CR réunion de Green Cross France et territoires

Investissement 2024
Investissement 2024

La réunion stratégique de Green Cross France et territoires du 7 février 2024 a mis en lumière plusieurs projets et initiatives visant à promouvoir la résilience écologique et à sensibiliser les acteurs locaux aux enjeux environnementaux.

Projets innovants pour un avenir durable

Green Cross a présenté divers projets axés sur la transition écologique, notamment le plaidoyer pour un monde plus durable de Nicolas Imbert, les cycles de formation à impact et les recherches sur la résilience des territoires littoraux et montagneux.

Agenda des événements à venir

La réunion a également annoncé plusieurs événements à venir, tels que les Rencontres Territoriales de l’énergie et le Séminaire sur le tourisme littoral résilient, offrant des opportunités de partenariat pour les entreprises et les collectivités intéressées.

Groupe de travail “paix et environnement”

Un groupe de travail “paix et environnement” a été constitué pour aborder des questions liées à la sécurité nucléaire et à la démilitarisation progressive, avec la participation d’experts renommés dans le domaine.

Ces initiatives reflètent l’engagement continu de Green Cross à promouvoir la durabilité environnementale et la paix mondiale.

Approfondissez votre lecture avec cet article.

Les petites capitalisations européennes

AXA

Dans un contexte de remontée des taux, les petites capitalisations européennes offrent un refuge attractif pour les investisseurs cherchant à diversifier leur portefeuille tout en limitant leur exposition à l’endettement.

La résilience des petites valeurs européennes

Malgré les turbulences observées en 2022, les petites capitalisations européennes ont affiché une performance solide en 2023. Bénéficiant d’un rebond significatif à la fin de l’année. Des entreprises telles que NCAB Group et Carel Industries illustrent parfaitement ce potentiel. Avec des situations financières saines, une croissance robuste et un endettement limité.

NCAB Group : leader dans un marché de niche en pleine expansion

NCAB Group, fabricant suédois de circuits imprimés, se distingue par sa position de leader sur un marché de niche et une croissance annuelle soutenue de 15%. Son faible endettement et son avance technologique en font un choix attrayant. Pour les investisseurs soucieux de limiter les risques liés à la hausse des taux.

Carel Industries : innovation et rentabilité dans le secteur de l’efficience énergétique

Carel Industries, entreprise italienne spécialisée dans les solutions de contrôle et de régulation des équipements de climatisation. Offre une rentabilité stable et des niveaux de marge brute élevés, tout en contribuant à l’efficience énergétique. Son expansion hors d’Italie et sa croissance soutenue en font une valeur prometteuse pour les investisseurs à la recherche de stabilité et de croissance à long terme.

À propos de Berenberg

Fondée en 1590, Berenberg est une banque privée européenne majeure, offrant une gamme complète de services financiers. Avec son siège à Hambourg et une présence internationale, Berenberg s’engage à fournir des solutions d’investissement de qualité et à accompagner ses clients dans la réalisation de leurs objectifs financiers.

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Swiss Life Asset Managers France investit dans un camping

Swiss life camping
Swiss life camping

Swiss Life Asset Managers France annonce son premier investissement pour le compte de son FPCI Plein Air Invest, aux côtés du Groupe Inspire Villages, dans le camping 4 étoiles “Les Vallons de l’Océan” situé à La Plaine-sur-Mer, en Loire-Atlantique.

Une stratégie axée sur le développement touristique

L’acquisition du camping s’inscrit dans la stratégie d’investissement du fonds Plein Air Invest, qui vise à constituer un portefeuille d’hôtels de plein air dans des zones touristiques attractives. Le camping, idéalement situé sur la côte de Jade à proximité de Pornic et de Nantes, offre un cadre enchanteur et une variété d’hébergements adaptés aux besoins des vacanciers.

Investir dans l’expérience touristique : une vision partagée

Le partenariat entre Inspire Villages et Swiss Life Asset Managers France permettra de transformer l’établissement sous l’enseigne Inspire Villages, offrant ainsi une expérience haut de gamme aux vacanciers tout en générant des rendements attrayants pour les investisseurs du FPCI Plein Air Invest. Johanna Capoani, Directrice du pôle hôtellerie, souligne l’importance de cette acquisition dans la croissance du fonds et dans l’offre de solutions d’investissement diversifiées pour les clients de Swiss Life Asset Managers France.

À propos de Swiss Life Asset Managers

Swiss Life Asset Managers, fort de plus de 165 ans d’expérience, gère les actifs du groupe Swiss Life dans une approche responsable des risques. Avec une présence internationale et une expertise reconnue en gestion immobilière, Swiss Life Asset Managers propose des solutions d’investissement à long terme pour accompagner ses clients dans la réalisation de leurs objectifs financiers, dans un souci constant de liberté de choix et de durabilité.

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Stratégies d’investissement : actions défensives

actions défensives
actions défensives

Nicolas Magnac-Dajean, spécialiste senior Multi Assets chez Nordea Asset Management, met en lumière l’attractivité des actions défensives dans un contexte de marché volatil et d’incertitudes économiques.

L’intérêt des actions défensives

Dans un environnement financier complexe marqué par des signaux économiques mitigés, les actions défensives se révèlent être des options attrayantes pour les investisseurs. Malgré les incertitudes entourant l’économie mondiale, ces actions offrent des fondamentaux solides et une croissance régulière des résultats et des dividendes sur le long terme.

Une approche résiliente et pertinente pour l’avenir

Les stratégies d’investissement axées sur les actions défensives présentent des caractéristiques attrayantes, telles que des barrières à l’entrée élevées et un “pricing power” fort. Ces atouts les rendent moins sensibles à la volatilité des marchés et aux fluctuations des taux d’intérêt, offrant ainsi une solution attractive dans un environnement d’incertitudes croissantes.

À propos de Nordea Asset Management

Nordea Asset Management, membre du groupe Nordea, propose une large gamme de fonds d’investissement aux investisseurs européens et mondiaux. Avec une présence internationale et une approche multi-boutique durable, Nordea vise à générer de l’alpha de façon durable pour le bénéfice de ses clients, couvrant toutes les classes d’actifs et les marchés à travers le monde.

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Federal Finance Gestion : une année 2023 prometteuse

Federal Finance Gestion
Federal Finance Gestion

Federal Finance Gestion clôture l’année 2023 avec une collecte de 2.1 milliards d’euros, portant ses encours gérés à 43.5 milliards d’euros. Cette performance, dans un contexte financier en évolution, démontre la solidité et l’agilité de l’entreprise, alimentée par des axes stratégiques forts : l’innovation financière, l’investissement responsable et la gestion thématique.

Une belle dynamique pour Federal Finance Gestion en 2023

Dans un marché en constante mutation, ils affichent des résultats très satisfaisants, notamment grâce à une collecte diversifiée provenant tant d’une clientèle retail que de la clientèle institutionnelle. Cette réussite est le fruit de son engagement à offrir des solutions d’investissement originales et performantes, notamment à travers le développement de fonds d’investissement responsable.

Des ambitions fortes pour l’avenir

Ancrée au sein du Groupe Crédit Mutuel Arkéa, Federal Finance Gestion reste résolument engagée à répondre aux besoins de ses clients en proposant des solutions d’investissement innovantes. Les ambitions de l’entreprise pour l’avenir incluent le développement de gammes de fonds d’investissement responsable et le soutien aux entreprises locales, illustrés par le lancement de nouveaux produits répondant aux besoins spécifiques des clients privés et solidaires.

Alain Guélennoc, Président du Directoire, exprime sa fierté devant ces réussites collectives, soulignant ainsi la contribution de l’entreprise au développement du Groupe.

À propos de Federal Finance Gestion

Federal Finance Gestion, affiliée à Arkéa Investment Services, offre près de 44 milliards d’euros d’encours sous gestion, répartis entre différentes expertises. Au cœur de son activité, l’Investissement Socialement Responsable demeure une conviction fondamentale.

À propos d’Arkéa Investment Services

Arkéa Investment Services regroupe les spécialistes en gestion d’actifs et banque privée du Crédit Mutuel Arkéa, totalisant plus de 66 Md€ d’encours sous gestion. L’objectif est de créer des solutions pour protéger et valoriser les placements des clients, soutenant ainsi la réalisation de leurs projets.

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Manipulation prudente des données d’émissions de scope 3

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Dans l’analyse climatique, les émissions Scope 3 sont cruciales mais sous-déclarées. Les entreprises soulignent les difficultés de calcul et leur caractère indirect, tandis que les investisseurs voient en elles des indicateurs clés pour évaluer les risques et les opportunités liés à la transition écologique. Les émissions Scope 3, bien que nécessaires, ne suffisent pas à elles seules pour évaluer l’impact climatique d’une entreprise. Les défis persistent également du côté des fournisseurs de données. La qualité des données est essentielle pour les investissements, mais les investisseurs doivent également tenir compte d’autres aspects dans leur analyse climatique.

Regards croisés des investisseurs et des entreprises

Dans le domaine complexe de l’analyse climatique du point de vue des investisseurs. Les émissions de scope 3 reviennent fréquemment comme un défi majeur. Les données sont souvent jugées incomplètes, peu fiables et insuffisantes pour définir des stratégies d’investissement en décarbonation. Les entreprises, quant à elles, soulignent les difficultés de calcul. Et le caractère indirect de ces émissions, ce qui les exclut partiellement de leur responsabilité. Cependant, de nombreux experts considèrent les données de scope 3 comme cruciales pour une analyse climatique approfondie. Chez Candriam, ils reconnaissent l’importance de ces données dans l’évaluation de l’alignement des entreprises. Avec les objectifs de l’Accord de Paris, tout en étant conscients de leurs limites contextuelles et structurelles.

Un pilier crucial de l’analyse carbone des entreprises

Les émissions Scope 3 représentent les émissions de gaz à effet de serre indirectes, qu’elles se situent en amont (fournisseurs, etc.) ou en aval (distribution, utilisation du produit, gestion de la fin de vie) des opérations d’une entreprise. Bien qu’indirectes, ces émissions sont essentielles à prendre en compte, car souvent, les enjeux carbone ne se limitent pas à la production d’un produit, mais concernent également les matières premières qui le composent ou son utilisation. Par exemple, dans le cas d’une entreprise pétrolière, il est peu pertinent d’analyser uniquement les émissions Scope 1 & 2, car la majorité des émissions liées au pétrole se produit lors de sa combustion par les clients. Se concentrer uniquement sur la décarbonation des Scopes 1 & 2 reviendrait à ne considérer que l’extraction du pétrole, sans prendre en compte le produit final fortement carboné.

Analyser les émissions Scope 3 ne vise pas à attribuer à chaque entreprise les émissions dont elle est “responsable” – une tâche complexe et subjective. Les investisseurs s’y intéressent parce qu’elles sont essentielles pour évaluer les risques et la résilience à long terme du modèle économique des entreprises. Les chaînes de valeur les plus émettrices de carbone devront consentir les efforts les plus importants, et cela aura des répercussions sur tous les acteurs impliqués. L’analyse des émissions Scope 3 est donc indispensable pour évaluer la position d’une entreprise vis-à-vis de la transition écologique, les ajustements nécessaires à son adaptation à un monde à faibles émissions de carbone, ainsi que les risques et opportunités associés. Ces éléments sont cruciaux pour évaluer la pertinence d’un investissement à long terme, notamment dans les secteurs les plus émetteurs de carbone.


Les défis du reporting des données Scope 3

Bien que le Scope 3 offre une vision plus globale des émissions tout au long de la chaîne de valeur, il présente des biais sectoriels significatifs, tout comme le Scope 1&2. Certains secteurs, notamment l’industrie, affichent naturellement des émissions Scope 3 plus élevées que d’autres, ce qui ne reflète pas nécessairement leur engagement ou leur stratégie climatique. Par exemple, les fabricants d’équipements industriels sont au cœur des processus industriels et génèrent donc des émissions Scope 3 considérables en aval. De même, les fournisseurs de solutions d’efficacité énergétique peuvent inclure dans leur Scope 3 une partie des émissions de CO2 liées à la consommation énergétique de leurs clients. Exclure ces entreprises des portefeuilles d’investissement ou les encourager à négliger les clients les plus émetteurs serait contre-productif pour la transition énergétique.

Progrès nécessaires du côté des entreprises

La publication des émissions scope 3 par les entreprises demeure insatisfaisante. En raison de la complexité de l’exercice et du manque de normes communes pour le calcul des émissions. Le GHG Protocol laisse une marge importante aux entreprises pour définir leurs émissions matérielles et la méthode de calcul. Entraînant ainsi de fortes disparités, même au sein d’un même secteur. Par exemple, les fabricants de semiconducteurs, bien qu’importants dans la transition énergétique, ne sont pas tenus de communiquer sur l’impact carbone de leurs produits selon le GHG Protocol. Cependant, ils mettent en avant leurs “émissions évitées” à leurs clients, sans disposer d’une analyse complète des impacts carbone négatifs.

Il est crucial que les futures réglementations, notamment la CSRD (Corporate Sustainable Reporting Directive). Apportent une plus grande cohérence aux rapports climatiques des entreprises. Permettant ainsi aux investisseurs d’obtenir et de communiquer des données carbone fiables.

Défis également du côté des fournisseurs de données

En général, les données d’émissions sont publiées de manière volontaire par les entreprises auprès du Carbon Disclosure Project (CDP), puis collectées et potentiellement retraitées par les fournisseurs de données. Cependant, très peu d’entreprises publient des données complètes, ce qui conduit à des estimations de leurs émissions scope 3 via des modèles statistiques comportant de nombreux biais méthodologiques.

Ces estimations ne tiennent pas compte des spécificités de l’activité de l’entreprise ou de ses marchés finaux, ce qui peut conduire à des estimations incorrectes. De plus, les données extrêmes sont souvent éliminées, ce qui peut fausser les résultats et décourager les entreprises de publier des données exhaustives.

Le manque de fiabilité, de cohérence et de stabilité des données scope 3 complique la tâche des investisseurs pour fixer des objectifs au niveau du portefeuille, en particulier pour les portefeuilles concentrés avec un fort positionnement climatique.

L’importance des données scope 3 dans les investissements

La qualité des données scope 3 est essentielle pour orienter les investissements vers la transition écologique, mais elle ne suffit pas. Encourager la transparence des entreprises sur leurs émissions et intégrer des objectifs scope 3 dans leurs plans de décarbonation est crucial. Cependant, ces données ne sont qu’un aspect parmi d’autres dans l’analyse climatique, qui reste complexe et fondamentale pour évaluer l’alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris. Les investisseurs doivent s’entourer d’experts pour naviguer efficacement dans ce domaine.

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Renforcement de l’offre d’Amundi

Amundi, le leader européen de la gestion d’actifs, renforce son portefeuille en acquérant Alpha Associates, un spécialiste suisse des fonds de fonds basé à Zurich. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie d’expansion d’Amundi et vise à consolider son expertise dans le domaine de la multigestion d’actifs non cotés. Alpha Associates est reconnu pour son savoir-faire dans la gestion de fonds de fonds alternatifs, ce qui complète parfaitement le positionnement d’Amundi sur le marché de la gestion d’actifs.

Maîtrise des coûts : Un point fort d’Amundi

Malgré des commissions de gestion légèrement inférieures aux attentes. Amundi maintient une maîtrise des coûts irréprochable, soulignant ainsi l’excellence de sa gestion financière. Cette capacité à contrôler les coûts leur a permis de servir un bénéfice net de 1,2 milliard d’euros en 2023, malgré l’aversion au risque des clients et leur préférence pour des produits moins margés.

L’acquisition d’Alpha Associates enrichit l’« equity story » en élargissant son portefeuille d’offres et en renforçant sa présence dans des secteurs clés de l’investissement. Cette opération renforce la diversification de l’offre et lui permet de mieux répondre aux besoins variés de sa clientèle, notamment en matière de placements hors des actifs cotés.

Cette acquisition, bien que modeste à grande échelle, devrait offrir un effet positif de 2 % sur le bénéfice par action dans les trois prochaines années, sous réserve de réussir les synergies de revenus. Cet impact financier témoigne de la pertinence stratégique de l’opération et conforte la confiance des investisseurs dans la capacité d’Amundi à générer une croissance rentable à long terme.

Prix de la croissance

Malgré un multiple de valorisation élevé pour la cible, il mise sur ce deal comme un investissement pour la croissance future, s’appuyant sur son historique de succès en matière de fusions et acquisitions. Cette stratégie s’inscrit dans une vision à long terme visant à renforcer la position d’Amundi sur le marché mondial de la gestion d’actifs et à offrir de la valeur ajoutée à ses actionnaires.

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Pressions de l’alliance Climate Action 100+

nouveau fonds
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La pression sur les engagements climatiques des sociétés de gestion s’accroît avec le départ de JP Morgan Asset Management de la coalition Climate Action 100+. Ce mouvement, suivi par d’autres, reflète une tendance à la baisse des engagements, influencée par le camp républicain. Climate Action 100+ vise à mobiliser les investisseurs. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des grandes entreprises. Les investisseurs disposent de divers moyens pour exercer leur influence. Notamment par le biais de votes et de propositions de résolutions.

Climate Action 100+ : pression accrue sur les engagements climatiques

À l’approche des élections américaines, la pression sur les engagements climatiques des sociétés de gestion se renforce. JP Morgan Asset Management quitte la coalition d’investisseurs Climate Action 100+, une initiative visant à encourager les grandes entreprises à lutter contre le changement climatique. La société invoque le renforcement de ses équipes internes, comprenant désormais 40 professionnels spécialisés dans l’investissement durable.

Ce retrait fait suite à celui d’autres sociétés plus petites comme Walter Scott, PanAgora AM et Loomis Sayles. En 2022, le départ de Vanguard de l’initiative Net Zero Asset Managers avait déjà fait sensation, bien que ce géant de la gestion d’actifs ait été critiqué pour ses engagements limités en matière d’ESG.

Une baisse des engagements

La décision de JP Morgan AM de se retirer de Climate Action 100+ souligne une réduction notable des engagements. Sous l’influence grandissante du camp républicain aux États-Unis. Ce désengagement est d’autant plus remarquable après une saison d’assemblées générales en 2023. Qui a déjà révélé une diminution du soutien aux résolutions climatiques. Lancée à la fin de 2017, Climate Action 100+ rassemble plus de 700 investisseurs, allant des grandes institutions comme BlackRock, Goldman Sachs et Pimco à des petites structures telles que Montpensier Finance, avec un total de 68 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Son objectif est de mobiliser l’influence des investisseurs. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des grandes entreprises.

Départs en série et pression sur les investisseurs

Les investisseurs disposent de plusieurs moyens pour exercer leur influence. Notamment par le biais de votes lors des assemblées générales, de propositions de résolutions, de déclarations publiques, de correspondances ou de rencontres avec les entreprises.

En ce qui concerne les départs récents, celui de JP Morgan AM est suivi par ceux de sociétés plus petites. Telles que Walter Scott, PanAgora AM et Loomis Sayles, une filiale de Natixis IM basée à Boston. Loomis Sayles, fortement exposé aux énergies fossiles. A été critiqué en août par Reclaim Finance pour son manque de dialogue et d’engagement avec les entreprises polluantes. D’autres grands groupes, comme Vanguard et Fidelity Investment, n’ont jamais rejoint l’initiative Climate Action 100+.

Au cours des deux dernières années, les républicains ont vivement critiqué l’approche ESG des sociétés de gestion, arguant qu’elle compromet le retour sur investissement des épargnants. Dans cette bataille politique, le Texas a dressé une liste noire des gestionnaires d’actifs qu’il considère hostiles aux énergies fossiles, tandis que la Floride et d’autres États ont cessé de confier des capitaux à ces sociétés.

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Tokyo émet des obligations climatiques pour décarboner son industrie

obligations climatiques
obligations climatiques

Mercredi, le Japon a lancé ses premières obligations souveraines climatiques. S’engageant à allouer 124 milliards d’euros sur dix ans pour aider ses industries à adopter des technologies plus respectueuses de l’environnement.

Lancement des obligations climatiques par le Japon

Mercredi dernier, le gouvernement japonais a lancé ses premières obligations climatiques. Dans le but d’accompagner en douceur les grandes industries du pays vers la décarbonation, malgré leur résistance au changement. Cette initiative vise à aider les entreprises à ajuster leurs modes de production pour réduire leur empreinte carbone. Le ministère des Finances a proposé 800 milliards de yens (environ 5 milliards d’euros) d’obligations à 10 ans. Avec une autre vente aux enchères prévue pour des obligations à 5 ans fin février. Sur une décennie, le Japon envisage d’émettre un total de 20 000 milliards de yens (environ 124 milliards d’euros) d’obligations de transition. Egalement appelées “obligations GX”, en référence au plan de transformation industrielle du pays.

Les retards s’accumulent au Japon

Selon le plan en vigueur, le Japon vise la neutralité carbone d’ici 2050. Nécessitant une refonte majeure de sa production d’électricité, de l’efficacité énergétique de ses bâtiments, et des pratiques industrielles. Cependant, les acteurs économiques rencontrent des difficultés à réduire leurs émissions de CO2. Plaidant pour une transition plus progressive de leurs processus de production. Le gouvernement prévoit que le nouvel instrument de financement encouragera ces entreprises à attirer des investissements privés supplémentaires vers des projets qui ne répondent pas entièrement aux critères des marchés “verts”. Mais qui pourraient néanmoins contribuer à terme à la réduction de l’empreinte carbone de la quatrième économie mondiale. Les obligations de transition seront ainsi ciblées sur des initiatives telles que la production de batteries de nouvelle génération. La recherche sur la fabrication d’acier utilisant de l’hydrogène, ainsi que le développement de semi-conducteurs en carbure de silicium.

Le risque d’écoblanchiment suscite des inquiétudes

Malgré les louanges pour les efforts de Tokyo en faveur de la décarbonation, certains analystes redoutent que certaines obligations de transition ne servent à financer des technologies controversées. Dans leur récente analyse, les experts du think-tank “Climate Integrate” à Tokyo soulignent ce risque et mentionnent notamment le soutien potentiel à des projets tels que la co-combustion à l’ammoniac, une initiative promue par Tokyo malgré les désaccords des organisations environnementales. Ils soulignent le défi consistant à permettre aux investisseurs d’évaluer de manière précise la cohérence de ces financements avec les objectifs de l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.

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L’évolution énergétique révélée par Jean-Baptiste Fressoz

évolution énergétique
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Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, démontre que les nouvelles sources d’énergie s’ajoutent plutôt que de se substituer aux anciennes. Un ouvrage clé pour saisir l’ampleur de l’effort requis pour décarboner l’économie pour l’évolution énergétique.

L’énergie : une histoire sans transition

La croyance en l’évolution énergétique est une illusion collective. Historiquement, aucune source d’énergie n’a été remplacée par une autre, comme le révèle Jean-Baptiste Fressoz dans “Sans transition. Une nouvelle histoire de l’énergie“. Son ouvrage, publié par les Éditions du Seuil, 414 pages, 24 euros, dévoile que les énergies se sont plutôt accumulées au fil du temps, sans rupture apparente. En fournissant des données concrètes. L’auteur démontre que, malgré l’essor du charbon, l’utilisation du bois n’a pas diminué, mais a augmenté. Les États-Unis brûlent désormais deux fois plus de bois qu’en 1960. Et l’Europe trois fois plus qu’au début du XXe siècle. Cette constatation remet en question l’idée même de transition énergétique. Mettant en lumière une réalité bien différente de celle souvent perçue.

La complexité de la transition énergétique

Se concentrer uniquement sur le pourcentage des énergies renouvelables dans le mix énergétique global crée une confusion entre l’innovation et la décarbonation. Sans réellement aborder le problème fondamental de la réduction de l’utilisation des énergies fossiles. L’histoire de l’énergie est caractérisée non par des phases distinctes, mais par un empilement. Une stratification et une symbiose entre différentes sources. Cela ne signifie pas que la transition vers les énergies renouvelables est impossible. Mais plutôt que l’effort nécessaire pour réduire les émissions de CO2 est colossal et sans précédent dans l’histoire, d’autant plus qu’il doit être réalisé sans être motivé par la rareté des ressources.

Par exemple, le bois a joué un rôle crucial dans l’émergence de l’industrie pétrolière. Avec les premières extractions réalisées à partir de structures en bois. De même, l’utilisation massive du charbon a été et reste essentielle à l’industrie pétrolière. Puisque le pétrole est pompé, transporté et raffiné à l’aide d’infrastructures en acier, dont la production nécessite du charbon.

En ce qui concerne les énergies renouvelables, même si elles représentent une avancée vers la décarbonation, leur déploiement peut paradoxalement stimuler d’autres secteurs plus carbonés. Par exemple, le plus grand parc éolien flottant au monde, situé en mer de Norvège et appartenant à Equinor (anciennement Statoil), est utilisé pour alimenter des plateformes pétrolières.

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