Fonds ESG en Europe : ce que révèle le classement des 100 plus grandes sociétés de gestion en 2026

Fonds ESG en Europe

L’investissement durable n’est plus un segment de niche du marché européen de la gestion collective. Il n’y est pas non plus réparti de façon homogène. C’est l’enseignement central d’une lecture ESG du Fund Family Digest: Europe in 2026 de Morningstar, étude qui compare les 100 plus grandes sociétés de gestion actives en Europe selon leurs encours en fonds ouverts et en ETF.

Signé par Thomas De Fauw (CAIA), Bridget B. Hughes (CFA), Alyssa Stankiewicz et Maciej Kowara, le document arrête ses données au 30 juin 2026. Ce n’est pas un rapport dédié à la finance durable, mais chacune des 100 fiches sociétés comporte un bloc « Sustainability » livrant deux indicateurs comparables : la part des fonds classés article 8 ou 9 au titre du règlement SFDR, et la part des fonds dont l’exposition au risque ESG est faible ou inférieure à la moyenne. Mis bout à bout, ces 200 points de données dessinent une cartographie inédite des fonds ESG en Europe.

Un marché de près de 13 000 milliards d’euros, très inégal sur l’ESG

Les 100 sociétés étudiées cumulent près de 13 000 milliards d’euros d’encours en fonds ouverts et ETF distribués en Europe. La gestion active en représente encore 62 %, soit près de 8 000 milliards d’euros, contre près de 5 000 milliards pour la gestion indicielle.

Top 10 des sociétés de gestion en Europe par encours en fonds et ETF, juin 2026
Les 10 premières sociétés de gestion en Europe par encours (Md€), au 30 juin 2026. Source : Morningstar, Fund Family Digest: Europe in 2026.

Cette masse d’actifs reste dispersée. Au 30 juin 2026, les cinq premiers gestionnaires concentraient un peu plus du tiers des encours du panel, comme un an plus tôt. Aux États-Unis, Vanguard pèse à elle seule 28 % des actifs et le trio Vanguard-BlackRock-Fidelity dépasse la moitié des encours des 150 premières maisons. Le marché européen des fonds reste donc fragmenté, avec une conséquence directe pour la finance durable : aucun acteur n’y a la taille suffisante pour imposer seul un standard ESG.

Ce que mesurent, et ne mesurent pas, les deux indicateurs ESG

Les deux mesures publiées doivent être distinguées, car Morningstar insiste sur leur nature différente.

La classification SFDR relève de la réglementation européenne. Les fonds article 8 promeuvent des caractéristiques de durabilité sans en faire leur objectif central ; les fonds article 9 placent la durabilité au cœur de leur objectif d’investissement. L’indicateur publié correspond au pourcentage des fonds d’une société relevant de l’une de ces catégories : une mesure déclarative et documentaire.

La note de risque ESG Morningstar quantifie au contraire l’exposition d’un portefeuille aux risques environnementaux, sociaux et de gouvernance financièrement significatifs, à partir des notations de sociétés et d’émetteurs souverains de Sustainalytics, et s’exprime en globes. Le rapport retient la part des fonds à risque ESG faible (cinq globes) ou inférieur à la moyenne (quatre globes). Morningstar avertit noir sur blanc que cet indicateur n’indique pas si un fonds poursuit un mandat d’investissement durable, et que seuls les fonds couverts par la notation entrent dans le calcul.

L’un mesure une intention encadrée par le droit européen, l’autre une exposition réelle au risque extra-financier. Les deux ne se recouvrent que partiellement.

SFDR article 8 et 9 : une médiane à 49,5 % et des écarts extrêmes

En agrégeant les 100 fiches du rapport, la part médiane de fonds classés article 8 ou 9 s’établit à 49,5 %, pour une moyenne simple de 54,4 %. Exactement la moitié du panel dépasse le seuil de 50 % de fonds labellisés.

Cette moyenne masque une dispersion considérable. Le premier quartile se situe à 32 %, le troisième à 79 %. Trente sociétés affichent au moins 75 % de fonds article 8 ou 9, seize restent sous 25 %. L’amplitude va de 0 % pour Phoenix Group, seule maison à ne déclarer aucun fonds labellisé, à 100 % pour trois sociétés.

Trois maisons à 100 % de fonds classés SFDR

Trois gestionnaires déclarent l’intégralité de leur gamme européenne en article 8 ou 9 : le suédois Länsförsäkringar (46 milliards d’euros d’encours européens), l’allemand Flossbach von Storch (42 milliards) et le néerlandais Cardano Asset Management (26 milliards). Deux autres suivent à 99 % : Swedbank (205 milliards) et Storebrand (90 milliards).

Aucune ne figure dans les dix premières par encours. Le constat est structurant : les taux de labellisation les plus élevés se rencontrent chez des acteurs de taille intermédiaire, souvent adossés à des groupes bancaires ou assurantiels domestiques, plutôt que chez les géants mondiaux.

Risque ESG des portefeuilles : un lien seulement partiel avec le label

Le second indicateur raconte une autre histoire. La part médiane de fonds à risque ESG faible ou inférieur à la moyenne s’élève à 43 %, pour une moyenne de 44,5 %. Trente-deux sociétés dépassent 50 %, huit restent sous 25 %.

Le rapprochement des deux séries est instructif : sur l’ensemble du panel, la corrélation entre part de fonds article 8 ou 9 et part de fonds à faible risque ESG ressort à environ 0,38. Un lien positif, mais loin d’être mécanique. Le label SFDR n’explique donc qu’une partie du profil de risque extra-financier réel des gammes.

Les divergences les plus marquantes

Certaines sociétés très labellisées comptent peu de portefeuilles à faible risque ESG : KLP (87 % de fonds article 8 ou 9 pour 21 % de fonds à faible risque), Neuberger Berman (86 % contre 23 %), Wellington Management (81 % contre 26 %), Polar Capital (91 % contre 28 %), DNB (95 % contre 33 %), MFS (82 % contre 33 %). Ces écarts peuvent refléter des choix sectoriels ou géographiques dans des univers structurellement plus exposés.

À l’inverse, des maisons peu engagées dans la labellisation affichent des portefeuilles bien positionnés : CaixaBank (19 % contre 61 %), BBVA (13 % contre 53 %), Mediolanum (19 % contre 50 %), Pimco (28 % contre 46 %), Deka (22 % contre 46 %).

Le cas de LGT Capital Partners mérite une mention à part. La société combine 91 % de fonds article 8 ou 9 et le meilleur score du panel sur le risque ESG, avec 89 % de fonds à risque faible ou inférieur à la moyenne. Elle recueille pourtant une note Parent « Low » attribuée par algorithme, en raison d’une tarification située dans l’avant-dernier décile mondial, de ratios de succès dans le bas du panel et d’un taux de rétention des gérants dans la fourchette basse. Un excellent profil ESG ne préjuge donc pas de la qualité globale d’une maison de gestion.

Les gérants nordiques dominent l’investissement durable européen

C’est le résultat le plus net de cette lecture. En isolant dix acteurs nordiques du panel, la part moyenne de fonds classés article 8 ou 9 atteint 92,5 %, très au-dessus de la moyenne du classement.

SociétéEncours Europe (Md€)Fonds art. 8 et 9Risque ESG faible / inférieur
Länsförsäkringar46100 %78 %
Swedbank20599 %60 %
Storebrand9099 %48 %
DNB7495 %33 %
Sparinvest3794 %55 %
Danske Invest9793 %46 %
Handelsbanken11991 %36 %
SEB8088 %53 %
KLP5187 %21 %
Nordea Asset Management29679 %50 %

Nordea, l’ESG comme choix industriel

Nordea Asset Management est la plus grande de ces maisons, avec 296 milliards d’euros d’encours européens et une huitième place au classement général. Le rapport en fait un exemple documenté d’intégration stratégique de la durabilité : l’investissement durable y constitue une priorité affirmée, déclinée en offres actions et obligataires à ESG intégré et en stratégies thématiques. Morningstar note que la majorité des nouveaux produits relève de ses gammes durables, et que la société continue de lancer des fonds à l’intérieur de son cercle de compétences.

Cette discipline se retrouve dans la gestion des capacités, avec la fermeture progressive de plusieurs stratégies clés pour limiter l’inflation des encours, à l’exception regrettable, souligne le rapport, de sa stratégie small caps nordiques. L’ensemble a justifié un relèvement de sa note Parent à « Above Average ». Nordea illustre qu’un positionnement ESG affirmé peut coexister avec une gouvernance produit exigeante.

Les dix premières sociétés de gestion sont moins labellisées que le reste du marché

Le contraste entre les géants et le reste du panel est l’un des enseignements ESG les plus solides. En moyenne, les dix premières sociétés par encours affichent 46,5 % de fonds article 8 ou 9 et 41,5 % de fonds à faible risque ESG, contre 55,3 % et 44,9 % pour les 90 autres.

SociétéEncours Europe (Md€)Fonds art. 8 et 9Risque ESG faible / inférieurNote Parent
BlackRock/iShares1 84231 %33 %Above Average
Amundi/Lyxor73358 %49 %Average
UBS Asset Management72421 %41 %Average
Vanguard53816 %22 %High
DWS/Xtrackers52951 %49 %Average
J.P. Morgan Asset Management33150 %29 %High
BNP Paribas Asset Management31765 %56 %Average
Nordea Asset Management29679 %50 %Above Average
Union Investment28745 %41 %Average
Fidelity International26449 %45 %Above Average

BlackRock et Vanguard : le poids de la gestion indicielle

BlackRock conserve la première place avec 1 842 milliards d’euros d’encours européens, davantage qu’Amundi (733 milliards) et UBS (724 milliards) réunis. Environ 80 % de ses encours relèvent de stratégies indicielles, portées par l’iShares Core S&P 500 ETF (plus de 130 milliards d’euros) et l’iShares Core MSCI World UCITS ETF (plus de 125 milliards). Sa part de fonds article 8 ou 9 s’établit à 31 %.

Concentration du marché européen des fonds au 30 juin 2026. Source : Morningstar.

Vanguard, dont le modèle est presque intégralement indiciel, affiche les chiffres les plus bas des dix premiers : 16 % de fonds article 8 ou 9 et 22 % de fonds à faible risque ESG. La société détient pourtant une note Parent « High » et le meilleur profil du panel en notes Medalist, portée par des frais très compétitifs.

Amundi, BNP Paribas AM et DWS : les européens plus engagés

Les acteurs continentaux du top 10 affichent des taux de labellisation nettement supérieurs. Amundi/Lyxor déclare 58 % de fonds article 8 ou 9 et a gagné un point de part de marché européenne sur un an. BNP Paribas Asset Management atteint 65 %, meilleur score du top 10 après Nordea, et fait son entrée dans les dix premiers avec 2 % de part de marché à la suite de sa fusion avec AXA Investment Managers, finalisée en juillet 2025. Le rapport relève que les deux entités avaient l’une et l’autre fait de l’investissement durable une priorité ces dernières années. DWS/Xtrackers se situe à 51 %.

Élargie aux onze maisons françaises ou franco-européennes du panel, dont Natixis IM, Ofi Invest, LBP AM, Carmignac, Crédit Mutuel AM et Lazard, la moyenne monte à 68 % de fonds article 8 ou 9 et 62 % de fonds à faible risque ESG. LBP AM se distingue avec 93 % et 79 %, Ofi Invest avec 66 % et 73 %.

Gestion passive et ETF : un frein structurel à la labellisation SFDR

Le rapport documente une bascule de fond du marché, aux implications ESG directes. Au deuxième trimestre 2026, les fonds indiciels ont capté 75 % de la collecte nette totale des fonds européens. Les fonds ouverts représentent encore environ 75 % des encours du panel, contre plus de 80 % un an plus tôt, l’écart bénéficiant aux ETF.

Or gestion indicielle et labellisation SFDR semblent aller en sens inverse. Les huit sociétés dont plus de 75 % des encours sont gérés passivement affichent en moyenne 39,5 % de fonds article 8 ou 9 et 29,8 % de fonds à faible risque ESG, nettement sous la moyenne générale.

Le marché européen des ETF est par ailleurs bien plus concentré que la gestion active : BlackRock pèse à elle seule 30 % des encours indiciels du panel, devant Vanguard (11 %), UBS (10 %), Amundi (9 %) et DWS (6 %), les 95 autres se partageant 35 %. Dans le même temps, 65 des 100 sociétés étudiées ne déclarent aucun encours en ETF. La croissance de l’enveloppe ETF se concentre donc chez quelques acteurs aux taux de labellisation parmi les plus faibles.

Concentration de la gestion active en Europe, part des cinq premières sociétés
Concentration de la gestion passive en Europe, BlackRock à 30 % des encours indiciels

Gestion active contre gestion passive : deux niveaux de concentration très différents, au 30 juin 2026. Source : Morningstar.

La dynamique des ETF actifs pourrait rebattre les cartes : leurs encours européens atteignaient 108 milliards d’euros fin juin 2026, près du triple du niveau de fin 2023. J.P. Morgan Asset Management mène ce mouvement, avec 15 % de ses encours européens logés en ETF alors que 5 % seulement relèvent de la gestion indicielle.

Top 10 des sociétés de gestion en Europe par encours en ETF, juin 2026
Les 10 premières sociétés par encours en ETF européens (Md€). Source : Morningstar.

Note Parent Morningstar : la gouvernance ne se confond pas avec l’ESG

Le pilier central du rapport reste la note Parent, qui exprime l’opinion des analystes de Morningstar sur la façon dont une société administre le capital dans le meilleur intérêt de ses investisseurs : culture d’investissement, pratiques d’entreprise, philosophie de rémunération et de tarification, capacité à attirer et retenir les talents, risque de personne clé et planification des successions.

Les analystes attribuent une note Parent à 51 des 100 sociétés du panel, les autres recevant une note dérivée d’un algorithme. Sept sociétés seulement obtiennent la note maximale « High » de la part des analystes : Vanguard, JPMorgan, Pimco, Dimensional, Capital Group, Wellington Management et MFS. Trois autres portent une note « High » d’origine quantitative : DNB, KLP et Phoenix Group.

Sociétés de gestion notées High sur le pilier Parent Morningstar en Europe en 2026
Les sept sociétés notées « High » sur le pilier Parent par les analystes Morningstar. Source : Morningstar.

Deux relèvements notables en 2026

J.P. Morgan Asset Management passe de « Above Average » à « High ». Morningstar souligne la construction progressive d’un historique de gérance solide, l’amélioration continue des équipes, des ressources et des processus, ainsi qu’une approche consultative envers les conseillers financiers, appuyée sur sa série Guide to the Markets. Pimco obtient également « High », décrite comme une maison au meilleur de sa forme, référence historique de la gestion obligataire.

Aucun de ces relèvements ne repose sur des critères ESG au sens strict. La note Parent évalue la gérance, l’alignement d’intérêts et la gouvernance produit, pas l’intensité de l’offre durable.

À l’autre extrémité du spectre

VanEck entre au classement grâce au succès de ses fonds thématiques et sectoriels, notamment sur la défense et les semi-conducteurs. Cette même expansion vers des lancements suivant les tendances de marché, suivis de fermetures, nourrit des inquiétudes sur l’exécution et la qualité de gérance, et vaut à la société une note « Below Average ». Fundsmith est de son côté sortie du top 100 cette année, après Comgest en 2025.

Greenwashing, gouvernance et transparence : les signaux qualitatifs

DWS : l’affaire de greenwashing et ses suites

Le cas le plus documenté est celui de DWS, visée par des allégations de greenwashing qui ont conduit à des enquêtes réglementaires et à la démission de son directeur général. Les autorités ont clos leurs investigations aux États-Unis en 2023 et en Allemagne en 2025, avec des amendes qualifiées de mineures, mais l’affaire a représenté un défi réputationnel et réglementaire.

En réponse, DWS a renforcé sa documentation ESG et sa communication externe. Sa gouvernance a été consolidée par la création d’une équipe indépendante de supervision de la durabilité, chargée de veiller à la mise en œuvre effective et au respect des standards ESG. La société déclare aujourd’hui 51 % de fonds article 8 ou 9 et 49 % de fonds à faible risque ESG.

Actionnariat actif, héritage durable et rapprochements

  • Legal & General Investment Management reste selon Morningstar un leader de l’actionnariat actif, son équipe de stewardship continuant de se démarquer malgré une certaine rotation.
  • Swisscanto est décrite comme une organisation dont l’orientation vers la durabilité est solidement ancrée, avec des lancements récents centrés sur les actions thématiques et les solutions indicielles durables. Sa part de fonds article 8 ou 9 ressort pourtant à 30 %, nouvelle illustration de l’écart entre culture d’entreprise et périmètre de labellisation.
  • Robeco conserve une note « Above Average » et 89 % de fonds article 8 ou 9, avec une volonté affirmée de fermer les fonds atteignant leurs limites de capacité.
  • Jupiter a annoncé en juillet 2025 l’acquisition de CCLA, gestionnaire britannique pour les organisations caritatives, religieuses et les collectivités locales, pionnier de l’investissement éthique et responsable.
  • Goldman Sachs Asset Management a étendu ses capacités européennes en investissement durable via l’acquisition de NN IP, et ABN AMRO Investment Solutions développe son offre durable avec Boston Trust Walden, EdenTree et Boston Common.

Le « S » et le « G » : mixité des équipes et transparence sur les gérants

Le rapport fournit deux séries exploitables sur les dimensions sociale et de gouvernance interne.

La mixité des équipes de gestion est faible. Sur les 91 sociétés pour lesquelles la répartition est publiée, la part médiane de femmes parmi les gérants nommés s’établit à 7 %, pour une moyenne de 7,7 %. Dix-huit sociétés ne déclarent aucune femme gérante, trente-six restent à 5 % ou moins ; les meilleurs scores reviennent à Cadelux (33 %), SEB (24 %) et Barings (21 %). Une réserve s’impose : à défaut de communication de la société, Morningstar déduit le genre des pronoms employés dans les biographies, et une part parfois considérable des effectifs reste classée en « non disponible ».

La transparence sur l’identité des gérants est un second angle de gouvernance. Seules 18 des 100 maisons publient le nom des gérants sur au moins 95 % de leurs fonds, quand 27 le font sur moins de la moitié de leur gamme. Morningstar neutralise les indicateurs liés aux gérants lorsque plus de 85 % des fonds ne mentionnent aucun nom, comme chez Vanguard. Sur la durée des mandats, MFS arrive en tête et reçoit une note « High », Morningstar saluant son approche transparente des successions et une équipe de recherche formée en interne, à faible rotation.

Ce qu’un investisseur doit retenir sur les fonds ESG en Europe

  1. La labellisation SFDR est majoritaire mais très hétérogène. La moitié des cent plus grandes sociétés européennes déclarent au moins 50 % de leurs fonds en article 8 ou 9, sur une amplitude de 0 % à 100 %.
  2. Le label ne dit pas le risque. Le lien entre part de fonds article 8 ou 9 et part de fonds à faible risque ESG est réel mais modéré, et Morningstar rappelle que sa note de risque ESG n’indique pas si un fonds poursuit un mandat durable.
  3. L’ESG européen a un centre de gravité nordique. Les dix maisons nordiques du panel affichent en moyenne 92,5 % de fonds classés SFDR, et Nordea démontre que cette orientation peut se combiner à une gouvernance produit solide.
  4. La montée de l’indiciel joue en défaveur de la labellisation. Les sociétés les plus fortement indicielles présentent les taux les plus bas, dans un marché où 75 % de la collecte nette du deuxième trimestre 2026 est allée aux fonds passifs.
  5. Qualité de gérance et intensité ESG sont deux axes indépendants. Les dix sociétés notées « High » sur le pilier Parent couvrent tout le spectre, de 0 % de fonds article 8 ou 9 chez Phoenix Group à 95 % chez DNB.

Questions fréquentes sur les fonds ESG en Europe

Quelle est la différence entre un fonds article 8 et un fonds article 9 ? Un fonds article 8 promeut des caractéristiques de durabilité sans en faire son objectif principal. Un fonds article 9 place la durabilité au cœur de son objectif d’investissement.

La note de risque ESG Morningstar indique-t-elle qu’un fonds est durable ? Non. Morningstar précise que cette note quantifie l’exposition d’un portefeuille aux risques ESG financièrement significatifs, sans indiquer si le fonds poursuit un mandat d’investissement durable.

Quelle société de gestion européenne est la plus engagée sur l’ESG ? Selon la part de fonds classés article 8 ou 9, trois sociétés atteignent 100 % : Länsförsäkringar, Flossbach von Storch et Cardano Asset Management. Sur le critère du risque ESG des portefeuilles, LGT Capital Partners arrive en tête avec 89 % de fonds à risque faible ou inférieur à la moyenne.

Le rapport couvre-t-il les fonds ELTIF et les actifs privés ? Non. Morningstar exclut pour l’instant les ELTIF, les LTAF britanniques et les autres fonds semi-liquides : les chiffres relatifs aux fonds alternatifs sont donc sous-estimés pour les maisons qui en lancent. Plus de 100 sociétés ont enregistré de tels véhicules, mais aucune des 100 premières n’y présente d’exposition importante.

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