Analyse d’un discours politique de Bayrou

Bayrou

Dans cet extrait de son intervention, François Bayrou, figure politique de premier plan en France, se livre à une réflexion approfondie sur les défis actuels de la politique publique. Notamment en matière de pluralisme, de tolérance, d’optimisation fiscale, de réindustrialisation, et de services publics. Le discours met en lumière les grandes orientations politiques de l’État tout en abordant des questions qui suscitent des débats sur la répartition des ressources et la structure des services publics. À travers ses propos, il défend la nécessité d’une réforme qui combine efficacité et respect des principes fondamentaux de la démocratie. Ce texte retrace l’ensemble des points soulevés par François Bayrou et les met en perspective dans un cadre plus large.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Le pluralisme et la tolérance comme fondements de la démocratie

François Bayrou commence son intervention par une insistance sur la valeur du pluralisme. Et de la tolérance dans la démocratie française. Il rappelle que ces principes sont les marqueurs essentiels de notre modèle démocratique. Le pluralisme implique la reconnaissance et l’acceptation de divers points de vue. Permettant ainsi une véritable liberté d’expression et une coexistence pacifique entre des idées parfois opposées. La tolérance, quant à elle, fait appel à une ouverture d’esprit face à des opinions divergentes. Un principe fondamental pour préserver l’harmonie sociale dans un contexte politique parfois très polarisé.

L’orateur souligne également que ces valeurs ne doivent pas être seulement des principes abstraits. Mais qu’elles doivent être traduites dans les actes politiques et les choix gouvernementaux. Il s’agit là d’une invitation à garantir une représentation équitable de toutes les voix dans les instances de décision. Et à mener des politiques qui favorisent un climat de compréhension mutuelle, même en cas de désaccord. Dans cet esprit, François Bayrou plaide pour une politique de compromis, une approche qui consiste à choisir. Au cas par cas, les meilleures options pour l’ensemble des citoyens, indépendamment des partis ou des divergences idéologiques. Le consensus, dans cette optique, n’est pas une faiblesse mais une force. Un élément clé permettant de renforcer la cohésion nationale.

La réindustrialisation et les enjeux de l’optimisation fiscale

Dans un deuxième temps, François Bayrou aborde la question de la réindustrialisation. Et de ses liens avec les choix politiques de l’État. Il observe que certaines attitudes et décisions ont mis en difficulté le processus de réindustrialisation en France. En particulier dans des secteurs stratégiques. Selon lui, la question de l’industrie et de la production doit être abordée avec une grande attention. Car elle constitue un moteur essentiel de l’économie nationale. Il rappelle que les choix économiques et industriels ne doivent pas se limiter à des considérations fiscales ou financières à court terme. Mais doivent également intégrer des objectifs de long terme, en particulier pour la souveraineté économique du pays.

François Bayrou évoque aussi la question de l’optimisation fiscale, un sujet particulièrement sensible. Le gouvernement. Selon ses propos, est actuellement en réflexion sur des mécanismes destinés à limiter les pratiques d’optimisation fiscale. Qui, bien que légales, engendrent une forme d’injustice. Il estime que la justice fiscale devrait être un principe fondamental. Et qu’il est indispensable d’empêcher les dérives fiscales qui favorisent certaines entreprises ou individus au détriment de l’intérêt collectif. L’optimisation fiscale, loin d’être simplement une question de comptabilité, a des répercussions profondes sur les inégalités sociales et sur la répartition des ressources publiques. À ce titre, François Bayrou appelle à un contrôle plus strict et à des réformes qui assureront plus de transparence. Et d’équité dans le système fiscal français.

Les services publics en France : entre abondance et efficacité

L’un des points les plus contestés dans le discours de François Bayrou concerne les services publics en France. Tout en reconnaissant leur importance capitale dans la société. Il souligne que le problème ne réside pas dans l’existence ou la quantité des services publics, mais bien dans leur efficacité. La France, selon lui, est l’un des pays où les services publics sont les plus présents et les plus coûteux. Mais ces services ne sont pas toujours aussi efficaces qu’ils pourraient l’être.

François Bayrou dénonce ainsi un déséquilibre dans l’organisation des services publics. Il parle d’une “fonction publique de papier”. Se “bureaucratie”, par opposition à la véritable “fonction publique de service”. Celle qui est réellement sur le terrain, au contact des citoyens, dans les hôpitaux, dans les écoles. Et dans d’autres domaines essentiels du quotidien. Il explique que cet écart entre la bureaucratie et la réalité de l’administration sur le terrain doit être corrigé. Car il nuit à l’efficacité des services rendus aux Français. Pour lui, l’enjeu réside dans la réorganisation et la redéfinition de certains services publics. Afin de les rendre plus accessibles, plus réactifs, et plus efficaces face aux défis contemporains.

Dans cette optique, il plaide pour une réforme en profondeur des structures administratives. Pour que l’effort soit concentré sur la qualité des services, et non sur la multiplication de structures inefficaces. Il plaide également pour une plus grande proximité des services publics avec les citoyens. Car selon lui, cela permettra non seulement une meilleure réponse aux besoins de la population. Mais aussi une plus grande transparence dans l’utilisation des fonds publics.

L’optimisation des ressources et la solidarité nationale

François Bayrou aborde ensuite la question de la solidarité nationale. Et de l’investissement dans des projets d’envergure à l’échelle locale et régionale. Il rappelle que l’État a pris des mesures pour soutenir des initiatives qui favorisent l’intégration de certaines populations. Comme les plans d’investissement dans les infrastructures de transport ou encore les initiatives pour soutenir les collectivités locales.

Le ministre souligne que des efforts considérables ont été réalisés pour renforcer l’investissement dans les régions et que de nombreuses ressources ont été allouées à des projets d’ampleur, tels que le plan vélo, qui prévoit un investissement supplémentaire de 50 millions d’euros, ou encore la taxation sur les billets d’avion, qui a pour but de financer des actions de solidarité et de développement durable. Il défend également l’idée que les péages ferroviaires, qui étaient auparavant inclus dans le budget de fonctionnement des régions, doivent désormais être intégrés dans le budget d’investissement, ce qui permettra d’offrir plus de souplesse financière aux collectivités locales. Cette réorganisation, selon lui, est essentielle pour renforcer la capacité des régions à investir dans des projets structurants pour le développement économique et social.

François Bayrou évoque également les plans de soutien au développement durable, comme le fond vert, dont l’objectif est d’encourager les investissements en faveur de la transition écologique. À cet égard, il souligne l’importance de produire une électricité décarbonée et d’investir dans les énergies renouvelables, en particulier le nucléaire et la géothermie, afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles et de répondre aux impératifs environnementaux. Les efforts déployés dans ces domaines, selon lui, devraient permettre à la France de se positionner en leader dans la lutte contre le changement climatique.

L’équilibre du budget et l’urgence d’une action politique responsable

La question du budget est enfin abordée par François Bayrou, qui reconnaît que l’équilibre des finances publiques est une problématique délicate. Selon lui, la France se trouve dans une situation où la nécessité de présenter un budget rapidement est primordiale pour éviter la précarité administrative et politique. Le budget en cours n’est pas celui qu’il aurait souhaité ou qu’il aurait défini en tant que ministre, mais il est, à ses yeux, le seul qui permet de répondre à l’urgence de la situation.

François Bayrou défend l’idée que ce budget, bien qu’imparfait, est nécessaire pour garantir la continuité des politiques publiques et pour éviter la paralysie des institutions. Il fait valoir que l’absence de budget aurait des conséquences dramatiques pour la stabilité économique et sociale du pays, mettant en péril les projets d’investissement et les aides aux citoyens. Pour lui, l’urgence d’agir prime sur les considérations idéologiques, et c’est pourquoi il a soutenu ce budget, en dépit de certaines désaccords sur son contenu.

Il conclut en rappelant l’importance de maintenir une politique budgétaire responsable, capable d’allier rigueur économique et solidarité sociale, tout en continuant à investir dans des projets d’envergure pour préparer l’avenir. Cette approche, selon lui, est la seule capable de garantir un développement durable pour la France à moyen et long terme.

À travers cet extrait, François Bayrou présente une analyse approfondie des enjeux contemporains de la politique publique en France. Il aborde des questions aussi variées que le pluralisme, la réindustrialisation, l’optimisation fiscale, l’efficacité des services publics, et la gestion budgétaire, en apportant des réponses concrètes aux défis auxquels le pays est confronté. Son discours se veut un plaidoyer pour une politique de compromis, de réformes profondes, et de solidarité nationale, tout en insistant sur l’urgence d’agir face à des enjeux économiques et environnementaux pressants.

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Yves Cochet et une organisation sociale en mutation

Yves Cochet

Dans un contexte de crise environnementale, sociale et économique. De nombreuses voix s’élèvent pour questionner les fondements de nos sociétés modernes et proposer des solutions alternatives. Le débat sur la décroissance, la justice sociale et l’organisation des communautés fait partie de ces réflexions cruciales. À l’heure où les défis du changement climatique et de l’inégalité sociale deviennent de plus en plus pressants. Il est légitime de se demander comment réorganiser nos sociétés pour assurer un avenir viable.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire, et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

La question de la taille des groupes sociaux : entre proximité et organisation

La taille des groupes sociaux a un impact direct sur la manière dont les relations interpersonnelles se structurent. Et sur le type d’organisation nécessaire. Les communautés de petite taille, de moins de 500 personnes, présentent l’avantage de maintenir des liens personnels forts. Dans ces groupes, chacun connaît les autres. Les interactions sont simples et directes, et les relations peuvent être plus humaines, parfois plus proches. Cela permet une gestion informelle et immédiate des conflits. De sorte que les membres peuvent maintenir une forme de solidarité sans nécessiter des institutions lourdes.

En revanche, dès que les groupes dépassent cette taille, un changement s’opère : l’absence de règles formelles peut devenir un problème. Lorsqu’un groupe devient trop vaste pour que ses membres puissent se connaître tous personnellement, des mécanismes d’organisation deviennent nécessaires. Les règles du “vivre ensemble” doivent alors être établies pour éviter l’anarchie. Ce phénomène se manifeste dans l’exemple du Rojava. Où au-delà d’un certain seuil, l’introduction de structures et de principes de gouvernance devient inévitable. À ce stade, la gestion des conflits et le maintien de l’ordre doivent s’appuyer sur des institutions. Telles que la police et les juges, pour garantir la stabilité.

L’argument central ici est que, pour qu’une société soit stable. Elle doit disposer d’institutions qui, tout en étant flexibles, peuvent mettre en place des règles justes. Et fondées sur des principes universels, comme ceux de la non-agression et de l’amour. Sans ces principes de régulation et d’équité, la société s’expose à des conflits qui peuvent dégénérer. Comme cela a été observé dans certaines régions du monde.

La violence légitime et la justice : la nécessité d’institutions pour garantir l’ordre

Dans les sociétés modernes, la question de la violence et de la justice est primordiale. La violence, lorsqu’elle est exercée par des individus sans cadre légal, peut mener à des cycles de vengeance interminables. C’est ce qu’on appelle la “mauvaise violence”. Celle où chacun prend la loi entre ses mains pour se venger d’un tort. Cette dynamique a été particulièrement visible au Moyen-Orient depuis 1948. Où les conflits alimentés par des vengeances successives n’ont fait qu’aggraver les souffrances.

Pour éviter cela, il est essentiel de différencier la violence légitime de la violence illégitime. La violence légitime est celle exercée par les institutions, telles que la police ou les juges, pour maintenir l’ordre public. Ces institutions doivent être en mesure de faire respecter les règles et de garantir la justice. Afin que les citoyens puissent se sentir protégés contre les injustices. Sans elles, une société court le risque de sombrer dans le chaos et l’insécurité. Cette idée se reflète dans la nécessité de maintenir des structures de gouvernance adaptées à la taille de la société. En particulier quand celle-ci dépasse un certain seuil.

L’institutionnalisation de la violence légitime permet également d’éviter les dérives de la vengeance personnelle, source de conflits interminables. Les sociétés humaines ont besoin d’un système de justice impartiale. Afin de gérer les injustices de manière équitable et éviter que les individus ne prennent la justice en main. Ce qui pourrait provoquer un cycle sans fin de violence.

La décroissance : imaginer un récit collectif pour un avenir désirable

La décroissance, ou l’idée de ralentir la croissance économique et de revenir à des modes de vie plus sobres, n’a pas toujours un imaginaire positif. Loin d’inspirer l’enthousiasme, elle est souvent perçue comme une régression ou une perte de confort. Cependant, il est possible de créer un récit collectif qui donne envie d’un avenir. Où les valeurs de solidarité et de simplicité dominent. Ce récit doit se construire autour de l’idée que “moins de bien, c’est plus de liens”. L’idée n’est pas de prôner un retour à un mode de vie misérable. Mais d’encourager des pratiques de consommation plus responsables et plus équilibrées, pour un monde plus équitable.

L’exemple historique de la Grande-Bretagne après la Seconde Guerre mondiale peut servir de modèle. Après la guerre, la Grande-Bretagne a mis en œuvre des programmes de rationnement pour gérer les ressources limitées du pays. Bien que ce rationnement ait été imposé par les circonstances, il a permis de renforcer la solidarité entre les citoyens. La mise en place de ce système a permis à chacun de recevoir sa part de ressources essentielles. Tout en évitant des inégalités criantes entre les riches et les pauvres.

Ainsi, la décroissance pourrait être imaginée non comme un sacrifice. Mais comme un moyen de mieux partager les ressources et d’assurer à tous un accès équitable aux besoins fondamentaux. Un tel système nécessiterait de repenser le modèle économique actuel et de mettre en place des politiques publiques qui garantissent à chacun un revenu de base. Mais aussi un accès direct et égalitaire aux ressources essentielles. Cela pourrait inclure un rationnement “juste” où chaque individu aurait droit à une certaine quantité de biens matériels essentiels (nourriture, carburant, énergie, etc.). Assurant une solidarité réelle entre les membres de la société.

Le revenu de base et le rationnement : une solution pour la solidarité

Un des enjeux majeurs dans la réflexion sur la décroissance et la justice sociale est celui du revenu de base. Cependant, la forme que prend ce revenu de base peut poser problème. Un revenu de base en espèces, comme celui proposé par certains politiques, pourrait profiter davantage aux plus riches, qui continueraient de consommer sans restriction, tandis que les plus pauvres en bénéficieraient moins. Une alternative à cela serait un revenu de base en nature, qui permettrait de garantir à chaque individu l’accès à des biens essentiels dans des quantités pré-définies.

Ce modèle de rationnement en nature propose un système dans lequel les individus bénéficient de quotas de biens essentiels : de l’essence, de la nourriture, de l’eau, etc. Cela pourrait se faire à l’échelle nationale, mais aussi à un niveau plus local. L’idée ici est de garantir une forme de justice sociale, où chaque personne a droit à un minimum vital, peu importe sa situation économique. Cette solution vise à offrir une protection sociale totale, dans laquelle l’État assure un accès aux ressources nécessaires pour vivre dignement.

Ce système de rationnement, loin de signifier une limitation arbitraire de la liberté individuelle, serait en réalité une mesure de solidarité. Il viserait à réduire les inégalités actuelles, où les pauvres sont laissés de côté tandis que les riches ont accès à une consommation sans restriction. Le rationnement juste consiste donc à répartir équitablement les ressources essentielles pour que chacun puisse vivre, tout en évitant les injustices du système actuel.

Une gouvernance locale renforcée : la clé de la transition vers la décroissance

Dans une société qui se dirige vers une décroissance, il devient crucial de réévaluer le rôle des gouvernements locaux et de renforcer leur capacité à répondre aux besoins des citoyens. L’idée est de décentraliser les décisions et de remettre les pouvoirs entre les mains des communautés locales. Cela permettrait d’adapter les politiques aux réalités spécifiques des différentes régions, tout en créant des liens plus forts entre les citoyens et leurs institutions. Une gouvernance locale renforcée pourrait offrir des solutions adaptées aux défis environnementaux et sociaux locaux, sans imposer des normes centralisées qui ne répondent pas toujours aux besoins des populations.

Les communautés locales pourraient ainsi jouer un rôle crucial dans la gestion des ressources naturelles, en assurant une répartition équitable de ces ressources et en promouvant une consommation plus responsable. La proximité des décideurs avec la population permettrait également une plus grande réactivité face aux crises et une meilleure gestion des systèmes de soutien, comme les systèmes de rationnement ou de revenu de base. Une telle organisation renforcerait également la solidarité et l’engagement citoyen, en favorisant des échanges directs et des initiatives locales en matière de production alimentaire, d’énergie renouvelable ou de mobilité durable.

La transition énergétique : repenser notre rapport à l’énergie pour un futur durable

Un autre élément clé de la décroissance et de la réorganisation de nos sociétés concerne la transition énergétique. Le modèle actuel basé sur la consommation massive d’énergies fossiles est non seulement insoutenable à long terme, mais il est également à l’origine de nombreuses inégalités et injustices sociales. Une véritable transition énergétique suppose de repenser complètement notre rapport à l’énergie, en mettant l’accent sur les énergies renouvelables et la sobriété énergétique. Cela passe par un investissement massif dans des technologies propres, mais aussi par un changement profond dans nos comportements quotidiens, en réduisant notre dépendance aux énergies polluantes.

Cette transition doit être accompagnée d’une redistribution des ressources, afin que chacun puisse avoir accès à une énergie propre et bon marché. Les inégalités d’accès à l’énergie sont une réalité flagrante dans de nombreuses régions du monde, et il est crucial de créer des systèmes qui permettent à tous de bénéficier des progrès technologiques tout en respectant l’environnement. La transition énergétique représente ainsi un défi majeur, mais elle est aussi l’occasion de repenser nos sociétés et de les orienter vers un futur plus équitable et durable, fondé sur la solidarité et la justice sociale.

Un avenir possible basé sur la solidarité et l’amour du beau

En somme, les réflexions sur l’organisation sociale, la décroissance et la justice mettent en lumière la nécessité de repenser nos modes de vie. Face aux défis écologiques et sociaux, il devient urgent de trouver des solutions qui favorisent la solidarité et l’équité, tout en conservant une certaine forme de beauté et de poésie dans nos vies. Le changement est possible, mais il doit passer par un récit collectif qui mette en avant les valeurs de simplicité, de lien humain et de respect des ressources naturelles.

Un monde où la solidarité prime, où les institutions garantissent la justice et où chacun peut trouver sa place, sans crainte d’être laissé de côté, pourrait offrir une vision plus désirable de l’avenir. Un avenir qui, loin d’être sombre et décourageant, pourrait être porteur de sens et d’humanité.

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20 ans ! Happy birthday l’ERAFP

ERAFP

Créé en janvier 2005, l’Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (ERAFP) célèbre ses 20 ans de fonctionnement. Ce fonds de pension public, dédié aux fonctionnaires, se distingue par une gestion responsable et une stratégie d’investissement orientée vers la durabilité. À travers ses performances solides et son engagement éthique, l’ERAFP s’impose comme un acteur majeur dans le paysage des retraites et de l’investissement institutionnel.

Une mission essentielle au cœur du service public pour l’ERAFP

L’ERAFP a été conçu pour verser un complément de retraite aux fonctionnaires de l’État, des collectivités locales et des hôpitaux. Cette mission repose sur un principe fondamental : garantir des prestations équitables entre les générations.

Le conseil d’administration de l’ERAFP joue un rôle clé en assurant un équilibre entre les prestations actuelles et futures. Chaque année, il détermine les ajustements nécessaires, comme l’augmentation du prix d’achat et la revalorisation des points de retraite, pour préserver la pérennité financière du régime. Cette approche garantit que les décisions prises aujourd’hui ne se feront pas au détriment des bénéficiaires de demain, illustrant un profond respect des valeurs du service public.

Une gestion responsable et durable

Contrairement à la recherche exclusive du rendement immédiat, l’ERAFP évalue ses investissements à l’aune de critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ce choix s’inscrit dans une vision à long terme, consciente des impacts financiers et sociétaux d’une gestion non durable.

L’ERAFP exclut de son univers d’investissement les secteurs interdits par la législation française ou les conventions internationales ratifiées par la France. Au-delà de ces exclusions, il privilégie les entreprises et acteurs économiques engagés dans la transition écologique et sociale. Cet engagement en faveur d’une économie soutenable reflète la volonté de l’établissement de contribuer activement aux défis globaux, tels que le réchauffement climatique.

Des résultats exemplaires après 20 ans pour l’ERAFP

Vingt ans après sa création, l’ERAFP affiche des performances remarquables. Avec un taux de rendement interne annualisé de 4,4 %, il surpasse largement les attentes tout en maintenant un taux de couverture des engagements à 127,8 %.

En 2025, la valeur de service des points de retraite sera revalorisée de 4 %, soit 2 points au-dessus de l’inflation, après des augmentations successives de 6,8 % en 2024 et 5,7 % en 2023. Ces revalorisations, intégralement couvertes par les actifs accumulés, témoignent de la solidité financière de l’établissement et de sa capacité à garantir des prestations à long terme.

Un engagement pour une finance responsable

Depuis ses débuts, l’ERAFP s’est distingué par une politique d’investissement socialement responsable (ISR). Celle-ci repose sur des principes rigoureux, matérialisés par une charte ISR applicable à l’ensemble de ses investissements.

L’établissement a également développé une politique climatique ambitieuse, complétée par des initiatives ciblant les énergies fossiles. En parallèle, il joue un rôle actif sur la scène internationale en collaborant avec ses pairs dans le cadre d’initiatives collectives visant à promouvoir des pratiques financières durables.

Cet engagement constant a permis à l’ERAFP d’être reconnu comme un précurseur dans la finance responsable, incarnant les valeurs du service public dans le domaine de l’investissement.

Une institution tournée vers l’avenir

En 2025, l’ERAFP célèbre son anniversaire avec la même ambition qu’il portait à sa création : construire un régime de retraite performant, équitable et durable. Les perspectives de développement, notamment en matière de finance responsable, ouvrent la voie à de nouvelles avancées pour les 20 prochaines années.

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LBP AM European Private Markets

LBP AM European Private Markets

La Banque Postale Asset Management (LBP AM) franchit une étape majeure dans son développement avec le lancement de LBP AM European Private Markets, une marque entièrement dédiée à sa plateforme d’actifs privés européens. En renforçant son positionnement stratégique, cette initiative illustre l’ambition de LBP AM d’accélérer sa croissance sur ce segment clé, tout en proposant des solutions innovantes et accessibles à ses clients.

Une ambition affirmée pour les actifs privés européens

LBP AM, filiale de La Banque Postale, met en avant une vision claire : devenir un acteur incontournable des actifs privés européens. Avec la création de LBP AM European Private Markets, la société se dote d’une identité visuelle distinctive et d’une stratégie dédiée à la consolidation de sa position sur ce marché en pleine expansion.

Depuis son lancement en 2012, la plateforme d’actifs privés de LBP AM a connu une croissance continue. À ce jour, elle a levé 9,4 milliards d’euros et investi 8,4 milliards dans plus de 300 transactions, selon les données de novembre 2024. Cette performance repose sur une expertise diversifiée et l’engagement d’une équipe composée de 45 spécialistes, dont 20 se consacrent exclusivement à l’investissement.

Avec des activités couvrant plusieurs classes d’actifs – infrastructure, dette corporate, dette immobilière et solutions en capital – LBP AM European Private Markets ambitionne de répondre aux besoins d’une clientèle variée, qu’il s’agisse d’investisseurs institutionnels ou de clients particuliers.

Un leadership renforcé pour piloter la croissance

La nomination récente de Peter Arnold au poste de directeur de la plateforme constitue un levier stratégique pour LBP AM. Fort de son expérience dans le développement d’activités de non coté en Europe, il est chargé de piloter la croissance et de renforcer la présence de LBP AM European Private Markets.

Sous sa direction, l’équipe met en avant quatre pôles d’expertise :

  • Dette infrastructure : dirigée par Bérénice Arbona, ce pôle se concentre sur les financements liés aux infrastructures stratégiques, notamment dans les secteurs de l’énergie et des transports.
  • Dette corporate : Isabelle Luy-Landès supervise ce domaine, qui couvre les financements d’entreprises pour des projets innovants ou de restructuration.
  • Dette immobilière : sous la direction de Christophe Murciani, ce pôle cible des opportunités dans l’immobilier résidentiel, commercial et logistique.
  • Capital solutions : récemment créé et piloté par Irène d’Orgeval, ce pôle s’intéresse à des solutions innovantes pour répondre aux besoins de financement complexes.

En parallèle, Pierre Bonnet, nommé COO de LBP AM European Private Markets, apporte son expertise opérationnelle pour garantir une gestion fluide et efficace de l’ensemble des activités.

Vers une démocratisation des actifs privés

LBP AM ne se limite pas à la gestion institutionnelle. Avec LBP AM European Private Markets, la société souhaite élargir l’accès aux actifs privés aux particuliers via La Banque Postale. L’objectif est de démocratiser des solutions d’investissement souvent perçues comme réservées à une élite, en proposant des fonds axés sur le financement de l’économie réelle et de la transition écologique.

Cet engagement reflète l’ambition de LBP AM de contribuer activement aux grands défis sociétaux et environnementaux. À travers des fonds dédiés, l’entreprise entend soutenir des projets alignés sur les objectifs climatiques et sociaux, tout en offrant des rendements attractifs à ses clients.

Un acteur de référence dans la finance durable

LBP AM s’inscrit pleinement dans une démarche de finance durable, en cohérence avec les valeurs de sa maison mère, La Banque Postale. Détenue à 75 % par cette dernière et à 25 % par Aegon Asset Management, LBP AM se positionne comme un acteur multi-spécialiste de la gestion d’actifs et de la finance responsable.

Au 30 septembre 2024, les encours consolidés de LBP AM atteignaient 72 milliards d’euros, un chiffre témoignant de la confiance des investisseurs dans son modèle. LBP AM European Private Markets représente une extension naturelle de cette expertise, en intégrant des solutions non cotées à une offre déjà diversifiée.

Avec le lancement de LBP AM European Private Markets, LBP AM confirme son rôle de leader dans la gestion d’actifs privés européens. En combinant innovation, expertise et engagement sociétal, l’entreprise répond aux besoins d’une clientèle exigeante tout en participant activement à la transition vers une économie plus durable.

« Nous sommes convaincus que les actifs privés jouent un rôle clé dans le financement de l’avenir. Avec LBP AM European Private Markets, nous nous engageons à offrir des solutions d’investissement qui allient performance et impact positif », souligne Peter Arnold.

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BlackRock is OUT

BlackRock

Le retrait de BlackRock, leader mondial de la gestion d’actifs, de l’initiative Net Zero Asset Managers (NZAM) marque un revers majeur dans la lutte contre le changement climatique. Ce départ s’inscrit dans une série de désengagements similaires de grandes institutions financières, mettant en lumière les tensions entre les impératifs climatiques et les intérêts économiques à court terme. Ces décisions interrogent sur l’avenir de la finance verte, qui semblait pourtant gagner en importance depuis la COP26 de Glasgow.

« Les décisions d’aujourd’hui façonneront le monde de demain », rappelle Bruno Boggiani, expert en finance verte, soulignant les enjeux cruciaux de ces choix pour notre avenir collectif.

BlackRock et son initiative fragilisée par des pressions politiques et économiques

Lancée en 2020, la Net Zero Asset Managers Initiative (NZAM) réunissait des gestionnaires d’actifs engagés à aligner leurs portefeuilles sur un objectif de zéro émission nette d’ici 2050. Ce cadre avait pour ambition de mobiliser la finance en faveur des efforts mondiaux contre le réchauffement climatique, tout en offrant de la valeur aux investisseurs.

Cependant, BlackRock, après avoir subi une perte de 600 millions de dollars dans le capital-investissement et face à des pressions croissantes des politiques conservatrices aux États-Unis, a choisi de se retirer. Ce choix fait écho à ceux d’autres poids lourds financiers comme Vanguard, Goldman Sachs et JPMorgan Chase, qui ont également abandonné leurs engagements climatiques sous la pression d’intérêts à court terme.

Ces retraits massifs fragilisent l’ambition collective de la NZAM et questionnent la capacité des grandes institutions financières à se conformer à des objectifs climatiques ambitieux sans cadre réglementaire contraignant.

Les banques américaines et l’érosion des alliances climatiques

BlackRock n’est pas un cas isolé. La Glasgow Financial Alliance for Net Zero (Gfanz), une coalition mondiale créée après la COP26, regroupe plusieurs initiatives climatiques, dont la Net Zero Banking Alliance (NZBA). Cette dernière, dirigée par l’ONU, comptait parmi ses membres des banques majeures comme Citigroup, Bank of America et Morgan Stanley.

Pourtant, ces institutions ont progressivement quitté la NZBA, invoquant des restrictions supposées réduire leur capacité à générer des rendements compétitifs. Derrière ces justifications économiques, la pression exercée par des gouverneurs d’États républicains, menaçant de couper leurs fonds de pension publics des institutions financières “pro-climat”, a joué un rôle déterminant.

Cette dynamique démontre à quel point les considérations politiques et économiques peuvent prévaloir sur les engagements climatiques, même lorsqu’ils visent à répondre à des crises environnementales et sociales d’une ampleur sans précédent.

Les épargnants face à un dilemme moral et économique

Le cœur du problème réside dans les attentes des épargnants eux-mêmes. Bien que sensibilisés aux catastrophes climatiques – feux de forêt à Los Angeles, inondations à Valence – ces derniers privilégient souvent des rendements financiers élevés à court terme. Les gestionnaires d’actifs, sous la pression d’intermédiaires tels que les assureurs et les fonds de pension, réduisent alors leur engagement envers des portefeuilles respectueux du climat.

Aux États-Unis, où les fonds de pension publics sont particulièrement influents, cette dynamique est exacerbée par l’absence de réglementation contraignante en matière de finance verte. Contrairement à l’Europe, où des cadres réglementaires progressifs favorisent les investissements durables, le laissez-faire américain continue de limiter l’impact global des initiatives climatiques.

La régulation : clé de l’avenir de la finance verte

Historiquement, ce qui oriente véritablement la finance est la régulation. Aux États-Unis, l’absence de lois contraignantes permet aux institutions financières de se désengager des initiatives climatiques sans conséquences immédiates. En revanche, l’Europe offre un contre-exemple encourageant, avec des réglementations croissantes visant à intégrer les enjeux environnementaux dans l’économie et les marchés financiers.

Ces réglementations renforcent la finance verte à travers des investissements publics, des plans cohérents, et des normes strictes. Si les décisions individuelles comme celles de BlackRock sont regrettables, elles ne changent pas fondamentalement la dynamique en Europe, où l’engagement climatique reste une priorité stratégique.

BlackRock et une vision collective pour un avenir durable

Le départ de BlackRock illustre les tensions entre des visions à court et long termes dans la gestion des défis climatiques. Cependant, ces désengagements rappellent également l’importance de renforcer la coopération internationale et la régulation pour transformer la finance en un levier durable.

Judicael Tossou, PDG de UFP, conclut :
« En combinant une vision globale comme celle de la stratégie Net Zero avec des actions locales concrètes, nous pouvons redéfinir les standards de la finance pour qu’ils deviennent une norme, et non une exception. »

Malgré les revers, la finance verte repose sur une dynamique plus large que les décisions individuelles. Si des cadres réglementaires cohérents et des actions collectives sont maintenus, la lutte pour une finance durable peut encore prospérer.

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Côte d’Ivoire : un financement européen

Côte d’Ivoire

Côte d’ivoire : dans une démarche ambitieuse pour soutenir son développement économique durable et renforcer sa résilience climatique, la Côte d’Ivoire a obtenu un prêt de 50 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement (BEI). Ce financement, garanti par l’Union européenne dans le cadre de la stratégie Global Gateway, marque une étape cruciale dans l’engagement du pays à promouvoir un commerce respectueux de l’environnement et des investissements durables, tout en renforçant son rôle au sein de l’Agence pour le développement du commerce et des investissements en Afrique (ATIDI).

Un partenariat stratégique pour la durabilité économique et climatique

La Côte d’Ivoire, membre de l’ATIDI depuis 2019, consolide sa position grâce à cette nouvelle injection de capital, qui vise à renforcer les capacités d’assurance et de garantie de l’agence. L’ATIDI, acteur clé dans la gestion des risques liés au commerce et à l’investissement en Afrique, joue un rôle déterminant pour sécuriser des projets alignés sur les objectifs climatiques et de développement durable.

Le prêt de la BEI soutient deux initiatives majeures de Team Europe en Côte d’Ivoire :

  • La transition bas-carbone : Cette initiative encourage les investissements respectueux du climat, en phase avec le Plan national de développement 2021-2025 du pays. Elle s’inscrit dans une vision globale pour répondre aux défis du réchauffement climatique tout en stimulant une croissance verte.
  • Une production durable de cacao : Secteur vital pour l’économie ivoirienne, la production de cacao bénéficie d’un soutien renforcé pour adopter des pratiques durables, améliorant ainsi sa résilience face aux pressions environnementales et sociales.

Ces actions illustrent une synergie entre la Côte d’Ivoire et ses partenaires européens, avec pour ambition d’atteindre un équilibre entre croissance économique, préservation de l’environnement et bien-être des communautés locales.

La BEI et l’ATIDI : catalyseurs de transformation régionale


La collaboration entre la BEI et l’ATIDI est un exemple de partenariat réussi pour soutenir les économies africaines. Depuis sa création en 2001, l’ATIDI a facilité plus de 85 milliards de dollars d’investissements et de commerce transfrontalier sur le continent. Avec ce nouvel engagement, la Côte d’Ivoire pourra débloquer jusqu’à 550 millions d’euros supplémentaires en solutions d’assurance et de garantie, bénéficiant non seulement à son économie, mais également à l’ensemble de la région ouest-africaine.

Le vice-président de la BEI, Ambroise Fayolle, souligne :
« En tant que banque du climat, la BEI est fière de financer l’ATIDI, qui soutient des actions concrètes pour la transition bas-carbone et la durabilité des chaînes de valeur en Côte d’Ivoire. »

Un signal fort pour les investisseurs internationaux


Le prêt de 50 millions d’euros témoigne de la volonté de l’Union européenne de mobiliser des fonds publics et privés en faveur de projets innovants et respectueux de l’environnement. La stratégie Global Gateway, qui vise à investir 300 milliards d’euros d’ici 2027, s’illustre ici par des actions concrètes en Afrique.

Bruno Boggiani, expert en gestion des risques et finance verte chez Strateggyz, déclare :
« Cette initiative illustre parfaitement l’importance de collaborations stratégiques pour soutenir la transition bas-carbone et promouvoir des chaînes de valeur durables, comme celle du cacao en Côte d’Ivoire. Le prêt de la BEI est un signal fort pour les investisseurs internationaux et un catalyseur pour l’économie verte africaine. »

Une vision globale pour des actions locales impactantes
Le partenariat entre la Côte d’Ivoire, l’Union européenne et l’ATIDI constitue un modèle de coopération internationale. Il s’agit d’une réponse holistique aux enjeux climatiques et économiques, où chaque acteur joue un rôle clé pour atteindre des objectifs communs.

Judicael Tossou, PDG de UFP, ajoute :
« En combinant une vision globale comme celle de la stratégie Global Gateway avec des actions locales concrètes, cette opération ouvre la voie à un avenir où le commerce durable et l’investissement à faible empreinte carbone ne sont plus une exception, mais la norme. Un modèle à suivre pour d’autres régions. »

Perspectives et engagements futurs

Cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de développement durable en Côte d’Ivoire. En novembre dernier, un autre prêt de 150 millions d’euros a été accordé pour lutter contre la déforestation. Ces initiatives démontrent l’engagement du pays à conjuguer croissance économique et préservation environnementale, tout en consolidant son rôle de leader en matière de durabilité en Afrique.

Avec cette alliance stratégique, la Côte d’Ivoire et ses partenaires européens montrent que l’investissement durable est non seulement possible, mais nécessaire pour bâtir un avenir prospère, résilient et inclusif.

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Dialogue avec Amandine Duquesne sur les défis et opportunités de la conformité ESG

Amandine Duquesne

Paris, le 09 janvier 2024, Dans un échange captivant, Bruno Boggiani s’est entretenu avec Amandine Duquesne, Associée RSE et finance durable chez RSM, pour discuter des enjeux majeurs de la conformité ESG. Ensemble, ils ont abordé des questions cruciales : les étapes clés pour se mettre en conformité, la complexité de la collecte de données ESG, les coûts et bénéfices liés à cette mise en conformité, ainsi que les attentes des auditeurs et de la Haute Autorité de l’Audit (H2A) dès la première année. Un regard éclairant sur la manière dont les entreprises peuvent naviguer dans cet environnement en mutation tout en adoptant une vision durable et responsable.

  • Quelles sont les principales étapes pour se mettre en conformité ?
  • Matérialité financière, collecte des données ESG, … En quoi est-ce complexe ?
  • Mise en conformité, audit, ressources humaines : les coûts sont-ils démesurés ? Pour quels bénéfices ?
  • Les entreprises sont-elles conscientes du travail à fournir ?
  • Quels éléments du reporting de durabilité seront vérifiés dès la 1 ère année et les suivantes ?
  • Auditeurs & Haute Autorité de l’Audit (H2A) : feront-ils preuve de tolérance ? Seront-ils plus flexibles sur certains critères ?

Interview Green Finance
Amandine Duquesne, Associée RSE et finance durable chez RSM, 6ème réseau mondial d’audit, d’expertise comptable et de conseil

Quelles sont les principales étapes pour se mettre en conformité ?

Avant tout, il convient de rappeler que la directive Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) est l’un des pans de la mise en œuvre opérationnelle du Green deal européen, visant à faire de l’Europe non seulement un continent neutre en carbone mais aussi à réorienter les investissements vers une économie bas carbone. Cette directive oblige les entreprises à communiquer des informations détaillées sur leur impact environnemental, social et de gouvernance (ESG). Son objectif est d’améliorer la transparence, la fiabilité et la comparabilité des informations extra-financières. Transposée en droit français par l’ordonnance du 06 décembre 2023 et son décret d’application du 30 décembre 2023, elle est entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2024. Depuis, elle alimente de nombreuses questions et préoccupations dans les entreprises, fort des transformations opérationnelles qu’elle engendre.

La première étape de mise en conformité consiste à prendre connaissance de la directive CSRD pour la décrypter et en comprendre sa portée. C’est le moyen de vérifier l’éligibilité de l’entreprise, au regard des seuils fixés et du calendrier de déploiement, progressif à partir de 2024.
Sa mise en œuvre démarre par un exercice structurant, pierre angulaire du dispositif : l’analyse de double matérialité. Cette analyse, stratégique, consiste à croiser 2 matérialités :

  • La matérialité financière, qui consiste à évaluer les risques et opportunités de facteurs externes sur les opérations propres de l’entreprise (comme les aléas liés au changement climatique par exemple), sur sa performance financière,
  • Avec la matérialité d’impact, pour laquelle il s’agit d’analyser l’impact de ses activités sur l’environnement et la société (émissions de CO2 entraînant des conséquences sur le changement climatique, affectant ainsi les communautés et les écosystèmes).

Cette analyse de double matérialité implique de tenir compte de plusieurs paramètres :

  • La typologie des activités, des secteurs, des implantations de l’entreprise ;
  • L’analyse doit porter sur toute la chaîne de valeur de l’entreprise, et pas uniquement son périmètre consolidé ;
  • Elle doit impliquer les parties prenantes préalablement identifiées ; sur ce critère, la directive n’apporte pas de détails quant à la manière de les impliquer (questionnaires, entretiens, ateliers, etc.), ni à quel stade de l’analyse elles doivent être impliquées (qualification des IRO, cotation, validation des résultats, etc.). Cependant, une bonne pratique consiste à les consulter dans la phase d’analyse, de préférence sous forme d’ateliers compte-tenu de la complexité des sujets, et de leur présenter les résultats ;
  • Elle doit tenir compte de la probabilité d’occurrence des impacts, risques, et opportunités, de la sévérité des impacts et de la magnitude potentielle des effets financiers, et des seuils de matérialité ; tous ces paramètres doivent être définis en amont du processus, et justifiés.

Les résultats de cette analyse de double matérialité peuvent être transposés dans une matrice de double matérialité. Cette double matérialité est stratégique car elle met au cœur de l’analyse le business de l’entreprise : les sujets qui en ressortent matériels vont inéluctablement impacter la stratégie de développement de l’entreprise, la stratégie de durabilité ne pourra plus être décorrélée des orientations business.

L’étape suivante consiste à réaliser une analyse des écarts ou « gap analysis » : elle vise à faire une analyse comparée entre les données et informations extra-financières disponibles et les exigences de la CSRD sur les points de données matériels. En clair, il s’agit de faire un diagnostic de l’existant des indicateurs, KPI, politiques et processus existants sur les sujets ESG de l’entreprise, au regard des exigences de publication de la CSRD. Sur les écarts identifiés, l’entreprise doit mettre en place un plan d’action pour se mettre en conformité avec les exigences de la directive. Elle va également devoir bâtir un processus optimal de collecte de ces données, en organisant au mieux les données à collecter pour faciliter les conditions de la mise en conformité.

S’en suit l’étape de la rédaction du rapport de durabilité : états de durabilité, modèle d’affaires, chaîne de valeur, rôle et implication de la gouvernance dans la stratégie de durabilité, etc. Ce document est non seulement l’aboutissement du processus amorcé depuis l’analyse de double matérialité, mais aussi et surtout la traduction concrète de la transparence de l’entreprise sur ses informations en matière de durabilité publiées. Il matérialise la capacité de l’entreprise à répondre aux exigences de la CSRD. Faisant partie intégrante du rapport de gestion intégrée, il apparaît aussi comme un outil de communication visant valoriser les engagements ESG de l’entreprise vis-à-vis de ses parties prenantes.

La dernière étape consiste à faire vérifier et certifier le rapport de durabilité. Cela passe par la désignation d’un vérificateur externe qui peut être soit un commissaire aux comptes, soit un Organisme Tiers Indépendant (OTI), tous deux habilités à certifier les informations en matière de durabilité par la Haute Autorité de l’Audit (H2A). Cette désignation doit intervenir lors de l’assemblée générale des actionnaires. Des sanctions ont été définies par le régulateur français en cas de non-publication, de non-audit ou d’entrave à l’audit.

Matérialité financière, collecte des données ESG… En quoi est-ce complexe ?

La notion de matérialité n’est pas forcément quelque chose de nouveau pour la plupart des entreprises. En effet, ce terme provient du secteur financier et désigne l’importance relative d’une information comptable ou financière, c’est-à-dire sa capacité à influencer les décisions des utilisateurs des informations financières. Ce qui est nouveau, c’est le terme de matérialité financière. Cette dernière, introduite dans le cadre des exigences de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), constitue une avancée majeure dans l’évaluation des risques des entreprises mais également un défi complexe pour celles-ci.

Ce nouveau concept implique en effet l’évaluation des risques et opportunités liés au changement climatique, susceptibles d’avoir un impact significatif sur la performance financière d’une organisation dans un sens positif, comme dans un sens négatif. Contrairement à une simple analyse comptable, la matérialité financière élargit le champ de réflexion sur un plan thématique, car elle intègre les dimensions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), mais aussi sur un plan périmétrique, car elle demande aux organisations de ne pas réfléchir uniquement sur leur périmètre financier consolidé mais bien sur toute leur chaîne de valeur.

La difficulté est accrue par la nécessité de maîtriser la double matérialité, qui englobe non seulement l’importance des risques et des opportunités sur la performance financière, mais aussi celle des impacts positifs et négatifs de l’entreprise sur la société et l’environnement au sens large. Cette approche impose à l’entreprise de mobiliser des parties prenantes sur toute sa chaîne de valeur, d’utiliser des méthodologies sophistiquées pour identifier, hiérarchiser et traiter ces enjeux, le tout en alignant ces analyses sur des exigences réglementaires strictes. C’est donc un tout nouveau travail d’analyse et de remise en question que les entreprises soumises à l’analyse de double matérialité doivent faire.

Par ailleurs, la collecte des données ESG constitue un véritable défi opérationnel. En cela, une distinction doit être opérée entre deux catégories d’entreprises : celles qui étaient déjà soumises à la Déclaration de performance extra-financière (DPEF) et celles qui découvrent l’exercice de reporting de durabilité.

Les entreprises déjà familières avec la DPEF doivent désormais se conformer aux nouvelles exigences des normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards). Ces dernières imposent une transparence accrue et une granularité plus fine des données collectées sur un nombre de points de données déterminé à l’avance (plus de 1000) et bien plus élevé que dans une DPEF. Cette catégorie d’entreprises pourra donc capitaliser sur l’expérience de collecte de données existante pour l’optimiser et l’élever au niveau des exigences nouvelles.

Pour les entreprises qui découvrent ces obligations, le défi est encore plus complexe : il ne s’agit pas seulement de rassembler des données fiables sur des sujets variés tels que les émissions de GES, la gestion des ressources naturelles ou les impacts sociaux, mais surtout de garantir la traçabilité et la vérifiabilité de ces informations. Ces données doivent être alignées sur les attentes des parties prenantes et sur les critères méthodologiques des ESRS. Ce processus nécessite souvent des investissements importants en termes de formation des équipes et d’adaptation des systèmes d’information existants.

Enfin, la complexité de la matérialité financière et de la collecte des données ESG réside également dans le caractère systémique de ces nouvelles obligations. Les entreprises doivent se familiariser rapidement avec des concepts réglementaires nouveaux, tout en mobilisant des compétences multidisciplinaires. La collaboration entre différents départements, tels que la finance, l’environnement, les ressources humaines et le juridique, devient essentielle pour répondre à ces exigences. En parallèle, les systèmes d’information doivent souvent être implémentés, adaptés ou repensés pour garantir une collecte et une gestion des données répondant aux critères de qualité et de fiabilité requis. Enfin, ce processus nécessite une documentation rigoureuse et un travail de justification pour chaque décision prise, notamment en prévision des audits externes obligatoires.

Mise en conformité, audit, ressources humaines : les coûts sont-ils démesurés ? Pour quels bénéfices ?

Comme nous l’avons déjà évoqué, la mise en conformité avec la CSRD et les normes ESRS engendre une nouvelle manière de rendre compte de sa performance extra-financière et donc indéniablement des coûts supplémentaires pour les entreprises. Ces coûts peuvent être significatifs et se répartissent en plusieurs axes.

Sur le plan opérationnel, il s’agit d’investissements dans la mise en place, l’adaptation ou le renouvellement des systèmes d’information et de collecte des données ESG pour s’assurer de leur fiabilité, traçabilité et leur alignement avec les exigences réglementaires. Par ailleurs, certaines entreprises devront recruter ou former des experts en durabilité capables de piloter ces projets complexes de mise en conformité, tout en intégrant les équipes existantes dans cette transformation culturelle et organisationnelle. Ici, le niveau d’acculturation des ressources humaines à cette nouvelle donne jouera un rôle clé.

L’audit de ces informations constitue un autre poste de dépense conséquent. Il implique non seulement la nomination d’un ou deux auditeurs externes pour certifier la conformité, la sincérité, la fiabilité et la cohérence des données rapportées, mais aussi un renforcement des équipes internes dédiées à la gestion de la conformité.

Concrètement, selon l’analyse d’impact de la CSRD réalisée par la Commission européenne en avril 2021, qui s’appuie sur les montants estimés des informations collectées dans le cadre de la directive NFRD, le coût de mise en œuvre de la directive pour les organisations a été estimé à 4,6 milliards € pour toutes les entreprises européennes, dont environ 80 % de coûts récurrents annuels. Au niveau des entreprises, une étude commanditée par l’EFRAG estime une fourchette entre 40 000 € et 320 000 € pour la préparation du rapport de durabilité auxquels se rajoutent les coûts moyens annuels d’audit qui pourraient osciller entre 67 000 € et 540 000 €. Toutefois, l’étude précise que cette estimation est surévaluée car basée sur la première proposition de l’EFRAG, très détaillée.

Ces coûts, bien que parfois significatifs, doivent être replacés dans une perspective stratégique et être engagés en tant qu’investissement en vue d’un retour bénéfique futur : transformation du business modèle et des activités plus durables, alignement avec les attentes sociétales, transparence accrue. Cette mise en conformité favorise en outre une meilleure gestion des risques, qu’ils soient environnementaux, sociaux ou de gouvernance, et renforce la résilience des entreprises face aux crises climatiques à venir. Elle permet également de répondre aux exigences croissantes des investisseurs, pour qui la durabilité est devenue un critère clé de décision. Le retour sur investissement peut donc se traduire par un accès facilité aux financements, notamment auprès des fonds spécialisés dans les investissements responsables.

Enfin, sur le plan commercial, la transition écologique offre des opportunités significatives. Les entreprises qui intègrent ces principes dans leur modèle d’affaires peuvent non seulement améliorer leur réputation et leur image de marque, mais aussi accéder à de nouveaux marchés. En définitive, cette démarche incite les organisations à innover et à optimiser leurs processus internes, ce qui peut se traduire par des gains d’efficacité et des économies à moyen terme.

Les entreprises sont-elles conscientes du travail à fournir ?

La mesure du travail à fournir pour se conformer aux exigences de la CSRD varie considérablement selon le degré de maturité des entreprises en matière de reporting extra-financier. Si les entreprises matures s’engagent déjà activement dans cette transformation en cherchant à s’entourer de partenaires et d’experts compétents, les autres, moins préparées ou moins conscientes des enjeux, risquent d’être confrontées à des difficultés non négligeables.

Les organisations déjà habituées à la DPEF comprennent globalement les enjeux et l’ampleur des efforts à fournir. Cependant, ces entreprises ne doivent pas tomber dans le piège inverse de sous-estimer la complexité des nouvelles obligations. Contrairement à la DPEF, les normes ESRS introduisent des exigences nettement plus détaillées et techniques, notamment en termes de double matérialité, de granularité des données et de manière de publier ces informations. Les entreprises, conscientes de ces défis, sont souvent les premières à chercher un accompagnement spécialisé pour structurer leur démarche et garantir une mise en conformité efficace.

En revanche, la situation est différente pour les entreprises nouvellement soumises au reporting extra-financier avec la CSRD, en particulier celles dont la taille est comprise entre 250 et 500 employés. Pour ces organisations, la prise de conscience des efforts à fournir peut-être encore partielle, voire inexistante du fait qu’elles n’ont jamais été confrontées à de tels chantiers. Le passage à une logique de reporting durable implique non seulement un changement culturel mais également des ajustements significatifs sur les plans organisationnel et technique. Ces entreprises devront rapidement appréhender l’ampleur de la tâche, souvent avec des ressources internes limitées, ce qui peut rendre le processus encore plus complexe.

Cette disparité souligne l’importance d’un accompagnement adapté et d’une sensibilisation accrue pour l’ensemble des acteurs concernés. Le véritable défi réside dans la capacité de chaque organisation, quelle que soit sa maturité ou sa taille, à anticiper les exigences et à mobiliser les ressources nécessaires pour transformer cette contrainte réglementaire en une opportunité stratégique.

Quels éléments du reporting de durabilité seront vérifiés dès la 1ère année et les suivantes ?

Dès la première année de mise en œuvre de la CSRD, certaines informations clés du reporting de durabilité devront faire l’objet d’une vérification obligatoire par des auditeurs externes car elles assurent la cohérence globale du rapport. Les éléments vérifiés incluront en priorité les informations générales exigées par les normes transverses (ESRS 1 et 2). On parle ici, entre autres, de la description du modèle d’affaires, des stratégies adoptées en matière de durabilité, des processus d’identification des impacts,
risques et opportunités matériels, ainsi que les politiques et objectifs liés à ces enjeux.

Description du modèle d’affaires, des stratégies adoptées en matière de durabilité, des processus d’identification des impacts, risques et opportunités matériels, ainsi que les politiques et objectifs liés à ces enjeux. Un focus particulier sera mis sur le process d’analyse de double matérialité, qui constitue une des innovations majeures des normes comme évoqué précédemment. Les auditeurs devront évaluer comment les impacts, risques et opportunités (IRO) ont été identifiés et s’ils sont pertinents au regard de l’activité de l’entreprise, ils devront également vérifier dans quelle mesure l’entreprise a pris en compte l’ensemble de sa chaîne de valeur et de ses parties prenantes, et auditer également le processus d’évaluation, de hiérarchisation et de sélection des IRO matériels. Les entreprises devront démontrer que leur analyse a été réalisée selon une méthodologie rigoureuse, pertinente et documentée, incluant la consultation de parties prenantes et des données quantitatives ou qualitatives étayées. De plus, l’auditeur contrôlera la correcte description de cette méthodologie dans le rapport de gestion au regard de l’objectif consistant à permettre la compréhension de cette démarche. La conformité aux normes ESRS et aux exigences de la Taxonomie verte de l’Union européenne, qui représentent des attentes importantes pour les utilisateurs du rapport, sera également au cœur des vérifications. Les auditeurs devront s’assurer que les déclarations respectent les cadres méthodologiques imposés, notamment en matière de contribution substantielle, de respect du critère consistant à ne pas causer de préjudice important, des critères techniques définis et vérifier le calcul des ratios financiers associés. Enfin, certains indicateurs quantitatifs qui requièrent des méthodologies robustes, comme les bilans d’émissions de gaz à effet de serre, feront également partie des éléments regardés de près et cela dès la première année, afin de réorienter rapidement les entreprises si elles sont dans la mauvaise direction. Les plans d’action et trajectoires de décarbonation qui accompagnent ces indicateurs, notamment dans les domaines liés au climat, seront également soumis à une vérification, afin d’évaluer la cohérence entre les engagements pris et les résultats attendus. Au fil des années, cette vérification s’étendra progressivement à un périmètre plus large d’informations, notamment à mesure que des normes sectorielles spécifiques seront introduites et que les entreprises affineront leurs pratiques, ainsi qu’au balisage de l’information.

Auditeurs & Haute Autorité de l’Audit (H2A) : feront-ils preuve de tolérance ? Seront-ils plus flexibles sur certains critères ? Pour la conduite de leur mission, les vérificateurs doivent respecter la norme sur l’assurance limitée que la Commission Européenne a établi. Mais elle sera adoptée en 2026 sous forme d’acte délégué. Dans l’attente de cette norme, et compte tenu du fait que le gouvernement français n’envisageait pas d’adopter une norme nationale, la Haute Autorité de l’Audit (H2A) a publié des lignes directrices. Celles-ci décrivent les travaux attendus du vérificateur et la manière dont il s’exprimera dans ses conclusions. Le code de commerce, en ses articles L. 821-54 et L. 822-24, définit la mission de certification. Il en ressort que le vérificateur appelé à certifier les informations en matière de durabilité publiées par l’entité, émet, à l’issue de sa mission, un avis portant sur :

  • La conformité aux ESRS du processus mis en œuvre par l’entité pour déterminer les informations en matière de durabilité publiées et le respect de l’obligation de consultation du CSE. Le processus mentionné ci-avant intègre à minima que l’entité procède à une analyse de double matérialité nécessitant une revue des Impacts, Risques et Opportunités (IRO) liés aux enjeux de durabilité et lui permettant ainsi d’identifier ses enjeux matériels ;
  • La conformité des informations en matière de durabilité incluses dans le rapport de gestion avec les exigences de l’article L. 232-6-3 (ou L. 233-28-4 du code de commerce selon l’entité concernée), y compris avec les ESRS. Ces informations résultant du processus évoqué ci-dessus doivent répondre aux critères de pertinence, représentation fidèle, comparabilité, vérifiabilité et compréhensibilité ;
  • Le respect des exigences de publication des informations prévues par le référentiel Taxonomie. L’article 8 du règlement (UE) 2020/852 dispose que les entités publient dans leur rapport de durabilité, des informations sur « la manière et la mesure dans laquelle [leurs] activités sont associées à des activités économiques durables sur le plan environnemental au regard des six objectifs environnementaux retenus par la Commission européenne » ;

Utilisateur du rapport : les utilisateurs des informations en matière de durabilité, c’est à dire les principaux utilisateurs des informations financières à usage général (investisseurs existants et potentiels, prêteurs et autres créanciers, y compris les gestionnaires d’actifs, les établissements de crédit ou les entreprises d’assurance), ainsi que les autres utilisateurs des informations en matière de durabilité, à savoir les partenaires commerciaux de l’entité, les syndicats et les partenaires sociaux, les organisations de la société civile et les organisations non gouvernementales, les pouvoirs publics, les analystes et les chercheurs. H2A-CSRD-Lignes-directrices-Certification-durabilite-Octobre-2024.pdf#page18

  • La conformité avec l’exigence de balisage des informations en matière de durabilité, prévue à l’article 29 de la directive 2013/34/UE. Il n’existe pas à ce jour de texte qui précise le contenu et la présentation des informations à publier selon le format d’information électronique unique (xHTML), ni de méthodologie à suivre en vue de s’y conformer.

Concernant plus spécifiquement le contrôle de conformité des informations en matière de durabilité avec les exigences du code de commerce, y compris avec les ESRS, les vérifications portent sur les modalités d’établissement et de présentation des informations en matière de durabilité ainsi que sur des informations spécifiquement sélectionnées. Pour ce faire, le vérificateur met en œuvre les travaux prévus par les lignes directrices.

Compte tenu du volume des informations en matière de durabilité et du niveau d’assurance attendu (assurance limitée), le vérificateur ne vérifie spécifiquement que certaines de ces informations dans le but d’identifier l’existence, ou non, d’erreurs, omissions ou incohérences importantes, y compris en raison de fraudes ou de pratiques d’écoblanchiment, susceptibles d’influencer le jugement ou les décisions des utilisateurs des informations en matière de durabilité, ou des parties prenantes affectées.

L’identification et le volume d’informations vérifiées par l’auditeur dépend du niveau de risque déterminé dans les informations publiées, au regard de multiples facteurs internes ou externes (organisation interne, ratios bancaires liés aux enjeux de durabilité, rémunération variable de la direction, maturité du dispositif de contrôle interne, recours à des experts conseils…). Pour vérifier les informations sélectionnées, l’auditeur mettra en œuvre les techniques de contrôle appropriées aux informations, objet de ses vérifications. Ces techniques peuvent notamment être des procédures analytiques, des observations physiques, sur site ou non, des inspections sur site ou non, des demandes d’informations auprès des personnes, internes ou externes à l’entité, ou aux entités comprises dans le périmètre de consolidation ou de combinaison ou à sa chaîne de valeur ou encore le recours à des experts.

La H2A précise toutefois dans ses lignes directrices que « Bien que destinées à définir les grandes étapes de la démarche de vérification, les lignes directrices laissent volontairement place au jugement professionnel et à l’esprit critique des vérificateurs à qui il revient de conduire leur mission au vu des caractéristiques propres de chacune des entités contrôlées ». On comprend donc que de la flexibilité est laissée aux auditeurs dans le déroulement de leurs travaux et dans leur conclusion.


A propos de Amandine

Investie depuis plus de 15 ans sur les sujets Sustainability, Amandine a rejoint RSM France en octobre 2020 en tant que Manager au sein du pôle RSE. Elle est à présent Associée RSM, directrice de l’activité RSE/Durabilité du cabinet.

Elle a auparavant acquis une importante expérience de la RSE, notamment chez Vigeo Eiris, agence de notation sociale et environnementale internationale. Aujourd’hui, elle coordonne les équipes RSM en charge de réaliser des missions de conseil et d’audit CSRD (rapport de durabilité) ainsi que des missions d’audit règlementaire RSE et finance durable pour accompagner la stratégie extra-financière des entreprises. 

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Les énergies renouvelables : un secteur porteur

énergies renouvelables

Les énergies renouvelables continuent d’être un secteur clé de la transition énergétique mondiale, avec des perspectives de croissance solides malgré les fluctuations économiques. La stabilisation des taux d’intérêt, la compétitivité des coûts et une demande croissante d’énergies propres assurent la résilience du secteur. Bien que les évolutions politiques et macroéconomiques puissent influencer l’environnement global, les données récentes montrent une dynamique positive, notamment avec une forte demande pour l’énergie solaire et un intérêt croissant pour les investissements dans les énergies vertes. Dans cet article, nous explorons les moteurs de cette croissance et les facteurs qui continueront de soutenir l’essor des énergies renouvelables.

La stabilisation des taux d’intérêt : un facteur favorable à la croissance

L’un des principaux moteurs de la croissance du secteur des énergies renouvelables reste la stabilisation des taux d’intérêt. Après une période de hausses agressives des taux dans de nombreuses économies développées, une certaine stabilité semble s’installer, ce qui devrait offrir un soutien essentiel aux investissements dans les énergies renouvelables. Bien que les taux d’intérêt aient un rôle important dans les décisions d’investissement, ce sont les avantages compétitifs des entreprises dans le secteur des énergies renouvelables qui demeurent le véritable moteur de la création de valeur à long terme. En effet, la compétitivité des coûts des technologies vertes, notamment l’énergie solaire et éolienne, continue d’améliorer la rentabilité et attire de plus en plus de capitaux.

Une demande croissante d’énergie solaire et des investissements en plein essor

La demande mondiale d’énergie solaire a doublé entre 2021 et 2023, et les projections pour les années à venir sont tout aussi prometteuses. D’ici 2030, cette demande devrait encore doubler, soutenue par les objectifs de décarbonation des gouvernements et l’amélioration continue des technologies solaires. En parallèle, les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables surpassent désormais ceux consacrés aux combustibles fossiles, ce qui marque un tournant majeur dans la transition énergétique. Ce phénomène est particulièrement visible dans le financement des infrastructures solaires et éoliennes, qui bénéficient d’un soutien croissant au niveau mondial. En outre, les investissements dans les technologies de stockage d’énergie et les réseaux intelligents jouent également un rôle clé pour soutenir cette croissance.

L’impact des politiques américaines : un soutien à long terme pour les énergies vertes

Les politiques publiques, notamment aux États-Unis, continuent de jouer un rôle important dans le soutien aux énergies renouvelables. Malgré les changements politiques, comme l’élection de Donald Trump et ses impacts potentiels sur les régulations énergétiques, le secteur des énergies renouvelables a montré une résilience impressionnante. L’Investment Recovery Act (IRA), promulgué pendant l’administration Biden, a contribué à la création d’emplois et d’investissements dans les États républicains, montrant que les énergies renouvelables sont devenues un enjeu bipartisan. Même sous l’administration précédente, Trump avait prolongé les crédits d’impôt pour les investissements dans les énergies renouvelables, consolidant ainsi les bases du secteur. Les perspectives à court terme restent favorables, et il est peu probable que des changements politiques majeurs viennent inverser la tendance à long terme.

Les moteurs de la demande d’électricité aux États-Unis

Aux États-Unis, la demande d’électricité a augmenté de 3 % au cours des 12 derniers mois et devrait poursuivre sa croissance dans les années à venir. Plusieurs facteurs expliquent cette dynamique : l’électrification croissante des secteurs industriels et résidentiels, la délocalisation de l’industrie manufacturière et la forte demande pour les centres de données liés à l’intelligence artificielle. Cette hausse de la demande créera un besoin accru d’infrastructures énergétiques durables, ce qui bénéficiera directement aux entreprises du secteur des énergies renouvelables. L’augmentation de la demande de produits énergétiques plus écologiques devrait également favoriser les investissements dans les énergies solaires et éoliennes, répondant à la nécessité de décarboner les sources d’énergie.

Une approche axée sur les entreprises performantes

En dépit des incertitudes économiques, notre approche d’investissement se concentre sur l’identification des entreprises qui, selon nous, ont un avantage compétitif durable dans le secteur des énergies renouvelables. Nous privilégions les sociétés capables d’apporter des solutions innovantes à faible coût et de maintenir des niveaux élevés de rentabilité. Cela inclut des entreprises dans le domaine de l’énergie solaire, de l’éolien et du stockage de l’énergie, ainsi que celles développant des technologies pour optimiser les réseaux énergétiques. L’accent mis sur l’identification d’entreprises performantes plutôt que sur les évolutions macroéconomiques ou les catalyseurs sectoriels à court terme constitue notre stratégie principale pour naviguer dans ce secteur en pleine évolution.

Le secteur des énergies renouvelables continue d’afficher une forte croissance, soutenue par des données solides sur la demande et des investissements en constante augmentation. La stabilisation des taux d’intérêt et les politiques publiques favorables créent un environnement propice à l’innovation et à l’expansion du secteur. En dépit des évolutions politiques et économiques qui pourraient influencer certains aspects du marché, les énergies renouvelables restent une composante essentielle de la transition énergétique mondiale. À long terme, c’est l’innovation technologique et la compétitivité des entreprises qui joueront un rôle central dans la création de valeur et la durabilité du secteur.

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Floride : comportements trompeurs de l’industrie pharmaceutique

industrie pharmaceutique

La pandémie de COVID-19 a bouleversé de nombreux aspects de la société et de l’industrie pharmaceutique. Et l’une des questions les plus discutées reste l’efficacité et la transparence des vaccins développés pour lutter contre la propagation du virus. Un grand jury de l’État de Floride a récemment publié son rapport final sur une enquête menée à la demande du gouverneur Ron DeSantis. Bien que le jury n’ait pas trouvé de preuves d’activités criminelles directes, son analyse met en lumière des comportements trompeurs et une gestion opaque de la part des fabricants de vaccins comme Pfizer et Moderna. Ce rapport soulève des questions essentielles sur la régulation des produits pharmaceutiques et sur les pratiques de communication concernant les effets secondaires des vaccins.

Une enquête sur les abus et les comportements trompeurs

Le rapport de 144 pages du grand jury de Floride sur l’industrie pharmaceutique fait état d’une analyse approfondie des pratiques des entreprises pharmaceutiques, notamment celles de Pfizer et Moderna, qui ont développé les vaccins contre la COVID-19. Bien qu’aucune activité criminelle n’ait été prouvée, le grand jury relève une tendance inquiétante : ces entreprises ont profité de l’infrastructure des revues scientifiques pour dissimuler des effets secondaires négatifs, souvent au détriment de la transparence envers le public. Le jury souligne que ce type de comportement frôle la frontière entre éthique et malhonnêteté, indiquant que la manière dont les informations ont été gérées crée une méfiance qui pourrait nuire à la crédibilité du système de santé publique.

Des recommandations pour améliorer la régulation des vaccins

Au-delà de la critique des actions de l’industrie pharmaceutique, le grand jury a proposé plusieurs recommandations pour améliorer la régulation des vaccins et la transparence de l’information. Parmi celles-ci, la réintroduction d’interdictions sur la publicité directe pour les médicaments, une refonte de certains comités de régulation, et des exigences accrues pour la publication des données cliniques. Le rapport plaide également pour des essais cliniques supplémentaires sur les vaccins existants pour mieux comprendre les risques associés et ajuster les recommandations en conséquence. Ces propositions visent à renforcer la responsabilité des acteurs publics et privés impliqués dans la santé publique, et à éviter que des crises futures ne soient mal gérées de manière similaire.

La question des effets secondaires et de la sécurité des vaccins de l’industrie pharmaceutique


Une des préoccupations majeures soulevées par le grand jury est la question de l’équilibre entre les risques et les bénéfices des vaccins COVID-19. Bien que ces vaccins aient été cruciaux pendant la phase aiguë de la pandémie, le jury a constaté qu’en particulier pour certains groupes de personnes jeunes et en bonne santé, les effets secondaires des vaccins de Pfizer et Moderna étaient supérieurs aux bénéfices, même à l’apogée de la crise sanitaire. Le rapport met également en lumière la réduction progressive de l’efficacité des vaccins à mesure que la pandémie évoluait et que le risque d’infection et de maladie sévère diminuait. Ces observations soulèvent des doutes sur la nécessité d’un recours continu aux vaccins, en particulier dans un contexte de risques réduits et de nouveaux variants moins dangereux.

L’immunité légale des entreprises pharmaceutiques et ses limites

Le grand jury a critiqué l’immunité légale dont bénéficient les fabricants de vaccins. En effet, ces entreprises, qui ont engrangé des milliards de dollars grâce à la vente de leurs produits, ne peuvent pas être poursuivies en justice en cas de malfaçons ou d’effets secondaires graves. Cette immunité légale, qui a été accordée dans un contexte d’urgence sanitaire, est perçue par le grand jury comme une injustice pour les citoyens, qui n’ont pas accès à toutes les informations sur les effets indésirables des vaccins. Le rapport souligne la frustration du jury face à la situation où les fabricants de vaccins sont protégés contre toute responsabilité, malgré les risques potentiels pour la santé publique.

Les conséquences de l’enquête et les appels à une réforme profonde

Le gouverneur de Floride, Ron DeSantis, a salué le travail du grand jury et a exprimé son inquiétude face aux conclusions du rapport. Selon lui, les citoyens américains ont le droit de savoir comment leurs impôts sont utilisés par les entreprises pharmaceutiques et exigent davantage de transparence et de régulation. DeSantis a également souligné que les agences de régulation, comme la FDA et les autres organismes de santé, devraient jouer un rôle plus actif dans la supervision des produits pharmaceutiques, plutôt que de se comporter comme des promoteurs des industries qu’elles sont censées surveiller. Le rapport appelle à une refonte en profondeur du système de régulation des vaccins et à une meilleure prise en compte des risques et des bénéfices des produits médicaux à l’avenir.

L’enquête du grand jury de Floride

L’enquête du grand jury de Floride sur l’industrie pharmaceutique et la gestion des vaccins COVID-19 a soulevé des questions cruciales sur la transparence, l’éthique, et la responsabilité des entreprises pharmaceutiques. Si aucune activité criminelle directe n’a été identifiée, le rapport met en lumière des pratiques trompeuses et des problèmes systémiques dans la régulation des produits médicaux. Les recommandations du jury visent à rétablir la confiance dans les systèmes de santé publique, en imposant davantage de rigueur et de responsabilité aux acteurs privés et publics. Alors que les États-Unis et le reste du monde continuent de faire face aux répercussions de la pandémie, ces réflexions pourraient servir de point de départ pour de futures réformes en matière de régulation des médicaments et des vaccins.

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Crédit Mutuel Arkéa unifie sa gestion d’actifs avec Arkéa Asset Management

Arkéa Asset Management

Le Crédit Mutuel Arkéa regroupe ses activités de gestion d’actifs sous la marque Arkéa Asset Management, avec 55 milliards d’euros d’encours et 200 collaborateurs. Cette initiative vise à unir expertise et innovation pour offrir des solutions performantes et responsables, alignées avec les transitions sociétales et environnementales, tout en répondant aux besoins spécifiques des clients.

Une gestion d’actifs unifiée sous Arkéa Asset Management

Le 7 janvier 2025, le Crédit Mutuel Arkéa annonce la consolidation de ses activités de gestion d’actifs sous une marque unique : Arkéa Asset Management. Ce regroupement englobe les expertises de Federal Finance Gestion et Schelcher Prince Gestion, représentant un encours total de 55 milliards d’euros géré par 200 collaborateurs. L’objectif ? Créer une structure plus agile et performante, tout en préservant l’identité et les points forts qui ont fait le succès des deux entités.

Dans un secteur en constante évolution, cette initiative vise à renforcer la compétitivité du groupe, à accélérer l’innovation et à mieux répondre aux attentes de ses clients, qu’ils soient institutionnels, conseillers en gestion de patrimoine (CGP) ou particuliers.

Un engagement pour une performance durable

Arkéa Asset Management inscrit la durabilité au cœur de sa stratégie. L’entreprise se positionne non seulement comme un acteur clé de la performance financière, mais également comme un catalyseur de transitions sociétales et environnementales.

En soutenant des projets ancrés dans l’économie réelle et en favorisant le développement des territoires, Arkéa Asset Management cherche à concilier performance financière et extra-financière, en proposant des solutions d’investissement qui ont du sens pour ses clients.

Arkéa Asset Management : une offre diversifiée et adaptée

Le regroupement des expertises permet à Arkéa Asset Management de proposer une gamme étendue de solutions, comprenant :

  • Gestion cotée, pour répondre aux besoins des investisseurs en actions et obligations.
  • Dette privée, une expertise en financement structuré pour accompagner des projets à fort impact.
  • Solutions d’investissement personnalisées, adaptées aux besoins spécifiques des clients.

Ces offres visent à répondre aux nouveaux défis de la gestion d’actifs tout en ouvrant des opportunités d’innovation et de croissance.

Une gouvernance resserrée pour accompagner l’ambition

Sous la présidence de Stéphane Cadieu, Arkéa Asset Management bénéficie d’une gouvernance simplifiée pour maximiser son efficacité. Le Comité de Direction regroupe des experts comme Alain Guelennoc (gestion cotée et dette privée) et Caroline Delangle (solutions d’investissement), qui joueront un rôle central dans la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie.

Une ambition portée par des valeurs responsables

Pour le Crédit Mutuel Arkéa, ce projet incarne une vision stratégique et durable. Hélène Bernicot, Directrice générale, souligne :

“Ce regroupement reflète notre ambition de proposer une gestion responsable, en cohérence avec nos valeurs et nos engagements ESG.”

Stéphane Cadieu, Président du directoire, ajoute :

“Nous souhaitons allier expertise et innovation pour offrir des solutions performantes, au service de l’humain et de son environnement.”

À retenir : une nouvelle étape pour le Crédit Mutuel Arkéa

Avec Arkéa Asset Management, le Crédit Mutuel Arkéa s’inscrit dans une dynamique d’innovation et de responsabilité. Cette nouvelle structure ambitieuse, guidée par des équipes expérimentées, vise à relever les défis futurs tout en répondant aux attentes croissantes des investisseurs pour une gestion engagée et durable.

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