Les tendances des flux de fonds en Europe

flux de fonds en Europe
flux de fonds en Europe

Morningstar a publié son dernier rapport sur les flux de fonds européens, révélant les dynamiques des flux de fonds en Europe ouverts et des ETF domiciliés pour le mois d’avril 2024. Cette analyse offre un aperçu des tendances actuelles et des mouvements de capitaux qui façonnent le paysage de la gestion de fonds en Europe.

Collecte nette des fonds à long terme

En avril 2024, les fonds à long terme domiciliés en Europe ont enregistré une collecte nette de 11,7 milliards d’euros, portant le total depuis le début de l’année à 67,1 milliards d’euros. Cette performance souligne l’intérêt continu des investisseurs pour les fonds à long terme, malgré un environnement économique incertain.

Flux nets par grandes catégories (fonds ouverts et des ETF domiciliés en Europe)

Flux nets par grandes catégories (fonds ouverts et des ETF domiciliés en Europe)

Stratégies obligataires en tête

Les stratégies obligataires ont continué d’attirer des investissements, avec une collecte nette de 25,7 milliards d’euros en avril. Ce mois marque le 17ème mois de flux positifs sur les 18 derniers mois pour les fonds obligataires. Les fonds obligataires actifs ont particulièrement bien performé, recueillant 17,4 milliards d’euros, tandis que les fonds passifs ont attiré 8,3 milliards d’euros.

Flux nets par grandes catégories : Gestion Active versus Gestion Passive

Flux nets par grandes catégories : gestion active versus gestion passive

Défi pour les fonds d’actions

Retraits des fonds d’actions Les fonds d’actions ont subi des retraits de 1,8 milliard d’euros en avril. Les fonds d’actions passifs ont enregistré une collecte nette de 8,4 milliards d’euros, en contraste avec les stratégies actives qui ont perdu 10,3 milliards d’euros. Cette divergence montre une préférence croissante des investisseurs pour les stratégies passives en période d’incertitude.

Fonds classés Article 8 et 9

Les fonds à long terme classés Article 8 et 9 selon le règlement SFDR ont connu des sorties nettes en avril. Ces fonds Article 8 ont perdu 4,6 milliards d’euros, interrompant une série de collectes positives au premier trimestre. Les fonds Article 9 ont également subi des sorties de 2,9 milliards d’euros en avril et de 7,2 milliards d’euros depuis le début de l’année.

Catégories et produits en vue

Les fonds d’actions internationales mixtes de grande capitalisation ont été les plus prisés en avril, suivis par les fonds d’obligations à échéance. En revanche, les fonds de matières premières ont enregistré les sorties nettes les plus importantes, avec 4 milliards d’euros de rachats.

Les produits comme l’iShares Core S&P 500 ETF et le Pimco GIS Income Fund ont attiré le plus de capitaux, tandis que l’iShares Emerging Markets et le L&G US ESG Exclusions Paris Aligned ETF ont subi les plus gros rachats nets.

Perspectives et commentaires

Antje Schiffler, éditorialiste chez Morningstar, souligne que l’appétit continu pour les fonds obligataires a été le moteur principal des flux positifs en avril. Les investisseurs restent attentifs au calendrier des réductions de taux d’intérêt, influencé par les décisions récentes des banques centrales comme la Banque nationale suisse et la Riksbank suédoise.

Le rapport de Morningstar montre une image complexe mais positive des flux de fonds en Europe, avec une préférence marquée pour les stratégies obligataires et passives. Les fonds durables classés Article 8 et 9 doivent encore surmonter des défis importants, tandis que les fonds d’actions continuent de faire face à des retraits significatifs. Pour une analyse complète et des détails supplémentaires, le rapport intégral de Morningstar est disponible.

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Schroders : lancement d’une stratégie européenne

Schroders
Schroders

Schroders, gestionnaire d’actifs renommé, annonce le lancement de la stratégie Schroder ISF (Fonds de Sélection Internationale Schroder) European Equity Impact (Fonds de Sélection Internationale Schroder Impact sur les Actions Européennes A Distribution EUR). Cette nouvelle approche répond à la demande croissante des investisseurs pour des solutions d’investissement axées sur l’impact dans le domaine des actions européennes.

Contexte du lancement

Face à une demande accrue pour des solutions d’investissement ayant un impact positif. Schroders a développé la stratégie Schroder ISF European Equity Impact. Gérée par Leon Howard-Spink et Paul Griffin, deux experts chevronnés en actions européennes. Cette stratégie vise à combiner rendement financier et impact sociétal.

Leon Howard-Spink et Paul Griffin apportent respectivement plus de 25 et 20 ans d’expérience en gestion d’investissements. Leur expertise et leur connaissance approfondie du marché européen sont des atouts essentiels pour la réussite de cette nouvelle stratégie.

Une stratégie axée sur les objectifs de développement durable

Portefeuille concentré et innovant

Le fonds (ce fonds est une transition du SISF European Innovators vers une nouvelle stratégie) est composé d’un portefeuille concentré de sociétés européennes cotées en bourse, reconnues pour leurs innovations et leurs contributions aux Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. Ces entreprises jouent un rôle actif dans l’avancement de ces objectifs globaux.

Intégration du cadre d’impact de Schroders

La stratégie intègre le cadre d’impact interne de Schroders, développé en partenariat avec BlueOrchard. Ce cadre a reçu des évaluations de premier plan de la part de BlueMark pour son alignement avec les Principes Opérationnels pour la Gestion de l’Impact.

Un processus d’investissement rigoureux

Évaluation et sélection

Le processus d’investissement comprend une diligence raisonnable approfondie, utilisant des fiches de score d’impact propriétaires. Cette évaluation rigoureuse permet de sélectionner des entreprises ayant un potentiel significatif pour générer un impact positif.

Propriété active et engagement

La propriété active et l’engagement sont des éléments clés de cette stratégie. Chaque investissement est accompagné de plans d’engagement pluriannuels, élaborés en partenariat étroit avec le responsable de l’engagement de Schroders. Cela garantit que les entreprises sont incitées à améliorer continuellement leur impact.

Démonstration de l’engagement de Schroders envers l’impact

Conformité avec le règlement SFDR

En tant que fonds Article 9 sous le règlement SFDR (Règlement (UE) 2019/2088 sur les informations relatives à la durabilité dans le secteur des services financiers). Cette initiative reflète l’engagement de Schroders à intégrer des considérations d’impact dans ses stratégies d’investissement à travers différentes régions.

Déclarations des gestionnaires de fonds

Leon Howard-Spink déclare : “Le cadre d’impact complet de Schroders identifie des entreprises européennes innovantes alignées sur les ODD. En intégrant ces considérations dans notre approche de sélection de titres, nous croyons pouvoir offrir un impact sociétal positif tout en visant des rendements attractifs à long terme pour nos investisseurs.”

Paul Griffin ajoute : “Grâce à la propriété active et à l’engagement, nous visons non seulement à investir dans des entreprises ayant un impact positif, mais aussi à soutenir activement leur chemin vers un développement durable. En travaillant étroitement avec ces entreprises, nous pouvons conduire des changements significatifs et contribuer à un avenir plus durable.”

Le lancement de la stratégie Schroder ISF European Equity Impact marque une étape importante pour Schroders, répondant à la demande croissante des investisseurs pour des solutions d’investissement responsables. En combinant expertise en actions européennes et engagement pour les ODD, Schroders démontre son dévouement à générer un impact positif tout en offrant des rendements compétitifs.

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Intégrance et La Carac : une collaboration innovante

Carac
Carac

Intégrance et La Carac, deux mutuelles engagées, ont uni leurs forces. Afin d’améliorer l’accompagnement des personnes en situation de handicap et de vulnérabilité. Ce partenariat vise à combiner leurs expertises pour offrir des solutions adaptées aux besoins de leurs adhérents les plus fragiles.

Une alliance stratégique au service des adhérents vulnérables

Expertise et engagement

Intégrance, créée en 1980 par des personnes handicapées, se spécialise dans la protection sociale des individus vulnérables. La Carac, fondée après la Première Guerre mondiale pour soutenir les anciens combattants, propose des solutions d’épargne, de retraite et de prévoyance. Ensemble, ces deux mutuelles partagent une mission commune : défendre les intérêts de leurs adhérents et promouvoir leur autonomie.

Soutien aux aidants

Ce partenariat ne se limite pas aux adhérents vulnérables mais inclut également leurs aidants, qu’ils soient familiaux ou professionnels. Les deux mutuelles mettent en avant l’importance de soutenir ceux qui accompagnent les personnes en difficulté. En leur offrant des ressources adaptées à leurs besoins spécifiques.

Des offres complémentaires pour un accompagnement complet

Produits et services innovants

Intégrance et La Carac ont développé des offres complémentaires pour mieux répondre aux besoins de leurs adhérents. Intégrance distribue le produit d’assurance vie Carac Épargne Protection (CEPRO), tandis que La Carac propose les offres santé individuelles d’Intégrance à ses adhérents seniors. Cette synergie permet de fournir des solutions complètes et adaptées à chaque profil.

Protection pour les majeurs protégés et travailleurs en ESAT

Les deux mutuelles ciblent également les majeurs protégés et les travailleurs en Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT). Le partenariat vise à offrir une protection sociale et financière solide, garantissant ainsi une meilleure qualité de vie et sécurité pour ces populations souvent vulnérables.

Un partenariat basé sur des valeurs communes

Un engagement pour la solidarité

Patrick Chague, Directeur Général d’Intégrance, souligne : “Ce partenariat avec la Carac est une formidable opportunité de renforcer notre mission de solidarité. Nos valeurs communes et notre engagement militant nous permettent de proposer des solutions innovantes et adaptées à nos adhérents.” Ce partenariat repose sur des valeurs partagées de solidarité et de soutien aux plus vulnérables.

Assurer un parcours de vie sécurisé

Michel Andignac, Directeur général de la Carac, ajoute : “Intégrance partage notre vision d’entraide et de solidarité. Notre alliance vise à sécuriser le parcours de vie de nos adhérents les plus fragiles grâce à des solutions performantes et robustes.” Ce partenariat s’inscrit dans une vision à long terme, avec l’ambition de créer des parcours de vie sécurisés et résilients pour les adhérents les plus fragiles.

Une nouvelle synergie pour la protection sociale

L’alliance entre Intégrance et La Carac marque un tournant dans la coopération mutualiste en France. En combinant leurs expertises et en développant des offres complémentaires, ces deux mutuelles s’engagent à offrir un soutien accru à leurs adhérents les plus vulnérables. Ce partenariat représente une avancée majeure dans la lutte contre les inégalités et pour la protection sociale des personnes en situation de handicap et de dépendance.

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Épargne salariale durable : les salariés se mobilisent

épargne salariale durable
épargne salariale durable

Épargne salariale durable : en pleine saison des assemblées générales, 1200 salariés d’Alstom, Orange, Ubisoft et de vingt autres entreprises se lèvent pour dénoncer l’inaction de leur gestionnaire d’actifs face aux préoccupations environnementales. Ils s’insurgent contre les investissements néfastes pour le climat réalisés avec leur épargne salariale et se disent prêts à se mobiliser dans leurs entreprises pour changer de gestionnaire d’épargne.

Une mobilisation inédite et intersyndicale

La lettre collective et l’inaction d’Amundi

Depuis plusieurs mois, les salariés d’une vingtaine d’entreprises, dont Alstom, Orange et Ubisoft, s’organisent pour alerter sur l’impact climatique de leurs investissements. En avril 2024, 1200 salariés ont envoyé une lettre collective à Amundi, le principal gestionnaire d’épargne salariale en France, filiale du groupe Crédit Agricole, pour exiger des actions concrètes. Les signataires demandent à Amundi de cesser d’investir dans des entreprises développant de nouveaux projets d’extraction fossile et de sanctionner les entreprises européennes majeures dans ce secteur, notamment TotalEnergies, BP et Shell, en votant contre le renouvellement de leurs administrateurs et leurs plans climat lors des assemblées générales.

Les demandes des salariés : réalistes mais ambitieuses

Ouahcène Ourahmoune, co-fondateur du Collectif « Planet-A » au sein d’Alstom, souligne : “Nos demandes sont ambitieuses, mais réalistes. Nous n’appelons pas Amundi à se retirer de tous les actifs financiers qu’il détient dans ces entreprises climaticides, mais bien à utiliser les leviers à sa disposition pour freiner l’expansion fossile.” Les salariés affirment qu’en l’absence de réponse d’Amundi, ils n’hésiteront pas à se mobiliser lors des votes sur le renouvellement du gestionnaire d’épargne salariale pour s’opposer à sa reconduction.

La contradiction d’Amundi : des promesses sans actes

Une réponse insuffisante aux enjeux climatiques

Bien qu’Amundi ait répondu à la lettre des salariés, aucune mesure concrète n’a été prise pour répondre à leurs demandes. Le gestionnaire d’actifs se prétend engagé pour soutenir la transition économique française et européenne et affirme voter contre les stratégies non alignées avec l’Accord de Paris. Toutefois, les actes manquent à l’appel : en 2023, Amundi a voté en faveur de la stratégie climatique de TotalEnergies, qui prévoit de nombreux nouveaux projets de pétrole et de gaz à travers le monde. De plus, selon le rapport de l’ONG Reclaim Finance, plus de 90% des fonds d’épargne salariale gérés par Amundi sont investis dans des entreprises développant de nouveaux projets fossiles.

Le poids des investissements climaticides

Pour Hélène Marcy, Déléguée syndicale CFE-CGC chez Orange, “Nos avoirs bancaires et notre épargne ont une empreinte carbone significative, souvent supérieure à celle générée par nos modes de vie. Nos entreprises s’efforcent de réduire leurs impacts environnementaux, mais proposent inconsciemment des fonds qui aggravent le dérèglement climatique.” Cette contradiction entre les efforts des entreprises pour la transition écologique et les choix d’investissement de leurs gestionnaires d’épargne salariale renforce la frustration des salariés.

Le pouvoir des salariés sur leur épargne

Redonner du contrôle aux épargnants

Pierre-Etienne Marx, élu CSE du Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo chez Ubisoft, exprime une préoccupation majeure : “Les travailleurs sont encouragés à investir leurs primes dans des fonds d’épargne salariale, mais nous perdons le contrôle sur la nature des placements effectués et les objectifs de ces investissements. Une première étape serait de donner aux salariés un pouvoir de décision sur les impacts écologiques de leur épargne salariale.” Cette revendication souligne l’importance de la transparence et du contrôle des salariés sur leurs investissements.

Vers une épargne salariale durable responsable

Pour Alexandre Dumange, Représentant Syndical Printemps Écologique chez Ubisoft, “Si notre épargne salariale a aujourd’hui un impact environnemental néfaste, elle peut aussi être un levier de transformation des entreprises et de l’économie si elle finance des projets pertinents pour un développement durable.” Les salariés appellent Amundi à rendre l’épargne salariale plus transparente, à voter lors des assemblées générales en tenant compte des préoccupations écologiques et sociales des salariés, et à proposer des fonds alignés avec ces attentes.

À la veille de son assemblée générale, les 1200 salariés demandent une nouvelle fois à Amundi d’aligner ses pratiques d’investissement sur les enjeux climatiques et sociaux, en particulier lors de l’assemblée générale de TotalEnergies le 24 mai. Ils souhaitent que leur épargne soit un moteur de la transition écologique et sociale, répondant ainsi aux attentes des salariés et contribuant à un avenir plus durable.

Bruno Boggiani, expert en finance durable, résume l’enjeu de cette mobilisation : “Les salariés ont un rôle crucial à jouer pour orienter les investissements vers des pratiques plus durables. Leur mobilisation peut inciter les gestionnaires d’actifs à adopter des politiques d’investissement responsables et à jouer un rôle actif dans la transition écologique.”

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L’empreinte carbone dans le secteur financier : enjeux réglementaires et méthodes de calcul

Edouard Blin empreinte carbone
Edouard Blin empreinte carbone

La finance verte évolue rapidement sous l’impulsion de nouvelles réglementations et d’un intérêt croissant pour les investissements durables. Pour les institutions financières, évaluer précisément l’empreinte carbone de leurs activités et investissements n’est plus seulement une question de conformité ; c’est un impératif stratégique qui influence directement leur réputation, leur compétitivité et leur capacité à générer de la valeur à long terme.

Contexte réglementaire

La réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation) de l’Union Européenne et les recommandations de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) illustrent l’orientation réglementaire vers plus de transparence et de responsabilité environnementale. Ces réglementations exigent des institutions financières qu’elles divulguent non seulement leurs émissions directes et indirectes (scopes 1 et 2) mais aussi, de manière croissante, celles liées à leurs activités financées (scope 3).

Le défi du Scope 3 et les émissions financées

La catégorie du Scope 3, selon le GHG Protocol, englobe les émissions indirectes qui ne sont pas produites par l’entreprise elle-même mais par des acteurs de sa chaîne de valeur. Pour les institutions financières, cela se traduit par les émissions associées aux entreprises dans lesquelles elles investissent ou qu’elles financent (ou autres classes d’actifs). Le standard PCAF (Partnership for Carbon Accounting Financials) pour les émissions financées offre un cadre méthologique rigoureux. Il permet une évaluation robuste, essentielle pour aligner les portefeuilles d’investissement avec des critères de durabilité.

Approfondissement méthodologique

La méthodologie du PCAF est actuellement valide pour sept classes d’actifs dans le secteur financier (actions d’entreprises cotées, obligations d’entreprises, prêts dans des sociétés non cotées, actions de sociétés non cotées, obligations souveraines, etc.). Elle permet aux institutions de quantifier les émissions de gaz à effet de serre associées à leurs investissements et utilise différents modes de calcul en fonction de la disponibilité des données sur les émissions :

  1. Option 1 : Émissions déclarées – Utilisation des émissions telles que rapportées par les entreprises financées.
  2. Option 2 : Basées sur l’activité physique – Calcul à partir de données spécifiques à l’activité des entreprises (ex : kWh consommés).
  3. Option 3 : Basées sur l’activité économique – Utilisation de facteurs d’émission moyens calculés par secteur ou région.

Source : PCAF, Financed Emissions. The Global GHG Accounting and Reporting Standard – Part A, Second Edition, December 2022

Chaque méthode a ses avantages et ses limites, mais toutes visent à fournir une image plus fidèle de l’impact carbone lié aux activités financières.

Déclarations des émissions évitées et retirées

Outre la mesure des émissions absolues, les institutions financières doivent aussi considérer les émissions évitées grâce à leurs investissements dans des projets verts (énergies renouvelables, efficacité énergétique). De même, les émissions retirées, comme celles capturées par des projets de reforestation financés par l’institution, sont essentielles pour évaluer l’impact net sur le climat.

Conclusion

Face à l’urgence climatique, la précision dans la mesure de l’empreinte carbone et la transparence des informations sont des piliers pour la crédibilité et l’efficacité des institutions financières. En adoptant des standards de mesure rigoureux comme le GHG Protocol et le PCAF, et en se conformant aux exigences réglementaires du SFDR et de la TCFD, les institutions financières peuvent non seulement atténuer les risques mais également identifier des opportunités d’investissement alignées sur une trajectoire de développement durable. L’avenir de la finance verte dépendra de la capacité de ces institutions à intégrer pleinement ces pratiques, contribuant ainsi à une économie globale résiliente et à faibles émissions de carbone.

A propos de l’auteur  : Edouard Blin

Depuis le lancement de ClimateSeed en 2018, Edouard occupe le poste de Directeur des Opérations et à la tête du Pôle Conseil. Il a accompagné plusieurs sociétés de gestion dans l’évaluation de l’empreinte carbone de leurs portefeuilles et dans leur reporting SFDR. Il est par ailleurs un expert référencé par Bpifrance pour la réalisation du diagnostic Diag Décarbon’action. Ingénieur de formation, il cumule 19 ans d’expérience professionnelle, avec une expertise principalement axée sur la finance, l’entrepreneuriat et la technologie.

A propos de ClimateSeed :

Partenaire de confiance pour une trajectoire vers la neutralité carbone globale, ClimateSeed accompagne les organisations dans le calcul des émissions de gaz à effet de serre, et la mise en œuvre des stratégies de réduction. ClimateSeed les aide également à contribuer de manière transparente à des projets de réduction des émissions de carbone qui préservent la planète, soutiennent les communautés

locales et protègent la biodiversité grâce à une large gamme de projets certifiés en France ou au niveau international. ClimateSeed dispose d’une solide expertise en matière de carbone, associée à un savoir-faire en matière de financement et gestion de projets de réduction des émissions, et de développement technologique. Membre du 1 % for the Planet

BNP Paribas : une ambition durable contestée

Bnp-Paribas
Bnp-Paribas

Lors de l’assemblée générale de BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, directeur général, a mis en avant les avancées notables du groupe dans le financement des énergies bas carbone. Cependant, les ONG déplorent le manque d’engagements plus stricts vis-à-vis des financements accordés aux grandes entreprises pétrolières et gazières. Cette contradiction illustre les défis auxquels la banque fait face dans son ambition de devenir un leader en finance durable.

BNP Paribas : progrès dans le financement bas carbone

En 2023, BNP Paribas a consacré 65 % de ses financements énergétiques aux énergies bas carbone, une progression notable par rapport aux 54 % de 2022. Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de la banque, a affirmé lors de l’assemblée générale que cette proportion atteindra 90 % d’ici 2030. Pour Bonnafé, ces résultats illustrent clairement l’engagement du groupe envers le climat sans avoir besoin de nouveaux engagements verbaux. “Notre métier n’est pas de faire des déclarations”, a-t-il précisé, soulignant que la banque privilégie les actions concrètes aux promesses.

Pressions des ONG et exigences d’engagements fermes

Malgré ces progrès, les ONG demandent des actions plus décisives. Elles souhaitent que BNP Paribas cesse de financer les obligations conventionnelles des grandes entreprises pétrolières et gazières. Bien que la banque ait déjà pris la décision de ne plus participer à ces émissions, les ONG veulent que cet engagement soit clairement inscrit dans la politique climatique de BNP Paribas et qu’il s’étende aux prêts généraux au secteur. Lucie Pinson, directrice de Reclaim Finance, critique cette position en affirmant que “BNP Paribas n’a pas fermé la porte à participer à de telles transactions”.

Jongler entre volontarisme et contraintes

BNP Paribas se trouve dans une position délicate, devant concilier des engagements ambitieux avec des contraintes opérationnelles importantes. D’un côté, une partie des actionnaires et des clients soutient sa stratégie durable, tandis que d’autres s’y opposent fermement. La banque doit trouver un juste équilibre, d’autant plus qu’elle est confrontée à des actions en justice et à des boycotts. En réponse à une assignation en justice en février 2023 par trois associations pour non-respect de son devoir de vigilance climatique, BNP Paribas s’est engagée en mai 2023 à cesser tout financement de nouveaux projets d’exploration et de production pétrolière et gazière.

Pour tenter de rassurer ses détracteurs, Jean-Laurent Bonnafé a affirmé que la banque connaît les actions nécessaires pour réussir la transition énergétique. “Faites-nous confiance”, a-t-il insisté, en soulignant la présence de nombreux superviseurs et régulateurs pour encadrer leurs actions.

Bruno Boggiani, directeur de Green Finance, affirme que les banques comprennent les risques climatiques et les enjeux qui en découlent. Le problème est de savoir comment elles vont faire face à ces défis.

BNP Paribas se veut un leader de la finance durable, mais les attentes divergentes des parties prenantes rendent sa mission complexe. Alors que la banque affiche des progrès tangibles dans le financement bas carbone, les ONG et certains actionnaires demandent des engagements plus stricts et une politique climatique plus rigoureuse. La route vers une finance véritablement durable nécessite des actions concertées et des compromis délicats, et BNP Paribas devra naviguer prudemment pour répondre à ces défis tout en continuant à progresser.

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Conférence : humains & stratégie d’investissement – quels enjeux ?

Conférence
Conférence

La préservation des droits humains, tout comme le climat et la biodiversité, est un enjeu universel de premier plan. Dans un monde où les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) gagnent en importance, il devient essentiel d’intégrer ces principes dans les stratégies d’investissement. Cette conférence abordera les défis et les opportunités liés à l’intégration des droits humains dans les portefeuilles d’investissement, en compagnie de spécialistes du domaine.

La Place des droits humains dans les portefeuilles d’Investissement

La préservation des droits humains revêt une importance cruciale pour les investisseurs responsables. Il ne s’agit pas seulement d’un impératif éthique, mais aussi d’un élément stratégique qui peut influencer la performance à long terme des investissements. Les entreprises respectant ces principes sont souvent mieux positionnées pour gérer les risques et capitaliser sur les opportunités.

Identification des risques

Pour intégrer efficacement les droits humains dans les stratégies d’investissement, il est essentiel d’identifier les secteurs, thématiques et géographies les plus sensibles. Cela implique une analyse approfondie des risques associés aux violations des droits humains, ainsi que des impacts potentiels sur la performance des investissements. Les secteurs à surveiller incluent ceux où les conditions de travail sont souvent précaires, comme le textile ou l’électronique, ainsi que les régions géopolitiquement instables.

Démarche préventive et collaboration

Adopter une démarche préventive en matière de droits humains peut permettre de réduire les risques et d’améliorer la résilience des portefeuilles d’investissement. Cela inclut la mise en place de politiques claires, la surveillance continue et l’engagement actif avec les entreprises pour s’assurer qu’elles respectent les normes internationales en matière de droits humains.

Collaboration avec l’équipe de gestion

La collaboration étroite avec l’équipe de gestion est essentielle pour intégrer efficacement les droits humains dans les stratégies d’investissement. Cela permet de s’assurer que les analyses et les décisions d’investissement prennent en compte ces enjeux de manière cohérente et systématique. Un exemple concret de ce type de collaboration est le marketing et la distribution des analogues de l’hormone ‘GLP-1’, où les risques et les enjeux sont évalués en partenariat avec les gestionnaires de fonds.

Intervenants de la conférence

Des experts reconnus dans le domaine de l’investissement responsable partageront leurs convictions et leurs expériences sur ces enjeux cruciaux :

  • Guillaume Lasserre, Directeur adjoint des Gestions – LBP AM
  • Héléna Charrier, Responsable Solutions ISR – LBP AM
  • Camille Bisconte De Saint-Julien, Analyste Droits humains & Social – LBP AM
  • Christine Lebreton, CSIO – LFDE

Ces intervenants apporteront des perspectives variées et complémentaires sur la manière d’intégrer les droits humains dans les stratégies d’investissement, en illustrant leurs propos par des cas concrets et des exemples pratiques.

Cette conférence représente une opportunité unique pour les professionnels de l’investissement de mieux comprendre les enjeux liés aux droits humains et de découvrir des stratégies pour les intégrer efficacement dans leurs portefeuilles. Rejoignez-nous le mercredi 5 juin 2024, de 9h00 à 10h30, pour une matinée de discussions enrichissantes et de partage d’expertise.

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Advizeo : un engagement pour l’efficacité énergétique et environnementale

Advizeo
Advizeo

Dans un contexte de régulations énergétiques de plus en plus strictes, Advizeo, sous la direction de Cyril SAILLY, a réalisé une avancée significative avec son Référentiel de la Performance Énergétique et Environnementale. Ce projet, visant à évaluer et améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments, répond aux exigences imposées par des réglementations telles que le décret tertiaire et la taxonomie européenne. Cet article explore les différents aspects de cette démarche et ses impacts sur les partenaires et l’industrie.

Le Contexte Réglementaire

Le décret tertiaire impose une réduction de 40 % des consommations énergétiques des bâtiments tertiaires d’ici 2030 par rapport à 2010. Cette mesure vise à diminuer significativement les émissions de gaz à effet de serre et à promouvoir une gestion plus durable des bâtiments. Les entreprises doivent non seulement se conformer à ces exigences, mais aussi adopter des stratégies proactives pour intégrer ces changements dans leur gestion quotidienne.

La Taxonomie Européenne

La taxonomie européenne établit un cadre pour identifier les activités économiques durables, incitant ainsi les entreprises à s’aligner sur des objectifs environnementaux stricts. Cette réglementation encourage une transition vers une économie verte, en soutenant les projets réduisant les impacts environnementaux.

La Démarche d’Advizeo

Advizeo a mis en place un Référentiel Énergie & Carbone pour évaluer la performance énergétique et environnementale des bâtiments de ses partenaires. Ce référentiel inclut des indicateurs clés tels que la performance énergétique, les émissions de carbone et la consommation d’eau, fournissant une vue d’ensemble précise et représentative des bâtiments de bureaux en France.

Méthodologie Rigoureuse

La méthodologie utilisée par Advizeo se base sur des données réelles, collectées auprès de multiples sources telles que les factures des distributeurs d’énergie, les relevés télérelevés et les données de gestion technique du bâtiment (GTB). Ce processus strict garantit des résultats fiables et exploitables, permettant aux entreprises de suivre leur performance et de définir des objectifs de réduction concrets.

Les Partenaires et leurs Contributions

Le référentiel inclut des contributions de divers types d’acteurs, allant des propriétaires aux locataires, et des grands occupants du secteur public et privé. Cette diversité permet de pallier les biais relatifs à la nature des contributeurs et d’obtenir une vision complète et précise des performances énergétiques des bâtiments.

Découvrez le rapport ici

Résultats et Perspectives

Les résultats obtenus à partir du Référentiel Énergie & Carbone sont légèrement supérieurs aux publications sectorielles, ce qui peut s’expliquer par la méthodologie de collecte automatique utilisée par Advizeo. Les indicateurs incluent la performance énergétique surfacique en énergie finale et primaire, les émissions de gaz à effet de serre surfaciques et la consommation d’eau.

Advizeo prévoit d’élargir le Référentiel Énergie & Carbone à d’autres types de bâtiments tels que les commerces, les établissements d’enseignement et de santé. Cette expansion vise à inclure davantage de contributeurs pour obtenir des données encore plus représentatives et pertinentes.

La réalisation du Référentiel Énergie & Carbone par Advizeo représente une avancée significative dans la gestion de la performance énergétique et environnementale des bâtiments. Grâce à la rigueur méthodologique et à l’engagement de ses partenaires, ce projet contribue activement à la transition énergétique en France. Ensemble, Advizeo et ses partenaires continuent d’inspirer le changement et de façonner un avenir plus durable.

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Mirova renforce sa présence dans les énergies renouvelables

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Mirova, une filiale de Natixis Investment Managers spécialisée dans l’investissement durable, vient d’annoncer l’acquisition d’un portefeuille de parcs photovoltaïques solaires et de capacités de stockage dans les îles Baléares. Ce projet, développé par Qualitas Energy et Q-Impact, représente une avancée significative pour la transition énergétique de Minorque. Cet article explore les détails de cette acquisition, ses implications pour la région et les perspectives futures pour l’énergie renouvelable en Europe.

Acquisition d’un portefeuille prometteur

Mirova a signé un accord pour l’achat d’un ensemble d’actifs hybrides “ready-to-build” comprenant deux parcs photovoltaïques d’une capacité totale de près de 60 MWp, avec une capacité de stockage potentielle de 30 MW/120 MWh. Ces actifs, situés à Mahon, Minorque, sont en cours de développement par Qualitas Energy et Q-Impact, avec des prévisions de construction pour mi-2024 et une mise en service début 2026.

Impact environnemental et énergétique

Une fois opérationnels, ces parcs devraient produire environ 92 000 MWh par an, soit environ 20 % de la demande en électricité de l’île de Minorque. Cette production permettra de réduire significativement les émissions de la centrale thermique locale. Ce projet s’inscrit dans le cadre du fonds Mirova Energy Transition 5 (MET5), visant à soutenir des technologies de transition énergétique éprouvées en Europe.

Perspectives de développement durable

Hélène Dimitracopoulos, Investment Director chez Mirova, a souligné l’impact positif attendu de ces actifs sur la résilience énergétique et la durabilité environnementale des îles Baléares. Cette acquisition marque une étape importante pour Mirova, renforçant sa présence en Espagne et contribuant à la transition énergétique de la région. Pablo Valencia de Q-Impact a ajouté que le développement de ces projets démontre l’importance des partenariats public-privé pour favoriser des investissements essentiels à la transition énergétique.

Collaboration et expertise

Ce projet bénéficie de l’expertise de plusieurs conseillers, dont Astris (conseiller financier), CMS-ASL et Linklaters LLP (conseillers juridiques), ainsi que Vector Renewables et Everoze (conseillers techniques). Cette collaboration avec des partenaires de renom assure la qualité et l’efficacité du développement et de la mise en service des parcs photovoltaïques.

L’acquisition par Mirova de ce portefeuille d’actifs photovoltaïques à Minorque représente une avancée majeure pour l’énergie renouvelable dans les îles Baléares. En réduisant les émissions de CO2 et en augmentant la production d’énergie propre, ce projet contribue significativement à la transition énergétique de la région. La collaboration entre Mirova, Qualitas Energy et Q-Impact illustre l’importance de partenariats stratégiques pour développer des infrastructures durables et répondre aux défis énergétiques actuels.

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L’énergie des océans : une source renouvelable pour l’avenir

énergie des océans
Green sea Turtle (Testudines) mammal swimming in tropical underwaters. Turtles in underwater wild animal world. Observation of wildlife ocean. Scuba diving adventure in Ecuador coast

Découvrez comment l’énergie des océans pourrait devenir une source majeure d’énergie renouvelable pour le futur.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Les océans : capteurs d’énergie solaire

Les océans agissent comme de vastes capteurs d’énergie solaire, absorbant une quantité significative de chaleur à la surface de l’eau. Cette énergie solaire directe peut être exploitée grâce à des technologies telles que les panneaux solaires flottants. Ces panneaux, équipés de cellules photovoltaïques, convertissent la lumière du soleil en électricité, offrant ainsi une source d’énergie propre et renouvelable.

Formation des courants marins

L’énergie solaire joue également un rôle crucial dans la formation des courants marins. En chauffant l’atmosphère, elle crée des différences de pression qui génèrent des courants marins. Ces courants peuvent être captés à l’aide d’hydroliennes, des turbines sous-marines conçues pour convertir l’énergie cinétique des courants en électricité. Cette technologie permet de transformer l’énergie des mouvements naturels de l’eau en une source d’énergie renouvelable et durable.

Exploitation des différences de température

Les différences de température entre les eaux de surface et les eaux profondes des océans offrent une autre opportunité pour produire de l’électricité. Les centrales thermiques marines exploitent ces écarts de température en utilisant des cycles thermodynamiques pour actionner des turbines. En captant cette énergie thermique, il est possible de produire de l’électricité de manière efficace et respectueuse de l’environnement, contribuant ainsi à la transition vers des sources d’énergie plus durables.

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Avantages et défis de l’énergie océanique

Avantages

L’utilisation de l’énergie des océans présente plusieurs avantages significatifs :

  • Ressource abondante : les océans offrent une source d’énergie renouvelable abondante et inépuisable grâce à l’énergie solaire, aux courants marins et aux différences de température.
  • Faible empreinte carbone : l’énergie des océans est considérée comme une énergie propre. Contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à la lutte contre le changement climatique.
  • Diversité des technologies : les différentes formes d’énergie marine (éolienne, hydrolienne, thermique) offrent une diversité de technologies permettant de répondre à différents besoins énergétiques.
  • Potentiel de développement économique : l’exploitation de l’énergie des océans peut créer des emplois locaux, stimuler l’innovation technologique et favoriser le développement économique des régions côtières.

Défis

Cependant, cette exploitation soulève également des défis importants :

  • Coûts élevés : les technologies liées à l’énergie des océans peuvent être coûteuses à développer et à déployer, ce qui peut constituer un obstacle à grande échelle.
  • Impact environnemental : l’installation d’infrastructures marines peut avoir un impact sur les écosystèmes marins, perturbant la faune et la flore locales.
  • Intermittence et variabilité : certaines formes d’énergie marine, comme l’énergie éolienne et des courants, peuvent être intermittentes et variables. Nécessitant des solutions de stockage et de gestion de l’énergie.
  • Conflits d’usage : l’utilisation de l’espace marin pour l’énergie des océans peut entrer en conflit avec d’autres activités. Telles que la pêche, le transport maritime ou la préservation de la biodiversité.

Différentes Formes d’Énergie Océanique

L’énergie éolienne marine est produite par des éoliennes installées en mer. Captant la force du vent pour produire de l’électricité. Les conditions venteuses en mer offrent un potentiel important pour cette forme d’énergie. L’énergie des vagues est générée par le mouvement des vagues de l’océan. Des dispositifs tels que les générateurs houlomoteurs peuvent convertir ce mouvement en électricité, offrant une source d’énergie renouvelable.

L’énergie marémotrice est produite en exploitant les variations de hauteur des marées. Les centrales marémotrices utilisent des turbines pour convertir l’énergie des marées en électricité. L’énergie thermique des mers exploite les différences de température entre les eaux chaudes de surface et les eaux froides des profondeurs. Cette différence peut être utilisée pour produire de l’électricité. L’énergie osmotique, également appelée énergie haline, est produite en exploitant les différences de salinité entre l’eau de mer et l’eau douce. Ce processus peut être utilisé pour générer de l’électricité.

En combinant ces différentes formes d’énergie marine, il est possible d’exploiter efficacement le potentiel énergétique des océans. Pour répondre aux besoins en énergie de manière durable et respectueuse de l’environnement. L’énergie des océans offre des opportunités importantes pour diversifier notre mix énergétique et réduire notre dépendance aux combustibles fossiles. Cependant, il est crucial de mener une réflexion approfondie sur les implications environnementales et sociales de son utilisation. Tout en favorisant l’innovation et le développement durable dans ce domaine en pleine expansion.

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