation, PRODURABLE veille à ce que ses pratiques d’organisation reflètent son ambition. Les organisateurs s’engagent à limiter l’empreinte environnementale de l’événement : restauration durable, sobriété des ressources, réduction de l’empreinte carbone, gestion responsable des déchets et sensibilisation active du public. L’objectif est clair : montrer l’exemple et incarner la transition jusque dans les coulisses du salon.
Conclusion
Avec son thème centré sur les héritages, PRODURABLE 2025 ne se contente pas d’exposer des solutions. Il nous invite à réfléchir collectivement à la trace que nous souhaitons laisser et aux responsabilités que nous portons envers les générations futures. Rassembler autant de décideurs, d’experts et de citoyens engagés autour de ces enjeux démontre l’urgence d’agir mais aussi la richesse des initiatives déjà en marche. Plus qu’un salon, PRODURABLE se veut un catalyseur de transformation et un lieu où s’inventent les modèles économiques, sociaux et environnementaux de demain.
L’énergie occupe une place centrale dans nos vies quotidiennes : elle alimente nos logements, nos industries et nos transports, tout en étant au cœur des enjeux climatiques et économiques. Pourtant, ce domaine reste complexe et souvent mal compris. Entre flambée des factures, rôle des énergies renouvelables, investissements colossaux et risques de black-out, les affirmations circulent vite et ne sont pas toujours exactes. Cet article propose de démêler le vrai du faux à travers les principales questions que se posent les Français sur l’avenir énergétique du pays.
Les factures d’électricité ont-elles vraiment doublé en dix ans ?
Non. La hausse est réelle mais moins spectaculaire que ce que l’on entend parfois. Entre 2015 et 2025, les tarifs réglementés de vente (TRVE), auxquels sont encore abonnés plus de la moitié des ménages français, ont progressé de 20 % en euros constants, soit de 45 % en tenant compte de l’inflation. Loin du doublement annoncé. Cette hausse provient à la fois de l’abonnement et de la consommation. Elle traduit aussi des crises successives, comme celle du gaz en 2022-2023 ou la baisse ponctuelle de la production nucléaire.
Les énergies renouvelables font-elles grimper la facture des ménages ?
Contrairement à une idée reçue, les énergies renouvelables (EnR) ne sont pas responsables de la hausse des factures. La facture se compose en moyenne de trois blocs :
la fourniture d’électricité (environ 40 %),
l’utilisation des réseaux (29 %),
et les taxes (31 %).
Si l’électricité coûte davantage depuis dix ans, c’est surtout en raison des tensions sur le gaz et des problèmes du parc nucléaire. Les EnR, grâce à leur faible coût marginal, ont plutôt contribué à réduire les prix de gros sur les marchés.
Le tarif d’utilisation des réseaux (TURPE) va-t-il exploser ?
Le TURPE, fixé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), est révisé tous les quatre ans. Pour la période 2025-2028, une hausse a bien été décidée, mais son évolution devrait rester proche du niveau de l’inflation. À long terme, la CRE anticipe une augmentation modérée de l’ordre de l’inflation + 1 % par an jusqu’en 2040. Cela reflète surtout les investissements nécessaires pour moderniser et adapter le réseau électrique à la transition énergétique, sans pour autant aboutir à un doublement des coûts.
La France va-t-elle dépenser 300 milliards d’euros pour développer les EnR ?
Ce chiffre, largement relayé, est exagéré. Les investissements prévus d’ici 2040 sont estimés à environ 190 milliards d’euros pour le réseau électrique, dont une partie seulement liée aux raccordements des EnR : 18 milliards pour les filières terrestres et 37 milliards pour l’éolien en mer. À cela s’ajoutent environ 50 milliards de soutien public aux renouvelables d’ici 2060. En additionnant tous ces postes, on reste très en deçà des 300 milliards annoncés, et surtout, ces sommes s’étalent sur plusieurs décennies.
Le développement des EnR repose-t-il uniquement sur l’argent public ?
Pas entièrement. En 2025, l’État soutient effectivement le développement des renouvelables à hauteur de près de 7 milliards d’euros, notamment via des tarifs garantis. Mais il existe d’autres leviers, comme les PPA (Power Purchase Agreements), qui sont des contrats directs entre producteurs et entreprises consommatrices. Ces accords, encouragés par la CRE, permettent de diversifier les modes de financement et de réduire la dépendance au budget public.
Le soutien public aux EnR est-il en hausse en 2025 ?
Oui, mais modérément. Avec 6,9 milliards d’euros prévus cette année, le niveau reste proche de celui observé avant la crise de 2022-2023 (6,4 milliards en 2020). La hausse s’explique par un volume d’électricité soutenu plus important, tandis que le coût moyen des contrats diminue légèrement. À noter que certains anciens contrats photovoltaïques signés avant 2010, avec des tarifs très élevés, pèsent encore lourdement sur les finances publiques, mais leur fin progressive allégera cette charge dans la prochaine décennie.
Les EnR coûtent-elles plus cher à l’État quand les prix de marché baissent ?
Exact. Le mécanisme de soutien public compense la différence entre le prix garanti aux producteurs et le prix du marché. Quand les prix sont bas, la compensation augmente. En revanche, quand les prix flambent, comme en 2022 et 2023, les EnR peuvent rapporter de l’argent à l’État : elles ont ainsi contribué à hauteur de 5,5 milliards d’euros pendant cette période. Autrement dit, elles agissent comme un amortisseur face aux fluctuations du marché.
La France produit-elle plus d’électricité qu’elle n’en consomme ?
En 2024, oui. Avec 539 TWh produits, dont une majorité grâce au nucléaire, la France a même exporté 89 TWh vers ses voisins, ce qui a rapporté environ 5 milliards d’euros. Cette performance marque un retour au niveau d’avant-crise et renforce la balance commerciale du pays.
Si la France produit plus qu’elle ne consomme, faut-il encore développer les EnR ?
La réponse est claire : oui. La production varie au fil des saisons et des conditions climatiques. Certaines années, comme en 2022, la France a dû importer massivement faute de disponibilité nucléaire et de pluies suffisantes pour l’hydraulique. Par ailleurs, la demande d’électricité devrait croître fortement avec l’électrification des usages (transports, chauffage, industrie). Dans ce contexte, les EnR, plus rapides à déployer que de nouveaux réacteurs nucléaires, constituent un complément indispensable.
Le black-out espagnol est-il dû à un excès d’énergie solaire ?
Non. L’incident du 28 avril 2025 en Espagne n’a pas été provoqué par un trop-plein d’énergie renouvelable, mais par une série de facteurs techniques ayant entraîné un déséquilibre de tension. Les enquêtes européennes en cours devraient apporter davantage de précisions, mais les renouvelables ne peuvent être tenues pour responsables.
Conclusion
Le débat énergétique est souvent pollué par des idées reçues. Oui, les factures ont augmenté, mais pas autant que certains le disent. Oui, les EnR nécessitent un soutien public, mais elles contribuent aussi à stabiliser les prix et à préparer l’avenir. La France, qui produit déjà plus d’électricité qu’elle n’en consomme, ne peut se reposer uniquement sur son parc nucléaire et doit continuer à diversifier ses sources. Démêler le vrai du faux est essentiel pour mieux comprendre les choix à venir et participer à une transition énergétique éclairée.
Cathay Pacific continue de se distinguer dans le secteur aérien grâce à ses efforts soutenus pour réduire son impact environnemental. La compagnie aérienne a été récemment honorée par Airline Ratings lors des Sustainability Awards 2025. Remportant le prix dans la catégorie « Full Service Carriers ». Cette distinction souligne l’engagement de la compagnie à développer des solutions innovantes et responsables. Tout en visant la neutralité carbone à l’horizon 2050. À travers ses initiatives en faveur de l’économie circulaire et de l’action climatique. Cathay démontre que l’aviation peut conjuguer performance et respect de l’environnement.
Une stratégie globale pour un avenir aérien durable
La stratégie de Cathay Pacific repose sur une vision claire : réduire l’empreinte carbone de ses opérations. Tout en promouvant l’innovation écologique dans le transport aérien. Cela se traduit par plusieurs axes d’action, dont la modernisation de la flotte pour améliorer le rendement énergétique. L’intégration de carburants durables (SAF) et le développement de technologies plus propres. La compagnie met également l’accent sur la réduction des déchets et sur l’adoption de pratiques circulaires. Garantissant que chaque ressource utilisée à bord et au sol soit valorisée au maximum. Selon Grace Cheung, General Manager Sustainability chez Cathay, « le développement durable est un effort collectif qui implique clients, partenaires, fournisseurs et employés. Seule une approche collaborative permet de progresser efficacement ».
Économie circulaire et réduction des déchets
Cathay Pacific s’est fixé des objectifs ambitieux pour limiter l’utilisation des plastiques à usage unique à bord. Entre 2019 et 2025, la compagnie vise à passer de 7,7 articles plastiques par passager à seulement 1,5. Fin 2024, elle avait déjà réduit ce chiffre à 2,6, témoignant d’un progrès significatif.
La compagnie a également mis en place un programme de recyclage actif. Avec plus de 1,4 million de bouteilles en plastique récupérées depuis 2024. Toutes les bouteilles distribuées sur les vols au départ de Hong Kong sont désormais fabriquées en plastique 100 % recyclé (rPET). Cathay explore par ailleurs des alternatives aux plastiques classiques. Telles que le papier recyclé pour emballer les couvertures et les écouteurs. Ainsi que la mise en place de vaisselle réutilisable en classe économique. Ces initiatives s’inscrivent dans une démarche globale de circularité. Où chaque ressource est utilisée de manière responsable avant d’être réintégrée dans le cycle de production.
Action climatique et transition vers les carburants durables
Le carburant d’aviation durable (SAF) représente un levier clé pour réduire les émissions de CO₂ dans l’aviation. Cathay a lancé son programme SAF en 2022 et a depuis intégré ces carburants sur de nombreux vols, notamment au départ de Hong Kong. La compagnie a récemment annoncé trois partenariats majeurs pour élargir l’utilisation du SAF : avec Sinopec pour l’approvisionnement à Hong Kong, SK Energy pour la Corée du Sud, et DHL Express pour des vols opérés par Air Hong Kong à Séoul, Tokyo et Singapour.
Au sol, Cathay Cargo Terminal teste également l’utilisation d’huile végétale hydrotraitée (HVO) pour ses tracteurs de fret non électriques et recycle désormais 100 % des bâches de fret à l’importation, utilisant pour l’export 50 % de plastique recyclé. Ces mesures concrètes démontrent l’approche intégrée de la compagnie pour réduire l’empreinte environnementale de ses opérations.
Cathay Pacific : un modèle pour l’industrie
La reconnaissance de Cathay par Airline Ratings souligne que le développement durable peut devenir un véritable facteur de différenciation dans le secteur aérien. En alliant innovation, réduction des déchets et transition énergétique, la compagnie montre la voie vers un transport aérien plus responsable. Les actions engagées par Cathay, du recyclage des matériaux à l’adoption des carburants alternatifs, illustrent que la durabilité n’est pas seulement un objectif à long terme, mais une pratique intégrée dans toutes les activités de la compagnie.
Cathay Pacific va-t-elle remporter le Prix Green ? L’ensemble de ses initiatives et de ses partenariats positionne la compagnie comme un candidat sérieux et exemplaire dans ce concours.
Taxonomy or economy symbol. Businessman turns cubes, changes the word economy to taxonomy. Beautiful grey table, grey background, copy space. Business, ecology and taxonomy or economy concept.
Taxonomie 2025 : l’année 2025 marque un véritable point d’inflexion pour les grandes entreprises françaises en matière de transition durable. La publication obligatoire des premiers états CSRD coïncide avec l’extension de la Taxonomie européenne à l’ensemble des objectifs environnementaux. Cette double exigence renforce les attentes en termes de transparence, de crédibilité et de responsabilité. Plaçant les entreprises face à un exercice stratégique incontournable. Tant pour leur performance que pour la confiance des investisseurs.
Des plans de transition mieux structurés
Les entreprises françaises démontrent une structuration de plus en plus avancée de leurs démarches ESG. La majorité d’entre elles ont désormais publié un plan de transition climatique clair et détaillé. Ce qui traduit une volonté d’inscrire leur stratégie dans la durée. Pour une part significative, ces plans s’appuient directement sur les indicateurs de la Taxonomie. Renforçant ainsi la crédibilité des étapes et des investissements prévus. La publication d’au moins une activité alignée devient quasi généralisée, avec plus de 90 % des grandes entreprises concernées. L’année 2024 constitue une étape historique, car elle marque la première couverture complète des six objectifs environnementaux dans le reporting, accompagnée d’une vérification externe en assurance modérée. Les taux d’éligibilité et d’alignement se stabilisent autour de 45 % du chiffre d’affaires. 54 % des investissements et 53 % des dépenses opérationnelles. Offrant ainsi une vision plus précise de la part de l’économie européenne réellement couverte par la Taxonomie.
Des différences sectorielles révélatrices
Malgré une tendance globale positive, de fortes disparités apparaissent selon les secteurs d’activité. Le secteur immobilier se distingue par un niveau d’alignement particulièrement élevé, largement supérieur à la moyenne européenne. Cette avance s’explique par un cadre réglementaire strict et par l’usage systématique d’outils de suivi énergétique. À l’inverse, le secteur automobile, bien qu’affichant une éligibilité importante, reste limité en matière d’alignement. Les progrès dépendent essentiellement de l’électrification des véhicules et de la capacité des équipementiers à produire des technologies bas carbone. Le secteur de la santé, pour sa part, bénéficie d’une éligibilité accrue avec l’intégration de l’objectif « Pollution ». Mais son alignement reste faible, les critères de la Taxonomie dépassant largement les standards opérationnels existants. Ces écarts démontrent que la Taxonomie n’est pas un exercice uniforme. Mais un cadre différencié reflétant les réalités et ambitions propres à chaque secteur.
Vers une simplification réglementaire en 2026
La Commission européenne a annoncé de nouvelles évolutions du reporting Taxonomie. Applicables à partir de janvier 2026, afin de rendre l’exercice plus clair et opérationnel. Le principe de matérialité permettra d’exclure du reporting les activités représentant moins de 10 % des indicateurs clés. De manière à concentrer l’attention sur les éléments significatifs. Les tableaux de reporting seront simplifiés avec un aperçu synthétique pour la vision globale. Et un tableau détaillé par indicateur pour une meilleure granularité. Par ailleurs, les tableaux gaz et nucléaire seront supprimés. Tandis que le DNSH Pollution sera mieux aligné avec les réglementations environnementales européennes. Ces ajustements visent à alléger la charge opérationnelle des entreprises tout en préservant un cadre robuste et comparable, garantissant la confiance des investisseurs et des régulateurs.
La Taxonomie, un levier stratégique incontournable
Au-delà de son rôle réglementaire, la Taxonomie s’impose comme un outil stratégique pour crédibiliser les plans de transition et faciliter l’accès aux financements verts. Bruno Boggiani, CEO de Strateggyz – Green Finance, résume l’enjeu avec conviction : « Se tenir aux exigences de la Taxonomie n’est pas seulement une obligation, c’est une manière de démontrer la maturité et la fiabilité de sa stratégie de transition, et de construire un avantage concurrentiel durable. »
Alors que le monde fait face à une urgence climatique sans précédent, l’Europe se trouve à un tournant décisif. Les ambitions de neutralité carbone pour 2050 ne sont plus de simples déclarations politiques : elles constituent une nécessité stratégique, économique et sociale. Le rapport ECNO 2025 offre une analyse complète et chiffrée des avancées, des obstacles et des leviers à mobiliser pour transformer ces ambitions en réalité. En s’appuyant sur des indicateurs précis et une évaluation des politiques récentes, le rapport offre une vision globale de la transition climatique européenne. Il s’agit non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), mais également d’assurer que cette transition soit équitable, compétitive et durable.
Ce rapport permet de comprendre où l’Europe excelle, où elle peine et quelles mesures sont indispensables pour accélérer la transformation pour la neutralité carbone. Il examine non seulement les secteurs économiques clés, mais aussi les politiques transversales et les mécanismes financiers qui soutiennent la transition. Dans un contexte mondial où les engagements climatiques sont scrutés et où chaque retard peut coûter cher, ce rapport offre une feuille de route essentielle pour les décideurs, les entreprises et les citoyens engagés.
Une ambition neutralité carbone européenne encore fragile
Depuis l’adoption du Pacte vert européen, l’Union européenne s’est positionnée comme un leader mondial dans la lutte contre le changement climatique. Cependant, malgré des initiatives ambitieuses, les progrès restent inégaux et parfois insuffisants. Le rapport ECNO 2025 met en lumière les écarts persistants entre les objectifs de neutralité carbone et la réalité des transformations engagées. Les indicateurs révèlent que certains secteurs, comme l’énergie renouvelable ou l’efficacité énergétique, progressent à un rythme encourageant, tandis que d’autres, tels que le transport ou l’agriculture, peinent à suivre le rythme nécessaire.
Complexité institutionnelle et politique
L’Europe est confrontée à une complexité institutionnelle et politique qui ralentit l’action. La fragmentation des responsabilités entre les différentes institutions, la dispersion des ressources et les priorités parfois divergentes des États membres créent des obstacles à une coordination efficace. Pourtant, ces défis ne doivent pas décourager : ils constituent des opportunités pour repenser les structures et renforcer la cohérence des politiques climatiques.
L’énergie : un secteur clé en pleine transformation
L’énergie constitue le pilier central de la transition climatique et la neutralité carbone européenne. L’ECNO 2025 souligne que le développement des énergies renouvelables progresse, avec des capacités accrues d’éolien et de solaire, mais que ces avancées restent insuffisantes pour atteindre les objectifs 2030 et 2050. La dépendance aux énergies fossiles reste un enjeu majeur, accentué par les tensions géopolitiques et les fluctuations des prix de l’électricité et du gaz.
Le rapport insiste sur l’importance de l’électrification et de l’efficacité énergétique. L’augmentation de la part de l’électricité dans la consommation finale, la modernisation des infrastructures et le déploiement de réseaux intelligents sont essentiels pour réduire les émissions et garantir la sécurité énergétique. Les investissements dans les infrastructures de transport et de distribution, ainsi que dans le stockage d’énergie, représentent des leviers stratégiques pour accélérer la transition.
L’ECNO 2025 met également en avant le rôle de l’innovation et de la technologie. Les projets pilotes en matière d’hydrogène renouvelable, les systèmes de stockage avancés et les solutions numériques pour la gestion des réseaux offrent un potentiel considérable. Cependant, pour que ces innovations se traduisent en résultats concrets, il est impératif de garantir des cadres réglementaires stables et des financements suffisants, combinant fonds publics et privés.
Le rôle stratégique de l’industrie européenne pour la neutralité carbone
L’industrie européenne est à la fois une source majeure d’émissions et un vecteur potentiel de leadership mondial dans la décarbonation. L’ECNO 2025 observe que certains segments, tels que la production d’acier ou de ciment, restent très dépendants des combustibles fossiles et des procédés énergivores. Pourtant, des initiatives innovantes montrent la voie : électrification des procédés, captage et stockage de CO2 (CCS), et développement de l’hydrogène bas carbone sont autant de solutions capables de transformer le secteur.
Le rapport souligne également l’importance d’une approche holistique intégrant compétitivité et transition climatique. Il est essentiel que les politiques industrielles favorisent l’innovation tout en maintenant la viabilité économique des entreprises et la création d’emplois. L’industrie européenne doit devenir un moteur de la transition, capable de réduire ses émissions tout en renforçant sa position sur le marché mondial grâce à des produits et services durables.
La mobilité : vers un transport durable et intégré
Le transport représente un défi majeur pour l’Europe en matière de climat et pour la neutralité carbone. La dépendance aux carburants fossiles et l’augmentation continue de la demande rendent la réduction des émissions complexe. L’ECNO 2025 met en lumière l’importance de l’électrification des véhicules. Du développement des transports publics et de la promotion de modes de déplacement alternatifs. Comme le vélo et la marche. Les infrastructures doivent être adaptées pour soutenir ces changements. Avec un focus sur la multimodalité et la connectivité entre villes et régions.
Une approche systémique
Le rapport insiste sur la nécessité d’une approche systémique : la réduction des émissions dans le transport ne peut se limiter à la substitution énergétique. Elle doit aussi inclure des changements dans les comportements des usagers, l’urbanisme et la logistique. Le soutien à l’innovation, aux technologies propres et à l’électromobilité est indispensable pour atteindre les objectifs 2030 et 2050.
L’agriculture et l’alimentation : un levier encore sous-exploité
L’agriculture et le secteur alimentaire sont à la fois des contributeurs significatifs aux émissions de GES et des leviers importants pour la séquestration du carbone. Le rapport souligne que la gestion des sols, la réduction de l’usage d’engrais chimiques, la modernisation des exploitations et l’optimisation de la chaîne alimentaire sont essentielles pour une transition durable. La consommation alimentaire joue également un rôle clé. La réduction de la consommation de produits animaux et le développement de régimes alimentaires plus durables peuvent contribuer de manière significative à la neutralité carbone.
Politique Agricole Commune (PAC)
L’ECNO 2025 met en avant le potentiel des politiques publiques. Notamment la Politique Agricole Commune (PAC) et les programmes de soutien à l’agriculture durable. Cependant, la réussite de ces mesures dépend de leur mise en œuvre efficace. Et d’un engagement fort des acteurs agricoles, industriels et citoyens. La transition vers un système alimentaire durable doit combiner innovation technologique, incitations économiques et changements de comportements.
Les bâtiments et la transition énergétique urbaine
Les bâtiments représentent un autre secteur crucial pour la réduction des émissions. Le rapport ECNO 2025 montre que la rénovation énergétique des bâtiments. Le déploiement de systèmes de chauffage bas carbone et l’adoption des énergies renouvelables sont des priorités absolues. L’augmentation du parc de pompes à chaleur. La modernisation des réseaux de chauffage urbain et l’électrification des usages énergétiques dans le résidentiel et le tertiaire sont des leviers stratégiques.
Les politiques européennes doivent encourager l’investissement dans la rénovation. Tout en veillant à ce que les coûts restent accessibles pour les ménages et les entreprises. L’intégration de normes de performance énergétique ambitieuses et la mise en place de mécanismes financiers innovants. Tels que les prêts verts et les subventions ciblées, sont essentielles pour accélérer la transition.
Les mécanismes financiers et l’investissement pour la transition
La mobilisation de financements publics et privés est une condition sine qua non pour réussir la transition climatique. Le rapport ECNO 2025 met en avant l’importance d’aligner tous les flux financiers avec les objectifs climatiques. Les investissements dans les infrastructures, l’innovation et la modernisation des secteurs énergétiques doivent être accompagnés de politiques incitatives et de dispositifs de suivi rigoureux.
Les fonds européens NDICI-GE
Les fonds européens, tels que le NDICI-GE, sont des outils stratégiques pour soutenir les initiatives climatiques à l’international. Toutefois, le rapport souligne que l’efficacité de ces financements dépend de leur allocation ciblée, de la transparence des processus et de l’évaluation régulière des impacts. L’utilisation de mécanismes innovants comme le CBAM peut également renforcer le financement et stimuler l’investissement dans les technologies bas carbone.
La gouvernance climatique et la coordination institutionnelle
Une gouvernance efficace est essentielle pour transformer les ambitions en actions concrètes. L’ECNO 2025 souligne que la fragmentation institutionnelle demeure un obstacle majeur à la mise en œuvre des politiques climatiques. Les responsabilités dispersées entre les différentes instances de l’Union européenne. Et la coordination parfois insuffisante avec les États membres ralentissent l’action.
Le rapport préconise de renforcer la capacité institutionnelle. D’améliorer la coordination entre les Commissaires et de favoriser la collaboration entre les délégations européennes et les ambassades des États membres. La création de structures dédiées, dotées de personnels qualifiés et d’expertise spécifique, est cruciale pour garantir la cohérence et l’efficacité des politiques climatiques à l’échelle européenne et internationale.
La diplomatie climatique : un levier international sous-exploité
La diplomatie climatique est un vecteur essentiel pour l’influence européenne à l’échelle mondiale. Pourtant, l’ECNO 2025 révèle que l’intégration des considérations climatiques dans la politique étrangère reste limitée. Les conclusions annuelles sur la diplomatie climatique, publiées par le Conseil des Affaires étrangères depuis 2011, pourraient ne pas être adoptées en 2025, signalant un désengagement préoccupant.
Impact global de l’Europe
Pour renforcer l’impact global de l’Europe, il est nécessaire de consacrer des ressources humaines et financières à la diplomatie climatique. De développer l’expertise au sein des institutions et de promouvoir la coopération internationale. La diplomatie climatique ne se limite pas à la négociation d’accords, elle implique également le soutien aux partenaires internationaux. Le financement de projets verts et la promotion de la transition énergétique mondiale.
L’évaluation basée sur les indicateurs : mesurer pour mieux agir
Le rapport ECNO 2025 repose sur un cadre analytique solide. Basé sur des indicateurs précis couvrant les secteurs économiques et les politiques transversales. Ces indicateurs permettent de mesurer le progrès réel par rapport aux objectifs fixés. D’identifier les secteurs à risque et de proposer des ajustements stratégiques.
La classification des indicateurs selon cinq degrés de progrès – de « on track » à « wrong direction » – permet de visualiser clairement où les efforts sont efficaces et où des actions correctives sont nécessaires. L’évaluation intègre également l’impact probable des politiques récentes. Offrant un aperçu prospectif indispensable pour guider les décisions à court et moyen terme.
Les leviers transversaux : électrification, investissement et infrastructures
Certaines actions ont un impact transversal sur plusieurs secteurs. L’électrification, par exemple, joue un rôle clé dans l’énergie, le transport et l’industrie. Les investissements stratégiques et le développement d’infrastructures résilientes renforcent la capacité de l’Europe à atteindre ses objectifs climatiques.
Le rapport ECNO 2025 insiste sur la nécessité d’une approche intégrée. Reliant les différents secteurs et leviers pour maximiser les synergies et minimiser les pertes d’efficacité. Une planification cohérente et des politiques coordonnées peuvent accélérer la transition. Tout en assurant la compétitivité économique et la résilience sociale.
Les dimensions sociales et économiques de la transition
La transition climatique ne peut réussir sans tenir compte de ses impacts sociaux et économiques. L’ECNO 2025 examine la résilience des régions, l’équité dans la répartition des coûts et la protection des populations vulnérables. Les politiques doivent garantir que les bénéfices de la transition soient partagés équitablement. Et que les coûts ne créent pas de fractures sociales ou économiques.
Le rapport propose également des indicateurs pour suivre la performance des régions en transition. L’accès à l’énergie propre pour les ménages et la compétitivité économique globale. Cette approche holistique permet de combiner ambition climatique, justice sociale et performance économique.
Les défis persistants et les priorités pour l’avenir
Malgré les avancées, le rapport identifie des défis majeurs : fragmentation institutionnelle, financement insuffisant, lenteur dans certains secteurs et risques géopolitiques. Pour surmonter ces obstacles, l’Europe doit renforcer sa gouvernance, mobiliser davantage de ressources, promouvoir l’innovation et renforcer la diplomatie climatique.
Les priorités incluent :
L’augmentation de la part des investissements climatiques dans tous les secteurs.
La consolidation de la coordination institutionnelle et la clarification des responsabilités.
L’adoption de politiques intégrées liant énergie, industrie, transport et agriculture.
La promotion d’une diplomatie climatique active pour renforcer l’influence européenne.
Une feuille de route pour l’Europe de demain
Le rapport ECNO 2025 offre un panorama complet de la transition climatique en Europe. Il met en évidence les succès, les lacunes et les leviers stratégiques nécessaires pour atteindre la neutralité carbone. La lecture attentive de ce rapport permet de comprendre l’urgence de l’action. D’identifier les secteurs critiques et de saisir les opportunités offertes par la transition.
L’Europe se trouve à un moment charnière : les choix faits aujourd’hui détermineront sa position économique, sociale et environnementale dans les décennies à venir. La combinaison d’objectifs ambitieux, d’une gouvernance renforcée, de financements adaptés et d’une diplomatie active constitue la clé pour réussir cette transformation. Le rapport ECNO 2025 est un outil indispensable pour tous ceux qui veulent comprendre et participer à la construction d’une Europe neutre en carbone, compétitive et résiliente.
Dans un monde marqué par l’incertitude géopolitique et la montée des tensions internationales, la question de la souveraineté européenne devient centrale. Défense, énergie, technologie, santé : ces secteurs clés révèlent les fragilités de l’Europe face à ses dépendances extérieures. Le livre blanc publié par Sienna Investment Managers, « Investir pour la souveraineté européenne », explore comment les investissements financiers peuvent devenir des leviers concrets pour renforcer l’autonomie stratégique du continent.
La souveraineté européenne : un impératif modernisé
Longtemps perçue comme un concept dépassé ou protectionniste. La souveraineté revient aujourd’hui sur le devant de la scène comme un enjeu pragmatique. La mondialisation rapide a mis en évidence les vulnérabilités de l’Europe : rupture des chaînes d’approvisionnement. Dépendance aux technologies et matières premières étrangères, et fragilité énergétique. Les citoyens européens, attachés à leur modèle social et démocratique. Réclament désormais la capacité de décider et d’agir de manière autonome dans des secteurs stratégiques.
La souveraineté n’implique pas l’autarcie, mais la création d’écosystèmes industriels robustes, capables de soutenir des champions européens compétitifs à l’international. La finance a un rôle majeur à jouer pour orienter les capitaux vers ces initiatives et soutenir les PME et ETI. Véritables piliers de l’indépendance européenne.
La finance au service de l’autonomie stratégique
Le rôle de la finance dépasse désormais la simple allocation des capitaux. Les investisseurs institutionnels et privés sont appelés à soutenir des entreprises capables de répondre aux besoins stratégiques de l’Europe. Que ce soit dans l’innovation technologique, la défense ou la transition énergétique. La finance responsable, en s’appuyant sur les critères ESG, peut ainsi concilier rentabilité et utilité collective.
Dans ce contexte, il est crucial de mobiliser les ressources privées pour compenser les limites du financement public. La structuration de fonds dédiés, le capital-investissement, la dette privée ou encore le soutien aux introductions en bourse permettent de créer un écosystème financier capable de soutenir l’innovation européenne de manière durable.
La défense : un secteur stratégique à revitaliser
La reconstitution des capacités de défense est devenue urgente. Les pays européens ont réduit leurs forces militaires après la fin de la Guerre froide, laissant des lacunes importantes. Aujourd’hui, la Loi de programmation militaire française prévoit un budget cumulé de 413 milliards d’euros pour 2024-2030, tandis que d’autres pays européens s’engagent également à renforcer leurs dépenses.
Les PME et ETI constituent la base industrielle de défense. Avec 4 500 entreprises générant 220 000 emplois directs et indirects, elles représentent un tissu vital pour la souveraineté. L’investissement privé joue un rôle clé pour accélérer la production, moderniser les infrastructures et soutenir l’innovation technologique dans le spatial, le cyber, l’intelligence artificielle et les systèmes de défense avancés.
L’énergie : vers une autonomie durable
La crise énergétique liée à la guerre en Ukraine et les politiques climatosceptiques à l’international ont souligné l’urgence d’une souveraineté énergétique européenne. La dépendance aux énergies fossiles importées reste élevée, mais la transition énergétique progresse. En 2024, les renouvelables représentaient près de 50 % de la production d’électricité européenne. L’électrification des usages et le développement du biogaz et du nucléaire apparaissent comme des piliers essentiels de cette indépendance.
Des initiatives telles que REPowerEU mobilisent des centaines de milliards pour moderniser les infrastructures et soutenir l’innovation, tout en orientant les investissements vers des solutions locales et durables. Les projets de méthanisation territoriale, par exemple, permettent de concilier transition énergétique et souveraineté agricole.
Technologie et innovation : combler le retard européen
Face à des puissances comme les États-Unis et la Chine, l’Europe doit renforcer son écosystème d’innovation. Start-ups et scale-ups nécessitent un financement adapté à chaque étape de leur développement, de l’émergence de l’idée à la mise à l’échelle industrielle. Le Fonds européen d’investissement et d’autres acteurs européens agissent pour combler les gaps financiers et sécuriser la croissance des entreprises technologiques européennes.
L’innovation est cruciale pour la souveraineté, qu’il s’agisse de technologies à double usage dans la défense ou de solutions de rupture dans les secteurs stratégiques. Les investisseurs européens doivent soutenir ces initiatives pour garantir la compétitivité et l’indépendance du continent sur le long terme.
Investir pour protéger et construire l’Europe
La souveraineté européenne ne se décrète pas : elle se construit. Elle repose sur un engagement collectif alliant acteurs publics, industriels et financiers. Investir dans la défense, l’énergie et l’innovation, c’est contribuer à la sécurité, à la résilience et à la capacité de décision de l’Europe. Pour les investisseurs, cela représente un rôle historique : financer l’autonomie stratégique et soutenir des entreprises essentielles à l’avenir du continent.
Mirova, affilié de Natixis Investment Managers et spécialiste de l’investissement durable, annonce un financement de 15 millions de dollars dans Revfin, pionnier du crédit pour véhicules électriques en Inde. Objectif : soutenir la transition vers une mobilité propre et inclusive dans un marché émergent en pleine expansion.
Un investissement stratégique au service de la transition énergétique
Le 22 septembre 2025, Mirova confirme son engagement dans la mobilité durable en investissant 15 millions de dollars dans Revfin, une société financière non bancaire (NBFC) basée à Delhi. La transaction prend la forme d’une obligation senior garantie non convertible (NCD) émise par Aristo, filiale de Revfin, dans le cadre de la stratégie de financement mixte de Mirova dédiée aux pays émergents.
Cet apport de capital vise à accélérer l’adoption des véhicules électriques (VE) en Inde, en facilitant l’accès au financement pour les conducteurs indépendants, les petites entreprises et les opérateurs de flottes.
Revfin : pionnier de la mobilité électrique inclusive
Fondée en 2018, Revfin s’est imposée comme une plateforme innovante de financement des VE. Ses spécificités :
proposer des prêts au détail pour les e-rickshaws commerciaux, destinés aux conducteurs des villes de niveau 2 et 3, souvent exclus du crédit classique ;
développer, depuis 2023, des offres de leasing et de financement de flottes pour une large gamme de véhicules : e2w, e3w, e4w et batteries ;
s’implanter dans 24 États indiens avec des partenariats solides auprès d’équipementiers et de concessionnaires.
Grâce à ce modèle, Revfin est aujourd’hui un acteur central de l’inclusion financière et de la transition énergétique en Inde.
Des résultats concrets : inclusion, climat et emploi
Revfin a déjà :
déployé plus de 68 000 véhicules électriques,
évité l’émission de 137 000 tonnes de CO₂ équivalent,
intégré 26 % de femmes dans sa clientèle,
permis à 77 % de ses 44 872 emprunteurs (souvent exclus du système bancaire) d’accéder au crédit.
En agissant sur ces leviers, Revfin contribue directement à plusieurs Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies :
ODD 1 (éradication de la pauvreté),
ODD 5 (égalité entre les sexes),
ODD 8 (travail décent et croissance économique),
ODD 10 (réduction des inégalités),
ODD 13 (action pour le climat).
Une vision partagée avec Mirova
Pour Sameer Aggarwal, fondateur et PDG de Revfin :
« Nous sommes ravis que Mirova nous rejoigne dans notre mission visant à accélérer la mobilité électrique inclusive en Inde. Leur investissement tombe à un moment décisif, alors que le gouvernement indien vise 80 millions de véhicules électriques d’ici 2030. »
De son côté, Priyanka Mehrotra, directrice d’investissement chez Mirova à Singapour, souligne :
« Cette transaction renforce notre présence dans la mobilité électrique en Asie. Le modèle de Revfin, qui allie impact climatique et inclusion sociale, correspond parfaitement à notre vision de la finance durable. »
L’Inde : un marché clé pour la mobilité électrique
Avec plus de 1,4 milliard d’habitants et une urbanisation rapide, l’Inde représente l’un des plus grands marchés mondiaux pour la mobilité propre.
Le pays est déjà numéro un des trois-roues électriques (e3w).
Le gouvernement fixe un cap ambitieux : 80 millions de VE d’ici 2030.
Le segment des deux-roues et trois-roues reste le moteur principal de cette transition, mais la croissance des flottes de livraison et de mobilité partagée ouvre de nouvelles perspectives.
L’investissement de Mirova s’inscrit donc dans une tendance structurelle, combinant fort potentiel de marché et impact environnemental mesurable.
Mirova : une stratégie globale d’impact
Mirova, filiale de Natixis Investment Managers, est une société de gestion d’actifs reconnue pour son expertise en investissement durable. Quelques chiffres clés :
33 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 30 juin 2025,
labellisée B Corp depuis 2020,
présente en Europe, Amérique du Nord et Asie-Pacifique.
Sa stratégie : développer des solutions d’investissement dans toutes les classes d’actifs pour conjuguer performance à long terme et impact social et environnemental positif.
L’investissement dans Revfin illustre cette volonté : soutenir les marchés émergents tout en renforçant la lutte contre le changement climatique.
Conclusion
Avec cet investissement de 15 millions de dollars, Mirova confirme son rôle de catalyseur de la transition énergétique dans les marchés émergents. En soutenant Revfin, pionnier de la mobilité électrique inclusive en Inde, la société combine :
impact climatique mesurable (réduction des émissions de CO₂),
inclusion sociale (accès au crédit, autonomisation des femmes),
et opportunité de marché (croissance exponentielle de la mobilité propre en Inde).
Un partenariat qui illustre parfaitement comment la finance durable peut accélérer des transformations profondes, bénéfiques à la fois pour la planète et pour les communautés locales.
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