Un troisième fonds pour Alter Equity

Dans une démarche à nouveau pionnière dans le secteur de l’investissement non coté en bourse, alter equity annonce aujourd’hui une étape supplémentaire visant à promouvoir la diversité et l’inclusion au sein des entreprises du portefeuille de son 3è fonds en cours de levée. Cette décision s’inscrit dans le prolongement de sa participation à Tech Your Place, initiative sectorielle majeure qui encourage les pratiques inclusives au sein des startups.

Le troisième fonds d’alter equity en cours de levée, liera la rémunération des dirigeants de ses participations à un résultat en matière d’égalité des chances.

En s’appuyant sur la clause Diversité et Inclusion de Tech Your Place, qu’elle a contribué à rédiger, alter equity franchit une étape décisive en liant la rémunération des dirigeants de ses participations à la bonne réalisation de cette clause. Ce critère Diversité et Inclusion vient s’ajouter à 11 autres objectifs de Responsabilité Sociale et Environnementale (« RSE ») qui seront obligatoires pour l’ensemble des participations d’alter equity3P III, et dont le respect à un certain niveau conditionnera pour leurs dirigeants l’accès à deux dimensions de leur rémunération :

  • la partie variable, et
  • l’intéressement à la création de valeur actionnariale (« management package »).

L’engagement Diversité et Inclusion de Tech your Place oblige les 10 fonds y ayant adhéré dont alter equity à faire figurer dans leurs pactes d’actionnaires une clause créant 4 obligations pour les participations dans un délai de 6 à 12 mois suivant l’entrée du fonds à leur capital :

  • Désigner une personne responsable en charge des enjeux de diversité et d’inclusion ;
  • Mettre en place pour l’ensemble des cadres dirigeants et salariés un programme de formation aux pratiques inclusives et non-discriminatoires, en particulier sur les enjeux de recrutement ;
  • Mettre en place des pratiques de recrutement inclusives et augmenter, lors des recrutements, le recours à des structures intervenant dans l’aide aux personnes éloignées de l’emploi ou discriminées dans l’emploi ; et
  • Mettre en place des KPIs de suivi annuel et en rendre compte de manière qualitative et quantitative vis-à-vis de ses investisseurs.

Au-delà de la rémunération des dirigeants de ses participations, alter equity conditionnera également 50% de la rémunération de sa propre équipe au double niveau des bonus et du carried interest aux résultats RSE des participations de son 3è fonds, dont le respect de la clause Diversité et Inclusion de Tech Your Place.

À propos d’Alter Equity

Alter Equity a été la première société de gestion française de l’investissement non côté en bourse créée pour financer des entreprises à impact social ou environnemental positif, c’est-à-dire formant une économie durable, inclusive et globalement responsable. Elle soutient avec son modèle d’investissement Planet-People-Profit des activités et des comportements utiles à l’intérêt long terme des êtres humains et de l’environnement tout en recherchant un rendement financier attractif pour ses investisseurs.

Alter Equity gère actuellement deux fonds pour un total de 150m€, investissant des montants de 3 à 10m€ au capital d’entreprises françaises et européennes dont l’activité est bénéfique pour l’inclusion des personnes et/ou la transition bas-carbone. Elle pose en outre comme condition à son investissement l’engagement dans une démarche RSE par la mise en œuvre d’un plan d’action dédié, appelé Business Plan extra-financier (BPEF). Elle a porté une disruption radicale dans le métier du private equity (investissement dans des entreprises non cotées en bourse) et continue d’innover pour rendre la finance toujours plus respectueuse de l’intérêt à long terme des personnes et de l’environnement.

Elle a ainsi par exemple été le premier investisseur rendant obligatoire pour toutes ses participations de procéder à un bilan carbone, première étape d’une démarche de décarbonation et d’ouvrir le capital à l’ensemble des salariés.

Vingt-huit investissements ont déjà été réalisés, notamment dans les métiers de l’intégration par l’emploi et l’éducation, l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique, la collecte et la valorisation de déchets, la réparation d’électroménager, la mobilité douce, ainsi que le financement de l’agriculture et de l’agro-alimentaire durables.

Alter Equity est aujourd’hui une équipe de douze professionnels, composée à 75% de femmes.

À propos de Tech Your Place

Co-fondé par Diversidays et la fondation Mozaïk, Tech Your Place est le 1er mouvement en France qui accompagne les acteurs de la Tech en matière d’inclusion et de diversité. Avec une cinquantaine de membres aujourd’hui, fonds d’investissements et startups (Alter Equity, Eurazeo, Blablacar et bien d’autres), Tech Your Place agit collectivement pour un écosystème Tech plus inclusif, en utilisant les leviers de la formation et du recrutement. Le mouvement s’est également illustré par la création et l’adoption par dix fonds d’une clause diversité et inclusion dans les pactes d’actionnaires. Objectif : donner sa place à chaque talent qui souhaite rejoindre la Tech.

Transition énergétique : ça fonctionne en Essonne !

Le Département de l’Essonne a pris à bras le corps la question de la transition énergétique, tant pour les particuliers et copropriétés que dans ses propres bâtiments.

Le Département de l’Essonne s’engage pour une meilleure performance énergétique avec ma « Prime Eco-Logis 91 ».

Puisque la rénovation énergétique des bâtiments et des logements est l’une des principales sources d’économie d’énergie, le Département a créé dès 2019 la Prime Eco-Logis 91 (PEL). Après un premier dispositif centré sur les foyers individuels, la « PEL2 » adoptée fin 2021 se concentre sur les copropriétés, permettant de réduite fortement le reste à charge, et sur les opérations de rénovation globale et performante. Depuis son lancement, ce sont 42 050 logements rénovés et plus de 400 Millions d’euros de travaux engagés. Plus spécifiquement, depuis 2021, la PEL 2 a permis de rénover près de 900 logements pour +50% de gains énergétiques. En outre, la PEL contribue largement à l’économie locale puisque 60% des travaux furent réalisés par des entreprises essonniennes.

Le Département de l’Essonne se mobilise pour réduire ses propres consommations énergétiques.

Soucieux d’être exemplaire en matière de réduction de ses consommations énergétiques, le Département a mis en place fin 2022 un plan de sobriété énergétique.

Parmi les actions clés :

  • La réduction de quatre semaines en moyenne de la saison de chauffe ;
  • L’installation de sondes de température et d’hygrométrie dans les 100 collèges et 40 bâtiments (4 sondes/ site) ;
  • La réduction de la température de consigne en confort 19°C (hors PMI, crèches, musée de la photo, etc., vers 21°C) ;
  • L’optimisation de la température des locaux serveurs (25°C) ;
  • Un challenge environnemental ayant mobilisé près de 600 agents du Département, permis de réaliser près de 3800 éco-gestes et proposer plus de 1100 idées.

On note un gain d’environ 12% sur les consommations de chauffage sur la période de chauffe 2022/2023, soit une économie d’environ 5 400 MWh, l’équivalent de la consommation d’énergie annuelle de 470 foyers. L’économie réelle constatée de cette saison est d’un million d’euros. En outre, les résultats obtenus sont aussi le point de départ d’un changement de pratiques durables : les efforts sont partagés et le taux de participation au challenge élevé.

Le Département poursuit et amplifie son engagement avec pour objectif de réaliser 10% d’économies d’énergie supplémentaires sur la période 2024-2026.

  • Maintenant les températures de confort et réduit de la saison de chauffe 2022/2023 ;
  • Rallumant les collèges pour la rentrée de la Toussaint ;
  • Rallumant les sites administratifs pendant les vacances de la Toussaint (en commençant par les sites les plus sensibles) et étudiant les demandes en fonction des situations (humidité, enfants en bas âge…)
  • Mettant en place un plan eau avec notamment l’installation de robinets thermostatiques ;
  • Poursuivant le challenge environnemental avec l’animation d’un réseau d’ambassadeurs ;
  • Avançant la solarisation du bâti : étude de potentiel photovoltaïque réalisée sur le parc, études de faisabilité à conduire avant janvier 2024 sur 20 sites.

« Le Département de l’Essonne n’a pas attendu la crise énergétique pour être exemplaire en la matière ! D’une part, avec ma Prime Eco Logis, qui est l’un des exemples concrets de notre politique départementale permettant de répondre aux difficultés quotidiennes des Français face à l’inflation des prix de l’énergie et alors même que le logement est le premier poste de dépense des habitants. D’autre part, la sensibilisation de nos agents et l’engagement des équipes départementales pour mieux maîtriser nos consommations dans nos bâtiments est un travail de longue haleine dont nous sommes particulièrement fiers. Nous allons continuer à parfaire nos actions pour que chaque essonnien se sente pleinement partie prenante dans les défis de transition énergétique qui nous concernent tous, et dispose des outils pour agir en ce sens. » rappelle François DUROVRAY, Président du Département de l’Essonne.

Étude Sage : PME & Durabilité

Une étude mondiale, menée auprès de 16 423 petites et moyennes entreprises (PME), montre qu’un nombre conséquent de PME souhaitent progresser sur la voie de la durabilité, mais sont souvent incapables de mesurer leurs performances et d’en rendre compte, ce qui les empêche d’agir en fonction de leur ambition. Alors que la Cop 28 ouvre ses portes aujourd’hui, il est temps pour les décideurs politiques de prendre en main la question du reporting, pour pouvoir mesurer efficacement les efforts des PME en ce qui concerne le développement durable. En substance, cette étude souligne l’opacité des outils de reporting et la nécessité de proposer aux PME françaises des solutions simples et concrètes, leur permettant de répondre aux exigences de sobriété énergétique et d’impact environnemental.

  • Une enquête mondiale menée par Sage, ICC et PwC UK auprès de plus de 16 000 PME met en évidence un décalage au sujet du développement durable : 83 % d’entre elles accordent la priorité au développement durable, mais seulement 8 % rendent compte de leur impact.
  • La réduction des contraintes de reporting pourrait ouvrir de nouvelles voies financières, de nouvelles opportunités de croissance et d’emploi pour les PME.
  • Sage recommande des cadres de reporting plus simples et un meilleur soutien technique pour aider les PME à agir en faveur du développement durable.

Intitulée « La voie de la croissance : Combler le fossé du reporting en matière de durabilité des PME », cette étude a été menée par Sage, leader des technologies de comptabilité, de finance, de ressources humaines et de paie pour les PME, en partenariat avec ICC, PwC UK et Strand Partners. Les PME, qui représentent 99 % des entreprises dans le monde, jouent un rôle essentiel dans le cheminement de la société vers la durabilité. Le rapport a pour but d’identifier leurs motivations et leurs obstacles dans ce cheminement.

Une volonté de s’impliquer et de répondre aux exigences

Le rapport révèle qu’un nombre croissant de PME comprennent que le développement durable est essentiel à la croissance de l’entreprise. En 2022, 76 % des personnes interrogées ont déclaré que le développement durable était important pour elles, un chiffre qui est passé à 83 % cette année. Les PME ont également indiqué qu’elles ressentaient une pression de la part de leurs nombreuses parties prenantes en faveur du développement durable : les clients arrivent en tête de liste (59 %), mais d’autres acteurs comme les pouvoirs publics (26 %) et les employés (8 %) sont également pris en compte. 

Toutefois, très peu de PME interrogées (8 %) mesurent actuellement leur impact environnemental et en rendent compte. Selon les entreprises interrogées, les deux principaux obstacles à la mesure de leur impact sont les coûts initiaux (73 %) et la complexité du paysage actuel des rapports (65 %). 

À l’heure ou la prise de conscience est généralisée, il est maintenant temps de permettre aux PME de pouvoir rendre compte plus simplement et d’être plus accompagnées sur le reporting de leur impact environnemental.

Des obstacles au reporting

En revanche, une entreprise sur cinq (21 %) se déclare prête et désireuse de mesurer son impact, mais ne franchit pas encore le pas. L’analyse statistique du rapport indique que si les obstacles au reporting pour les PME étaient levés, on pourrait assister à un triplement du nombre de PME initiant des rapports durant les deux prochaines années. Cela représenterait l’ajout de 51 millions de PME aux rapports mondiaux, marquant un tournant significatif dans la réponse potentielle de la société face au changement climatique.

Une démarche gagnante

Il convient de souligner que cela permettrait aux PME déclarantes de bénéficier des avantages liés à la communication sur la durabilité, tels qu’un meilleur accès au financement de la part des banques prenant en compte l’impact durable dans leur évaluation, une image employeur renforcée facilitant l’attraction de talents de haut niveau, et la capacité à être compétitives dans les processus contractuels exigeant des informations sur la durabilité, leur ouvrant ainsi la voie à de nouveaux clients.

L’engagement RSE de Sage se produit au sein du groupe entier, notamment en France, pour proposer une solution permettant aux PME de répondre aux exigences gouvernementales et de mieux rendre compte de leurs efforts en matière de développement durable.

À la lumière de ces résultats, Sage, ICC et PwC UK émettent les recommandations suivantes à l’intention des organismes de normalisation, des gouvernements et des chefs d’entreprise, afin que les PME du monde entier puissent accéder à l’information plus facilement.

Quelques recommandations à destination des organismes de normalisation :

  • Établir une cohérence dans la terminologie RSE utilisée afin que les PME puissent comprendre et répondre aux demandes de reporting de manière plus transparente.
  • Travailler avec les gouvernements pour évaluer et accroître l’interopérabilité des normes émergentes pour les PME avec les principales normes du marché, et expliquer clairement comment les exigences d’une norme répondent aux exigences d’autres normes.
  • Fournir des guides conviviaux, des modèles et des solutions automatisées qui allègent la charge de travail des PME en matière d’établissement de rapports.
  • Déterminer si les exigences en matière de rapports imposées aux PME sont proportionnelles pour une entreprise disposant de ressources limitées, et hiérarchiser les questions importantes afin de les aider à se concentrer sur les bons domaines.

Les pouvoirs publics pourraient quant à eux :

  • Construire une infrastructure de données pour soutenir les PME et faire évoluer les rapports vers la précision et la transparence, par exemple en développant des outils partagés et des référentiels de données.
  • Présenter l’importance et les avantages de l’établissement de rapports sur le développement durable pour les PME, tels que l’accès aux marchés, le financement et la réduction des coûts.
  • Promouvoir l’utilisation de technologies numériques abordables et automatisées pour l’établissement de rapports sur le développement durable, afin d’alléger la charge des PME
  • Encourager les PME à investir dans leur rapport de durabilité en envisageant des incitations financières pour atténuer les coûts initiaux.

Elisa Moscolin, vice-présidente exécutive de Sustainability & Society chez Sage, analyse ces résultats et affirme qu’« au-delà des chiffres, le rapport nous apprend une chose essentielle : il existe un lien fort entre les rapports sur le développement durable et l’action – les PME ne peuvent pas réparer ce qu’elles ne peuvent pas voir. La technologie y est pour beaucoup – 63 % des PME disent dans le rapport que les bons outils numériques leur faciliteraient la tâche en matière de rapports, et nous nous sommes engagés à faire partie de la solution, avec des outils tels que Sage Earth. Mais il faudra un écosystème pour que les PME – et la société dans son ensemble – adoptent le développement durable. Nous espérons travailler en étroite collaboration avec les organes directeurs et les gouvernements pour rendre le paysage des rapports plus accessible aux PME du monde entier ».

« En tant que représentant institutionnel de plus de 45 millions d’entreprises dans le monde, nous constatons chaque jour le potentiel des PME à ouvrir la voie à un avenir plus durable. S’il est clair que les PME sont de plus en plus nombreuses à agir, ce rapport identifie ce dont elles ont besoin pour tenir pleinement la promesse d’un avenir plus durable et plus prospère. Plus précisément, nous devons fournir aux PME les politiques et les incitations adéquates, des outils efficaces et, surtout, les PME ont besoin d’un effort de collaboration pour transformer les pratiques commerciales. En concentrant collectivement notre attention sur ces domaines d’action clés, nous pouvons permettre aux PME de s’attaquer aux obstacles qui les empêchent de mieux comprendre, gérer et, en fin de compte, améliorer leurs performances en matière de développement durable », déclare John W. H. Denton AO, secrétaire général d’ICC.

Lynne Baber, responsable du développement durable chez PwC UK, explique que : « La contribution essentielle que les PME apporteront à la réalisation des objectifs de développement durable dans le monde doit s’appuyer sur des rapports clairs et fiables, et le lien entre des rapports précis et des actions efficaces et significatives est évident. Seulement 8 % des PME déclarent établir des rapports sur les questions de durabilité, ce qui montre qu’elles ont besoin d’aide pour naviguer dans un processus aussi complexe et exigeant en termes de ressources. Cela nécessitera une collaboration entre les marchés, les industries et les dirigeants gouvernementaux pour développer des solutions technologiques qui rendront les rapports sur le développement durable plus efficaces et plus accessibles ».

À propos de Sage

Sage a pour ambition de casser les barrières afin que tout le monde puisse s’épanouir, à commencer par les millions de petites et moyennes entreprises, les ETI et les experts-comptables que nous accompagnons avec nos partenaires. Nos clients ont confiance en nos logiciels de gestion de finances, de ressources humaines et de paie pour que leurs activités se déroulent en toute sérénité. En numérisant leurs processus de gestion, nous connectons les entreprises à leurs clients, fournisseurs, collaborateurs, aux banques et aux gouvernements. Notre mission est de simplifier leur quotidien tout en leur apportant nos conseils. Casser les barrières signifie aussi consacrer notre temps, notre technologie et notre expérience à lutter contre la fracture numérique, les inégalités économiques et contre la crise climatique.

Étude Altares : Baromètre RSE novembre 2023

Le groupe Altares – expert de la data et référent sur l’information des entreprises – présente un panorama trimestriel inédit sur l’engagement RSE des entreprises en France et dans le monde grâce à leur score ESG (Environnement / Social / Gouvernance).

L’étude, qui s’est concentrée sur le périmètre des entreprises de plus de 20 salariés, révèle tout d’abord une implication toujours plus forte des décideurs sur les enjeux RSE. Si 37 % de ces entreprises en France ont un bon score ESG (dit “engagé”), en croissance de 3 % comparé au trimestre précédent, c’est notamment grâce aux engagements déployés sur le pilier « Social » ; les efforts sur le pilier « Environnemental » sont quant à eux jugés globalement insuffisants.

Près de 40% des entreprises en France ont un score ESG « engagé » grâce à leurs efforts sur le volet Social.

Les entreprises françaises signent de bons scores ESG grâce à leurs efforts sur le volet social

37% des entreprises évaluées en France ont un score ESG dit « engagé » (notes comprises entre 1 et 2), soit une progression de 3% comparé au second trimestre de l’année.

Le très haut niveau de performance des entreprises françaises sur le volet social (S) tire cette bonne tendance globale.

A ce titre, notons que les moyennes mondiales et françaises ne sont pas éloignées. Si la France est plus performante sur les piliers “social” et “gouvernance” , elle se trouve dans la moyenne monde pour le pilier “environnement”.

Laurent Luce, expert ESG d’Altares : « De plus en plus d’entreprises, de toutes tailles et tous secteurs d’activité, y compris les TPE et PME, sont engagées dans une démarche RSE, conscientes de l’impact de leur comportement sur leurs relations commerciales. Le tissu d’entreprises de sous-traitance et les fournisseurs doivent en effet « montrer patte verte » auprès de leurs donneurs d’ordre qui doivent d’ores et déjà justifier du fort niveau d’engagement RSE de l’ensemble de leur chaîne de valeur. »

Les PME mieux notées que les ETI et grandes entreprises

Nombreuses sont les TPE – PME qui se sont construites sur des valeurs RSE et en ont fait leur force et l’élément différenciateur pour conquérir leur marché et se développer comme les marketplaces spécialistes des produits reconditionnés, les fabricants de cosmétiques et de biens de consommation écoresponsables, etc.

Si toutes ne peuvent prétendre à une transformation complète de leur business modèle, agir sur les piliers « Gouvernance » et « Social » est à leur portée, avec d’une part une implication forte des dirigeants et d’autre part une grande proximité avec leurs collaborateurs.

Dans le détail sectoriel, on retrouve parmi les activités les plus engagées le bâtiment, les services, la finance ou encore la santé. Les transports ou l’extraction et traitement de minerais ferment la marche.

Où se situe la France dans un monde en pleine transition ?

La France se classe en 47ème position sur les 188 pays analysés. Au top 10 de ce classement, on retrouve la Suède, l’Irlande et l’Autriche. On retrouve en bas de tableau la Corée du Sud, la Tunisie ou encore Hong-Kong, où peu de mesures sur le plan environnemental et social sont déployées à l’échelle du pays.

Cette disparité dans le scoring résulte des approches sociales et de gouvernance qui ne sont pas pilotées de la même manière d’un pays à l’autre.

À propos d’Altares  

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème. Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées. Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 500 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Société Générale : Engagé pour la transition vers un monde durable

En amont de la COP 28 et à l’occasion du lancement de la 8ème édition de la ‘Positive Impact Week’, événement phare du Groupe dans le domaine de la finance durable, Société Générale rappelle ses principaux objectifs et dernières avancées en faveur de la transition vers un monde durable.

Sous l’impulsion de la nouvelle équipe de Direction générale, le Groupe a résolument placé ses ambitions ESG au cœur de sa stratégie et a annoncé dans son plan stratégique à horizon 2026 une série d’initiatives d’envergure pour accélérer sa contribution à la transition environnementale et, plus largement, aux Objectifs de Développement Durable de l’ONU.

Accélération de la décarbonation des activités du Groupe

  • Retrait du secteur du charbon thermique largement exécuté.
  • Forte accélération de l’objectif de réduction de l’exposition au secteur de la production de pétrole et de gaz : la cible fixée de – 80 % d’ici 2030 par rapport à 2019 avec l’étape intermédiaire de – 50 % en 2025 est l’une des plus volontaristes parmi les acteurs bancaires mondiaux. Elle est assortie d’une cible de réduction absolue des émissions de gaz à effet de serre sur toute la chaîne des activités pétrole et gaz de -70% d’ici 2030 par rapport à 2019.
  • Nouvel objectif de décarbonation concernant le secteur de l’immobilier commercial, qui complète le processus d’alignement des financements du Groupe avec les trajectoires Net Zéro en 2050.
  • Publication du rapport dédié « Progress Report NZBA ».

Investissement dans le développement de solutions et partenariats innovants pour générer davantage d’impact :

  • Préparation du lancement annoncé d’un nouveau fonds d’investissement d’un milliard d’euros pour la transition, les solutions basées sur la nature et l’impact, et poursuite de la mise en place de partenariats clés, notamment avec l’International Finance Corporation, membre du groupe Banque Mondiale.
  • Expansion des actions de mécénat : annonce d’un nouveau partenariat avec The Ocean Cleanup pour s’associer à la plus grande opération de nettoyage jamais réalisée. En qualité de « Mission Partner » majeur, Société Générale apportera sa contribution financière à cette organisation internationale à but non lucratif afin d’accompagner le développement des technologies pour nettoyer la pollution plastique des océans et pour endiguer l’afflux venant des rivières.

Slawomir Krupa, Directeur général de Société Générale, déclare : « Les enjeux ESG sont au cœur de notre nouvelle feuille de route stratégique. Face aux impératifs climatiques et aux besoins considérables pour financer la transition environnementale et soutenir les Objectifs de Développement Durable dans leur ensemble, Société Générale entend conforter son rôle moteur avec l’ambition d’agir en leader de la transition et du développement durable de nos économies. Notre approche est holistique et s’inscrit dans une démarche de progrès volontariste et responsable, qui mobilise tous les métiers, toutes les équipes, et s’appuie sur des objectifs ambitieux, concrets, mesurables et mesurés. Anticipant les risques mais aussi les opportunités, nous agissons d’une part pour accélérer la décarbonation de nos activités en accompagnant proactivement nos clients dans la transition, et d’autre part, pour soutenir le développement de solutions et partenariats innovants, contribuant à la transformation vers une économie décarbonée et socialement responsable. J’ai la conviction que c’est en nous appuyant sur notre ADN d’entrepreneur et en conjuguant nos efforts avec nos parties prenantes que nous pourrons réussir ensemble la transition. »

Précisions sur les objectifs volontaristes de décarbonation des activités du Groupe

Société Générale est engagé dans un processus d’alignement de ses financements avec des trajectoires compatibles avec l’objectif de neutralité carbone en 2050, en commençant par les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, tels que définis par l’initiative Net Zero Banking Alliance (NZBA).

Le Groupe annonce ce jour une nouvelle cible sur l’immobilier commercial et rappelle les objectifs fixés lors du Capital Markets Day et au T3-2023 :

  • Nouvelle cible pour le secteur de l’immobilier commercial : réduction de -63 % de l’intensité des émissions de carbone d’ici à 2030 par rapport à 2022, soit de 49 kgCO2e/m2 à 18 kgCO2e/m2, aligné avec le scénario CRREM V2.
  • Forte accélération de la réduction de l’exposition au secteur de la production de pétrole et de gaz avec une cible de – 80 % d’ici 2030 par rapport à 2019, et une étape intermédiaire de – 50 % en 2025 (à comparer à l’objectif précédent de – 20 %).
  • Arrêt de l’offre de produits et services financiers dédiés aux projets de nouveaux champs de production de pétrole et de gaz.
  • Sortie du financement des acteurs privés spécialisés de la filière amont du pétrole et du gaz, en gérant en extinction les expositions, et renforcement de la démarche d’engagement avec les clients du secteur énergétique, en particulier sur leur stratégie climatique.
  • Cible sur les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du pétrole et du gaz de – 70 % d’ici 2030 par rapport à 2019.
  • Cible pour le secteur automobile : réduction de 51 % de l’intensité des émissions de carbone d’ici à 2030 par rapport à 2021, soit de 184 gCO2e/km à 90 gCO2e/km.
  • Cible pour le secteur acier : score d’alignement à 0 d’ici à 2030, évalué selon les « Sustainable Steel Principles » en ligne avec le scénario 1.5°C de l’IEA.
  • Cible pour le secteur ciment : réduction de 20 % de l’intensité des émissions de carbone d’ici à 2030 par rapport à 2022, soit de 671 kgCO2e/t ciment à 535 kgCO2e/t ciment.

Société Générale est engagé depuis plus de 20 ans dans le financement des énergies renouvelables et la finance à impact positif, en tant que membre fondateur de l’initiative « Positive Impact Finance » de UNEP-FI. La Banque a développé une solide expertise technique qui a contribué à renforcer ces dernières années sa démarche d’alignement progressif de ses portefeuilles et qui lui permet de proposer à ses clients une offre de solutions ESG innovantes et des capacités de conseil pour les accompagner au mieux dans leur propre transition.

Les objectifs d’alignement pris par la Banque, en cours d’exécution, sont pilotés à travers des indicateurs et méthodologies reconnus par secteur. Ils sont détaillés dans le rapport dédié « Progress Report NZBA » que la Banque vient de publier. Ce document décrit la démarche d’alignement dans laquelle la Banque s’inscrit et constitue un rapport d’étape sur les avancées et actions menées en lien avec les objectifs d’alignement définis.

L’ambition ESG du Groupe s’appuie également sur un vaste plan de formation de l’ensemble de ses collaborateurs. Société Générale a déployé une offre de formation dédiée à la RSE comprenant notamment des modules spécifiques sur les enjeux de décarbonation, qu’elle propose à tous ses collaborateurs.

À propos de Société Générale

Société Générale est une banque européenne de premier plan avec 117 000 collaborateurs au service de 25 millions de clients dans plus de 60 pays à travers le monde. Nous accompagnons le développement de nos économies depuis près de 160 ans, en proposant à nos clients entreprises, institutionnels et particuliers un large éventail de services de conseil et de solutions financières à valeur ajoutée. Nos relations durables et de confiance avec les clients, notre expertise de pointe, notre capacité d’innovation unique, nos compétences ESG et nos franchises leader font partie de notre ADN et servent le cœur de notre objectif : créer de la valeur durable pour toutes nos parties prenantes.

La Financière de l’Echiquier lance « Sursauts », podcast dédié à la biodiversité

La Financière de l’Echiquier (LFDE), en partenariat avec ID – l’Info Durable, lance « Sursauts », un podcast consacré aux solutions dédiées à la préservation et à la régénération de la biodiversité. Cette série de 6 épisodes s’inscrit dans le sillage des initiatives pédagogiques déployées par LFDE, à l’image de son premier podcast, Un pied devant l’autre, dédié à la finance durable, ou du MOOC Biodiversité, Relever le défi du vivant d’ENGAGE, soutenu par la société de gestion.

Mobilisée en faveur des enjeux climatiques et de biodiversité, LFDE cherche à sensibiliser le plus grand nombre et à mettre en lumière des solutions concrètes, développées par des entreprises engagées notamment. Présenté par Raphaëlle Duchemin, chaque épisode de « Sursauts » invite des experts, de tous les secteurs de l’économie : Biodiv Corp, cabinet de conseil et de formation ; Veolia, numéro un mondial des services à l’environnement, le groupe de luxe Kering ; Etia et Vow ASA, entreprises norvégiennes spécialisées dans la gestion des déchets et des eaux usées pour l’industrie maritime ; le groupe suisse SIG, leader mondial des emballages alimentaires et le Muséum national d’Histoire naturelle, développant un projet de recherche en biomimétisme dédié à la réalisation de récifs artificiels.

Ce podcast a été lancé lors de la 3e édition des Rencontres du Climat & de la Biodiversité le 28 novembre 2023. Réunissant experts, entreprises et clients, ces Rencontres ont vocation à mobiliser l’ensemble de l’écosystème de LFDE, à stimuler le dialogue entre investisseurs et entreprises et à dégager des pistes concrètes en faveur du climat et de la biodiversité.

« Sursauts » est accessible ici.

Bettina Ducat, Directrice Générale de La Financière de l’Echiquier, déclare : « La sauvegarde de la biodiversité est un enjeu capital à nos yeux, plus de 50% du PIB mondial en dépendent. A La Financière de l’Echiquier (LFDE), nous sommes convaincus du rôle de l’industrie de la gestion d’actifs face à ce défi universel. Cette nouvelle initiative, Sursauts, s’inscrit dans le sillage de nos nombreuses actions pédagogiques déployées au fil du temps. Nous remercions chaleureusement les experts pour leur contribution et leur engagement. » 

À propos de La Financière de l’Echiquier

Créée en 1991 et détenue depuis juillet 2023 par LBP AM, La Financière de l’Échiquier (LFDE) est une des principales sociétés de gestion de conviction de France. LFDE s’appuie sur son savoir-faire et ses expertises à forte valeur ajoutée pour offrir à ses clients institutionnels, distributeurs et privés, les produits et solutions responsables dont ils ont besoin pour valoriser leurs investissements. LFDE, dont les encours s’élèvent à 12,4 milliards d’euros (31.08.2023), compte plus de 140 salariés et est implantée en Allemagne, Autriche, Espagne, Italie, Suisse, ainsi qu’au Benelux.   

À propos de L’Info Durable

Lancé en 2017, L’Info Durable (ID) est le premier média d’info en continu dédié au Développement Durable. Avec une offre éditoriale exigeante et des solutions concrètes proposées par ses partenaires, sa promesse « #TousActeurs » permet au lecteur de devenir acteur du développement durable.

Le fonds SDG Loan mobilise 1,1 Mrd de dollars d’investissements

Allianz Global Investors (AllianzGI), FMO Investment Management (FMO IM) et la Fondation John D. et Catherine T. MacArthur (MacArthur) annoncent que le SDG Loan Fund (le fonds) a réussi à mobiliser plus d’un milliard de dollars de capitaux privés pour promouvoir les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies sur les marchés émergents et frontières. Le capital du fonds est fourni par un groupe d’investisseurs institutionnels, dont Allianz, la banque de développement néerlandaise FMO et Skandia.

  • Le fonds SDG Loan  a réussi à mobiliser 1,1 milliard de dollars américains d’investissements pour promouvoir les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies sur les marchés émergents et frontières, en utilisant un modèle innovant de “financement mixte” (Blended Finance).
  • Les investisseurs du fonds, dont Allianz, FMO et Skandia, fournissent des capitaux pour des prêts à fort impact, alignés sur les ODD, à des entreprises et des projets locaux en Amérique latine, en Asie, en Afrique et en Europe de l’Est.
  • Allianz Global Investors gère le SDG Loan Fund et FMO Investment Management est à l’origine du portefeuille de prêts et en assure la gestion. La Fondation John D. et Catherine T. MacArthur (MacArthur) s’est engagée à fournir une garantie de 25 millions de dollars américains pour le rehaussement de crédit.
  • La portée multisectorielle et à grande échelle du fonds SDG Loan est rendue possible par un investissement en première perte de FMO, associé à la garantie de MacArthur. Ensemble, ces investissements catalytiques débloquent 1 milliard de dollars de capitaux privés en faveur de l’énergie abordable, l’inclusion financière et l’agriculture durable dans les marchés émergents et frontières.

La structure de “financement mixte” (Blended Finance) du fonds permet à des investisseurs institutionnels de premier plan de co-investir dans un portefeuille de participations de prêts qui soutiennent les institutions financières et les intermédiaires au service des petites et moyennes entreprises dans les pays à revenus faibles et modérés d’Amérique latine, d’Asie, d’Afrique et d’Europe de l’Est dans trois secteurs cibles : l’énergie, les institutions financières et l’agro-industrie.

Conçue initialement par AllianzGI, le gérant du fonds, et FMO IM, le gérant de portefeuille, la structure du fonds comprend un investissement “en première perte” de FMO et une garantie partielle non financée de MacArthur. Ensemble, ces rehaussements de crédit mobilisent des capitaux auprès d’investisseurs institutionnels qui ne seraient normalement pas en mesure de financer des prêts à fort impact sur les marchés émergents et frontières.

Le fonds SDG Loan est conçu pour répondre au besoin urgent de capitaux pour atteindre les ODD dans les pays en développement. D’un montant total de 3,9 billions de dollars américains en 2020, ce déficit critique de financement annuel a augmenté de 56 % après l’apparition du COVID-19. Le fonds s’appuie sur des efforts croissants visant à mobiliser des capitaux auprès d’investisseurs du secteur privé pour des investissements dans les marchés émergents et frontières en vue de la réalisation des ODD. Dans l’ensemble, les capitaux déployés par le fonds SDG Loan se concentreront sur la croissance économique (Objectif de Développement Durable n°8), l’égalité (Objectif de Développement Durable n°10) et le climat (Objectif de Développement Durable n°13).

Une fois entièrement investi dans une centaine de participations de prêts à fort impact, le fonds vise à ce que ses investissements soutiennent près de 60 000 emplois et permettent d’éviter environ 450 000 tCO2 eq de gaz à effet de serre par an, selon l’expérience et l’analyse de FMO. Le fonds devrait être rapidement lancé, le FMO stockant déjà environ 100 millions de dollars américains de prêts éligibles.

« Chez Allianz Global Investors, nous comprenons que la Blended Finance a un rôle crucial à jouer dans le déblocage des capitaux privés nécessaires pour stimuler le développement des marchés émergents et frontières. Notre approche de partenariat avec FMO et la Fondation MacArthur a conduit à la création d’un exemple convaincant d’une approche concrète, innovante et axée sur le marché pour mobiliser ce capital à grande échelle, en aidant à garantir que les projets à fort impact essentiels à la transition verte reçoivent le financement dont ils ont besoin. Nous sommes convaincus que le fonds SDG Loan servira de modèle pour une collaboration multipartite réussie, dont nous espérons voir de nombreux autres exemples à l’avenir » déclare Deborah Zurkow, Responsable mondiale des investissements chez Allianz Global Investors.

« Nous sommes ravis de nous associer à Allianz Global Investors et à la Fondation MacArthur dans le cadre de notre fonds SDG Loan. Les capitaux mis en commun dans le cadre de cette structure de financement mixte démontrent qu’une vision commune des ODD peut permettre de trouver des solutions pour des types d’investisseurs très différents. Le fonds permettra à FMO de fournir davantage de capitaux à ses clients, soutenant ainsi notre mission commune d’améliorer la prospérité locale dans les pays en développement à l’échelle mondiale. Nous sommes convaincus qu’avec Allianz Global Investors, nous assurerons le succès du fonds dans la sélection et la gestion d’un portefeuille à fort impact », ajoute Nic Wessemius, Directeur général de FMO Investment Management.

« La Fondation MacArthur est fière de mettre à profit sa longue expérience en matière d’investissement à impact et de garanties pour soutenir le fonds SDG Loan. En comblant des lacunes de financement critiques et en apportant des avantages économiques, environnementaux et sociaux à des dizaines de milliers de petites entreprises, de familles et de communautés, le fonds démontrera le pouvoir du capital catalytique pour débloquer des investissements et un impact qui ne seraient pas possibles autrement », conclut Debra Schwartz, Directrice générale des investissements d’impact à la Fondation MacArthur.

Bruno BOGGIANI, CEO STRATEGGYZGreen Finance ajoute : « Le SDG Loan Fund, dirigé par Allianz Global Investors, FMO Investment Management et la Fondation MacArthur, a mobilisé avec succès plus d’un milliard de dollars pour promouvoir les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies sur les marchés émergents. Grâce à un modèle novateur de “financement mixte”, des investisseurs clés, dont Allianz et FMO, contribuent à des prêts à fort impact. La garantie de MacArthur et l’investissement catalytique de FMO débloquent des fonds cruciaux pour l’énergie abordable, l’inclusion financière et l’agriculture durable, soulignant l’importance croissante des partenariats privés dans la réalisation des ODD ».

COP28 : Sommet mondial sur l’action climatique 2023

C’est le premier bilan officiel de l’engagement mondial dans la lutte contre le changement climatique. La question se pose donc de savoir si la COP28, le récent sommet sur le climat à Dubaï, aboutira à des résultats tangibles.

Les 5 grandes priorités de la COP28 :

  • Le premier bilan mondial sur les progrès de l’action climatique
  • Accélérer la transition énergétique
  • Placer l’humain au cœur de l’action climatique
  • Financement climatique et impact du commerce mondial
  • Un leadership plus large en matière de changement climatique.

La COP28 débute et suscite des critiques sur le choix du pays organisateur. La France propose de tripler sa capacité nucléaire d’ici 2050. Quels enjeux pour cette conférence et les critiques légitimes ? Certains chercheurs appellent au boycott, tandis que des contre-COP émergent en France. Quelle importance accorder à ces initiatives alternatives et quel rôle pour les territoires ? Le rôle financier est crucial. Quel est le coût de l’inaction face à l’urgence climatique ? Comment concilier les besoins des pays du Sud avec les nôtres ? Existe-t-il des solutions concrètes, et devrions-nous ouvrir davantage les financements au secteur privé pour y parvenir ?

Alors que les dirigeants mondiaux et les experts du climat effectuent leurs derniers préparatifs pour le sommet sur le climat COP28 aux Émirats arabes unis (EAU), les dernières données sur le climat mondial constituent un appel urgent à l’action.

La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a noté que septembre 2023 a marqué le mois le plus chaud jamais enregistré dans son historique de compilation de données. Cependant, cette chaleur n’était pas une exception isolée. Selon la NOAA, la température à la surface de la planète tout au long de l’année 2023 a atteint des niveaux records, et il existe désormais une probabilité de 99 % que cette année se classe comme la plus chaude jamais enregistrée.

« Septembre 2023 a été le quatrième mois consécutif de températures mondiales record », a déclaré le Dr Sarah Kapnick, scientifique en chef de la NOAA. « Non seulement ce fut le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré, mais c’était de loin le mois le plus atypiquement chaud de tous les temps. ” Les 174 années de maintien du climat de la NOAA. Pour le dire autrement, septembre 2023 a été plus chaud que la moyenne de juillet de 2001 à 2010.

La COP28 accueillera le premier bilan mondial, évaluant les progrès de près de 200 pays en matière d’action climatique. Les résultats alimenteront les nouveaux objectifs nationaux en matière de crise climatique.

Le Bilan mondial a été établi dans le cadre de l’Accord de Paris en 2015. Il détaillera 17 conclusions clés et recommandations associées dans quatre domaines : le contexte du changement climatique ; atténuation; adaptation; et la mise en œuvre et le financement de l’action climatique. 

La COP28, rassemblant des délégués de près de 200 pays à Dubaï, vise à débattre des actions nécessaires pour contenir le réchauffement climatique à 1,5°C. Au cœur des discussions, l’empreinte carbone devient un indicateur clé, mesurée à l’aide du bilan carbone. Ironiquement, le bilan carbone de la COP28 suscite des critiques, particulièrement en raison des transports, souvent aériens et parfois privés, utilisés par les délégations.

Dans ce contexte, l’entreprise Carbo, spécialisée dans la mesure et la réduction de l’empreinte carbone, souhaite examiner le bilan carbone, en mettant en lumière ses enjeux, sa méthodologie, et son application aussi bien pour les nations que pour les entreprises et les particuliers. Mesurer son impact devient ainsi le point de départ permettant à chacun d’agir en faveur d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre, tant à l’échelle individuelle que nationale.

5 domaines d’action clés à la COP28

L’intensification de la transition énergétique figure parmi les priorités majeures des négociations climatiques de cette année. Les émissions de gaz à effet de serre continuent d’atteindre des niveaux records, en dépit des engagements en sens contraire. La COP28 devrait se pencher principalement sur l’accélération du déploiement des énergies renouvelables, ainsi que sur le rôle des innovations telles que les carburants à base d’hydrogène et les technologies de captage du carbone pour contribuer à la réduction des émissions.

La Journée commerciale de la conférence examinera les possibilités de réduire les émissions le long de la chaîne de valeur commerciale, ainsi que le développement de marchés pour des produits respectueux du climat tels que les véhicules électriques et les emballages non plastiques. Le Forum économique mondial collaborera avec les Émirats arabes unis, pays hôte de la COP28, la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), l’Organisation mondiale du commerce et la Chambre de commerce internationale pour influencer les discussions lors de la Journée du commerce.

Résultats potentiels de la COP28

La COP28 mettra en avant le destin des énergies fossiles, avec un groupe de 130 grandes entreprises exerçant une pression en faveur d’un accord fixant un calendrier pour mettre fin à l’utilisation des combustibles fossiles, selon Reuters. Ces entreprises appellent les nations les plus riches à s’engager vers une alimentation électrique entièrement décarbonée d’ici 2035. L’UE, quant à elle, plaidera en faveur d’engagements de “réduction graduelle” des émissions de combustibles fossiles, rapporte le Council on Foreign Relations (CFR).

Le CFR indique également que des engagements pour lutter contre la perte de biodiversité pourraient émerger, faisant suite à la signature du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal à la fin de 2022. Les objectifs de ce cadre comprennent la création de 30 % des terres et des océans de la Terre en tant qu’aires protégées d’ici 2030.

La série de rapports du Forum économique mondial sur les transitions sectorielles industrielles favorables à la nature met en lumière les actions que les entreprises de divers secteurs peuvent entreprendre pour inverser la perte de biodiversité d’ici à 2030. Selon ces rapports, bien que la plupart des 500 plus grandes entreprises mondiales aient des objectifs climatiques, seulement 5 % d’entre elles ont des objectifs liés à la biodiversité. Les rapports soulignent l’urgence pour le secteur privé de contribuer activement à stopper et inverser le déclin de la biodiversité au cours de cette décennie, étant donné la dépendance de l’économie mondiale à l’égard de la nature.

La COP de 2023 marquera une première avec la tenue d’une Journée de la santé, axée sur les conséquences de la crise climatique sur le bien-être des populations. Cette journée mettra en avant les “arguments de santé en faveur de l’action climatique”, englobant tant la santé physique que mentale, tout en soulignant les stratégies optimales pour renforcer la résilience des systèmes de santé mondiaux face aux chocs climatiques potentiels.

Le Sommet local d’action pour le climat de la COP28 fera ses débuts en visant à mobiliser les dirigeants infranationaux tels que les maires et les gouverneurs dans les programmes et processus de la COP. Il mettra l’accent sur la contribution de l’action locale au soutien des objectifs nationaux, couvrant divers domaines tels que la transition énergétique et le financement climatique.

Selon Bruno BOGGIANI, CEO STRATEGGYZGreen Finance : « Afin de restreindre l’augmentation globale des températures, l’obligation du bilan carbone devrait s’appliquer à toutes les entités, indépendamment de leur taille. De plus, il est impératif d’imposer des trajectoires de réduction des émissions ajustées en fonction de chaque industrie. Cependant, la nécessaire décroissance des émissions de carbone est étroitement liée à celle de nos économies. Remettre en question nos modèles de production et de consommation exige une réévaluation de nos structures organisationnelles. Ces dernières doivent amorcer leur transition vers des entreprises respectueuses de l’environnement, y compris dans leur mode de gouvernance ! ».

TOP 15 – Leaders et pure Green Washing

Votre média préféré, Green Finance, s’est lancé un challenge !
Lire plus de 6 000 pages et plus précisément 6 188 pages.
Non ! nous ne parlons pas du GIEC ou le principe consiste à prendre des milliers d’auteurs,
et de leur demander d’écrire une vision sombre de notre avenir.


Ce challenge était de lire les DEU ( Document d’Enregistrement Universel ) de 15 entreprises représentatives, ou nous pouvons retrouver le DPEF ( Déclaration de Performance Extra-financière ) afin de se confronter à la réalité et voir si nous y retrouvons du concret !

Nous nous sommes alors basés sur une question concrète pour une réponse concrète :


Comment sont mises en avant les consommations en énergies des entreprises pour finalement confirmer et démontrer dignement, avec crédibilité leurs dires sur leur stratégie à mettre en œuvre pour sauver notre monde ( ou répondre à la réglementation )

Pour cela nous avons sélectionné 15 entreprises, qui consomment évidemment…
Attention, nous ne jugeons pas de la pollution, du bien ou du mal fait par cette entreprise, mais la crédibilité et la fiabilité de leur rapport sur la stratégie Green ( Verte, ESG, taxonomie… )

Les nominés sont :  ( par ordre alphabétique ) – 15 entreprises :

Alstom ; Axa ; Bollore ; Bouygues ; BPI ; CSC ; Danone ; Engie ; JCDecaux ; Renault ; Saint Gobain ; SG ; Thales ; Total ; Veolia

Clairement, 3 grands groupes se démarquent, avec éventuellement, un quatrième, plus spécifique en prenant en compte l’ajout de producteurs d’énergies,

Les bons élèves
Les élèves moyens
Les mauvais élèves

Les bons élèves
Les bons élèves ( producteur d’énergies )
Les élèves moyens
Les mauvais élèves

Roulement de tambours…

Les mauvais élèves :
Danone, BPI, CDC, SG

Un exemple parlant reste la banque SG, dernier du classement sur une sélection de 15 sociétés mais bon 1er élève en nombre de pages produites tel un étudiant qui tient à garder bonne figure lors d’un examen ou il ne sait rien mais tente d’obtenir quelques points pour l’encre et le papier utilisé.

Un exemple parlant reste Danone, qui blablate mais pas trop dans son DPEF, afin de mettre en avant sa stratégie sans trop dire de bêtise dont Green Finance se souvient encore d’une conférence ou Danone avait invité collaborateurs, investisseurs et presses pour le lancement d’un Green Bond et clamait haut et fort que Danone était fier de proposer aux producteurs de lait, un prix pour ce lait au minimum égal au cout de revient du producteur… standing ovation dans la conférence. Pourtant il est bien malheureux de voir que peu de personnes présentes comprenaient réellement ce qu’est un cout de revient pour une entreprise et que cela n’est pas une véritable avancé humainement parlant.

Un exemple parlant reste la BPI, un rapport creux, près de 500 pages qui ne nous apprend rien, pour une banque de référence…

Un exemple parlant reste la CDC, dont nous atteignons un summum. En effet à la lecture du DEU et plus particulièrement du DPEF, nous trouvons une vision très ou trop macro comme chiffres ( comme la plupart, me direz-vous… ) mais à quelques pages plus loin… nous retrouvons d’autres chiffres dans le même tableau !

L’ensemble des données issues du DEU, dont la partie consommation du DPEF est très hétérogène d’un acteur à un autre et livre uniquement une vision globale macro, sans distinction de sous-type d’énergie.

Pas de distinction sur l’eau : usées, consommées…
Pas de distinction sur le carburant : essence, diesel, SP95…
Pas de distinction sur l’électricité : verte, nucléaire, …

Les remises en causes et compréhension CSRD et taxonomie européenne laissent dans le flou certaines entreprises.

Nous pouvons également évoquer un certain greenwashing de différents acteurs, dont la trajectoire des émissions GES pourrait être considérée théoriques car les consommations en énergies ne sont pas mises en avant et donc les émissions GES peuvent être ajustées à convenance pour sortir un chiffre, qui sort du chapeau magique, qui arrange la société et sa trajectoire, ce qui exclue, automatiquement, la thématique transparence, un des objectifs de la taxonomie ou CSRD.

Ce greenwashing ou manque de transparence peut s’appréhender par une trop faible compréhension de la taxonomie européenne et/ou simplement une taxonomie non cadrée par la Commission Européenne.

Les élèves moyens :
Thales ; Saint Gobain ; Bouygues ; Renault

Un peu plus faible dans la compréhension de la taxonomie européenne et/ou simplement une taxonomie non cadrée par la Commission Européenne.

Les bons élèves :
Bollore, JCDecaux, Axa, Alstom


Pourtant ces sociétés ne ressortent pas comme la référence du Green.
Evidemment, nous conservons une vision globale des consommations.

Ces sociétés mettent en avant des points également plus détaillés par différentes approches sur les autres parties de la taxonomie au sens large dont la partie sociale et gouvernance et présentent une véritable source d’inspiration.

Les bons élèves ( producteur d’énergies ) :
Total, Veolia, Engie

Ces sociétés ne sont clairement pas une référence du Green.
Ce classement sur 15 sociétés n’a pas pour objectif de dire qui pollue ou pas, ou qui doit être dans le label ISR ou pas…
Producteurs d’énergies qui développent bien, même très bien, leurs productions mais quasi aucun mot sur leurs consommations ( abusives ? )
Cependant il faut noter des rapports détaillés ( principalement sur la partie sociale et gouvernance ) que nos mauvais élèves peuvent s’inspirer.

En conclusion :

Oui, une autre étude encourage, quasiment toutes les entreprises du CAC, attribuant des bons points sans démonstration.
Si une entreprise n‘est pas en mesure d’analyser ses consommations, elle n’est clairement pas en mesure de démontrer sa stratégie RSE.

En effet, les mauvais élèves oseront se justifier en disant que leurs données sont internes, confidentielles et qui n’ont pas leurs places dans un DPEF.
Green Finance vous livre donc par anticipation sa contre-objection : La thématique transparence est un des autres objectifs de la taxonomie ou CSRD .
..

Une autre étude, définit 3 catégories :
Les leaders ( 12% ) : qui se sentent ( presque ) prêts à la mise en place réglementaire.
Les suiveurs ( 59% ) : qui ont entamés leurs préparation mais qui ont des progrès à faire.
et les retardataires ( 29% ) qui sont peu ou pas préparés

Autrement dit, près de 90% ne sont pas prêts !

Autres exemples de cette même étude, peuvent être interprétés différemment.

« déclarent que les sujets ESG sont abordés au sein du comité exécutif :  54% »
Ou 1 sur 2 n’aborde pas les sujets ESG.

« 30% ne communique pas sur l’ESG » = un bon exemple pour être présent sur Green Finance

16% des répondants ont déjà réalisé une analyse de double matérialité.
ou…84% n’ont pas réalisé une analyse de double matérialité.

Alors que faire ?

  • Analyser les textes
  • Travailler en mode projet
  • Impliquer toutes les fonctions de l’entreprise
  • Impliquer les autres acteurs (  double matérialité  )
  • Structurer les processus internes
  • S’inspirer des bons élèves
  • Anticiper
  • Etre bien accompagné

Ce flou de réglementation et/ou de production des sociétés vont se poursuivre jusqu’à fin d’année avec la consultation CSRD, mais également la mise en place du Rapport durable en lieu et place du DPEF et les élections européennes qui vont avoir lieu mi 2024 et une prise de poste de nouvelle présidence en fin d’année 2024 dont l’article sur la remise en cause SFDR exprime cette tendance.
Ainsi les sociétés vont devoir avancer seules, au minimum, jusqu’à fin 2024… ( ou bien accompagné )

La Française AM : Enel et le (potentiel) step-up de son coupon SLB

Le marché d’obligations indexées sur des indicateurs de développement durable (« Sustainability-Linked Bonds » – SLB) qui représente plus de 250 milliards de dollars (soit environ 243 milliards d’euros), est peut-être sur le point d’assister à un rare événement déclencheur (« trigger »). En effet, son plus grand émetteur – à la fois en nombre de SLB (30) et en montant de dette émis (30.2 milliards d’euros) – semble en passe de manquer un objectif clé lié à la dette.

Les SLB sont des titres de créance qui sont généralement structurés comme des obligations classiques, mais avec quelques caractéristiques supplémentaires notables. Lors de la création de l’obligation, l’émetteur convient d’un certain nombre d’objectifs liés à la durabilité (indicateurs clés de performance (« KPI »)) – tels que la baisse de l’intensité du bouquet énergétique (aussi appelé « mix ») dans le cas d’Enel – dans un certain laps de temps. Les caractéristiques de l’obligation s’ajustent ensuite en fonction de la réalisation de ces indicateurs clés de performance. Ces changements concernent généralement le coupon de l’obligation, c’est-à-dire l’augmentation des intérêts dus sur l’obligation si l’émetteur n’atteint pas ses indicateurs clés de performance dans les délais convenus.

Contexte et indicateurs de développement durable liés à la dette d’Enel

L’électricien italien Enel a émis dix obligations assorties d’objectifs à atteindre en décembre 2023 (dont le montant de l’encours est d’environ 0.5 milliards d’euros – soit environ 37 % de sa dette en circulation émise sous format SLB) pour lesquelles la société devra probablement payer la pénalité. Les SLB, dont la date d’observation cible est fixée à 2023, sont liées à la réduction par Enel de l’intensité des émissions de scope 1 à 148 gCO2e/kWh. L’entreprise a réalisé des progrès significatifs en réduisant l’intensité de ses émissions de scope 1 de 372 gCO2e/kWh en 2018 à 214 gCO2/kWh en 2020, même si l’intensité du mix a par la suite légèrement augmenté.

Suite aux changements apportés à la politique énergétique européenne principalement motivés par le conflit Ukraine/Russie (ces derniers ayant retardé l’arrêt de certaines centrales à charbon), ilest peu probable qu’Enel atteigne ses objectifs en matière d’émissions de carbone à la fin de l’année 2023 – comme également relevé par l’Anthropocene Fixed Income Institute (AFII). Par ailleurs, le 25 octobre dernier Enel a déclaré avoir conclu deux cessions annoncées quelques mois auparavant : elle vend premièrement l’ensemble de ses activités roumaines. Cette activité comprend la distribution, la fourniture et les services, mais aussi une capacité de production d’énergie renouvelable d’environ 600 MW. Enel vend également quatre parcs solaires au Chili, d’une capacité totale de 416 MW. Dans son dernier rapport trimestriel pour la période allant jusqu’à septembre 2023, Enel disposait d’une capacité renouvelable totale de 54,8 GW, soit 66 % de sa capacité de production : les cessions supprimeront donc environ 1,9 % de la capacité renouvelable d’Enel.

Conséquences directes

Il s’agirait de la pénalité la plus importante jamais infligée à un marché dont la première obligation a été émise par Enel en 2019. Elle pourrait entrainer une augmentation annuelle des coûts d’intérêt de l’entreprise de 27 millions de dollars. Les intérêts totaux représenteraient 1 % de la charge de la dette totale d’Enel. La probabilité de cet évènement souligne également la manière dont la crise énergétique, déclenchée notamment par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, entrave les engagements des entreprises en matière de climat. D’autres émetteurs de SLB ont ressenti les retombées, comme Greece Public Power Corp. qui a déjà manqué un objectif similaire.

Nous avons courant octobre pu observer une divergence des rendements de deux SLB d’Enel comparables avec une maturité à 2027 (l’un avec et l’autre sans target date 2023) indiquant potentiellement que le marché anticipait un « step-up » du coupon de 25bp sur celle dont la date d’observation cible est 2023. Cependant, le rallye de début novembre a effacé ce différentiel. De manière plus générale, la courbe d’Enel ne valorise pas aujourd’hui un « step-up »généralisé sur les dix SLB en question.

La principale menace liée à l’éventuelle non-atteinte de l’objectif serait que le marché revalorise intégralement la dette en circulation d’Enel, suite à une crédibilité de transition climatique endommagée, augmentant de ce fait le futur coût de la dette lors que l’entreprise viendra se refinancer. Les investisseurs obligataires valorisent aujourd’hui tous les SLB (ou presque) comme des obligations classiques, c’est-à-dire sans aucune probabilité qu’un « step-up » de coupon ne soit jamais activé, à la fois par simplicité de comparaison avec des titres sans « step-up », et par la difficulté d’estimer la probabilité d’atteinte des évènements de déclenchement, étant donné le grand nombre de sociétés émettrices et de titres pouvant avoir des cibles et des « step-up » différents pour un même émetteur.

Notre opinion

Il y a quelques mois, nous avons recalculé la trajectoire de décarbonation de l’entreprise via notre modèle Low Carbon Trajectory (LCT). Celle-ci illustre clairement la décarbonation drastique du mix d’Enel jusqu’en 2020 puis que son intensité remonte légèrement, pour atterrir à 229 gCO2e/kWh en 2022. Notre couloir de confiance montre qu’au vu des investissements réalisés par l’entreprise, nous ne nous attendions effectivement pas à ce qu’Enel atteigne son objectif.

Depuis, l’entreprise a communiqué qu’au S1 2023 ce chiffre s’élevait à 173 gCOe/kWh. Ce chiffre est inférieur d’environ 25 % à celui de la même période de l’année dernière, après qu’Enel ait vendu ses actifs russes. Malgré tout, nous n’avons pas connaissance d’investissements significatifs ou d’acquisitions qui permettraient à Enel de rebalancer son mix énergétique à temps.