La riposte éclair de Washington face à la pression chinoise sur les terres rares

Washington

La bataille mondiale autour des terres rares s’intensifie. Face aux pressions croissantes de Pékin, qui mise sur son quasi-monopole pour peser sur l’économie américaine. Washington a répliqué avec une rapidité calculée. En quelques jours, une série d’accords stratégiques a été nouée pour sécuriser l’approvisionnement en minerais critiques. Pilier indispensable de l’industrie numérique et de la transition énergétique. Le rapport de force change. Et les conséquences pourraient redessiner l’équilibre géopolitique mondial.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Une offensive diplomatique fulgurante pour sécuriser les terres rares

Partenariats stratégiques en série pour casser la dépendance à la Chine

Les tensions ont commencé lorsque Pékin a cherché à exploiter un point faible américain : l’absence de production domestique suffisante de terres rares. Sans ces composants essentiels, impossible d’alimenter les data centers, de produire des véhicules électriques ou de fabriquer des smartphones.

La réponse américaine ne s’est pas fait attendre. En moins de deux semaines, un accord majeur a été signé avec l’Australie. Les discussions portent sur l’exploitation de terres rares, mais aussi sur le renforcement de la coopération militaire, notamment autour des sous-marins nucléaires. Une phrase choc a rapidement circulé à Washington : “Dans un an, nous aurons tellement de terres rares que nous ne saurons même plus quoi en faire.”

Trois jours plus tard, un nouveau pas décisif est franchi avec la Malaisie. L’objectif : donner la priorité au raffinage des terres rares destinées aux États-Unis, au détriment des livraisons à destination de la Chine. Ce mouvement est suivi d’accords de même nature avec le Japon, la Thaïlande, le Vietnam et la Corée du Sud. L’ensemble forme une coalition économique capable de remodeler les routes mondiales des matières critiques.

Un encerclement économique assumé pour affaiblir Pékin

Même les investissements américains en Amérique du Sud se transforment en leviers d’influence. En Argentine, les 20 milliards injectés s’accompagnent d’une clause visant à réduire la présence chinoise dans le pays et à ouvrir l’accès aux ressources locales de terres rares.

Parallèlement, les droits de douane reviennent au cœur de la stratégie. Un tarif de 100 % est imposé sur 300 milliards d’exportations chinoises. Une mesure radicale, pensée pour peser sur Pékin tout en renforçant la position américaine à la table des négociations.

Les premiers signes de fléchissement ne tardent pas : un accord préliminaire serait déjà en discussion. L’un des gestes les plus symboliques concerne la reprise des importations de 18 milliards de dollars de soja américain, avant même une rencontre officielle entre les deux pays.

L’Europe, elle, subit la pression chinoise

Des conditions d’accès drastiques imposées aux entreprises européennes

Contrairement aux États-Unis, les entreprises européennes se retrouvent dans une position délicate. Pour importer des terres rares chinoises, elles doivent fournir des informations sensibles, telles que les schémas de fabrication, les détails des clients finaux, mais aussi les niveaux de production passés et futurs. Des données suffisamment précises pour permettre à Pékin de suivre finement l’état de santé économique du continent.

Cette asymétrie souligne la fragilité européenne face à un marché stratégique qu’elle ne contrôle pas. Pendant ce temps, Washington construit un réseau d’alliances solides, capable de réduire drastiquement la dépendance américaine.

Une stratégie gagnante sur les plans économique et politique

Des caisses renflouées et une dynamique favorable sur l’inflation

La politique de droits de douane produit un double effet. Pendant les phases de négociation, elle génère des recettes colossales. Rien que pour le mois d’octobre, ces taxes ont rapporté 32 milliards, une somme record. À titre de comparaison, l’année précédente n’avait rapporté que 7 milliards sur la même période.

Une fois l’accord signé, la suppression de ces droits permet d’atténuer l’inflation intérieure. Cet élément est crucial pour encourager la Réserve fédérale à réduire ses taux, une décision très attendue par les marchés et les ménages américains.

La stratégie s’avère donc gagnante sur tous les fronts : diplomatique, économique et géopolitique.

À lire aussi : Prix green Finance

Sources

Accord États-Unis – Australie (octobre 2025)

Accord États-Unis – Japon (octobre 2025)

Malakoff Humanis et Sienna IM lancent « Sienna Multi Actifs Euro Souveraineté »

Malakoff Humanis et Sienna IM

Sienna IM et Malakoff Humanis lancent le fonds hybride Sienna Multi Actifs Euro Souveraineté, destiné à financer les entreprises stratégiques pour la défense et l’autonomie européenne. Aligné avec la loi Industrie Verte, il combine actifs cotés et non cotés, intègre des critères ESG exigeants et enrichit l’offre d’épargne responsable.

Un nouveau fonds hybride qui renforce l’offre “Souveraineté européenne et Défense” de Sienna IM et étoffe les supports responsables proposés par Malakoff Humanis.

Paris, 24 novembre 2025 – Sienna Investment Managers (Sienna IM) et Malakoff Humanis unissent leurs expertises pour enrichir l’éventail de supports disponibles dans les plans d’épargne retraite collectifs (PERO et PERECO).
Ensemble, ils lancent Sienna Multi Actifs Euro Souveraineté¹, un fonds hybride aligné sur les exigences de la loi Industrie Verte.

Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes, ce FCPE vise à financer des entreprises essentielles à la souveraineté européenne, en particulier dans les domaines de la défense, de la sécurité et de l’autonomie énergétique.

Un fonds conçu pour la loi Industrie Verte et tourné vers les actifs de long terme

Porté par l’obligation d’intégrer une part d’actifs non cotés dans la gestion pilotée de long terme, Sienna Multi Actifs Euro Souveraineté prévoit une allocation cible de :

  • 85 % d’actifs cotés,
  • 15 % d’actifs non cotés,

principalement sur des classes d’actifs actions.

Le fonds propose une diversification structurée autour de 7 thématiques clés liées à la souveraineté européenne :

  1. Innovation technologique
  2. Indépendance énergétique
  3. Défense (aéronautique et spatial inclus)
  4. Sécurité alimentaire
  5. Financement de l’économie réelle
  6. Autonomie industrielle
  7. Indépendance des actifs stratégiques (télécoms, santé…)

Classé Article 8² selon le règlement SFDR³, ce fonds s’appuie sur une démarche extra-financière exigeante fondée sur des critères ESG rigoureux.

Un pilier supplémentaire dans l’offre Souveraineté & Défense de Sienna IM

Ce nouveau fonds vient compléter une offre qui s’est consolidée tout au long de l’année 2025 autour de la thématique de la souveraineté européenne.
Elle comprend désormais :

  • Sienna Actions Euro Souveraineté¹,
  • une stratégie de dette privée destinée aux sous-traitants des grands groupes industriels de la défense, déjà dotée de 270 M€ d’engagements sécurisés.

Une disponibilité élargie dans les dispositifs d’épargne retraite de Malakoff Humanis

Le fonds est accessible dans les solutions d’épargne retraite collective de Malakoff Humanis Épargne :

  • Assurance retraite collective (PERO),
  • Épargne salariale à vocation retraite (PERECO).

Il peut être souscrit en gestion libre comme en gestion pilotée.
Des offres PERO sur-mesure sont également proposées aux grandes entreprises.

Ce lancement s’inscrit dans la continuité des initiatives responsables déjà coconstruites avec Sienne IM :
– un fonds de dette privée à impact social (mai 2022)⁴,
– un fonds dédié à la biodiversité (décembre 2024)⁵.

Ils déclarent

Xavier Collot, Managing Director – Actifs cotés et hybrides, Sienna IM

« Précurseurs dès 2023 dans la démocratisation des actifs privés grâce aux fonds hybrides, nous souhaitons offrir aux employeurs et salariés de Malakoff Humanis la possibilité d’investir différemment : avec plus de sens, plus d’impact et plus de diversification.
Financer les industriels stratégiques est aujourd’hui une nécessité absolue… et une véritable opportunité pour bâtir une Europe plus résiliente, compétitive et innovante. »

Olivier Della Santina, Directeur de marché Épargne, Malakoff Humanis

« Avec Malakoff Humanis Epargne, notre ambition est de proposer des solutions responsables et cohérentes entre PER Collectif et PER Obligatoire.
Le FCPE Sienna Multi Actifs Euro Souveraineté permet aux salariés d’agir concrètement pour la souveraineté européenne, quel que soit le dispositif d’épargne accessible dans leur entreprise. Ce lancement confirme notre volonté de devenir la référence paritaire de l’épargne retraite responsable. »

À lire aussi : Prix Green : une créativité impressionnante dans la thématique Data & Technologie Responsable

TotalEnergies : la naissance d’un nouveau géant européen de l’énergie

TotalEnergies

Ces derniers mois, les médias traditionnels n’ont pas manqué de critiquer TotalEnergies, souvent sur fond de polémiques autour des énergies fossiles. Mais derrière cette exposition médiatique, l’entreprise française signe aujourd’hui une avancée majeure qui pourrait redéfinir le paysage énergétique européen. Avec l’acquisition de 50 % d’une plateforme électrique flexible tchèque pour 5,1 milliards d’euros, TotalEnergies franchit un nouveau cap stratégique, consolidant son rôle de leader énergétique tout en se positionnant comme un acteur incontournable de la transition bas carbone.

Un pas décisif dans l’énergie flexible européenne

TotalEnergies, premier acteur industriel français avec un chiffre d’affaires de près de 206 milliards d’euros en 2024, renforce sa présence sur le marché électrique européen. La transaction concerne une coentreprise avec EPH (Energetický a průmyslový holding), un groupe tchèque devenu un pilier de l’énergie en Europe centrale et occidentale. Le portefeuille acquis comprend des centrales à gaz, à biomasse et des batteries, représentant une capacité brute de plus de 14 GW et une production nette estimée à 15 TWh par an, avec un objectif ambitieux de 20 TWh d’ici 2030.

La genèse et l’essor d’EPH

Fondé en 2009, EPH s’est rapidement imposé comme un acteur majeur grâce à des acquisitions stratégiques ciblant des actifs thermiques sous-performants ou en transition. De la reprise de Slovak Gas en 2013 aux centrales d’EDF, E.ON, Enel, RWE et Vattenfall, le groupe a su consolider son portefeuille dans plusieurs pays européens. Cette approche offensive repose sur l’achat d’actifs souvent vendus à bas prix, mais dont la valorisation s’intègre dans une stratégie industrielle à long terme. Aujourd’hui, EPH détient des infrastructures critiques de cogénération, de gaz, de charbon et de transport de gaz, faisant de lui un partenaire stratégique de choix pour TotalEnergies.

Une transaction stratégique et innovante

L’opération s’est déroulée sous la forme d’un échange d’actions : 95,4 millions de titres TotalEnergies ont été émis, valorisant les actifs d’EPH à 10,6 milliards d’euros. Ce mécanisme rend la transaction immédiatement relutive pour les actionnaires du groupe français et transforme EPH en l’un de ses principaux actionnaires, avec environ 4,1 % du capital. L’alliance dépasse le simple partenariat financier : elle traduit une convergence stratégique solide et durable entre les deux entreprises.

La flexibilité au cœur de la stratégie énergétique

La véritable valeur de cette acquisition réside dans la flexibilité des actifs acquis. Les centrales à gaz, à biomasse et les batteries sont capables d’ajuster leur production à la minute, un atout essentiel pour compenser l’intermittence des énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien. TotalEnergies ne se limite pas à produire de l’électricité bas carbone : elle construit un écosystème complet, où les renouvelables fournissent la base et les centrales flexibles assurent la stabilité et la fiabilité du réseau.

Un portefeuille européen diversifié

Les installations sont réparties sur plusieurs pays stratégiques : l’Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la France. Cette localisation permet à TotalEnergies de relier efficacement les terminaux méthaniers, les réseaux électriques et les marchés voisins. La coentreprise vise à exploiter 14 GW de puissance installée, avec des projets supplémentaires en développement, consolidant la capacité de l’Europe à disposer d’une électricité stable et pilotable face aux variations de la demande et aux aléas climatiques.

Une synergie avec le gaz naturel liquéfié

L’acquisition renforce également l’intégration entre les activités GNL de TotalEnergies et la production électrique. Déjà leader européen de l’approvisionnement en gaz et numéro trois mondial, TotalEnergies peut désormais utiliser jusqu’à 2 millions de tonnes de GNL par an pour alimenter ses nouvelles centrales. Cette complémentarité crée une chaîne de valeur complète : du gaz aux électrons, du trading à la distribution finale, maximisant les marges à chaque étape et optimisant l’exploitation des infrastructures existantes.

Un signal fort pour le marché et les partenaires

Au-delà des chiffres, ce partenariat envoie un message clair : TotalEnergies entend devenir un acteur intégré de l’énergie, capable de maîtriser l’ensemble de la chaîne, du combustible à l’électricité distribuée au client final. Daniel Křetínský, patron d’EPH, confirme sa volonté de rester actionnaire sur le long terme, misant sur la portée internationale de TotalEnergies pour étendre l’influence du groupe tchèque hors Union européenne.

Vers une consolidation européenne de l’énergie

Si tout se déroule selon le calendrier prévu, la transaction sera finalisée d’ici mi-2026, après validation réglementaire et consultation du personnel. Cette opération marque la naissance d’un nouveau géant européen de l’énergie, piloté conjointement par TotalEnergies et EPH, et pourrait redéfinir la manière dont l’Europe construit un mix énergétique à la fois bas carbone, flexible et fiable.

À lire aussi : Prix Green Finance

Prix Green : une créativité impressionnante dans la thématique Data & Technologie Responsable

prix green 2025

Prix Green Finance 2025 : Une vague exceptionnelle de candidatures… et une créativité impressionnante dans la thématique Data & Technologie Responsable

Pour cette édition 2025, le Prix Green Finance a reçu un volume exceptionnel de dossiers, et surtout des projets d’une qualité remarquable.
La thématique Data & Technologie Responsable a particulièrement brillé : diversité, innovation, profondeur stratégique… les candidats ont redoublé de créativité pour mettre la donnée, la tech et la finance au service du climat et de la durabilité.

Green Finance vous propose aujourd’hui un focus sur quelques projets emblématiques — tous différents, tous pertinents pour accélérer la transition, et tous capables de devenir des piliers d’une finance vraiment durable.

Et inutile de le cacher : le Jury aura du mal à trancher. Très, très mal.

AG2R – ALM Innovation : Quand la data rencontre l’impact

Avec ALM Innovation, AG2R met en place un modèle d’investissement qui combine :

  • intentionnalité,
  • additionalité,
  • mesurabilité,

… soit les trois piliers d’un investissement à impact sérieux.

Ce dispositif crée un pont intelligent entre analyse financière, data stratégique et collaboration avec des start-ups capables de transformer les pratiques internes du groupe.
Une manière concrète de faire entrer l’innovation responsable dans les usages, tout en soutenant des solutions utiles aux clients.

Une très belle idée pour le Green : soutenir les start-ups qui peuvent changer les pratiques d’un assureur, c’est accélérer l’impact à grande échelle.

AVVENE – L’hydraulique et le climat par la nature

AVVENE développe des solutions fondées sur la nature pour :

  • gérer durablement les eaux pluviales,
  • réduire les risques d’inondation,
  • renforcer la résilience des territoires,
  • anticiper les impacts du climat.

C’est de la technologie responsable au sens le plus pur, mêlant data hydrologique, ingénierie climatique et solutions naturelles.

Un projet Green qui relie données, climat et infrastructures en réconciliant le numérique et l’écosystème naturel.

Positive Impact Technologies – Funder : connecter l’impact, à grande vitesse

Funder est une plateforme digitale de nouvelle génération, conçue pour :

  • faciliter les mises en relation investisseurs–projets à impact,
  • s’appuyer sur des données protégées et des algorithmes de matching,
  • combler une partie du gigantesque « impact investment gap » mondial.

En quelques minutes seulement, l’outil permet de créer des connexions qualifiées au sein de réseaux ciblés — un besoin crucial dans un marché fragmenté.

Une solution qui répond à un enjeu majeur : fluidifier la rencontre entre l’impact et les capitaux, grâce à la data et au digital sécurisé.

EDHEC Venture – Scientific Climate Ratings : la data climatique au service du risque

Scientific Climate Ratings s’appuie sur :

  • des données géospatiales,
  • des modèles propriétaires,
  • et l’écosystème de recherche en finance climatique de l’EDHEC.

Objectif : évaluer la matérialité financière des risques climatiques (physiques et transition) pour plus de 6 000 infrastructures, et bientôt plus de 5 000 entreprises cotées.
Des analyses projetées à 2035 et 2050, intégrées aux valorisations.

Une approche essentielle : mettre les risques climatiques au centre des décisions financières grâce à des indicateurs puissants et scientifiquement fondés.

Un Jury qui n’a pas fini de transpirer

Avec des projets aussi différents qu’ambitieux, couvrant un spectre allant de la résilience climatique à la finance d’impact automatisée, en passant par la modélisation scientifique, il est clair que la thématique Data & Technologie Responsable a inspiré des candidats extrêmement solides.

Le Jury devra départager :

  • des visions long terme,
  • des technologies pionnières,
  • et des approches profondément alignées avec la finance durable.

Une seule certitude : la délibération va être intense.
Et c’est une excellente nouvelle pour la transition.

À découvrir aussi : Prix Green : Finance Carbone & Compensation / Finance Inclusive, Sociale & Transparence

Prix Green : Investissement à impact & ESG — Quand la finance devient un moteur de transformation réelle

prix green 2025

Cette année, le Prix Green 2025 a été littéralement submergé de candidatures — et au-delà du volume, c’est la richesse et la maturité des projets qui ont impressionné.
Sur la thématique Investissement à impact & ESG, les propositions sont d’une diversité remarquable : nouveaux modèles de notation carbone, fonds alignés sur l’Accord de Paris, investissement citoyen, infrastructures durables dans les pays émergents, projets africains massifs, et même neurosciences appliquées au leadership durable.

Green Finance met en lumière un aperçu de ces initiatives fortes, toutes différentes mais unies par un même moteur : l’impact concret.

Axylia – Le Score Carbone : quand la rentabilité rencontre enfin la réalité climatique

Axylia propose un outil simple, puissant et redoutablement logique :
convertir les émissions CO₂ (Scopes 1, 2, 3) d’une entreprise en euros, selon le coût carbone du GIEC.

En rapportant cette facture à l’EBITDA, on obtient un indicateur étonnamment clair :
le risque carbone réel.
Note de A à F, transparence garantie, trajectoire 2030 intégrée.

Pourquoi c’est une bonne idée ?
Parce que cela remet la finance face à ses responsabilités.
Parce que la matérialité climatique n’est plus théorique, mais comptable.
Parce qu’un dirigeant comprend très vite un ratio exprimé… en euros.

Dorval AM – Donner de la valeur à vos valeurs : le climat au cœur du portefeuille

Dorval European Climate Initiative (Article 9 SFDR) investit dans les entreprises qui créent des solutions environnementales.
Un fonds doublement labellisé ISR et Greenfin, une rareté.
Et surtout, un engagement concret :
-> 10% des revenus reversés à des associations environnementales.

Pourquoi c’est une bonne idée ?
Parce que l’impact ne s’arrête pas au portefeuille : il irrigue la société civile.
Parce qu’aligner performance et Accord de Paris, c’est exactement ce qu’on attend d’un fonds climatique.
Parce que c’est un modèle d’inclusion et de redistribution positive.

Énergie Partagée – L’investissement citoyen, moteur des futures énergies renouvelables

Pionnier depuis ses débuts, Énergie Partagée Investissement finance les projets d’énergie renouvelable citoyens.
Le modèle est simple :

  • l’épargne vient des citoyens ;
  • l’investissement va aux projets locaux ;
  • l’énergie profite au territoire.

Aujourd’hui, l’organisation veut aller plus loin avec de nouvelles offres de financement innovantes adaptées à l’évolution des besoins.

Pourquoi c’est une bonne idée ?
Parce que la transition énergétique n’avancera pas sans implication citoyenne.
Parce que les projets locaux sont durablement ancrés dans les territoires.
Parce qu’un fonds qui évolue avec les besoins du terrain crée un impact réel et durable.

Infra & Energy – L’impact dans les pays émergents : infrastructures essentielles + rigueur ESG

Un fonds (Article 9 SFDR), dédié aux projets d’infrastructures essentielles en :

  • Afrique
  • Amérique latine
  • Asie

Avec une démarche rigoureuse d’intégration ESG et un fort potentiel d’impact social et environnemental.

Pourquoi c’est une bonne idée ?
Parce que 90% de la croissance démographique et énergétique mondiale vient des pays émergents.
Parce qu’investir dans l’infrastructure durable, c’est investir dans la stabilité.
Parce que les critères ESG doivent être globaux, pas seulement européens.

UFP – Projet PIVO : 500 millions USD pour verdir l’Afrique de l’Ouest

Le projet PIVO vise à :

  • attirer 500 M$ d’investissements verts, sociaux et durables (GSS),
  • réduire massivement les émissions,
  • former et sensibiliser 20 millions de citoyens et professionnels en 5 ans.

Pourquoi c’est une bonne idée ?
Parce que le changement d’échelle est indispensable : l’Afrique a besoin de financements massifs.
Parce que sensibiliser des millions de personnes crée une culture verte durable.
Parce que l’impact social et environnemental y est exponentiel.

Weissdorn SAS – Neurosciences & leadership durable : l’impact humain avant tout

Weissdorn s’attaque à un enjeu trop souvent ignoré :
la crise de la santé mentale dans le secteur hospitalier, le burn-out et la perte de talents.

Leur approche :
-> former les leaders à transformer émotions, paradoxes et vulnérabilités en leviers stratégiques.
Un mélange unique de neurosciences et de GRH durable pour construire une performance… soutenable humainement.

Pourquoi c’est une bonne idée ?
Parce que le capital humain est un pilier du développement durable.
Parce qu’un hôpital n’est durable que si ceux qui le font vivre peuvent tenir dans le temps.
Parce qu’intégrer la psychologie dans l’ESG est une révolution nécessaire.

Une seule thématique, mais un monde entier d’idées brillantes

Entre :

  • la tarification carbone réaliste,
  • le financement climat de demain,
  • les communautés citoyennes d’énergie,
  • l’impact dans les pays émergents,
  • les transformations sociétales massives,
  • et même l’ESG appliqué au leadership…

La thématique Investissement à impact & ESG a offert un panorama exceptionnel.

Le Jury devra trancher entre des projets visionnaires, concrets, structurels ou profondément humains.

Un choix presque cruel :
c’est la preuve que la finance durable n’a jamais été aussi vivante.

Prix Green 2025 : Le monde que nous avons vu naître dans les pitchs

prix green 2025

Cette année, le Prix Green 2025 n’a pas seulement reçu des dossiers

Le Prix Green 2025 a reçu des fragments d’avenir.
Des éclats de possibles.
Des morceaux de monde que chacun des candidats, à sa manière, tente déjà de bâtir.

À mesure que les pitchs défilaient, quelque chose d’inattendu est apparu :
non pas un ensemble d’idées séparées…
mais un seul monde, cohérent, vibrant, presque palpable.
Un monde que nous aurions pu toucher du bout des doigts — un monde né de leur imagination, de leur volonté, de leur urgence à réparer.

Et si nous vous racontions ce monde-là ?

Dans ce monde… chacun a enfin une place

Dans ce monde, nul n’est trop fragile pour vivre au cœur de la ville.
Les portes ne se ferment plus devant une situation administrative compliquée ou une santé chancelante.
Les quartiers ne rejettent plus ceux qui ont trébuché en chemin.
Les logements deviennent des refuges, des tremplins, des points d’ancrage.
La ville, repensée, respire la solidarité.

Dans ce monde… la finance encourage les idées qui réparent

Ici, les grandes organisations n’attendent plus d’être poussées.
Elles tendent la main aux innovateurs, à ceux qui inventent des solutions, petites ou gigantesques.
Elles investissent avec intention, avec courage, avec humilité.
Chaque euro déposé devient une promesse, un engagement, une graine de transformation.

Dans ce monde… l’eau n’effraie plus

Les pluies ne sont plus des menaces.
Les villes ont appris à se comporter comme des forêts : elles absorbent, filtrent, apaisent.
Les tempêtes se heurtent à l’intelligence des sols et à la douceur des solutions inspirées du vivant.
La nature n’est plus un obstacle : elle est un modèle.

Dans ce monde… le carbone a enfin un prix

Les émissions, autrefois invisibles, deviennent des chiffres lisibles.
Le vrai coût du CO₂ se dévoile.
La rentabilité ne s’évalue plus sans sa négociation silencieuse avec le climat.
La transparence éclaire les bilans comme une lumière neuve, douce et implacable.

Dans ce monde… l’épargne nourrit les solutions

L’argent, lui aussi, se réinvente.
Il va vers ceux qui construisent, pas vers ceux qui détruisent.
Les fonds s’alignent sur le climat, soutiennent des entreprises courageuses, redistribuent une partie de leurs gains pour réparer les paysages et les esprits.
L’investissement devient un acte de soin.

Dans ce monde… l’énergie appartient aux citoyens

Les villages, les hameaux, les quartiers deviennent producteurs.
Ils captent le soleil, le vent, parfois même la rivière.
Ils stockent, échangent, partagent.
Et dans le murmure des câbles et l’éclat des toitures solaires, l’autonomie renaît, simple et joyeuse.

Dans ce monde… la science lit l’avenir avec précision

On ne prend plus de décisions à l’aveugle.
Les risques climatiques sont modélisés, cartographiés, évalués.
Les infrastructures vulnérables sont renforcées.
Les entreprises comprennent ce que 2035 ou 2050 leur réservent, et s’adaptent avant que le vent ne tourne.

Dans ce monde… les pays émergents ne sont plus en marge

Les infrastructures y sont pensées avec exigence.
Les critères ESG ne s’arrêtent pas aux frontières européennes.
Les routes, les réseaux, les centrales, les hôpitaux deviennent des outils de dignité.
L’impact y grandit plus vite que nulle part ailleurs.

Dans ce monde… l’Afrique de l’Ouest devient un laboratoire d’espoir

Un demi-milliard de dollars d’investissements verts irriguent les territoires.
Les citoyens se forment, s’informent, s’engagent.
Les pratiques durables deviennent un mouvement, une évidence, une fierté.
Le climat, ici, n’est plus seulement un enjeu : c’est une renaissance.

Dans ce monde… la santé mentale n’est plus sacrifiée

Les hôpitaux apprennent à prendre soin de leurs soignants.
Les leaders comprennent les émotions, les vulnérabilités, les tensions.
Les neurosciences deviennent des alliées.
La performance devient humaine avant d’être technique.

Dans ce monde… la finance cesse d’alimenter les flammes

Les fonds propres augmentent lorsque le risque climatique augmente.
Les marchés deviennent prudents, lucides.
Les énergies fossiles cessent d’être subventionnées par l’aveuglement comptable.
Ce monde-là ne marche plus vers l’abîme.

Ce monde… est né de leurs pitchs

Un monde où la ville accueille.
Où l’innovation se partage.
Où l’eau est apprivoisée.
Où le carbone est compté.
Où l’épargne construit.
Où l’énergie circule.
Où la science éclaire.
Où les territoires émergent.
Où les esprits guérissent.
Où la finance protège.

Un monde complet. Cohérent. Vibrant.
Un monde rêvé — mais pas irréalisable.

Car tout ce que vous venez de lire existe déjà…
en germe, dans les projets de la short-list du Prix Green 2025.

Et si demain ressemblait un peu à cela,
ce serait aussi grâce à eux.

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COP30 : la France s’engage pour une information climatique fiable et transparente

COP30

COP30 : face à la multiplication des fausses informations et de la désinformation sur le climat, la France renforce son engagement international. Pour garantir la fiabilité et la transparence des données climatiques. À l’occasion de la COP30, elle rejoint la Déclaration sur l’intégrité de l’information sur les changements climatiques, adoptée par douze États. Cette initiative vise à mobiliser la communauté internationale, la société civile et le secteur privé autour d’un objectif commun. Faire de l’information sur le climat un bien public accessible, indépendant et fondé sur la science.

La déclaration sur l’intégrité de l’information : un tournant politique majeur

La Déclaration sur l’intégrité de l’information invite les gouvernements à mettre en place des cadres législatifs respectueux des droits humains. Garantissant la fiabilité des informations diffusées sur le climat. Elle insiste sur la protection des journalistes et chercheurs, sur l’ouverture des données climatiques. Et sur le financement d’études visant à comprendre et combattre la désinformation, notamment dans les pays du Sud. Par ailleurs, elle responsabilise les plateformes numériques et encourage le renforcement de l’éducation au climat pour tous les citoyens.

Cette démarche s’inscrit dans la dynamique initiée par l’Initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur le changement climatique. Lancée en 2024 par le Brésil avec le soutien de l’UNESCO et de l’ONU. Pour la première fois, l’intégrité de l’information est inscrite dans l’Agenda d’Action de la COP30. Et intégrée aux Dialogues ACE 2025, soulignant le rôle central d’une information fiable pour l’action climatique globale. Un fonds administré par l’UNESCO, doté de 10 à 15 millions de dollars. Financera des ONG et organisations indépendantes afin de produire des enquêtes. Contenus multimédias et campagnes de sensibilisation sur l’intégrité de l’information liée au climat.

La France : un engagement continu pour une information fiable et indépendante

La France a été parmi les premiers États à rejoindre l’initiative mondiale. Et entend poursuivre son soutien aux journalistes engagés à travers des structures comme Reporters Sans Frontières et l’IFPIM. Qui soutient déjà plus de cent médias dans trente pays. Le pays se positionne comme un leader mondial dans la promotion de l’intégrité de l’information. De la transparence et du rôle de la science dans la société.

La signature d’une déclaration commune entre les présidents Emmanuel Macron et Luiz Inácio Lula da Silva. Le 5 juin 2025, lors de la visite d’État du président brésilien à Paris, a renforcé cette position. La France a également initié la Déclaration de Paris sur l’action multilatérale pour l’intégrité de l’information et les médias indépendants. Adoptée le 29 octobre 2025 lors de la Conférence internationale sur l’intégrité de l’information. Cette initiative a rassemblé 31 représentants d’États et organisations internationales autour d’un engagement commun. Faire de l’information indépendante et fiable un bien public universel.

Des actions concrètes pour former et protéger les journalistes

La France s’investit activement pour former et accompagner les professionnels de l’information afin de lutter contre la désinformation climatique. Selon Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, plus de 2 000 journalistes ont déjà bénéficié de formations dans le monde entier. Des hubs ont été créés à Paris et Bucarest pour accueillir une centaine de journalistes en exil et leur offrir un cadre sécurisé pour exercer leur métier. Cette approche vise à garantir un espace informationnel intègre et à diffuser une culture de la vérification et de l’analyse scientifique dans les médias.

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, souligne quant à elle que la mobilisation citoyenne ne peut réussir que si elle repose sur une information fiable et scientifique. Ces initiatives renforcent l’action collective et la confiance dans les décisions prises pour la transition écologique.

Vers une mobilisation internationale coordonnée

En rejoignant la Déclaration sur l’intégrité de l’information, la France appelle l’ensemble de la communauté internationale, les organisations civiles et le secteur privé à unir leurs forces. L’objectif est de créer un écosystème mondial où l’information sur le climat est accessible, transparente et fiable, garantissant que les décisions politiques et les actions collectives soient fondées sur des données scientifiques rigoureuses. Cette mobilisation coordonnée est considérée comme essentielle pour lutter contre la désinformation, protéger la démocratie et accélérer les solutions face aux défis climatiques mondiaux.

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SNCF et agences de l’eau

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Le groupe SNCF et les six agences de l’eau françaises ont récemment officialisé un partenariat national inédit visant à renforcer la protection de l’eau, la reconquête de la biodiversité et l’adaptation au changement climatique sur l’ensemble des infrastructures ferroviaires. Présenté au Salon des maires et des collectivités locales, ce contrat, signé par Muriel Signouret, directrice de la RSE du groupe SNCF, et par les dirigeants des agences de l’eau, marque une étape majeure dans l’intégration des enjeux environnementaux au cœur de la stratégie industrielle et opérationnelle de la SNCF. L’objectif : allier performance ferroviaire et responsabilité écologique, à travers des actions concrètes, mesurables et coordonnées sur tout le territoire national.

Une stratégie nationale structurée autour de la gestion durable de l’eau

Le partenariat repose sur un cadre commun pour déployer une politique cohérente et efficace en matière de gestion de l’eau et de préservation de la biodiversité. Il se traduit par des objectifs précis. Notamment : réduire de 10 % la consommation d’eau sur les 100 sites les plus consommateurs d’ici 2030, moderniser les systèmes d’assainissement de 250 gares et 60 sites ferroviaires, réaliser un diagnostic ou aménager 868 ouvrages hydrauliques. Et réduire l’usage des produits phytosanitaires de synthèse grâce à des alternatives plus durables. Ces engagements visent à renforcer la résilience des infrastructures ferroviaires face aux aléas climatiques. Et à améliorer la performance environnementale globale de la SNCF.

Sobriété hydrique et utilisation optimisée des ressources

La première série d’actions s’attache à limiter les prélèvements d’eau sur les sites ferroviaires. Notamment pour le lavage du matériel, l’arrosage des espaces verts et les opérations de maintenance. La mise en place de systèmes de récupération et de réutilisation des eaux pluviales permet de réduire la dépendance à l’eau potable. Conformément aux recommandations du Plan Eau national. Cette approche contribue à sécuriser l’approvisionnement en eau en période de sécheresse et à réduire l’empreinte écologique des installations ferroviaires.

Gestion des eaux pluviales et restauration écologique

Pour compléter la sobriété hydrique, le partenariat met l’accent sur la gestion à la source des eaux de pluie. La désimperméabilisation des sols et la création de noues végétalisées, fossés filtrants ou bassins d’infiltration permettent de limiter le ruissellement et de prévenir les pollutions. Parallèlement, la restauration écologique des emprises ferroviaires. Et de leurs abords vise à recréer des habitats naturels, notamment dans les zones humides et le long des cours d’eau. Ces actions favorisent la biodiversité locale, améliorent la filtration naturelle de l’eau et participent à la continuité écologique des territoires.

Réduction de l’usage des produits chimiques et entretien écologique

La SNCF poursuit également la généralisation de techniques alternatives au désherbage chimique. Telles que le désherbage mécanique, la fauche raisonnée ou l’enherbement maîtrisé. Ces pratiques permettent de limiter l’usage de produits phytosanitaires sur les zones non circulées. Contribuant à la préservation de la santé des sols et des écosystèmes. Les sites ferroviaires bénéficient en parallèle de diagnostics complets de leurs systèmes d’assainissement. Dans le cadre du programme national CEPIA, pour moderniser les réseaux et prévenir les rejets polluants.

Une gouvernance et un financement partagés

La mise en œuvre du partenariat repose sur une gouvernance conjointe entre la direction RSE de la SNCF. Et l’agence de l’eau Seine-Normandie, au nom des six agences. Un comité national assure le suivi annuel des projets, évalue les résultats et mutualise les retours d’expérience. Les financements sont modulés en fonction des types de projets. Jusqu’à 60 % pour les études et diagnostics, 40 % pour les travaux de réduction de pollutions ou d’économie d’eau. 70 % pour les opérations fondées sur la nature et 80 % pour la formation et la sensibilisation. Cette approche garantit une allocation efficace des ressources tout en maximisant l’impact environnemental des actions.

Des projets pilotes déjà prometteurs sur le terrain

Avant même la signature du contrat, SNCF et agences de l’eau avaient lancé plusieurs initiatives concrètes sur différents territoires. En Seine-Normandie, des diagnostics des consommations d’eau dans 258 gares ont permis d’identifier les marges de sobriété. Et de hiérarchiser les investissements futurs. Des travaux ont été réalisés pour améliorer la continuité écologique de 241 ouvrages ferroviaires et réduire les rejets polluants. À Migennes, la modernisation du réseau d’assainissement a permis de séparer les eaux pluviales des eaux usées, protégeant ainsi la rivière Yonne. À Tergnier, la rétention et l’infiltration des eaux pluviales sur site ont été mises en place. Pour limiter le ruissellement et la pollution. Pour Limeil-Brévannes, la végétalisation raisonnée a réduit l’usage de 4 kg de produits phytosanitaires par an.

Des initiatives remarquables dans le Grand Est et l’Adour-Garonne

Dans la région Rhin-Meuse, plusieurs gares et sites industriels ont été reperméabilisés pour restaurer la continuité écologique des cours d’eau et protéger la qualité de l’eau. À Metz-Sablon, une nouvelle station de traitement physico-chimique des eaux industrielles permet de maîtriser les rejets et de moderniser les infrastructures. En Adour-Garonne, des travaux sur la Clidane et la Garonne ont rétabli la circulation naturelle des poissons et amélioré la qualité des habitats aquatiques.

Sensibilisation et formation : impliquer les équipes et le public

La réussite du partenariat dépend également de la formation et de la sensibilisation des agents, prestataires et partenaires. Des modules dédiés à la gestion intégrée de l’eau, à la prévention des pollutions et à l’entretien écologique sont développés pour diffuser une culture commune de la durabilité. Le grand public est également impliqué à travers des initiatives comme l’exposition photographique “L’eau, source de vies”, déployée dans plusieurs gares françaises pour sensibiliser aux enjeux de l’eau et de la biodiversité.

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Crédit Coopératif x Enerfip : un partenariat au service de la transition énergétique

Crédit Coopératif x Enerfip

Un partenariat stratégique pour accélérer la finance durable

Nanterre, le 17 novembre 2025 — Le Crédit Coopératif franchit une nouvelle étape dans son engagement en faveur des transitions sociétales et environnementales. La banque annonce un partenariat structurant avec Enerfip, la première plateforme européenne d’investissement responsable dédiée aux projets de transition énergétique.
Cette collaboration permet d’enrichir l’offre de la Banque privée à impact du Crédit Coopératif grâce à des solutions d’investissement concrètes, alignées avec les attentes d’une clientèle soucieuse de donner un sens durable à son patrimoine.

Une vision commune : mobiliser l’épargne pour transformer le système énergétique

Avec plus de 750 millions d’euros collectés et 600 projets financés, Enerfip offre la possibilité d’investir directement dans des infrastructures d’énergies renouvelables, des réseaux de chaleur ou encore des initiatives d’innovation énergétique implantées au cœur des territoires.

En s’associant à cette plateforme pionnière, le Crédit Coopératif renforce son ambition de faire de la Banque privée à impact un levier concret de transformation écologique. Les conseillers patrimoniaux et banquiers privés pourront orienter leurs clients vers des projets d’investissement responsables, conciliant impact environnemental positif et rentabilité.

Une offre sur mesure pour les clients de la Banque privée à impact

Les clients accompagnés par la Banque privée à impact bénéficieront désormais :

  • d’un accompagnement conjoint entre les experts patrimoniaux du Crédit Coopératif et ceux d’Enerfip ;
  • de nouvelles opportunités de diversification via des placements à impact concret ;
  • d’une transparence totale concernant l’utilisation des fonds investis et les retombées environnementales générées.

Seghir Sabri, directeur de la Banque privée à impact, souligne que ce partenariat répond à un double objectif : proposer une gestion patrimoniale haut de gamme tout en permettant aux clients de savoir précisément comment leur épargne contribue à la transition écologique.

Un rapprochement fondé sur des valeurs partagées

Pour Enerfip, ce partenariat marque une étape importante. Vincent Clerc, associé du Groupe Enerfip, rappelle que les deux structures partagent les mêmes fondamentaux : l’impact, la transparence et le financement de la transition. Selon lui, cette collaboration répond pleinement aux attentes d’une clientèle patrimoniale en quête d’investissements durables et exigeants.

Un écosystème complet au service de l’impact : ECOFI et ESFIN Gestion

Le Crédit Coopératif s’appuie également sur ses filiales spécialisées pour proposer des offres pensées pour les clients sensibles aux enjeux environnementaux et sociaux :

  • ECOFI, première société de gestion française devenue entreprise à mission, propose une gamme 100 % ISR, incluant notamment les fonds Agir pour le climat, Smart transition ou Enjeux pour le Futur. Elle allie performance financière, transition juste et impact réel.
  • ESFIN Gestion, investisseur de référence dans l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), gère 320 M€ d’actifs et opère 8 véhicules d’investissement tels que Bio Filières Durables ou InvESS Île-de-France Développement.

Ces deux acteurs renforcent l’offre globale du Crédit Coopératif pour répondre aux attentes d’épargnants de plus en plus nombreux à vouloir aligner investissement et valeurs.

Le Crédit Coopératif, une banque engagée depuis toujours

Banque coopérative engagée au service des transitions environnementales et sociales, le Crédit Coopératif met ses compétences au service de l’économie réelle.
Son capital est intégralement détenu par ses clients – coopératives, PME-PMI, mutuelles, associations, organismes d’intérêt général – qui cumulent les statuts de sociétaires et de clients.
De plus en plus de particuliers choisissent également la banque pour ses produits du quotidien, solidaires et tracés, soutenant ainsi un modèle bancaire dédié à l’impact.

Enerfip, un acteur majeur de la transition énergétique en Europe

Fondée en 2014 à Montpellier, Enerfip compte aujourd’hui plus de 50 collaborateurs répartis dans plusieurs capitales européennes (Madrid, Paris, Rome, Amsterdam).
Sa mission : démocratiser l’investissement citoyen au service d’un modèle énergétique durable.
Avec plus de 600 projets financés, la plateforme s’impose comme un acteur de référence de la transition énergétique européenne.

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EDF et OpCore lancent un projet majeur de data center à Montereau

La transformation numérique de la France franchit une étape déterminante. Avec l’annonce d’un vaste projet de centre de données sur le site de l’ancienne centrale thermique de Montereau-Vallée-de-la-Seine. Portée conjointement par EDF et OpCore, l’initiative représente un investissement d’environ 4 milliards d’euros. Et s’inscrit au cœur de la stratégie nationale de souveraineté numérique et de développement de la filière intelligence artificielle. En réhabilitant un patrimoine industriel emblématique, ce futur campus de calcul ultra-puissant ambitionne de devenir un pilier stratégique pour l’économie française et européenne.

Un partenariat structurant au service de la transition numérique

EDF et OpCore ont engagé des négociations exclusives pour développer un centre de données de très grande puissance, capable d’atteindre plusieurs centaines de mégawatts. Le projet prend place sur un site industriel réaffecté, anciennement occupé par une centrale charbon arrêtée depuis 2004. Cette localisation n’est pas anodine : elle permet de valoriser un foncier déjà équipé en infrastructures lourdes et de le transformer en moteur de croissance technologique.

L’ambition d’EDF : faire émerger la nouvelle génération d’infrastructures numériques

À travers ce projet, EDF poursuit sa stratégie visant à accompagner le déploiement des data centers à haute capacité sur des terrains adaptés de son patrimoine. Ces sites, spécifiquement préparés pour des installations énergivores et critiques, permettent des délais de raccordement nettement accélérés. EDF, troisième propriétaire foncier industriel en France, met ainsi son expertise au service d’un secteur devenu essentiel à la compétitivité nationale.

OpCore : un acteur expérimenté au cœur des infrastructures critiques

OpCore, soutenue par le Groupe iliad et InfraVia, exploite et conçoit des centres de données depuis plus de deux décennies. Sa maîtrise des technologies d’alimentation, de refroidissement et de sécurité en fait un partenaire de premier plan pour un projet de cette ampleur. La société est reconnue pour ses solutions innovantes qui améliorent l’efficacité énergétique et réduisent l’empreinte carbone des infrastructures numériques, un enjeu devenu central dans le secteur.

Redonner vie à un site industriel : un choix écologique et territorial

La transformation du site de Montereau illustre une nouvelle manière de penser l’aménagement du territoire. Là où se dressait autrefois une centrale thermique, se prépare aujourd’hui une infrastructure stratégique tournée vers l’avenir.

Une réhabilitation exemplaire

Réutiliser un foncier existant permet de limiter l’artificialisation des sols et de réduire l’impact environnemental global du projet. EDF et OpCore entendent intégrer l’ensemble des composantes d’une conception responsable : sobriété énergétique, optimisation des flux, recours à une chaîne d’approvisionnement majoritairement européenne, intégration harmonieuse dans le territoire.

Un impact positif pour l’économie locale

Le futur data center créera plusieurs centaines d’emplois directs et indirects. Il s’inscrit dans une dynamique de revitalisation industrielle, capable de redonner un rôle économique structurant à une zone longtemps marquée par la fin de son activité énergétique.

Un centre de calcul stratégique pour l’IA et la souveraineté numérique

La capacité annoncée – plusieurs centaines de mégawatts – place ce futur campus parmi les plus puissants d’Europe. Cette échelle lui permettra de soutenir des besoins croissants de calcul intensif, indispensables pour les avancées en intelligence artificielle, en modélisation scientifique ou en cybersécurité.

Un pilier pour la filière IA en Europe

À l’heure où l’intelligence artificielle devient un vecteur majeur d’innovation économique et industrielle, disposer d’infrastructures locales de pointe devient indispensable. Ce centre contribuera à réduire la dépendance européenne aux acteurs extra-européens du cloud, renforçant ainsi la souveraineté numérique du continent. Il soutiendra le développement d’écosystèmes technologiques nationaux et facilitera l’industrialisation de projets d’IA à grande échelle.

Une accélération rendue possible par le soutien de l’État

Grâce au dispositif de raccordement « fast-track » mis en place par les pouvoirs publics pour les projets stratégiques, une première mise en service est prévue dès 2027. Ce calendrier resserré illustre l’enjeu de rapidité qui accompagne désormais la construction de capacités de calcul gigantesques.

Une mobilisation politique forte autour d’un projet structurant

Les annonces officielles confirment l’importance stratégique de cette infrastructure. Le gouvernement voit dans ce partenariat une preuve tangible de la volonté française de s’imposer comme moteur du numérique européen.

Une vision tournée vers la réindustrialisation et la puissance technologique

Pour le ministre de l’Économie, l’investissement massif d’OpCore illustre l’ambition du pays : redevenir une grande nation industrielle et numérique. Le data center de Montereau représente un signal clair en faveur de la création d’emplois, du développement territorial et d’un leadership dans l’intelligence artificielle.

Une étape clé de la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle

La ministre chargée de l’IA et du Numérique souligne quant à elle la cohérence du projet avec les engagements pris lors des grandes rencontres internationales sur l’IA. La France démontre, selon elle, qu’elle possède les moyens d’accueillir sur son sol des infrastructures de calcul parmi les plus puissantes du monde, et qu’elle fait de la souveraineté numérique un objectif concret et atteignable.

EDF, iliad et InfraVia : des partenaires alignés sur une même vision

Les dirigeants des entreprises engagées mettent en avant un projet qui repose sur des atouts complementaires : énergie bas carbone et fiable, expertise technologique, maîtrise des grands projets industriels et ambition européenne. Ensemble, ils envisagent Montereau comme un futur site de référence pour l’innovation numérique.

Une étape décisive pour l’avenir énergétique et technologique de la France

Le projet EDF–OpCore dépasse le cadre d’un simple data center. Il incarne une transformation profonde : celle d’un pays qui investit simultanément dans la transition énergétique, la réindustrialisation et la souveraineté numérique. En valorisant un patrimoine industriel ancien tout en développant des infrastructures critiques pour l’avenir, la France confirme sa volonté de peser dans la compétition mondiale des technologies avancées.

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