Rothschild & Co Asset Management enregistre une collecte record

Asset Managers
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Rothschild & Co Asset Management réalise une année record avec une collecte nette de 5,4 milliards d’euros, portant ses encours à 31 milliards d’euros (+34 % en un an). Les fonds obligataires, dont R-co Target 2028 IG, ont été les principaux contributeurs. L’expansion géographique et les renforcements d’équipe sont notables. L’utilisation de la technologie blockchain via IZNES et le lancement de nouveaux fonds en 2024 consolideront davantage la position de leader de la société dans les actifs obligataires.

Année Record pour Rothschild & Co Asset Management en 2023

Rothschild & Co Asset Management clôture une année exceptionnelle en France. Se hissant au premier rang pour la collecte (hors trésorerie) et se classant dans le top décile en Europe. En 2023, la société a enregistré une collecte nette de 5,4 milliards d’euros. Faisant grimper ses encours sous gestion à 31 milliards d’euros, soit une progression de +34 % sur un an.

Cette performance résulte principalement du succès de ses fonds obligataires. Notamment R-co Target 2028 IG, avec 1,5 milliard de collecte, et R-co Conviction Credit Euro, qui a attiré 700 millions d’euros. La gestion diversifiée a également contribué de manière significative. Avec le fonds R-co Valor dépassant les 4,2 milliards d’euros (+600 millions d’euros sur l’année).

Expansion Géographique et Renforcements d’Équipe

La société observe une accélération marquée du développement de la distribution en dehors de la France, notamment au Benelux, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Pour soutenir cette croissance, des renforcements d’équipes commerciales ont eu lieu, avec d’autres recrutements prévus en 2024 pour accélérer davantage le développement sur ces marchés. Entrée au capital d’IZNES en avril dernier, Rothschild & Co Asset Management a également intensifié sa distribution de fonds via la technologie blockchain, référençant l’ensemble de sa gamme sur la place de marché IZNES. En 2024, la société prévoit de consolider sa position de leader sur la classe d’actifs obligataire en élargissant la commercialisation de ses nouveaux fonds à échéance, tels que R-co Target 2027 HY et R-co Target 2029 IG. Cette année marquera également le trentième anniversaire de R-co Valor, l’expertise historique au cœur de la maison.

Double discours de Carlos Tavares

Double discours de Carlos Tavares
Double discours de Carlos Tavares


Carlos Tavares, PDG de Stellantis, suscite des interrogations avec ses critiques envers les voitures électriques malgré la production massive de Stellantis dans ce domaine. Son discours, a priori contradictoire, s’explique par la stratégie industrielle du groupe. Tavares met en avant les véhicules “biénergie”, offrant une flexibilité précieuse face aux incertitudes du marché. Sa position souligne les enjeux économiques et l’adaptabilité nécessaire dans un secteur en mutation, affectant l’industrie pétrolière et stimulant l’innovation.

Stellantis : Le paradoxe de Carlos Tavares face aux voitures électriques

À première vue, cela semble être une contradiction flagrante. Carlos Tavares, le PDG de Stellantis, a exprimé récemment des réserves assez marquées à l’égard des voitures électriques. Malgré le fait que son groupe en produise en grande quantité. Suite à la fusion de PSA et Fiat-Chrysler en 2021, Stellantis occupe une place de choix sur le marché européen. Aux côtés de Volkswagen et Tesla. Carlos Tavares n’a jamais caché son manque d’enthousiasme pour les véhicules électriques. Critiquant même les réglementations de l’UE lorsque celle-ci a annoncé la fin des ventes de nouvelles voitures thermiques d’ici 2035. Alors que ses homologues adoptent une position plus conciliante face à l’urgence climatique. Le dirigeant portugais évoque désormais la possibilité d’un revirement de situation. Récemment, il a mis en garde en déclarant :

“Nous devons rester attentifs aux résultats des élections américaines et européennes et nous assurer que l’électrification est réellement la voie que les gens veulent suivre.”

« Progressistes dogmatiques » versus « populistes »

Carlos Tavares, le PDG de Stellantis, esquisse deux scénarios pour l’avenir des voitures électriques. Selon lui, une victoire des « progressistes dogmatiques » entraînerait une accélération de l’électrification, tandis qu’une victoire des « populistes » conduirait à un ralentissement. Tavares met en garde les consommateurs. Suggérant que leur liberté de déplacement serait menacée par l’avènement rapide des voitures électriques. Malgré les investissements massifs de Stellantis dans cette technologie. Cette position peut être replacée dans le contexte américain. Où Stellantis a un retard par rapport à ses concurrents dans la transition vers l’électrification. Un retard qui pourrait s’avérer stratégique compte tenu des incertitudes politiques.

Jouer sur les points sensibles

La tactique industrielle de Carlos Tavares consiste à attaquer de front les problèmes. Face aux incertitudes quant à la progression des ventes de voitures électriques, Stellantis a opté pour une approche singulière. En développant des plateformes automobiles “biénergie” dès la fin des années 2010, se démarquant ainsi de ses concurrents. Cette stratégie lui permet d’assembler des modèles électriques ou thermiques sur la même base technique et ligne de production. Les futurs succès envisagés pour 2024, tels que la Peugeot e-3008 et la Citroën e-C3, sont conçus selon ce principe. Bien que cette option puisse comporter des inconvénients en termes de performance routière et d’efficacité industrielle, selon les analystes de Bank of America.

Carlos Tavares chez Stellantis : entre électrique et essence

Cette stratégie offre un avantage crucial à Carlos Tavares. Lui permettant d’ajuster la production en fonction des incertitudes du marché de l’électrique et des évolutions politiques. Sans immobiliser une usine en cas de chute des ventes d’une motorisation donnée. En insistant sur l’incertitude entourant l’avenir de l’électrique. Carlos Tavares transforme ainsi un léger désavantage compétitif en un avantage stratégique majeur.

Pour comprendre le discours de Carlos Tavares, il faut suivre l’argent. Les voitures thermiques, représentant la quintessence de la “liberté de mobilité” chère au dirigeant de Stellantis. Elles sont également les plus rentables. Actuellement, les véhicules électriques sont “structurellement moins rentables”, comme l’a souligné le dirigeant devant des investisseurs en novembre. Ainsi, l’objectif immédiat de Stellantis est de maintenir d’excellents résultats financiers grâce à la vente de véhicules à essence.

D’autant plus que la concurrence sur les prix fait rage parmi les constructeurs de voitures électriques. Réduisant encore davantage les maigres profits, voire les rendant inexistants, sur ces produits. Le passionné de rallye sait également que, à plus long terme, le moteur à combustion n’a pas d’avenir radieux dans les pays développés. Mais il reconnait l’importance de régler le problème climatique.

Débat stratégique chez Stellantis

Carlos Tavares, patron de Stellantis, suscite des interrogations sur le rythme de la transition automobile. Accélérer signifierait affronter la concurrence intense des voitures électriques. Réduire les profits et s’exposer à la vulnérabilité, une perspective que Tavares cherche à éviter à tout prix. D’un autre côté, freiner permet de préserver les marges à court terme. Mais risque d’affaiblir l’entreprise face à la révolution inévitable à moyen terme, comme l’a souligné Christophe Périllat de Valeo. La stratégie de Tavares semble équilibrer ces défis pour Stellantis.

Avantages et inconvénients

Les voitures électriques présentent plusieurs avantages environnementaux significatifs. Elles contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Émettent moins de polluants locaux, utilisent des sources d’énergie renouvelable, et offrent une efficacité énergétique accrue. De plus, elles contribuent à la diversification du mix énergétique, réduisent le bruit, et bénéficient d’incitations gouvernementales encourageant leur adoption. Cependant, des inconvénients subsistent, notamment l’impact environnemental de la production des batteries. La dépendance aux métaux rares, la gestion des déchets de batteries, et le besoin d’infrastructures de charge coûteuses. La voiture électrique dépend également de la source d’électricité utilisée, ce qui peut influencer son empreinte carbone.

D’un autre côté, les voitures à essence émettent des gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques. Contribuant aux problèmes environnementaux.

A lire aussi : Affaire SCOR-Covéa : le dirigeant d’Aéma au centre de la tempête.

Baromètre TPE 2023 : entre préoccupations et confiance mesurée

Baromètre TPE 2024
Baromètre TPE 2024

Baromètre TPE 2023 : les petites entreprises naviguent avec prudence dans une conjoncture délicate, entre stagnation anticipée et confiance renouvelée envers le gouvernement. Décryptage des tendances du 4e trimestre 2023 et des relations résilientes entre dirigeants de TPE et leurs banques.

Baromètre TPE 2023 : les dirigeants de TPE et leur banque

La 74ème édition du Baromètre des TPE, réalisée par l’IFOP pour Fiducial, dévoile une prudence des dirigeants face à 2024. Entre inquiétudes croissantes pour leur activité et une confiance renouvelée envers le gouvernement, les petites entreprises naviguent dans une conjoncture tendue.

Des relations bancaires résilientes

Malgré les défis économiques, les relations entre dirigeants de TPE et banquiers demeurent solides. La banque est perçue comme un partenaire offrant des conseils pertinents, même dans des périodes délicates.

Attentisme et confiance sélective

Les dirigeants affichent un certain attentisme pour 2024, tablant majoritairement sur une stagnation de leurs activités. Cependant, une confiance croissante émerge envers les mesures gouvernementales, avec 39% exprimant leur confiance, une hausse de 12 points par rapport au trimestre précédent.

Difficultés financières accentuées

Pour un tiers des dirigeants de TPE, les difficultés financières persistent, bien que légèrement en hausse sur trois mois. Parmi eux, 15% font face à des difficultés importantes. La précarisation touche les entreprises fragiles, avec 45% envisageant de déposer le bilan ou de cesser leur activité, un chiffre doublé par rapport au trimestre précédent.

Tensions sur les trésoreries

Les taux d’intérêt actuels poussent 13% des dirigeants à renoncer à des emprunts. Du côté de l’emploi, les embauches restent stables, avec 13% des dirigeants prévoyant d’embaucher, tandis que 6% anticipent des suppressions de postes.

Perspectives contrastées pour 2024

En 2024, les dirigeants se projettent majoritairement vers une stagnation de leur activité. Cependant, 43% des décideurs des grandes TPE et entreprises de services B2C visent la croissance.

Baromètre TPE : focus sur les relations avec les banques

Prédominance des banques traditionnelles

Le Baromètre TPE révèle que malgré l’évolution du paysage bancaire, 78% des dirigeants travaillent avec une seule banque. La simplicité et la relation personnelle sont les principaux critères de choix, avec seulement 7% envisageant une banque en ligne.

Satisfaction malgré les difficultés

Malgré des situations bancaires parfois difficiles, 83% des dirigeants sont satisfaits de leur relation bancaire. Les banques sont perçues comme des partenaires de conseil et de soutien.

Prévisions de changements en 2024

En dépit du contexte inflationniste, seulement 25% des chefs d’entreprise envisagent de faire jouer la concurrence en 2024, 17% prévoient de travailler avec plusieurs banques, et 15% pensent changer de banque.

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Affaire SCOR-Covéa : le dirigeant d’Aéma au centre de la tempête.

Affaire SCOR-Covéa
Affaire SCOR-Covéa

Adrien Couret, PDG d’Aéma (Aésio, Macif), fait partie des personnes mises en examen pour leur implication présumée dans une tentative de déstabilisation de l’assureur mutualiste Covéa. Lors de l’acquisition de PartnerRe, selon les informations de “Libération”.

Affaire SCOR-Covéa : Adrien Couret au cœur de la tourmente

L’affaire secoue le secteur de l’assurance et l’élite parisienne. Impliquant plusieurs grands dirigeants qui se seraient unis pour saboter le rachat du réassureur PartnerRe. Un rachat par le géant mutualiste Covéa (GMF, MAAF, MMA), propriété de la famille Agnelli. Adrien Couret, à la tête d’Aéma depuis sa création, est l’une des cinq personnes mises en examen cet automne. Un examen pour “tentative d’escroquerie en bande organisée” et “dénonciation calomnieuse”, révèle “Libération”.

Rapport des enquêteurs : Denis Kessler, décédé en juin, Jean-Claude Seys et Adrien Couret. Tous accusés d’être les commanditaires de la tentative de manipulation visant à déstabiliser Covéa. Jean-Claude Seys a démissionné de plusieurs postes, dont la présidence d’honneur de Covéa, suite aux accusations.

Aéma dans la tourmente : réactions face aux accusations

En réaction à l’article de « Libération », Aéma refuse tout commentaire sur la procédure en cours. Soulignant que ses dirigeants restent focalisés sur les opérations de l’entreprise. Aéma met en garde contre les accusations sans fondement. Soulignant que les dirigeants demeurent dédiés à leurs responsabilités malgré les allégations. SCOR rappelle que son administrateur Adrien Couret est présumé innocent. Plusieurs sources confirment les tensions entre Denis Kessler et Thierry Derez malgré l’accord de paix de 2021. Le trio Kessler, Seys, Couret serait lié à une initiative de Didier Calmels. Créateur de l’ASPM opposée au rachat de PartnerRe par Covéa. Covéa confirme une information judiciaire en cours depuis mars 2022.

Scandale financier dans le monde de l’assurance

Pour alimenter les manœuvres judiciaires de l’ASPM contre Covéa, des sommes considérables auraient été débloquées. La banque d’affaires Gimar, se positionnant en tant qu’entremetteur, aurait joué un rôle clé. Christian Giacomotto, fondateur de Gimar et proche de Denis Kessler, aurait fait l’objet d’une garde à vue. Bien que jusqu’à présent aucune inculpation n’ait été confirmée, selon les révélations de “Libération”. Gimar aurait supposément reçu des fonds de SCOR et de sa filiale Humensis (PUF, Belin, L’Observatoire). Cette dernière ayant actuellement un mandat de vente attribué à la société de Giacomotto.

Une fraction de ces fonds aurait été détournée vers Jean-Claude Seys et Dominique Paillé, président de l’ASPM. Des allégations suggèrent également que l’ancien député des Deux-Sèvres aurait reçu 100 000 euros de la part du groupe Aéma. Ces accusations jetteraient une ombre sur le secteur de l’assurance. Suscitant des regrets parmi diverses sources proches de l’affaire, et exacerbant notamment les ressentiments envers Adrien Couret. Dont l’ascension fulgurante est l’objet d’envie. Malgré la percée d’Aéma dans le domaine, cette opération aurait engendré des dettes pour le jeune groupe.

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Small Caps françaises en 2024 : un potentiel à réveiller

Small Caps
Small Caps

En 2024, les Small Caps françaises se révèlent comme des joyaux méconnus du marché boursier. Après une année 2023 marquée par la volatilité, ces petites capitalisations intriguent les investisseurs. Entre bilan contrasté et perspectives encourageantes, découvrez comment des entreprises telles qu’Interparfums et Virbac se distinguent, offrant un potentiel attractif dans ce contexte particulier.

Une année boursière contrastée pour les Small Caps

L’exercice boursier 2023 a été marqué par une volatilité notable, notamment pour les petites capitalisations. Initialement délaissées par les investisseurs, ces actions ont toutefois connu un rally en fin d’année malgré les inquiétudes liées à la remontée des taux.

Bilan contrasté et perspectives encourageantes

Sur la période de janvier 2022 à octobre 2023, le bilan était nettement négatif, rappelant la crise de 2007-2008. Cependant, des entreprises moins impactées par la hausse des taux laissent entrevoir des perspectives plus positives.

Valorisation historiquement basse des Small Caps

Les “small caps” affichent actuellement des valorisations au plus bas depuis dix ans, avec souvent une décote d’environ 40% par rapport aux cours d’il y a deux ans. Malgré la possibilité de surprises, le marché semble avoir déjà intégré les mauvaises nouvelles, ouvrant des opportunités à moyen et long terme.

Focus sur deux pépites Françaises

Interparfums : luxe et croissance

Interparfums, spécialisé dans les parfums de luxe via des contrats de licence, se démarque malgré sa récente baisse en Bourse. Ses parfums associés à des marques captives offrent une croissance annuelle de plus de 10%, présentant un potentiel attractif.

Virbac : santé animale en pleine expansion

Virbac, acteur majeur de la santé animale, a doublé sa capitalisation boursière en cinq ans. Sa récente hausse d’objectifs témoigne de sa dynamique positive et de sa forte présence internationale.

Small Caps : opportunités à considérer avec prudence

Malgré les fluctuations, ces entreprises affichent des performances solides, suscitant l’intérêt des investisseurs à la recherche d’opportunités à moyen et long terme. Toutefois, la diligence raisonnable reste essentielle dans ce segment potentiellement plus volatil du marché des small caps.

Découvrez le pic historique de la collecte des fonds en euros en 2023

Critères ESG : indissociables des biais de styles ?

ESG
ESG

L’intégration des critères ESG peut entraîner des biais de styles gestion cycliques, ajoutant un risque supplémentaire pour les investisseurs. Néanmoins, la correction de ces biais peut favoriser une adoption plus étendue de la gestion ISR.

Impacts des biais de styles

La décision d’opter pour une approche ESG ou de réduire le risque climatique dans un portefeuille peut entraîner des biais non intentionnels. Affectant la pondération de certaines zones géographiques, secteurs ou types d’entreprises. Ainsi, cela peut influencer les performances, notamment lorsque ces biais ne correspondent pas aux tendances du marché. Des exemples récents incluent le réajustement brusque des valorisations des valeurs de croissance et la sous-performance des valeurs midcaps. Souvent présentes dans les portefeuilles. La cyclicité de ces biais peut générer une volatilité et un risque supplémentaires. Décourageant certains investisseurs de s’engager dans la gestion ESG.

Corriger les biais dans la gestion ESG

Les indices ESG ou climatiques répercutent ces biais. Mais est-ce que les investisseurs sont obligés de choisir entre le financier et l’extra-financier ? Pas forcément. Une approche consiste à évaluer et à corriger ces biais. En surpondérant les entreprises modèles provenant de secteurs ou de styles structurellement sous-représentés. Cela permet de créer un facteur ESG ou climat plus pur. Indépendant des autres risques, et de rapprocher les portefeuilles des caractéristiques des grands indices de marché. Ainsi réduisant les écarts en termes de style et de secteur. Il reste à repérer ces valeurs correctrices. Celles qui offrent un profil extra-financier attractif et un profil financier complémentaire aux champions ESG traditionnels. Bien que l’évolution des entreprises soit dynamique.

Certaines, telles que Johnson Controls, CVS Health, General Mills, voire Owens Corning par le passé. Ont pu apporter une contribution positive dans des périodes difficiles. Pour les gestions ISR en raison d’un profil valeur et de perspectives de croissance moins spectaculaires.

Cette approche de construction de portefeuille offre à l’investisseur la possibilité d’avoir un portefeuille avec des caractéristiques et/ou climatiques bien supérieures à celles du marché global. Sans pour autant subir les fluctuations de performance liées aux divers biais. Présents dans la plupart des stratégies de gestion de ces critères.

A lire aussi : Un pic historique de la collecte des fonds en euros en 2023 

Un pic historique de la collecte des fonds en euros en 2023 

Un Pic Historique de Collecte sur les Fonds en Euros en 2023
Un Pic Historique de Collecte sur les Fonds en Euros en 2023

Une année prolifique sur les marchés en 2023, marquée par une hausse historique de la collecte des fonds en euros, selon l’Observatoire Nortia. Le fonds euros domine l’assurance-vie, mais les produits structurés gagnent du terrain. Compte-titres en hausse, avec un intérêt croissant pour les produits structurés, les fonds monétaires et obligataires.

Ce remarquable pic historique de la collecte des fonds en euros a été impulsée par l’anticipation généralisée de baisses de taux prévues pour l’année 2024, créant une atmosphère euphorique parmi les investisseurs.

L’Observatoire, basé sur les données recueillies auprès de plus de 2 700 Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP) partenaires de Nortia, offre un panorama dynamique de l’activité dans des domaines clés tels que l’assurance-vie, les comptes-titres et les Plans d’Épargne Retraite (PER). Malgré des signaux économiques plutôt sombres, les investisseurs ont su tirer profit des opportunités sur le marché.

Alors que l’activité économique montrait des signes d’essoufflement avec des taux directeurs élevés et une persistance de l’inflation, les investisseurs ont trouvé des occasions lucratives sur certains produits. Dans le secteur de l’assurance-vie, le fonds euros a été le choix privilégié avec 70% de la collecte brute au dernier trimestre. Les produits structurés ont représenté près de 30% des unités de compte, confirmant leur attractivité.

Les fonds monétaires et obligataires ont également attiré de nouveaux investisseurs, offrant diversification, portage et rendement significatif, même sur un horizon court terme. Bien que les actions aient tenté une reprise avec près de 10% des versements, les supports immobiliers en assurance-vie ont enregistré un point bas historique à 8,7%.

Un pic historique de la collecte des fonds en euros 

Du côté des comptes-titres, la dynamique positive s’est maintenue avec une progression notable des produits structurés en banque. Les fonds monétaires ont doublé leur collecte par rapport au trimestre précédent, grâce à leur couple risque/rendement attractif. Les fonds obligataires ont également gagné en popularité, doublant presque leur volume au cours du dernier trimestre. Les fonds actions ont marqué une augmentation, ouvrant la voie à un nouvel horizon malgré la période difficile pour cette classe d’actif.

En résumé, malgré les incertitudes liées aux éventuelles baisses de taux, l’année 2023 a été caractérisée par une activité économique et financière dynamique, marquée par un regain d’intérêt des épargnants pour les marchés financiers. Les Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP), en première ligne, ont joué un rôle essentiel en guidant leurs clients vers des objectifs financiers variés tout en capitalisant sur les opportunités de marché. Une tendance positive qui semble se profiler pour l’année à venir.

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1er baromètre de la transition écologique de la Caisse d’épargne

Baromètre
Baromètre

La Caisse d’Épargne dévoile son premier baromètre de la transition écologique. Elle investira 3,4 milliards d’euros dans cette transition au niveau local en 2024.

Attentes et besoins en transition écologique

La Caisse d’Épargne dévoile les résultats de son premier baromètre sur la transition écologique. Mené par Harris Interactive auprès du grand public, des professionnels, des entreprises et des collectivités. Cette initiative vise à comprendre leur perception, leurs attentes et leurs besoins en matière de transition écologique. En tant que banque coopérative, régionale et universelle, la Caisse d’Épargne a instauré ce dispositif d’écoute inédit pour mieux accompagner, dans une proximité accrue, l’ensemble de ces publics face à cet enjeu majeur. Deux principaux enseignements émergent de cette étude. La volonté générale d’accélérer la transition écologique, mais la nécessité d’une assistance tant en termes de financement que d’accompagnement. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du Contrat d’Utilité de la Caisse d’Épargne. Comportant 16 engagements concrets visant à être pleinement utile au développement économique, social et environnemental des territoires.

Préoccupations et besoins des français révélés par une nouvelle étude

Un constat partagé par les Français révèle que 82 % d’entre eux sont préoccupés par la transition écologique. Suscitant un besoin urgent de financements et de conseils. Le changement de mode de vie est considéré comme essentiel. En mettant en avant trois domaines prioritaires : l’alimentation (94 %), les déplacements et la mobilité (90 %), ainsi que l’habitat. Avec un accent particulier sur la rénovation énergétique (90 %). Pour intensifier leur engagement en faveur de cette transition, ils expriment principalement deux besoins cruciaux. L’obtention de financements supplémentaires, d’aides et de subventions (73 % considèrent les aides financières actuelles comme insuffisantes). L’accès à davantage d’informations et de partage des bonnes pratiques (moins de 4 Français sur 10 estiment être bien informés sur les différentes aides et solutions disponibles).

Les Français réclament un engagement plus fort de tous les acteurs dans la transition écologique. Montrant une confiance plus élevée envers les entreprises locales (43% accordent une confiance accrue), les entreprises mutualistes (39%) et les PME (38%). En ce qui concerne les banques, les Français plébiscitent spécifiquement des prêts dédiés à la rénovation énergétique de leur logement (65%) et à la mobilité durable (51%).

Entreprises, collectivités, et professionnels exigent des actions concrètes

Entreprises, professionnels et collectivités réclament une accélération urgente de la transition écologique. Près de 75 % des collectivités et 66 % des entreprises estiment que la question est devenue encore plus cruciale. Tous les acteurs sont mobilisés et aspirent à intensifier leurs efforts. En mettant l’accent sur des domaines tels que la rénovation thermique des bâtiments (prioritaire pour 44 % des collectivités et 38 % des entreprises). La gestion et la réduction des déchets (prioritaire pour 48 % des entreprises et 62 % des professionnels). Le développement des énergies renouvelables (prioritaire pour 46 % des professionnels).

Cependant, cette volonté est soumise à deux conditions majeures : une aide financière substantielle et un accompagnement accru. Les entreprises et les collectivités envisagent d’augmenter la part de leur budget allouée à la transition écologique. Toutefois, une majorité significative estime que les aides financières actuelles sont insuffisantes. Insuffisantes pour contribuer de manière significative à cette transition. Ainsi, le besoin de financements, d’aides et de subventions est essentiel. De plus, il est impératif d’être mieux informé sur les différentes options de financement. Une préoccupation majeure pour les collectivités, 55 % des entreprises, 55 % des professionnels et 60 % des particuliers.

Un plan d’action et création du baromètre de la transition écologique

La Caisse d’Épargne annonce un plan d’action robuste pour intensifier la transition écologique. Axé sur deux piliers fondamentaux : le soutien financier et l’accompagnement. En réponse aux résultats de son baromètre. La banque dévoile cinq mesures concrètes visant à guider ses clients dans l’accélération de la transition écologique des territoires. Ces initiatives, complémentaires au Contrat d’Utilité de la Caisse d’Épargne. Comprennent la facilitation de la rénovation énergétique pour les particuliers grâce à des prêts adaptés, avec un accompagnement dédié. La banque continuera également à financer la mobilité durable des particuliers, avec un déploiement accru des prêts “véhicules propres”. Elle s’engage à accélérer les financements de projets vertueux en renforçant la dynamique des Prêts à impact.

La Caisse d’Épargne consacrera des fonds spécifiques à la transition énergétique. Avec 1,5 Md€ alloués au fonds ENR-CE dédié aux grands projets d’énergie renouvelable dans les territoires. Enfin, elle renforce son engagement global en faveur de la transition écologique en consacrant un total de 3,4 Md€ au financement en 2024 pour tous ses clients. Réparti entre les entreprises, les projets de production d’énergie renouvelable, les professionnels et les particuliers.

Jacques-Olivier Hurbal, directeur du Développement à la Caisse d’Épargne. Il souligne que l’étude démontre l’importance de la transition écologique pour les Français et les acteurs locaux. Il met en avant la détermination à adopter des modèles durables dans divers secteurs. Les 15 Caisses d’Épargne, en tant que banques coopératives régionales, s’engagent pleinement dans le Contrat d’Utilité pour accompagner cette transition. Un soutien renforcé est annoncé, avec une enveloppe de 3,4 milliards d’euros dédiée au financement des besoins dans ce domaine. Toute utilisation des données du baromètre doit s’accompagner de la mention « baromètre Caisse d’Epargne ».

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Que devient notre SNBC ?

objectifs décarbonation
objectifs décarbonation

La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC), inscrite dans la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV). Elle représente le plan directeur de la France pour contrer le changement climatique. Elle offre des orientations visant à opérer dans tous les secteurs. La transition vers une économie durable, circulaire et à faible émission de carbone. Fixant une réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2050 et des objectifs à court et moyen termes. Exprimés eux, sous la forme de budgets carbone, la SNBC aspire à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Adoptée en 2015 et révisée en 2018-2019, elle a été officiellement approuvée en avril 2020. Incluant de nouveaux budgets carbone pour les périodes 2019-2023, 2024-2028 et 2029-2033.

La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC)

Instituée par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte. La Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) constitue la feuille de route de la France pour la politique d’atténuation du changement climatique. Elle représente l’un des deux volets de la politique climatique française, aux côtés du Plan national d’adaptation au changement climatique. La SNBC, révisée en 2019, vise désormais la neutralité carbone d’ici 2050. Fixant des budgets carbone comme plafonds d’émissions à ne pas dépasser tous les cinq ans. Élaborée en concertation avec divers acteurs, elle s’aligne sur les engagements nationaux et internationaux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La stratégie prend en compte les avis d’experts et du public. Elle est évaluée environnementalement conformément aux procédures établies en 2019.

Depuis les années 2000, la France a mis en œuvre diverses politiques climatiques. Initiées par le Plan national de lutte contre le changement climatique en 2000, suivi de plans climat successifs. Cette stratégie visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de la France de quatre fois d’ici 2050 par rapport à 1990. Établissant ainsi les premiers budgets carbone jusqu’en 2028. Cependant, malgré ces efforts, l’empreinte carbone des Français n’a pas diminué. En 2018, cette empreinte carbone par habitant était supérieure à celle de 1995, restant relativement constante depuis 2000. Alors que les émissions territoriales diminuent, cette baisse est compensée par une augmentation des émissions liées aux importations. L’adoption de l’Accord de Paris en décembre 2015 marque un tournant international dans la coopération contre le changement climatique. Fixant des objectifs ambitieux pour limiter le réchauffement et reconnaissant le principe d’équité dans l’action climatique mondiale. Exigeant une participation accrue des pays les plus responsables du changement climatique.


Quels sont les objectifs de la SNBC ?

Pour atteindre la neutralité carbone, plusieurs mesures sont indispensables :

  1. Une décarbonation totale de la production d’énergie d’ici 2050. En s’appuyant exclusivement sur des sources spécifiques telles que la biomasse (déchets agricoles et produits bois, bois énergie…). La chaleur environnementale (géothermie, pompes à chaleur…) et l’électricité décarbonée.
  2. Une réduction significative de la consommation d’énergie dans tous les secteurs (plus de 40% par rapport à 2015). Avec un renforcement considérable de l’efficacité énergétique et une promotion de la sobriété. Diminution globale des besoins de la population dans tous les secteurs. Accompagnée d’un changement significatif des modes de consommation sans compromettre le confort).
  3. Une minimisation des émissions non liées à la consommation d’énergie. Comme celles de l’agriculture (réduction d’environ 40% entre 2015 et 2050). Ou des processus industriels (division par deux entre 2015 et 2050).
  4. Un doublement des puits de carbone (naturels et technologiques). Par rapport à leur niveau actuel d’ici 2050 pour absorber les émissions résiduelles incompressibles. Tout en développant la production de biomasse. Toutefois, cette ressource devrait être prioritairement allouée aux usages à forte valeur ajoutée et difficilement substituables par d’autres procédés. Tels que les biocarburants pour le transport maritime ou aérien.

Comment les atteindre ?

En ce qui concerne la recherche et l’innovation, la SNBC recommande de soutenir les entreprises innovantes, de promouvoir la recherche fondamentale et appliquée axée sur une société bas-carbone, et de développer des critères solides pour identifier les projets favorables à la transition.

Pour l’urbanisme et l’aménagement, la SNBC préconise de limiter l’artificialisation des sols, de développer des formes urbaines résilientes et économes en carbone, et d’optimiser l’utilisation des espaces existants. Enfin, pour l’éducation et la sensibilisation, la SNBC encourage à promouvoir une culture du bas-carbone, à sensibiliser et éduquer les citoyens de tous âges, et à assurer l’acceptabilité des mesures de politique publique par le biais d’études sociologiques et de la participation du public.


Il est crucial de favoriser l’intégration des enjeux liés à la transition bas-carbone dans les branches, les entreprises et les territoires, en développant des outils d’analyse des emplois et des compétences, ainsi qu’en mettant en place des actions d’accompagnement, surtout pour les filières les plus impactées. Il est également nécessaire d’ajuster l’appareil de formation initiale et continue en révisant les programmes pour répondre aux besoins professionnels et en actualisant les connaissances des enseignants et formateurs.

Enjeux de la biomasse et de la forêt dans la stratégie bas-carbone française

La prochaine publication du nouveau projet de Stratégie Nationale Bas-Carbone (SNBC) en France suscite des attentes. Mais des lacunes se profilent. Les objectifs ambitieux de réduction des émissions de 55 % d’ici 2030 et de neutralité carbone en 2050 semblent compromis. En raison de contraintes liées à l’approvisionnement insuffisant en biomasse et à l’état préoccupant des forêts. Limitant leur capacité en tant que puits de carbone.

Sous la direction d’Antoine Pellion, les équipes ont collaboré avec chaque ministère pour élaborer un plan d’action exhaustif. Ce plan vise à atteindre un objectif global de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 138 millions de tonnes équivalent CO2 entre 2022 et 2030 (-50 % par rapport à 1990). Les leviers concrets de réduction ont été identifiés. Notamment la transition vers des véhicules plus écologiques, la rénovation des bâtiments et la décarbonation de l’industrie.

Toutefois, il était crucial de placer ces travaux sous l’autorité de Matignon pour valider l’ensemble du plan. Comme le soulignait régulièrement Antoine Pellion lors de l’élaboration de cette vaste feuille de route. Le rôle consiste à vérifier que ‘ça boucle’. En d’autres termes, il faut s’assurer qu’il y aura suffisamment d’électricité, de matières premières et de capacité industrielle, entre autres. Cependant, les simulations de la DGEC indiquent que les modèles ne parviennent ni à atteindre la réduction nette de -55 % d’ici 2030 ni à réaliser la neutralité carbone d’ici 2050. Deux points d’achoppement majeurs émergent : la biomasse et les puits de carbone.

Les simulations gouvernementales révèlent des défis significatifs. Notamment en ce qui concerne l’approvisionnement en déchets agricoles et forestiers pour les méthaniseurs et les usines de biocarburants. Remettant en question la faisabilité globale du projet.

Défi majeur pour la décarbonation

Les projections actuelles pour l’horizon 2030 révèlent des lacunes sur le front des puits de carbone. Alors que les sols et les forêts sont naturellement chargés de l’absorption et du stockage du CO2. Ce processus est fortement compromis par le réchauffement climatique, entraînant une détérioration significative des forêts. Un élément crucial de la stratégie de décarbonation, qui pourrait contribuer à plusieurs points de réduction, se voit ainsi compromis. Les résultats escomptés de -55 % à l’horizon 2030 semblent difficiles à atteindre, se stabilisant plutôt autour de 52 %. Face à cette réalité et conscient du temps nécessaire pour que les arbres absorbent le carbone, le gouvernement reconnaît l’urgence d’intensifier les efforts en matière de gestion forestière.

Bruno Boggiani – expert en finance verte, souligne le rôle central de la SNBC dans la lutte contre le changement climatique en France. La SNBC, intégrée à la Loi de Transition Énergétique pour la Croissance Verte (LTECV), représente le guide directeur du pays pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Il met en évidence son impact sur tous les secteurs, visant une transition vers une économie durable, circulaire et à faible émission de carbone.

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Chute du marché immobilier Chinois

Marchés immobilier en Chine

Le 29 janvier dernier, le géant du marché immobilier chinois Evergrande a fait faillite, entraîné par une dette astronomique de 300 milliards de dollars. Les “trois lignes rouges” imposées par la Chine en 2020 ont conduit à son effondrement financier, accentué par des mesures restrictives sur le financement bancaire.

Chute d’un titan du marché immobilier Chinois

Le 29 janvier dernier, le mastodonte du marché immobilier chinois, Evergrande (China Evergrande Group), s’est effondré. Déposant le bilan suite à la pression du groupe ad hoc des détenteurs d’obligations offshore. Jadis leader incontesté parmi les promoteurs immobiliers en Chine. Evergrande est aujourd’hui englouti par une dette astronomique de 300 milliards de dollars américains. Tandis que ses actifs se limitent à 240 milliards.

Les problèmes financiers d’Evergrande prennent racine dans l’impitoyable campagne de désendettement orchestrée par les autorités chinoises. En 2020, elles ont édicté les “trois lignes rouges” (ou “3RL regulation”) imposant aux promoteurs immobiliers des limites strictes. Un actif ne pouvant dépasser 70 % du passif, des fonds propres devant excéder 100 % de la dette nette, une trésorerie devant couvrir impérativement à 100 % la dette à court terme. Depuis la mise en place de ces règles, Evergrande n’a jamais réussi à s’y conformer.

En parallèle, les banques ont subi des mesures draconiennes. Encadrant le financement des prêts et imposant des règles strictes de dispersion des risques. L’effondrement d’Evergrande résonne comme un avertissement retentissant dans les cercles financiers internationaux.

En 2021, Evergrande a défrayé la chronique en faisant défaut sur sa dette en dollars. La plaçant en faillite aux États-Unis. Cette débâcle a entraîné d’autres promoteurs immobiliers chinois. Son cours de bourse a plongé de 26 à 15 centimes de dollar de Hong Kong. La suspension de sa cotation boursière a été confirmée par un tribunal de Hong Kong. Mettant ainsi un terme à cette saga financière.

L’entreprise la plus surendétée

Evergrande est maintenant tristement célèbre en tant que société la plus surendettée du monde. Elle symbolise de manière frappante l’éclatement de la bulle immobilière en Chine. Ce secteur, qui constituait environ 30 % du PIB, s’est enlisé dans une crise persistante depuis la pandémie. Devenant un puissant agent perturbateur de la croissance chinoise. Les transactions immobilières déclinantes, les prix en chute libre, ainsi que la prolifération d’immeubles inoccupés ou à l’abandon. Cela peigne un sombre tableau de la déliquescence du marché immobilier chinois.

D’importantes conséquences sur l’économie


En 2023, la croissance du PIB chinois ait légèrement dépassé la cible fixée à 5 % par les autorités. Elle demeure bien en deçà du niveau absolu enregistré au cours de la décennie précédente. Cependant, le fait le plus frappant est l’enfoncement de la Chine dans la déflation. Une situation singulière par rapport aux autres pays développés.

La chute d’Evergrande s’inscrit dans une crise de confiance profonde qui ronge le pays depuis plusieurs mois. Marquée par la contre-performance flagrante de la bourse chinoise. Les investisseurs étrangers remettent en question la pertinence de cette zone géographique en tant qu’option d’investissement. Malgré les multiples annonces de mesures par les autorités budgétaires et monétaires pour soutenir le secteur immobilier et l’économie en général, les retombées concrètes tardent à se faire ressentir. Il est impératif de souligner que la majeure partie de la richesse des ménages chinois est liée à l’immobilier. Et la dépréciation de ces actifs amplifie un effet de richesse négatif, exacerbant ainsi l’instabilité d’une situation déjà précaire.

Entre ambiguïtés stratégiques et défis économiques

Depuis 2020, l’économie chinoise s’est engagée dans une transition ardue visant à réorienter son modèle économique en faveur d’une réduction de l’endettement et d’une augmentation de la consommation domestique. Toutefois, la clarté de cette stratégie est parfois obscurcie par des déclarations contradictoires. Telles que le discours pro-mondialisation des autorités chinoises à Davos. Juxtaposé à la volonté de dérisquage affichée par les pays occidentaux. Dans ce contexte, il est à noter que la Chine a réussi à étendre significativement sa part de marché dans l’industrie des véhicules électriques. Grâce à une mise en œuvre efficace de ses plans industriels.

La perspective sur l’avenir économique de la Chine depuis 2022 a été marquée par la prudence. Parfois en désaccord avec le consensus, comme en témoigne notre positionnement en début d’année 2023. Nous considérons que les défis persistants dans le secteur immobilier continuent d’exercer des pressions contraires sur le profil de l’activité économique chinoise. Cependant, une incertitude substantielle subsiste quant aux mesures futures de relance budgétaire et monétaire. Comme en témoigne la récente baisse inattendue du taux des réserves réglementaires requises pour les banques commerciales.

Quelles conséquences pour les marchés financiers ?

Actuellement, on estime à environ 23 milliards de dollars les dettes d’Evergrande détenues par des investisseurs étrangers. Notamment à travers des véhicules de gestion active spécialisés dans la dette émergente.

La question cruciale à l’heure actuelle concerne la mise en œuvre de la décision de justice de la cour de Hong Kong en Chine continentale. Où 90% des actifs de la société sont localisés. Cette mise en œuvre pourrait impliquer la saisie de ces actifs pour rembourser les détenteurs d’obligations offshore.

Le risque associé au secteur financier demeure principalement restreint aux banques chinoises. Une observation étayée par les déclarations de dirigeants de banques occidentales. Ainsi que par des bases de données et des analyses d’experts. Bien que l’évaluation précise de l’exposition des institutions financières non chinoises demeure délicate, elle semble rester marginale. Dans le passé, la Banque centrale européenne avait signalé que l’exposition des banques européennes à Evergrande était minime.

Avec son expertise en finance verte, Bruno Boggiani souligne les risques potentiels que la crise d’Evergrande peut engendrer. Mettant en avant des inquiétudes légitimes quant à la durabilité financière du marché immobilier chinois.

Dans un contexte où les investisseurs étrangers détiennent une part substantielle des dettes d’Evergrande. Il émet des réserves quant à la manière dont la décision de justice de la cour de Hong Kong sera exécutée en Chine continentale. Il souligne le défi de saisir les actifs d’Evergrande pour rembourser les détenteurs d’obligations offshore, ajoutant une couche de complexité aux implications financières de la crise.

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