2025, l’année du grand tournant pour l’épargne européenne

épargne européenne

L’année 2025 restera sans doute comme un moment charnière dans l’histoire récente de la gestion d’actifs européenne. Dans un contexte économique, géopolitique et financier particulièrement instable, les comportements d’investissement ont profondément évolué, traduisant à la fois une montée des incertitudes, une recherche accrue de protection du capital et une redéfinition des priorités géographiques et stratégiques.

Les données publiées par Morningstar

Selon les données publiées par Morningstar, les fonds européens ouverts et les ETF ont enregistré une collecte nette exceptionnelle de plus de 696 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2025, en progression sensible par rapport à 2024. Les encours totaux ont ainsi atteint près de 15 400 milliards d’euros, confirmant la place centrale de la gestion collective dans la structuration de l’épargne européenne.

Derrière ces chiffres impressionnants se dessinent cependant des tendances beaucoup plus complexes. Les investisseurs ont opéré de profondes réallocations, favorisant massivement les obligations gérées activement, délaissant encore davantage les fonds actions actifs, tout en accélérant l’essor des ETF et des stratégies passives. En toile de fond, la défiance envers le dollar américain, les inquiétudes liées à la politique économique des États-Unis, le regain d’intérêt pour les marchés européens et la recherche d’une meilleure maîtrise du risque ont profondément remodelé les flux d’investissement.

Cette recomposition du paysage financier européen ne relève pas d’un simple ajustement conjoncturel. Elle reflète des évolutions structurelles qui redéfinissent la manière dont les épargnants, les institutions et les gestionnaires perçoivent la notion même d’investissement. L’année 2025 marque ainsi une transition vers une gestion plus prudente, plus diversifiée, plus flexible, mais aussi plus exigeante en matière de performance et de maîtrise du risque.

Lire l’étude complète ici.

Un marché européen des fonds en pleine expansion malgré l’incertitude

L’environnement économique de 2025 a été marqué par une accumulation de facteurs de tension. La persistance de l’inflation, les politiques monétaires restrictives, les incertitudes géopolitiques, ainsi que les bouleversements politiques aux États-Unis ont contribué à entretenir une volatilité élevée sur l’ensemble des marchés financiers.

Dans ce contexte peu propice à la prise de risque, la dynamique de collecte observée sur le marché européen des fonds apparaît remarquable. Avec près de 700 milliards d’euros de flux nets positifs, l’industrie a démontré sa capacité à capter l’épargne des ménages et des investisseurs institutionnels, confirmant le rôle central des fonds dans la canalisation de l’épargne vers les marchés financiers.

Cette performance s’explique en grande partie par une forte réorientation des allocations, plutôt que par un afflux massif de nouveaux capitaux. Les investisseurs ont procédé à d’importants arbitrages, déplaçant leurs actifs entre classes d’investissement, styles de gestion et zones géographiques afin d’adapter leurs portefeuilles aux nouvelles réalités économiques.

La progression continue des encours

Les actifs sous gestion ont progressé de plus de 1 100 milliards d’euros sur un an, pour atteindre environ 15 400 milliards d’euros fin 2025. Cette augmentation reflète à la fois l’effet positif des flux nets et la performance globale des marchés, malgré une volatilité persistante.

La montée en puissance des ETF et des fonds indiciels contribue également à cette croissance. Ces véhicules, réputés pour leur faible coût et leur transparence, attirent une part croissante des flux, notamment auprès des investisseurs institutionnels, des conseillers financiers et des épargnants soucieux d’optimiser leurs frais de gestion.

Ce mouvement structurel vers la gestion passive s’inscrit dans une tendance de long terme observée depuis plus d’une décennie. Toutefois, l’année 2025 a mis en lumière une particularité notable : alors que la gestion passive domine largement sur les actions, la gestion active conserve un rôle prépondérant dans l’univers obligataire.

La fracture persistante entre actions et obligations

Pour la quatrième année consécutive, les fonds d’actions gérés activement ont enregistré des sorties nettes, totalisant près de 41 milliards d’euros en 2025. Cette désaffection prolongée traduit une perte de confiance des investisseurs dans la capacité des gérants actifs à surperformer durablement leurs indices de référence, notamment après prise en compte des frais.

Dans un environnement marqué par la concentration de la performance boursière autour d’un nombre restreint de grandes valeurs, notamment technologiques, les indices ont souvent surclassé la majorité des stratégies actives. Cette situation a renforcé l’attrait des fonds indiciels, perçus comme plus efficients et plus économiques.

Par ailleurs, la démocratisation de l’accès aux ETF, la digitalisation des plateformes d’investissement et l’essor du conseil financier indépendant ont favorisé une plus grande transparence sur les coûts et les performances, contribuant à accentuer la pression concurrentielle sur la gestion active.

La montée en puissance irrésistible des stratégies passives en actions

En parallèle, les fonds d’actions passifs ont enregistré une collecte nette spectaculaire de plus de 227 milliards d’euros en 2025. Cette dynamique prolonge une tendance de fond observée depuis près de dix ans, confirmant la domination croissante de la gestion indicielle sur les marchés actions.

Les investisseurs privilégient désormais des expositions larges, diversifiées et peu coûteuses, capables de capter la performance globale des marchés sans dépendre des choix discrétionnaires d’un gérant. Cette approche s’avère particulièrement adaptée dans un contexte de forte volatilité, où la dispersion des performances rend la sélection de titres plus complexe.

L’essor des ETF thématiques, sectoriels et factoriels a également enrichi l’offre passive, permettant aux investisseurs de construire des portefeuilles sophistiqués tout en conservant les avantages structurels de la gestion indicielle.

Le triomphe de la gestion active dans l’univers obligataire

À rebours de la tendance observée sur les actions, les obligations constituent le terrain privilégié de la gestion active. En 2025, les fonds obligataires actifs ont attiré près de 310 milliards d’euros, un niveau inédit depuis dix ans.

Cette préférence marquée s’explique par la complexité croissante des marchés de taux. Les variations rapides des rendements, l’incertitude sur l’évolution des politiques monétaires, la fragmentation géographique des cycles économiques et la montée des risques géopolitiques rendent la gestion obligataire particulièrement technique.

Dans ce contexte, les investisseurs valorisent l’expertise des gérants capables d’ajuster rapidement la duration, de sélectionner les émetteurs les plus solides, de diversifier les sources de rendement et de mettre en place des stratégies de couverture adaptées.

La recherche de flexibilité et de protection

Les fonds obligataires flexibles, capables de moduler leur exposition aux différentes classes d’obligations et devises, ont connu un succès remarquable. Leur capacité à naviguer dans un environnement instable, à arbitrer entre rendement et sécurité, et à ajuster dynamiquement la structure du portefeuille constitue un atout majeur aux yeux des investisseurs.

Par ailleurs, les stratégies à courte duration ont bénéficié d’un engouement particulier. En réduisant la sensibilité aux variations des taux, ces fonds offrent une meilleure protection du capital, tout en conservant un potentiel de rendement modéré dans un contexte de taux élevés.

Cette quête de prudence reflète une aversion accrue au risque, alimentée par les incertitudes économiques et politiques, ainsi que par la mémoire encore vive des fortes pertes enregistrées sur les marchés obligataires lors des précédents cycles de resserrement monétaire.

Le retour en grâce de l’Europe et la remise en question de la suprématie américaine

L’un des faits marquants de 2025 réside dans la spectaculaire rotation opérée en faveur des marchés européens, au détriment des actions américaines. Après une décennie de domination quasi ininterrompue des États-Unis, les investisseurs ont amorcé un rééquilibrage massif de leurs portefeuilles.

Cette évolution s’explique en grande partie par les bouleversements politiques intervenus outre-Atlantique. Les orientations économiques et commerciales adoptées par la nouvelle administration américaine ont suscité une montée brutale de l’incertitude, alimentant les craintes d’un ralentissement de la croissance, de tensions commerciales accrues et d’une instabilité durable du dollar.

Face à ce climat incertain, les investisseurs européens ont privilégié un retour vers leurs marchés domestiques, perçus comme plus prévisibles, mieux valorisés et offrant un potentiel de rattrapage significatif.

L’Europe comme valeur refuge relative

Les flux vers les fonds d’actions européennes ont atteint des niveaux rarement observés depuis plus de dix ans. Cette réhabilitation progressive de l’Europe repose sur plusieurs facteurs structurels.

D’une part, les valorisations boursières européennes demeurent attractives par rapport à leurs homologues américaines, offrant un potentiel de revalorisation intéressant à moyen terme. D’autre part, les politiques budgétaires et industrielles mises en œuvre par les gouvernements européens, notamment dans les domaines de la transition énergétique, de la défense et de la souveraineté technologique, renforcent l’attrait du continent.

Enfin, la stabilisation progressive de l’inflation et la perspective d’un assouplissement monétaire futur contribuent à améliorer les perspectives macroéconomiques, soutenant ainsi la confiance des investisseurs.

La défiance envers le dollar et la diversification monétaire

L’année 2025 a été marquée par une volonté croissante de réduire la dépendance au dollar américain. Cette tendance s’est traduite par une diminution des flux vers les fonds exposés directement à la devise américaine, au profit de stratégies couvertes contre le risque de change ou libellées dans d’autres monnaies.

La volatilité accrue du billet vert, alimentée par les incertitudes politiques et économiques, a renforcé l’attrait des stratégies de couverture, permettant de neutraliser partiellement les fluctuations monétaires.

L’essor des obligations des marchés émergents

Dans ce contexte, les obligations des pays émergents ont bénéficié d’un regain d’intérêt notable. Offrant des rendements attractifs et des perspectives de croissance supérieures, ces marchés constituent une source de diversification précieuse pour les portefeuilles obligataires européens.

Les investisseurs ont toutefois privilégié une approche prudente, combinant diversification géographique, sélection rigoureuse des émetteurs et gestion active des risques politiques et économiques.

L’essor spectaculaire des ETF et la maturation du marché européen

Les ETF et les ETC européens ont enregistré une collecte historique de plus de 337 milliards d’euros en 2025, portant leurs encours à près de 2 720 milliards d’euros. Cette performance exceptionnelle confirme la montée en puissance continue de ces instruments, devenus incontournables dans la construction des portefeuilles.

La demande est restée particulièrement soutenue pour les ETF actions, mais les ETF obligataires ont également connu une progression remarquable, traduisant l’élargissement progressif de l’offre et la sophistication croissante des investisseurs.

La diversification des usages et des stratégies

Longtemps cantonnés à un rôle d’outils de réplication indicielle simple, les ETF se transforment progressivement en instruments polyvalents, capables de répondre à des besoins d’allocation complexes. L’essor des ETF actifs, bien que représentant encore une part modeste du marché européen, illustre cette évolution.

Ces produits combinent la flexibilité de la gestion active avec les avantages structurels des ETF, notamment en matière de liquidité, de transparence et de coûts. Leur développement rapide témoigne de l’appétit croissant des investisseurs pour des solutions hybrides, capables d’allier performance potentielle et efficacité opérationnelle.

Les gestionnaires face à une concurrence exacerbée

Les classements en termes de collecte et d’encours montrent une nette domination des gestionnaires dotés d’une offre passive étendue et performante. Ces acteurs bénéficient pleinement de la migration massive des flux vers les ETF et les fonds indiciels.

Cette concentration croissante du marché soulève toutefois des interrogations quant à la diversité de l’offre, à la résilience du système financier et aux risques liés à la standardisation excessive des stratégies d’investissement.

Parallèlement, certaines sociétés spécialisées dans la gestion obligataire active ont enregistré des performances remarquables en matière de collecte. Leur expertise pointue, leur capacité d’innovation et leur maîtrise des risques leur ont permis de capter une part significative des flux dans un environnement complexe.

Ce succès souligne l’importance persistante de la valeur ajoutée humaine dans les segments de marché les plus techniques, où l’analyse fondamentale, la gestion du risque et la réactivité opérationnelle demeurent essentielles.

Le recul des fonds thématiques et la quête de sens

Les fonds thématiques ont poursuivi leur déclin en 2025, enregistrant des sorties nettes de près de 37 milliards d’euros. Après l’engouement spectaculaire observé lors des années précédentes, notamment autour des thématiques technologiques et environnementales, les investisseurs semblent désormais adopter une approche plus prudente.

La concentration excessive sur certaines tendances, la volatilité élevée et les performances parfois décevantes ont contribué à refroidir l’enthousiasme pour ces stratégies. Dans ce contexte morose, les fonds axés sur la défense et la sécurité ont fait figure d’exception. Portés par la montée des tensions géopolitiques et l’augmentation des budgets militaires, ces segments ont attiré des flux significatifs.

Ce regain d’intérêt illustre la manière dont les grandes évolutions géopolitiques influencent directement les orientations de l’investissement thématique, soulignant l’interconnexion croissante entre enjeux économiques, politiques et stratégiques.

Vers une nouvelle ère de l’investissement européen

L’analyse des flux de 2025 met en évidence une transformation profonde des comportements d’investissement. La quête de rendement, longtemps dominante, cède progressivement la place à une recherche plus équilibrée entre performance, sécurité et diversification.

Les investisseurs privilégient désormais des portefeuilles robustes, capables de résister aux chocs macroéconomiques, tout en conservant un potentiel de croissance à moyen et long terme.

La coexistence croissante entre gestion active et passive, notamment à travers les ETF actifs et les fonds flexibles, témoigne d’une hybridation des approches. Cette évolution traduit une volonté d’exploiter le meilleur des deux mondes, en combinant discipline indicielle, expertise humaine et innovation financière.

Conclusion

L’année 2025 marque un tournant décisif pour l’industrie européenne de la gestion d’actifs. Dans un environnement incertain et volatil, les investisseurs ont profondément remanié leurs allocations, privilégiant la prudence, la diversification et la flexibilité.

Le triomphe de la gestion obligataire active, l’essor spectaculaire des ETF, la grande rotation géographique en faveur de l’Europe et la remise en question de la suprématie américaine dessinent les contours d’un nouveau paradigme d’investissement.

Au-delà des chiffres record, ces évolutions traduisent une maturation progressive du marché, une sophistication accrue des investisseurs et une redéfinition durable des priorités. L’épargne européenne entre ainsi dans une nouvelle ère, marquée par une exigence renforcée de performance ajustée du risque, de transparence et de responsabilité.

Dans ce paysage en pleine mutation, les acteurs capables d’innover, d’anticiper les grandes tendances et de proposer des solutions adaptées aux besoins complexes des investisseurs seront les mieux placés pour tirer parti de cette transformation historique.

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Pétrole vénézuélien : fausses réserves, vrai enjeu géopolitique et bombe énergétique mondiale

Pétrole vénézuélien

Le Venezuela est souvent présenté comme un géant pétrolier incontournable. Les chiffres avancés font rêver. Des réserves colossales. Une part majeure du pétrole mondial. Pourtant, derrière cette abondance affichée se cache une réalité beaucoup plus complexe, technique et coûteuse.
En creusant la nature du pétrole vénézuélien, le fonctionnement des réserves officielles et les stratégies énergétiques des grandes puissances, un constat s’impose : le sujet dépasse largement la simple question de production. Il touche à l’avenir énergétique mondial, à la souveraineté monétaire et à l’équilibre géopolitique.


Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Le pétrole vénézuélien : une matière première hors norme

Jean Marc Jancovici, expert de l’énergie et du climat déconstruit le récit des gigantesques réserves pétrolières attribuées au Venezuela. Il met en lumière la réalité d’un pétrole extra-lourd, difficile à produire, extrêmement coûteux à transformer et largement surestimé dans les chiffres officiels. Son analyse s’inscrit dans une réflexion plus large sur le pic du pétrole conventionnel, la tension croissante sur l’approvisionnement mondial et les risques économiques qui en découlent.

En parallèle, un journaliste économique décrypte les dimensions industrielles, financières et géopolitiques du dossier vénézuélien. Il éclaire les intérêts liés au raffinage, aux infrastructures, aux chaînes logistiques et au contrôle des flux énergétiques, dans un contexte où le pétrole reste un levier stratégique majeur à l’échelle mondiale.

Un pétrole extra-lourd aux contraintes extrêmes

Le pétrole extrait au Venezuela appartient à une catégorie bien spécifique : le pétrole extra-lourd.
Sa consistance ne ressemble pas à celle du pétrole conventionnel. Il se situe quelque part entre le miel épais et le goudron. À l’état naturel, il ne coule quasiment pas.

Pour pouvoir être extrait, ce pétrole doit être chauffé directement dans le sous-sol. Cela implique des infrastructures lourdes : gazoducs pour alimenter le chauffage, installations complexes et consommation énergétique massive. L’extraction devient alors un processus industriel coûteux, lent et techniquement exigeant.

Des raffineries spécialisées indispensables

Une fois extrait, ce pétrole n’est toujours pas utilisable.
Il doit passer par des raffineries très spécifiques appelées « upgradeurs ». Leur rôle est de transformer cette matière proche du bitume en un pétrole de synthèse exploitable.

Ce type de transformation existe déjà ailleurs, notamment au Canada. Mais elle a un coût colossal. Chaque baril produit nécessite des investissements lourds, des technologies avancées et une rentabilité très incertaine selon le prix du marché.

Réserves pétrolières : des chiffres à manier avec précaution

Des réserves déclarées, pas nécessairement prouvées

Le chiffre souvent cité de 20 % des réserves mondiales détenues par le Venezuela provient… du Venezuela lui-même.
Dans le secteur pétrolier, seules les réserves déclarées par les États sont publiques. Il n’existe pas de contrôle indépendant systématique.

Pour les pays membres de l’OPEP, ces chiffres sont particulièrement sensibles. Ils déterminent directement les quotas de production autorisés. Plus un pays déclare de réserves, plus il peut produire et exporter.

L’exemple révélateur des années 1980

Lors de la chute brutale des prix du pétrole en 1985, un phénomène frappant est apparu.
Sans découvertes majeures, plusieurs pays de l’OPEP ont soudainement multiplié leurs réserves déclarées par deux ou trois.

L’objectif était clair : augmenter leur part de production pour compenser la baisse des prix par des volumes plus importants. Cette logique politique a durablement faussé la perception des réserves mondiales.

Une incohérence structurelle mondiale

Depuis les années 1960, les découvertes de nouveaux gisements diminuent. Pourtant, les réserves officielles mondiales ne cessent d’augmenter.
Certaines puissances pétrolières affichent des réserves stables pendant des décennies, tout en ayant extrait des volumes gigantesques sans nouvelles découvertes équivalentes.

Ces chiffres doivent donc être lus avec une extrême prudence. Ils relèvent autant de la géopolitique que de la géologie.

Le pétrole reste central dans l’économie mondiale

Une ressource encore abondante… mais sous tension

Le pétrole n’a pas disparu. Il reste présent en grande quantité sur Terre.
Mais la consommation mondiale est telle que cette abondance devient relative. Même sans considérer les enjeux climatiques, la pression sur l’offre est déjà visible.

Depuis 2008, l’Europe subit une baisse contrainte de son approvisionnement pétrolier. Cette date correspond au pic de production du pétrole conventionnel à l’échelle mondiale.

Une dépendance européenne critique

L’Union européenne importe environ 97 % de son pétrole.
À mesure que la production mondiale diminuera, les pays exportateurs privilégieront leur propre consommation. Le volume réellement disponible à l’export pourrait chuter de manière drastique entre 2030 et 2050.

Dans ce contexte, chaque baril accessible devient stratégique.

Pourquoi le Venezuela intéresse autant les États-Unis

Une logique industrielle déjà maîtrisée

Les États-Unis savent traiter le pétrole extra-lourd.
Ils le font depuis des décennies avec le pétrole canadien. Le sud du pays dispose de raffineries parfaitement adaptées à ce type de brut, notamment en Louisiane et au Texas.

Historiquement, les États-Unis importaient massivement du pétrole vénézuélien. Les infrastructures existent toujours. L’expertise est intacte.

Un objectif monétaire avant tout

L’enjeu immédiat n’est pas de produire davantage.
L’objectif prioritaire est de contrôler les flux commerciaux. En particulier, imposer que le pétrole vénézuélien soit vendu en dollars, même lorsqu’il est exporté vers des pays comme la Chine ou l’Iran.

Il s’agit de réinjecter des pétrodollars dans le système financier international et de renforcer le rôle du dollar comme devise de référence mondiale.

Les gagnants potentiels de cette recomposition énergétique

Les raffineries spécialisées en première ligne

À moyen terme, les grandes gagnantes seront les raffineries capables de traiter le pétrole ultra-lourd.
Elles bénéficieront d’un approvisionnement plus stable et de contraintes logistiques réduites par rapport à d’autres sources.

Leur avantage repose sur une préparation industrielle ancienne, prête à être réactivée.

Le Canada, partenaire stratégique inattendu

Le Canada pourrait également tirer profit de cette situation.
Son expertise dans le pétrole lourd en fait un allié technique clé. Surtout, il offre une stabilité politique et institutionnelle bien supérieure à celle du Venezuela.

Cette complémentarité renforce son rôle dans l’architecture énergétique nord-américaine.

Transport, logistique et services pétroliers

Souvent oubliés, les transporteurs et logisticiens jouent un rôle central. Pipelines, terminaux portuaires, infrastructures maritimes : tout cet écosystème devient crucial.

Enfin, les entreprises spécialisées dans l’extraction et la transformation du pétrole lourd pourraient retrouver une importance stratégique majeure après des années de mise en retrait.

Accumuler aujourd’hui pour ne pas manquer demain

Le pétrole vénézuélien n’est ni simple, ni bon marché, ni immédiatement exploitable.
Mais dans un monde où l’énergie devient la clé de la puissance économique, l’objectif n’est pas l’exploitation immédiate. Il est la sécurisation.

Accumuler des ressources, contrôler les flux, maintenir une avance technologique et monétaire : voilà le véritable enjeu.
Car dans cinq, dix ou vingt ans, le risque ne sera pas l’abondance, mais la pénurie.

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Davos

Davos 2026 : fractures géopolitiques, signaux faibles pour les marchés européens et angle mort agricole

Le Forum économique mondial de Davos 2026 s’est tenu dans un climat de tensions géopolitiques exacerbées, de recomposition des rapports de force économiques et d’un certain désenchantement vis-à-vis du multilatéralisme. Sous couvert de dialogue global et de coopération, cette édition a surtout mis en lumière une réalité plus brutale : le retour assumé de la loi du plus fort dans l’économie mondiale.

Si Davos reste un lieu de networking et de production de narratifs dominants, l’édition 2026 aura davantage ressemblé à une scène de démonstration de puissance, notamment américaine, qu’à un laboratoire de solutions collectives.

Du 19 au 23 janvier 2026, la station alpine de Davos-Klosters en Suisse a accueilli la 56ᵉ édition du World Economic Forum (WEF), une réunion annuelle où se rencontrent dirigeants politiques, chefs d’entreprise, investisseurs institutionnels et acteurs de la société civile pour débattre des enjeux mondiaux majeurs.

Avec près de 3 000 participants issus de 130 pays, dont environ 65 chefs d’État et de gouvernement et près de 850 dirigeants d’entreprises internationales, l’édition 2026 a été marquée par un climat international particulièrement tendu.

Une édition dominée par le rapport de force

Les thèmes officiels : dialogue, résilience, transition, intelligence artificielle, climat, ont été largement éclipsés par :

  • la montée d’un protectionnisme assumé,
  • la remise en cause implicite du droit international,
  • et la priorité donnée warning: / aux intérêts nationaux au détriment des compromis globaux.

Le discours et les postures de Donald Trump ont cristallisé cette évolution. Davos 2026 n’a pas été un sommet du consensus, mais une vitrine du monde qui vient : fragmenté, conflictuel, transactionnel.

Sujets clés discutés à Davos

Dialogue et coopération mondiale

Le thème de Davos 2026 — “A Spirit of Dialogue” — visait à encourager la coopération mondiale face à un contexte de fragmentation géopolitique et de rivalités croissantes entre grandes puissances. Les discussions ont porté sur :

  • la gouvernance de l’intelligence artificielle et ses défis humains et sociaux, notamment son impact sur l’emploi et l’éthique technologique ;
  • les perspectives de croissance économique sans déstabilisation des économies fragiles ;
  • la résilience des systèmes multilatéraux et des marchés face aux tensions globales ;
  • les transformations structurelles nécessaires pour une croissance durable et inclusive.

Des leaders économiques comme Larry Fink (BlackRock) ont même critiqué l’écart entre les attentes populaires et les débats tenus à Davos, soulignant le risque d’une finance qui profite surtout aux possédants de données, de capital et d’infrastructures.

Présence et diplomatie de haut niveau

La rencontre a rassemblé des personnalités politiques et économiques de premier plan :

  • chefs d’État et de gouvernement des G20 et BRICS,
  • dirigeants européens,
  • représentants de grandes institutions internationales,
  • PDG et chairs des plus grands groupes mondiaux.

Parmi les moments de rassemblement figurait notamment le TIME100 Davos Dinner, où des figures comme Ngozi Okonjo-Iweala (Directrice générale de l’OMC) ont évoqué le rôle de l’Afrique et des jeunes générations dans l’économie mondiale future.

Macron à Davos : une diplomatie affaiblie, des symboles lourds

La présence d’Emmanuel Macron a, une fois encore, illustré la fragilité de la position européenne, et plus particulièrement française, dans ce nouveau jeu géopolitique.

Deux épisodes, abondamment commentés dans les cercles diplomatiques et financiers, ont marqué les esprits :

L’épisode des lunettes de soleil : un symbole de relégation

L’image de Macron relégué à un rôle secondaire lors de certaines séquences publiques, pendant que Trump occupait le centre de la scène, a été perçue comme un signal symbolique fort.
Dans ce type de sommet, les symboles comptent autant que les discours. Être visible, central, dominant l’agenda visuel est une forme de pouvoir.
La France, cette année encore, n’était pas au centre du cadre.

La menace des droits de douane à 200 % : humiliation politique

Plus grave encore, l’évocation par Trump de droits de douane pouvant aller jusqu’à 200 % sur certains produits européens (dans un contexte de bras de fer commercial assumé) a placé Macron dans une posture défensive, sans capacité de riposte immédiate.

Ce moment a rappelé une réalité dérangeante :
 l’Europe parle de règles,
 les États-Unis parlent de puissance.

Macron a dénoncé la logique de coercition, mais cette dénonciation est restée strictement rhétorique, sans traduction stratégique visible.

Analyse investissement : quels risques pour les marchés européens ?

Pour les investisseurs, Davos 2026 envoie plusieurs signaux d’alerte clairs.

1. Risque protectionniste accru

Les marchés européens sont exposés à :

  • des chocs tarifaires exogènes,
  • une volatilité accrue sur les secteurs exportateurs (automobile, luxe, agroalimentaire, industrie).

Les menaces de droits de douane, même non appliquées immédiatement, augmentent la prime de risque sur les actifs européens.

2. Décote stratégique de l’Europe

L’Europe apparaît :

  • trop dépendante des règles,
  • insuffisamment armée sur le plan énergétique, militaire et industriel,
  • fragmentée politiquement.

Cela se traduit par :

  • une préférence croissante des capitaux pour les marchés américains,
  • un risque de sous-performance structurelle des marchés actions européens,
  • une volatilité accrue sur l’euro.

3. Green Finance sous pression géopolitique

La finance verte européenne repose sur :

  • des normes,
  • des taxonomies,
  • des mécanismes réglementaires complexes.

Or, Davos 2026 a montré que la géopolitique prime désormais sur la norme.
Sans rapport de force, la Green Finance européenne risque d’être vertueuse mais marginalisée.

L’agriculture française : grande absente, grande perdante

Pour les agriculteurs français, Davos 2026 est un sommet qui n’apporte aucune réponse concrète.

Une vision industrielle déconnectée du terrain

Les discussions agricoles à Davos s’inscrivent dans une logique :

  • d’optimisation industrielle,
  • de grandes exploitations,
  • de chaînes de valeur mondialisées.

Or, l’agriculteur français est un artisan, pas un industriel :

  • exploitation familiale,
  • marges faibles,
  • forte dépendance aux politiques publiques,
  • contraintes environnementales lourdes.

Une concurrence internationale ignorée

Les accords commerciaux, les menaces de droits de douane et la dérégulation asymétrique exposent les agriculteurs français à :

  • une concurrence de productions à bas coûts,
  • des standards environnementaux non alignés,
  • une pression accrue sur les prix.

Davos parle de transition, mais ne protège pas ceux qui la subissent.

 Une finance verte sans relais agricole réel

La finance verte discutée à Davos :

  • finance des infrastructures,
  • finance des grands projets,
  • finance des groupes structurés.

Mais elle irrigue peu l’agriculture de proximité, pourtant essentielle à la souveraineté alimentaire et à la transition écologique.

Davos ne fait pas l’histoire, il la révèle

Davos 2026 n’a pas produit de rupture majeure, mais il a révélé plusieurs vérités :

  • le multilatéralisme est affaibli,
  • la puissance prime sur la règle,
  • l’Europe subit plus qu’elle n’influence,
  • l’agriculture française est hors radar des grandes décisions mondiales.

Pour la Green Finance, le message est clair :
sans ancrage territorial, sans protection des acteurs locaux, sans vision de puissance, la durabilité restera un discours, pas une stratégie.

La question n’est plus de savoir si Davos est utile.
La vraie question est : qui parle pour ceux qui n’y sont pas invités ?

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Et si le droit international n’était plus qu’un langage

Venezuela, Groenland

Venezuela, Groenland : quand la puissance redessine la carte

Et si le droit international n’était plus qu’un langage… quand il sert les gagnants ?

On connaît la formule : “les vainqueurs écrivent l’Histoire.”
Ce qui change depuis quelques semaines, c’est que certains semblent vouloir écrire aussi le droit, en temps réel, à coups d’opérations, d’ordres exécutifs et de “faits accomplis”.

Deux dossiers, a priori éloignés, Venezuela et Groenland, racontent pourtant la même histoire : ressources stratégiques, domination politique, et mise sous tension des règles internationales.

Trump et Maduro ?

Début janvier 2026, Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient mené une opération en territoire vénézuélien ayant abouti à la capture de Nicolás Maduro (et de son épouse), puis à leur transfert hors du pays.
Cette séquence a été immédiatement décrite par de nombreux observateurs comme un basculement : non plus une pression par sanctions, mais une logique d’action directe, assumée comme instrument de politique étrangère.

En parallèle, Washington a pris des mesures visant à sécuriser des revenus pétroliers liés au Venezuela sous contrôle/gestion américaine, selon des articles de presse rapportant un ordre d’urgence sur des fonds dérivés des ventes de pétrole.

L’intérêt et la “vision” de Trump sur le Venezuela : pétrole, levier, vitrine

Le fil rouge, difficile à ignorer, c’est l’accès aux ressources, notamment au pétrole lourd vénézuélien. Stratégique pour certaines capacités de raffinage américaines.
Dans les jours suivants, des informations ont circulé sur l’extension attendue de licences permettant à des acteurs américains, dont Chevron, d’augmenter leurs opérations/exportations.

Autrement dit : le Venezuela est présenté comme un enjeu de sécurité énergétique. Mais aussi comme un test de puissance, la démonstration qu’un État peut “reconfigurer” un autre État au nom de ses objectifs.

La version “officielle” sur la capture de Maduro

Dans la narration dominante, on retrouve trois piliers :

  1. Opération ciblée présentée comme “réussite tactique” ;
  2. Justification politico-judiciaire (allégations de criminalité / trafic, selon la communication américaine relayée) ;
  3. Retour de la “stabilité” et réouverture économique via l’énergie.

Mais plusieurs analyses de journalistes pointent des zones d’ombre, risques de désinformation, et angles morts dans la couverture et la vérification indépendante des faits.

Remise en cause du droit international : la mécanique du précédent

Le point central, pour un lecteur “Green Finance”, n’est pas seulement moral : il est systémique.

Quand une grande puissance revendique une action coercitive extraterritoriale comme outil normal, cela :

  • fragilise la prévisibilité du cadre international,
  • augmente la prime de risque géopolitique,
  • et rend la notion de souveraineté plus contingente qu’universelle.

Le “droit” devient alors un vocabulaire d’accompagnement : on “justifie”, on “encadre”, on “légalise après coup”. Et ce sont, effectivement, les acteurs dominants qui fixent la narration.

Ce que Trump envisage avec le Groenland : la pression ouverte

Sur le Groenland, la posture est plus ancienne, mais elle a repris une intensité inédite. Plusieurs sources rapportent que des responsables américains ont évoqué différents scénarios pour faire basculer le Groenland sous contrôle américain, y compris des paiements aux Groenlandais pour encourager une séparation d’avec le Danemark.

Trump a répété que les États-Unis “avaient besoin” du Groenland et a mis en cause la capacité du Danemark à le défendre.

En réaction, on observe une accélération européenne/NATO : discussion d’un renforcement de présence en Arctique et déploiements annoncés/rapportés.

L’intérêt stratégique : Arctique, minerais, routes, souveraineté

Le Groenland concentre quatre enjeux “Green Finance” majeurs :

  • Arctique = théâtre géopolitique (Russie/Chine/États-Unis/Europe) ;
  • routes maritimes et logistique ;
  • ressources minières (métaux critiques, chaînes de valeur énergétiques) ;
  • infrastructures et défense.

La question n’est donc pas “acheter une île” : c’est verrouiller une position géostratégique et des ressources, dans une course qui mélange sécurité, industrie et transition.

La version “mainstream” sur “prendre” le Groenland

Le récit dominant côté pro-américain se structure ainsi :

  1. “nécessité” de sécurité arctique ;
  2. “incapacité” danoise ;
  3. “solution” par arrangement politique/financier (paiements, autonomie encouragée, etc.).

Mais le fait que seule une minorité d’Américains soutienne ces efforts  montre que même “au centre”, le projet divise.

Le lien Venezuela-Groenland/US & Russie/Ukraine : le même logiciel

Le point commun avec l’Ukraine n’est pas une équivalence morale terme à terme. C’est une logique de précédents :

  • Quand des frontières, des souverainetés, ou des ressources deviennent “négociables” par puissance,
  • le message envoyé est : la règle dépend du rapport de force.

Dans un monde où la force redevient une grammaire politique, chaque épisode nourrit le suivant : on teste les réactions, on mesure le coût diplomatique, puis on pousse un peu plus loin.

Europe : beaucoup de paroles, peu d’actes ?

L’Europe apparaît ici dans une posture défensive : elle réagit, renforce symboliquement, discute, tente d’aligner… mais peine à imposer une vision commune, rapide, dotée d’outils de puissance comparables.
Les signaux autour du Groenland — renforcement de posture NATO/Europe — illustrent une prise de conscience, mais aussi une réalité : on s’active quand la pression devient frontale.

Pour les acteurs de la finance responsable, ces crises rappellent une vérité :
la transition et la souveraineté industrielle reposent sur des chaînes d’approvisionnement, et ces chaînes reposent sur un ordre international… qui se fissure.

Quand le plus fort gagne, le capital s’adapte :

  • il demande plus de rendement,
  • réduit la durée d’engagement,
  • renchérit le coût du risque,
  • et privilégie les juridictions “protégées”.

Et au final, c’est la transition (qui exige stabilité et horizon long) qui paie la facture.

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JPMorgan Chase : entre puissance financière et controverses incessantes

JPMorgan Chase

Première banque des États-Unis par la taille de ses actifs, JPMorgan Chase incarne à elle seule les paradoxes du capitalisme financier contemporain. Institution systémique, pilier de la finance mondiale, elle concentre une puissance économique hors norme. Mais cette domination s’accompagne aussi d’une succession de controverses : crises financières, sanctions réglementaires, pratiques contestées vis-à-vis de certains clients, zones d’ombre morales et tensions croissantes avec les autorités politiques. À travers le cas JPMorgan, une question centrale se pose : jusqu’où une banque peut-elle étendre son influence sans assumer pleinement les responsabilités qui en découlent ?

Une puissance globale devenue systémique

JPMorgan Chase n’est pas une banque comme les autres. Par son poids, ses activités multiples – banque de détail, banque d’investissement, gestion d’actifs, crédit à la consommation – et son rôle central sur les marchés financiers, elle est considérée comme « too big to fail ». Cette position lui confère une influence majeure sur l’économie américaine et mondiale.

Mais cette puissance a un revers. Plus une institution devient incontournable, plus ses décisions, ses erreurs et ses arbitrages ont des conséquences systémiques. Or, dans le cas de JPMorgan, cette influence s’est souvent accompagnée de controverses répétées, nourrissant l’idée d’un déséquilibre entre pouvoir économique et responsabilité sociétale.

La crise financière de 2008 : une responsabilité diluée

La crise financière mondiale de 2008 reste un épisode fondateur dans l’histoire récente de JPMorgan. Comme d’autres grandes institutions de Wall Street, la banque a joué un rôle majeur dans l’écosystème des prêts hypothécaires à risque et des produits dérivés complexes qui ont contribué à l’effondrement du système financier.

Si JPMorgan a parfois été présentée comme l’un des acteurs « les plus solides » du secteur durant la crise, cette lecture masque une réalité plus nuancée. L’institution a bénéficié, directement ou indirectement, de mécanismes de soutien public, tandis que ses dirigeants ont continué à percevoir des rémunérations élevées.

Pour une grande partie de l’opinion publique, cette séquence a laissé une impression durable : celle d’un système où les pertes sont socialisées, mais les profits privatisés. Une fracture s’est alors installée entre Wall Street et l’économie réelle, alimentant un sentiment d’impunité institutionnelle.

Manquements réglementaires et sanctions récentes

Les controverses entourant JPMorgan ne se limitent pas à la crise de 2008. Plus récemment, la banque a été sanctionnée pour des défaillances dans ses dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent.

En novembre 2025, l’autorité de supervision financière allemande, la BaFin, a infligé à JPMorgan une amende de 45 millions d’euros pour transmission tardive de déclarations d’activités suspectes. Il ne s’agissait pas d’un simple retard administratif, mais d’un manquement dans la détection et la remontée de flux potentiellement frauduleux.

Ce type de défaillance est d’autant plus problématique que JPMorgan dispose de moyens technologiques et humains considérables en matière de conformité. Dans un environnement réglementaire parmi les plus stricts au monde, ces manquements interrogent sur l’efficacité réelle des dispositifs internes face aux impératifs commerciaux.

Le débat sur le « debanking » et l’accès aux services financiers

Un autre sujet de controverse concerne la fermeture de comptes clients sans explication détaillée. Des entrepreneurs, notamment dans les secteurs technologiques ou liés aux nouvelles formes de finance, ont publiquement affirmé que JPMorgan avait mis fin à leurs relations bancaires de manière unilatérale.

Si les banques conservent une liberté contractuelle, l’absence de transparence alimente le débat sur le « debanking », c’est-à-dire l’exclusion de certains profils jugés indésirables. Cette pratique soulève des questions fondamentales sur l’accès équitable aux services financiers dans une économie de plus en plus numérique, où une banque dominante peut, de facto, limiter la capacité d’un acteur à opérer.

Produits de crédit et gestion du risque : le cas Apple Card

Sur le plan opérationnel, JPMorgan fait également face à des critiques concernant sa gestion du risque de crédit. La banque a récemment enregistré une charge de 2,2 milliards de dollars liée à l’Apple Card, un produit phare de sa stratégie de diversification dans le crédit à la consommation.

Cette charge a pesé sur les résultats trimestriels, malgré des revenus globaux solides. Plusieurs analystes ont pointé des modèles de risque insuffisamment calibrés, des provisions jugées excessives ou mal anticipées, et une dépendance accrue à des produits dont la rentabilité à long terme reste incertaine.

Ce cas illustre une tension structurelle : la volonté de conquérir de nouveaux relais de croissance peut parfois entrer en conflit avec une gestion prudente du risque.

Une taille qui complique la régulation

Malgré ses performances financières, JPMorgan est régulièrement perçue comme trop grande pour être véritablement encadrée. Sa valorisation boursière, supérieure à la moyenne du secteur bancaire, soulève des interrogations sur la soutenabilité de son modèle.

Certains observateurs estiment que la banque prend des paris de marché trop larges, ce qui pourrait amplifier les effets d’une future crise financière. La question n’est plus seulement celle de la solidité individuelle de JPMorgan, mais de l’impact potentiel de ses choix sur l’ensemble du système.

L’affaire Epstein : une faille morale durable

L’un des épisodes les plus sensibles pour la réputation de JPMorgan reste sa relation passée avec Jeffrey Epstein. La banque a géré ses comptes pendant plusieurs années, malgré des signaux d’alerte concernant ses activités criminelles.

Même si JPMorgan affirme avoir mis fin à certaines relations après des enquêtes internes, cette affaire a profondément entaché son image. Elle soulève une question centrale pour le secteur financier : à quel moment une institution accepte-t-elle de renoncer à un client lucratif pour des raisons éthiques, avant que la pression publique ne s’impose ?

Pressions politiques et avenir du modèle de crédit

Enfin, JPMorgan évolue dans un contexte politique de plus en plus contraignant. Aux États-Unis, les débats sur l’encadrement des taux d’intérêt des cartes de crédit mettent en cause un modèle de revenus fondé sur des marges élevées.

Ces discussions traduisent une sensibilité sociale croissante au coût du crédit pour les ménages, et une remise en question du rôle des grandes banques dans l’endettement des particuliers.

Pourquoi ces controverses comptent vraiment

Les controverses entourant JPMorgan ne sont pas anecdotiques. Elles révèlent une tension structurelle entre puissance de marché et responsabilité sociétale, entre logique commerciale et intérêt collectif.

Dans un contexte où les critères ESG influencent de plus en plus l’allocation du capital, la répétition de ces épisodes pèse sur la réputation, la performance risque-ajustée et l’attractivité auprès des investisseurs responsables.

JPMorgan Chase reste un pilier du système financier mondial. Mais ce statut impose des exigences élevées : plus de transparence, une gouvernance renforcée et une capacité réelle à intégrer les attentes sociétales. À ce stade, les nombreuses controverses suggèrent que la puissance économique de la banque a parfois pris le pas sur sa responsabilité sociale et morale.

À lire aussi : Venezuela : quand la géopolitique de l’énergie s’éloigne de la réalité de l’investissement

UE-Mercosur : signature imminente

UE-Mercosur

Où nous en sommes aujourd’hui

Le véritable paradoxe de ce débat réside dans le fait que ceux qui dénoncent l’agriculture industrielle et réclament des fraises en Décembre soutiennent simultanément des accords comme le Mercosur, sans reconnaître que l’agriculteur français est avant tout un artisan du vivant, et non un industriel de l’agriculture. » Bruno Boggiani, Green Finance

  • Après plus de 25 ans de négociations, l’Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay, avec la Bolivie associée) ont finalisé un accord de libre-échange historique qui doit être signé le 17 janvier 2026 à Asunción (Paraguay) par Ursula von der Leyen (Commission européenne) et António Costa (Président du Conseil européen).
  • Ce traité découle de l’accord d’association UE-Mercosur conclu sur le plan politique fin 2024 et confirmé par une majorité qualifiée au Conseil de l’UE le 9 janvier 2026.

Cette signature ne marque pas la mise en vigueur immédiate : elle constitue un acte formel engageant les parties mais soumis à ratification (notamment du Parlement européen et des parlements nationaux).

Contenu et portée de l’accord

Libre-échange élargi

L’accord prévoit :

  • Suppression progressive de la majorité des droits de douane entre l’UE et le Mercosur (jusqu’à environ 90 % des lignes tarifaires) ;
  • une ouverture accrue des marchés pour biens industriels, agricoles et produits manufacturés ;
  • des mécanismes de dialogue politique, de coopération et de normes communes sur certains sujets.

Ce champ d’application est très vaste : ensemble, les territoires UE + Mercosur représentent plusieurs centaines de millions de consommateurs et forment l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde en termes de PIB et de population.

Points de tension et opposition

Résistance politique

  • En France, plusieurs élus et partis (La France insoumise, RN) ont tenté de déposer des motions de censure liées à l’accord, objet de vives critiques, mais elles ont été rejetées à l’Assemblée nationale.
  • La France, la Pologne, l’Irlande, l’Autriche et la Hongrie se sont opposés à l’accord au point de voter contre lors de son approbation au Conseil.

Manifestations et préoccupations sociétales

Protestations agricoles

L’accord est fortement contesté par des organisations agricoles dans plusieurs États européens :

  • Des tracteurs ont circulé dans Paris et ailleurs pour protester contre l’accord, les agriculteurs craignant une concurrence accrue et des normes environnementales jugées inégales.
  • Des blocages ont aussi eu lieu aux ports et sur des axes logistiques (France, Belgique, etc.), mettant en évidence l’ampleur du mécontentement dans certains secteurs.

Suite du processus : ratification et défis

Ratification parlementaire

La signature n’est pas suffisante pour mettre l’accord en application :

  • Le Parlement européen doit encore donner son consentement avant que l’accord n’entre en vigueur.
  • Des parlementaires envisagent même des recours juridiques (examen par la Cour de justice de l’UE) pour contester la légalité du texte.

Points géopolitiques plus larges

L’accord Mercosur s’inscrit dans un contexte international où :

  • l’UE cherche à diversifier ses partenaires commerciaux
  • et où des tensions croissantes existent avec des puissances comme les États-Unis et la Chine sur des questions de commerce et de réciprocité.

En bref — Où en sommes-nous au 16 janvier 2026

Signature prévue le 17 janvier 2026 à Asunción.
Accord désormais adopté par une majorité qualifiée des États membres de l’UE et en voie de conclusion.
Opposition notable des agriculteurs européens et de certains gouvernements nationaux.
Acte signé mais toujours sous réserve de ratification par le Parlement européen et les parlements nationaux.
Des défis politiques et juridiques subsistent avant une application définitive.

L’accord UE-Mercosur franchit en janvier 2026 l’une de ses dernières étapes politiques, avec la signature imminente après plus de deux décennies de négociations.
Dans un contexte de montée des enjeux commerciaux, géopolitiques et sociétaux, c’est un tournant majeur pour le commerce transatlantique. Mais le chemin vers l’entrée en vigueur reste conditionné à des processus de ratification et à des arbitrages politiques internes importants.

L’accord peut-il encore être arrêté ?

 Oui. L’accord UE-Mercosur n’est pas encore irréversible.
Même si une majorité qualifiée des États membres de l’UE a donné son feu vert à la signature début janvier 2026, l’accord n’est pas encore applicable et peut être bloqué sur la suite du processus :

Ratification au Parlement européen

  • Après la signature, l’accord dépendra obligatoirement du vote des députés européens. Sans approbation du Parlement, l’accord ne peut pas entrer en vigueur.
  • Certains parlementaires européens prévoient même des votes ou des recours qui pourraient retarder ou rejeter l’accord lors de ce vote de ratification.

 Possibilité de blocage juridique ou parlementaire

  • Le Parlement européen pourrait demander plus d’examen sur certains aspects légaux, notamment des clauses de rééquilibrage, et envisager un recours à la Cour de justice de l’UE, ce qui pourrait retarder l’application provisoire ou définitive de l’accord.

La signature prévue (par exemple prévue autour du 17 janvier 2026) est une étape importante, mais pas une entrée en vigueur automatique. L’accord peut encore être bloqué si :

  • le Parlement européen refuse de le ratifier, ou
  • des défis juridiques ralentissent ou interrompent le processus.

Pourquoi il n’est pas encore définitif

Processus en plusieurs étapes

L’accord UE-Mercosur suit une procédure longue :

  1. Négociations politiques et techniques (terminées),
  2. Approbation politique des États membres (restaurant validé au Conseil),
  3. Signature officielle,
  4. Ratification parlementaire – étape décisive avant mise en vigueur.

La signature n’est donc pas la fin : c’est une formalité qui ouvre le calendrier de ratification, mais le Parlement européen et les parlements nationaux peuvent encore bloquer l’accord.

Réactions politiques récentes

Emmanuel Macron

Le président français a joué un rôle très visible dans le débat :

  • La France s’est opposée à l’accord au Conseil de l’UE, refusant de le soutenir formellement avec plusieurs autres États membres (Pologne, Hongrie, Irlande, Autriche, etc.).
  • Sur le plan intérieur, Macron a dû faire face à une forte mobilisation agricole (tracteurs à Paris, protestations variées) et à des tensions politiques autour de l’accord.
  • Officiellement, il a qualifié le projet d’accord de « deal d’une autre époque » ; selon certaines sources, il a essayé d’empêcher le pacte, sans toutefois parvenir à former une minorité de blocage qualifiée.
    Officieusement…moins sur
  • Il est également accusé par certains observateurs politiques et critiques, notamment à droite et à gauche, de ne pas avoir réussi à stopper l’accord malgré son opposition et les pressions agricoles.

Macron s’est opposé politiquement à l’accord, mais face à la dynamique européenne et au changement de position d’États comme l’Italie, il n’a pas réussi à bloquer  sa progression ( ou voulu… ) jusqu’à la signature.

Ursula von der Leyen

La présidente de la Commission européenne a été la figure principale de la défense du Mercosur côté UE :

  • Elle a porté et défendu l’accord au nom de l’Union, mettant en avant ses bénéfices géopolitiques et commerciaux face à une montée du protectionnisme mondial.
  • Von der Leyen a proposé des mesures d’accompagnement et des garanties (notamment un “paquet” pour répondre aux préoccupations agricoles) qui ont permis à des États comme l’Italie de changer de position et d’abandonner l’idée d’un blocage.
  • Elle a affirmé que l’accord est une démonstration de la crédibilité de la politique commerciale de l’UE, et a poussé pour qu’il soit finalisé rapidement.

Cependant, il est important de noter que, juridiquement, la Commission ne peut pas imposer seule la signature ou la ratification : ce sont les États membres et leurs parlements qui ont la compétence finale dans ce domaine.

Pourquoi l’accord suscite encore le débat

Opposition agricole

  • Les agriculteurs européens, notamment en France, sont parmi les opposants les plus visibles, craignant une concurrence accrue avec des produits agricoles sud-américains jugés moins stricts sur les normes.

Parlement européen

  • Une partie des eurodéputés, notamment les Verts et les groupes de gauche, sont opposés à l’accord pour des raisons environnementales ou de normes sanitaires, et peuvent bloquer la ratification

Impact du Mercosur pour l’agriculteur français

Quand l’agriculture est un métier artisanal, pas une industrie lourde

L’accord UE–Mercosur est structurellement défavorable à l’agriculteur français tel qu’il existe aujourd’hui, c’est-à-dire :

  • exploitations petites à moyennes,
  • souvent familiales,
  • intégrées dans un tissu rural,
  • soumises à des normes élevées,
  • avec des marges déjà faibles.

Ce n’est pas un problème idéologique, c’est un problème d’asymétrie économique et réglementaire.

Une concurrence profondément asymétrique

L’agriculteur français = artisan de l’agriculture

  • Exploitations de quelques dizaines à quelques centaines d’hectares
  • Forte intensité en main-d’œuvre
  • Normes élevées :
    • bien-être animal
    • traçabilité
    • environnement
    • phytosanitaires
  • Charges fixes élevées
  • Faible capacité d’absorber des chocs de prix

 Il vend un produit normé, tracé, coûteux à produire.

Mercosur = agriculture industrielle à très grande échelle

  • Fermes de plusieurs milliers, voire dizaines de milliers d’hectares
  • Économie d’échelle massive
  • Coûts de production nettement inférieurs
  • Normes environnementales et sanitaires moins contraignantes
  • Logistique ultra-optimisée
  • Production pensée pour l’export massif

Il vend un volume, pas un territoire.

Ce que change concrètement l’accord Mercosur

Pression directe sur les prix

  • Ouverture de contingents supplémentaires pour :
    • viande bovine
    • volaille
    • sucre
    • soja
  • Entrée de produits à prix inférieurs sur le marché européen

Même sans “inonder” le marché, le simple signal prix suffit à tirer les prix vers le bas.

Une concurrence jugée “déloyale” par les agriculteurs

Les agriculteurs français ne dénoncent pas la concurrence en soi, mais :

  • l’absence de réciprocité des normes
  • l’impossibilité de produire au même coût sans renoncer à leurs obligations

Ils sont coincés entre des règles européennes strictes et un marché ouvert.

Pourquoi l’agriculteur français est le plus exposé

Il n’est pas assez grand pour rivaliser

  • Trop petit pour absorber des baisses de prix durables
  • Trop structuré socialement pour “industrialiser” à l’extrême

Pas assez protégé

  • Les aides PAC compensent partiellement, mais :
    • ne couvrent pas les pertes de revenu liées à une pression structurelle sur les prix
    • ne remplacent pas une rentabilité économique saine

Pas positionné sur le modèle “export industriel”

  • Contrairement à certains acteurs européens (Pays-Bas, Allemagne, Espagne),
    l’agriculture française est historiquement territorialisée, pas hyper-industrialisée.

Le risque réel : une disparition silencieuse

Le danger n’est pas un effondrement brutal, mais :

  • une érosion progressive des revenus,
  • une accélération des cessations d’activité,
  • une concentration des exploitations,
  • la disparition de l’agriculture “artisanale”.

Ce modèle est pourtant celui que :

  • les consommateurs disent vouloir,
  • les politiques mettent en avant,
  • l’Europe prétend défendre.

Ce que disent les défenseurs de l’accord (et leurs limites)

Argument officiel

« Le Mercosur est une opportunité d’export pour l’industrie européenne. »

Réalité

Vrai pour : l’automobile ; la chimie ; les biens industriels

Faux pour : l’agriculture française de proximité ;  l’élevage extensif ; les filières de qualité

 L’agriculture devient la variable d’ajustement géopolitique.

Pourquoi la colère agricole est structurelle (pas conjoncturelle)

Les agriculteurs français ont le sentiment :

  • d’être sacrifiés au nom du commerce international,
  • de subir une transition écologique sans protection économique,
  • de voir leur métier devenir incompatible avec les règles du marché mondial.

Le Mercosur cristallise un malaise déjà existant, il ne le crée pas.

L’impact du Mercosur est structurellement négatif pour l’agriculteur français artisanal, sauf :

  • compensation massive,
  • clauses miroirs strictes,
  • protection renforcée des filières sensibles.

Ce débat n’oppose pas le progrès au conservatisme.
Il oppose deux modèles agricoles incompatibles dans un marché unique sans garde-fous suffisants.

Tant que l’agriculteur français restera :

  • un artisan du vivant,
  • soumis à des normes élevées,
  • inséré dans un territoire,

Le Mercosur représentera un risque existentiel, pas une opportunité.

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ING France renforce son soutien aux fonds d’infrastructures

ING

Dans un contexte où les infrastructures jouent un rôle clé dans la transition énergétique, digitale et environnementale, ING France franchit une étape majeure en renforçant sa couverture des fonds d’infrastructures. La nomination d’Arnaud Cérèze à la tête de cette activité traduit la volonté de la banque de s’inscrire sur le long terme aux côtés des acteurs stratégiques de l’économie française et européenne. Cette initiative illustre l’engagement d’ING à soutenir des projets essentiels à la résilience, la souveraineté et la compétitivité du pays.

Une couverture dédiée pour accompagner les transitions stratégiques

Historiquement, l’expertise d’ING France dans le secteur des infrastructures reposait sur une approche transactionnelle, centrée sur des opérations ponctuelles. Avec la mise en place d’une couverture spécifique des fonds d’infrastructures, la banque adopte désormais une approche plus proactive et durable. L’objectif est de travailler en étroite proximité avec les investisseurs, notamment français, qui émergent comme des acteurs influents au niveau européen.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité de la structuration sectorielle initiée par ING France ces dernières années. En consolidant une organisation claire et lisible, la banque entend proposer à ses clients un accompagnement complet, capable de répondre aux enjeux majeurs de l’économie actuelle. Les infrastructures, qu’il s’agisse de transports, d’énergie ou de télécommunications, sont désormais placées au cœur de la stratégie de développement durable de la banque.

Véronique Gratiot, responsable des secteurs chez ING France, souligne : « Les infrastructures sont un levier essentiel pour la souveraineté et la résilience des territoires. Nous voulons travailler main dans la main avec les fonds d’infrastructures pour accélérer les transitions énergétique, digitale et environnementale, en mobilisant l’ensemble de nos expertises sectorielles. »

Arnaud Cérèze : un leader pour piloter cette ambition

Le parcours d’Arnaud Cérèze illustre parfaitement la stratégie d’ING France. Fort de près de vingt ans d’expérience dans la banque de financement et le conseil, il a développé une expertise approfondie auprès des sponsors financiers et des fonds d’infrastructures. Après ses débuts chez BNP Paribas, il rejoint ING où il évolue dans les équipes de financement d’acquisition à Paris et à Londres. Il participe ensuite aux activités de restructuration de dettes lors de la crise financière, avant de se spécialiser dans le conseil en fusions et acquisitions dans le secteur de l’énergie.

Son expérience internationale, combinée à sa connaissance approfondie des infrastructures et des énergies renouvelables, lui permet d’accompagner les fonds sur des opérations de croissance ou de cession à l’échelle européenne. Il joue également un rôle actif dans le développement de nouvelles thématiques liées aux technologies de transition. Récemment, il occupait la responsabilité du conseil en fusions et acquisitions pour ING France, faisant de lui le candidat idéal pour piloter cette nouvelle dynamique.

Un projet aligné avec la stratégie durable d’ING

L’initiative d’ING France s’inscrit dans une stratégie globale visant à accompagner ses clients dans la transition vers des modèles économiques plus durables. Fondée en 1982, la succursale française du groupe néerlandais ING Bank N.V. soutient les grandes entreprises du CAC 40 et du SBF 120, ainsi que les institutions financières et les fonds internationaux. L’approche sectorielle de la banque permet de proposer des solutions diversifiées : finance durable, prêts et financements d’acquisitions, accès aux marchés de capitaux, gestion des risques de marché, et solutions immobilières et de leasing.

En renforçant sa couverture des fonds d’infrastructures, ING France met l’accent sur les projets à forte valeur stratégique pour l’économie, tout en contribuant à la transition vers une économie bas carbone. Cette démarche illustre l’équilibre recherché par la banque entre financement d’activités durables et soutien aux projets essentiels encore non durables, reflétant la réalité économique actuelle et le chemin parcouru vers la durabilité.

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Industrie francilienne : vers une décarbonation ambitieuse et compétitive

Industrie francilienne

L’industrie francilienne, moteur économique majeur de la région Île-de-France, se trouve à un tournant historique. Si elle représente 17 % de la valeur ajoutée industrielle nationale et près de 450 000 emplois. Elle ne contribue aujourd’hui qu’à 3 % des émissions industrielles françaises. Cette performance s’explique par l’absence de secteurs lourdement émetteurs, comme la sidérurgie traditionnelle ou le raffinage pétrolier. La question centrale pour la décennie à venir est donc de réussir la transition vers une industrie décarbonée tout en préservant sa compétitivité et son dynamisme économique.

Des émissions industrielles déjà en forte baisse

L’Île-de-France a connu une réduction spectaculaire de ses émissions de gaz à effet de serre (GES) industrielles. -47 % entre 2015 et 2022, un rythme bien supérieur à celui observé pour l’ensemble de l’industrie française (-20 %) ou pour l’ensemble des émissions régionales (-23 %). Cette baisse est largement liée à la fermeture de ses sites les plus émetteurs en 2022. Notamment la raffinerie TotalEnergies et l’usine LAT Nitrogen à Grandpuits, ainsi que la cimenterie Calcia à Gargenville. Ces fermetures ont non seulement réduit les émissions mais ont également modifié la géographie des pollutions industrielles dans la région. Concentrant désormais les émissions sur une vingtaine de sites restants.

Pour le reste de la baisse, les fermetures partielles de sites plus petits et les réductions liées à des baisses d’activité. Ou des optimisations de procédés expliquent également une partie des progrès observés. Ainsi, même si l’industrie francilienne est déjà relativement bas carbone, le potentiel de réduction supplémentaire reste considérable. Notamment via l’électrification des procédés et l’innovation sur les matières premières.

L’électrification de la chaleur industrielle : un levier central

La production de chaleur à partir d’énergies fossiles demeure la principale source d’émissions industrielles en Île-de-France. Notamment dans l’acier, le verre, le plâtre ou l’agroalimentaire. Or, l’électricité française est déjà décarbonée à plus de 95 %, grâce au mix nucléaire, hydraulique et renouvelable. Transformer ces procédés pour fonctionner à l’électricité constitue donc le levier le plus efficace pour viser la neutralité carbone d’ici 2050.

Les technologies disponibles incluent les chaudières électriques, les fours hybrides, les pompes à chaleur industrielles et les solutions de récupération de chaleur fatale. À moyen terme, entre 2030 et 2035, on estime que 80 à 90 % des besoins en chaleur industrielle pourraient être électrifiés. Pour les procédés difficiles à électrifier, des alternatives comme le biogaz, le biométhane ou l’utilisation de matériaux recyclés permettent de réduire significativement les émissions résiduelles.

Les grands sites industriels : une transition progressive

Les principaux sites franciliens émetteurs, au nombre de 25, concentrent aujourd’hui 44 % des émissions régionales. La stratégie à court terme, jusqu’en 2030, consiste à mettre en œuvre des mesures éprouvées pour réduire les émissions sans compromettre la production : optimisation des process, amélioration de l’efficacité énergétique, électrification partielle, récupération de chaleur et augmentation du recyclage des matières premières.

Des exemples concrets illustrent cette dynamique. Placoplatre vise une réduction de 33 % de ses émissions d’ici 2030 en modernisant ses fours et en doublant la quantité de gypse recyclé. SGD Pharma a électrifié une partie de ses fours et prévoit de tester des fours hybrides pour augmenter la part électrique à 80 %. Biospringer valorise sa chaleur fatale grâce à des pompes à chaleur industrielles, réduisant ainsi 4 000 tCO₂e par an. Ces initiatives montrent qu’une transition progressive est possible tout en maintenant l’activité industrielle.

L’électrification profonde et les défis techniques à long terme

L’horizon 2050 impose une décarbonation presque totale des sites industriels. Cela nécessite l’adoption de technologies de rupture et des investissements importants. L’électrification complète de la chaleur industrielle apparaît comme le levier le plus prometteur. En parallèle, certaines contraintes techniques nécessitent le recours à des solutions alternatives : certains fours à haute température ou certains procédés de production de verre ambré ne peuvent encore être électrifiés intégralement. Les innovations autour du biogaz, du biométhane et de la substitution de matières premières carbonées restent donc indispensables.

L’ensemble du tissu industriel, y compris les 18 000 TPE et PME franciliennes, doit également être mobilisé. Individuellement, elles émettent peu de GES, mais collectivement, elles représentent plus de la moitié des émissions industrielles régionales. Les accompagner vers la décarbonation est donc un enjeu stratégique pour atteindre les objectifs régionaux et nationaux.

La transformation des anciens sites industriels

Les fermetures emblématiques de Calcia, LAT Nitrogen et de la raffinerie TotalEnergies montrent les difficultés de maintenir des industries fortement émettrices en zones urbaines. Ces sites ont été transformés en plateformes logistiques, de recyclage ou de production bas-carbone, illustrant une stratégie de reconversion intelligente qui concilie environnement et activité économique. Ces projets préfigurent l’avenir d’une industrie francilienne moderne, moins émettrice et plus compétitive.

Un soutien régional renforcé

La Région Île-de-France a mis en place des dispositifs de financement et d’accompagnement pour soutenir cette transition. Le fonds « Île-de-France Décarbonation », doté de 150 millions d’euros, cible les PME et ETI innovantes dans la transition énergétique. Le programme « Ambition Territoires et Industrie Bas Carbone », mené avec EDF, accompagne la décarbonation sur plusieurs Territoires d’Industrie, en mettant l’accent sur l’industrialisation durable et compétitive. Ces initiatives illustrent l’engagement régional pour faire de l’Île-de-France un territoire industriel exemplaire en matière de transition énergétique.

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UXCO Group lance le Fonds de dotation WISE pour accompagner la réussite des jeunes

UXCO Group, première foncière-opérateur en France spécialisée dans le logement dédié aux étudiants et jeunes professionnels, annonce la création du Fonds de dotation WISE. Pensé comme un levier d’impact concret, ce fonds vise à soutenir la réussite des jeunes tout en accélérant la transition vers un immobilier étudiant plus durable. Structuré autour de quatre piliers – Well-being, Innovation, Sustainability et Education – WISE agit à la fois sur l’égalité des chances, la vie étudiante et la recherche appliquée pour des lieux de vie plus sobres et responsables.

UXCO Group, un acteur engagé au service des étudiants et jeunes actifs

Depuis plusieurs années, UXCO Group s’impose comme un acteur de référence du logement étudiant et des jeunes professionnels en France. En lançant le Fonds de dotation WISE, le groupe franchit une nouvelle étape dans son engagement sociétal et environnemental.

L’objectif est clair : aller au-delà du logement, en accompagnant les jeunes dans leurs parcours de vie, leurs études et leur insertion professionnelle, tout en repensant les modèles immobiliers pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux contemporains.

WISE, un fonds pour répondre aux besoins concrets des jeunes

Porté par UXCO Group, le Fonds de dotation WISE a été conçu pour répondre à des problématiques très concrètes rencontrées par les étudiants et les jeunes actifs : précarité, accès au logement, santé mentale, isolement, orientation ou encore égalité des chances.

Pour cela, le fonds agit sur deux axes complémentaires. D’un côté, il soutient directement la réussite des jeunes à travers des dispositifs de bourses et d’accompagnement. De l’autre, il encourage la recherche, l’innovation et l’expérimentation pour concevoir des lieux de vie plus durables, plus sobres et plus adaptés aux usages.

Quatre piliers pour structurer l’impact du Fonds WISE

L’action du Fonds de dotation WISE repose sur quatre piliers structurants, qui traduisent une vision globale de la réussite étudiante et de l’habitat de demain.

Well-being : placer le bien-être au cœur de la vie étudiante

Le pilier Well-being vise à améliorer le bien-être global des étudiants. Il couvre des enjeux essentiels tels que la santé mentale, la prévention, l’accès aux soins et la qualité de vie au quotidien. En s’attaquant à ces sujets souvent invisibilisés, WISE contribue à créer des conditions plus favorables à la réussite personnelle et académique.

Innovation : expérimenter de nouvelles solutions utiles

Avec le pilier Innovation, le Fonds de dotation WISE entend tester et déployer des solutions concrètes en lien avec des associations, des laboratoires de recherche et des startups. Cette approche expérimentale permet d’innover à la fois dans les usages, les services proposés aux étudiants et les modes de fonctionnement des résidences.

Sustainability : accélérer la transition environnementale du logement étudiant

Le pilier Sustainability s’inscrit pleinement dans les enjeux de transition écologique. Il vise à soutenir la recherche appliquée et les projets favorisant des bâtiments plus sobres, plus circulaires et plus respectueux de l’environnement. L’objectif est d’intégrer durablement ces innovations dans le logement étudiant.

Education : renforcer l’égalité des chances

Enfin, le pilier Education agit pour réduire les inégalités et favoriser l’accès aux études et à l’insertion professionnelle. Il soutient des initiatives à impact en matière d’égalité des chances, d’accompagnement des parcours et d’ouverture des perspectives pour les jeunes.

Des formes de soutien adaptées aux besoins des projets

Le Fonds de dotation WISE se distingue par la diversité des leviers qu’il mobilise. Selon les besoins des projets accompagnés, le soutien peut prendre plusieurs formes : financement direct, mécénat en nature, mécénat de compétences ou mise à disposition d’espaces au sein des résidences UXCO Group.

Cette flexibilité permet d’adapter l’accompagnement aux réalités de terrain et de maximiser l’impact des actions menées.

Des premières actions déjà concrètes

Dès son lancement, le Fonds de dotation WISE affiche des résultats tangibles. Près d’une vingtaine d’étudiants bénéficient déjà d’un logement à prix très réduit au sein des maisons Ecla. Le fonds a également mis à disposition, à titre gracieux, un local pour l’association Vaincre le cancer.

Par ailleurs, 3 000 euros ont été versés à l’association 1 Cabas pour 1 Étudiant, contribuant à lutter contre la précarité alimentaire. En interne, des collaborateurs de UXCO Group sont engagés dans des actions de mécénat de compétences au profit d’associations partenaires.

Ces premières réalisations illustrent l’ambition du Fonds WISE : devenir un levier opérationnel au service de projets utiles, concrets et mesurables pour les étudiants et les jeunes actifs.

Une vision portée par l’audace et la coopération

Pour Marion Hérisson, Directrice RSE d’UXCO Group et Directrice du Fonds de dotation WISE, cette initiative s’inscrit dans une vision de long terme. La création du fonds répond à la volonté de mobiliser les ressources du groupe et de ses partenaires pour accompagner les jeunes et développer des lieux de vie durables.

Dans un contexte marqué par de profondes mutations sociales et environnementales, le Fonds WISE se veut un outil capable de transformer les défis actuels en opportunités, grâce à l’innovation, la coopération et l’engagement collectif.

« 20 m² », un podcast pour donner la parole aux étudiants

Parmi les projets portés par le Fonds WISE figure « 20 m² », un podcast conçu comme une immersion dans la vie étudiante. Chaque épisode aborde des questions concrètes qui jalonnent le quotidien des jeunes : logement et budget, santé mentale, précarité, solitude, premier emménagement ou organisation des études.

Le format mêle témoignages d’étudiants et analyses d’experts, offrant un regard à la fois intime et éclairant sur ces sujets. Le podcast comptera douze épisodes au total. Les deux premiers, intitulés « Solo sous le sapin : les fêtes version étudiante » et « Se confier à une IA, c’est grave docteur ? », sont déjà disponibles sur toutes les plateformes d’écoute.

WISE, un levier durable pour l’avenir des jeunes

Avec le Fonds de dotation WISE, UXCO Group affirme sa volonté de s’engager durablement aux côtés des étudiants et des jeunes professionnels. En combinant soutien social, innovation et transition environnementale, le fonds ambitionne de contribuer à des trajectoires plus justes et à des lieux de vie adaptés aux enjeux de demain.

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Galilee Asset Management révolutionne l’investissement thématique

Galilee Asset Management

Galilee Asset Management franchit une étape majeure dans son approche de l’investissement thématique en annonçant le lancement de quatre indices innovants. Space Exploration, AI & Robotics, Luxury & Lifestyle et Water Cycle. Fruit de plusieurs années de recherche propriétaire sous le label Galilee Trends, ces indices traduisent une ambition claire. Transformer des analyses pointues en instruments financiers directement investissables. Développés en partenariat avec le spécialiste mondial des indices Solactive, ces nouveaux sous-jacents ouvrent la voie à des solutions d’investissement sur mesure. Et alignées sur les grandes tendances de demain.

Un projet de recherche thématique au service de l’investissement

Depuis sa création, Galilee Asset Management s’est distinguée par son expertise multi-thématique. Et sa capacité à identifier les grandes tendances de marché. La création de ces indices est l’aboutissement d’un travail méthodique et structuré sous le label Galilee Trends. Qui a déjà donné lieu à la rédaction du Codex des thématiques, du Livre blanc des thématiques, et à la conception d’indicateurs spécialisés.

Le lancement de ces indices marque une évolution stratégique : il ne s’agit plus seulement d’analyser et d’anticiper des thèmes porteurs. Mais de les rendre directement accessibles aux investisseurs via des instruments financiers structurés. Pour Galilee AM, cette démarche permet de combiner conviction thématique et performance investissable. Offrant ainsi une passerelle unique entre la recherche et le marché.

Les quatre indices : une fenêtre sur les grandes tendances mondiales

Chaque indice a été soigneusement conçu pour représenter un secteur stratégique et porteur :

Space Exploration : explorer l’avenir de l’industrie spatiale

Cet indice se concentre sur les entreprises impliquées dans la conquête spatiale et l’industrie satellitaire. Il capte les innovations technologiques et les acteurs capables de transformer l’exploration spatiale en opportunités économiques tangibles.

AI & Robotics : la puissance de l’intelligence artificielle

Ce sous-jacent regroupe les sociétés leaders en intelligence artificielle, robotique et automatisation. Il reflète l’accélération des technologies disruptives et leur intégration croissante dans l’économie globale.

Luxury & Lifestyle : investir dans le haut de gamme

L’indice Luxury & Lifestyle met en lumière les marques et entreprises qui définissent le marché du luxe et du style de vie. Il illustre comment les tendances de consommation et les préférences sociétales peuvent générer des opportunités d’investissement stables et attractives.

Water Cycle : capitaliser sur la ressource la plus vitale

Le Water Cycle se concentre sur l’ensemble de la chaîne de valeur liée à l’eau, de la gestion des ressources à la distribution et au traitement. Cet indice reflète l’importance croissante des enjeux environnementaux et de durabilité pour l’économie mondiale.

Une méthodologie rigoureuse pour des indices fiables

Galilee AM adopte une approche méthodique et transparente pour la construction de ses indices. Pour chaque thématique, la société analyse un univers d’environ 250 titres et retient les 50 valeurs les plus représentatives. En s’appuyant sur l’exposition des fonds et ETF déjà investis dans la thématique. Cette sélection permet d’éviter tout biais subjectif et de refléter fidèlement la perception du marché.

Des critères supplémentaires de capitalisation et de liquidité sont appliqués pour garantir que chaque indice reste investissable et adapté aux produits structurés. Solactive, en tant que fournisseur d’indices, assure le calcul, la publication et la maintenance des indices. Tandis que Galilee AM agit comme architecte méthodologique, garantissant la cohérence entre recherche et instruments financiers.

Des applications concrètes pour les investisseurs

Ces indices sont conçus pour servir de sous-jacents à une nouvelle génération de solutions d’investissement :

  • Produits structurés thématiques, permettant de combiner convictions fortes et profils de rendement/risque adaptés.
  • Certificats tracker, pour suivre fidèlement la performance des indices thématiques.
  • ETF thématiques, qui viendront compléter l’offre dans une deuxième phase, offrant une liquidité et un accès direct au marché pour les investisseurs particuliers et institutionnels.

En rendant la recherche Galilee Trends directement investissable, Galilee AM crée des opportunités uniques pour intégrer les grandes tendances dans un portefeuille diversifié et performant.

Partenariat stratégique avec Solactive

Le succès de ces indices repose également sur le partenariat avec Solactive, l’un des principaux fournisseurs mondiaux d’indices. Grâce à son expertise en ingénierie financière et en calcul d’indices, Solactive assure une publication régulière et transparente des performances, tout en garantissant une fiabilité technique irréprochable.

Roni Michaly, Président de Galilee AM, souligne : « Avec cette gamme, nous rendons notre recherche directement investissable et créons de nouvelles solutions innovantes pour nos clients ». Steffen Scheuble, CEO de Solactive, ajoute : « Cette collaboration transforme une recherche thématique de pointe en indices transparents et utilisables dans de multiples instruments financiers ».

Galilee AM : un acteur indépendant au service de l’innovation

Depuis sa fondation en 2000, Galilee Asset Management se distingue par son indépendance et son expertise multi-thématique. Présente à Paris et Strasbourg, la société propose des solutions d’investissement adaptées aux particuliers, aux professionnels et aux institutionnels. Signataire des PRI (Principles for Responsible Investment), Galilee AM conjugue innovation, rigueur méthodologique et responsabilité sociétale dans toutes ses décisions d’investissement.

Ces indices thématiques représentent une véritable avancée pour l’investissement stratégique, en combinant recherche pointue, méthodologie rigoureuse et solutions financières innovantes. Avec cette nouvelle gamme, Galilee AM confirme sa position de pionnier dans le domaine des investissements thématiques.

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