Mirova annonce la création de son centre de recherche

Mirova

Mirova, la filiale de Natixis Investment Managers spécialisée dans l’investissement durable, a récemment lancé le Mirova Research Center (MRC). Ce centre innovant vise à promouvoir la recherche sur la finance responsable et à développer des solutions d’investissement durable. Dans ce contexte, Mirova dévoile également deux partenariats stratégiques avec l’Université Columbia et l’ENSAE Paris, qui renforceront ses initiatives de recherche et d’impact. Cet article explore ces développements importants et leur potentiel pour transformer le paysage de la finance durable.

L’émergence d’un centre de recherche dédié à la finance durable

La finance durable est en pleine expansion, et la création du Mirova Research Center marque une étape significative dans l’accélération de la recherche sur l’investissement responsable. Avec la montée en puissance des enjeux environnementaux et sociaux, Mirova cherche à renforcer ses efforts en matière de recherche académique. Le centre ambitionne de faire progresser les méthodes de la finance durable en s’appuyant sur des partenariats académiques internationaux. Cette initiative vise à fournir des solutions innovantes pour répondre aux défis actuels et futurs du secteur financier.

Le Mirova Research Center : catalyseur de l’innovation en finance durable

Le Mirova Research Center a pour objectif principal de soutenir la recherche et l’innovation dans le domaine de la finance durable. Ce centre se concentre sur plusieurs axes clés :

  • Renforcement de la recherche académique : Le MRC soutiendra des recherches innovantes qui abordent des sujets à fort impact sociétal souvent négligés par le milieu académique. L’accent sera mis sur les questions critiques liées à la transition écologique et à la justice sociale, afin de combler les lacunes existantes dans la littérature.
  • Proposition de solutions d’investissement novatrices : En fournissant des outils et des méthodes avancées, le centre vise à proposer aux investisseurs des solutions qui répondent aux défis de la transition écologique. Le MRC souhaite influencer les pratiques d’investissement en offrant des approches basées sur des données et des analyses rigoureuses.
  • Promotion de nouvelles pratiques et échanges : Le MRC encouragera l’émergence de pratiques financières à impact positif en favorisant le dialogue entre le monde académique et l’industrie financière. Cela inclura la stimulation de collaborations entre chercheurs et praticiens pour développer des pratiques de finance durable adaptées aux besoins actuels.
  • Soutien financier aux projets de recherche : Le centre fournira un soutien financier durable pour les projets de recherche, permettant aux chercheurs de se concentrer pleinement sur leurs travaux sans contraintes financières immédiates.

Partenariat avec l’Université Columbia : mettre en lumière la blended finance

Le MRC a établi un partenariat stratégique avec l’Initiative de recherche sur l’investissement durable (SIRI) de l’Université Columbia. Ce partenariat se concentre sur la promotion de la blended finance, une approche qui combine des financements publics et privés pour soutenir des projets à impact environnemental et social positif. Les objectifs de cette collaboration incluent :

  • Encouragement de la recherche rigoureuse : Le partenariat vise à produire des connaissances approfondies sur les meilleures pratiques et les limites de la blended finance. Cela aidera à éclairer les pratiques actuelles et à enrichir le corpus académique.
  • Plateforme de dialogue : La collaboration fournira une plateforme pour échanger des idées entre les secteurs public et privé, les décideurs politiques et les chercheurs. Ce dialogue contribuera à l’élargissement du marché de la finance mixte.
  • Formation des investisseurs : Le partenariat s’engage également à former les générations futures d’investisseurs en fournissant des informations et des outils pour une meilleure compréhension et utilisation de la blended finance.

Caroline Flammer, directrice de SIRI, souligne l’importance de cette recherche pour développer le marché de la blended finance, en se concentrant sur les défis et opportunités de cette approche innovante.

Collaboration avec l’ENSAE Paris : maximiser l’impact des investissements cotés

Le MRC s’associe également à la Chaire Impact Investing de l’ENSAE Paris pour approfondir l’étude des impacts réels des stratégies d’investissement cotées. Ce partenariat met l’accent sur deux axes principaux :

  • Investissement à impact et additionnalité : L’étude se penchera sur la capacité des stratégies d’investissement à générer des impacts positifs au-delà des investissements traditionnels, notamment à travers l’engagement actionnarial et l’alignement Net-Zero.
  • Impact au-delà des enjeux climatiques : La recherche explorera également la conciliation entre les objectifs environnementaux et sociaux, afin de mieux comprendre l’impact des investissements sur les questions de biodiversité et de justice sociale.

Olivier David Zerbib, chercheur au CREST de l’ENSAE, met en avant les défis ouverts dans la littérature académique concernant l’impact additionnel des investissements et la mesure des impacts au-delà des enjeux climatiques.

Un avenir prometteur pour la finance responsable

La création du Mirova Research Center et ses partenariats avec l’Université Columbia et l’ENSAE Paris représentent un tournant majeur pour la recherche en finance durable. En renforçant l’académique et en soutenant des projets innovants, Mirova cherche à transformer le secteur financier en proposant des solutions d’investissement qui répondent aux défis environnementaux et sociaux contemporains. Cette initiative souligne l’engagement de Mirova à jouer un rôle de leader dans la promotion de la finance responsable et durable, tout en favorisant l’émergence de nouvelles pratiques et approches dans le domaine.

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Investir pour un avenir durable : la finance engagée à la une

finance engagée

À l’occasion de la Semaine du Développement Durable, le Crédit Coopératif met en lumière le potentiel de la finance engagée pour transformer les choix d’épargne en actions concrètes en faveur du développement durable. Aujourd’hui, il est possible de donner un sens profond à son argent en soutenant des initiatives qui vont de la transition énergétique aux projets d’inclusion sociale. Cet article explore comment les épargnants peuvent participer activement à la construction d’un avenir plus responsable grâce à des produits financiers adaptés.

La finance engagée permet désormais aux individus de placer leur argent de manière à soutenir des projets ayant un impact positif sur la société et l’environnement. Le Crédit Coopératif, pionnier dans ce domaine, démontre que chaque geste financier peut contribuer à un monde plus durable. En adoptant des produits financiers responsables, les clients peuvent non seulement optimiser leur épargne, mais aussi s’assurer que leur argent finance des initiatives favorables à la planète et à la société.

Épargner de manière responsable : des choix pour un impact réel

Les épargnants ont aujourd’hui plusieurs moyens de faire fructifier leur argent tout en soutenant des projets à impact social et environnemental :

  • Épargne de partage : Ce mécanisme permet aux clients de partager une partie des intérêts générés par leur épargne avec des associations ou fondations partenaires. Ces dons soutiennent directement des projets liés au développement durable, qu’il s’agisse d’initiatives environnementales ou de programmes d’aide aux personnes vulnérables.
  • Investissement solidaire : En optant pour des investissements solidaires, les épargnants financent des projets ayant une forte utilité sociale ou environnementale. Ce type d’investissement contribue à des causes telles que l’amélioration des conditions de vie ou le soutien aux technologies vertes.

Choisir des produits financiers traçables : la transparence au cœur des décisions

Il est désormais possible de privilégier des produits bancaires offrant une visibilité sur l’utilisation des fonds :

  • Produits traçables : Les livrets et comptes de dépôt peuvent être choisis en fonction de leur capacité à tracer l’impact des fonds investis. Cela permet aux clients de savoir précisément comment leur argent est utilisé par la banque et d’aligner leurs choix de consommation avec leurs valeurs écologiques et sociales.
  • Engagement concret : Au Crédit Coopératif, les clients sont encouragés à choisir des comptes qui financent des projets en lien avec la transition énergétique, la protection sociale ou des initiatives entrepreneuriales. Ainsi, chaque dépôt contribue activement à des objectifs de développement durable.

Bilan carbone des financements : une empreinte réduite

Le Crédit Coopératif a mené une analyse de l’impact carbone de ses financements avec le cabinet Carbone 4 en 2022. Cette évaluation révèle que pour chaque million d’euros prêté ou investi, 120 tonnes équivalent CO2 sont émises, un chiffre nettement inférieur à la moyenne des banques françaises. Cette performance est liée à une forte proportion de financements dirigés vers des coopératives, associations et projets d’énergies renouvelables, avec un financement entièrement consacré aux énergies renouvelables en 2023.

Des produits adaptés pour chaque engagement

Le Crédit Coopératif propose divers produits permettant aux clients de soutenir des causes spécifiques :

  • Le livret « Agir » : Permet aux clients de partager les intérêts de leur épargne avec des associations partenaires engagées pour une société plus juste, pour l’environnement ou pour la solidarité internationale. En 2024, plus de 6 millions d’euros ont été ainsi redistribués.
  • Le compte courant Agir : Ce compte classique permet de diriger les dépôts vers des projets ou associations correspondant aux préférences personnelles du client, dans des domaines tels que l’environnement, la justice sociale ou l’entrepreneuriat solidaire.
  • Les fonds d’Ecofi : Ces fonds thématiques sont orientés vers la transition écologique ou énergétique. Ecofi propose également des fonds solidaires où une part du portefeuille est investie dans des entreprises à forte utilité sociale. Le fonds « Choix Solidaire », par exemple, est conçu pour avoir un impact social significatif.

La finance engagée comme levier pour un avenir durable

La finance engagée représente une opportunité précieuse pour les épargnants de participer activement à un avenir durable. Grâce à des produits financiers innovants et transparents, il est désormais possible d’allier rendement et responsabilité. En choisissant de soutenir des projets à impact positif, les clients du Crédit Coopératif contribuent non seulement à des causes qui leur tiennent à cœur, mais participent également à un changement significatif vers un monde plus juste et respectueux de l’environnement.

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Les enjeux sociaux au cœur de la saison de vote 2024

vote 2024

La saison électorale de vote 2024 a mis en avant plusieurs enjeux sociaux majeurs. Notamment les droits humains, la gestion du capital humain et la diversité & inclusion. Ces thématiques, déjà présentes dans les discussions précédentes. Ont pris une nouvelle dimension cette année dans le cadre des votes d’actionnaires. Cette analyse approfondit comment ces questions ont influencé les résolutions des actionnaires et le comportement des entreprises.

Les résolutions des actionnaires constituent un moyen crucial pour les investisseurs d’exiger des comptes de la part des entreprises sur leur gestion des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). À l’occasion de la saison de vote 2024, plusieurs enjeux sociaux ont dominé le débat. Forçant les entreprises à se positionner sur des sujets tels que les droits humains, la gestion des employés, ainsi que la diversité et l’inclusion. Cette analyse met en lumière les grands thèmes de cette période électorale et la manière dont ils influencent les décisions prises au sein des entreprises.

Droits humains : un enjeu crucial face aux nouvelles technologies et conflits géopolitiques

Les droits humains ont été au centre des préoccupations cette année. Particulièrement en raison des tensions géopolitiques et des avancées technologiques perturbatrices. Ces facteurs ont exacerbé les risques pour les entreprises, non seulement en termes de réputation, mais aussi de conformité réglementaire. Face à ces défis, plusieurs entreprises ont été appelées à réévaluer leur gestion des droits humains.

L’introduction d’une nouvelle politique de vote visant à sanctionner les entreprises ne respectant pas les normes mondiales a illustré cette prise de conscience accrue. Les investisseurs, notamment, ont voté contre les directeurs d’entreprises jugées non réactives aux engagements concernant les droits humains. Par exemple, le refus de réélire le président d’une entreprise japonaise a marqué un signal fort sur les préoccupations concernant les violations dans la chaîne d’approvisionnement.

Les résolutions des actionnaires ont également mis l’accent sur les risques liés aux produits et services proposés. Notamment dans le secteur technologique. Les entreprises ont été appelées à évaluer les effets potentiels de leurs technologies sur la sécurité des enfants. La propagation de la désinformation et l’utilisation de l’intelligence artificielle. Dans le secteur pharmaceutique, l’accès aux produits a également été souligné. Notamment sur la question de l’impact des brevets prolongés sur l’accès des patients aux médicaments.

Gestion du capital humain : rééquilibrer les salaires et conditions de travail

La gestion du capital humain a fait l’objet d’une attention particulière lors de cette saison de votes. Les entreprises ont été sommées de répondre aux attentes croissantes des employés concernant les conditions de travail, la rémunération et les avantages sociaux. Par exemple, la rémunération des cadres a été particulièrement scrutée au Royaume-Uni. Où des entreprises comme Next plc ont vu des votes contre leur rapport de rémunération en raison de préoccupations liées aux pensions des employés.

Un autre point marquant a été la question des congés maladie payés. Chez TJX Companies, la pression exercée par les actionnaires a abouti à des améliorations en matière de transparence sur cette question. Et une résolution a été retirée suite à la satisfaction des demandes des actionnaires.

Les salaires de subsistance ont également figuré parmi les priorités. Surtout dans le contexte de la crise du coût de la vie. Les entreprises sont désormais invitées à mieux équilibrer la nécessité de recruter et de fidéliser leurs employés tout en contrôlant les coûts. Un exemple concret de cette dynamique est le soutien à une résolution sur le salaire vital chez Kroger. Qui souligne l’importance croissante de ces enjeux dans la gestion du capital humain.

Diversité et inclusion : une transparence accrue pour des résultats tangibles

La diversité et l’inclusion ont continué d’occuper une place prépondérante dans les votes des actionnaires. Les entreprises ont été jugées non seulement sur la diversité de leur conseil d’administration. Mais aussi sur la transparence de leurs données relatives à l’emploi. Notamment en matière de parité de genre et de diversité ethnique.

Le refus de voter pour les directeurs d’environ 600 entreprises aux États-Unis. En raison d’un manque de transparence sur les données de l’Equal Employment Opportunity Commission (EEOC). A démontré une volonté croissante des investisseurs d’exiger plus de transparence. Les résolutions demandant la divulgation des écarts de rémunération entre les sexes et les ethnies. Ainsi que des audits externes pour évaluer l’impact des politiques d’entreprises sur les communautés, illustrent l’importance d’une gestion inclusive.

L’impact positif d’une culture d’inclusion et de diversité s’étend bien au-delà des chiffres. Des équipes diversifiées et inclusives favorisent une meilleure productivité et une satisfaction accrue des employés. Pour les investisseurs, la transparence en matière de diversité est essentielle pour évaluer comment une entreprise progresse dans la création d’un environnement de travail équitable.

La voie à suivre pour une gestion durable des enjeux sociaux

Si le vote des actionnaires représente un outil important pour inciter les entreprises à prendre des mesures, l’engagement des investisseurs est un travail de longue haleine. Au-delà des résolutions votées, les entreprises doivent être encouragées tout au long de l’année à prendre en compte les risques sociaux et à saisir les opportunités offertes par une gestion efficace des enjeux ESG.

En 2024, la gestion des droits humains, du capital humain et de la diversité & inclusion restera au cœur des préoccupations des investisseurs, qui cherchent à améliorer la valeur à long terme des entreprises. Les sociétés qui se montreront proactives sur ces enjeux renforceront non seulement leur réputation, mais aussi leur performance globale.

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Ring Capital devient entreprise à mission et réaffirme son engagement pour l’impact durable

Ring Capital

Le 9 septembre, Ring Capital a franchi une nouvelle étape dans son engagement en devenant entreprise à mission. Ce changement reflète la volonté de la société de gestion d’ancrer l’impact social. Et environnemental au cœur de son modèle d’investissement. En parallèle, Ring Capital dévoile une nouvelle identité visuelle, symbolisant son ambition de promouvoir la vitalité et l’innovation. Cette évolution marque une étape stratégique dans le développement de Ring Capital. Déjà certifiée B Corp, et son engagement à financer des solutions face aux défis mondiaux.

Un modèle renforcé par le statut d’entreprise à mission

Ring Capital, acteur reconnu dans le secteur de l’impact, confirme son engagement en devenant entreprise à mission. Une progression naturelle après l’obtention de la certification B Corp en 2023. Ce nouveau statut permet à la société de formaliser sa mission en inscrivant l’impact au centre de ses décisions et actions.

L’entreprise s’engage ainsi à mesurer concrètement l’impact de ses investissements à travers une approche holistique. Elle soutient les entreprises de son portefeuille tout en mobilisant ses partenaires pour favoriser une transition juste et durable. Cette transformation vient renforcer la conviction de Ring Capital que l’impact et la performance financière peuvent s’aligner. Comme l’affirme Nicolas Celier, co-fondateur de Ring Capital. « Devenir entreprise à mission traduit notre engagement à orienter les capitaux vers des solutions qui répondent aux défis sociaux et environnementaux majeurs. »

La création d’un comité de mission d’experts

Pour garantir l’adéquation des actions de Ring Capital avec sa mission, un comité de mission a été mis en place. Ce comité, composé d’experts reconnus dans le domaine de l’impact social et environnemental. A pour rôle de superviser les engagements de l’entreprise et de veiller à la réalisation des objectifs fixés.

Parmi ses membres, on retrouve des personnalités de renom telles que Valérie Quiniou, experte en énergies renouvelables. Et Thierry Sibieude, professeur émérite à l’Essec. Ce comité est essentiel pour assurer que les décisions de Ring Capital restent alignées avec sa raison d’être. Tout en renforçant la crédibilité de ses actions auprès de l’écosystème de l’entreprise.

Une nouvelle identité visuelle en phase avec ses valeurs

En plus de ce changement de statut, Ring Capital a repensé son identité visuelle pour mieux refléter ses ambitions. La nouvelle charte graphique, centrée sur la vitalité et l’énergie, incarne une approche plus humaine de l’investissement. Elle symbolise l’engagement de Ring Capital à investir dans des solutions essentielles pour l’avenir de la planète.

Cette nouvelle identité, visible sur leur site internet et dans leur communication, marque une étape importante dans la stratégie de l’entreprise. Comme l’explique Marie-Capucine Lemétais, Partner chez Ring Capital : « Ce changement visuel n’est pas seulement esthétique, il reflète notre vision et notre mission, plaçant le vivant au cœur de notre image. » Ring Capital se présente ainsi comme un acteur clé de la transition énergétique et sociale.

Un écosystème d’investissement dédié à l’impact

Ring Capital se distingue par un modèle unique axé sur l’impact à travers plusieurs stratégies d’investissement, couvrant des entreprises de toutes tailles et étapes de développement. Grâce à ses différents fonds, l’entreprise soutient des solutions innovantes répondant aux grands défis sociaux et environnementaux actuels.

Le fonds “Mission” accompagne les startups en phase de croissance, tandis que le fonds “Altitude” se concentre sur le développement d’entreprises à plus grande échelle. De plus, Ring Capital s’implique sur le continent africain avec son fonds “Ring Africa”, renforçant son rôle dans des géographies stratégiques pour le développement durable. Cette diversification permet à Ring Capital de jouer un rôle central dans la promotion d’un impact mesurable, tant en matière sociale qu’environnementale.

Une nouvelle étape vers un avenir durable

En devenant entreprise à mission et en réaffirmant son engagement à travers une nouvelle identité visuelle, Ring Capital s’inscrit dans une démarche de transformation profonde. L’entreprise souhaite allier impact et performance financière, tout en renforçant sa position comme acteur incontournable de l’investissement à impact. Cette évolution stratégique, soutenue par un écosystème d’experts et de partenaires, démontre que l’avenir de l’investissement réside dans des solutions durables et innovantes, au service d’un monde plus juste et résilient.

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La transition énergétique : moteur d’inflation pour la prochaine décennie selon Carmignac

transition énergétique

La transition énergétique, bien que cruciale pour limiter les effets dévastateurs du changement climatique, risque de contribuer à l’inflation mondiale au cours des dix prochaines années. Une étude récente de Carmignac, intitulée Le coût inflationniste de la transition énergétique, souligne que ces efforts pour maintenir la hausse des températures sous la barre de 1,5°C pourraient ajouter 1,6 point de pourcentage à l’inflation annuelle. Toutefois, les conséquences d’un réchauffement climatique incontrôlé seraient bien plus sévères et coûteuses. Cette analyse, réalisée par trois experts de Carmignac, explore les implications économiques de la transition énergétique et ses effets sur la stabilité des prix.

La transition énergétique : une solution nécessaire mais inflationniste

Le changement climatique est intrinsèquement inflationniste, selon l’étude de Carmignac. La hausse des températures et les catastrophes naturelles qui en découlent affectent négativement l’offre de biens et de services, tout en augmentant la demande locale, entraînant ainsi une pression sur les prix. La Banque centrale européenne estime que, sans intervention, le changement climatique pourrait ajouter entre 1 % et 3 % à l’inflation annuelle au cours des dix prochaines années.

Face à cette menace, la transition énergétique s’impose comme une alternative incontournable. Cependant, elle n’est pas exempte de coûts. Carmignac précise que bien que les effets inflationnistes de cette transition soient réels, ils sont plus prévisibles et temporaires par rapport à ceux d’un réchauffement non maîtrisé.

Les effets inflationnistes de la transition énergétique

L’étude met en avant quatre sources principales d’inflation liées à la transition énergétique, surnommées la « tétralogie de l’inflation » :

  • Greenflation : l’augmentation des prix des ressources nécessaires aux technologies vertes, comme les métaux utilisés dans les énergies renouvelables.
  • Fossilflation : la hausse des prix des énergies fossiles due à la diminution de leur production et à la demande persistante.
  • Demandflation : l’augmentation de la demande pour des produits et services verts, créant une pression supplémentaire sur les prix.
  • Strandflation : les coûts liés à la gestion des actifs échoués ou dépréciés, notamment dans les industries fossiles.

Ces phénomènes devraient ajouter 1,6 point de pourcentage à l’inflation annuelle sur la prochaine décennie, avant de s’atténuer une fois le pic des investissements atteint. Comme l’indique Bruno Boggiani, CEO de Green Finance, « malgré les défis économiques, la transition énergétique est un passage obligé pour un avenir durable ».

Les défis pour les banques centrales

Les banques centrales seront confrontées à un dilemme complexe : accepter cette inflation transitoire ou intervenir pour contenir les hausses de prix, ce qui pourrait entraîner une déflation dans d’autres secteurs de l’économie. Carmignac souligne que cette inflation, bien que temporaire, posera un véritable défi pour les politiques monétaires visant à maintenir la stabilité des prix à long terme.

Les experts de Carmignac estiment que, même si la transition énergétique entraînera des pressions inflationnistes, les coûts économiques d’un réchauffement climatique incontrôlé seraient bien plus élevés. Cela crée un enjeu crucial pour les banques centrales, qui devront naviguer entre ces pressions inflationnistes temporaires et le besoin d’assurer une croissance économique durable.

Un mal nécessaire pour un avenir durable

En somme, l’étude de Carmignac montre que la transition énergétique, bien qu’inflationniste à court terme, est essentielle pour éviter des perturbations climatiques majeures et leurs conséquences économiques encore plus dévastatrices. La prise en compte de ces dynamiques est donc essentielle pour les décideurs politiques et économiques, qui devront élaborer des stratégies équilibrées pour soutenir la transition tout en limitant ses impacts sur l’inflation.

Carmignac, leader de la gestion d’actifs en Europe, rappelle que ces investissements dans un avenir plus vert sont non seulement nécessaires, mais qu’ils représentent aussi une opportunité de transformation vers une économie plus durable. Comme le dit Carmignac : « Investir dans votre intérêt, c’est aussi investir dans l’avenir de la planète. »

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Baromètre de la finance à impact

finance à impact

L’investissement à impact est un secteur en pleine expansion, porté par des  acteurs et actrices dont l’ambition est  de financer des solutions aux enjeux sociaux et  environnementaux tout en assurant un rendement  financier. Avec plus de 300 organismes recensés  dans le monde aujourd’hui et une forte croissance  depuis les années 2010, il s’est progressivement  imposé comme un segment de la finance à  part entière. Toutefois, l’impact est encore trop  souvent considéré comme un objet à part quand  il doit en réalité irriguer l’ensemble du monde  économique, tant l’interdépendance entre les  enjeux sociaux et environnementaux est forte. 

L’actualité nous rappelle aussi plus que jamais  l’urgence d’agir : en 2023, plus de 1 100 milliards  de dollars ont été levés dans le secteur de  l’impact — deux fois plus qu’en 2019. Pourtant,  ces montants sont encore bien en-deçà des 5  400 milliards nécessaires chaque année pour  la réalisation des Objectifs de Développement  Durable d’ici 2030. De tels enjeux impliquent  une mobilisation collective : celle de toutes les  figures de la finance, entrepreneurs, régulateurs,  activistes et citoyens. 

Les acteurs et actrices de la finance doivent  rediriger les capitaux vers les solutions à impact,  notamment dans les marchés émergents et auprès  des populations les plus vulnérables, ainsi qu’en  rendant compte de leurs impacts par le biais de  mesures claires et objectivables. Il nous faut aller  là où l’investissement privé est nécessaire pour  permettre l’émergence de solutions adaptées  aux besoins des économies locales ; aussi parce  que ce sont dans ces marchés que notre potentiel  d’impact est le plus fort. 

En parallèle, les entrepreneurs, grâce à leur  capacité d’innovation, ont la responsabilité  historique d’innover pour résoudre ces enjeux  vitaux. Ils ont également tout intérêt à intégrer  une dimension sociale, d’inclusion et de diversité  dans leurs business models et à adopter une  vision holistique de leurs activités et de leurs  impacts sur leur écosystème afin de les rendre  plus résilients. La recherche d’impact social est  un cercle vertueux, aussi bénéfique pour les  entreprises que pour la société, en ce qu’il permet  non seulement de réduire les coûts mais aussi de  créer de la valeur durable. 

Les décideurs doivent accompagner ce  mouvement, en clarifiant le cadre réglementaire  existant (introduction d’une définition claire de  l’impact dans la réglementation SFDR), voire  en le renforçant, notamment sur le volet social  (mise en place d’une taxonomie sociale) et sur  les questions de gouvernance (alignement des  rémunérations des dirigeants sur des objectifs  financiers et extra-financiers, création d’un statut  européen d’entreprise à mission). Enfin, il est  essentiel que l’ensemble des forces de la société  civile continue, sans relâche, d’appeler les acteurs  et actrices précités à leurs responsabilités dans  cette transition juste.  

Le Baromètre de la Finance à Impact contribue  pleinement à mettre en lumière ces enjeux et  objectifs, facilitant ainsi un véritable passage à  l’échelle. 

Nicolas Celier

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Récompenses #Agir2024

Agir2024

Le jeudi 29 août 2024, le Crédit Coopératif a organisé une cérémonie marquante pour célébrer les lauréats des Prix #Agir2024, une initiative visant à soutenir des projets qui favorisent l’inclusion des personnes en situation de handicap par le biais du sport. En présence de figures importantes telles que Florentin Letissier, adjoint à la mairie de Paris, Pascal Pouyet, directeur général du Crédit Coopératif, et Jean-Louis Bancel, président de la Fondation Crédit Coopératif, l’événement a permis de mettre en lumière des initiatives remarquables. Les projets récompensés cette année sont l’association Les Enfants de la Balle, qui a reçu le Prix du Jury, et l’association É-Mouvant, couronnée du Prix Coup de Cœur du Public.

Les enfants de la balle : un prix du jury pour l’inclusion sportive

L’association Les Enfants de la Balle, basée à Lille, a été distinguée par le Prix du Jury pour son projet innovant qui vise à intégrer des enfants en situation de handicap dans des clubs sportifs locaux. Leur initiative consiste à fournir un soutien pédagogique et humain aux clubs partenaires pour faciliter l’accueil de ces enfants sans perturber le fonctionnement des groupes ou l’entraînement des équipes. Le projet comprend des ateliers de sensibilisation, des formations, des supports de communication, ainsi que du matériel et des tenues adaptées. Un bénévole spécialisé accompagne chaque enfant sur le terrain, offrant une aide précieuse pour stimuler l’enfant, faciliter l’intégration avec les autres membres de l’équipe, et soutenir le coach. Cette approche assure non seulement une meilleure inclusion mais enrichit également les interactions au sein des clubs sportifs.

É-Mouvant : prix coup de cœur pour une danse aérienne inédite

L’association É-Mouvant, située à Saint-Jean-du-Pin, a reçu le Prix Coup de Cœur du Public pour son projet de danse aérienne destiné aux enfants et adolescents autistes. Depuis sa création il y a 15 ans, É-Mouvant s’est consacrée à offrir des ateliers de danse adaptés aux besoins spécifiques de ses membres, avec une attention particulière à la danse aérienne. Cette discipline, qui se pratique en suspension à l’aide d’un baudrier, offre de nouvelles perspectives sensorielles et motrices, et permet aux jeunes de développer leurs compétences sociales et émotionnelles. En plus de favoriser le bien-être physique et mental, ces ateliers contribuent à améliorer la communication verbale et non verbale des participants. Le projet d’É-Mouvant vise à pérenniser ces ateliers pour permettre à un plus grand nombre d’enfants autistes de bénéficier de ces bienfaits.

Une tradition de soutien : les prix de l’inspiration en ESS

Les Prix de l’Inspiration en ESS, instaurés il y a 40 ans par la Fondation Crédit Coopératif, récompensent chaque année des projets d’économie sociale et solidaire (ESS) à fort impact social et environnemental. Cette année, les Prix #Agir2024 ont été ajoutés pour mettre en avant des initiatives spécifiques en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap par le sport. Le Crédit Coopératif, en tant qu’acteur engagé dans les transitions sociales et environnementales, continue de soutenir des projets variés dans des domaines tels que la culture, l’emploi, l’éducation, l’écologie, et bien sûr, l’inclusion. Cette tradition de soutien témoigne de l’engagement durable de la banque envers des initiatives qui contribuent positivement à la société.

Une célébration de l’inclusion et de l’innovation

La cérémonie des Prix #Agir2024 a non seulement célébré des projets exemplaires mais a également souligné l’importance de l’inclusion à travers le sport. En mettant en lumière les réalisations des associations Les Enfants de la Balle et É-Mouvant, le Crédit Coopératif réaffirme son rôle dans la promotion de l’inclusion sociale et l’innovation dans le secteur sportif. Ces initiatives montrent comment le sport peut servir de levier puissant pour créer des opportunités égales pour tous, indépendamment des défis personnels ou des situations de handicap.

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La mémoire d’un monde perdu

Mémoire d'un Monde Perdu

Dans son nouvel essai “La mémoire d’un monde perdu”, Philippe J. Dubois, ingénieur écologue et ornithologue renommé, nous plonge dans l’univers de Denise, une Auvergnate de 96 ans, témoin d’une époque révolue. À travers ses observations et son mode de vie ancré dans la simplicité, Dubois explore les bouleversements environnementaux et agricoles qui ont marqué les cinquante dernières années. Ce récit ethnologique nous invite à réfléchir sur la perte de biodiversité, la transformation intensive des paysages ruraux, et les concepts d’amnésie écologique et de solastalgie. Denise, par son existence presque immuable, devient un miroir de notre époque et un appel à changer notre trajectoire face aux défis écologiques.

Une vie de simplicité au cœur des changements

Denise, 96 ans, vit dans un environnement préservé, où son quotidien témoigne d’une époque passée. En observant sa vie simple et son empreinte écologique minimale, Philippe J. Dubois nous offre une perspective unique sur la transformation des paysages et des écosystèmes. Pendant près d’un siècle, Denise a vu son environnement évoluer, passant d’une campagne traditionnelle à un espace de plus en plus transformé par l’agriculture intensive et l’urbanisation. Ce contraste saisissant entre son mode de vie sobre et les mutations de son environnement illustre la rapidité des changements qui ont marqué notre siècle.

L’amnésie écologique et la solastalgie : comprendre les concepts

Philippe J. Dubois explore en profondeur les concepts d’amnésie écologique et de solastalgie à travers le témoignage de Denise. L’amnésie écologique se réfère à la perte de mémoire concernant l’état antérieur des écosystèmes. Tandis que la solastalgie décrit le sentiment de tristesse et d’anxiété face à la dégradation de l’environnement que l’on a connu. Denise, en se remémorant un passé où la biodiversité était florissante, incarne ces sentiments de perte et de désorientation. L’analyse de ces concepts nous aide à comprendre comment les changements rapides et souvent invisibles affectent notre perception de la nature et notre relation avec elle.

Un appel à la réflexion et à l’action

En mettant en avant le témoignage de Denise, Philippe J. Dubois ne se contente pas de décrire une époque révolue. Il lance également un appel à la réflexion et à l’action. Le contraste entre le passé et le présent. Entre la vie de Denise et les transformations environnementales, est une incitation à réévaluer nos pratiques et nos habitudes. Dubois nous rappelle que nous avons la capacité de changer notre trajectoire actuelle. Marquée par une intensification des pratiques agricoles et une perte alarmante de biodiversité. En réexaminant notre rapport à l’environnement à travers le prisme du vécu de Denise. Nous sommes invités à réagir avant qu’il ne soit trop tard.

Une leçon du passé pour l’avenir

Le témoignage de Denise, tel que présenté par Philippe J. Dubois, est plus qu’une simple rétrospective ; il constitue une leçon précieuse pour l’avenir. La vie de Denise, simple et proche de la nature, nous rappelle ce que nous avons perdu. Et ce que nous risquons de perdre si nous ne prenons pas des mesures pour inverser la tendance. La compréhension des concepts d’amnésie écologique et de solastalgie nous pousse à agir avec urgence et détermination pour préserver les ressources naturelles et les écosystèmes qui restent encore intacts.

« Denise nous rappelle l’importance de la préservation de notre environnement. Ses observations et son mode de vie, en dépit des bouleversements, nous incitent à agir avec responsabilité pour protéger notre planète pour les générations futures. » – Bruno Boggiani, CEO de Green Finance.

À propos de l’auteur

Philippe J. Dubois, ingénieur écologue et ornithologue, a consacré sa carrière à l’étude des impacts environnementaux sur notre relation avec la nature. Ancien directeur des Éditions Delachaux et Niestlé, il est également directeur de la rédaction de la revue Ornithos. Auteur de plusieurs ouvrages influents, dont La Grande Amnésie écologique et Le Chagrin écologique. Dubois est reconnu pour ses contributions à la compréhension des bouleversements environnementaux et leur impact sur la perception de la nature.

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Les investisseurs appellent à une action urgente contre la résistance antimicrobienne

résistance antimicrobienne

À l’approche de la deuxième réunion de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations unies consacrée à la résistance antimicrobienne (RAM), une coalition de grands investisseurs, gérant un total de 13 000 milliards de dollars d’actifs, fait entendre sa voix. Ces investisseurs exigent des actions concrètes pour contrer une crise sanitaire croissante qui menace non seulement la santé mondiale mais aussi la stabilité économique. Cette déclaration marque un tournant dans la sensibilisation des acteurs économiques aux enjeux de la RAM.

La résistance antimicrobienne : une crise mondiale

La résistance antimicrobienne, où les microbes développent des résistances aux traitements antibiotiques, est désormais reconnue comme une menace aussi grave que la crise financière de 2008 ou la pandémie de COVID-19. En 2019, la RAM a causé 1,27 million de décès, un chiffre supérieur à celui du VIH/SIDA et du paludisme combinés. Les projections sont alarmantes : sans intervention efficace, les coûts liés aux traitements et aux pertes de productivité pourraient atteindre 855 milliards de dollars par an d’ici 2035.

Impact sur les investissements

Les investisseurs soulignent que la RAM ne représente pas seulement une menace pour la santé publique mais aussi pour la sécurité financière des portefeuilles d’investissement. Jeremy Coller, fondateur et président de FAIRR, met en évidence le fait que les pratiques agricoles actuelles, notamment l’usage excessif d’antibiotiques dans l’élevage, exacerbent la crise et mettent en danger les rendements des investissements.

Les sept demandes des investisseurs

Les signataires de la déclaration appellent à la création d’un groupe d’experts indépendant, inspiré du GIEC, pour fournir des évaluations scientifiques régulières sur la RAM. Ils réclament également l’élaboration d’un cadre international, tel que le Protocole de Montréal pour le climat, pour guider les actions contre la RAM avec des objectifs clairs et mesurables.

L’une des priorités est la réduction de l’utilisation des antibiotiques dans l’agriculture, en particulier pour la croissance animale et la prophylaxie de groupe. Les investisseurs demandent aussi l’instauration de limites sur les résidus d’antibiotiques dans les eaux usées des installations industrielles et une gestion rigoureuse des résidus provenant des effluents agricoles. Les investisseurs insistent sur la nécessité de renforcer la surveillance mondiale de la RAM en intégrant les données sur la santé humaine, animale et environnementale. Une telle surveillance permettrait de détecter les tendances et d’adapter les politiques en conséquence.

La déclaration appelle à une augmentation du financement pour la recherche et le développement de nouveaux antimicrobiens et d’alternatives. Il est crucial de garantir que les pays à faible revenu aient accès à ces traitements. Les mesures incitatives, telles que celles mises en place par certains pays du G7, doivent être étendues pour encourager l’innovation dans ce domaine.

Les investisseurs réclament également des mesures pour assurer un accès équitable aux antimicrobiens, tant nouveaux qu’existants. Cela inclut la création d’un fonds multilatéral pour financer l’accès dans les pays à revenu faible et intermédiaire et l’encouragement des marchés des génériques pour garantir des produits de qualité.

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SWISS KRONO France avance vers la neutralité carbone

SWISS KRONO France

En partenariat avec Meridiam et Dalkia, SWISS KRONO France fait un bond en avant dans sa stratégie de décarbonation. Grâce à Green Energy, filiale à 100 % de Meridiam, de nouvelles installations de pointe sont mises en place sur le site de Sully-sur-Loire, dans le Loiret. Après deux ans de travaux et un investissement de plus de 120 millions d’euros, ce projet ambitieux, soutenu par l’État français à hauteur de 20 millions d’euros, marque un tournant pour l’industriel.

Un projet exemplaire soutenu par l’État

Ce chantier, à la fois technologique et humain, s’est achevé dans un délai record, alliant performance industrielle et respect de l’environnement. L’investissement réalisé a permis de transformer les infrastructures de SWISS KRONO France, avec pour objectif de remplacer la quasi-totalité de l’utilisation de gaz sur le site par de la biomasse, issue directement du processus de production de l’entreprise. Le résultat : une réduction significative des émissions de CO2.

L’État français a apporté un soutien financier à ce projet innovant, à travers plusieurs dispositifs tels que France Relance et France 2030, gérés par l’ADEME. Les aides incluent notamment :

  • 3,8 millions d’euros pour l’efficacité et la décarbonation via le programme IndusEE.
  • 11 millions d’euros grâce au plan BCIAT (Biomasse Chaleur pour l’Industrie, l’Agriculture et le Tertiaire).
  • 5,8 millions d’euros via le dispositif SCB1.

Une avancée majeure pour la transition énergétique

Le secteur industriel, responsable d’environ 80 millions de tonnes de CO2 par an, soit 20 % des émissions nationales, doit impérativement réduire son impact pour atteindre la neutralité carbone en 2050. Grâce à Green Energy, le site de Sully-sur-Loire évitera l’émission de 35 000 tonnes équivalent CO2 chaque année, l’équivalent de retirer 19 000 véhicules de la circulation.

Le projet repose sur trois installations essentielles :

  1. Deux sécheurs basse température, optimisant le processus de séchage des matériaux.
  2. Une chaudière biomasse multi-combustibles, alimentée par les sous-produits de bois issus de la production de SWISS KRONO.
  3. Un condenseur de fumées, pour récupérer et réutiliser l’énergie thermique des gaz d’échappement.

Un partenariat solide pour un avenir durable

Ce projet se distingue autant par sa technicité que par la réussite du partenariat. Meridiam, en tant que maître d’ouvrage, a supervisé le développement, la construction et finance également le projet. La gestion opérationnelle est désormais assurée par Meridiam, en collaboration avec Dalkia et SWISS KRONO France.

Dalkia, filiale du groupe EDF, a conçu/réalisé les installations énergétiques, incluant la chaudière biomasse et le condenseur de fumées. La société exploitera ces installations pendant plus de 20 ans, garantissant leur efficacité à long terme.

Conclusion

Ce projet marque une étape importante dans la décarbonation de l’industrie française. SWISS KRONO France, Meridiam et Dalkia mènent la transition vers un modèle économique durable avec le soutien de l’État. Ce projet, basé sur des technologies innovantes et une coopération exemplaire, contribue à la transition écologique vers la neutralité carbone.

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