Les pourparlers climatiques reprennent à Dubaï le 30 novembre, dans un contexte marqué par des événements météorologiques violents, des conflits géopolitiques et une attention croissante du public sur l’intégrité des engagements déclarés. Comme chaque année, la COP suscite des interrogations sur son potentiel de surprise et de changement.
Dans l’ensemble, selon l’Organisation météorologique mondiale, la température moyenne de la surface terrestre entre 2023 et 2027 devrait être de 1,1°C à 1,8°C supérieure à la moyenne de la fin du XIXe siècle. Une grande part de cette augmentation est attribuée à nos récentes actions. Le rapport de l’évaluation mondiale (qui mesure le retard par rapport aux objectifs de 2015 et aux accords de Paris) souligne spécifiquement que 42 % des émissions depuis 1850 proviennent de la période 1990-2019. Il est évident que des politiques et des engagements financiers plus ambitieux sont nécessaires pour maintenir l’objectif de 1,5°C.
Après plusieurs années de stagnation, voire de désillusions, cette COP doit démontrer que les négociations climatiques restent pertinentes et peuvent induire un changement significatif à la hauteur du défi. Il est crucial de rappeler que la trajectoire de 1,5°C exige désormais une réduction de 43 % des émissions mondiales d’ici 2030 par rapport à 2019, et de 60 % d’ici 2035. Il est important de noter qu’après les accords de Paris, les émissions de CO2 ont connu une nette augmentation jusqu’en 2021 et doivent atteindre leur pic avant 2025 pour envisager cette trajectoire.
La direction de la COP28 cherche à stimuler les contributions, qu’elles soient publiques ou privées, axées sur les domaines d’intervention ci-dessous, chacun susceptible de comporter des éléments de changement significatif :
1. Accélérer la transition énergétique et réduire les émissions avant 2030 ;
Concernant les sujets plus traditionnels de la transition énergétique, l’accent sera mis sur l’accélération du retrait du charbon, qui ne semble pas promettre de surprises positives. Les projections du Rapport d’évaluation 6 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (AR6) indiquent qu’un alignement avec l’objectif de 1,5 °C nécessiterait une réduction de 67 à 82 % de l’utilisation du charbon d’ici 2030 par rapport à 2019. Atteindre cet alignement nécessiterait un accord en faveur d’une sortie plus marquée, étant donné que les nuances de la syntaxe actuelle laissent encore place à l’action.
En revanche, il semble que l’industrie pétrolière pourrait s’engager à réduire de moitié ses émissions des Scopes 1 et 2, tout en visant zéro émission de méthane dans la chaîne de valeur.
En ce qui concerne la capacité de remplacement, on peut également s’attendre à un engagement visant à tripler la capacité mondiale d’énergies renouvelables d’ici 2030. Il est important de noter que la tendance est positive, soutenue par la forte baisse des prix unitaires de l’énergie entre 2010 et 2019, avec une réduction moyenne de 85 % pour le solaire et de 55 % pour l’éolien.
Dans le secteur financier, l’un des plus grands points de déception concerne l’engagement à mobiliser des financements publics et privés pour la lutte contre le changement climatique, fixé à 100 milliards de dollars par an en 2020, mais qui n’a pas été atteint depuis. Cependant, selon le “5th biennial high-level ministerial dialogue on climate finance”, il est possible que cet objectif soit enfin atteint cette année, ce qui pourrait raviver l’espoir, car cet indicateur a souvent été utilisé comme reflet des ambitions climatiques. Les parties espèrent maintenant des engagements plus importants dans le financement de l’adaptation au changement climatique et en faveur des pays les plus vulnérables.
Le “stocktake” mentionne que les créations d’emplois liées à la transition énergétique seraient 3,5 fois supérieures aux suppressions de postes d’ici 2030. De véritables progrès pourraient découler de la notion de transition juste, qui intègre la nature et l’aspect humain.
Lors de la COP27, les océans et les forêts ont été inclus dans les négociations en raison de leur interconnexion fondamentale avec le changement climatique. La santé, qu’elle affecte les humains ou notre système agricole, devrait être mentionnée formellement pour la première fois lors de la prochaine COP, car le changement climatique perturbe les systèmes de santé actuels : augmentation des coups de chaleur, conditions de travail plus difficiles, augmentation des maladies transmises par des virus, modification de la nutrition et des rendements des cultures.
Une différence notable cette année réside dans la prise de conscience générale de l’insuffisance des actions entreprises. Le “Global Stocktake” vise à proposer des politiques plus ambitieuses qui pourraient apporter la mesure nécessaire à une conversion positive de cette 28e édition de la COP. Pour maintenir l’objectif de 1,5 °C vivant, la clé de notre succès réside clairement dans une coopération internationale autour d’ambitions domestiques coordonnées, dépassant le débat sur la discrimination basée sur les contributions historiques et se concentrant sur les avantages plus uniformes pour les générations futures. Comme le dit le proverbe, “Les espèces qui survivent ne sont pas les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux au changement”.
À propos de La Française AM
Les changements majeurs liés aux défis environnementaux et sociétaux sont autant d’opportunités de considérer l’avenir. Les nouveaux leviers identifiés constitueront la croissance et la performance financière et immobilière de demain. C’est dans cet esprit que La Française, groupe de gestion, forge ses convictions d’investissement et conçoit sa mission. Le groupe utilise sa capacité d’innovation et sa technologie au service de sa clientèle et pour concevoir ses solutions d’investissement alliant rendement et durabilité. Organisé autour de 2 piliers que sont les « actifs financiers » et les « actifs immobiliers », La Française se développe auprès d’une clientèle institutionnelle et patrimoniale en France et à l’international. La Française gère plus de 55 milliards d’euros d’actifs à travers ses implantations à Paris, Francfort, Hambourg, Londres, Luxembourg, Madrid, Milan et Séoul. (31/12/2021). La Française est une filiale de la Caisse Régionale du Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE), membre du Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Groupe Crédit Mutuel, rating Standard & Poor’s (06/2021) : Long Terme : A, perspective stable / Court terme : A-1.
La biodiversité est menacée par les activités humaines telles que la production industrielle, l’exploitation forestière, l’agriculture et l’exploitation minière. Ces activités ont des effets déstabilisants sur la qualité de l’air et de l’eau, l’utilisation des sols et le changement climatique, pour ne citer qu’eux. Les investisseurs devraient, selon nous, prêter attention aux déséquilibres qui en résultent et qui affectent certains secteurs d’activité spécifiques, mais aussi des économies tout entières.
La biodiversité désigne l’incroyable richesse de la vie sur Terre. Contraction de « diversité biologique », ce mot englobe tous les organismes vivants de la planète : bactéries, insectes, plantes, animaux, êtres humains, etc.
Le concept de biodiversité est généralement abordé à trois niveaux : la diversité génétique couvre les différents gènes présents dans toutes les plantes, tous les animaux et tous les organismes vivants ; la diversité des espèces désigne les différences observées au sein et entre les populations d’espèces, ainsi qu’entre les différentes espèces présentes sur Terre ; enfin, la diversité des écosystèmes recouvre les processus, les habitats, les communautés et les variations au sein de n’importe quelle zone géographique.
Selon la Royal Society, la biodiversité est indispensable aux processus qui assurent le maintien de toutes les formes de vie sur Terre, y compris celles des êtres humains. Une grande variété d’animaux, de plantes et de micro-organismes contribue à optimiser la santé des écosystèmes qui fournissent l’air que nous respirons et la nourriture que nous mangeons.
À titre d’exemple, la Royal Society indique que « les pollinisateurs tels que les oiseaux, les abeilles et autres insectes sont responsables, selon les estimations, d’un tiers de la production agricole mondiale », tandis que « l’agriculture dépend également des invertébrés qui contribuent à maintenir la santé du sol dans lequel les cultures poussent ». La Royal Society ajoute que « la vie dans les océans constitue la principale source de protéines animales pour de nombreuses personnes ».
Une menace pour la biodiversité
L’activité humaine met en péril la richesse de la biodiversité de notre planète. Entre 1970 et 2019, les populations de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles et de poissons ont diminué en moyenne de 68 %, soit un déclin plus rapide qu’à toute autre période de l’histoire de l’humanité. Selon la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, une organisation intergouvernementale, les principaux vecteurs de la perte de biodiversité sont notamment la perte d’habitat, la pollution et le changement climatique. Aujourd’hui, près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction, dont beaucoup d’ici quelques décennies.
Pourquoi la perte de biodiversité est importante pour les investisseurs
La perte de biodiversité est incontestablement une tragédie à bien des égards. Il s’agit également d’un élément important que les investisseurs doivent prendre en considération, dans la mesure où les entreprises sont susceptibles de se trouver confrontées à des risques de transition et à des risques physiques, ainsi qu’à des risques de litige et à des risques réglementaires. Ces risques peuvent affecter la valeur des investissements.
C’est la raison pour laquelle il est important de bien en comprendre l’impact éventuel sur un portefeuille d’investissement, d’autant plus que certains secteurs sont soumis à davantage de risques que d’autres. Par exemple, les secteurs les plus exposés sont l’énergie, les mines et les métaux, les services aux collectivités, ainsi que l’alimentation et les boissons.
Un autre domaine touché par la perte de biodiversité est la recherche pharmaceutique de nouveaux principes actifs et de nouvelles molécules dans les organismes végétaux et océaniques. Celle-ci promet de nouveaux traitements pour les pathologies humaines ou des moyens de lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. La perte de biodiversité limite notre capacité à explorer ces domaines.
Selon un rapport du Forum économique mondial, 25 % des médicaments utilisés en médecine moderne sont dérivés de plantes de la forêt tropicale, tandis que 70 % des médicaments contre le cancer sont des produits naturels ou synthétiques inspirés de la nature. Autrement dit, chaque fois qu’une espèce disparaît, nous nous privons d’un possible nouveau traitement.
Et les répercussions sont en réalité encore plus importantes. La perte de biodiversité pourrait mettre en péril toutes les économies et notre prospérité. Dans le même rapport, le Forum économique mondial estime que 44 000 milliards USD de valeur économique générée — plus de la moitié du PIB mondial — dépendent modérément ou fortement de la nature et ses services qu’elle rend et sont vulnérables au déclin de la nature.
De quelle manière les investisseurs peuvent-ils faire la différence ?
Depuis le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, les dirigeants du monde entier sont conscients de l’importance de placer le développement durable au centre du développement économique. S’il est impossible d’arrêter l’activité économique, il est toutefois possible de s’efforcer de réduire son empreinte sur la biodiversité.
Il est également de plus en plus admis que le fait de protéger et de restaurer les écosystèmes naturels peut favoriser la croissance économique et créer de nouvelles opportunités commerciales, selon le Forum économique mondial. Comme le souligne ce dernier, les entreprises dépendent des ressources naturelles et des services écosystémiques et ont donc la responsabilité d’en assurer la pérennité.
Ainsi, le secteur privé a joué un rôle important avant et pendant la conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP15) de décembre 2022, en contribuant à une étape historique : la définition du Cadre mondial pour la biodiversité. L’un des objectifs pour 2030 adoptés lors de la COP15 est l’obligation pour les grandes entreprises transnationales et les institutions financières de surveiller, d’évaluer et de rendre publics de manière transparente les risques auxquels elles sont exposées, ainsi que leurs dépendances et leurs impacts sur la biodiversité par le biais de leurs opérations, de leurs chaînes d’approvisionnement et de leurs portefeuilles.
La toute nouvelle Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (Groupe de travail sur la publication d’informations financières liées à la nature) jouera un rôle essentiel en proposant un cadre de gestion des risques et de publication d’informations qui permettra aux organisations de rendre compte de l’évolution des risques liés à la nature et de prendre des mesures à cet égard.
Parallèlement, Nature Action 100, une initiative menée par les investisseurs pour mobiliser les entreprises et les gouvernements, vise à combler une lacune importante dans le secteur de la gestion d’actifs en créant une plateforme fondée sur des données scientifiques grâce à laquelle les investisseurs peuvent définir une stratégie claire quant à la manière dont les entreprises et les gouvernements se doivent d’agir pour protéger la biodiversité. Ce dialogue avec les entreprises sera conçu de manière à ce que les principales entreprises prennent des mesures énergiques et rapides pour remédier à leur impact sur la biodiversité et à leur dépendance à l’égard de celle-ci. Ces missions de sensibilisation seront complétées par un dialogue politique avec les responsables politiques concernés et soutenues par un groupe de conseil technique.
La protection de l’environnement et de la biodiversité est au cœur de la stratégie et de la philosophie d’investissement de BNP Paribas Asset Management.
BNP Paribas Asset Management propose une gamme de solutions qui ciblent les défis liés à la biodiversité, dont un ETF (fonds indiciel coté).
Ce fonds actions ISR best-in-class couvre la zone euro et peut investir dans tous lessecteurs. Il est géré activement et cible la performance de long terme.Il sélectionne des entreprises socialement avancées en s’appuyant sur une notation socialeminimale, l’utilisation d’indicateurs de performance sociale et l’engagement actionnarial sur les questions sociales.
Allianz Global Investors (AllianzGI), l’un des principaux acteurs mondiaux de la gestion active, annonce aujourd’hui le lancement de son fonds Social Conviction Equity. Il est géré à Paris par l’équipe Conviction Equity, qui dispose d’une expérience en matière d’investissement responsable depuis plus de 20 ans.
Ce fonds actions ISR best-in-class géré activement est axé sur les enjeux sociaux. Il est classifié article 8 selon la réglementation SFDR. Il investit selon des critères sociaux couverts par une note sociale minimale, le recours à des indicateurs (KPI) sociaux et l’engagement sur les questions sociales. La sélection des titres est fondée sur une analyse fondamentale intégrant à la fois des critères financiers et ESG.
L’accroissement des inégalités de pouvoir d’achat, la transformation numérique et le développement de l’intelligence artificielle, et enfin la transition écologique et énergétique sont trois grandes tendances actuelles qui ont poussé les acteurs de l’économie à mieux prendre en compte les aspects sociaux. Cela passe par l’équité dans la répartition des ressources mais aussi la recherche du bien-être de l’individu dans le monde du travail et dans la société en général.
L’objectif du fonds est donc double : surperformer le marché des actions de la zone euro (représenté par l’indice MSCI EMU) sur les moyen et long termes ; et gérer les risques sociaux en sélectionnant les émetteurs qui apportent une contribution sociale positive tout au long de la chaîne de valeur (y compris les fournisseurs, le capital humain, la société et les communautés). Une contribution sociale positive peut être représentée soit par le profil social de l’entreprise, supérieur à la moyenne dans un secteur donné, ou par les produits et services proposés par l’entreprise et répondant à un objectif social clair.
Un processus d’investissement rigoureux
Une note sociale est d’abord calculée à l’aide d’un modèle propriétaire éprouvé. La sélection de titres se fait ainsi sur une cinquantaine de critères sociaux, qui sont à la disposition de nos professionnels de l’investissement et sont susceptibles d’être pris en compte selon les secteurs, en fonction de leur pertinence.
Les gérants réalisent également un suivi d’indicateurs sociaux qui mettent en avant une contribution sociale positive en complément de la notation sociale, pourvu qu’ils soient largement et régulièrement publiés. Ces indicateurs couvrent notamment la parité hommes-femmes, le capital humain, l’actionnariat salarié ou encore la transparence sociale.
L’équipe de gestion travaille en étroite collaboration avec les équipes Sustainability sur l’ensemble du processus d’investissement, depuis l’aspect méthodologique & données jusqu’à l’engagement, en passant par la recherche ESG pour les évaluations sociales.
Christophe Hautin, Gérant du fonds Allianz Social Conviction Equity, explique : « Nous avons constaté un intérêt croissant pour l’aspect social de l’ESG au cours des dernières années, et le S semble devenir le nouveau E (Environnement). Nous sommes à l’avant-garde de cette nouvelle tendance à Paris, et nous offrons une compréhension complète des contributions sociales positives tout au long de la chaîne de valeur, ce qui nous différencie clairement des autres fonds sociaux qui ont émergé sur le marché ».
Amine Benghabrit, Directeur général France, ajoute : « De bonnes pratiques sociales semblent être positivement corrélées avec la performance économique et financière de l’entreprise, ainsi que sa capacité d’innovation et sa productivité. Nous sommes ravis de proposer ce nouveau fonds à nos clients, leur permettant au travers de leurs investissements de participer à une contribution sociale positive. L’expérience de l’équipe en matière de gestion ISR best-in-class associée à nos méthodologies propriétaires seront clés pour le succès de cette stratégie. »
À propos d’Allianz Global Investors
Allianz Global Investors est l’un des principaux gestionnaires d’actifs mondiaux, comptant plus de 600 professionnels de l’investissement dans plus de 20 bureaux à travers le monde et gérant 516 milliards d’euros* d’actifs. Nous investissons à long terme et cherchons à générer de la valeur pour nos clients à chaque étape du processus d’investissement. Pour ce faire, nous sommes actifs – dans notre manière de travailler en partenariat avec nos clients, d’anticiper l’évolution de leurs besoins et d’élaborer des solutions sur les marchés publics et privés. L’accent mis sur la protection et l’amélioration des actifs de nos clients nous conduit naturellement à nous engager en faveur du développement durable afin de susciter des changements positifs. Notre objectif est d’améliorer l’expérience d’investissement de nos clients, quels que soient leur localisation et leurs objectifs.
Le Fonds de crédit d’impact de BlueOrchard (“BOIC” ou “le Fonds”) vient compléter l’offre existante de BlueOrchard dans le domaine de l’inclusion financière.
S’appuyant sur un réseau étendu et une expertise dans les régions à la croissance la plus rapide, ainsi que sur les besoins importants en capital dans les marchés émergents, la stratégie offre aux investisseurs institutionnels la possibilité d’investir dans un portefeuille de crédits diversifié cherchant un rendement attractif ajusté en fonction du risque, tout en offrant des avantages en termes de diversification.
En tant que fonds conforme à l’article 9 du SFDR, le BOIC vise à contribuer à l’inclusion sociale et à la réduction des inégalités en capturant les méga-tendances “3D” sur les marchés émergents : la démographie, la digitalisation et la décarbonisation.
BlueOrchard, le gestionnaire mondial d’investissements à impact membre du groupe Schroders, annonce aujourd’hui le lancement de son Fonds de crédit d’impact. Ce nouveau fonds vise à accroître davantage l’inclusion financière dans les régions sous-desservies à l’échelle mondiale, renforçant ainsi l’engagement de BlueOrchard à avoir un impact social et environnemental positif.
Le Fonds de crédit d’impact de BlueOrchard (BOIC) se concentre sur l’investissement dans un portefeuille diversifié de petites institutions financières jouant un rôle crucial dans le développement social et environnemental. Cela englobe divers secteurs critiques tels que le financement des PME, les solutions de paiement numérique, les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, ainsi que des solutions d’adaptation au changement climatique, entre autres.
S’appuyant sur la plateforme d’investissement exceptionnelle de BlueOrchard dans le domaine de l’inclusion financière, le fonds s’engage également dans le prêt direct aux entreprises de taille moyenne qui sont des acteurs importants dans leurs segments de marché respectifs, contribuant ainsi à construire et renforcer le marché du refinancement pour les PME. Pour atteindre cet objectif, le BOIC tire parti du vaste réseau de BlueOrchard et des relations bien établies avec les banques locales, les institutions financières de développement, les fonds d’investissement spécialisés ou d’autres investisseurs privés en dette professionnels.
En tant que fonds conforme à l’article 9 du SFDR, le BOIC s’aligne sur la mission de BlueOrchard de contribuer à l’inclusion sociale et à la réduction des inégalités. En capturant les méga-tendances “3D” sur les marchés émergents, le Fonds de crédit d’impact de BlueOrchard aborde les défis mondiaux critiques et contribue au développement durable. L’accent du fonds sur la démographie, la digitalisation et la décarbonisation s’aligne sur la demande croissante de services financiers, l’adoption croissante de la banque numérique et les importantes opportunités dans la finance verte.
Philipp Mueller, PDG de BlueOrchard, a commenté : “Nous observons trois mégatendances qui façonnent les marchés émergents à croissance rapide aujourd’hui : la démographie, la digitalisation et la décarbonisation. Ces évolutions s’accompagnent de besoins en capital importants et d’opportunités d’investissement, que nos équipes régionales constatent de première main. Nous sommes ravis d’avoir lancé une stratégie d’investissement qui saisit ces opportunités, comble un vide en termes de financement et d’impact, et complète notre plateforme d’investissement.“
Michael Wehrle, responsable des solutions d’investissement chez BlueOrchard, a ajouté : “Notre équipe de gestionnaires de portefeuille expérimentés, de responsables de l’impact et d’officiers d’investissement suit un processus d’investissement rigoureux et structuré, s’appuyant sur notre expérience de plus de 20 ans dans l’inclusion financière pour garantir des stratégies d’investissement efficaces. Nous sommes fiers de l’expertise de notre équipe et sommes impatients de continuer à fournir à nos investisseurs des solutions d’investissement à impact adaptées à leur appétit pour le risque/rendement.“
À travers ses investissements stratégiques, le BOIC vise à générer un changement positif et à créer un avenir plus inclusif et durable. Il est ouvert aux investisseurs admissibles (sous réserve de la réglementation locale) à travers une gamme de classes d’actions libellées dans différentes devises.
À propos de BlueOrchard Finance Ltd
BlueOrchard est un gestionnaire d’investissements à impact de premier plan à l’échelle mondiale et membre du groupe Schroders. En tant qu’investisseur à impact pionnier, la société est dédiée à générer un impact positif durable pour les communautés et l’environnement, tout en visant à fournir des rendements attrayants aux investisseurs. BlueOrchard a été fondée en 2001, à l’initiative de l’ONU, en tant que premier gestionnaire commercial d’investissements en dette de microfinance dans le monde. Aujourd’hui, la société propose des solutions d’investissement à impact dans différentes classes d’actifs, connectant des millions d’entrepreneurs dans les marchés émergents et frontières avec des investisseurs dans le but de rendre les solutions d’investissement à impact accessibles à tous et de promouvoir l’utilisation consciente du capital. En tant que gestionnaire professionnel d’investissements et expert en mandats innovants de financement mixte, BlueOrchard compte sur une base internationale d’investisseurs sophistiquée et est un partenaire de confiance des principales institutions mondiales de financement du développement. À ce jour, BlueOrchard a investi plus de 10 milliards de dollars dans plus de 100 pays. Plus de 280 millions de personnes et de PME mal desservies dans les marchés émergents et frontières ont eu accès à des services financiers et connexes avec le soutien de BlueOrchard jusqu’en décembre 2022.
Après un bilan très positif des mesures prises dans le cadre de son plan de sobriété énergétique avec des économies de l’ordre de -15% sur l’ensemble des actions menées dès la fin 2022 et pendant l’été 2023, Allianz France met en œuvre de nouvelles initiatives pour cet hiver.
Engagé de longue date pour réduire la consommation énergétique de ses bâtiments (-36% sur la consommation énergétique d’Allianz France, y compris la consommation des collaborateurs en télétravail entre 2018 et 2022, et plus de 50% de baisse depuis 2010), Allianz France accélère sa démarche pour réduire de 15% supplémentaires sa consommation d’énergie d’ici 2025.
Cet hiver, de nouvelles initiatives pour accélérer la réduction de la consommation énergétique
Allianz France poursuit les mesures mises en place l’hiver dernier dans ses sites de la Tour Allianz One et de la Tour Neptune à La Défense et de Marcq-en-Barœul dans l’agglomération Lilloise :
Optimisation des réglages de fonctionnement en mode « hiver »
Surveillance des températures de confort pour maintenir des températures adaptées : baisse des thermostats sans descendre au-dessous de 19° avec mise en place de contrôles de températures réguliers notamment les lundis matin
Allianz France va plus loin pour amplifier les effets des actions techniques et fermera la Tour Neptune :
du 26 au 29 décembre 2023,
les vendredis du 12 janvier au 12 avril 2024 inclus.
Signataire de la Charte Ecowatt depuis 2022, Allianz France continue de sensibiliser son écosystème et partage l’accès au nouveau dispositif EcoWatt aux collaborateurs, agents et clients qui souhaitent maîtriser et modérer leur consommation d’électricité. Outre des alertes personnalisées, cette « météo de l’électricité » propose depuis le 8 novembre 2023, un nouvel indicateur 0 CO2, permettant d’être informé sur la production d’électricité décarbonée en France (nucléaire, ENR) et qui couvre totalement la consommation attendue des Français.
Un bilan 2023 très positif
Fort des résultats encourageants des mesures prises en novembre dernier, Allianz France a également déployé un plan d’actions cet été. En effet, la sobriété énergétique ne connaît pas de saisons, elle se pratique aussi bien l’hiver que l’été. Ce dispositif, qui reposait sur la poursuite des travaux d’optimisation des installations et la fermeture temporaire de certains espaces de travail, a permis de réaliser des économies d’énergie significatives (par rapport à la même période en 2022) :
Près de 15% d’économie sur la consommation électrique de la Tour Neptune et de la Tour Allianz One dans le quartier de La Défense.
À la suite de la fermeture de la Tour Neptune entre le 7 et le 18 août :
Près de 43% d’économie sur la consommation électrique (corrigés des variations climatiques), soit 86,2 MWh d’électricité (consommation annuelle de près de 6 maisons en tout-électrique),
Une réduction de 55% de la consommation d‘eau soit 205m3,
Une économie de 23% sur la consommation d’eau glacée (climatisation) soit 244 MWh (corrigée des variations climatiques).
Pour rappel, les mesures prises cet été par Allianz France dans le cadre de sa démarche d’amélioration continue de sa performance énergétique :
Chasse aux gaspillages et optimisation de la conduite des installations de climatisation et de ventilation,
Températures dans les bureaux adaptées aux préconisations de l’ADEME (Agence de la Transition Ecologique) dans les immeubles exploités par Allianz France (Tour Allianz One, Tour Neptune et Marcq-en-Barœul),
Rafraichissement activé uniquement à partir d’une température intérieure de 25-26°C,
Sensibilisation des collaborateurs sur les bons gestes en cas de fortes chaleurs (fermeture des stores notamment),
Fermeture de la Tour Neptune du 7 au 18 août 2023.
« Allianz France affiche un bilan très positif des actions menées l’hiver dernier et cet été dans le cadre de son plan de sobriété énergétique renforcé en novembre 2022. Nous avons pu faire des économies significatives avec une réduction de plus de 15% de notre consommation d’énergie. C’est aussi grâce au concours de nos collaborateurs que nous avons pu réussir cette expérience. Une enquête interne montre que 61% des collaborateurs jugent cette initiative très satisfaisante avec une note moyenne de 4,1 sur 5 et 92 % sont prêts à renouveler l’expérience et à adapter leur organisation de travail. En tant qu’entreprise responsable, nous avons à cœur de transformer durablement nos habitudes et nos comportements, de protéger le monde qui nous entoure et contribuer collectivement à la transition énergétique au service du climat avec des solutions qui conjuguent durabilité et impact. C’est dans ce sens qu’Allianz France participe à une expérimentation nationale inédite en France, initiée à la demande du gouvernement et menée par l’Institut français pour la performance énergétique des bâtiments (IFPEB) . Cette initiative permet d’échanger les bonnes pratiques pour associer télétravail et économies d’énergie » explique Mathias Pattein, Responsable Sobriété Energétique chez Allianz France et Local Environmental Officer.
Columbia Threadneedle renforce son offre de fonds durables et reclasse deux fonds en catégorie SFDR Article 9 et huit fonds en Article 8. La société procède également au changement de dénomination des fonds de ses SICAV.
Columbia Threadneedle Investments (Columbia Threadneedle), groupe de gestion d’actifs international de premier plan, reclasse deux fonds en catégorie SFDR Article 9 et huit fonds en Article 8. À la suite de cette requalification, qui prend effet aujourd’hui, l’offre de Columbia Threadneedle comprendra 24 fonds Article 8 et quatre fonds Article 9. 84% de l’encours sous gestion des SICAV seront désormais classés comme des produits financiers relevant de l’un de ces articles. En outre, Columbia Threadneedle prendra en compte les principales incidences négatives (PIN) de ses décisions d’investissement qui peuvent nuire aux facteurs de durabilité en combinant les exclusions, la recherche et le suivi des investissements et en s’engageant auprès des entreprises dans lesquelles la société investit.
Nouveaux fonds SFDR Article 9 :
• CT (Lux) European Social Bond
Géré de manière active, le fonds CT (Lux) European Social Bond, vise à générer une double performance financière et sociale en investissant dans des obligations émises par des entreprises, majoritairement au niveau européen. Le fonds vise à soutenir des projets ayant un impact positif sur les individus, les communautés et la société dans son ensemble. Géré par Tammie Tang, le fonds a été lancé en 2017 dans le but d’exploiter la puissance du marché obligataire pour générer un impact positif sur la société sans pour autant sacrifier les rendements financiers. Afin d’atteindre son objectif social, le processus d’investissement suit une approche claire :
1. Définition de l’univers social éligible à l’investissement en identifiant les catégories d’obligations qui présentent un meilleur potentiel de génération de résultats sociaux pour l’un des sept secteurs identifiés (par exemple le logement abordable, la santé et le bien-être, la relance et le développement économiques) tout en excluant celles présentant des caractéristiques sociales négatives.
2. Respect de certaines normes sociales afin de s’assurer qu’aucune obligation détenue n’enfreint les normes établies.
3. Accent mis sur l’inclusion positive à travers une évaluation approfondie de la contribution des obligations à des résultats sociaux positifs.
4. Efforts continus en matière de gouvernance, de surveillance, d’engagement et de reporting afin de maintenir et de renforcer l’engagement et les normes du fonds en matière sociale.
INCO, organisation spécialisée dans l’investissement d’impact, aide le fonds à évaluer et à communiquer annuellement ses résultats sociaux et lui fournit des études sur les tendances et les pratiques pertinentes pour l’investissement d’impact.
• CT (Lux) Sustainable Outcomes Global Equity
Lancé en 2021 et géré par Pauline Grange, le fonds CT (Lux) Sustainable Outcomes Global Equity vise à générer une croissance du capital en investissant dans des actions de sociétés du monde entier qui ont un impact positif et durable sur l’environnement et/ou la société via leurs produits et/ou services, et qui affichent de solides pratiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). L’équipe a identifié huit thèmes : 3 environnementaux et 5 sociaux tels que décrits cidessous :
– Santé et bien-être ;
– Réduction des inégalités ;
– Travail décent et croissance économique ;
– Villes et communautés durables ;
– Education de qualité ;
– Energie propre à un coût abordable ;
– Industrie, innovation et infrastructure
– Consommation et production responsables.
Les fonds continueront à investir dans des actifs durables. Cependant, la politique d’investissement et l’annexe NTR SFDR seront modifiées pour indiquer explicitement qu’ils s’engageront à investir au moins 80% de leurs actifs dans des investissements durables au sens de l’article 2(17) du SFDR et qu’ils relèveront de l’article 9 du SFDR.
Changement de dénomination des fonds
À partir d’aujourd’hui, les noms des fonds « Threadneedle (Lux) » et « Columbia Threadneedle (Lux) » seront modifiés et porteront le préfixe « CT (Lux) ». Ces changements visent à mieux refléter la marque Columbia Threadneedle et à offrir une meilleure cohérence au sein de sa gamme. Ces derniers font suite à l’acquisition des activités de gestion d’actifs de BMO dans la région EMOA.
Florian Uleer, Head of EMEA Wholesale chez Columbia Threadneedle : « Nous nous réjouissons de pouvoir proposer l’intégralité de nos produits sous une dénomination simplifiée à nos clients et distributeurs et nous sommes fiers d’avoir développé une offre aussi vaste au fil des années afin de continuer à répondre à leurs besoins en constante évolution.Nous savons que la manière dont nous investissons et les actifs dans lesquels nous investissons sont aussi importants que les rendements financiers que nous générons pour nos clients. C’est pourquoi, depuis que nous avons lancé le premier fonds éthique en Europe en 1987, nous n’avons cessé d’étoffer notre gamme de produits afin de répondre aux exigences de durabilité de nos clients. Depuis l’introduction du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR) en 2021, notre priorité a été de renforcer nos capacités en matière d’investissement responsable, tout en adaptant notre offre aux nouvelles règles. Nous sommes heureux de pouvoir faire passer huit fonds en catégorie Article 8 et deux fonds en catégorie Article 9, ce qui signifie que plus de 80% des actifs sous gestion dans notre gamme de SICAV luxembourgeoises relèvent désormais de l’un de ces deux articles. Ceci nous permet de proposer un choix plus large à nos clients ».
À propos de Columbia Threadneedle Investments
Columbia Threadneedle Investments est un gestionnaire d’actifs mondial de premier plan, à la tête d’un encours de quelque 587 milliards USD/554 milliards EUR/481 milliards GBP1 pour le compte d’une clientèle internationale composée d’investisseurs institutionnels, d’entreprises et de personnes physiques.
Nous comptons plus de 2.500 collaborateurs, dont plus de 650 professionnels de l’investissement situés en Amérique du Nord, en Europe et en Asie2. Notre offre couvre un vaste éventail de stratégies d’investissement en actions, obligations et produits alternatifs, ainsi que des capacités en investissement responsable et une gamme complète de solutions.
Columbia Threadneedle Investments est la division internationale de gestion d’actifs d’Ameriprise Financial, Inc. (NYSE :AMP), un grand fournisseur américain de services financiers. En tant que tel, nous bénéficions de l’appui d’un grand groupe diversifié et à forte capitalisation.
Dans un monde en quête de solutions face aux enjeux climatiques, la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP 28), va boucler une année 2023 marquée par des températures records. Récemment, les grandes compagnies pétrolières ont fait des annonces ambitieuses concernant leur transition énergétique. Cependant, derrière ces déclarations, se cache la question cruciale de la confiance et de la transparence : s’agit-il d’un véritable engagement envers la transition ou d’une simple stratégie de communication ? Pour aborder la réponse de manière documentée, impak Analytics a analysé les 6 supermajors pétrolières, soit ExxonMobil, BP, TotalEnergies, Chevron, Shell et Eni. Cette étude analyse en profondeur leurs actions concrètes, leurs investissements dans les énergies renouvelables, leurs politiques, et l’efficacité de leurs démarches pour opérer la transition énergétique.
La première conclusion de notre étude est sans appel : les impacts négatifs des activités de ces multinationales et de leurs sous-traitants sont incontestables et toujours plus importants que leurs impacts positifs qui demeurent marginaux. D’autre part, leurs impacts positifs restent marginaux. En effet, ils ne représentent qu’une fraction minime de leur modèle économique. À titre d’exemple, TotalEnergies apporte une contribution modeste aux Objectifs de Développement Durable (ODD), se limitant à seulement 1,3 % de son chiffre d’affaires.
Il y a toutefois une lumière au bout du pipeline. En effet, certaines entreprises ont réussi brillamment leur transition, à l’instar d’Orsted, qui fait figure d’exemple dans notre étude. Cette entreprise opérant autrefois dans le secteur pétrolier a su se transformer pour devenir un géant des énergies renouvelables.
N’oublions pas de mentionner les grandes absentes du débat climatique que sont les compagnies pétrolières nationales. Leurs stratégies demeurent floues et lacunaires. Un lien intéressant pour cette COP 28 qui sera justement présidée par le PDG de l’ADNOC, la compagnie pétrolière nationale des Émirats arabes unis. Il semble que les États détiennent un pouvoir de transformation dont personne ne parle vraiment. Alors que les stratégies des entreprises privées sont souvent pointées du doigt (et avec raison), les entreprises d’État ne semblent pas plus intéressées à réduire leur empreinte carbone.
La transition des pétrolières dans l’impasse : Pleins feux sur la COP 28
Alors que 2022 s’achève sur un nouveau record de températures, la COP 28 qui se tiendra prochainement à Dubaï sera décisive pour l’avenir climatique. La question de la transition énergétique y sera centrale, la combustion d’énergies fossiles représentant 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Conscientes des pressions, les supermajors pétrolières multiplient les annonces sur leur transition énergétique. Mais entre discours et réalité, un fossé subsiste. Leurs impacts négatifs demeurent majeurs et leur mitigation souvent peu efficace. Leurs impacts positifs participant à la transition restent marginaux, inférieurs à 2% de leur chiffre d’affaires. Les compagnies nationales quant à elles, détentrices de 65% des réserves d’hydrocarbures, demeurent encore plus opaques.
Les compagnies pétrolières peuvent-elles relever le défi d’un changement de cap radical ? La transition tant attendue restera-t-elle seulement un élément de langage et de communication ? Afin d’éclairer le débat, impak Analytics a analysé les actions concrètes, les investissements dans le renouvelable et l’efficacité des démarches des 6 plus grandes majors pétrolières que sont ExxonMobil (USA), BP (Royaume-Uni), TotalEnergies (France), Chevron (USA), Shell (Royaume-Uni/Pays-Bas) et Eni (Italie).
La mitigation ne peut pas compenser les impacts négatifs
Les impacts négatifs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) des majors pétrolières sont indéniables et multiples : émissions de gaz à effet de serre, dégradation d’écosystèmes, atteintes aux droits humains… Nos analyses révèlent que les six plus grands groupes pétroliers ont des impacts négatifs sur 10 des 17 des Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. En moyenne, 94% de ces impacts négatifs sont mitigés par des mesures de réductions et de compensation dont l’efficacité réelle est très discutée.
Prenons l’exemple criant des émissions de gaz à effet de serre. En moyenne, on constate dans nos analyses que 92% des émissions des supermajors sont des émissions indirectes en amont et en aval de leur chaîne de valeur (scope 3). Or, nos analyses démontrent que les principales mesures de réduction des émissions ciblent majoritairement les opérations directes des groupes (scope 1) ou leur consommation d’énergie (scope 2).
Problème : ces scopes ne représentent qu’une infime partie de leur empreinte carbone. De plus, certaines majors comme Chevron ou ExxonMobil n’ont aucun objectif de réduction de leurs émissions de scope 3 en valeur absolue. Difficile dans ces conditions de croire que ces entreprises s’attaquent véritablement aux sources principales de leur impact climatique. Par ailleurs, Shell, BP et TotalEnergies ont revu à la baisse leurs engagements pour le climat malgré le consensus des experts climatiques, dont le GIEC, qui alertent qu’il faut cesser les développements de nouveaux gisements de pétrole et de gaz, incompatible avec l’atteinte de l’objectif 1.5 °C. Pourtant certains acteurs continuent d’investir massivement dans l’exploitation de nouveaux gisements d’énergies fossiles. BP a par exemple révisé son plan de réduction de la production de pétrole, maintenant orienté vers une diminution de 25 % d’ici à 2030, par rapport à l’objectif initial de 40 %. Eni pourrait se classer au troisième rang mondial des entreprises en 2023 pour le volume des nouvelles réserves de pétrole et de gaz dont l’exploitation a été approuvée. En effet, selon le récent rapport de l’ONG Urgewald, 96% des producteurs de pétrole et de gaz dans le monde continuent l’exploration et les développements pétroliers.
Enfin, notre analyse des controverses, impliquant les supermajors montre que près de 80% d’entre elles se concentrent sur 4 thématiques principales. Près d’un quart (23%) concerne des accusations de greenwashing et de désinformation climatique. Shell est notamment épinglé pour avoir publiquement nié l’existence du réchauffement climatique et ses causes. BP est mis en cause au Royaume-Uni pour la promotion de produits néfastes pour l’environnement.
20% des polémiques portent sur des violences et déplacements forcés de communautés locales, comme au Nigeria ou en Ouganda. 18% dénoncent leur inaction climatique, à l’instar des poursuites contre Shell pour sa stratégie de compensation carbone jugée insuffisante, ou contre TotalEnergies pour inaction climatique en France. Enfin, 16% des controverses relèvent d’accusations de corruption, évasion fiscale et soutien à des régimes oppressifs. Autant de cas qui interrogent sur l’efficacité réelle des mesures mises en avant par ces groupes.
On constate un écart grandissant entre les effets d’annonce et les changements réels opérés par les pétrolières. Les efforts sont encore trop peu efficaces pour espérer approcher des ODD d’ici 2030.
Des impacts positifs surestimés
Depuis quelques années, les supermajors communiquent abondamment sur le “verdissement” de leurs activités, mais dans les faits, nos données montrent que leurs impacts positifs restent dérisoires. Selon notre méthodologie, un impact positif lié à un ODD signifie que l’entreprise s’efforce intentionnellement de générer au moins un résultat positif lié à la cible d’un ODD qui se traduit par un changement mesurable pour les parties prenantes concernées. Parmi les entreprises que nous avons analysées, seules TotalEnergies et Shell ont des impacts positifs, mais ceux-ci représentent moins de 2% de leurs chiffres d’affaires.
TotalEnergies se distingue légèrement avec 1,3% de son chiffre d’affaires contribuant positivement à 3 ODD dont l’ODD 7 principalement (Energie propre et d’un coût abordable) en fournissant des solutions pour améliorer l’accessibilité à l’énergie des populations des pays émergents (ODD 7.1) ou encore en produisant des énergies renouvelables (ODD 7.2) ainsi que des solutions pour améliorer l’efficacité énergétique de ses clients (ODD 7.3). Une goutte d’eau au regard de ses activités carbonées tournées vers l’énergie fossile, avec une stratégie qui reste concentrée sur le gaz naturel. Shell arrive en seconde position avec 0,6% de son chiffre d’affaires provenant de la production d’énergies renouvelables (ODD 7.2).
Que révèle notre étude sur les autres supermajors comme Exxon Mobil, BP, Chevron, et Eni ?
Bien qu’elles se targuent d’être en première ligne de la transition énergétique en mettant en avant dans leurs reporting leurs implications dans le renouvelable, l’hydrogène, les biocarburants, les bornes pour véhicules électriques et le captage, l’utilisation et le stockage du carbone (CCUS), elles peinent à fournir des informations transparentes sur les revenus et résultats générés. Cette transparence sélective rend l’évaluation de leurs prétendus impacts positifs impossible selon notre méthodologie, qui se veut des plus rigoureuses. Cette différence de transparence par rapport à TotalEnergies et Shell s’explique notamment par les réglementations européennes comme la taxonomie verte, qui contraignent des groupes comme TotalEnergies et Shell à plus de clarté sur leurs activités contribuant à la transition.
Ces activités restent également marginales par rapport au cœur du modèle d’affaires de ces entreprises qui reste tourné vers l’énergie fossile.
In fine, une transition énergétique est-elle vraiment compatible avec le modèle économique des majors pétrolières ?
Nos analyses montrent que certains acteurs comme Orsted prouvent pourtant qu’une mutation réussie est possible. Dans les années 90,Orsted était l’un des producteurs d’électricité les plus émetteurs de GES en Europe, l’entreprise danoise est devenue leader de l’éolien en 20 ans, réduisant ses émissions de GES de 86% avec près de 54% de son chiffre d’affaires dédié à un impact positif lié à l’ODD 7. Rappelons que ce chiffre est inexistant ou au mieux à 1.3% pour Total. Orsted n’est cependant pas exempte de risques et de controverses et génère également des impacts négatifs. D’après nos analyses, 23% des impacts négatifs générés par Orsted ne sont pas correctement mitigés. Cela concerne notamment les répercussions sur les communautés locales affectées par ses projets d’énergies renouvelables. Ces éléments rappellent que la transition énergétique ne saurait se résumer à substituer des énergies propres aux énergies fossiles. Pour être pleinement soutenable, elle doit s’accompagner d’une transition juste, respectueuse des populations locales et de l’environnement sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Ce qui est certain, c’est que des modèles de transition existent et que les supermajors doivent rapidement joindre les actes aux discours. Leur transition énergétique piétine, leurs impacts positifs demeurent minimes au regard de leur dépendance aux énergies fossiles. Seule une mutation profonde de leur modèle économique permettra une transition énergétique crédible, alignée sur l’Accord de Paris.
Compagnies pétrolières nationales : des acteurs clés dans l’ombre
La surexposition médiatique des supermajors pétrolières ne doit pas éclipser le rôle déterminant des compagnies pétrolières nationales (CPN), détenant 65% des réserves d’hydrocarbures dans le monde. Alors que le monde s’efforce d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, impak Analytics met en lumière ces acteurs souvent oubliés du débat climatique.
Prenons le top 5 mondial des compagnies pétrolières nationales (CPN) : Saudi Aramco (Arabie saoudite), Gazprom (Russie), Rosneft (Russie), Petrobras (Brésil) et ONGC (Inde). On constate que la plupart des CPN sont moins transparentes sur leur stratégie de transition énergétique que les supermajors pétrolières internationales. L’une des raisons principales ? La plupart des CPN se trouvent dans des pays émergents, tandis que la majorité des entreprises pétrolières internationales sont basées dans des pays développés où les populations ont connu un éveil écologique plus avancé, et exercent une pression plus importante sur les entreprises privées en matière de performance écologique. On observe généralement une réglementation et des exigences liées à l’ESG plus strictes, ainsi qu’un examen plus approfondi du marché sur ces questions.
Pourtant, sans implication forte des CPN, l’atteinte de l’Accord de Paris est illusoire. D’autant que les récentes annonces de l’Arabie saoudite, sur l’exploitation massive de nouveaux gisements d’hydrocarbures sont de mauvais augure pour le pays qui accueille la COP 28 son entreprise nationale Saudi Aramco étant identifiée comme une des entreprises avec les plus grands plans d’expansion pétrolière au monde.
La COP 28 doit être l’occasion d’intégrer enfin ces acteurs incontournables dans une stratégie mondiale cohérente. Car pour réussir la transition énergétique, tous les maillons de la chaîne doivent être au rendez-vous.
Alors que la COP 28 se profile à l’horizon, le verdict est sans appel : malgré leur communication offensive sur la « transition énergétique », les supermajors pétrolières sont encore loin du compte. Entre greenwashing et engagements a minima, leurs maigres impacts positifs ne pèsent pas lourd face à l’ampleur colossale de leurs impacts négatifs. Les mastodontes nationaux, principaux contributeurs au changement climatique ne sont pas en reste, faisant même pâle figure en matière de transparence et d’engagements crédibles.
Pour infléchir sérieusement la courbe du thermomètre, une métamorphose en profondeur s’impose. Même si les réglementations poussent les entreprises nationales à plus de transparence et de responsabilité dans leur reporting extra-financier, cela ne sera pas suffisant. L’exemple de TotalEnergies parle de lui-même. Bien qu’ayant une stratégie climatique détaillée et des contributions positives aux ODD, son interprétation de la transition est jugée insuffisante comme en témoignent les nombreuses controverses liées à l’inaction climatique et au greenwashing auxquelles l’entreprise est confrontée.
Pour une transition réussie, ces entreprises doivent démontrer un changement tangible de modèle : avec une part croissante d’activités bas carbone, une stratégie climat alignée sur les Accords de Paris, et la fin des nouvelles explorations d’hydrocarburants, tel que recommandé par le GIEC.
Les pétrolières sauront-elles saisir le momentum de la COP 28 pour enclencher une véritable transition, à l’instar d’Orsted ?
Un nouveau modèle pour la conformité et le leadership ESG des entreprises.
L’ESG (ou activités environnementales, sociales et de gouvernance) est de plus en plus reconnu comme un impératif commercial. Pourtant, les doutes inhérents au retour sur investissement peuvent obscurcir la stratégie d’investissement et la prise de décision. Cela perpétue en fin de compte une dichotomie perçue entre ce qui est bon pour les gens et la planète et ce qui est bon pour le portefeuille.
Green Finance : “Pourrions nous revenir sur le principe de la double matérialité ? une définition peut être ?”
” En effet, la matrice de double matérialité met en évidence l’interdépendance entre les aspects internes et externes de la durabilité. Pour faire simple c’est un concept utilisé dans le domaine du Green, sens large, afin d’évaluer les impacts et les risques associés aux questions économiques, sociales et environnementales. Elle met en évidence l’importance de prendre en compte à la fois les aspects internes et externes de la durabilité. La matérialité interne : Cette dimension fait référence aux aspects internes d’une organisation qui sont considérés comme étant matériellement importants avec les questions internes liées aux performances économiques, aux opérations, aux ressources humaines, à la gouvernance, aux impacts environnementaux, soit l’ensemble des critères ESG. La matérialité interne est généralement évaluée en fonction de critères financiers, de la stratégie de l’entreprise et des attentes des parties prenantes internes. La matérialité externe : Une dimension qui englobe les questions et les enjeux liés aux parties prenantes externes, tels que les clients, les investisseurs, les communautés locales, les fournisseurs, les régulateurs, et tous autres acteurs. La matérialité externe est évaluée en fonction des attentes de ces parties prenantes, des réglementations, des tendances du marché, des risques et des opportunités externes. Cette Double Matérialité, prendra du temps comme le relate l’étude Ipsos et mes derniers dires sur l’avancement de la CSRD ou Taxonomie verte“ – nous exprime Bruno Boggiani, CEO Strateggyz – Green Finance.
Double matérialité
Les évaluations de double matérialité nécessitent une considération et une compréhension égales des domaines d’impact financier et des domaines d’impact sur les personnes et la planète. Ils sont donc essentiels pour contribuer à combler le fossé perçu entre les deux.
En abordant à la fois la matérialité financière et durable, une entreprise peut en théorie prioriser plus efficacement la prise de décision et la stratégie.
« L’ESG est un espace en constante évolution. Afin de suivre le rythme de ces changements, il est important de continuer à réfléchir sur la matérialité. »
Cependant…
Même si les évaluations de double matérialité gagnent en popularité, elles restent un concept relativement nouveau, sans alignement universellement standardisé et avec de nombreux cadres d’orientation concurrents.
Les approches actuelles comportent donc de nombreux écueils, notamment :
Recours aux résultats basés sur la perception
Des lignes directrices et des cadres concurrents et déroutants
Manipulation des données avec pondération
Manque d’objectivité
Manque d’approche « globale »
En conséquence, de nombreuses entreprises et organisations risquent de procéder à une double évaluation de matérialité d’une manière qui n’ajoute pas de valeur significative aux investisseurs ou aux stratégies et efforts de développement durable.
« Les entreprises risquent d’adopter une stratégie mal informée si elles s’appuient uniquement sur des évaluations basées sur la perception d’un sujet qui est largement mal compris tant par le grand public que par les parties prenantes au sens large. »
Une nouvelle approche
Cet article répond à ces problèmes en :
Démystifier le processus de réalisation d’évaluations de double matérialité ;
Mettre en évidence les principaux pièges et limites du processus et recommander les meilleures pratiques pour les approches conventionnelles actuelles ; et
Présentation d’un nouveau modèle innovant qui répond aux limites traditionnelles.
Ce n’était pas gagné… Après une lettre au gouvernement initiée par Reclaim Finance, et signée par un grand nombre d’acteurs financiers, Bruno Lemaire a entériné le renforcement du label d’Etat ISR (Investissement Socialement Responsable).
Le Label ISR, créé en 2016, a été en France le premier Label d’Etat permettant au grand public de choisir des supports d’épargne intégrant dans leur gestion des principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ce sont ainsi, aujourd’hui, 1174 fonds qui sont labellisés ISR, pour un encours total de 773 Mds€.
En octobre 2021, la direction générale du Trésor a missionné un comité, rassemblant de multiples parties prenantes (entreprises, sociétés de gestion, académiques…), sous la présidence de Michèle Pappalardo, ancienne présidente de l’ADEME, pour renforcer l’ambition et les exigences du Label ISR. Après deux consultations publiques, le comité du Label ISR a remis ses propositions de nouveau référentiel cet été.
Il était prévu que le ministre rende public le nouveau cahier des charges le 30 septembre 2023, mais rien ne fut annoncé ce jour-là. En conséquence, les rumeurs allèrent bon train : Bruno Lemaire se serait aperçu que l’exclusion du fossile non-conventionnel allait interdire de facto TotalEnergies – fleuron incontournable de l’industrie française – et s’interrogerait… L’association française de la gestion financière (AFG), dans sa réponse publique lors de la consultation du label, estimait que « les contraintes relatives à la construction de l’univers d’investissement initial sont disproportionnées, difficiles à mettre en œuvre et viendraient restreindre la capacité de gestion des acteurs. »
Beaucoup d’acteurs ont anticipé alors une réformette et, le 30 octobre, une soixantaine d’organisations et de personnalités, dont le président du Crédit Coopératif et président du Directoire d’Ecofi, Jérôme Saddier, et Laurence Scialom, présidente du comité éthique et de mission d’Ecofi, ont co-signé une lettre à la première ministre, Elisabeth Borne, pour exprimer leur crainte que « cette révision du label ISR et ne participe à l’institutionnalisation du greenwashing. »
Finalement, Bruno Lemaire a tranché et la réforme du label ISR se fera aux dépens des producteurs d’énergies fossiles. Une excellente surprise pour les promoteurs de la finance verte et les défenseurs de l’environnement. En effet, TotalEnergies est présent à ce jour dans environ 20% des fonds labellisés ISR. Cependant, les conséquences financières devraient être très limitées pour la major pétrolière, la France ne représentant que 18% de l’actionnariat institutionnel de TotalEnergies, contre 48% pour les États-Unis. L’impact de cette exclusion sera essentiellement d’ordre réputationnel et pourrait réduire l’attractivité de la compagnie auprès de la jeune génération d’ingénieurs notamment.
Le communiqué de presse du ministère des Finances précise que l’éligibilité des fonds au label exclura les entreprises qui exploitent du charbon ou des hydrocarbures non conventionnels (pétrole et gaz de schiste, offshore très profond, pétrole bitumineux, forages en Arctique, etc.). Dépassant les préconisations du comité, et répondant aux recommandations des ONG dont Reclaim Finance, le nouveau cahier des charges exclura également les entreprises qui lancent de nouveaux projets d’exploration, d’exploitation et de raffinage d’hydrocarbures. Cerise sur le gâteau, un plan de transition aligné avec l’Accord de Paris sera requis pour les entreprises investies.
Bercy a également confirmé que le label demandera aux gérants une approche globale sur les trois piliers de l’ESG avec un renforcement de la sélectivité qui conduira à une élimination de l’univers d’investissement de 30% contre 20% auparavant.
Le nouveau référentiel sera publié d’ici fin novembre 2023 et entrera en vigueur le 1er mars 2024. Une année de transition permettra aux gérants de fonds labellisés de faire le choix de « nettoyer » leurs portefeuilles en vendant les producteurs d’énergie devenus inéligibles ou de renoncer au Label.
Pour Bercy, « il n’y a pas d’ambiguïté dans cette annonce, ni exceptions, ni notes de bas de page, c’est bien l’ensemble du secteur des exploitants du charbon et des hydrocarbures qui est exclu du Label. Le ministère a souhaité que le Label soit lisible et crédible pour l’épargnant, en faisant de la lutte contre le réchauffement climatique un incontournable ».
Dans le cadre du renouvellement de ses mandats, l’Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique (ERAFP) vient d’attribuer vingt-et-un mandats de gestion de portefeuilles – onze actifs et dix dits stand-by – d’actions cotées sur les zones euro, Europe et Japon.
La consultation, lancée en septembre 2022, portait sur six lots correspondant respectivement à six types d’approche (deux lots de gestion indicielle et quatre lots de gestion fondamentale).
À l’issue de cette procédure formalisée, l’Établissement a décidé de retenir les offres des sociétés suivantes :
Lot 1 – Gestion d’actions de la zone Euro selon une approche indicielle visant à répliquer l’indice ERAFP SRI Index on MSCI EMU
➔ Titulaire d’un mandat actif : Amundi Asset Management
➔ Titulaire d’un mandat stand-by : DWS Investment SA
Lot 2 – Gestion d’actions de la zone Euro selon une approche indicielle visant à répliquer l’indice SciBeta Eurozone SRI carbon efficient MSR CTB index
➔ Titulaire d’un mandat actif : BlackRock France S.A.S
➔ Titulaire d’un mandat stand-by : BNP Paribas Asset Management France
Lot 3 – Gestion fondamentale ISR d’actions cotées de moyennes et grandes capitalisations de la zone Euro
➔ Titulaires de mandats actifs : Allianz Global Investors GmbH, BNP Paribas Asset Management France, Lazard Frères Gestion SAS, Tocqueville Finance SA et Edmond de Rothschild Asset Management France
➔ Titulaires de mandats stand-by : Mirova et DNCA Finance
Lot 4 – Gestion fondamentale ISR d’actions de moyennes et grandes capitalisations, Europe
➔ Titulaire d’un mandat actif : Candriam
➔ Titulaires de mandats stand-by : Comgest et BlackRock France S.A.S
Lot 5 – Gestion fondamentale ISR d’actions de petites capitalisations de la zone Europe
➔ Titulaire d’un mandat actif : BFT Investment Managers qui déléguera la gestion financière à Montanaro Asset Management Limited
➔ Titulaires de mandats stand-by : FIL Gestion et Amiral Gestion
Lot 6 – Gestion fondamentale ISR d’actions toutes capitalisations, Japon
➔ Titulaires d’un mandat actif : Comgest et BFT Investment Managers qui délèguera la gestion financière à Wellington Management Japan
➔ Titulaires de mandats stand-by : Pictet Asset Management SA et Lazard Frères Gestion SAS
Que ce soit dans le cadre du lot 1 ou du lot 2, les titulaires auront pour objectif de développer une gestion indicielle par réplication en titres vifs des indices de référence respectifs. La conformité du portefeuille avec le Dispositif ISR de l’ERAFP sera assurée à travers le processus de construction de l’indice de référence.
Dans le cadre des autres lots, les titulaires développeront une gestion non benchmarkée basée sur l’analyse fondamentale des titres de l’univers d’investissement. L’objectif de gestion sera d’obtenir une performance supérieure à celle de l’indice de comparaison de la performance dans le respect du Dispositif ISR de l’ERAFP.
Enfin, il sera attendu que chaque titulaire vote activement aux assemblées générales des entreprises détenues en portefeuille, en cohérence avec la politique de vote de l’ERAFP.
Avec le renouvellement de ces mandats, l’ERAFP poursuit la montée en charge du Régime et renforce ainsi sa contribution au financement de l’économie.
À titre indicatif :
Le montant global alloué sur la durée du marché pour chacun des lots de gestion indicielle sera compris entre un et dix milliards d’euros, et sera compris entre cinq cents millions et huit milliards d’euros pour chacun des lots de gestion fondamentale.
La durée du marché sera de six ans avec la possibilité pour l’ERAFP de le reconduire pour deux périodes successives d’un an chacune. Dix des vingt-et-un mandats attribués étant dits stand-by, l’ERAFP se réserve l’opportunité de les activer, ou non, sur toute cette période.
À propos de L’ERAFP :
1er fonds de pension public français et investisseur institutionnel 100 % ISR Avec près de 40 milliards d’actifs financiers investis dans leur intégralité suivant une démarche 100 % socialement responsable, l’ERAFP se place parmi les plus grands investisseurs institutionnels ISR. Dès la création du Régime en 2005, le conseil d’administration a fait le choix d’optimiser la performance de son portefeuille d’actifs financiers dans le respect des principes ISR. Signataire des Principes d’investissement responsable de l’ONU, l’ERAFP a adopté, en mars 2006, une Charte ISR, reposant sur les cinq valeurs suivantes : État de droit et droits de l’Homme ; Progrès social ; Démocratie sociale ; Environnement ; Bonne gouvernance et transparence. L’ERAFP est également l’un des plus importants fonds de pension publics au monde en termes d’affiliés avec près de 4,5 millions de bénéficiaires, 44000 employeurs et 2 milliards d’euros de cotisations collectées en 2022. Régime de retraite obligatoire, par points, l’Établissement gère, depuis le 1er janvier 2005, les droits à une retraite additionnelle pour les fonctionnaires de l’État, des collectivités territoriales et du secteur public hospitalier.
This website uses cookies to improve your experience. We'll assume you're ok with this, but you can opt-out if you wish.AcceptRead More
Privacy & Cookies Policy
Privacy Overview
This website uses cookies to improve your experience while you navigate through the website. Out of these, the cookies that are categorized as necessary are stored on your browser as they are essential for the working of basic functionalities of the website. We also use third-party cookies that help us analyze and understand how you use this website. These cookies will be stored in your browser only with your consent. You also have the option to opt-out of these cookies. But opting out of some of these cookies may affect your browsing experience.
Necessary cookies are absolutely essential for the website to function properly. This category only includes cookies that ensures basic functionalities and security features of the website. These cookies do not store any personal information.
Any cookies that may not be particularly necessary for the website to function and is used specifically to collect user personal data via analytics, ads, other embedded contents are termed as non-necessary cookies. It is mandatory to procure user consent prior to running these cookies on your website.