Impact des restructurations sur les résultats de Schroders

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L’année dernière, le groupe de gestion britannique Schroders a initié des réductions de coûts. Dans un secteur continuellement confronté à une pression concurrentielle intense.

Les résultats impactés de Schroders : pression concurrentielle

La compétition continue de faire des ravages dans le secteur de la gestion d’actifs. Schroders, premier gestionnaire d’actifs coté au Royaume-Uni, vient de divulguer des résultats 2023 impactés par des restructurations. Au total, des charges supplémentaires de 86 millions de livres sterling (100 millions d’euros) ont pesé sur le bénéfice, entraînant une baisse de 21 % du résultat net à 403 millions de livres sterling à la fin de décembre. Pour s’adapter, Schroders cherche à réduire son activité dans les produits traditionnels de gestion active afin de se concentrer davantage sur la gestion de patrimoine et les actifs privés.

« Nous cherchons constamment des moyens d’améliorer notre efficacité », a expliqué le groupe. Ces efforts se sont concrétisés l’an dernier par une réduction de la surface de bureau, une rationalisation de l’informatique, un transfert de personnel vers la gestion privée, ainsi que la suppression d’environ 120 postes. Depuis le début de l’année, des entreprises comme BlackRock aux États-Unis et abrdn au Royaume-Uni ont également annoncé des licenciements pour rester compétitives.

Stratégie : concentration sur les actifs privés

Redirection stratégique chez Schroders vers les actifs privés et la gestion de fortune” Schroders cherche depuis 2016 à réorienter ses activités en réduisant son exposition aux produits traditionnels de gestion active au profit de la gestion de fortune et des actifs privés, tels que le capital-investissement, la dette privée, l’immobilier et l’infrastructure. Ces secteurs offrent des rendements plus élevés, tandis que les fonds traditionnels sont concurrencés par la croissance rapide des ETF à faible coût.

BlackRock et Amundi, leaders mondiaux dans le domaine, ont récemment élargi leur offre d’actifs privés pour réduire leur dépendance aux actifs cotés. Bien que les actifs privés ne représentent que 21 % des encours des sociétés de gestion, ils contribuent à hauteur de 55 % de leurs revenus, selon le Boston Consulting Group.

L’an dernier, Schroders a enregistré une décollecte de 13,4 milliards de livres dans les fonds actifs et les mandats de gestion, largement compensée par une collecte de 23 milliards de livres dans la gestion de fortune et les actifs privés. En conséquence, les encours sous gestion ont augmenté de 2 % pour atteindre 750,6 milliards de livres. Les activités de marché privé, de gestion de fortune et de solutions spécifiques d’investissement et de conseil sont désormais les principaux moteurs de croissance du groupe, représentant 56 % des actifs sous gestion et 48 % des revenus opérationnels, contre 31 % en 2016.

Cette réorientation stratégique est saluée par la communauté financière, bien que le titre ait connu une légère hausse de près de 3 % à la publication des résultats, il demeure en baisse de 8,5 % depuis le début de l’année et de 40 % depuis son pic en septembre 2021.

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Fidelity International réduit ses effectifs

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En éliminant 1 000 postes, Fidelity International se joint aux nombreuses sociétés de gestion ayant récemment réduit leurs coûts.

Fidelity International annonce des licenciements massifs

Les compressions budgétaires se généralisent dans le secteur de la gestion d’actifs. Fidelity International vient d’annoncer à son tour une série de licenciements. Un total de mille postes, représentant environ 9 % de sa main-d’œuvre, seront supprimés au cours de l’année. Aucune fonction ni région ne sera épargnée, a prévenu l’entreprise dans un communiqué interne.

« Cela nous permettra d’assurer une meilleure résilience à l’avenir, compte tenu du contexte économique difficile, tout en nous offrant une marge de manœuvre supplémentaire et une agilité pour innover, investir et mieux servir nos clients », a déclaré le groupe. Il envisage également de réorienter ses investissements vers des projets qui ne font pas partie de ses activités principales.

En cours de restructuration

Peu après la nomination de Keith Metters à la présidence de l’entreprise en remplacement d’Anne Richards, Fidelity International annonce des licenciements. L’entreprise, indépendante du groupe américain Fidelity Investments depuis 1980, gérait 776 milliards de dollars à la fin de décembre, couvrant divers secteurs tels que les actions, les obligations, l’immobilier et les solutions de multigestion.

Ces derniers mois, plusieurs annonces similaires ont émané du secteur de la gestion d’actifs. Des entreprises américaines comme Wellington Management, T. Rowe Price Group et BlackRock, ainsi que des sociétés britanniques telles que abrdn et Schroders, ont également réduit leurs effectifs pour rester compétitives.

Suite à une année 2022 difficile pour les actions et les obligations, les sociétés de gestion ont subi les effets de l’attrait des investisseurs pour les produits monétaires. Offrant des rendements élevés avec un risque quasi-nul. Les fonds de trésorerie engendrent des frais de gestion beaucoup moins élevés pour les gestionnaires d’actifs que les fonds à long terme.

De plus, la concurrence des produits à faible coût, comme les ETF (fonds négociés en bourse), qui offrent également des marges réduites, a eu un impact sur les fonds gérés de manière active. En outre, le secteur a dû faire face à des augmentations de coûts. Notamment en termes de salaires, et a dû consentir à d’importants investissements. Pour se conformer à une réglementation de plus en plus stricte.

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Le PDG de Vanguard prend sa retraite

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En l’espace de six ans à la tête du numéro deux mondial de la gestion d’actifs (Vanguard), Tim Buckley a vu les actifs sous gestion augmenter de 80 %. Pour atteindre 9 000 milliards de dollars. Cependant, cette croissance s’est réalisée au détriment des investissements technologiques et de la qualité du service client. Alors que les préoccupations ESG ont été négligées, suscitant des reproches de la part des investisseurs.

Changement de direction chez Vanguard : départ du directeur général

Vanguard, le deuxième plus grand gestionnaire d’actifs au monde, entre dans une nouvelle phase. Alors que son directeur général depuis six ans, Tim Buckley, annonce son départ à la fin de l’année. Le groupe est à la recherche de son successeur, envisageant des candidats internes ou externes. Greg Davis, actuel directeur des investissements, a été nommé président.

Le bilan de Tim Buckley, vétéran chez Vanguard depuis 33 ans, est remarquable. Avec une augmentation des actifs sous gestion de 80 % en six ans. Atteignant près de 9 000 milliards de dollars. Ce succès est attribué en grande partie à la popularité croissante des ETF. Des produits à faible coût qui suivent généralement les indices boursiers et ont gagné en préférence par rapport aux fonds traditionnels gérés de manière active et plus coûteux.

Condamné pour des erreurs


Cependant, cette quête de compétitivité à tout prix a eu des répercussions négatives sur les investissements essentiels dans les technologies et le service client. Les obligations réglementaires en ont souffert. Comme en témoigne la condamnation de Vanguard par la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) en juin dernier. Cette condamnation fait suite à des erreurs relevées dans 8,5 millions de comptes clients (sur un total de 50 millions). En effet, le groupe a surestimé les prévisions de rendements et de revenus annuels pour 9 de ses fonds monétaires pendant près d’un an en 2019.

Vanguard présente une structure actionnariale atypique dans le domaine de la gestion d’actifs. La société est détenue par ses fonds d’investissement. Ce qui signifie que ses clients sont en réalité les propriétaires du groupe. Cette particularité lui a permis de réinvestir ses bénéfices dans la réduction des frais facturés aux investisseurs. Exerçant ainsi une pression sur ses concurrents pour qu’ils abaissent également leurs frais.

Vanguard face aux défis climatiques

Le sujet du climat a également suscité des désaccords potentiels. Vanguard a affiché une attitude généralement hostile envers les investissements ESG (respectant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance), allant même jusqu’à quitter l’Alliance pour le climat (NZAM) fin 2022. Leur engagement lors des assemblées générales sur cette question est demeuré minimal. Cette position a évité à Vanguard les critiques du camp républicain, qui considère que les investissements ESG sont préjudiciables aux investisseurs, mais a suscité des reproches de la part des démocrates.

Contrairement à BlackRock et d’autres acteurs qui ont lancé des ETF sur le bitcoin en début d’année, Vanguard a également choisi de ne pas suivre cette tendance, estimant que les cryptomonnaies étaient plus spéculatives qu’investissement. En outre, le groupe n’a que peu investi dans le domaine lucratif des actifs non cotés, contrairement à son concurrent BlackRock, qui a récemment renforcé sa position dans ce secteur grâce à une acquisition de 12,5 milliards de dollars. Enfin, ces dernières années, Vanguard a développé une activité de conseil financier.

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Le devoir de vigilance européen rejeté

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Le Conseil Européen vient de rejeter, faute de majorité qualifiée, la directive sur le devoir de vigilance européen. Ce recul majeur pour les réglementations sociales et environnementales européennes intervient sur fond de lobbying intensif des acteurs économiques européens. Découvrez les tenants et aboutissants de cette décision controversée qui impacte directement la responsabilité des entreprises envers les droits humains et l’environnement.

Un revers inattendu à Bruxelles

Dans un revirement inédit, le COREPER n’a pas pu dégager de majorité pour voter la CSDDD, la directive européenne sur le devoir de vigilance. Ce texte devait rendre les entreprises responsables des atteintes aux droits humains et à l’environnement sur toute leur chaîne de valeur. Malgré un accord préalable en trilogue en décembre dernier, le texte n’a pas réussi à passer le vote, suscitant une onde de choc au sein des milieux politiques et associatifs européens.

La pression des intérêts économiques et politiques

Depuis plusieurs semaines, le projet de directive était l’objet de vives critiques et d’une opposition farouche de la part de certains États membres et lobbies économiques. Des intérêts nationaux et économiques ont pesé sur la décision, entraînant le blocage du texte. Le gouvernement allemand a ouvert la voie en annonçant son abstention, suivi par d’autres pays, dont la France, demandant à la dernière minute des modifications substantielles au texte initial.

Les conséquences d’un blocage politique

Ce blocage a suscité l’indignation et la déception au sein des institutions européennes et des organisations de la société civile. Les acteurs engagés dans la promotion des droits humains et de l’environnement dénoncent un recul significatif dans la protection des populations vulnérables et de la planète. L’absence de cadre juridique clair risque d’affaiblir la responsabilité des entreprises et de compromettre les avancées vers une économie plus durable et respectueuse des droits fondamentaux.

Un espoir fragile pour l’avenir

Malgré ce revers, certains restent optimistes quant à la possibilité de trouver un compromis. Les négociations se poursuivent dans l’espoir de dégager une majorité au Conseil. Cependant, le temps est compté, et l’avenir de la directive demeure incertain. La pression reste forte pour que l’Europe adopte des mesures ambitieuses en faveur de la transition écologique et sociale. À défaut, le risque est de compromettre sérieusement les efforts entrepris pour un avenir plus juste et durable pour tous.

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Tikehau European Sovereignty Fund

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Tikehau Capital, un acteur majeur dans le domaine de la gestion d’actifs alternatifs, annonce le lancement de son nouveau fonds : Tikehau European Sovereignty Fund. Cette initiative vise à soutenir la souveraineté européenne en investissant dans des entreprises de haute qualité qui contribuent à renforcer l’autonomie du continent. Découvrez comment ce fonds d’investissement s’inscrit dans une démarche stratégique visant à promouvoir la résilience économique et la transition vers une économie plus durable en Europe.

Le financement de l’économie européenne, ancré dans l’ADN de Tikehau Capital

La pandémie de Covid-19 et les tensions géopolitiques récentes ont mis en évidence la nécessité pour l’Europe de renforcer sa résilience et son autonomie. Tikehau Capital, présent en Europe depuis 2004, est convaincu que la souveraineté européenne est une opportunité d’investissement majeure. Le nouveau fonds actions, Tikehau European Sovereignty Fund, s’engage à investir dans des entreprises qui contribuent à cette tendance séculaire, tout en offrant un potentiel de rendement attrayant.

Contribuer à la souveraineté européenne à travers une stratégie actions de conviction

Tikehau European Sovereignty Fund se concentre sur un portefeuille d’entreprises européennes de haute qualité. Sélectionnées pour leur contribution à la souveraineté européenne. Environ 40 à 50 entreprises seront incluses dans le fonds. Offrant ainsi une diversification adéquate et un potentiel de croissance à long terme. En outre, le fonds est classé Article 8 de la SFDR, reflétant l’engagement de Tikehau Capital en matière d’investissement responsable.

Selon Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital :

« Investir dans la souveraineté européenne représente une opportunité unique de s’engager activement dans la dynamique impulsée par les récentes initiatives européennes, visant à remédier aux dépendances stratégiques. »

Les thèmes d’investissement soutenant la souveraineté européenne

Tikehau European Sovereignty Fund cible des thèmes d’investissement clés qui contribuent à renforcer la souveraineté européenne :

  • L’autonomie industrielle : encourager les chaînes de valeur locales et l’innovation dans des secteurs stratégiques.
  • La compétitivité digitale : soutenir les initiatives visant à combler le retard technologique de l’Europe.
  • L’autonomie en matière de santé : promouvoir l’innovation médicale et réduire la dépendance vis-à-vis des importations de médicaments.
  • La défense : soutenir l’augmentation des dépenses militaires pour faire face aux nouveaux défis géopolitiques.
  • La transition écologique : investir dans des infrastructures durables pour atteindre les objectifs de neutralité carbone.

Un engagement en faveur d’une Europe plus autonome et compétitive

Tikehau European Sovereignty Fund offre aux investisseurs une opportunité de participer à la construction d’une Europe plus résiliente et durable. Grâce à sa stratégie d’investissement ciblée sur les entreprises contribuant à la souveraineté européenne. Ce fonds incarne l’engagement de Tikehau Capital en faveur d’une croissance économique durable et responsable.

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Semi-conducteurs et électrification : je t’aime moi non plus ?

transport
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La révolution automobile s’accompagne d’une transformation sans précédent, mais les constructeurs ont dû affronter une série de défis ces dernières années. Cependant, l’adoption croissante des véhicules électriques (VE) ouvre de nouvelles opportunités, notamment pour les fabricants de semi-conducteurs. Découvrez pourquoi cette industrie cruciale est au cœur de la transition vers une mobilité plus verte.

L’importance cruciale des semi-conducteurs dans la révolution automobile

Les semi-conducteurs sont au cœur des préoccupations depuis la crise des pénuries de composants en 2022. Malgré les défis récents, ces petites pièces électroniques jouent un rôle essentiel dans l’électrification des véhicules, avec une demande croissante dans ce domaine. Découvrez les facteurs qui soutiennent la croissance des fabricants de semi-conducteurs.

Une thématique représentée dans la stratégie d’Amplegest Digital Leaders

Amplegest Digital Leaders investit dans les leaders européens du secteur des semi-conducteurs, anticipant une croissance soutenue dans un contexte d’électrification automobile. Malgré les fluctuations récentes du marché, la confiance dans les perspectives à long terme reste forte. Explorez les opportunités offertes par ce secteur dynamique.

Une transition inévitable vers une mobilité plus verte

La transition vers des véhicules électriques est inéluctable, et les semi-conducteurs jouent un rôle central dans cette évolution. Malgré les défis actuels, les perspectives à long terme restent positives pour les fabricants de semi-conducteurs. Avec une stratégie bien pensée, les investisseurs peuvent tirer parti de cette tendance majeure.

À PROPOS D’AMPLEGEST

Amplegest, société de gestion indépendante, offre une expertise solide dans la gestion d’actifs et la gestion privée. Avec une approche axée sur les résultats à long terme, Amplegest est un partenaire de confiance pour les investisseurs institutionnels et privés à la recherche de performances durables.

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ODD 2 et éradication de la faim

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Le Salon International de l’Agriculture à Paris offre-t-il une chance de transformer le système alimentaire mondial ? Malgré les crises, les géants de l’agroalimentaire ne contribuent pas efficacement à l’éradication de la faim (ODD 2). Tout comme les principaux négociants en matières premières agricoles. Pour atteindre les objectifs de l’ONU d’ici 2030, une attention particulière à l’ODD 2 est nécessaire. Car il est crucial pour le succès des autres objectifs.

ODD : transformer le système alimentaire mondial

Dans un contexte de crises alimentaires mondiales exacerbées par des événements tels que la pandémie de COVID-19, l’invasion de l’Ukraine et la crise énergétique. L’impératif de transformer le système alimentaire mondial devient de plus en plus pressant. La nécessité de cette transformation est d’autant plus criante lorsque l’on considère les persistantes problématiques de malnutrition et de famine signalées par des organisations telles que la FAO. Face à une population mondiale croissante et à des ressources planétaires limitées. Il est devenu crucial de développer des méthodes de production alimentaire plus résilientes.

L’objectif de développement durable (ODD) 2 : un engagement vital pour l’humanité

L’ODD 2, communément appelé “Faim Zéro”, représente une ambition cruciale pour le bien-être de l’humanité. En effet, cet objectif ne se limite pas à éliminer la faim, mais s’étend à garantir la sécurité alimentaire. Également à améliorer la nutrition et à promouvoir des pratiques agricoles durables et équitables. Il s’agit d’un pilier essentiel parmi les 17 ODD fixés par les Nations Unies en 2016. Offrant ainsi un cadre pour un avenir plus durable et équitable pour tous.

Analyse des principaux acteurs de l’industrie alimentaire : défis et perspectives

Malgré leur rôle central dans le paysage alimentaire mondial. Les principaux acteurs de l’industrie alimentaire font face à des défis majeurs pour contribuer à l’ODD 2. Une analyse approfondie des 6 principaux producteurs mondiaux de produits alimentaires révèle une réalité troublante :

Aucune de ces entreprises ne parvient à aligner efficacement ses activités avec l’objectif de Faim Zéro.

Les actions philanthropiques temporaires et les politiques d’approvisionnement responsable. Bien que louables, ne suffisent pas à générer des impacts positifs durables. Ainsi, il devient impératif de repenser les stratégies et les pratiques de ces entreprises pour véritablement contribuer à l’éradication de la faim dans le monde.

Intentionnalité et théorie du changement pour éviter le greenwashing

Lorsqu’il s’agit d’évaluer si une entreprise intègre véritablement la génération d’impact positif dans son modèle d’affaires. La théorie du changement (ToC) devient un outil essentiel. La ToC est une méthodologie clé de gestion d’impact utilisée par les entreprises pour planifier et évaluer leurs actions en faveur du changement social et environnemental.

Par exemple, certaines entreprises mettent en place des initiatives visant à encourager les agriculteurs à adopter des pratiques plus durables. Les résultats de ces initiatives sont souvent présentés en termes d’économies de ressources telles que l’eau. L’énergie et les produits agrochimiques, ou en termes d’externalités négatives évitées comme les émissions, la pollution, les déchets et la déforestation. Toutefois, pour démontrer l’efficacité de ces mesures, les entreprises doivent les faire auditer par des tiers indépendants. Ou publier des preuves de collaboration avec des experts externes.

Malheureusement, ces preuves sont rarement publiées, ce qui limite l’évaluation de la pertinence et de l’impact réel de ces mesures. Cette opacité rend souvent difficile l’établissement d’un lien direct entre l’intégration de la création d’un impact positif dans le modèle économique d’une entreprise et ses activités.

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Matérialité financière pour évaluer l’importance des initiatives

L’analyse de la matérialité financière constitue la dernière étape de la méthodologie d’évaluation des contributions positives des entreprises. Son objectif est de déterminer si ces initiatives ont une importance économique significative au sein des activités globales des entreprises. Cette matérialité est habituellement mesurée en pourcentage du chiffre d’affaires, des investissements ou des actifs, en fonction du type d’impact positif.

Il s’agit donc de déterminer dans quelle mesure ces initiatives positives sont véritablement intégrées et soutenues par les modèles d’affaires des entreprises évaluées. Cependant, le manque de données financières détaillées dans leurs publications rend difficile une estimation précise de la matérialité de leurs impacts. Par exemple, bien que Nestlé vende des produits de nutrition infantile potentiellement liés à l’Objectif de Développement Durable (ODD) 2, faute de publication du chiffre d’affaires associé, il n’est pas possible d’évaluer la matérialité financière de ces produits.

Perspectives sur les impacts potentiels et les défis de l’industrie agroalimentaire

Les analyses révèlent les lacunes préoccupantes des multinationales leaders de l’industrie agroalimentaire en termes de contribution à l’ODD 2, visant à éliminer la faim, garantir la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir des pratiques agricoles durables et équitables. Malgré la mise en avant de politiques en matière d’agriculture régénérative, de nutrition et de solidarité, ces entreprises ne participent généralement pas à la réalisation de cet objectif. Au mieux, elles atténuent leurs impacts négatifs.

Le potentiel de génération d’impacts positifs se trouve probablement chez les acteurs qui simplifient la chaîne agroalimentaire en favorisant les circuits courts et en diminuant les produits transformés. Une attention accrue doit également être portée aux négociants en matières premières agricoles, souvent méconnus mais jouant un rôle crucial dans la filière agroalimentaire. Pour transformer véritablement l’industrie vers un modèle plus durable, il est essentiel de porter une attention accrue à ces acteurs majeurs et d’élaborer des stratégies claires et transparentes répondant aux besoins des parties prenantes tout au long de la chaîne de valeur.

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L’ERAFP : Investir dans le long terme avec responsabilité

ERAFP
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En tant qu’investisseur de long terme, l’ERAFP (Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) s’engage à agir dans l’intérêt à long terme des bénéficiaires du régime de retraite. Depuis sa création, l’ERAFP est convaincu que les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise (ESG) peuvent avoir un impact significatif sur la performance des portefeuilles d’investissement. Renforçant ainsi la capacité du régime à honorer ses engagements envers les bénéficiaires.

Un engagement responsable depuis 2006

Dès 2006, l’ERAFP est devenu signataire des Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations Unies. Cette adhésion s’inscrit dans une politique d’investissement socialement responsable (ISR) cohérente avec les PRI. Ainsi, l’ERAFP s’engage à prendre en compte les critères ESG dans ses processus d’analyse et de décision en matière d’investissements. A intégrer ces critères dans ses politiques et pratiques en tant qu’actionnaire, et à promouvoir l’acceptation et l’application des Principes auprès des acteurs de la gestion d’actifs.

Relations avec les sociétés de gestion

Les investissements en actions de l’ERAFP sont réalisés à travers des fonds communs de placements (FCP). Gérés par des sociétés de gestion. Bien que l’ERAFP ne détienne pas directement les titres en portefeuille. Elle veille à ce que les sociétés de gestion intègrent le Dispositif ISR de l’ERAFP dans leurs mandats de gestion. De plus, pour encourager l’exercice des droits de vote attachés aux titres en portefeuille, l’ERAFP a mis en place des lignes directrices pour l’engagement actionnarial.

Un actionnariat minoritaire engagé

L’ERAFP reste un actionnaire minoritaire, n’ayant pas vocation à être représenté dans les organes de gouvernance des entreprises. Toutefois, elle demeure engagée dans la promotion de pratiques responsables au sein des entreprises dans lesquelles elle investit.

Une approche de suivi des controverses

En 2016, l’ERAFP a enrichi son approche ISR en mettant en place un mécanisme de suivi approfondi des controverses. Cela témoigne de son engagement à adapter ses pratiques d’investissement aux évolutions du contexte extra-financier, tout en diversifiant ses investissements.

Engagement continu envers la responsabilité sociale et environnementale

Dans sa quête pour investir de manière responsable, l’ERAFP poursuit son engagement envers la transparence. Mais aussi la conformité aux normes internationales en matière de droits de l’homme, de conditions de travail et d’environnement.

L’ERAFP encourage les sociétés de gestion à suivre les controverses auxquelles les émetteurs peuvent être exposés. En particulier en ce qui concerne les violations avérées des principes fondamentaux tels que la déclaration universelle des droits de l’homme, la déclaration de l’OIT sur les principes et droits fondamentaux au travail, et d’autres conventions des Nations Unies.

L’accès à une information suffisante sur les politiques environnementales, sociales et de gouvernance des entreprises est essentiel pour évaluer leur performance ESG. L’ERAFP encourage donc les normes-cadres de reddition de comptes telles que la Global Reporting Initiative (GRI) et le Carbon Disclosure Project (CDP).

Conformité au droit national et international

L’ERAFP rappelle son attachement au respect du droit international. Notamment des principes de l’OIT, soulignant leur impact positif sur les conditions de travail et le développement économique des communautés locales. Elle encourage également le dialogue continu avec les parties prenantes internes et externes. Considérant cela comme un levier de performance durable pour les entreprises.

Promotion de la transparence et de la responsabilité fiscale

L’ERAFP, en tant qu’investisseur attaché au service public, exprime sa préoccupation concernant l’évasion fiscale et l’optimisation fiscale agressive. Elle constate que ces pratiques sont favorisées par certains territoires considérés comme des paradis fiscaux. Ainsi, l’ERAFP soutient les initiatives visant à promouvoir la transparence financière. Notamment par un reporting financier pays par pays des entreprises.

Elle encourage également les entreprises à payer leurs impôts dans les pays où elles opèrent. Produisent ou commercialisent leurs produits et services. En 2024, l’ERAFP a décidé d’intégrer la Convention multilatérale pour faciliter la mise en œuvre de la règle d’assujettissement à l’impôt au titre de l’impôt minimum mondial de l’OCDE. Cette décision s’inscrit dans sa volonté de promouvoir des pratiques de transparence fiscale à l’échelle internationale.

Engagement de l’ERAFP en faveur du développement durable

L’ERAFP se réjouit de l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Par les 193 États membres de l’ONU, ainsi que de l’Accord de Paris sur le changement climatique. Elle encourage les entreprises à se mobiliser autour des Objectifs de Développement Durable (ODD) et à respecter l’Accord de Paris. En tant qu’investisseur de long terme, l’ERAFP intègre les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans ses décisions d’investissement. Elle encourage les entreprises à adopter des stratégies durables et responsables. Prenant en compte les impacts économiques, sociaux et environnementaux à court, moyen et long terme. Ainsi, elle favorise les entreprises qui s’engagent à atteindre la neutralité carbone et qui intègrent la biodiversité dans leurs activités.

L’ERAFP considère la recherche de l’intérêt général comme primordiale dans sa politique de placement. Elle promeut des stratégies d’entreprise intégrant les impacts économiques, sociaux et environnementaux à court, moyen et long terme. Sa politique de placement prend en compte des critères ESG pour évaluer la performance des entreprises. L’ERAFP s’attache également à promouvoir une répartition équitable de la valeur ajoutée entre les différents acteurs. Notamment en encourageant la notion de “dividende responsable”. Elle soutient les politiques de rémunération des dirigeants incitant à l’amélioration des pratiques sociales et environnementales de l’entreprise.

L’intérêt général au coeur de la politique

L’ERAFP énonce une politique de vote organisée autour de sept thèmes principaux. Notamment l’approbation des comptes et de la gestion, la bonne gouvernance, la rémunération des dirigeants et les résolutions externes. Cette politique met l’accent sur la transparence financière. La lutte contre le changement climatique et la promotion des Objectifs de Développement Durable (ODD). L’ERAFP prend en considération ces critères dans ses décisions de vote lors des assemblées générales des sociétés cotées.

L’Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (ERAFP) se positionne fermement en faveur de la transparence et d’une gouvernance responsable au sein des entreprises. Dans un contexte où les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) prennent une place de plus en plus prépondérante dans les décisions d’investissement, l’ERAFP encourage activement les pratiques de reporting détaillé et la mise en place de mécanismes de contrôle efficaces.

Transparence pays par pays : Un impératif pour l’ERAFP

L’ERAFP insiste sur l’importance d’un reporting pays par pays dans tous les secteurs. Elle met en lumière la nécessité pour les sociétés du secteur extractif et forestier de déclarer de manière transparente les paiements significatifs effectués aux gouvernements des pays où elles opèrent. Ce type de transparence permet aux investisseurs de mieux évaluer les risques liés à leurs investissements et de favoriser une gouvernance responsable. De plus, l’ERAFP souligne l’importance de respecter les normes internationales telles que celles établies par l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) ainsi que les exigences de la Directive européenne sur la transparence des industries extractives.

Reporting extra-financier : Un prérequis pour une gestion responsable

Outre le reporting financier, l’ERAFP insiste sur l’importance d’un reporting extra-financier détaillé et crédible. Ce dernier permet d’évaluer de manière réaliste les impacts environnementaux et sociaux d’une entreprise ainsi que les politiques et mesures mises en place pour les maîtriser. Un tel reporting contribue à renforcer la confiance des investisseurs envers les entreprises et favorise une gestion responsable des activités.

ERAFP : Conventions réglementées

Les conventions réglementées constituent un sujet majeur où les actionnaires doivent se prononcer sur des contrats signés avec des parties liées. L’ERAFP insiste sur l’importance de fournir aux actionnaires toutes les informations nécessaires pour évaluer ces conventions, conformément aux exigences légales. Elle encourage également une clarté et une justification stratégique des conventions, afin de garantir l’intérêt de tous les actionnaires.

Renouvellement du conseil ERAFP : vers plus de diversité et d’indépendance

L’ERAFP promeut activement la diversité au sein des conseils d’administration, notamment en ce qui concerne la représentation des femmes. Elle encourage les entreprises à viser un objectif significatif de représentation féminine au sein de leur conseil. De plus, elle insiste sur l’importance de l’indépendance des administrateurs, en particulier dans les comités spécialisés tels que le comité d’audit, de nomination et de rémunération.

Dans le cadre de sa politique d’investissement responsable, l’ERAFP place le respect des actionnaires de long terme au cœur de ses préoccupations. En accord avec cette vision, la gestion des fonds propres et les opérations en capital sont guidées par des principes visant à garantir la primauté aux investissements et l’équité dans la distribution des bénéfices.

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Devoir de vigilance
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Bertrand DESMIER exprime la déception face aux actions contre la CS3D, soulignant l’importance de passer à l’action concrète en matière de RSE. Eric Fromant met en garde contre la résistance au changement et insiste sur la nécessité de réformes douces pour une transition réussie. Bruno Boggiani souligne les difficultés politiques autour de la CSDDD et critique la proposition française d’augmenter le seuil des entreprises concernées.


Bertrand DESMIER, senior advisor nous dit :

“Coup dur pour les entreprises responsables” a déclaré Philippe Zaouati, coups bas des lobbies économiques et politiques contre la CS3D qui complétait le dispositif engendré par la CSRD.

Complétait parce que littéralement, la CSRD invite à communiquer quand la CS3D invitait à agir.

Maintenant, nous verrons comment les entreprises responsables vont s’emparer de la CSRD, vont mettre en œuvre la RSE intégrée et pilotée. Au-delà du reporting, elle constitue bien un véritable levier de transformation, d’engagement sur la voie de la transitionécologique et sociale, avec prise en compte de la supplychain.

 Hans Jonas doit se retourner dans sa tombe et pour toutes celles et ceux qui suivent et essaient de mettre en œuvre son Principe Responsabilité, c’est un jour bien triste.« Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur Terre. »

Eric Fromant nous dit :

Quand on ne veut pas s’adapter à un monde qui change parce qu’on croit pouvoir faire durer ce dont on a abusivement profité… La chute n’en sera que plus dure !
Plus personne ne peut contrôler les forces qui, désormais, font évoluer le monde. Ce n’est qu’une question de temps pour un remise à plat. L’avenir est sombre, car quand on on ne veut pas de réformes douces, l’Histoire montre qu’on a des chocs violents.
Et pourquoi donc vouloir appuyer sur le frein quand de nombreux exemples (voir “L’Économie circulaire pour les Nuls”) qu’on peut gagner encore plus d’argent en changeant de modèle ? Le confort et la griserie de l’exercice du pouvoir ?

Bruno Boggiani, expert risque et ESG nous indique :

La conférence de presse sur la CSDDD vient de s’achever – Lara Wolters (rapporteure) a été relativement explicite. Les principaux points à retenir de la discussion :Les décideurs politiques s’efforcent toujours de faire passer la directive sur la ligne d’arrivée avant les élections. Cela va être surement diffcile

Le comportement irresponsable d’une minorité d’entreprises et de certains États membres reflète un mépris flagrant du Parlement européen et de la prise de décision démocratique au sein de l’Europe. Il est nécessaire de clarifier la position exacte du Conseil au sujet de la CSDDD. qui n’est pas très clair.
Nous assistons plus à un jeu politique. Jusqu’à présent, il n’y a pas de proposition concrète du Conseil qui ferait des suggestions spécifiques ou présenterait des solutions.

La proposition française d’un nouveau seuil qui a été rendue publique plus tôt aujourd’hui (5000 salariés au lieu de 500) ne reflète aucune proposition formelle. 5000 est un chiffre astronomiquement élevé et cela nuirait encore à la pertinence de la CSDDD (qui ne couvre de toute façon que 1% de toutes les entreprises européennes).

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obligations climatiques
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Aujourd’hui, nous plongeons au cœur de la thématique cruciale du changement climatique en compagnie de Jean-Marc Jancovici, ingénieur et consultant de renom. Jancovici est le cerveau derrière le bilan carbone. Une référence mondiale pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre des organisations, notamment des entreprises. Il est le fondateur de Carbon 4, une entreprise dédiée à la réduction des émissions. Et du Shift Project, qui œuvre pour la transition énergétique. Jean-Marc Jancovici partage son expertise en enseignant au Minparitech et en siégeant au Haut conseil pour le climat.

L’importance de comprendre les enjeux énergétiques

Quelles sont les conséquences d’une augmentation des températures mondiales de 1,5 à 2,5 degrés Celsius à l’échelle de la planète ? Notre perception limitée en tant qu’animaux rend difficile la compréhension des moyennes. La température de notre environnement immédiat est perceptible, mais pas celle à l’échelle globale.

Jean-Marc Jancovici illustre l’impact significatif que même quelques degrés de variation peuvent avoir en prenant l’exemple du corps humain. Une augmentation de 1,5 degré de la température interne peut être fatale à terme. Soulignant ainsi les répercussions dramatiques que de petites variations peuvent avoir sur un système complexe comme le climat.

Jean-Marc Jancovici met en lumière la complexité des effets du changement climatique. Soulignant que les variations locales de température peuvent être bien plus importantes que la moyenne mondiale. Ces éléments de contexte sont essentiels pour comprendre l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés dans la lutte contre le changement climatique.

Prévisions alarmantes d’élévation des températures

Ce dont il est question ici, c’est d’une augmentation de 2 degrés de la température moyenne de la planète. Par rapport à la période préindustrielle entre 1850 et 1900. Selon les dernières estimations, si le rythme actuel des rejets de CO2 reste constant, on pourrait atteindre plus de 1,5 degré dès 2040 et plus de 2 degrés en 2060, soit dans 37 ans. Comme cela a été observé la semaine dernière en France, avec une vague de chaleur extrêmement intense. Ce type d’événement se multipliera avec l’augmentation des températures. À l’heure actuelle, la moyenne planétaire a augmenté d’environ 1,2 degrés.

Illustration des conséquences actuelles du réchauffement

Avec cette augmentation, environ 15% des coraux tropicaux sont déjà morts. On observe des incendies au Canada qui détruisent en une année l’équivalent de la surface de la Grèce. En Grèce même, où de nombreux incendies ont également eu lieu, des inondations catastrophiques se sont produites récemment en Libye. On constate également des inondations catastrophiques au Pakistan l’année dernière, des sécheresses catastrophiques un peu partout, etc.

Ainsi, l’élévation de la température moyenne en elle-même ne nous indique rien. Ce qui compte, ce sont tous les événements qui en résultent. Par exemple, certaines maladies se déplacent vers de nouvelles zones endémiques, et les récoltes sont affaiblies. Par exemple, les Espagnols pourraient perdre 80% de leur récolte de cerises cette année. Il est crucial de comprendre que les dommages du réchauffement climatique ne sont pas proportionnels à l’élévation de la température.

Contrairement à notre intuition quotidienne basée sur la proportionnalité. Dans le cas du climat, si l’élévation de température double, les dommages ne doublent pas. Ils peuvent être multipliés par 100, voire par 1000, de manière exponentielle. C’est un concept difficile à saisir, mais crucial. Reprenant l’analogie avec le corps humain. Une élévation de température interne de 5 degrés n’est pas simplement cinq fois plus grave qu’une élévation de 1 degré – elle peut être mortelle.

Il est donc impératif de comprendre que les conséquences du réchauffement climatique s’accélèrent beaucoup plus rapidement que l’élévation de la température. À 2 degrés, par exemple, la totalité des coraux tropicaux pourrait être décimée, et probablement plus de la moitié de la forêt française pourrait mourir.

Pertes significatives d’humidité des sols et montée du niveau de la mer

À 2 degrés d’élévation, on observe une perte moyenne de 20% d’humidité des sols dans la région méditerranéenne. Ce qui entraîne des conséquences désastreuses. De plus, la fonte du Groenland, déjà amorcée à 1,5 degré d’élévation. Promet une montée du niveau de la mer de 3 à 6 mètres dans les siècles à venir.

L’élévation de la température a des répercussions directes sur la biodiversité et sur la vie humaine. Les submersions marines. Amplifiées par une élévation de 2 degrés, illustrent parfaitement ces conséquences. Avec des événements tragiques comme la tempête Xintia en France.

Les conséquences du réchauffement climatique vont bien au-delà des catastrophes naturelles. Elles se traduisent par des bouleversements économiques, sociaux et politiques majeurs. Comme la menace de disette alimentaire et même de famine dans certaines régions. Cela pose également des défis quant au maintien de la démocratie et de l’espérance de vie. Mettant en péril les infrastructures qui garantissent la solidarité humaine.

Jean-Marc Jancovici met en lumière le rôle critique des infrastructures dans le maintien de la solidarité sociale. Soulignant spécifiquement leur fonction dans la distribution des ressources alimentaires là où elles sont nécessaires. Toutefois, il soulève la préoccupation que, dans un contexte de perturbations climatiques croissantes. Ces infrastructures pourraient devenir de plus en plus vulnérables.

Les défis de la projection des conséquences du réchauffement climatique

Prédire avec précision les conséquences de l’élévation des températures reste une entreprise complexe. Cependant, Jean-Marc Jancovici met en garde contre le fait que même une légère variation de quelques degrés peut avoir des répercussions sans précédent sur notre société. Les données historiques indiquent que de telles variations peuvent entraîner des bouleversements massifs. Menaçant la stabilité des sociétés humaines, leur prospérité économique, et même les régimes politiques en place.

Réponse aux arguments sur les émissions de gaz à effet de serre

Dans un autre registre, Jean-Marc Jancovici aborde les arguments souvent avancés concernant les émissions de gaz à effet de serre de la France. Il rejette l’idée de découper les émissions en petites portions pour minimiser la responsabilité individuelle ou nationale. Soulignant que ce raisonnement simpliste ne contribue pas à résoudre le problème du changement climatique. Au lieu de cela, il encourage une prise de conscience collective et une action concertée pour aborder cette crise mondiale.

L’urgence d’abandonner l’illusion selon laquelle ne pas agir permettrait de maintenir le monde tel qu’il est. Il est clair que, même avec des actions, le monde changera, mais l’inaction nous mènera vers un avenir bien plus chaotique.

Il met en garde contre l’idée erronée que les conséquences du réchauffement climatique seront progressives. Les exemples tels que les perturbations agricoles soudaines en Espagne ou les sécheresses massives au Maroc démontrent que les changements peuvent être soudains et dévastateurs.

L’escalade des conséquences de l’inaction

Jean-Marc Jancovici utilise l’analogie des marches d’escalier pour expliquer que les conséquences d’un réchauffement climatique non maîtrisé seront comme des chutes de plus en plus graves à chaque étape. Il insiste sur le fait que chaque jour d’inaction pourrait nous coûter cher à l’avenir.

Enfin, il répond aux doutes sur l’efficacité de l’action en soulignant que chaque geste compte, tout comme arrêter de fumer est toujours une bonne idée, peu importe quand vous commencez. Il insiste sur le fait que chaque effort pour réduire les émissions contribue à limiter les dommages potentiels futurs.

Omniprésence du pétrole

Jean-Marc Jancovici met en évidence la présence du pétrole dans tous les aspects de notre vie quotidienne, soulignant son rôle essentiel dans le fonctionnement de la société moderne. Du transport à l’alimentation en passant par les vêtements et les produits cosmétiques, le pétrole est omniprésent et indispensable.

Le pétrole, pilier de notre économie selon Jean-Marc Jancovici

Il explique que le pétrole est bien plus qu’une simple source d’énergie : il est le fondement de notre système économique, notamment en ce qui concerne le transport et la production. Sans le pétrole, l’économie moderne serait gravement affectée, entraînant une baisse de la production et une contraction économique.

Jean-Marc Jancovici soulève la question de l’avenir du pétrole alors que ses réserves diminuent.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la rareté du pétrole ne garantit pas une augmentation continue de son prix. En réalité, une diminution de l’approvisionnement en pétrole entraînerait une contraction économique plutôt qu’une hausse des prix.

Il explique que la diminution de l’approvisionnement en pétrole se traduirait par une réduction de la production, car l’énergie est essentielle au fonctionnement des machines qui alimentent l’économie moderne. Ainsi, la contraction de l’approvisionnement en pétrole ne se traduirait pas nécessairement par une augmentation des prix, mais plutôt par une récession économique.

Contrairement à d’autres biens, la baisse de l’approvisionnement en pétrole ne se traduit pas automatiquement par une augmentation de son prix. Cela rend difficile la prévision du prix du pétrole à long terme. Réduire les émissions de gaz à effet de serre est urgent, en particulier dans les secteurs de la production électrique, des transports, du chauffage domestique et de l’industrie. Il met en lumière la nécessité de prendre des mesures rapides pour faire face à ce défi.

Réduction des émissions dans différents secteurs

  • Production électrique : La France a réussi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans le secteur de la production électrique en diminuant l’utilisation du charbon. Cependant, il reste des défis à relever au niveau européen.
  • Transports : Les émissions de gaz à effet de serre provenant des transports représentent un défi significatif en France. La transition vers des modes de transport plus durables, notamment en réduisant la dépendance à la voiture individuelle et en repensant le transport de marchandises, est nécessaire.
  • Chauffage domestique : Les chaudières au gaz et au fioul constituent un autre domaine où des progrès doivent être réalisés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
  • Industrie : L’industrie joue un rôle crucial dans les émissions de gaz à effet de serre, tant au niveau national qu’international. La réduction des émissions dans ce secteur nécessite des efforts concertés.

Jean-Marc Jancovici soulève également le défi des émissions de gaz à effet de serre générées par la mondialisation, en particulier dans la production et le transport des biens de consommation. Il met en avant l’idée de réindustrialisation locale comme moyen de réduire ces émissions.

Transition vers des énergies alternatives Jean-Marc Jancovici

  • Énergies renouvelables : Les énergies renouvelables ont une longue histoire et ont été largement utilisées avant l’avènement des énergies fossiles. Elles constituent une alternative prometteuse pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
  • Énergie nucléaire : Jean-Marc Jancovici mentionne également les différentes formes d’énergie nucléaire comme une option pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il est nécessaire d’explorer ces alternatives dans le cadre de la transition énergétique.

La transition vers des sources d’énergie alternatives est un défi complexe mais nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il nécessite des efforts concertés à l’échelle nationale et internationale, ainsi qu’une réflexion approfondie sur la manière de repenser nos modes de production et de consommation.

Jean-Marc Jancovici met en évidence l’importance de l’énergie nucléaire dans la transition énergétique actuelle. Il explique que les énergies fossiles, notamment le pétrole, ont été cruciales dans le développement industriel en raison de leur densité énergétique élevée. Cependant, étant donné les préoccupations environnementales liées aux émissions de gaz à effet de serre, il est nécessaire de se tourner vers des alternatives décarbonées telles que le nucléaire.

Avantages de l’énergie nucléaire

  • Densité énergétique : L’énergie nucléaire offre une densité énergétique élevée, comparable à celle des énergies fossiles, ce qui signifie qu’elle peut fournir beaucoup d’énergie avec peu de matière.
  • Faibles émissions de gaz à effet de serre : Comparée aux énergies fossiles, l’énergie nucléaire produit peu d’émissions de gaz à effet de serre, ce qui en fait une option attrayante pour réduire l’impact sur le climat.
  • Espace et déchets : Les installations nucléaires occupent peu d’espace et produisent relativement peu de déchets, car elles manipulent peu de matière.

Limites et défis de l’énergie nucléaire selon Jean-Marc Jancovici

  • Rigidité d’emploi : L’électricité produite par l’énergie nucléaire est sujette à des contraintes géographiques et ne peut être utilisée que là où il y a un réseau électrique. De plus, le stockage de l’électricité reste un défi.
  • Risques associés : Bien que l’énergie nucléaire produise peu d’émissions de gaz à effet de serre, elle comporte des risques liés aux accidents nucléaires et à la gestion des déchets radioactifs.

La réduction de la production d’énergie nucléaire pourrait entraîner un effondrement économique et social accéléré. En réduisant l’approvisionnement énergétique, cela conduirait à une contraction de la production, des revenus et des problèmes sociaux plus graves, comme l’accès au logement et à la nourriture.

Une transition énergétique sans énergie nucléaire pourrait entraîner une dépendance accrue aux énergies fossiles, ce qui aggraverait les problèmes environnementaux et climatiques. De plus, les pays sans accès facile aux énergies fossiles pourraient rencontrer des difficultés économiques et sociales importantes.

Enfin, il faut reconnaître que la transition énergétique implique des choix difficiles et des compromis. Il suggère que la sobriété énergétique, c’est-à-dire l’acceptation d’une consommation moindre d’énergie, pourrait être une composante essentielle de la transition vers un avenir durable.

L’avenir du transport aérien et la question de la fréquence des vols

La fréquence actuelle des vols est devenue banale, mais rappelle qu’elle était exceptionnelle pour la génération précédente. L’essor du transport aérien est étroitement lié à l’ère du pétrole et pourrait diminuer avec la fin de cette ère.

Conséquences de la diminution des vols selon Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici estime que la diminution du nombre de vols ne serait pas nécessairement préjudiciable. Il remet en question la nécessité de voyages fréquents pour des motifs souvent triviaux, comme se rendre dans des villes lointaines pour des expériences similaires à celles disponibles localement. Les pratiques telles que les familles éclatées ont été rendues possibles par l’avènement de l’aviation, suggérant ainsi que leur disparition ne serait pas nécessairement une perte inacceptable.

La majorité des déplacements en voiture sont liés aux activités quotidiennes. Les solutions pour réduire ces déplacements incluent le covoiturage, les transports en commun, et l’utilisation du vélo électrique, qui permet des distances plus longues avec moins d’effort.

Il y a des défis socio-économiques liés à l’adoption de véhicules électriques. Notamment le coût élevé par rapport aux véhicules thermiques, ainsi que la prédominance des gros modèles sur le marché. Des solutions telles que des incitations financières ciblées, telles que des primes à la casse conditionnées par les ressources et le lieu de résidence sont considérées. Il met en avant l’importance de diversifier les modes de transport, en encourageant le télétravail, le covoiturage, et en développant les infrastructures de transport en commun. Il insiste sur le fait que les mesures doivent être adaptées aux besoins spécifiques des populations urbaines et rurales.

Jean-Marc Jancovici propose une approche pragmatique, où les politiques de soutien doivent être ciblées et conditionnées par des critères socio-économiques et géographiques. Il insiste sur l’importance de mettre en place des incitations spécifiques pour encourager les familles modestes à adopter des véhicules électriques.

L’impact économique et social sur les régions montagneuses

Le tourisme, notamment lié au ski, constitue une part importante de l’économie de régions comme la Savoie et la Haute-Savoie. Avant l’arrivée du ski, ces régions étaient parmi les plus pauvres de France. Cependant, la dépendance au pétrole et les changements climatiques posent des défis économiques majeurs.

Dans un contexte de réduction de l’utilisation des voitures et de disponibilité réduite de pétrole, les difficultés liées au transport vers les stations de ski. Il évoque la possibilité que la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs limite leur capacité à choisir le ski comme activité de loisir. Jean-Marc Jancovici aborde les effets du changement climatique sur la disponibilité de neige pour le ski. Les précipitations hivernales sont de plus en plus souvent de la pluie plutôt que de la neige, ce qui pose des problèmes non seulement pour le ski, mais aussi pour la disponibilité d’eau pour l’agriculture et d’autres usages.

La remise en question de la notion de “normalité” climatique par Jean-Marc Jancovici

Il remet en question la notion de “normale” climatique dans un contexte de changement climatique constant. La stabilité à long terme n’est plus garantie, remettant ainsi en question nos attentes de ce qui est considéré comme “normal” en matière de température et de précipitations.

En résumé, Jean-Marc Jancovici met en lumière les nombreux défis auxquels est confrontée l’industrie du ski et les régions montagneuses, tant sur le plan économique que climatique, dans un contexte de transition vers un monde post-pétrole et face au changement climatique. Il met en évidence le fait que de nombreux aspects du climat et de l’environnement seront affectés pendant des décennies, voire des siècles, même après l’arrêt des émissions de CO2. Par exemple, l’adaptation des écosystèmes au nouveau climat prendra du temps, de même que la montée du niveau de la mer qui persistera pendant des milliers d’années.

En ce qui concerne les saisons, Jean-Marc Jancovici explique que l’été s’allongera tandis que l’hiver se contractera, avec des intersaisons également plus courtes. La notion de “normalité” saisonnière deviendra de plus en plus floue dans un monde en constante évolution climatique.

Le problème de la consommation de viande

Jean-Marc Jancovici aborde la question de la consommation de viande et son impact sur l’environnement. La consommation de viande par personne en France a considérablement augmenté au cours des deux derniers siècles, passant d’environ 20 kilos par an en 1800 à près de 100 kilos aujourd’hui. Cette augmentation s’explique en partie par la productivité accrue de l’agriculture, rendue possible par l’utilisation des combustibles fossiles.

Cependant, cette forte consommation de viande a un impact environnemental significatif, car elle nécessite une production végétale importante pour nourrir les animaux. Dans un contexte de rareté énergétique et de nécessité de réduire les émissions de CO2, il est nécessaire de reconsidérer notre consommation de viande. Réduire la consommation de viande permettrait de libérer des terres agricoles pour d’autres cultures alimentaires, réduisant ainsi la pression sur les ressources naturelles.

La croissance démographique selon Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici exprime son opinion sur la question de la surpopulation et son impact sur l’environnement. La croissance démographique, bien qu’ayant historiquement contribué à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés, n’est pas le principal facteur des émissions mondiales actuelles.

Il explique que la croissance démographique dans les pays en développement n’a pas un impact significatif sur les émissions de CO2 par habitant, qui restent bien plus élevées dans les pays industrialisés. Cependant, il reconnaît l’importance d’aider les pays en développement à maîtriser leur démographie, notamment en favorisant l’éducation et l’émancipation des femmes, l’accès à la contraception et la mise en place de mécanismes de solidarité sociale.

Jancovici souligne également que la responsabilité des émissions de CO2 incombe principalement aux pays développés, qui ont historiquement contribué de manière disproportionnée aux émissions mondiales. Il met en avant l’idée que pour être crédibles dans nos efforts pour encourager une consommation plus durable et réduire les émissions de CO2, les pays développés doivent commencer par réduire leurs propres émissions.


Le changement climatique

Tout d’abord, il souligne que le changement climatique va modifier les conditions de travail dans certaines régions, notamment dans les zones où les températures et l’humidité deviennent excessives, rendant certains travaux extérieurs impossibles voire dangereux. Cela pourrait affecter des secteurs tels que l’agriculture et les travaux publics.

La transition vers des secteurs d’activité plus en phase avec les impératifs environnementaux. Par exemple, la nécessité de rénover les logements pour améliorer leur performance énergétique pourrait créer de nouveaux emplois dans le bâtiment. Certains métiers pourraient devenir moins pertinents, comme ceux liés aux sports d’hiver dans un monde où le réchauffement climatique réduit les saisons de neige.

En ce qui concerne la croissance économique, celle-ci est intimement liée à l’accès à l’énergie abondante, et que le déclin de l’approvisionnement énergétique en Europe depuis 2008 a déjà entraîné une stagnation, voire une décroissance économique dans certains domaines. Il met en évidence le lien entre l’énergie et l’économie, soulignant que la diminution de l’approvisionnement énergétique peut entraîner une réduction de l’activité économique.

Vers une décroissance économique ?

La décroissance économique est déjà en cours depuis plusieurs années, bien que cela puisse passer inaperçu pour certaines personnes, notamment celles qui ne vivent pas directement les difficultés économiques au quotidien. La prise de conscience de cette décroissance est nécessaire pour orienter les politiques économiques futures.

Il ne faut pas seulement se concentrer sur les aspects négatifs de la décroissance, mais aussi sur la recherche de solutions et d’espoir pour l’avenir. Il faut intégrer la décroissance dans les plans économiques à venir, afin de mieux anticiper les défis à venir.

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