La Banque européenne d’investissement accélère la transition écologique

Banque européenne d’investissement

La Banque européenne d’investissement (BEI) franchit une nouvelle étape dans son rôle de moteur de la transition écologique. Avec l’adoption de la deuxième phase de sa Feuille de route de la banque du climat, l’institution entend doubler ses investissements verts, simplifier ses procédures et renforcer la compétitivité et la sécurité énergétique de l’Europe. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de révolution industrielle verte. Où l’accès à une énergie propre, abordable et produite localement devient un enjeu stratégique pour les entreprises, les ménages et le leadership technologique européen.

Compétitivité, sécurité et énergie abordable : trois leviers stratégiques

La deuxième phase de la feuille de route s’articule autour de trois priorités majeures. Renforcer la compétitivité, garantir la sécurité énergétique et contribuer à la baisse des prix de l’énergie. La BEI vise à soutenir les technologies propres. À consolider les chaînes d’approvisionnement et à offrir des solutions innovantes pour réduire les coûts énergétiques des entreprises et des ménages. Cette orientation favorise également le leadership technologique européen en encourageant le développement et le déploiement d’énergies renouvelables et d’infrastructures intelligentes. Des financements spécifiques, tels que les accords d’achat d’énergie sur mesure et les prêts pour réseaux électriques. Illustrent la volonté de l’institution de combiner croissance économique et transition écologique.

Doublement des financements pour l’adaptation aux changements climatiques

Consciente des risques croissants liés aux événements climatiques extrêmes. La BEI prévoit de porter ses financements pour l’adaptation à 30 milliards d’euros entre 2026 et 2030. Cette enveloppe vise à protéger l’agriculture, les ressources en eau, les villes, les entreprises et les communautés vulnérables. Les investissements dans l’adaptation sont non seulement essentiels pour la sécurité et la résilience de l’Europe, mais ils sont également rentables économiquement. Chaque euro investi dans la prévention permettrait d’éviter cinq à sept euros de pertes futures. La BEI accompagnera ces projets par une assistance technique renforcée, ciblant particulièrement les populations les plus exposées, comme les petits États insulaires, les communautés à faible revenu et les groupes vulnérables.

Simplification radicale des procédures pour accélérer les investissements

Afin de rendre les financements verts plus accessibles, la BEI a entrepris une révision complète de ses processus administratifs. L’institution mise sur l’auto-évaluation, les normes réglementaires existantes et des mécanismes de vérification efficaces pour alléger les formalités. Notamment pour les PME. Des outils numériques comme le Green Checker et l’alignement sur les standards européens de durabilité. Tels que la CSRD, permettent de réduire les obligations documentaires et de rationaliser l’accès au financement vert. Cette simplification s’inscrit dans une logique de soutien à l’ensemble des initiatives de l’UE, de la compétitivité à la transition énergétique.

Initiatives pour soutenir les PME et les ménages

La BEI a mis en place des programmes spécifiques pour aider les PME à investir dans l’efficacité énergétique. Avec une nouvelle initiative de 17 milliards d’euros prévue pour soutenir 350 000 entreprises européennes. Parallèlement, les ménages à faibles revenus bénéficient de prêts abordables pour la rénovation énergétique et de solutions de location-bail pour des technologies propres. Telles que les véhicules électriques ou les pompes à chaleur. Ces mesures visent à garantir une transition écologique équitable. Tout en stimulant la demande pour les innovations technologiques et les infrastructures durables.

Partenariats globaux et dialogue avec les parties prenantes

La BEI entend également renforcer ses partenariats internationaux pour promouvoir la transition écologique à l’échelle mondiale. Et créer des opportunités pour les pionniers européens du secteur. Dans le cadre de la deuxième phase de la feuille de route, l’institution a consulté plus de 160 parties prenantes, issues de la société civile, du secteur public et du grand public. Pour alimenter la définition de ses priorités et s’assurer de l’adéquation des financements avec les besoins réels des territoires. Ce dialogue permanent illustre l’engagement de la BEI en faveur de la transparence et de la coopération.

Une feuille de route ambitieuse pour la décennie

Depuis le lancement de sa Feuille de route en 2020, la BEI a soutenu plus de 560 milliards d’euros d’investissements verts, dont 90 % au sein de l’Union européenne. Avec cette deuxième phase, l’institution confirme son objectif de mobiliser 1 000 milliards d’euros d’investissements verts d’ici 2030 et d’affecter plus de la moitié de ses financements annuels à la lutte contre le changement climatique et à la durabilité environnementale. Ces mesures consolident la position de la BEI comme bailleur de fonds de référence pour la révolution industrielle verte, tout en stimulant la compétitivité, la sécurité énergétique et l’innovation technologique de l’Europe.

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AXA Future Risks Report 2025 – Octobre 2025

Future Risks Report 2025

AXA, en collaboration avec Ipsos, dévoile la 12ᵉ édition de son Future Risks Report, une étude mondiale de référence. Cette enquête a été menée au printemps 2025 auprès de 23 000 citoyens et citoyennes ainsi que de 3 595 spécialistes du risque.

L’objectif ? Comprendre comment la population et les spécialistes perçoivent l’évolution des risques mondiaux, qu’ils soient économiques, climatiques, sanitaires, géopolitiques ou sociétaux.

Un monde marqué par les polycrises

Le rapport 2025 confirme une tendance déjà identifiée ces dernières années : l’impression que les crises se multiplient et s’enchaînent à un rythme toujours plus soutenu.

  • 93 % des citoyennes et citoyens estiment que les crises se sont accrues par rapport à l’année précédente (+3 points vs 2024).
  • 95 % des experts du risque partagent ce constat, dont 60 % de manière absolue (+10 points vs 2024).

Cette perception ne se limite pas à la fréquence des crises. Leur impact sur la vie quotidienne est également jugé grandissant :

  • 93 % des personnes interrogées considèrent que ces crises ont des répercussions directes sur leur existence (+5 points vs 2024).
  • Du côté des experts, ce chiffre atteint 96 %, dont 63 % expriment une adhésion totale à cette affirmation (+8 points).

Une société fragmentée et polarisée

L’étude révèle également une forte fragmentation sociale, particulièrement visible en France.
Selon Brice Teinturier, Directeur général délégué d’Ipsos France :

« La désinformation sur les réseaux sociaux – mentionnée par 36 % des répondants comme cause majeure de division – engendre des univers parallèles où les risques ne sont plus appréhendés de la même façon. Comment préparer une société aux défis climatiques ou géopolitiques quand chaque groupe vit dans sa bulle informationnelle, avec sa propre hiérarchie des menaces ? »

Cette polarisation renforce le sentiment d’instabilité et complique la construction d’une vision commune face aux grands enjeux mondiaux.

Le rôle d’AXA face aux risques émergents

Au-delà du constat, le rapport ouvre aussi des pistes d’action. Pour Thomas Buberl, Directeur Général du groupe AXA :

« Cette étude menée avec Ipsos constitue un outil précieux pour comprendre l’évolution des perceptions. Elle nous rappelle notre responsabilité en tant qu’assureur mondial : imaginer des solutions innovantes, développer des modèles plus résilients et aider la société à mieux anticiper les risques. »

L’ambition d’AXA est de se positionner non seulement comme un observateur, mais aussi comme un acteur engagé dans la transformation et l’adaptation face aux incertitudes.

Un outil pour comprendre et anticiper

Depuis plus d’une décennie, le Future Risks Report s’impose comme un baromètre incontournable. En croisant les regards de la société civile et des expertes et experts du risque, il offre un éclairage unique pour :

  • Identifier les menaces perçues comme prioritaires (climatiques, technologiques, géopolitiques, sanitaires, sociales, etc.) ;
  • Comprendre l’évolution des perceptions au fil des crises mondiales ;
  • Anticiper les attentes des populations et des décideurs ;
  • Fournir des pistes d’action aux acteurs économiques et institutionnels.

À lire aussi cette semaine : lever les freins au financement de l’économie circulaire : quelles solutions ?

Lever les freins au financement de l’économie circulaire : quelles solutions ?

financement de l’économie circulaire

Alors que l’économie circulaire s’impose comme un levier essentiel pour préserver les ressources, réduire les déchets et limiter les émissions de CO2. Son financement demeure un défi majeur. Les institutions financières. Comme BNP Paribas, La Banque Postale, Oney et Cofidis, jouent un rôle structurant dans cette transition. Mais se heurtent à des obstacles spécifiques liés aux modèles circulaires. Dans ce contexte, Circul’R, en collaboration avec ces acteurs, a publié un rapport détaillant les principaux freins au financement de l’économie circulaire et proposant des solutions concrètes pour les surmonter. Ce document s’appuie sur une analyse de sept modèles d’affaires circulaires. Et met en lumière trois leviers clés pour adapter les financements à leurs spécificités. Illustrés par deux cas d’usage approfondis.

Le rôle structurant des institutions financières dans l’économie circulaire

L’économie circulaire repose sur la réduction de l’extraction de ressources. L’optimisation de l’usage des produits et la valorisation des matériaux en fin de cycle. Selon l’INEC, 85 % des industriels y voient une opportunité pour améliorer leur compétitivité et développer de nouveaux marchés. Les institutions financières peuvent accélérer cette transition en orientant les investissements vers des projets circulaires. En proposant des prêts adaptés à ces modèles et en créant des instruments financiers innovants qui favorisent l’usage. Le réemploi et la mutualisation. Leur action permet non seulement de soutenir les entreprises engagées dans la circularité. Mais aussi de structurer un marché encore en pleine émergence. Tout en tenant compte de la volatilité des matières premières et de l’évolution des cadres réglementaires (loi AGEC, taxonomie européenne, SFDR, CSRD).

Identifier et lever les principaux freins financiers

Le rapport de Circul’R et de la coalition “Finance Circulaire” a analysé sept modèles circulaires. Location longue durée d’équipements électroménagers, réemploi des emballages, réparation et reconditionnement, rétrofit automobile, réemploi des matériaux de construction, location de vélos et symbioses industrielles. Trois obstacles majeurs ont été identifiés :

Adapter les financements à la rentabilité différée

Les modèles circulaires basés sur l’usage (abonnement, location) génèrent des flux de revenus étalés dans le temps. Créant des besoins en fonds de roulement importants. Les financements classiques, conçus pour des achats immédiats, ne sont pas adaptés à cette réalité. Le rapport recommande de développer des instruments financiers spécifiques capables de couvrir ces décalages de trésorerie. Et de structurer les prêts pour intégrer les particularités de chaque modèle circulaire.

Anticiper la valeur résiduelle des actifs

Évaluer la valeur des actifs circulaires en fin de cycle est complexe. Notamment sur des marchés en cours de structuration comme celui des équipements électroménagers reconditionnés. L’incertitude sur la valeur résiduelle freine l’accès au financement. Le rapport propose de créer des méthodes d’évaluation adaptées pour sécuriser ces actifs et rassurer les investisseurs. En s’appuyant sur des données partagées et des standards communs.

Réviser les outils d’évaluation du risque

Les projets circulaires manquent souvent de données historiques et d’indicateurs financiers spécifiques, ce qui conduit à une surestimation des risques. Pour pallier ce problème, il est nécessaire de développer des critères et indicateurs dédiés. Permettant aux institutions financières de mesurer le risque réel lié à la circularité et de mieux orienter les investissements.

Deux cas d’usage pour tester les solutions

Parmi les modèles étudiés, deux cas d’usage ont été retenus pour approfondir l’analyse, en raison de leur impact environnemental, de leur potentiel de marché et des freins financiers représentatifs qu’ils rencontrent.

La location longue durée d’équipements électroménagers

Ce modèle prolonge la durée de vie des appareils et réduit la production de déchets. Cependant, il se heurte à la difficulté de modéliser la rentabilité, de prévoir la valeur résiduelle et de gérer les besoins en trésorerie liés à la logistique de retour. Le rapport propose plusieurs solutions : développement de modèles B2B2C (bailleurs, résidences étudiantes), assurance liée à l’usage, financement d’infrastructures de réparation, conception de produits robustes et réparables, et meilleure analyse du risque grâce au partage de données.

Le réemploi des emballages

Le réemploi des emballages, soutenu par la réglementation et une demande croissante, reste freiné par les coûts initiaux et la complexité logistique. Pour accélérer son déploiement, le rapport suggère le financement d’acteurs mutualisant les emballages standardisés, la mise en place de contrats à impact et le leasing des équipements de collecte et de lavage pour réduire les coûts d’entrée sur le marché.

Conclusion : un travail collectif pour accélérer la circularité

Le rapport de Circul’R démontre que le financement de l’économie circulaire nécessite une approche collective et adaptée aux spécificités des modèles circulaires. En réunissant institutions financières, entreprises et experts, il est possible d’identifier les freins, de proposer des solutions pragmatiques et de transformer ces pistes en actions concrètes. La coalition ambitionne désormais d’étendre ce dialogue pour financer des projets à fort impact, notamment dans les domaines de l’écologie industrielle et territoriale, du réemploi et des matériaux critiques, et ainsi contribuer à une économie circulaire viable à grande échelle.

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L’innovation sociale : nouveau moteur de la performance durable selon KPMG et Ashoka

KPMG et Ashoka

À l’occasion de la Semaine de l’Engagement Citoyen, KPMG France, entreprise à mission, et Ashoka, premier réseau mondial d’innovateurs sociaux, publient une étude inédite intitulée « Innover autrement, pour une performance durable ». Fruit d’un travail collectif impliquant 45 experts – dirigeants, chercheurs, entrepreneurs sociaux et acteurs publics –, cette enquête explore comment l’innovation sociale peut devenir un levier central de transformation pour les entreprises et les sociétés contemporaines.
Loin de se limiter à une réflexion théorique, cette étude s’appuie sur 21 entretiens approfondis et un atelier d’intelligence collective réunissant 24 participants issus de divers horizons. Ensemble, ils ont dégagé une conviction commune : l’innovation sociale n’est plus un supplément d’âme, mais un pilier stratégique de performance et de durabilité.

Mesurer autrement pour transformer durablement

L’un des enseignements majeurs de cette étude réside dans la nécessité de repenser la manière dont on évalue la performance. KPMG et Ashoka plaident pour dépasser les indicateurs purement comptables et intégrer une vision qualitative, systémique et dynamique de l’impact.
Selon les auteurs, la valeur d’un projet ne se mesure plus uniquement en termes financiers, mais à travers sa capacité à transformer durablement les systèmes économiques, sociaux et environnementaux. Les entreprises sont ainsi invitées à concevoir des outils d’évaluation intégrés à leur stratégie de gestion, afin de prendre en compte la richesse des interactions humaines, l’impact territorial et la contribution collective au bien commun.

Refonder les modèles économiques pour une durabilité réelle

L’étude appelle également à refonder les schémas de financement et les modèles économiques pour qu’ils soutiennent véritablement l’innovation sociale. Il ne s’agit plus seulement de philanthropie, mais d’un changement structurel vers des modèles hybrides et coopératifs.
Les structures collectives – telles que les SCIC, les coopératives ou les alliances intersectorielles – apparaissent comme des modèles d’avenir. Elles favorisent la mutualisation des ressources, la gouvernance partagée et la durabilité économique. Financer l’innovation sociale, expliquent les auteurs, revient à investir dans la société de demain, en soutenant des modèles capables de concilier rentabilité et impact positif.

Du « faire pour » au « faire avec » : le pouvoir d’agir au cœur du changement

« Tout ce que vous faites pour moi sans moi, vous le faites contre moi » : cette citation emblématique résume un changement de paradigme fondamental. L’étude insiste sur la nécessité de replacer les bénéficiaires au centre des processus d’innovation.
Plutôt que d’imposer des solutions toutes faites, les acteurs doivent co-construire avec les communautés concernées. Cette approche participative renforce la pertinence et la pérennité des projets, tout en redonnant aux individus leur pouvoir d’agir. En somme, l’innovation sociale réussie est celle qui fait émerger la capacité d’agir collective et favorise la coresponsabilité.

L’hyperlocal, clé d’un changement global

Les transformations les plus profondes naissent souvent du terrain. L’étude met en avant des initiatives comme VoisinMalin ou Siel Bleu, qui démontrent que l’action locale peut avoir un impact systémique.
Lorsqu’un quartier, une commune ou une région s’approprie les enjeux de solidarité, de santé ou d’inclusion, les habitants deviennent acteurs du changement, et non plus simples bénéficiaires. Cette approche hyperlocale s’avère essentielle pour ancrer les transitions sociales et écologiques dans la réalité quotidienne, et créer un effet d’entraînement à plus grande échelle.

Six leviers pour bâtir l’économie de demain

De cette exploration collective, KPMG et Ashoka dégagent six leviers majeurs pour réinventer nos modèles de société :

1. L’impact : mesurer la valeur autrement

L’innovation sociale ne se limite pas à des résultats chiffrés. Elle transforme durablement les structures, les mentalités et les écosystèmes. L’impact devient ainsi une ressource stratégique, orientant les décisions et la gouvernance des organisations.

2. Le pouvoir d’agir : libérer les acteurs du changement

En transformant la gouvernance et en donnant voix aux premiers concernés, les projets gagnent en pertinence et en efficacité. C’est une invitation à passer de la gestion descendante à une co-création inclusive.

3. Les alliances : coopérer sans renoncer à son autonomie

L’étude démontre que la coopération entre secteurs – public, privé, associatif – est une source d’innovation et de résilience. En partageant leurs expertises, les organisations multiplient leur capacité d’action tout en préservant leur indépendance.

4. Le financement : assurer la pérennité de l’innovation sociale

La stabilité financière est un défi central. Les modèles de financement doivent s’adapter à des innovations dont la finalité n’est pas la rentabilité immédiate, mais la création d’une valeur sociale durable.

5. L’organisation : repenser l’équilibre entre économie, environnement et société

L’agilité organisationnelle devient un levier d’impact. Les structures capables d’évoluer en fonction des réalités locales et des parties prenantes sont mieux armées pour construire des modèles équilibrés et adaptatifs.

6. Les récits : imaginer de nouveaux horizons collectifs

Dans un monde en crise, la narration joue un rôle central. Redonner du sens, partager des récits inspirants et crédibles, c’est offrir une vision mobilisatrice de l’innovation sociale, capable d’unir et de guider les transformations.

Lire le rapport ici.

Une vision partagée pour le XXIe siècle

Pour Elsa Da Costa, directrice générale d’Ashoka France, cette étude confirme que « les innovateurs sociaux sont les architectes des politiques publiques de demain ». En valorisant leurs actions et en croisant les expertises. Ashoka et KPMG souhaitent offrir aux décideurs des clés concrètes pour allier impact social et stratégie économique.
De son côté, Bouchra Aliouat, directrice de l’Engagement Citoyen chez KPMG France. Souligne que « l’innovation sociale s’impose désormais comme un levier stratégique de création de valeur, au service du bien commun ».

Une méthodologie collaborative et prospective

L’étude s’est construite en trois étapes : une revue de littérature pour identifier les tendances et les obstacles. Une série de 21 entretiens semi-directifs auprès d’acteurs clés, puis un atelier d’intelligence collective réunissant 24 participants. Cette approche a permis d’élaborer une vision prospective et concrète, projetant des scénarios souhaitables à l’horizon 2050.

Vers une nouvelle économie de la confiance

En plaçant la coopération, la co-création et l’impact au cœur de la performance. KPMG et Ashoka invitent les acteurs économiques à repenser leurs priorités. L’innovation sociale, longtemps perçue comme un complément, devient un moteur essentiel de transformation durable.
Cette étude ne se contente pas de dresser un constat. Elle ouvre une voie, celle d’une économie fondée sur la confiance, la solidarité et la responsabilité partagée. Les fondations mêmes de la société de demain.

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PLFSS 2026 : un projet de loi qui menace l’accès aux soins et fragilise la solidarité

PLFSS 2026

La présentation du Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 par le gouvernement Lecornu suscite une vive inquiétude parmi les acteurs de la protection sociale. En première ligne, La Mutuelle Familiale dénonce un texte jugé « déconnecté des réalités sociales » et profondément injuste pour les citoyens. Selon l’organisme mutualiste, les mesures proposées traduisent une logique d’austérité incompatible avec les besoins croissants de la population en matière de santé et de solidarité.

Un budget sous contrainte qui met en péril l’accès aux soins

Pour 2026, le gouvernement prévoit une progression de l’Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM). Limitée à +1,6 %, bien en deçà de la hausse réelle des coûts de santé. Ce chiffre, qualifié « d’insincère » par La Mutuelle Familiale, ne reflète ni le vieillissement de la population. Ni l’augmentation des maladies chroniques, ni les avancées médicales qui nécessitent des investissements continus.
Afin de respecter cette trajectoire budgétaire, plus de 7 milliards d’euros d’économies devront être réalisés. Un effort encore plus sévère que celui imposé en 2025.

Concrètement, ce choix se traduira par une hausse directe du reste à charge pour les patients. Les franchises médicales et participations forfaitaires seront non seulement augmentées. Mais étendues à de nouveaux postes comme les soins dentaires ou les transports médicaux. Le cumul annuel de ces plafonds pourrait atteindre jusqu’à 300 euros par personne. Un montant significatif pour de nombreux ménages déjà fragilisés.
À cela s’ajoutent des restrictions supplémentaires sur les arrêts maladie et une diminution potentielle du remboursement hospitalier. Évaluée à 400 millions d’euros. Pour La Mutuelle Familiale, ces mesures traduisent une politique qui « fait payer la crise sanitaire et économique à ceux qui en souffrent déjà le plus ».

Une fiscalité accrue qui fragilise le modèle mutualiste

Autre source d’inquiétude majeure : la hausse programmée de la taxe sur les complémentaires santé. Qui passera de 14,07 % à 16,07 % en 2026. Cette mesure, annoncée par la ministre Catherine Vautrin, représente près d’un milliard d’euros supplémentaires prélevés sur les mutuelles.
Un tel niveau d’imposition, inédit depuis la création du dispositif. Risque de déséquilibrer un secteur dont le modèle repose sur la solidarité et la non-lucrativité. En effet, les mutuelles réinvestissent l’intégralité des cotisations au profit de leurs adhérents, sans dividendes à verser à des actionnaires.
Alourdir leur fiscalité revient donc, de manière indirecte, à réduire les remboursements et augmenter les cotisations. Limitant encore davantage l’accès à une couverture santé de qualité.

Pour une refondation solidaire et durable de la protection sociale

À l’heure où la Sécurité sociale célèbre ses 80 ans, La Mutuelle Familiale appelle à un sursaut collectif. Elle plaide pour une refondation ambitieuse du système de protection sociale. Fondée sur les valeurs historiques de justice, d’égalité et de solidarité.


Dans son Manifeste pour une Sécurité sociale universelle dans une société en transition, l’organisation invite le gouvernement et les parlementaires à repenser en profondeur le financement du soin et de la prévention, afin d’assurer la pérennité d’un modèle social unique en Europe.


Cette démarche s’inscrit dans la dynamique des États généraux de la santé et de la protection sociale lancés par la Mutualité Française, qui visent à réinventer une protection accessible à tous dans un contexte économique, démographique et environnemental en mutation.

Une mutuelle engagée depuis près d’un siècle

Forte de près de 90 ans d’engagement, La Mutuelle Familiale continue d’affirmer sa différence : une mutuelle indépendante, classée parmi les 30 premières de France, couvrant 170 000 personnes à travers 33 agences de proximité.
Son ambition dépasse la simple complémentaire santé : elle se veut « une complémentaire de vie », accompagnant chaque adhérent dans les moments clés de son parcours. Fidèle à sa raison d’être « résister à l’individualisme et agir pour une protection sociale de haut niveau » , elle milite pour que la santé ne devienne jamais une marchandise, mais demeure un droit fondamental.

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CSRD et CSDDD : des seuils relevés, mais un cap à tenir

CSRD et CSDDD

La Commission européenne a récemment confirmé un relèvement des seuils d’application de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et un ajustement du périmètre de la CSDDD (Corporate Sustainability Due Diligence Directive). Derrière cette apparente simplification se cache une question cruciale : comment concilier allègement administratif et ambition climatique ?

Quelles conséquences pour la transformation durable des entreprises ?

En pratique, ces révisions signifient que moins d’entreprises seront directement concernées par des obligations de reporting extra-financier ou de vigilance sur leurs chaînes de valeur.

  • Les PME de taille intermédiaire, qui étaient initialement dans le champ, pourraient bénéficier d’un sursis.
  • Les grands groupes restent en première ligne, mais avec un allègement de certaines obligations de reporting.


 Pour les entreprises non couvertes, le risque est de ralentir leur trajectoire de transformation, faute d’obligations claires.
Pour les groupes couverts, la mise en conformité reste un chantier colossal, mais le champ de la transparence pourrait être perçu comme moins universel.

Une perte de leadership européen en finance durable ?

L’Europe avait jusqu’ici une longueur d’avance : taxonomie verte, SFDR, CSRD… un arsenal unique au monde.
En relevant les seuils, l’UE envoie un signal paradoxal : celui d’un recul face aux pressions économiques et politiques.

  • Les États-Unis avancent par la voie des investisseurs et de la SEC,
  • L’Asie structure ses propres cadres,
  • L’Europe, elle, apparaît hésitante.

Ce n’est pas une perte de leadership irréversible, mais le risque est bien réel : l’Europe pourrait passer de précurseur ambitieux à régulateur pragmatique, moins exigeant.

Allègement réglementaire vs objectifs climatiques

Simplifier n’est pas en soi négatif : beaucoup d’entreprises craignaient une complexité excessive et coûteuse.
Mais comment éviter que l’allègement ne devienne synonyme de laxisme ?

Trois pistes :

  1. Cibler les priorités climatiques : focaliser les obligations sur les secteurs les plus émetteurs (énergie, transport, bâtiment).
  2. Renforcer les standards volontaires : permettre aux entreprises non couvertes d’utiliser les cadres existants (GRI, ISSB, TCFD) pour s’auto-réguler.
  3. Harmoniser les outils digitaux : automatiser la collecte et la consolidation des données pour réduire le coût du reporting sans baisser l’ambition.

Quelles marges de manœuvre pour aller plus loin ?

Le fait d’être “hors radar” réglementaire ne doit pas être perçu comme une excuse pour faire le minimum.

  • Les entreprises peuvent transformer cette situation en avantage compétitif :
    • Anticiper les exigences futures,
    • Sécuriser l’accès aux financements verts,
    • Répondre aux attentes des investisseurs et des consommateurs.
  • Les pionniers qui iront au-delà du minimum réglementaire renforceront leur crédibilité et attireront capitaux, talents et clients.

dans un contexte où la réglementation recule légèrement, le marché, lui, continuera d’exiger toujours plus de transparence et d’engagement.

La révision de la CSRD et de la CSDDD ne signe pas la fin de la finance durable européenne, mais marque un tournant.
Moins d’obligations légales pour certains, mais une responsabilité accrue pour les acteurs qui veulent rester crédibles et compétitifs.

L’Europe ne perdra son leadership que si les entreprises se contentent du minimum.
Au contraire, celles qui choisiront d’aller plus loin : par conviction ou par stratégie seront les véritables gagnantes de cette transition.

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Fidelity International renforce son engagement climatique

Fidelity International

Fidelity International poursuit son expansion dans le domaine de la gestion d’actifs responsables avec le lancement de son ETF Fidelity Global Equity Research Enhanced PAB UCITS, désormais coté sur le marché allemand Xetra. Ce produit novateur marque une avancée majeure dans la stratégie ESG (Environnement, Social et Gouvernance) du groupe, en s’alignant explicitement sur les objectifs de l’Accord de Paris.

L’entreprise, déjà reconnue comme l’un des leaders européens de la gestion d’ETF actifs, confirme ainsi sa volonté d’intégrer la performance financière et les ambitions climatiques au sein d’une même approche d’investissement.

Une stratégie « Research Enhanced » tournée vers l’avenir

Le nouvel ETF s’inscrit dans la gamme Research Enhanced de Fidelity, conçue pour combiner rigueur analytique et responsabilité environnementale. Cette gamme se distingue par sa capacité à mobiliser la plateforme mondiale de recherche de Fidelity, composée de centaines d’analystes et de spécialistes sectoriels, afin d’identifier les entreprises les mieux positionnées pour une croissance durable.

Deux grandes familles structurent cette offre :

  • Les ETF Research Enhanced classiques, qui visent à obtenir un meilleur score ESG que leur indice de référence.
  • Les ETF Research Enhanced PAB, alignés sur les trajectoires de décarbonation de l’Accord de Paris et réduisant significativement l’empreinte carbone de leurs portefeuilles.

Le nouvel ETF lancé ce 16 octobre 2025 entre dans cette seconde catégorie. Il investit dans un large éventail d’actions internationales tout en cherchant à générer à la fois rendement et croissance du capital. Son univers d’investissement repose sur le Solactive ISS ESG Screened Paris Aligned Developed Markets USD Index NTR, un indice conçu pour sélectionner les entreprises dont les pratiques et les émissions de carbone sont compatibles avec une économie bas carbone.

Des critères exigeants pour un portefeuille responsable

Fidelity a bâti ce produit autour de principes de transparence, d’analyse fondamentale et de rigueur climatique. Les sociétés incluses dans le portefeuille sont évaluées selon des critères financiers, mais également sur leurs engagements et résultats concrets en matière de réduction d’émissions de CO₂.

Conformément à l’Article 9 du règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation), ce fonds est classé parmi les plus exigeants en matière d’investissement durable. Ce niveau de classification garantit aux investisseurs que le fonds poursuit un objectif de durabilité clairement défini et mesurable, plutôt qu’une simple intégration d’indicateurs ESG.

Ainsi, les portefeuilles visent à soutenir des entreprises en transition énergétique, tout en minimisant les risques liés à la dépendance aux énergies fossiles et à l’exposition aux industries fortement émettrices.

La vision stratégique de Fidelity : performance et durabilité

Neil Davies, responsable des produits ETF et des marchés de capitaux pour l’Europe et l’Asie-Pacifique chez Fidelity International, souligne la philosophie du groupe :

« Notre ambition est de proposer des ETF actifs qui tirent parti de notre recherche mondiale et de notre expérience en matière d’investissement. Ce nouveau fonds élargit notre gamme et offre aux clients un meilleur équilibre entre rendement, diversification et responsabilité environnementale. »

De son côté, Jenn-Hui Tan, directeur du développement durable, met en avant la dimension sociétale de cette initiative :

« Les investisseurs veulent de plus en plus que leurs placements reflètent leurs valeurs. En lançant ce nouvel ETF, nous leur permettons de participer activement à la transition climatique sans sacrifier la performance financière. »

Cette démarche illustre la conviction de Fidelity : la durabilité n’est pas un frein à la performance, mais un facteur clé de résilience et de croissance à long terme.

Une présence renforcée sur le marché européen

Avec ce lancement, Fidelity International consolide sa position de deuxième fournisseur européen d’ETF actifs, totalisant désormais 24 produits et près de 11,7 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Cette gamme diversifiée comprend :

  • 9 ETF actions gérés activement,
  • 8 ETF obligataires,
  • 6 ETF indiciels différenciés.

Ces produits répondent à une demande croissante pour des solutions d’investissement alliant performance, gestion active et respect des engagements climatiques internationaux. Fidelity ambitionne ainsi de rendre accessible à tous les investisseurs, institutionnels comme particuliers, une gestion alignée sur les grandes orientations de la finance durable mondiale.

Une entreprise tournée vers la construction d’un avenir financier durable

Présente dans plus de 25 pays et forte de plus de 1 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, Fidelity International met son expertise au service de 2,8 millions de clients à travers le monde. En combinant ses solutions de gestion d’actifs, d’épargne salariale et de retraite, l’entreprise s’engage à accompagner la transition vers une économie plus durable et équitable.

Ce nouvel ETF symbolise la convergence entre innovation financière et responsabilité environnementale. Il illustre la volonté de Fidelity d’investir sur le long terme, non seulement pour la performance, mais aussi pour l’impact positif sur la planète et la société.

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L’Alliance Bancaire Net-Zero : quand la pression politique fragilise les engagements climatiques

Alliance Bancaire Net-Zero

La transition vers une économie neutre en carbone repose sur des engagements financiers ambitieux et une coopération internationale forte. Pourtant, l’évolution récente de l’Alliance Bancaire Net-Zero (Net-Zero Banking Alliance, NZBA) illustre la fragilité de ces engagements face aux pressions politiques et géopolitiques. Plusieurs grandes banques ont quitté l’alliance, suscitant des inquiétudes sur la capacité du secteur bancaire à contribuer efficacement à la lutte contre le changement climatique. Cette analyse explore les causes de ces départs. Leurs implications pour les banques et les risques climatiques, ainsi que les perspectives pour l’avenir.

Une alliance sous pression : départ des banques et contexte politique

L’année 2025 a été marquée par une montée des pressions politiques et géopolitiques. Notamment aux États-Unis, qui ont eu un impact direct sur le fonctionnement de la NZBA. La nouvelle administration américaine a quitté l’Accord de Paris et limité les investissements dans les énergies renouvelables. Créant un contexte défavorable pour les engagements climatiques volontaires.

En conséquence, plusieurs grandes banques américaines telles que J.P. Morgan, Bank of America, Citigroup, Wells Fargo et Goldman Sachs ont annoncé leur départ de l’alliance au début de l’année. Ces départs ont été suivis par des banques canadiennes (Toronto-Dominion Bank, Bank of Montreal, Royal Bank of Canada, entre autres). Et par les principales banques japonaises. Même en Europe, HSBC et Barclays ont choisi de se retirer, tandis qu’UBS a fait de même en Suisse.

Ces mouvements montrent que les engagements climatiques des institutions financières ne sont pas à l’abri des changements politiques soudains. Le passage de la NZBA d’une alliance basée sur l’adhésion à un cadre plus flexible illustre cette adaptation aux réalités géopolitiques et aux divergences nationales sur les politiques climatiques.

Risques climatiques et capacité d’adaptation des banques

Le départ de grandes institutions ne signifie pas que les banques abandonnent complètement leurs ambitions climatiques. Au contraire, elles affirment renforcer leurs capacités internes à mesurer et gérer les risques liés au climat. Cependant, les défis restent importants.

La planète continue de se réchauffer, et les politiques climatiques actuelles laissent entrevoir une hausse des températures de 2,5 à 3 °C d’ici la fin du siècle, bien au-delà de l’objectif de l’Accord de Paris. Cela implique une augmentation de la fréquence et de la gravité des événements climatiques extrêmes, ainsi que des risques financiers croissants pour le secteur bancaire. La quantification précise de ces risques devient donc une compétence essentielle, et les banques doivent développer leurs outils pour intégrer ces menaces dans leur gestion des risques.

En Europe, les institutions financières sont soumises à une supervision stricte de la Banque Centrale Européenne (BCE), qui exige des informations détaillées sur les risques environnementaux et climatiques. Plus de 90 % des banques européennes reconnaissent désormais leur exposition significative à ces risques, contre seulement 50 % en 2021, et intègrent ces données dans leurs tests de résistance (stress tests). Toutefois, des lacunes persistent dans la prise en compte des risques physiques pour certains secteurs et dans la quantification précise des impacts.

Conséquences pour la transition énergétique et la coopération internationale

Le départ de banques majeures représente un frein pour la transition énergétique globale. Moins de pression collective signifie moins d’incitations pour les banques à financer massivement les projets d’énergie renouvelable ou les infrastructures bas-carbone. L’abandon du modèle basé sur l’adhésion risque de réduire l’action coordonnée à l’échelle internationale.

Néanmoins, l’alliance continue de partager des bonnes pratiques et de fournir des ressources communes, offrant une flexibilité pour les banques évoluant dans des juridictions aux engagements et progrès climatiques différents. Les incertitudes liées aux politiques publiques, aux avancées technologiques et à la réponse sociétale face au changement climatique compliquent toutefois la prévision d’un futur plus strictement régulé.

Perspectives et enjeux pour l’avenir

Si la NZBA perd en cohésion, la sensibilisation des banques aux risques climatiques s’est améliorée. Les institutions financières sont désormais mieux équipées pour évaluer les impacts physiques et réglementaires du changement climatique sur leurs activités. Cependant, les efforts de transition énergétique pourraient devenir plus coûteux et complexes à mesure que les risques physiques augmentent.

Les banques doivent continuer à renforcer leur stratégie de gestion du risque climatique et anticiper les obligations légales et réglementaires futures. Malgré les départs, l’alliance et le secteur bancaire dans son ensemble restent confrontés à une pression croissante pour agir concrètement face à l’urgence climatique.

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Régénérer les récifs coralliens : le projet Canon × Coral Spawning International

Canon × Coral Spawning International

Face au réchauffement record des mers, Canon renforce son partenariat avec Coral Spawning International pour restaurer les récifs. Un projet pilote, lancé en 2025 aux Seychelles avec Nature Seychelles, vise à construire un laboratoire de reproduction corallienne à Praslin et à documenter chaque étape grâce aux systèmes d’imagerie Canon.

Un contexte océanique critique

Le 9ᵉ rapport Copernicus sur l’état des océans dresse un constat alarmant : au printemps 2024, la température moyenne des mers a atteint 21 °C. Conséquence directe, près d’un tiers des récifs coralliens seraient désormais en danger critique de disparition. Or, ces écosystèmes abritent une biodiversité exceptionnelle, soutiennent la pêche artisanale, protègent les côtes contre l’érosion et attirent un tourisme essentiel à de nombreuses économies insulaires.

Un partenariat scientifique au long cours

Depuis près de deux ans, Canon met à disposition de Coral Spawning International (CSI) ses technologies d’imagerie pour observer et comprendre la reproduction des coraux. En juin 2025, le partenariat s’est intensifié avec un projet pilote aux Seychelles, conduit en collaboration avec Nature Seychelles. L’ambition : accélérer la restauration des récifs de l’océan Indien en combinant recherche de laboratoire, déploiement terrain et partage international des données.

Objectif : un laboratoire de reproduction à Praslin

Le projet prévoit la construction d’un laboratoire de reproduction sur l’île de Praslin. Cette infrastructure doit permettre de déclencher, documenter et analyser des épisodes de frai synchronisé (spawning) en conditions contrôlées, puis de réintroduire des larves viables et des recrues dans des zones récifales dégradées. À terme, l’équipe vise des protocoles reproductibles à grande échelle, transférables à d’autres territoires insulaires.

Coral Spawning International : pionnier du « land-based spawning »

Co-fondée par le biologiste Jamie Craggs, CSI est pionnière de la reproduction sexuée des coraux en milieu terrestre. En maîtrisant finement les variables température, photopériode et simulation lunaire, les chercheurs synchronisent la libération d’ovules et de spermatozoïdes par les colonies. Les objectifs scientifiques sont triples :

  • Produire des larves en quantité et qualité suffisantes ;
  • Renforcer la résilience génétique des récifs (diversité, adaptation) ;
  • Standardiser des procédures pouvant être répliquées par des acteurs de la restauration à grande échelle.
    Ces approches sont testées et adaptées sur le terrain dans l’océan Indien grâce au partenariat avec Nature Seychelles, afin d’optimiser les taux de survie et la fixation des jeunes coraux.

L’imagerie Canon au cœur du protocole

Pour saisir des phases très brèves et souvent peu lumineuses, Canon mobilise :

  • Capteurs haute sensibilité et optiques lumineuses pour la basse lumière ;
  • Solutions adaptées aux milieux sous-marins pour suivre le développement de la larve au récif ;
  • Outils d’imagerie macro et de time-lapse pour corréler les conditions environnementales (température, cycles lumineux, marées) aux résultats de reproduction.
    Ces données structurées alimentent des bases partagées entre équipes de recherche, améliorent la répétabilité des expériences et accélèrent la diffusion des bonnes pratiques auprès des praticiens de la restauration récifale.

Synergies avec Martin Colognoli

Canon associe également son expertise à Martin Colognolifondateur de l’ONG Coral Guardian, biologiste marin, photographe et spécialiste du corail. Cette complémentarité science-terrain-pédagogie favorise l’appropriation des techniques et la pérennité des projets, en particulier dans les zones les plus vulnérables.

Retombées attendues et indicateurs de succès

  • Production de cohortes de larves et augmentation des taux de fixation sur sites pilotes ;
  • Diversité génétique documentée pour renforcer la résilience face aux vagues de chaleur ;
  • Protocoles standardisés (de l’inductions du frai au réensemencement) transférables à d’autres archipels ;
  • Capacités locales renforcées : formation de techniciens, partage de procédures, monitoring participatif ;
  • Transparence scientifique : jeux de données ouvertes pour soutenir la recherche et l’aide à la décision publique.

Ce qu’il faut retenir

Face à l’urgence climatique qui fragilise les récifs coralliens, l’alliance Canon × Coral Spawning International démontre qu’une science appliquée, outillée par une imagerie de pointe, peut accélérer la reproduction sexuée (spawning) et la restauration à grande échelle. Le laboratoire de Praslin (Seychelles), mené avec Nature Seychelles, pose les bases de protocoles reproductibles, du frai contrôlé à la réintroduction de larves viables, pour renforcer la résilience des écosystèmes de l’océan Indien.

La réussite du projet repose maintenant sur la mise en commun des données, la formation des équipes locales et l’extension des pilotes à d’autres sites. Institutions, ONG, fondations et entreprises sont invitées à rejoindre l’initiative pour amplifier l’impact, financer la recherche et diffuser ces méthodes éprouvées. En conjuguant innovation technologique, expertise biologique et coopération de terrain, nous pouvons encore régénérer les récifs coralliens et préserver les « pépinières de l’océan » dont dépend une biodiversité essentielle.

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Comprendre le courage et transformer l’écologie en action

courage écologique

Le courage et la détermination sont au cœur de toute action transformative, notamment lorsqu’il s’agit de défis aussi vastes que la transition écologique. Cette interview illustre le parcours d’une jeune entrepreneuse confrontée à la gravité du changement climatique, aux scepticismes sociaux et à l’opinion publique. Elle partage avec nous son expérience, ses réflexions et sa vision sur la manière dont l’écologie peut devenir un enjeu désirable et mobilisateur pour tous.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Le courage face à la réalité écologique

Il y a cinq ans, confrontée à un rapport scientifique mondial sur le changement climatique, elle décrit un moment de choc : la lecture de centaines de pages, rédigées par des experts de 195 pays, révélait que la surexploitation des énergies fossiles rendait certaines régions de la planète inhabitables et menaçait la stabilité sociale et économique. Cette prise de conscience aurait pu être paralysante : elle savait que les actions à entreprendre seraient difficiles et douloureuses.

Pourtant, elle a choisi d’agir, malgré la douleur. Cette décision l’a conduite à créer un projet écologique ambitieux. La réussite n’est pas venue sans obstacles : convaincre des investisseurs, obtenir des licences financières et surmonter les incompréhensions sociales furent des étapes ardues. Mais le plus difficile restait la perception des autres : annoncer son engagement écologique à ses proches ou à son entourage suscitait souvent scepticisme, moqueries ou incompréhension.

Elle souligne le paradoxe de l’écologie dans la société actuelle : tout le monde souhaite un environnement sain, mais peu de personnes acceptent d’être associées à l’étiquette « écolo ». Ce décalage résulte en partie d’une communication inefficace autour du changement climatique, qui échoue à transformer l’alarme scientifique en action collective concrète.

De la perception à la perspective

L’erreur, selon elle, réside dans la confusion entre perception et perspective. Les scientifiques communiquent souvent à partir de leur perception : pour eux, les menaces sont claires et tangibles. Mais le public, quant à lui, perçoit ces menaces à travers son expérience personnelle, ses priorités et ses préoccupations quotidiennes.

Pour mobiliser efficacement, il faut se placer dans la perspective de l’autre. Elle illustre cela avec plusieurs exemples :

  • Un citoyen qui utilise sa voiture chaque jour ne sera pas sensible à des arguments abstraits sur le CO2 ou les effets lointains du changement climatique.
  • Un dirigeant politique priorisera la souveraineté nationale ou l’efficacité économique plutôt que des appels émotionnels à la préservation de la planète.
  • Un investisseur familial se préoccupe de la sécurité de son capital plutôt que de la philanthropie écologique.

En adaptant le discours à la perspective de chacun, il devient possible de montrer que l’écologie et l’économie peuvent converger : financer des projets écologiques n’est pas seulement un geste moral, mais aussi une opportunité stratégique, financière et sociale.

La finance, un levier universel

La finance apparaît comme un langage universel capable de réconcilier l’urgence écologique et les intérêts personnels. En démontrant que l’argent peut être à la fois rentable et responsable, il est possible de transformer l’écologie en une action désirable pour un large public. Elle explique comment des individus de tous horizons peuvent ainsi contribuer à la transition énergétique sans sacrifier leurs objectifs financiers.

Cette approche crée un cercle vertueux : plus les projets durables deviennent rentables et visibles, plus ils deviennent attrayants. Cette désirabilité, selon elle, est contagieuse : ce que nous désirons influence les désirs de ceux qui nous entourent. L’exemple de tendances culturelles, comme le retour en force du mulet ou l’idéalisation de certains corps, illustre comment des comportements autrefois marginaux peuvent devenir des normes largement suivies et désirées.

Vers une écologie désirable

L’écologie, pour être efficace, doit s’adresser aux perspectives individuelles tout en offrant des bénéfices tangibles et immédiats. Cette approche transforme la nécessité écologique en opportunité collective et personnelle : sauver la planète peut rimer avec sécurité financière, autonomie énergétique et bien-être concret. Selon elle, c’est ainsi que l’on peut passer de la conscience de l’urgence à l’action massive et durable, en rendant la transition écologique désirable pour tous.

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