Nourrir huit milliards de personnes sans compromettre le climat : un défi urgent

Nourrir huit milliards de personnes

L’année 2022 a marqué un jalon démographique historique, avec une population mondiale atteignant huit milliards d’habitants, et nourrir huit milliards de personnes représente un défis sans précédent. Ce chiffre impressionnant met en lumière l’un des défis majeurs auxquels nous devons faire face : comment nourrir une population croissante tout en respectant les objectifs climatiques globaux.

L’agroalimentaire, un secteur intrinsèquement lié aux émissions de gaz à effet de serre, est à la croisée des chemins. Il est crucial de repenser nos méthodes de production pour éviter que les émissions liées à l’alimentation ne compromettent les ambitions de maintien du réchauffement climatique en deçà de 1,5 °C ou 2 °C. Cet article explore les principales sources d’émissions agricoles et les innovations nécessaires pour réduire l’empreinte carbone de l’agriculture, tout en garantissant la sécurité alimentaire.

Comprendre les émissions agricoles

Les émissions agricoles sont largement dominées par trois principaux facteurs : la fermentation entérique, la production de cultures pour l’alimentation humaine et animale, et les changements d’affectation des sols. Ensemble, ces activités représentent environ 75 % des émissions de gaz à effet de serre provenant de la production alimentaire. La fermentation entérique, en particulier, est un processus digestif chez les ruminants qui génère du méthane, un gaz à effet de serre potentiellement plus nocif que le CO2. À cela s’ajoutent les pratiques agricoles intensives qui nécessitent des quantités massives d’eau et d’énergie, tout en contribuant à la déforestation et à la conversion des terres, exacerbant ainsi les effets du changement climatique.

L’innovation au service de la réduction des émissions

La fermentation entérique est l’une des principales sources d’émissions de méthane dans l’agriculture, mais des innovations technologiques offrent des solutions prometteuses pour réduire ces émissions. Par exemple, DSM-Firmenich a développé un complément alimentaire appelé Bovaer, qui peut réduire les émissions de méthane des bovins de 30 % à 45 %, selon qu’il s’agit de vaches laitières ou de bovins de boucherie. Ces innovations illustrent le potentiel de la science pour atténuer les impacts environnementaux de l’agriculture tout en maintenant la productivité nécessaire pour nourrir une population croissante.

Augmenter les rendements agricoles tout en réduisant l’impact environnemental

Améliorer les rendements agricoles est une autre voie essentielle pour diminuer l’empreinte carbone de la production alimentaire. Des études ont montré que des rendements plus élevés pourraient réduire les émissions de 14 %, passant de 1 356 milliards de tonnes à 1 162 milliards de tonnes d’équivalent CO2. Cela peut être réalisé grâce à l’utilisation plus efficace des engrais et à la culture de plantes à haut rendement comme l’huile de palme.

L’importance des engrais dans la gestion durable des sols

Les engrais jouent un rôle crucial dans l’augmentation des rendements agricoles, en fournissant aux plantes les nutriments nécessaires pour une croissance optimale. Cependant, leur production et leur utilisation peuvent entraîner des conséquences environnementales négatives, telles que la pollution de l’eau et l’émission de gaz à effet de serre. Une gestion plus durable des engrais, par exemple en utilisant des sources renouvelables pour leur production, peut atténuer ces impacts. De plus, l’application précise des engrais, en fonction des besoins spécifiques du sol, peut améliorer la santé des sols et réduire les pertes de nutriments, tout en optimisant l’utilisation des ressources.

L’huile de palme : un rendement élevé avec des défis environnementaux

L’huile de palme est une culture controversée en raison de son lien avec la déforestation, qui contribue aux émissions de carbone. Pourtant, elle possède un rendement par hectare bien supérieur à celui d’autres huiles végétales, ce qui pourrait réduire la pression sur les terres agricoles. Si sa production est gérée de manière durable, l’huile de palme pourrait jouer un rôle clé dans la satisfaction des besoins alimentaires mondiaux tout en minimisant les impacts sur les écosystèmes naturels.

Transformer les défis agricoles en opportunités pour un avenir durable

Alors que la population mondiale continue de croître, l’agriculture doit évoluer pour répondre aux besoins alimentaires sans compromettre les objectifs climatiques. Les innovations technologiques, une gestion plus durable des ressources et une utilisation plus efficace des terres agricoles sont essentielles pour réduire l’empreinte carbone du secteur agroalimentaire. En adoptant ces stratégies, il est possible non seulement de nourrir la planète, mais aussi de contribuer à la lutte contre le changement climatique, transformant ainsi un défi global en une opportunité pour un avenir plus durable.

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2024 : une nouvelle ère de la durabilité pour les entreprises Européennes

Entreprises Européennes
Entreprises Européennes

L’année 2024 marque un tournant décisif pour les entreprises au sein de l’Union Européenne pour les entreprises Européennes. En réponse aux enjeux croissants de durabilité, de nouvelles régulations viennent redéfinir le cadre dans lequel évoluent les entreprises. Les directives CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et CS3D (Corporate Sustainability Due Diligence) sont au cœur de cette transformation, imposant aux entreprises une transparence accrue et un devoir de vigilance tout au long de leurs chaînes de valeur. Ces obligations présentent certes des défis, mais ouvrent également la voie à des opportunités stratégiques pour les entreprises qui souhaitent se démarquer par leur engagement en responsabilité sociétale.

CSRD : vers une transparence renforcée

La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) représente une avancée majeure dans la manière dont les entreprises doivent rendre compte de leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Cette directive renforce les exigences de reporting, obligeant les entreprises à fournir des informations plus détaillées et comparables sur leurs pratiques en matière de durabilité.

L’objectif principal de la CSRD est de renforcer la transparence et la comparabilité des informations ESG. Contrairement aux directives précédentes, la CSRD impose un cadre plus structuré, demandant aux entreprises de publier des rapports exhaustifs sur leur contribution à la durabilité. Cela inclut la nécessité de fournir des données précises sur la réduction des émissions de carbone, la gestion des ressources, la diversité, et l’inclusion.

La mise en conformité avec la CSRD nécessite une révision en profondeur des pratiques internes. Cette directive ne se contente pas de demander des informations ; elle impose un devoir de transparence qui va au-delà du simple reporting, demandant aux entreprises de démontrer leur engagement par des actions concrètes. Cette obligation offre également une opportunité unique pour les entreprises de se positionner en tant que leaders en matière de durabilité, améliorant ainsi leur réputation et attirant de nouveaux investisseurs.

CS3D : le devoir de vigilance mondial

La Corporate Sustainability Due Diligence (CS3D) introduit une nouvelle dimension de responsabilité pour les entreprises, les obligeant à adopter une vigilance accrue tout au long de leur chaîne de valeur mondiale. Cette directive impose un devoir de vigilance pour prévenir les risques liés aux droits humains et à l’environnement dans toutes les activités de l’entreprise, y compris celles de leurs sous-traitants et fournisseurs.

La CS3D commence par l’obligation pour les entreprises de cartographier les risques potentiels dans leur chaîne de valeur. Cela inclut l’identification, l’analyse, et la hiérarchisation des risques liés aux droits humains, aux conditions de travail, et aux impacts environnementaux. Cette cartographie permet d’élaborer un plan d’action visant à minimiser les risques et à prévenir les dommages.

Outre la cartographie des risques, la CS3D exige la mise en place de mécanismes de remédiation pour atténuer les impacts identifiés. Les entreprises doivent également instaurer des mécanismes d’alerte permettant de recueillir et de traiter les informations sur les risques potentiels. Cela inclut des canaux de communication sécurisés pour les parties prenantes, assurant une transparence totale dans le traitement des plaintes ou des alertes.

La CS3D pousse également les entreprises à intégrer les droits humains au cœur de leur stratégie. Cela signifie qu’au-delà de la conformité réglementaire, les entreprises doivent démontrer un engagement actif envers le respect des droits humains, non seulement dans leurs opérations directes mais aussi au sein de l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement.

Une révolution durable en cours

Les directives CSRD et CS3D représentent bien plus que de simples obligations réglementaires ; elles sont les catalyseurs d’une transformation profonde du monde des affaires. En exigeant une plus grande transparence et un devoir de vigilance accru, elles poussent les entreprises à repenser leur modèle économique et à intégrer la durabilité au cœur de leurs stratégies. Pour celles qui sauront saisir cette opportunité, ces régulations seront non seulement un défi, mais également un puissant levier de différenciation et de croissance dans un monde de plus en plus tourné vers le développement durable.

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Cinq axes pour un avenir durable

avenir durable
avenir durable

L’investissement dans des solutions durables pour un avenir durable s’est considérablement intensifié au cours de la dernière décennie, mais les défis environnementaux restent omniprésents. Pour répondre à ces enjeux, cinq thèmes clés émergent comme moteurs d’un avenir plus durable. Cet article explore comment ces axes peuvent transformer notre approche face aux crises environnementales actuelles.

L’intelligence artificielle : une révolution à double tranchant

L’essor de l’intelligence artificielle (IA) marque une avancée majeure, mais cette révolution technologique s’accompagne de défis environnementaux significatifs. L’IA, bien qu’innovante, est énergivore. Par exemple, une seule requête sur un modèle comme ChatGPT consomme environ dix fois plus d’électricité qu’une recherche Google. Les projections montrent que l’augmentation des serveurs d’IA pourrait entraîner une consommation énergétique comparable à celle de pays entiers.

Pour répondre à cette problématique, des solutions technologiques émergent. Des entreprises telles que Synopsys développent des logiciels permettant de concevoir des systèmes plus économes en énergie, optimisant ainsi l’empreinte carbone de l’IA. L’adoption de telles innovations est cruciale pour aligner le développement de l’IA avec les objectifs climatiques.

Transformer les déchets en ressources

La gestion des déchets est un enjeu crucial dans la lutte contre le changement climatique. Malgré des progrès, les taux de recyclage restent faibles, particulièrement dans les déchets solides municipaux. Aux États-Unis, par exemple, seulement 32 % des déchets sont recyclés.

Des entreprises comme Republic Services et Waste Management se concentrent sur la réduction de l’empreinte carbone en récupérant le méthane des décharges pour le convertir en énergie. Ces initiatives ne sont pas seulement bonnes pour l’environnement, mais elles offrent aussi des perspectives économiques solides, en créant de nouveaux modèles de revenus moins dépendants des fluctuations des prix des matières premières.

Efficacité énergétique : les semi-conducteurs au cœur du débat

L’augmentation de la demande pour des appareils électroniques plus performants et économes en énergie, notamment avec la croissance des véhicules électriques, place les semi-conducteurs au centre de la transition énergétique. Les ventes de véhicules électriques devraient représenter plus de 60 % du marché mondial d’ici 2030, augmentant ainsi la demande pour ces technologies.

Des entreprises comme Ansys et Cadence Design Systems, leaders dans la conception de semi-conducteurs, jouent un rôle clé en développant des puces plus efficaces. Leur travail est essentiel pour répondre à la demande croissante tout en minimisant l’impact environnemental.

La modernisation du réseau électrique : une nécessité impérative

Le passage à une production d’énergie renouvelable impose une refonte du réseau électrique, conçu pour une production centralisée d’énergie. Avec l’augmentation des énergies renouvelables, le réseau doit s’adapter pour gérer l’intermittence de ces sources.

Les investissements dans l’infrastructure du réseau doivent doubler d’ici 2030 pour soutenir cette transition. Des entreprises comme Quanta Services et MasTec sont en première ligne pour moderniser le réseau et garantir une distribution d’énergie stable et résiliente face aux défis climatiques.

Conformité réglementaire : un facteur de transformation

La pression réglementaire en matière de durabilité s’accentue, forçant les entreprises à se conformer à des normes environnementales plus strictes. Des sociétés comme SGS, spécialisées dans les tests et certifications, aident les entreprises à répondre à ces exigences croissantes. La nécessité de transparence et de responsabilité environnementale ne fera qu’augmenter, poussant les entreprises à adopter des pratiques plus durables.

De plus, la menace de la pollution chimique, notamment les produits chimiques éternels comme les PFAS, nécessite des solutions technologiques avancées. Les entreprises fournissant des équipements de test, comme Agilent, se positionnent comme des acteurs clés pour répondre à ces nouveaux défis.

Une opportunité pour un avenir durable

Les défis climatiques et environnementaux sont vastes, mais les solutions existent. Ces cinq axes offrent des opportunités significatives pour les investisseurs et la société dans son ensemble. En se concentrant sur ces domaines, il est possible de naviguer vers un avenir où durabilité rime avec prospérité économique.

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16ème Forum Mondial Convergences : agir ensemble pour un avenir durable

Forum Mondial Convergences
Forum Mondial Convergences

Le Forum Mondial Convergences revient pour sa 16ème édition, le 17 septembre 2024 au CENTQUATRE-PARIS, dans le 19ème arrondissement. Cet événement incontournable vise à rassembler professionnels, citoyens et acteurs du changement pour discuter et trouver des solutions aux défis économiques, sociaux et environnementaux qui nous concernent tous.

Une mobilisation locale pour des solutions globales

Cette édition met l’accent sur la co-construction locale, une approche visant à adapter les initiatives aux spécificités de chaque territoire. En encourageant les acteurs locaux à collaborer, Convergences cherche à créer des solutions ancrées dans les réalités du terrain, tout en les alignant avec les grands objectifs mondiaux.

Éducation et sensibilisation au développement durable

Tout au long de la journée, des ateliers et des discussions seront dédiés à l’éducation et la sensibilisation continue au développement durable. L’objectif est de former tous les acteurs, qu’ils soient professionnels ou citoyens, afin qu’ils puissent contribuer de manière efficace et informée à la transition vers un monde plus durable.

Repenser la gouvernance pour plus d’inclusion

L’édition 2024 propose aussi de repenser les modèles de gouvernance, que ce soit en entreprise ou dans l’espace public. Le Forum mettra en avant l’importance d’une participation inclusive et d’un leadership partagé, nécessaires pour répondre aux défis actuels.

La mesure d’impact comme moteur de changement

Enfin, la mesure d’impact sera au cœur des discussions. Cet outil permet d’évaluer l’efficacité des initiatives, d’ajuster les stratégies en temps réel et de rendre les actions plus transparentes. Convergences souhaite montrer comment cette approche peut transformer les pratiques et maximiser l’impact des projets sur le terrain.

Informations pratiques

  • Date : Mardi 17 septembre 2024
  • Horaires : 9h à 18h
  • Lieu : CENTQUATRE-PARIS, 5 rue Curial, 75019 Paris

Les billets sont disponibles en ligne, et pour toute demande d’accréditation, il est possible de contacter l’organisation à l’adresse suivante : convergences@looksharp.fr.

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16ème édition du Forum Mondial Convergences

Forum Mondial Convergences
Forum Mondial Convergences

Le 17 septembre 2024, le CENTQUATRE à Paris accueillera la 16ème édition du Forum Mondial Convergences, un événement de référence pour tous les acteurs engagés dans la construction d’un monde plus juste et durable.

Sous le thème “Amplifier le pouvoir d’agir ensemble”, cette édition mettra en lumière l’importance de l’engagement collectif, à travers l’intelligence territoriale, artificielle et collective, pour répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux de notre époque. Avec un focus renouvelé sur l’action locale, Convergences souhaite cette année donner une voix aux citoyens et professionnels pour qu’ils puissent s’exprimer sur les problématiques spécifiques de leurs territoires.

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Co-construction locale : des dynamiques territoriales pour un impact durable

Cette année, le Forum Mondial Convergences met résolument l’accent sur la co-construction locale, considérée comme une réponse incontournable aux défis uniques rencontrés par les différents territoires. Loin d’être une simple tendance, cette approche s’inscrit dans une démarche stratégique visant à mobiliser l’intelligence collective des communautés locales. L’idée centrale est de permettre aux acteurs locaux – qu’il s’agisse des collectivités, des associations, des entreprises ou des citoyens – de prendre une part active dans le développement de solutions qui soient en parfaite adéquation avec les spécificités et les réalités de leur territoire.

L’importance d’une approche territoriale

Les territoires, avec leurs diversités économiques, sociales et culturelles, présentent des défis distincts qui ne peuvent être efficacement adressés par des solutions universelles. Ainsi, la co-construction locale vise à reconnaître et à valoriser ces différences en élaborant des réponses qui reflètent la réalité du terrain. Cette approche territoriale permet non seulement de mieux comprendre les besoins spécifiques des communautés, mais aussi de renforcer la pertinence et l’efficacité des initiatives mises en place. En mettant en avant l’importance de l’ancrage local, Convergences propose de repenser la manière dont les projets de développement durable sont conçus, en privilégiant une approche ascendante plutôt que descendante.

Mobilisation des acteurs locaux : un levier de transformation

Pour que la co-construction locale soit efficace, il est essentiel de mobiliser tous les acteurs présents sur le territoire. Cela inclut non seulement les autorités locales et les entreprises, mais aussi les associations, les organisations communautaires, et les citoyens eux-mêmes. Cette mobilisation crée un écosystème collaboratif où chaque partie prenante joue un rôle déterminant dans la conception et la mise en œuvre des initiatives. Convergences encourage ainsi une participation active et inclusive, où les voix de tous sont entendues et intégrées dans le processus décisionnel.

En impliquant directement les communautés locales, on favorise non seulement l’appropriation des projets par les populations concernées, mais on garantit aussi une meilleure adaptation des solutions proposées aux réalités du terrain. Cela renforce la durabilité des actions entreprises et assure une réponse plus ciblée aux défis rencontrés.

Éducation et sensibilisation : un apprentissage continu pour un développement durable

La formation et l’éducation au développement durable tout au long de la vie constituent un autre pilier essentiel de cette édition. Le Forum mettra en avant l’importance de sensibiliser et d’éduquer les citoyens de tous âges aux enjeux environnementaux et sociaux. Il s’agit de créer une culture de durabilité où chacun, des enfants aux adultes, est informé, engagé et prêt à agir pour un avenir meilleur. Convergences vise à faire de l’éducation au développement durable une priorité, non seulement dans les écoles, mais aussi dans les entreprises et les institutions publiques.

Gouvernance et leadership : repenser les modèles pour plus d’inclusion

Dans un monde en mutation, les modèles de gouvernance et de leadership doivent évoluer pour devenir plus inclusifs et participatifs. Le Forum se penchera sur la manière dont les entreprises, les institutions et les organisations peuvent repenser leurs structures de gouvernance pour intégrer davantage la diversité des voix et des perspectives. L’objectif est de promouvoir des modèles de leadership qui non seulement prennent en compte les défis actuels, mais qui aussi anticipent les besoins futurs, en plaçant l’humain au centre des décisions.

La mesure d’impact : un levier essentiel

Dans le cadre des discussions autour du développement durable, la mesure de l’impact s’impose de plus en plus comme un outil indispensable. Elle ne se limite pas à un simple exercice d’évaluation des résultats obtenus, mais devient un véritable levier pour orienter et transformer les pratiques des organisations. Au Forum Mondial Convergences, l’importance de cette mesure sera mise en lumière, soulignant son rôle central dans l’amélioration continue des initiatives et dans l’atteinte des objectifs de durabilité.

Comprendre l’impact réel : au-delà des indicateurs traditionnels

La mesure d’impact va bien au-delà des indicateurs financiers ou de productivité que les organisations ont traditionnellement utilisés pour évaluer leur performance. Elle implique une analyse approfondie des effets directs et indirects des actions entreprises, non seulement sur l’économie, mais aussi sur la société et l’environnement. Cette approche holistique permet aux organisations de saisir la véritable portée de leurs initiatives, en prenant en compte des facteurs tels que le bien-être des communautés, la préservation de l’environnement, et la réduction des inégalités.

En focalisant sur ces dimensions, les organisations peuvent mieux comprendre les conséquences de leurs actions, ce qui leur permet de corriger le tir en temps réel et d’optimiser leur impact. Par exemple, une entreprise qui mesure l’impact environnemental de sa chaîne d’approvisionnement peut identifier des opportunités pour réduire son empreinte carbone et améliorer sa durabilité à long terme.

Transparence et crédibilité : renforcer la confiance des parties prenantes

La transparence est une valeur cruciale pour toute organisation qui aspire à avoir un impact durable. En rendant publiques les mesures d’impact, les organisations peuvent non seulement démontrer leur engagement envers le développement durable, mais aussi renforcer la confiance de leurs parties prenantes, qu’il s’agisse de clients, d’investisseurs, ou de la société civile. Cette transparence permet aux parties prenantes de suivre l’évolution des projets, de vérifier que les objectifs annoncés sont bien atteints, et de participer à une démarche collective d’amélioration continue.

Un événement international pour un engagement global

Le Forum Mondial Convergences 2024 réunira une nouvelle fois des milliers de participants venus du monde entier, issus de divers secteurs tels que les entreprises, les ONG, le secteur public, la finance, la science et l’innovation. Depuis sa création en 2008, Convergences a su fédérer des acteurs engagés autour des Objectifs de Développement Durable (ODD), favorisant la co-construction de partenariats innovants à fort impact sociétal. Cette édition 2024 ne fait pas exception, avec des soutiens de poids tels qu’Entourage, les Impactrices, Enactus, YourVoice et Fair, tous unis pour amplifier le pouvoir d’agir ensemble.

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Rapport mondial des Family Offices 2024

Family Offices 2024
Family Offices 2024

Quelles sont les préoccupations des family offices 2024 à travers le monde ? Quels changements envisagent-ils dans leur allocation stratégique d’actifs ? Découvrez-le dans l’étude la plus complète de ce genre au niveau mondial. Le dernier rapport mondial des Family Offices est le plus grand jamais réalisé, rassemblant les perspectives de 320 family offices uniques à travers sept régions du monde. Représentant des familles avec une valeur nette moyenne de 2,6 milliards USD et couvrant plus de 600 milliards USD de richesse, ce rapport s’affirme comme l’analyse la plus autorisée de ce groupe influent d’investisseurs.

Ce rapport d’UBS est très intéressant, mais où est la dimension écologique dans les family offices ? Il serait temps qu’ils se réveillent sur l’importance du Green, nous dit Bruno Boggiani, CEO de Strateggyz – Green Finance.

Family Offices 2024 : évolution stratégique, durabilité et défis à venir

Le rapport mondial des Family Offices 2024, le plus exhaustif à ce jour, offre un aperçu détaillé des stratégies d’investissement de 320 family offices 2024 à travers le monde, représentant une richesse de plus de 600 milliards de dollars. En analysant ces entités influentes, ce rapport met en lumière les principales préoccupations, les tendances en matière d’allocation d’actifs et l’importance croissante de la durabilité dans leurs choix stratégiques. Cependant, comme le souligne Bruno Boggiani, CEO de Strateggyz – Green Finance, la question environnementale n’occupe pas encore la place qu’elle mérite au sein de ces structures.

Accédez à l’étude complète ici

Rééquilibrage des portefeuilles : des ajustements majeurs dans l’allocation d’actifs

En 2023, les family offices ont procédé à certains des changements les plus significatifs dans leur allocation stratégique d’actifs depuis cinq ans. Face à des rendements obligataires en hausse et à une volatilité accrue sur les marchés, ces entités ont augmenté leur exposition aux obligations des marchés développés, une décision qui reflète autant une réponse aux conditions de marché qu’une réévaluation de leurs stratégies d’investissement. En revanche, l’immobilier a vu sa part diminuer, en raison notamment de la baisse des prix de l’immobilier commercial dans certaines régions. Pour 2024, moins de family offices envisagent des ajustements significatifs, suggérant une stabilisation des stratégies après les secousses de 2023.

Family Offices 2024 : risques géopolitiques et changement climatique

Les family offices expriment des inquiétudes croissantes face aux risques géopolitiques, qui dominent les préoccupations tant à court qu’à moyen terme. L’inflation et les taux d’intérêt restent des sujets de préoccupation immédiate, mais leur impact diminue sur le long terme. En revanche, le changement climatique et les niveaux élevés de dette sont perçus comme des risques majeurs pour les cinq prochaines années, marquant un tournant dans la manière dont ces structures envisagent l’avenir. Cette prise de conscience progressive indique une sensibilité accrue aux menaces environnementales et économiques globales.

Allocations géographiques : un biais prononcé vers l’Amérique du Nord

Malgré une diversification croissante, les family offices continuent de privilégier l’Amérique du Nord dans leurs allocations géographiques. Cette région, ainsi que l’Asie-Pacifique (hors Chine), sont perçues comme les destinations les plus attractives pour les cinq prochaines années, avec plus d’un tiers des family offices prévoyant d’y accroître leurs investissements. Cependant, un biais domestique persiste, en particulier aux États-Unis, en Suisse et en Europe, où les investisseurs semblent préférer des marchés familiers malgré des opportunités globales.

Gestion active : une confiance renouvelée

Face à une divergence accrue des performances boursières, les family offices renforcent leur recours à la gestion active et à la sélection de gestionnaires pour diversifier leurs portefeuilles. Cette stratégie s’accompagne d’un intérêt croissant pour les obligations de courte durée de haute qualité, particulièrement aux États-Unis. La gestion active est perçue non seulement comme un moyen de capter des opportunités de marché, mais aussi comme un outil crucial pour naviguer dans un environnement économique incertain.

Durabilité : une priorité croissante mais encore en évolution

La durabilité s’impose progressivement comme une dimension essentielle pour les family offices, tant en termes de risque que d’opportunité. Alors que le changement climatique devient une préoccupation majeure, la durabilité est vue comme un facteur déterminant pour les portefeuilles d’investissement et les entreprises opératrices associées. Les exigences de durabilité, souvent motivées par des régulations sectorielles comme l’immobilier, poussent ces entités à rechercher des informations et des conseils plus sophistiqués. Cependant, bien que l’intérêt pour les investissements durables soit en croissance, des difficultés à mesurer l’impact freinent encore l’engagement plus profond de certains family offices.

Les family offices comme spécialistes de l’investissement

Plutôt que de s’engager dans une gamme étendue de services, de nombreux family offices se concentrent principalement sur les investissements, prenant en charge à la fois les décisions et leur exécution. Cette spécialisation permet une gestion plus ciblée des risques financiers, bien que les enjeux non financiers commencent à gagner en importance, notamment sous l’influence croissante de la durabilité. Cette évolution pourrait potentiellement redéfinir les missions de ces structures à mesure qu’elles intègrent de nouvelles préoccupations globales dans leurs stratégies d’investissement.

Philanthropie : un domaine en pleine expansion

La philanthropie devient un axe de plus en plus exploré par les family offices, en particulier dans les régions Asie-Pacifique et États-Unis. Environ un tiers des family offices cherchent à mieux comprendre et à s’engager dans des initiatives philanthropiques, intégrant parfois des approches financières innovantes telles que la finance mixte ou les financements basés sur les résultats. Cette convergence entre investissement traditionnel et philanthropie reflète une volonté croissante de combiner rendement financier et impact social.

Santé et transition énergétique : des thèmes de durabilité prioritaires

La santé, la transition vers le net zéro et les technologies vertes figurent parmi les principaux thèmes de durabilité et d’impact que les family offices souhaitent approfondir. Ces domaines offrent non seulement des opportunités d’investissement compétitives, mais permettent également de mesurer plus facilement l’impact des investissements. Cette focalisation sur des thèmes précis pourrait faciliter l’adoption de pratiques durables tout en répondant aux exigences de performance financière.

Besoin croissant de données et de conseils spécialisés

Avec la maturation du thème de la durabilité, les family offices expriment un besoin accru de données analytiques et de conseils spécialisés pour atteindre leurs objectifs en matière de durabilité et d’impact. Les difficultés à mesurer précisément l’impact des investissements restent un obstacle majeur, freinant l’allocation de fonds supplémentaires aux investissements d’impact. Par ailleurs, l’utilité des labels d’investissement durable est remise en question, ce qui souligne la nécessité d’une approche plus nuancée et d’une expertise renforcée dans ce domaine en plein essor.

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Alter Equity : un nouveau fonds pour une économie plus responsable

Alter Equity

Alter Equity, pionnière et référente en investissement à impact en France, lance son troisième fonds, Alter Equity3P III, avec un premier closing de 85 millions d’euros. Ce fonds vise à soutenir des startups innovantes et à forte croissance, axées sur des pratiques de gestion responsables et des activités bénéfiques pour l’environnement et la société. En investissant entre 3 et 20 millions d’euros par entreprise, Alter Equity continue d’allier impact positif et rendement financier.

Philosophie d’Investissement

Alter Equity3P III reprend la philosophie de ses prédécesseurs, visant des startups françaises et européennes ayant un chiffre d’affaires minimum d’un million d’euros. L’objectif est de soutenir des entreprises qui, par leurs activités et pratiques de gestion, favorisent des intérêts à long terme pour les personnes et la planète. Les résultats des deux premiers fonds montrent que l’impact et le rendement financier peuvent aller de pair.

Le modèle de financement d’Alter Equity se distingue par son approche des 3P : People, Planet, Profit. Cette stratégie oriente les flux financiers vers des projets ayant une utilité collective et un impact positif tant sur le plan social qu’environnemental.

Performances et Portefeuille

Avec ses deux premiers fonds, Alter Equity a investi dans plusieurs startups greentech et sociales, parmi lesquelles :

  • Elum : Réduction du coût de construction des centrales solaires de 5%, favorisant le déploiement de l’énergie solaire.
  • Zenride : Subvention pour vélos électriques pour les salariés, développant la mobilité douce.
  • Murfy : Réparation d’électroménagers hors garantie, promouvant l’économie circulaire.
  • Ilek : Fournisseur d’électricité et de gaz 100% renouvelables, facilitant la transition énergétique.
  • Beem : Kits de panneaux photovoltaïques à installer soi-même.
  • OpenAirlines : Logiciel d’éco-pilotage des avions, réduisant les émissions de carbone.

Distinctions et reconnaissance

Huit entreprises du portefeuille d’Alter Equity ont été sélectionnées dans l’indice du Mouvement Impact France parmi les entreprises françaises à impact les plus prometteuses, comme Teale et Gojob, soulignant ainsi leur contribution significative à l’économie sociale et durable.

Cessions et Rendements

Alter Equity a déjà réalisé des cessions fructueuses, démontrant la rentabilité de son modèle d’investissement responsable. Parmi les exemples notables :

  • Innovafeed : Production de protéines durables pour l’alimentation des poissons et animaux d’élevage.
  • Eficia : Réduction de 15 à 40% de la consommation énergétique des bâtiments.
  • Enviria : Installation de panneaux solaires en Allemagne.
  • NED Energie : Distribution de panneaux solaires.
  • BoHo Green : Maquillage bio à prix accessible.
  • Wild Code School : Formation d’adultes aux métiers du digital, avec un taux de retour à l’emploi supérieur à 80%.

Ces cessions mettent en lumière l’efficacité du modèle d’Alter Equity, combinant responsabilité sociale et environnementale avec des rendements financiers attractifs.

Engagements pour l’Avenir

Depuis ses investissements, Alter Equity a contribué à éviter l’émission de 6,8 millions de tonnes de CO2eq, soit 1,8% des émissions annuelles de la France. En termes de diversité, 54% des équipes de direction des entreprises soutenues comprennent au moins une personne concernée par le genre, l’origine ethnique ou la situation de handicap.

Nouveaux objectifs du troisième fonds

Avec Alter Equity3P III, la société renforce ses exigences en matière de responsabilité. Parmi les nouveaux critères :

  • Évaluation de l’empreinte environnementale totale, incluant la biodiversité et les ressources non vivantes.
  • Formation des dirigeants aux enjeux environnementaux.
  • Stratégie de décarbonation.
  • Évaluation de la responsabilité sociétale et satisfaction sociale.
  • Inclusion de 30% de femmes dans les comités exécutifs.
  • Désignation d’un responsable de la diversité.

Alter Equity continue d’innover dans le domaine de l’investissement à impact, combinant rendement financier et responsabilité sociale et environnementale. Avec son troisième fonds, la société confirme son rôle de leader dans la finance durable, prête à intensifier son soutien à des entreprises apportant des solutions aux défis climatiques et sociaux.

« L’épargne, lorsqu’elle est orientée vers des entreprises contributrices à l’intérêt général, peut permettre de construire une société plus heureuse d’un point de vue social et plus durable d’un point de vue écologique. Nous sommes impatients et déterminés à utiliser ces capitaux pour intensifier notre soutien à des entreprises apportant des solutions à la tragédie climatique, aux autres enjeux environnementaux ainsi qu’aux défis sociaux qui nous semblent également majeurs. Nous sommes profondément reconnaissants à nos investisseurs de leur soutien continu. » indique Fanny Picard, fondatrice d’Alter Equity.

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Gestion des risques climatiques : trois stratégies

risques climatiques

Les événements météorologiques extrêmes et autres risques climatiques doivent désormais figurer dans les processus de gestion des risques des institutions financières. En effet, ces risques peuvent affecter la performance des entreprises en endommageant les actifs, perturbant les opérations et réduisant les flux de trésorerie, compromettant ainsi leur capacité à rembourser les dettes et leur valorisation.

Identification des risques climatiques

Pour identifier les risques climatiques, les institutions financières doivent analyser les secteurs et les emplacements en utilisant des données sur l’exposition des portefeuilles et les dangers climatiques. Cette approche permet de repérer les zones vulnérables et les points chauds de risque. En tenant compte de la capacité d’adaptation de ces régions, on peut réduire leur vulnérabilité.

La cartographie de la matérialité climatique évalue les facteurs de risque clés en fonction de leur impact et de leur probabilité d’affecter les décisions commerciales. Utiliser un cadre de tableau de bord équilibré améliore ce processus, aidant à identifier les éléments commerciaux importants susceptibles d’être le plus affectés par les risques climatiques.

Ratio d’actifs verts et émissions financées

Le ratio d’actifs verts montre la proportion des prêts et investissements d’une institution financière consacrée aux activités économiques “vertes”. Un ratio plus bas signifie que l’institution pourrait être plus affectée par les changements de politique, de technologie ou de marché visant à réduire les émissions de carbone. En estimant les émissions financées par les décisions de prêt ou d’investissement, on peut établir une base pour évaluer les risques climatiques et orienter les efforts de réduction des émissions de carbone.

Mesure des risques climatiques

L’évaluation des risques physiques implique d’identifier les événements météorologiques extrêmes affectant des régions spécifiques, de mesurer la sensibilité des entreprises à ces dangers en termes de gravité et de fréquence, et d’évaluer l’impact sur les actifs, la main-d’œuvre et les ressources.

L’évaluation des risques de transition inclut l’établissement d’une base pour la réduction des risques et l’orientation des investissements vers des alternatives à faible émission de carbone. Il s’agit également d’identifier les points chauds affectés par les changements de politique, de technologie et de marché, et d’évaluer l’impact potentiel de la tarification du carbone sur les finances des parties prenantes.

L’analyse des scénarios climatiques est utilisée pour évaluer comment différents niveaux de réchauffement global pourraient impacter les économies, les moteurs commerciaux et les ratios de risque des institutions financières. Un système de notation basé sur la probabilité aide à déterminer les risques physiques et de transition au niveau des emprunteurs ou des investis.

Intégration des risques climatiques

L’intégration des risques climatiques dans les processus de gestion des risques existants nécessite la mise en place d’un système d’alerte précoce pour signaler les risques climatiques et évaluer leur impact sur les catégories de risque et les politiques existantes.

Utiliser des directives claires pour évaluer les activités de financement en fonction de la stratégie climatique de l’institution financière est essentiel. Cela inclut des stratégies telles que l’évitement de certains investissements, la vente d’actifs ou la fixation de limites sur les prêts pour contrôler l’exposition au bilan et déterminer les prix en fonction du risque climatique.

Risques conventionnels et divulgations de durabilité

L’intégration des facteurs climatiques dans les processus de gestion des risques existants, les critères d’évaluation et les notations internes permet de traiter les impacts sur les flux de trésorerie, la solvabilité, la tarification des actifs, la liquidité et l’efficacité opérationnelle. Suivre les risques climatiques de manière transparente et précise, en utilisant des normes comme celles du Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) et de l’International Financial Reporting Standard (IFRS S2), sert de tableau de bord pour surveiller les progrès dans la formation de stratégies.

La gestion efficace des risques climatiques est essentielle pour les institutions financières en transition vers des portefeuilles à faible émission de carbone. En améliorant l’identification, l’évaluation et l’intégration des risques climatiques, les institutions financières peuvent renforcer leur prise de décision et leurs stratégies, construire une résilience institutionnelle et capitaliser sur les opportunités émergentes grâce à des prêts et des investissements durables.

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Crise bancaire en Chine : la disparition de 40 banques et la chute de Jiangxi Bank

Jiangxi Bank

Le secteur bancaire chinois traverse une crise majeure. En une semaine, 40 banques ont disparu et l’effondrement de la Jiangxi Bank of China aggrave encore les problèmes du secteur. Les experts préviennent que cette situation pourrait avoir de graves répercussions sur l’économie mondiale. Cet article explore les origines de cette crise, les réactions des autorités chinoises et les perspectives économiques à venir.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Les signes avant-coureurs de la crise bancaire

La chute de la Jiangxi Bank a été un coup dur pour le secteur bancaire chinois. Des clients inquiets ont pris d’assaut les agences bancaires suite à des rumeurs de faillite. La banque avait déjà annoncé une baisse de 30% de ses profits en raison des problèmes de remboursement des prêts par ses clients. Cet incident souligne la fragilité des institutions financières locales face aux turbulences économiques.

Une gestion défaillante et des prêts non performants

Selon un rapport de The Economist, environ 3 800 institutions bancaires en Chine sont menacées. Ces banques détiennent des actifs totalisant 5,3 trillions d’euros, soit 13% du système bancaire chinois. La gestion médiocre et l’accumulation de prêts non performants sont des problèmes récurrents. En prêtant massivement à des promoteurs immobiliers et à des gouvernements locaux, ces banques se sont exposées aux risques de la crise immobilière.

Les disparitions bancaires et les tentatives de sauvetage

La stratégie principale de la Chine pour gérer les petites banques en difficulté est de les “absorber”. Parmi les 40 institutions récemment disparues, 36 étaient situées dans la province du Liaoning et ont été reprises par la Liaoning Rural Commercial Bank. Cette méthode vise à consolider le secteur bancaire tout en limitant les faillites visibles.

L’analyste du marché des cryptomonnaies, Sigma G, attribue la crise bancaire à la profonde récession du secteur immobilier chinois. Les promoteurs surendettés et les gouvernements locaux incapables de rembourser leurs prêts créent une instabilité financière. La chute des prix de l’immobilier et l’arrêt des projets de construction aggravent la situation.

En savoir plus

Perspectives économiques et impacts globaux

Les experts prédisent que l’économie chinoise entre dans une phase de croissance prolongée et artificielle. Selon Sina_21st, les années de croissance alimentée par le crédit touchent à leur fin, ce qui entraînera une croissance plus faible pour la Chine et un impact négatif sur l’économie mondiale. Les experts de S&P estiment qu’il pourrait falloir jusqu’à une décennie pour réparer le système bancaire chinois.

Le poids de la dette locale

Les petites banques chinoises sont particulièrement vulnérables en raison de l’endettement massif des villes et des régions. Les dettes élevées ont poussé les représentants des gouvernements locaux à négocier des conditions de remboursement à Pékin. La crise immobilière et les effets de la pandémie ont exacerbé ces problèmes, rendant difficile le financement des projets d’infrastructure et le remboursement des anciennes dettes.

La crise bancaire en Chine, marquée par la disparition de nombreuses banques et la chute de la Jiangxi Bank, révèle des vulnérabilités profondes dans le système financier du pays. La réponse des autorités, axée sur l’absorption des banques en difficulté et le renforcement de la réglementation, pourrait ne pas suffire à éviter une crise économique plus large. Les implications mondiales de cette situation sont encore incertaines, mais elles soulignent l’importance d’une gestion prudente et d’une surveillance accrue dans les secteurs financiers interconnectés.

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Eiffel Investment Group : une reconnaissance internationale avec le label B Corp

Eiffel Investment Group

Eiffel Investment Group, un acteur majeur du financement de la transition énergétique en Europe, a récemment obtenu le prestigieux label B Corp. Cette distinction internationale témoigne de l’engagement de l’entreprise envers les normes les plus élevées en matière de performance sociale, environnementale, de transparence et de responsabilité. Voici une analyse approfondie de cette labélisation et de ce qu’elle représente.

Qu’est-ce que le label B Corp ?

Le label B Corp est une certification décernée aux entreprises qui répondent à des critères stricts d’impact social et environnemental. Pour obtenir ce label, une entreprise doit passer une évaluation rigoureuse de ses pratiques de gouvernance, de gestion des ressources humaines, de son impact environnemental et de son engagement sociétal.

Les critères d’évaluation d’Eiffel Investment Group

  • Gouvernance : L’entreprise a démontré une structure de gouvernance transparente et responsable, impliquant ses parties prenantes dans les processus décisionnels.
  • Ressources humaines : Les pratiques en matière de gestion du personnel, y compris le bien-être des employés et les opportunités de développement, ont été jugées exemplaires.
  • Impact environnemental : L’engagement d’Eiffel Investment Group envers des pratiques durables et la réduction de son empreinte carbone a été salué.
  • Engagement sociétal : L’entreprise a montré un fort engagement envers les initiatives communautaires et les projets de développement durable.

Une performance exceptionnelle reconnue

Avec un score de 109, ils se positionnent parmi les leaders de son secteur en Europe. Ce résultat reflète non seulement l’excellence de l’entreprise dans les domaines évalués mais aussi son engagement à intégrer les principes du développement durable dans son modèle d’affaires.

Des initiatives durables renforcées Eiffel Investment Group

En obtenant le label B Corp, Eiffel Investment Group réaffirme son engagement à renforcer ses initiatives durables. La société prévoit de lancer de nouveaux projets visant à promouvoir la transition énergétique et à soutenir les PME engagées dans des pratiques responsables. Cette labélisation est également un encouragement à intensifier les efforts pour impliquer toutes les parties prenantes dans la réalisation des objectifs de développement durable.

Les déclarations de Pierre-Philippe Crépin

Pierre-Philippe Crépin, responsable ESG d’Eiffel Investment Group, a déclaré : « Être labélisé B Corp est une étape importante pour nous, car cela valide nos efforts continus pour intégrer les considérations ESG dans toutes nos activités d’investissement. Cette reconnaissance renforce notre engagement à générer non seulement une performance financière solide, mais aussi des impacts positifs significatifs sur la société et l’environnement. »

Eiffel Investment Group est un gestionnaire d’actifs avec 6 milliards d’euros d’encours, adossé au groupe Impala de Jacques Veyrat. Spécialisé dans le financement de la transition énergétique, ainsi que dans la santé, l’agroalimentaire, et le numérique, Eiffel Investment Group finance les entreprises et leurs actifs à travers quatre grandes stratégies : la dette privée, le private equity, les infrastructures de la transition énergétique, et les actions et crédits cotés. Le groupe investit pour un monde durable, cherchant à générer des impacts positifs sur l’environnement et la société.

L’obtention du label B Corp par Eiffel Investment Group est une reconnaissance de son engagement envers des pratiques durables et responsables. En continuant sur cette voie, l’entreprise prouve qu’il est possible de concilier performance financière et impact positif sur la société et l’environnement, ouvrant ainsi la voie à une nouvelle génération d’investissements responsables.

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