Le marché de la finance durable en 2024

Carbon4 Finance

Au troisième trimestre 2024, le marché de la finance durable connaît un ralentissement modéré, sans pour autant inquiéter les acteurs du secteur. ING France dresse un bilan des tendances et des opportunités qui façonnent ce marché en pleine transformation, avec un focus sur les émissions de dettes ESG (Environnement, Social et Gouvernance), les disparités régionales, et l’évolution de l’activité au sein de ses propres transactions.

Un ralentissement temporaire des émissions de dettes ESG

Le marché des financements durables a marqué un léger ralentissement au deuxième trimestre 2024. Avec des émissions totalisant 376 milliards de dollars, le volume reste légèrement inférieur à la moyenne historique de plus de 400 milliards de dollars pour cette période. Cependant, ce chiffre s’inscrit dans une dynamique stable, avec un total de 815 milliards de dollars émis au premier semestre, en ligne avec les tendances des années précédentes.

Les mois d’été, souvent caractérisés par une baisse d’activité, ont vu des émissions atteignant tout de même 200 milliards de dollars en juillet et août. Cela montre une résilience certaine du marché, malgré un ralentissement saisonnier habituel. À l’approche de l’automne, une reprise des émissions est attendue, avec des volumes du troisième trimestre historiquement situés entre 350 et 400 milliards de dollars.

Les obligations vertes en tête des financements durables

Les obligations vertes continuent de dominer le marché primaire, représentant 183 milliards de dollars émis au deuxième trimestre 2024. Ce montant s’aligne sur les volumes habituels des périodes équivalentes des années précédentes, confirmant l’importance croissante de ce type de financement pour soutenir la transition écologique. En parallèle, les obligations durables ont atteint 57 milliards de dollars, tandis que les prêts verts se sont élevés à 26 milliards de dollars.

Cependant, les obligations de type Sustainability Linked Bonds (SLB) n’ont pas réussi à atteindre leurs niveaux habituels, avec seulement 11 milliards de dollars d’émissions. De même, les obligations sociales et les Sustainability Linked Loans (SLL) ont affiché des volumes plus faibles que l’an dernier, totalisant respectivement 35 et 64 milliards de dollars.

Malgré ces baisses ponctuelles, les émissions d’obligations vertes corporate ont été particulièrement dynamiques au premier semestre 2024, avec un total impressionnant de 120 milliards de dollars, soit le double des volumes observés habituellement. Cela montre que les entreprises intensifient leurs efforts pour financer des projets à impact environnemental.

L’essor des obligations d’État et des sociétés financières

Les États se sont également montrés très actifs sur le marché des obligations vertes, durables et sociales au cours des six premiers mois de l’année 2024, avec des émissions respectives de 178 milliards, 108 milliards et 78 milliards de dollars. Cela souligne l’importance des gouvernements dans la mobilisation de capitaux pour soutenir des projets durables.

Du côté des institutions financières, les obligations durables ont également regagné en vigueur, atteignant 20 milliards de dollars au premier semestre, soit le double des niveaux précédents. Les émissions en dollars ont été les plus significatives, tandis que celles en euros sont restées plus modestes.

Une prudence de mise face aux incertitudes économiques

La conjoncture actuelle invite toutefois à la prudence pour les mois à venir. Les élections américaines imminentes, les décisions attendues des banques centrales et l’incertitude économique mondiale pourraient limiter les fenêtres d’opportunité pour les émissions durables. Les acteurs du marché restent donc attentifs aux développements politiques et économiques qui pourraient affecter l’offre et la demande de financements durables.

Laurent Bassi, directeur des financements durables chez ING France, souligne que la mise en œuvre de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) pourrait marquer un tournant. Cette directive impose aux entreprises d’établir un plan de transition pour améliorer leur impact environnemental, ce qui pourrait stimuler les émissions de dettes ESG, à condition que les conditions économiques et de marché le permettent.

ING en forte croissance sur le marché de la finance durable

Malgré un contexte global plus incertain, ING a poursuivi sa croissance au deuxième trimestre 2024, avec un volume total de financements durables atteignant 32,2 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % par rapport au premier trimestre et à l’année précédente. ING a ainsi mené à bien 204 transactions durables, renforçant son rôle clé sur le marché.

La région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) a contribué à environ 70 % des volumes mobilisés par ING, tandis que la zone APAC (Asie-Pacifique) a maintenu un bon niveau d’activité. Aux États-Unis, malgré la volatilité et les incertitudes économiques, ING a réussi à accroître son volume de transactions, principalement concentré sur les prêts verts et les SLL.

Une opération phare en France : Eurostar et la finance verte

Un exemple emblématique de la stratégie d’ING dans la finance durable est son rôle de coordinateur ESG dans le refinancement de 750 millions d’euros du groupe Eurostar. Cette opération, première de son genre dans le secteur des transports, reflète l’engagement du groupe pour une mobilité verte à travers l’exploitation de trains électriques à grande vitesse. Ce financement est aligné sur les Principes de Prêts Verts (Green Loan Principles) de la Loan Market Association et témoigne du rôle pionnier d’ING dans la finance durable.

Perspectives pour 2024 : incertitude et optimisme

Bien que le marché soit marqué par des incertitudes économiques, ING reste confiant dans sa capacité à atteindre son objectif de 120 milliards d’euros de volumes mobilisés pour l’année 2024. Grâce à un solide pipeline de transactions dans ses principales régions, la banque néerlandaise se montre optimiste quant à la poursuite de sa croissance sur le marché de la finance durable.

Un marché en mutation mais prometteur

Le marché de la finance durable en 2024 présente des défis, mais aussi des opportunités considérables pour les acteurs engagés dans la transition écologique. Avec des volumes d’émissions fluctuants mais résilients, et des initiatives exemplaires comme celles d’ING, la finance durable continue de jouer un rôle central dans la mobilisation des capitaux pour un avenir plus respectueux de l’environnement.

A lire aussi : La SCPI Mistral Sélection : une nouvelle ère d’investissement immobilier responsable

Investir pour un avenir durable avec le fonds « Green Bonds Impact »

Green Bonds Impact

Swiss Life Asset Managers France vient de franchir une étape importante dans son engagement pour un avenir durable. Le fonds « Green Bonds Impact » est désormais classé article 9 selon la réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). Marquant ainsi sa volonté de soutenir des projets ayant un impact environnemental mesurable. Ce fonds, qui investit dans des obligations vertes, offre une opportunité unique pour les investisseurs de concilier rendement financier et impact écologique.

Un fonds dédié à l’environnement : soutenir des projets à impact

Le fonds « Green Bonds Impact » se distingue par son engagement à financer des projets ayant un impact direct sur la lutte contre le changement climatique. Il s’agit d’investir dans des obligations vertes émises par des entreprises. Des gouvernements ou des institutions financières, destinées à promouvoir des initiatives durables.

Les domaines d’intervention sont multiples. Développement des énergies renouvelables, amélioration de l’efficacité énergétique, gestion durable des ressources naturelles, et réduction des émissions de carbone. Chaque projet financé est soigneusement sélectionné afin de maximiser les bénéfices environnementaux, tout en assurant des rendements pour les investisseurs.

Une gestion active et flexible : adapter l’investissement aux cycles de marché

Le fonds adopte une gestion active, reposant sur une analyse approfondie des opportunités d’investissement. Avec plus de 90 % de son portefeuille investi en obligations de catégorie « Investment Grade » (IG). Swiss Life Asset Managers France garantit une solidité financière tout en cherchant des obligations vertes à forte valeur ajoutée.

La flexibilité de la gestion permet au fonds de s’adapter aux fluctuations des cycles économiques et financiers. Offrant ainsi une stabilité et une réactivité accrues dans un marché en constante évolution. Cette stratégie flexible s’appuie sur une méthodologie d’analyse propriétaire. Qui permet une évaluation rigoureuse des projets financés. Et assure que chaque investissement est aligné sur les objectifs de développement durable.

Expertise et transparence : une vigilance accrue face aux risques d’écoblanchiment

Sur le marché des obligations vertes, la question de l’écoblanchiment (ou “greenwashing”) reste un risque majeur. Swiss Life Asset Managers France a mis en place une expertise solide et indépendante pour évaluer chaque projet. Afin de garantir que seuls les actifs répondant aux critères environnementaux les plus stricts soient retenus.

Cette expertise repose notamment sur les standards internationaux comme les « Green Bond Principles » de l’ICMA (International Capital Market Association). Et la « Climate Bonds Taxonomy » de la Climate Bonds Initiative (CBI). Ce cadre rigoureux permet de s’assurer que les obligations financées contribuent réellement à des actions concrètes en faveur du climat. Et que les émetteurs s’engagent dans des stratégies de long terme.

En outre, le fonds répond aux exigences strictes de l’article 9 de la réglementation SFDR. Une classification réservée aux produits financiers ayant des objectifs environnementaux ou sociaux clairement définis et mesurables. Cela renforce la transparence et la crédibilité des investissements réalisés.

Vers un avenir durable : finance et impact environnemental en harmonie

Avec l’obtention du statut d’article 9 SFDR, Swiss Life Asset Managers France réaffirme son ambition de proposer des solutions d’investissement qui permettent non seulement de générer des rendements financiers, mais également de répondre aux défis environnementaux actuels.

Comme l’explique Yann Verrier, gérant du fonds « Green Bonds Impact » : « Notre objectif est clair : offrir aux investisseurs une opportunité de générer des rendements financiers tout en ayant un impact environnemental significatif. Chaque euro investi contribue réellement à des projets durables, qu’il s’agisse de développer les énergies renouvelables, d’améliorer l’efficacité énergétique ou de promouvoir la gestion durable des ressources naturelles. »

Une opportunité unique pour les investisseurs engagés

Le fonds « Green Bonds Impact » de Swiss Life Asset Managers France est bien plus qu’un simple véhicule d’investissement. Il s’inscrit dans une vision à long terme, où la finance devient un levier puissant pour accompagner la transition écologique. Grâce à une sélection rigoureuse des projets, une expertise interne reconnue, et une gestion flexible adaptée aux cycles de marché, ce fonds offre une opportunité unique pour les investisseurs soucieux d’allier performance financière et impact environnemental.

Avec une croissance continue des initiatives durables et des obligations vertes, ce type d’investissement devrait jouer un rôle central dans les portefeuilles des investisseurs souhaitant participer activement à la construction d’un avenir plus respectueux de l’environnement.

A lire aussi : La SCPI Mistral Sélection : une nouvelle ère d’investissement immobilier responsable

COP16 : le rôle clé des entreprises pour la biodiversité

COP16

La COP16 se tiendra à Cali, en Colombie, du 21 octobre au 1er novembre 2024. Cet événement marque un moment clé dans la lutte contre l’effondrement mondial de la biodiversité. Deux ans après l’accord de Kunming-Montréal, cette conférence vise à accélérer les engagements pris. L’objectif est de protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030. Bien que la COP16 ne soit pas dédiée à la signature d’accords, elle reste cruciale. Elle permettra de consolider les efforts internationaux en faveur de la biodiversité. Les entreprises joueront un rôle central dans cette transformation.

Enjeux clés de la COP16

La COP16 repose sur trois enjeux majeurs. Il s’agit de la mise en œuvre du cadre mondial pour la biodiversité, de la mobilisation des financements et du partage des avantages liés aux informations de séquençage numérique (DSI). Ces piliers guident les discussions sur les efforts mondiaux pour stopper la perte de biodiversité. Ils favorisent également un modèle économique respectueux des écosystèmes.

Mise en œuvre du cadre mondial : La COP15 a mis en place un mécanisme de suivi pour évaluer les progrès des États. La COP16 affinera ce mécanisme en finalisant les indicateurs et les modalités du bilan mondial prévu en 2026.

Mobilisation des financements : La COP16 discutera de la création d’un nouveau fonds pour la biodiversité ou de la consolidation du Fonds-cadre mondial (GBFF). L’objectif est de mobiliser 200 milliards de dollars par an. Les financements pour les pays en développement devraient progressivement augmenter.

Partage des avantages liés aux DSI : La COP16 vise à créer un cadre multilatéral pour gérer le partage des avantages des DSI. Ce mécanisme garantira un accès libre aux données tout en offrant une sécurité juridique aux utilisateurs.

Le rôle central des entreprises à la COP16

Les entreprises auront une place de choix à la COP16. Elles seront présentes pour démontrer leurs actions en faveur de la biodiversité et partager des bonnes pratiques. Des acteurs économiques, comme EpE, organiseront des événements pour aligner les stratégies d’entreprises sur les objectifs de biodiversité. Ces événements viseront également à promouvoir des solutions concrètes et à accélérer le financement des projets liés à la nature.

Hélène Marotine, Manager d’act4nature international, souligne : « Les entreprises doivent jouer un rôle clé dans cette transformation vers une économie respectueuse de la biodiversité. » La présence des acteurs économiques à la COP16 témoigne de leur engagement à collaborer avec les gouvernements pour renforcer la mise en œuvre des objectifs de Kunming-Montréal.

À retenir

La COP16 sera cruciale pour la mise en œuvre du cadre mondial pour la biodiversité, avec l’implication des entreprises. En s’engageant activement, les entreprises aideront à créer un avenir où écosystèmes et économies prospèrent ensemble.

Découvrez aussi : le marché secondaire des actifs non cotés

Le marché secondaire des actifs non cotés

actifs non cotés

Le marché secondaire des actifs non cotés, longtemps perçu comme un secteur de niche, s’est transformé en un acteur clé des marchés privés. En permettant aux investisseurs de vendre leurs parts avant l’échéance prévue. Ce marché offre une flexibilité nouvelle, particulièrement recherchée dans le contexte économique actuel. Examinons de plus près les dynamiques qui rendent ce secteur incontournable.

Qu’est-ce que le marché secondaire des actifs non cotés ?

Le marché secondaire des actifs non cotés permet aux investisseurs de céder leurs parts dans des fonds de private equity. D’infrastructure, de dette privée, ou autres actifs similaires, avant la fin de la période d’investissement initialement prévue. En d’autres termes, il s’agit d’un marché de revente d’actifs non cotés, où les investisseurs peuvent ajuster leur exposition. Répondre à des besoins de liquidité ou changer de stratégie.

Les acheteurs sur ce marché, généralement des investisseurs institutionnels ou des gestionnaires de fonds secondaires. Acquièrent à la fois les droits et les obligations de l’investisseur initial. Par exemple, ils doivent honorer les futurs appels de capitaux du fonds en question. Ces transactions, appelées « LP-Led », sont la forme la plus classique et concernent les investisseurs (ou Limited Partners) qui souhaitent vendre leur part avant terme.

actifs non cotés

Une croissance exponentielle du marché secondaire

Le marché secondaire a connu une croissance fulgurante au cours des vingt dernières années. Ce qui était autrefois une niche s’est transformé en un marché mature et sophistique. Avec un volume de transactions en nette augmentation. En 2021, ce marché a atteint un record avec 134 milliards de dollars de transactions, confirmant sa place centrale dans les stratégies d’investissement des grands fonds.

Cette croissance n’est pas seulement quantitative. La nature des transactions s’est également diversifiée, attirant de nouveaux acteurs et complexifiant les mécanismes financiers utilisés. L’émergence des transactions « GP-Led » (initiées par les gestionnaires de fonds eux-mêmes) en est un bon exemple, apportant une flexibilité accrue dans la gestion des actifs.

Les transactions GP-Led : une nouvelle ère de flexibilité

Les transactions « GP-Led » sont aujourd’hui un moteur essentiel du marché secondaire. Ces transactions, initiées par le gestionnaire de fonds (ou General Partner). Ils permettent de générer de la liquidité pour les investisseurs tout en conservant les meilleurs actifs du fonds. Cela se fait souvent par la création de « fonds de continuation ». Dans lesquels les actifs sont transférés vers un nouveau véhicule d’investissement. Les investisseurs existants peuvent choisir de rester dans ce nouveau fonds ou de vendre leurs parts à des acheteurs secondaires.

Ce type de transaction est devenu de plus en plus courant. Représentant près de la moitié des volumes du marché secondaire en 2021, contre seulement 7 % en 2013. Cette tendance reflète la maturation du marché secondaire et l’évolution des attentes des investisseurs. Qui recherchent désormais une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs actifs non cotés.

Pourquoi le marché secondaire attire-t-il les investisseurs ?

L’investissement secondaire se distingue de l’investissement primaire par sa nature plus mature et plus transparente. Contrairement à un investissement primaire, où les capitaux sont injectés dans un fonds en début de cycle. L’investisseur secondaire acquiert des parts dans un fonds déjà déployé et disposant donc d’un portefeuille d’actifs existants. Cette maturité permet aux investisseurs d’avoir une meilleure visibilité sur la performance passée du fonds. Réduisant ainsi une part de l’incertitude souvent associée aux investissements non cotés.

De plus, les investissements secondaires offrent souvent des prix d’entrée plus attractifs. Car ils sont souvent réalisés avec une décote sur la valeur des actifs. Cette décote varie en fonction de la qualité des actifs sous-jacents. Et des conditions de marché, mais elle peut constituer une opportunité de rendement supérieur à long terme.

Enfin, les transactions secondaires permettent aux investisseurs de réduire la durée de détention des actifs. Puisque les actifs sont déjà en phase de maturité, les distributions de capitaux sont plus rapides, offrant ainsi un retour sur investissement potentiellement plus rapide qu’un investissement primaire.

Un environnement favorable et des perspectives prometteuses

L’année 2023 a été marquée par une hausse des taux d’intérêt, ce qui a ralenti le marché des fusions et acquisitions. En conséquence, de nombreux investisseurs se sont tournés vers le marché secondaire pour générer de la liquidité, créant une abondance d’opportunités pour les acteurs secondaires. Cette situation a permis aux investisseurs d’être plus sélectifs dans leurs acquisitions, avec la possibilité de racheter des actifs de grande qualité à des prix avantageux.

La reprise modérée des fusions et acquisitions en 2024 laisse présager une nouvelle année dynamique pour le marché secondaire, avec des volumes de transactions estimés entre 130 et 140 milliards de dollars. Cette croissance devrait se poursuivre, soutenue par une demande accrue de liquidité et la croissance exponentielle des actifs sous gestion dans les marchés privés.

Le marché secondaire, une composante clé des stratégies d’investissement

Le marché secondaire des actifs non cotés est devenu un élément fondamental des stratégies d’investissement institutionnel. Il offre une flexibilité et une liquidité indispensables dans un univers traditionnellement peu liquide, tout en permettant aux investisseurs d’accéder à des actifs matures avec une meilleure visibilité sur les rendements potentiels.

Avec l’essor des transactions GP-Led et une évolution continue des volumes de transactions, le marché secondaire s’impose comme une opportunité stratégique pour les investisseurs souhaitant optimiser leur portefeuille dans le domaine des actifs non cotés.

A lire aussi : Fidelity International lance un fonds obligataire pour la transition bleue

BEI et BPCE : 1,6 Md€ pour la transition des PME

transition des PME

Le Groupe Banque Européenne d’Investissement (BEI) et le Fonds Européen d’Investissement (FEI), en collaboration avec le Groupe BPCE, annoncent la signature de deux nouvelles initiatives de financement destinées à accompagner les PME et ETI françaises dans leurs projets d’innovation et de transition énergétique. Ensemble, ces initiatives représentent un total de 1,6 milliard d’euros de financements, répartis sur deux opérations majeures.

Une opération de titrisation pour soutenir l’innovation

La première initiative consiste en une titrisation réalisée par le Groupe BPCE sur un portefeuille de prêts d’un montant de 800 millions d’euros. Ce dispositif permettra de mobiliser un total de 1,6 milliard d’euros pour financer les projets des PME et ETI dans les domaines de l’innovation, de la recherche et de la transition énergétique. La BEI et le FEI ont respectivement investi 750 millions d’euros et 50 millions d’euros dans cette opération.

Cette titrisation s’inscrit dans la politique européenne de l’Union de l’épargne et des investissements, mise en avant par le rapport Draghi sur la compétitivité européenne. Cette initiative, centrée sur l’innovation, permet de soutenir la croissance durable des PME et ETI françaises tout en favorisant leur compétitivité.

250 millions d’euros dédiés aux énergies renouvelables

En parallèle, une enveloppe de 250 millions d’euros a été mise à disposition des PME et ETI françaises pour financer leurs projets dans les énergies renouvelables. Les projets financés seront principalement dans les secteurs de l’énergie solaire photovoltaïque, de l’éolien terrestre, de la biomasse et du traitement des déchets agricoles pour produire du biogaz.

Cette opération s’inscrit pleinement dans les objectifs de la France et de l’UE en matière de transition énergétique. Elle soutient également les priorités de la BEI en matière de prêts pour les énergies renouvelables, contribuant ainsi activement à la lutte contre le réchauffement climatique.

Un partenariat solide pour la transition verte

Ces initiatives témoignent de la volonté du Groupe BPCE et de ses partenaires de soutenir activement la transition énergétique et l’innovation en France. En tant que partenaire historique des PME et ETI françaises, BPCE continue de renforcer son engagement envers ses clients dans des secteurs clés.

Hélène Madar, directrice générale Banque de proximité & Assurance de BPCE, déclare : « Grâce à ces initiatives, nous allons accélérer le financement des besoins d’investissement de nos clients dans les domaines clés de la transition énergétique et de l’innovation. »

De son côté, Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, souligne l’importance de ce partenariat pour répondre aux besoins des entreprises françaises : « Cette collaboration avec BPCE démontre l’importance de l’effort européen pour soutenir la transition verte des PME. »

À retenir

Ces deux opérations de financement, d’un montant total de 1,6 milliard d’euros, illustrent la volonté commune du Groupe BEI et du Groupe BPCE de soutenir les PME et ETI françaises dans leurs projets d’innovation et de transition énergétique. Ce partenariat stratégique, tourné vers un avenir durable et plus vert, constitue un levier essentiel pour renforcer la compétitivité et la croissance des entreprises en France.

Découvrez aussi : les nouvelles opportunités du secteur de la santé

Les nouvelles opportunités du secteur de la santé

secteur de la santé

Le secteur de la santé connaît un essor considérable, offrant de nombreuses opportunités pour les investisseurs institutionnels. Ce marché, stimulé par des facteurs démographiques et des innovations technologiques, présente un potentiel de croissance durable. Examinons les principales dynamiques qui soutiennent cette expansion et les perspectives d’investissement à long terme.

Une industrie portée par des facteurs démographiques et des avancées technologiques

Le secteur de la santé est en plein essor grâce à des tendances démographiques majeures. Le vieillissement de la population mondiale et l’augmentation des maladies chroniques liées aux modes de vie modernes, comme le diabète et l’obésité, génèrent une demande croissante pour des soins de santé avancés. De plus, les gouvernements, conscients de ces défis, soutiennent activement l’industrie à travers des subventions, des réformes réglementaires et le développement d’infrastructures de santé, notamment dans les pays émergents.

Parallèlement, l’innovation technologique joue un rôle central. Des technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle (IA), révolutionnent la recherche et le développement (R&D) dans le domaine de la santé. L’IA permet non seulement d’accélérer le processus de développement de nouveaux médicaments, mais aussi d’améliorer la précision des diagnostics et des traitements, créant ainsi des opportunités pour les entreprises pharmaceutiques d’introduire plus rapidement des solutions novatrices sur le marché.

Un marché européen dynamique et des performances exceptionnelles

Les entreprises européennes du secteur de la santé se distinguent par leurs performances remarquables. En 2024, certaines d’entre elles ont surpassé leurs homologues américaines, reflétant la robustesse du marché européen de la santé. Des sociétés comme UCB, spécialisée dans la biopharmacie, et Lonza Group, un leader dans les médicaments biologiques, ont connu des parcours impressionnants. AstraZeneca, un acteur majeur de la pharmacie, se distingue également, notamment grâce à son portefeuille de traitements oncologiques très prometteurs.

Ces exemples illustrent l’attrait des actions du secteur de la santé en Europe, qui bénéficie d’une combinaison de valorisations attractives et d’une innovation continue.

L’avenir des traitements neurologiques : un marché en pleine émergence

Le traitement des maladies neurologiques, telles que la maladie d’Alzheimer, représente un des segments les plus prometteurs de l’industrie de la santé. Aux États-Unis, deux médicaments sont déjà disponibles pour traiter cette maladie, marquant un tournant pour les patients qui n’avaient jusqu’ici accès qu’à des solutions symptomatiques. Bien que ces traitements ne soient pas révolutionnaires, ils ouvrent la voie à une multitude d’opportunités pour de futures innovations dans ce domaine.

Les entreprises pharmaceutiques investissent massivement dans la recherche sur les maladies neurologiques, anticipant des percées dans des pathologies comme la maladie de Parkinson, les psychoses ou encore la dépression. Le géant suisse Roche, par exemple, mise sur une nouvelle technologie appelée Brain-Shuttle pour développer un médicament contre l’Alzheimer capable de traverser efficacement la barrière hémato-encéphalique, un obstacle majeur pour les traitements actuels.

Les risques et opportunités dans la sélection des titres en santé

Investir dans le secteur de la santé offre des perspectives de rendement attractives, mais cela nécessite également une analyse rigoureuse des valorisations des entreprises. L’engouement actuel pour certains médicaments, tels que ceux utilisés pour la perte de poids, à l’exemple de Wegovy de Novo Nordisk ou de Zepbound d’Eli Lilly, a entraîné une augmentation notable des valorisations boursières.

Cependant, malgré ces hausses de prix, le potentiel de croissance reste important, notamment en raison de l’augmentation mondiale de l’obésité et des maladies associées. Pour les investisseurs, il est crucial de ne pas se laisser décourager par des valorisations élevées, mais plutôt de considérer le potentiel à long terme de ces entreprises, particulièrement dans un contexte où les innovations continuent de transformer l’industrie.

Des perspectives de croissance prometteuses

Le secteur de la santé est en pleine transformation, alimenté par des tendances démographiques et des avancées technologiques majeures. Alors que de nouvelles opportunités émergent, notamment dans les traitements neurologiques, et que les entreprises européennes continuent de se démarquer, les investisseurs institutionnels ont tout intérêt à surveiller de près ce marché en pleine expansion. Toutefois, une sélection judicieuse des titres, prenant en compte les valorisations et les perspectives à long terme, sera essentielle pour maximiser les rendements dans ce secteur en évolution rapide.

A lire aussi : Fidelity International lance un fonds obligataire pour la transition bleue

EXTENDAM : leader de l’investissement hôtelier en Europe en 2024

investissement hôtelier

Avec un portefeuille de 349 hôtels acquis, principalement dans le segment économique et milieu de gamme, EXTENDAM s’impose comme le plus grand investisseur spécialisé dans l’hôtellerie en Europe. Les données d’exploitation des hôtels du portefeuille et des partenaires d’EXTENDAM, ainsi que des analyses de marché, permettent de suivre les performances de l’industrie hôtelière dans toute l’Europe, en particulier en 2024, une année marquée par un retour à la normale après un début record.

Un retour à la normale après une rentrée 2023 exceptionnelle

En Europe (hors France), le taux d’occupation des hôtels en septembre 2024 atteint 80 %, restant stable par rapport à l’année précédente. Cependant, les prix moyens des chambres continuent d’augmenter, ce qui pousse le RevPAR (revenu moyen par chambre disponible) à 117 €, soit une croissance de +4 % par rapport à 2023. La performance de la péninsule ibérique se démarque particulièrement, avec une augmentation de 14 % en Espagne et de 13 % au Portugal.

En France, le taux d’occupation pour septembre 2024 s’établit à 74 %, similaire à celui de l’année précédente. Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 ont contribué à maintenir les volumes de fréquentation, même si certaines grandes métropoles ont observé des baisses en région. Par exemple, Bordeaux, Lyon, et Marseille, qui avaient bénéficié de l’élan de la Coupe du Monde de Rugby en 2023, connaissent une légère baisse cette année.

Performances hôtelières en France et en Europe

L’Europe dans son ensemble termine le mois de septembre 2024 avec un RevPAR de 111 €, soit une croissance de +1 % par rapport à l’année précédente. En France, les chiffres montrent une diminution après l’année exceptionnelle de 2023, en particulier en Île-de-France où le RevPAR atteint 139 € (une baisse de 3 % par rapport à 2023). Dans les autres régions françaises, le RevPAR chute également à 84 €, soit un recul de 4 %.

Portée par l’Île-de-France, l’hôtellerie française entame le mois d’octobre avec un taux d’occupation de 41 %, un niveau qui reste soutenu malgré un contexte de fin d’événements majeurs.

Évolution des taux d’occupation par région

En septembre, les réservations de dernière minute ont eu un impact positif sur les taux d’occupation pour le mois d’octobre dans plusieurs régions françaises. On observe des hausses de +11 à +22 points par rapport au mois précédent, des performances similaires à celles de 2023 où les augmentations variaient entre +13 et +23 points.

Focus sur les taux d’occupation par pays en Europe

En Europe, le taux d’occupation des hôtels (hors France) reste stable à 80 % en septembre 2024, mais des disparités apparaissent selon les pays. La péninsule ibérique enregistre une solide croissance avec des hausses notables du taux d’occupation et des prix moyens. En Espagne, le RevPAR augmente de 14 % et au Portugal de 13 %. D’autres pays, comme l’Allemagne, enregistrent des hausses plus modérées, avec un RevPAR en hausse de 6 %. À l’inverse, la Belgique et l’Italie affichent des performances en baisse, avec des RevPAR en retrait respectivement de -8 % et -2 %.

Conclusion : une année 2024 marquée par la stabilité

En résumé, 2024 marque un retour à la stabilité pour le secteur hôtelier européen, après une année 2023 exceptionnelle. Si certaines régions et pays continuent de performer solidement, d’autres font face à des baisses légères mais attendues après l’élan des grands événements de 2023. Les investissements d’EXTENDAM dans l’hôtellerie économique et milieu de gamme en Europe continuent de bénéficier de la résilience de cette industrie, même dans un contexte de légères fluctuations régionales.

À lire aussi : COP16 : une opportunité décisive pour l’avenir de la biodiversité mondiale

COP16 : une opportunité décisive pour l’avenir de la biodiversité mondiale

COP16

La conférence COP16 de la Convention sur la diversité biologique (CDB) des Nations Unies, prévue à Cali, marque une étape clé dans la mise en œuvre du plan mondial pour la biodiversité, ratifié lors de la COP15 en 2022. Cet événement constitue un moment crucial pour évaluer et renforcer les mesures prises à l’échelle internationale pour protéger et restaurer la biodiversité. L’implication croissante du secteur privé, les engagements des gouvernements, et la mobilisation de financements substantiels pour la nature sont autant de sujets centraux qui façonneront cette conférence.

Le cadre Kunming-Montréal : un tournant dans la lutte pour la biodiversité

La signature de l’accord Kunming-Montréal en 2022, lors de la COP15, a marqué un véritable tournant dans les efforts mondiaux pour contrer la perte de biodiversité. Ce plan, également appelé “Global Biodiversity Framework” (GBF), vise à protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030. Contrairement aux précédentes initiatives, cet accord s’accompagne d’une série d’objectifs concrets et de mécanismes de suivi, incluant des indicateurs clairs et une stratégie de mobilisation des ressources.

L’adoption de ce cadre témoigne également de l’implication sans précédent du secteur privé. En particulier, la cible 15, qui engage les grandes entreprises à surveiller, évaluer et rendre publics leurs impacts sur la biodiversité, illustre la nouvelle dynamique dans les relations entre gouvernements et entreprises. La COP16 sera une étape décisive dans l’évaluation de la mise en œuvre de ces objectifs, tout en agissant comme un levier pour une mobilisation accrue des investisseurs.

La COP16 : un catalyseur pour les investisseurs et les entreprises

Bien que la biodiversité ait commencé à émerger comme un enjeu d’investissement, elle reste encore perçue comme une niche. La COP16 pourrait jouer un rôle clé en encourageant le secteur privé à intensifier ses efforts pour intégrer les enjeux de biodiversité dans ses stratégies. Cela inclut non seulement la prise en compte des risques liés à la dégradation de la nature, mais aussi l’identification d’opportunités économiques dans le cadre de la transition écologique.

De nombreuses initiatives contribuent déjà à sensibiliser les entreprises. Par exemple, plus de 400 organisations ont adopté les recommandations de la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD), visant à divulguer leurs dépendances et impacts liés à la biodiversité. D’autres initiatives, telles que “Business for Nature” et la campagne “It’s Now for Nature”, cherchent à pousser le secteur privé à agir de manière proactive pour protéger la nature. La COP16 devrait permettre de renforcer ces initiatives et de créer un élan collectif pour la transition vers une économie plus respectueuse de la biodiversité.

Mobiliser des financements pour une protection durable de la biodiversité

L’un des principaux défis à la COP16 sera la mobilisation de financements adéquats pour la protection de la biodiversité. L’accord Kunming-Montréal vise à générer 700 milliards de dollars annuels d’ici 2030 pour soutenir les initiatives de conservation. Cependant, les négociations autour de ces fonds s’annoncent complexes. Bien que des progrès aient été réalisés, notamment avec la création du “Global Biodiversity Framework Fund”, la manière dont ces fonds seront mobilisés et distribués demeure un point de débat.

L’enjeu est également d’identifier et de réformer les subventions néfastes à la biodiversité. Par exemple, les subventions soutenant des pratiques agricoles destructrices devront être progressivement éliminées d’ici 2025. La COP16 permettra d’examiner les progrès dans ce domaine et d’explorer les moyens de réorienter ces flux financiers vers des initiatives positives pour la nature.

Un cadre de suivi pour garantir l’atteinte des objectifs mondiaux

Pour assurer la réussite du plan Kunming-Montréal, la mise en place d’un système de suivi rigoureux est indispensable. À la COP16, les gouvernements devront soumettre leurs stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité, s’assurant qu’ils soient alignés avec les objectifs du cadre mondial. La France, par exemple, a déjà lancé son programme national en faveur de la biodiversité, avec des initiatives visant à impliquer activement les entreprises dans la conservation de la nature.

Parallèlement, des discussions auront lieu pour finaliser un cadre d’indicateurs permettant de mesurer les progrès réalisés à l’échelle internationale. Ce cadre comblerait une lacune majeure du précédent plan mondial (2011-2020), dont l’échec a été attribué en partie à l’absence d’un suivi efficace. La COP16 devra donc veiller à ce que cette nouvelle approche garantisse une mise en œuvre transparente et mesurable des objectifs.

Vers une meilleure intégration des enjeux de biodiversité dans les stratégies d’entreprises

Pour assurer une adoption généralisée du plan mondial pour la biodiversité, il est essentiel que les entreprises disposent de lignes directrices claires adaptées à leurs secteurs d’activité. La COP16 devrait encourager la création de guides sectoriels permettant de traduire les objectifs globaux en actions concrètes. Ces outils, déjà en cours de développement par des organisations telles que le World Business Council for Sustainable Development. Pourraient jouer un rôle clé dans l’appropriation de ces enjeux par les entreprises.

Cette “sectorisation” des objectifs biodiversité permettra non seulement d’accélérer la mise en œuvre du cadre mondial. Mais aussi de créer des synergies entre les gouvernements et le secteur privé. En facilitant la compréhension des actions prioritaires dans chaque secteur. La COP16 devrait permettre d’orienter les entreprises vers des solutions plus efficaces et bénéfiques à la fois pour la nature et pour leur résilience économique.

Un pas vers une transition écologique intégrée

La COP16 représente une opportunité majeure pour renforcer la coopération internationale en matière de biodiversité et pour mobiliser des financements cruciaux. En intégrant les enjeux de biodiversité dans les stratégies économiques et financières. La communauté internationale pourra non seulement freiner la dégradation des écosystèmes, mais aussi assurer une transition écologique durable. Le rapprochement entre les enjeux climatiques. De biodiversité et d’autres crises environnementales, comme la pollution plastique, pourrait encore renforcer la cohérence des actions prises à l’échelle mondiale. Ainsi, la COP16 ouvre la voie vers une gestion plus intégrée et plus durable des ressources naturelles.

A lire aussi : Capital-investissement : bilan du premier semestre 2024

Expo City Dubaï : un nouveau hub mondial pour un développement durable et économique

Expo City Dubaï

Après avoir accueilli la COP 28 en 2023 et l’Exposition Universelle de 2020, Expo City Dubaï se prépare à une nouvelle phase de transformation ambitieuse. Le site, situé au cœur d’une région stratégique, se veut être un pôle majeur de développement économique, culturel et durable pour les entreprises et les résidents. Avec des infrastructures modernes, des engagements environnementaux forts et des opportunités d’investissement diversifiées, elle vise à s’imposer comme un centre incontournable sur la scène internationale.

Un projet de transformation tourné vers l’avenir pour l’Expo City Dubaï

Le plan de transformation a pour objectif de pérenniser les infrastructures existantes tout en les adaptant aux nouveaux besoins économiques et sociaux. Ce projet d’envergure prévoit l’accueil de 35 000 résidents et 40 000 professionnels dans un cadre conçu pour allier vie professionnelle, innovation et qualité de vie. Expo City Dubaï se distingue par la réutilisation de structures issues de l’Exposition Universelle et la construction de nouveaux espaces adaptés aux exigences du développement durable.

Le site est idéalement situé à proximité de l’aéroport international Al Maktoum. Futur plus grand aéroport au monde, et du port de Jebel Ali, l’un des principaux corridors logistiques internationaux. Cette position stratégique renforce le rôle d’Expo City Dubaï comme hub commercial mondial, offrant un accès direct aux marchés internationaux.

Un pôle économique et d’innovation

Expo City Dubaï offre d’importantes opportunités pour les entreprises et les investisseurs dans des secteurs clés comme le commerce, la logistique, la technologie, et l’événementiel. Le site a déjà attiré de grandes entreprises internationales. À l’image d’ENGIE qui a récemment transféré son siège pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie à Expo City. DP World, acteur majeur du commerce international, a également installé son nouveau siège mondial sur le site. Soulignant l’attractivité de la zone pour les leaders économiques.

En plus des entreprises déjà établies, de nombreux terrains et bureaux sont mis à disposition pour de nouveaux projets. Expo City Dubaï se présente ainsi comme un incubateur d’innovation et un espace dédié aux entrepreneurs et aux start-ups. Favorisant la collaboration intersectorielle pour générer des idées novatrices au service d’un avenir durable.

Expo City Dubaï : des infrastructures au service d’une ville durable

Le développement durable est au cœur de la transformation. L’architecture emblématique du site, déjà reconnue lors de l’Exposition Universelle, sera conservée tout en respectant des normes environnementales strictes. Les nouveaux aménagements visent un équilibre entre les besoins humains, la préservation de l’environnement et le progrès social. Le site sera organisé en cinq quartiers interconnectés. Comprenant des résidences, des bureaux, des espaces verts, ainsi que des infrastructures essentielles comme des centres de santé, des installations sportives, et des commerces.

L’un des objectifs majeurs du projet est la neutralité carbone d’ici 2050, en alignement avec les objectifs environnementaux de Dubaï. Les indicateurs de performance en matière de biodiversité, de consommation énergétique. Et de bien-être des résidents seront scrupuleusement suivis pour s’assurer que le site demeure un exemple de développement urbain durable.

Une ambition pour le futur de Dubaï

Le plan de développement d’Expo City Dubaï s’inscrit dans une vision plus large pour l’avenir de l’émirat. Ce projet s’aligne avec le programme économique de Dubaï (D33) lancé par Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum. Qui vise à doubler la taille de l’économie d’ici 2033. Expo City Dubaï joue un rôle central dans cette ambition. Non seulement en tant que moteur économique, mais aussi en tant que modèle de développement urbain durable.

Caroline Bos, cofondatrice et urbaniste en chef chez UNStudio, a souligné l’importance du projet : « Expo City Dubaï n’est pas seulement un site emblématique. Il incarne une nouvelle façon de penser la ville de demain. C’est un modèle qui inspirera les futurs développements urbains à travers le monde. Avec l’innovation et la durabilité comme piliers fondamentaux. »

Un modèle de ville durable et innovante

Avec son plan de transformation, Expo City Dubaï se positionne comme un acteur clé du développement durable. Et de l’innovation à l’échelle mondiale. Ce projet, qui allie infrastructures modernes, engagement écologique et opportunités économiques, témoigne de la capacité de Dubaï à se réinventer et à anticiper les défis de demain. Expo City Dubaï est bien plus qu’un simple site. C’est une vision ambitieuse pour un futur où progrès économique et préservation de l’environnement vont de pair.

A lire aussi : Capital-investissement : bilan du premier semestre 2024

La SCPI Mistral Sélection : une nouvelle ère d’investissement immobilier responsable

SCPI Mistral Sélection

Lancée en avril 2024, la SCPI Mistral Sélection se distingue sur le marché de l’immobilier par son accessibilité et son engagement en faveur de l’investissement responsable. Avec 0 % de frais d’entrée et un minimum de souscription fixé à 180 €, cette SCPI mise sur une stratégie diversifiée pour saisir les meilleures opportunités immobilières en Europe. Elle se distingue également par sa labellisation ISR (Investissement Socialement Responsable), qui reflète son engagement en faveur de la durabilité.

Une stratégie d’investissement agile et diversifiée de la SCPI Mistral Sélection

La SCPI Mistral Sélection se positionne comme un acteur dynamique sur le marché immobilier. En misant sur une diversification géographique dans les régions et les pays de la zone euro, elle souhaite s’adapter aux évolutions du marché et saisir les opportunités les plus prometteuses. Cette stratégie vise à anticiper les cycles immobiliers et à positionner le portefeuille de manière optimale pour générer des rendements attractifs.

L’investissement dans des actifs diversifiés, qu’il s’agisse de commerces, de bureaux ou d’autres types de biens immobiliers, permet de réduire les risques tout en maximisant les chances de performance. Mistral Sélection s’appuie sur une équipe de gestionnaires expérimentés, capables de réagir rapidement aux fluctuations du marché.

Un engagement pour l’investissement responsable avec la SCPI Mistral Sélection

L’une des particularités majeures de Mistral Sélection réside dans sa labellisation ISR. Ce label atteste que la SCPI intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans sa stratégie d’investissement et de gestion. Les gérants de Swiss Life Asset Managers France suivent une approche dite « best in progress ». Cela signifie qu’ils choisissent des actifs immobiliers ayant un potentiel d’amélioration significatif par rapport aux critères ISR.

Ce processus permet de transformer des actifs existants en des biens conformes aux objectifs de durabilité. L’objectif est d’améliorer l’empreinte environnementale et sociale du portefeuille tout en assurant une rentabilité durable. Ce double engagement, financier et responsable, renforce l’attractivité de Mistral Sélection pour les investisseurs soucieux de l’impact de leur capital sur l’environnement.

Un portefeuille en pleine expansion

Au 30 septembre 2024, le portefeuille de Mistral Sélection se composait notamment d’un retail park situé à Valenciennes. Après seulement six mois de gestion, la capitalisation de la SCPI atteignait déjà près de 9,8 millions d’euros. Cet investissement témoigne de la capacité de la SCPI à identifier et à acquérir des actifs à fort potentiel dans des zones stratégiques.

De plus, la SCPI a relevé son objectif de distribution à 8 % pour l’année 2024. Un chiffre particulièrement attractif pour les investisseurs. Avec un taux de distribution prévisionnel cible de 6 % sur une période de 10 ans, Mistral Sélection vise également un taux de rentabilité interne (TRI) de 6,4 % par an. Bien que ces objectifs ne soient pas garantis et dépendant des conditions de marché, ils reflètent l’ambition de la SCPI de générer des rendements stables et solides sur le long terme.

Un positionnement affirmé dans la gestion immobilière

Swiss Life Asset Managers France, qui gère la SCPI Mistral Sélection, bénéficie d’une longue expérience dans la gestion d’actifs. Avec une approche rigoureuse en matière de gestion des risques. Au 30 juin 2024, Swiss Life Asset Managers gérait un total de 272,3 milliards d’euros d’actifs. Dont une part significative investie dans l’immobilier. Cette expertise permet à Mistral Sélection de bénéficier d’une gestion professionnelle et d’une sélection rigoureuse des actifs pour garantir une performance optimale.

Aurélie Fouilleron, Directrice du département commercial et marketing chez Swiss Life Asset Managers France. A souligné l’importance de la stratégie mise en place : « Après l’annonce de la relève de l’objectif de distribution de Mistral Sélection pour 2024 à 8 %. L’attribution du label ISR est une deuxième bonne nouvelle pour nos associés. Elle témoigne de la stratégie exigeante mise en place par nos équipes au service d’une performance durable. »

Risques et perspectives pour les investisseurs

Bien que la SCPI Mistral Sélection présente des perspectives intéressantes. Il est important pour les investisseurs de garder à l’esprit les risques associés à ce type d’investissement. Comme pour toute SCPI, il existe un risque de perte en capital et de liquidité. De plus, les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. La durée de détention recommandée des parts est d’au moins 10 ans pour lisser les fluctuations du marché et maximiser les rendements.

Les investisseurs doivent également être conscients des risques fiscaux et juridiques, qui peuvent varier en fonction de leur situation personnelle. Il est donc essentiel de bien s’informer et de consulter des professionnels avant de prendre une décision d’investissement.

A lire aussi : Les tendances 2024 des fonds européens : BlackRock en tête