Le marché secondaire des actifs non cotés

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Le marché secondaire des actifs non cotés, longtemps perçu comme un secteur de niche, s’est transformé en un acteur clé des marchés privés. En permettant aux investisseurs de vendre leurs parts avant l’échéance prévue. Ce marché offre une flexibilité nouvelle, particulièrement recherchée dans le contexte économique actuel. Examinons de plus près les dynamiques qui rendent ce secteur incontournable.

Qu’est-ce que le marché secondaire des actifs non cotés ?

Le marché secondaire des actifs non cotés permet aux investisseurs de céder leurs parts dans des fonds de private equity. D’infrastructure, de dette privée, ou autres actifs similaires, avant la fin de la période d’investissement initialement prévue. En d’autres termes, il s’agit d’un marché de revente d’actifs non cotés, où les investisseurs peuvent ajuster leur exposition. Répondre à des besoins de liquidité ou changer de stratégie.

Les acheteurs sur ce marché, généralement des investisseurs institutionnels ou des gestionnaires de fonds secondaires. Acquièrent à la fois les droits et les obligations de l’investisseur initial. Par exemple, ils doivent honorer les futurs appels de capitaux du fonds en question. Ces transactions, appelées « LP-Led », sont la forme la plus classique et concernent les investisseurs (ou Limited Partners) qui souhaitent vendre leur part avant terme.

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Une croissance exponentielle du marché secondaire

Le marché secondaire a connu une croissance fulgurante au cours des vingt dernières années. Ce qui était autrefois une niche s’est transformé en un marché mature et sophistique. Avec un volume de transactions en nette augmentation. En 2021, ce marché a atteint un record avec 134 milliards de dollars de transactions, confirmant sa place centrale dans les stratégies d’investissement des grands fonds.

Cette croissance n’est pas seulement quantitative. La nature des transactions s’est également diversifiée, attirant de nouveaux acteurs et complexifiant les mécanismes financiers utilisés. L’émergence des transactions « GP-Led » (initiées par les gestionnaires de fonds eux-mêmes) en est un bon exemple, apportant une flexibilité accrue dans la gestion des actifs.

Les transactions GP-Led : une nouvelle ère de flexibilité

Les transactions « GP-Led » sont aujourd’hui un moteur essentiel du marché secondaire. Ces transactions, initiées par le gestionnaire de fonds (ou General Partner). Ils permettent de générer de la liquidité pour les investisseurs tout en conservant les meilleurs actifs du fonds. Cela se fait souvent par la création de « fonds de continuation ». Dans lesquels les actifs sont transférés vers un nouveau véhicule d’investissement. Les investisseurs existants peuvent choisir de rester dans ce nouveau fonds ou de vendre leurs parts à des acheteurs secondaires.

Ce type de transaction est devenu de plus en plus courant. Représentant près de la moitié des volumes du marché secondaire en 2021, contre seulement 7 % en 2013. Cette tendance reflète la maturation du marché secondaire et l’évolution des attentes des investisseurs. Qui recherchent désormais une plus grande flexibilité dans la gestion de leurs actifs non cotés.

Pourquoi le marché secondaire attire-t-il les investisseurs ?

L’investissement secondaire se distingue de l’investissement primaire par sa nature plus mature et plus transparente. Contrairement à un investissement primaire, où les capitaux sont injectés dans un fonds en début de cycle. L’investisseur secondaire acquiert des parts dans un fonds déjà déployé et disposant donc d’un portefeuille d’actifs existants. Cette maturité permet aux investisseurs d’avoir une meilleure visibilité sur la performance passée du fonds. Réduisant ainsi une part de l’incertitude souvent associée aux investissements non cotés.

De plus, les investissements secondaires offrent souvent des prix d’entrée plus attractifs. Car ils sont souvent réalisés avec une décote sur la valeur des actifs. Cette décote varie en fonction de la qualité des actifs sous-jacents. Et des conditions de marché, mais elle peut constituer une opportunité de rendement supérieur à long terme.

Enfin, les transactions secondaires permettent aux investisseurs de réduire la durée de détention des actifs. Puisque les actifs sont déjà en phase de maturité, les distributions de capitaux sont plus rapides, offrant ainsi un retour sur investissement potentiellement plus rapide qu’un investissement primaire.

Un environnement favorable et des perspectives prometteuses

L’année 2023 a été marquée par une hausse des taux d’intérêt, ce qui a ralenti le marché des fusions et acquisitions. En conséquence, de nombreux investisseurs se sont tournés vers le marché secondaire pour générer de la liquidité, créant une abondance d’opportunités pour les acteurs secondaires. Cette situation a permis aux investisseurs d’être plus sélectifs dans leurs acquisitions, avec la possibilité de racheter des actifs de grande qualité à des prix avantageux.

La reprise modérée des fusions et acquisitions en 2024 laisse présager une nouvelle année dynamique pour le marché secondaire, avec des volumes de transactions estimés entre 130 et 140 milliards de dollars. Cette croissance devrait se poursuivre, soutenue par une demande accrue de liquidité et la croissance exponentielle des actifs sous gestion dans les marchés privés.

Le marché secondaire, une composante clé des stratégies d’investissement

Le marché secondaire des actifs non cotés est devenu un élément fondamental des stratégies d’investissement institutionnel. Il offre une flexibilité et une liquidité indispensables dans un univers traditionnellement peu liquide, tout en permettant aux investisseurs d’accéder à des actifs matures avec une meilleure visibilité sur les rendements potentiels.

Avec l’essor des transactions GP-Led et une évolution continue des volumes de transactions, le marché secondaire s’impose comme une opportunité stratégique pour les investisseurs souhaitant optimiser leur portefeuille dans le domaine des actifs non cotés.

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BEI et BPCE : 1,6 Md€ pour la transition des PME

transition des PME

Le Groupe Banque Européenne d’Investissement (BEI) et le Fonds Européen d’Investissement (FEI), en collaboration avec le Groupe BPCE, annoncent la signature de deux nouvelles initiatives de financement destinées à accompagner les PME et ETI françaises dans leurs projets d’innovation et de transition énergétique. Ensemble, ces initiatives représentent un total de 1,6 milliard d’euros de financements, répartis sur deux opérations majeures.

Une opération de titrisation pour soutenir l’innovation

La première initiative consiste en une titrisation réalisée par le Groupe BPCE sur un portefeuille de prêts d’un montant de 800 millions d’euros. Ce dispositif permettra de mobiliser un total de 1,6 milliard d’euros pour financer les projets des PME et ETI dans les domaines de l’innovation, de la recherche et de la transition énergétique. La BEI et le FEI ont respectivement investi 750 millions d’euros et 50 millions d’euros dans cette opération.

Cette titrisation s’inscrit dans la politique européenne de l’Union de l’épargne et des investissements, mise en avant par le rapport Draghi sur la compétitivité européenne. Cette initiative, centrée sur l’innovation, permet de soutenir la croissance durable des PME et ETI françaises tout en favorisant leur compétitivité.

250 millions d’euros dédiés aux énergies renouvelables

En parallèle, une enveloppe de 250 millions d’euros a été mise à disposition des PME et ETI françaises pour financer leurs projets dans les énergies renouvelables. Les projets financés seront principalement dans les secteurs de l’énergie solaire photovoltaïque, de l’éolien terrestre, de la biomasse et du traitement des déchets agricoles pour produire du biogaz.

Cette opération s’inscrit pleinement dans les objectifs de la France et de l’UE en matière de transition énergétique. Elle soutient également les priorités de la BEI en matière de prêts pour les énergies renouvelables, contribuant ainsi activement à la lutte contre le réchauffement climatique.

Un partenariat solide pour la transition verte

Ces initiatives témoignent de la volonté du Groupe BPCE et de ses partenaires de soutenir activement la transition énergétique et l’innovation en France. En tant que partenaire historique des PME et ETI françaises, BPCE continue de renforcer son engagement envers ses clients dans des secteurs clés.

Hélène Madar, directrice générale Banque de proximité & Assurance de BPCE, déclare : « Grâce à ces initiatives, nous allons accélérer le financement des besoins d’investissement de nos clients dans les domaines clés de la transition énergétique et de l’innovation. »

De son côté, Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, souligne l’importance de ce partenariat pour répondre aux besoins des entreprises françaises : « Cette collaboration avec BPCE démontre l’importance de l’effort européen pour soutenir la transition verte des PME. »

À retenir

Ces deux opérations de financement, d’un montant total de 1,6 milliard d’euros, illustrent la volonté commune du Groupe BEI et du Groupe BPCE de soutenir les PME et ETI françaises dans leurs projets d’innovation et de transition énergétique. Ce partenariat stratégique, tourné vers un avenir durable et plus vert, constitue un levier essentiel pour renforcer la compétitivité et la croissance des entreprises en France.

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Les nouvelles opportunités du secteur de la santé

secteur de la santé

Le secteur de la santé connaît un essor considérable, offrant de nombreuses opportunités pour les investisseurs institutionnels. Ce marché, stimulé par des facteurs démographiques et des innovations technologiques, présente un potentiel de croissance durable. Examinons les principales dynamiques qui soutiennent cette expansion et les perspectives d’investissement à long terme.

Une industrie portée par des facteurs démographiques et des avancées technologiques

Le secteur de la santé est en plein essor grâce à des tendances démographiques majeures. Le vieillissement de la population mondiale et l’augmentation des maladies chroniques liées aux modes de vie modernes, comme le diabète et l’obésité, génèrent une demande croissante pour des soins de santé avancés. De plus, les gouvernements, conscients de ces défis, soutiennent activement l’industrie à travers des subventions, des réformes réglementaires et le développement d’infrastructures de santé, notamment dans les pays émergents.

Parallèlement, l’innovation technologique joue un rôle central. Des technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle (IA), révolutionnent la recherche et le développement (R&D) dans le domaine de la santé. L’IA permet non seulement d’accélérer le processus de développement de nouveaux médicaments, mais aussi d’améliorer la précision des diagnostics et des traitements, créant ainsi des opportunités pour les entreprises pharmaceutiques d’introduire plus rapidement des solutions novatrices sur le marché.

Un marché européen dynamique et des performances exceptionnelles

Les entreprises européennes du secteur de la santé se distinguent par leurs performances remarquables. En 2024, certaines d’entre elles ont surpassé leurs homologues américaines, reflétant la robustesse du marché européen de la santé. Des sociétés comme UCB, spécialisée dans la biopharmacie, et Lonza Group, un leader dans les médicaments biologiques, ont connu des parcours impressionnants. AstraZeneca, un acteur majeur de la pharmacie, se distingue également, notamment grâce à son portefeuille de traitements oncologiques très prometteurs.

Ces exemples illustrent l’attrait des actions du secteur de la santé en Europe, qui bénéficie d’une combinaison de valorisations attractives et d’une innovation continue.

L’avenir des traitements neurologiques : un marché en pleine émergence

Le traitement des maladies neurologiques, telles que la maladie d’Alzheimer, représente un des segments les plus prometteurs de l’industrie de la santé. Aux États-Unis, deux médicaments sont déjà disponibles pour traiter cette maladie, marquant un tournant pour les patients qui n’avaient jusqu’ici accès qu’à des solutions symptomatiques. Bien que ces traitements ne soient pas révolutionnaires, ils ouvrent la voie à une multitude d’opportunités pour de futures innovations dans ce domaine.

Les entreprises pharmaceutiques investissent massivement dans la recherche sur les maladies neurologiques, anticipant des percées dans des pathologies comme la maladie de Parkinson, les psychoses ou encore la dépression. Le géant suisse Roche, par exemple, mise sur une nouvelle technologie appelée Brain-Shuttle pour développer un médicament contre l’Alzheimer capable de traverser efficacement la barrière hémato-encéphalique, un obstacle majeur pour les traitements actuels.

Les risques et opportunités dans la sélection des titres en santé

Investir dans le secteur de la santé offre des perspectives de rendement attractives, mais cela nécessite également une analyse rigoureuse des valorisations des entreprises. L’engouement actuel pour certains médicaments, tels que ceux utilisés pour la perte de poids, à l’exemple de Wegovy de Novo Nordisk ou de Zepbound d’Eli Lilly, a entraîné une augmentation notable des valorisations boursières.

Cependant, malgré ces hausses de prix, le potentiel de croissance reste important, notamment en raison de l’augmentation mondiale de l’obésité et des maladies associées. Pour les investisseurs, il est crucial de ne pas se laisser décourager par des valorisations élevées, mais plutôt de considérer le potentiel à long terme de ces entreprises, particulièrement dans un contexte où les innovations continuent de transformer l’industrie.

Des perspectives de croissance prometteuses

Le secteur de la santé est en pleine transformation, alimenté par des tendances démographiques et des avancées technologiques majeures. Alors que de nouvelles opportunités émergent, notamment dans les traitements neurologiques, et que les entreprises européennes continuent de se démarquer, les investisseurs institutionnels ont tout intérêt à surveiller de près ce marché en pleine expansion. Toutefois, une sélection judicieuse des titres, prenant en compte les valorisations et les perspectives à long terme, sera essentielle pour maximiser les rendements dans ce secteur en évolution rapide.

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EXTENDAM : leader de l’investissement hôtelier en Europe en 2024

investissement hôtelier

Avec un portefeuille de 349 hôtels acquis, principalement dans le segment économique et milieu de gamme, EXTENDAM s’impose comme le plus grand investisseur spécialisé dans l’hôtellerie en Europe. Les données d’exploitation des hôtels du portefeuille et des partenaires d’EXTENDAM, ainsi que des analyses de marché, permettent de suivre les performances de l’industrie hôtelière dans toute l’Europe, en particulier en 2024, une année marquée par un retour à la normale après un début record.

Un retour à la normale après une rentrée 2023 exceptionnelle

En Europe (hors France), le taux d’occupation des hôtels en septembre 2024 atteint 80 %, restant stable par rapport à l’année précédente. Cependant, les prix moyens des chambres continuent d’augmenter, ce qui pousse le RevPAR (revenu moyen par chambre disponible) à 117 €, soit une croissance de +4 % par rapport à 2023. La performance de la péninsule ibérique se démarque particulièrement, avec une augmentation de 14 % en Espagne et de 13 % au Portugal.

En France, le taux d’occupation pour septembre 2024 s’établit à 74 %, similaire à celui de l’année précédente. Les Jeux Paralympiques de Paris 2024 ont contribué à maintenir les volumes de fréquentation, même si certaines grandes métropoles ont observé des baisses en région. Par exemple, Bordeaux, Lyon, et Marseille, qui avaient bénéficié de l’élan de la Coupe du Monde de Rugby en 2023, connaissent une légère baisse cette année.

Performances hôtelières en France et en Europe

L’Europe dans son ensemble termine le mois de septembre 2024 avec un RevPAR de 111 €, soit une croissance de +1 % par rapport à l’année précédente. En France, les chiffres montrent une diminution après l’année exceptionnelle de 2023, en particulier en Île-de-France où le RevPAR atteint 139 € (une baisse de 3 % par rapport à 2023). Dans les autres régions françaises, le RevPAR chute également à 84 €, soit un recul de 4 %.

Portée par l’Île-de-France, l’hôtellerie française entame le mois d’octobre avec un taux d’occupation de 41 %, un niveau qui reste soutenu malgré un contexte de fin d’événements majeurs.

Évolution des taux d’occupation par région

En septembre, les réservations de dernière minute ont eu un impact positif sur les taux d’occupation pour le mois d’octobre dans plusieurs régions françaises. On observe des hausses de +11 à +22 points par rapport au mois précédent, des performances similaires à celles de 2023 où les augmentations variaient entre +13 et +23 points.

Focus sur les taux d’occupation par pays en Europe

En Europe, le taux d’occupation des hôtels (hors France) reste stable à 80 % en septembre 2024, mais des disparités apparaissent selon les pays. La péninsule ibérique enregistre une solide croissance avec des hausses notables du taux d’occupation et des prix moyens. En Espagne, le RevPAR augmente de 14 % et au Portugal de 13 %. D’autres pays, comme l’Allemagne, enregistrent des hausses plus modérées, avec un RevPAR en hausse de 6 %. À l’inverse, la Belgique et l’Italie affichent des performances en baisse, avec des RevPAR en retrait respectivement de -8 % et -2 %.

Conclusion : une année 2024 marquée par la stabilité

En résumé, 2024 marque un retour à la stabilité pour le secteur hôtelier européen, après une année 2023 exceptionnelle. Si certaines régions et pays continuent de performer solidement, d’autres font face à des baisses légères mais attendues après l’élan des grands événements de 2023. Les investissements d’EXTENDAM dans l’hôtellerie économique et milieu de gamme en Europe continuent de bénéficier de la résilience de cette industrie, même dans un contexte de légères fluctuations régionales.

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COP16 : une opportunité décisive pour l’avenir de la biodiversité mondiale

COP16

La conférence COP16 de la Convention sur la diversité biologique (CDB) des Nations Unies, prévue à Cali, marque une étape clé dans la mise en œuvre du plan mondial pour la biodiversité, ratifié lors de la COP15 en 2022. Cet événement constitue un moment crucial pour évaluer et renforcer les mesures prises à l’échelle internationale pour protéger et restaurer la biodiversité. L’implication croissante du secteur privé, les engagements des gouvernements, et la mobilisation de financements substantiels pour la nature sont autant de sujets centraux qui façonneront cette conférence.

Le cadre Kunming-Montréal : un tournant dans la lutte pour la biodiversité

La signature de l’accord Kunming-Montréal en 2022, lors de la COP15, a marqué un véritable tournant dans les efforts mondiaux pour contrer la perte de biodiversité. Ce plan, également appelé “Global Biodiversity Framework” (GBF), vise à protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030. Contrairement aux précédentes initiatives, cet accord s’accompagne d’une série d’objectifs concrets et de mécanismes de suivi, incluant des indicateurs clairs et une stratégie de mobilisation des ressources.

L’adoption de ce cadre témoigne également de l’implication sans précédent du secteur privé. En particulier, la cible 15, qui engage les grandes entreprises à surveiller, évaluer et rendre publics leurs impacts sur la biodiversité, illustre la nouvelle dynamique dans les relations entre gouvernements et entreprises. La COP16 sera une étape décisive dans l’évaluation de la mise en œuvre de ces objectifs, tout en agissant comme un levier pour une mobilisation accrue des investisseurs.

La COP16 : un catalyseur pour les investisseurs et les entreprises

Bien que la biodiversité ait commencé à émerger comme un enjeu d’investissement, elle reste encore perçue comme une niche. La COP16 pourrait jouer un rôle clé en encourageant le secteur privé à intensifier ses efforts pour intégrer les enjeux de biodiversité dans ses stratégies. Cela inclut non seulement la prise en compte des risques liés à la dégradation de la nature, mais aussi l’identification d’opportunités économiques dans le cadre de la transition écologique.

De nombreuses initiatives contribuent déjà à sensibiliser les entreprises. Par exemple, plus de 400 organisations ont adopté les recommandations de la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD), visant à divulguer leurs dépendances et impacts liés à la biodiversité. D’autres initiatives, telles que “Business for Nature” et la campagne “It’s Now for Nature”, cherchent à pousser le secteur privé à agir de manière proactive pour protéger la nature. La COP16 devrait permettre de renforcer ces initiatives et de créer un élan collectif pour la transition vers une économie plus respectueuse de la biodiversité.

Mobiliser des financements pour une protection durable de la biodiversité

L’un des principaux défis à la COP16 sera la mobilisation de financements adéquats pour la protection de la biodiversité. L’accord Kunming-Montréal vise à générer 700 milliards de dollars annuels d’ici 2030 pour soutenir les initiatives de conservation. Cependant, les négociations autour de ces fonds s’annoncent complexes. Bien que des progrès aient été réalisés, notamment avec la création du “Global Biodiversity Framework Fund”, la manière dont ces fonds seront mobilisés et distribués demeure un point de débat.

L’enjeu est également d’identifier et de réformer les subventions néfastes à la biodiversité. Par exemple, les subventions soutenant des pratiques agricoles destructrices devront être progressivement éliminées d’ici 2025. La COP16 permettra d’examiner les progrès dans ce domaine et d’explorer les moyens de réorienter ces flux financiers vers des initiatives positives pour la nature.

Un cadre de suivi pour garantir l’atteinte des objectifs mondiaux

Pour assurer la réussite du plan Kunming-Montréal, la mise en place d’un système de suivi rigoureux est indispensable. À la COP16, les gouvernements devront soumettre leurs stratégies et plans d’action nationaux pour la biodiversité, s’assurant qu’ils soient alignés avec les objectifs du cadre mondial. La France, par exemple, a déjà lancé son programme national en faveur de la biodiversité, avec des initiatives visant à impliquer activement les entreprises dans la conservation de la nature.

Parallèlement, des discussions auront lieu pour finaliser un cadre d’indicateurs permettant de mesurer les progrès réalisés à l’échelle internationale. Ce cadre comblerait une lacune majeure du précédent plan mondial (2011-2020), dont l’échec a été attribué en partie à l’absence d’un suivi efficace. La COP16 devra donc veiller à ce que cette nouvelle approche garantisse une mise en œuvre transparente et mesurable des objectifs.

Vers une meilleure intégration des enjeux de biodiversité dans les stratégies d’entreprises

Pour assurer une adoption généralisée du plan mondial pour la biodiversité, il est essentiel que les entreprises disposent de lignes directrices claires adaptées à leurs secteurs d’activité. La COP16 devrait encourager la création de guides sectoriels permettant de traduire les objectifs globaux en actions concrètes. Ces outils, déjà en cours de développement par des organisations telles que le World Business Council for Sustainable Development. Pourraient jouer un rôle clé dans l’appropriation de ces enjeux par les entreprises.

Cette “sectorisation” des objectifs biodiversité permettra non seulement d’accélérer la mise en œuvre du cadre mondial. Mais aussi de créer des synergies entre les gouvernements et le secteur privé. En facilitant la compréhension des actions prioritaires dans chaque secteur. La COP16 devrait permettre d’orienter les entreprises vers des solutions plus efficaces et bénéfiques à la fois pour la nature et pour leur résilience économique.

Un pas vers une transition écologique intégrée

La COP16 représente une opportunité majeure pour renforcer la coopération internationale en matière de biodiversité et pour mobiliser des financements cruciaux. En intégrant les enjeux de biodiversité dans les stratégies économiques et financières. La communauté internationale pourra non seulement freiner la dégradation des écosystèmes, mais aussi assurer une transition écologique durable. Le rapprochement entre les enjeux climatiques. De biodiversité et d’autres crises environnementales, comme la pollution plastique, pourrait encore renforcer la cohérence des actions prises à l’échelle mondiale. Ainsi, la COP16 ouvre la voie vers une gestion plus intégrée et plus durable des ressources naturelles.

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Expo City Dubaï : un nouveau hub mondial pour un développement durable et économique

Expo City Dubaï

Après avoir accueilli la COP 28 en 2023 et l’Exposition Universelle de 2020, Expo City Dubaï se prépare à une nouvelle phase de transformation ambitieuse. Le site, situé au cœur d’une région stratégique, se veut être un pôle majeur de développement économique, culturel et durable pour les entreprises et les résidents. Avec des infrastructures modernes, des engagements environnementaux forts et des opportunités d’investissement diversifiées, elle vise à s’imposer comme un centre incontournable sur la scène internationale.

Un projet de transformation tourné vers l’avenir pour l’Expo City Dubaï

Le plan de transformation a pour objectif de pérenniser les infrastructures existantes tout en les adaptant aux nouveaux besoins économiques et sociaux. Ce projet d’envergure prévoit l’accueil de 35 000 résidents et 40 000 professionnels dans un cadre conçu pour allier vie professionnelle, innovation et qualité de vie. Expo City Dubaï se distingue par la réutilisation de structures issues de l’Exposition Universelle et la construction de nouveaux espaces adaptés aux exigences du développement durable.

Le site est idéalement situé à proximité de l’aéroport international Al Maktoum. Futur plus grand aéroport au monde, et du port de Jebel Ali, l’un des principaux corridors logistiques internationaux. Cette position stratégique renforce le rôle d’Expo City Dubaï comme hub commercial mondial, offrant un accès direct aux marchés internationaux.

Un pôle économique et d’innovation

Expo City Dubaï offre d’importantes opportunités pour les entreprises et les investisseurs dans des secteurs clés comme le commerce, la logistique, la technologie, et l’événementiel. Le site a déjà attiré de grandes entreprises internationales. À l’image d’ENGIE qui a récemment transféré son siège pour l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie à Expo City. DP World, acteur majeur du commerce international, a également installé son nouveau siège mondial sur le site. Soulignant l’attractivité de la zone pour les leaders économiques.

En plus des entreprises déjà établies, de nombreux terrains et bureaux sont mis à disposition pour de nouveaux projets. Expo City Dubaï se présente ainsi comme un incubateur d’innovation et un espace dédié aux entrepreneurs et aux start-ups. Favorisant la collaboration intersectorielle pour générer des idées novatrices au service d’un avenir durable.

Expo City Dubaï : des infrastructures au service d’une ville durable

Le développement durable est au cœur de la transformation. L’architecture emblématique du site, déjà reconnue lors de l’Exposition Universelle, sera conservée tout en respectant des normes environnementales strictes. Les nouveaux aménagements visent un équilibre entre les besoins humains, la préservation de l’environnement et le progrès social. Le site sera organisé en cinq quartiers interconnectés. Comprenant des résidences, des bureaux, des espaces verts, ainsi que des infrastructures essentielles comme des centres de santé, des installations sportives, et des commerces.

L’un des objectifs majeurs du projet est la neutralité carbone d’ici 2050, en alignement avec les objectifs environnementaux de Dubaï. Les indicateurs de performance en matière de biodiversité, de consommation énergétique. Et de bien-être des résidents seront scrupuleusement suivis pour s’assurer que le site demeure un exemple de développement urbain durable.

Une ambition pour le futur de Dubaï

Le plan de développement d’Expo City Dubaï s’inscrit dans une vision plus large pour l’avenir de l’émirat. Ce projet s’aligne avec le programme économique de Dubaï (D33) lancé par Sheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum. Qui vise à doubler la taille de l’économie d’ici 2033. Expo City Dubaï joue un rôle central dans cette ambition. Non seulement en tant que moteur économique, mais aussi en tant que modèle de développement urbain durable.

Caroline Bos, cofondatrice et urbaniste en chef chez UNStudio, a souligné l’importance du projet : « Expo City Dubaï n’est pas seulement un site emblématique. Il incarne une nouvelle façon de penser la ville de demain. C’est un modèle qui inspirera les futurs développements urbains à travers le monde. Avec l’innovation et la durabilité comme piliers fondamentaux. »

Un modèle de ville durable et innovante

Avec son plan de transformation, Expo City Dubaï se positionne comme un acteur clé du développement durable. Et de l’innovation à l’échelle mondiale. Ce projet, qui allie infrastructures modernes, engagement écologique et opportunités économiques, témoigne de la capacité de Dubaï à se réinventer et à anticiper les défis de demain. Expo City Dubaï est bien plus qu’un simple site. C’est une vision ambitieuse pour un futur où progrès économique et préservation de l’environnement vont de pair.

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La SCPI Mistral Sélection : une nouvelle ère d’investissement immobilier responsable

SCPI Mistral Sélection

Lancée en avril 2024, la SCPI Mistral Sélection se distingue sur le marché de l’immobilier par son accessibilité et son engagement en faveur de l’investissement responsable. Avec 0 % de frais d’entrée et un minimum de souscription fixé à 180 €, cette SCPI mise sur une stratégie diversifiée pour saisir les meilleures opportunités immobilières en Europe. Elle se distingue également par sa labellisation ISR (Investissement Socialement Responsable), qui reflète son engagement en faveur de la durabilité.

Une stratégie d’investissement agile et diversifiée de la SCPI Mistral Sélection

La SCPI Mistral Sélection se positionne comme un acteur dynamique sur le marché immobilier. En misant sur une diversification géographique dans les régions et les pays de la zone euro, elle souhaite s’adapter aux évolutions du marché et saisir les opportunités les plus prometteuses. Cette stratégie vise à anticiper les cycles immobiliers et à positionner le portefeuille de manière optimale pour générer des rendements attractifs.

L’investissement dans des actifs diversifiés, qu’il s’agisse de commerces, de bureaux ou d’autres types de biens immobiliers, permet de réduire les risques tout en maximisant les chances de performance. Mistral Sélection s’appuie sur une équipe de gestionnaires expérimentés, capables de réagir rapidement aux fluctuations du marché.

Un engagement pour l’investissement responsable avec la SCPI Mistral Sélection

L’une des particularités majeures de Mistral Sélection réside dans sa labellisation ISR. Ce label atteste que la SCPI intègre des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans sa stratégie d’investissement et de gestion. Les gérants de Swiss Life Asset Managers France suivent une approche dite « best in progress ». Cela signifie qu’ils choisissent des actifs immobiliers ayant un potentiel d’amélioration significatif par rapport aux critères ISR.

Ce processus permet de transformer des actifs existants en des biens conformes aux objectifs de durabilité. L’objectif est d’améliorer l’empreinte environnementale et sociale du portefeuille tout en assurant une rentabilité durable. Ce double engagement, financier et responsable, renforce l’attractivité de Mistral Sélection pour les investisseurs soucieux de l’impact de leur capital sur l’environnement.

Un portefeuille en pleine expansion

Au 30 septembre 2024, le portefeuille de Mistral Sélection se composait notamment d’un retail park situé à Valenciennes. Après seulement six mois de gestion, la capitalisation de la SCPI atteignait déjà près de 9,8 millions d’euros. Cet investissement témoigne de la capacité de la SCPI à identifier et à acquérir des actifs à fort potentiel dans des zones stratégiques.

De plus, la SCPI a relevé son objectif de distribution à 8 % pour l’année 2024. Un chiffre particulièrement attractif pour les investisseurs. Avec un taux de distribution prévisionnel cible de 6 % sur une période de 10 ans, Mistral Sélection vise également un taux de rentabilité interne (TRI) de 6,4 % par an. Bien que ces objectifs ne soient pas garantis et dépendant des conditions de marché, ils reflètent l’ambition de la SCPI de générer des rendements stables et solides sur le long terme.

Un positionnement affirmé dans la gestion immobilière

Swiss Life Asset Managers France, qui gère la SCPI Mistral Sélection, bénéficie d’une longue expérience dans la gestion d’actifs. Avec une approche rigoureuse en matière de gestion des risques. Au 30 juin 2024, Swiss Life Asset Managers gérait un total de 272,3 milliards d’euros d’actifs. Dont une part significative investie dans l’immobilier. Cette expertise permet à Mistral Sélection de bénéficier d’une gestion professionnelle et d’une sélection rigoureuse des actifs pour garantir une performance optimale.

Aurélie Fouilleron, Directrice du département commercial et marketing chez Swiss Life Asset Managers France. A souligné l’importance de la stratégie mise en place : « Après l’annonce de la relève de l’objectif de distribution de Mistral Sélection pour 2024 à 8 %. L’attribution du label ISR est une deuxième bonne nouvelle pour nos associés. Elle témoigne de la stratégie exigeante mise en place par nos équipes au service d’une performance durable. »

Risques et perspectives pour les investisseurs

Bien que la SCPI Mistral Sélection présente des perspectives intéressantes. Il est important pour les investisseurs de garder à l’esprit les risques associés à ce type d’investissement. Comme pour toute SCPI, il existe un risque de perte en capital et de liquidité. De plus, les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. La durée de détention recommandée des parts est d’au moins 10 ans pour lisser les fluctuations du marché et maximiser les rendements.

Les investisseurs doivent également être conscients des risques fiscaux et juridiques, qui peuvent varier en fonction de leur situation personnelle. Il est donc essentiel de bien s’informer et de consulter des professionnels avant de prendre une décision d’investissement.

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Fidelity International lance un fonds obligataire pour la transition bleue

transition bleue

Les écosystèmes marins et d’eau douce jouent un rôle fondamental dans la régulation du climat, la sécurité alimentaire et la préservation de la biodiversité. Cependant, leur protection reste largement sous-financée. Dans ce contexte, Fidelity International a annoncé le lancement du Blue Transition Bond Fund, premier fonds obligataire au monde dédié à la transition bleue. Ce fonds s’inscrit dans un effort global pour promouvoir des solutions d’investissement durable axées sur la préservation des écosystèmes aquatiques.

La transition bleue : préserver les écosystèmes marins et d’eau douce

La transition bleue est une démarche qui vise à concilier l’utilisation des ressources marines, côtières et fluviales avec la préservation de leur santé et de leur productivité. Le Fonds lancé par Fidelity se fixe pour objectif d’accompagner cette transition en soutenant financièrement des projets qui favorisent l’amélioration de la santé des océans et des eaux douces. Les investissements du fonds se concentrent sur des obligations émises par des entreprises ou des institutions engagées dans cette cause, avec une attention particulière portée à des projets conformes aux objectifs des Nations unies en matière de développement durable.

Ces objectifs incluent notamment la gestion des risques liés à l’eau, la réduction des impacts du changement climatique sur les écosystèmes aquatiques, ainsi que le financement de projets durables à travers des blue bonds (obligations bleues), un sous-ensemble des obligations vertes, spécialement dédiées à la préservation des eaux.

Un fonds transition bleue orienté vers la durabilité environnementale

Le Blue Transition Bond Fund de Fidelity a pour mission principale d’offrir une croissance du capital à long terme tout en respectant des critères de durabilité. Plus de 80 % des investissements réalisés par ce fonds doivent répondre à des caractéristiques environnementales ou sociales strictes. Cette approche vise non seulement à offrir des rendements financiers, mais aussi à garantir un impact positif sur les écosystèmes marins et d’eau douce.

Le fonds cible une gestion rigoureuse des risques liés à l’eau, tout en réduisant l’empreinte carbone des entreprises dans lesquelles il investit. Fidelity souhaite ainsi attirer des investisseurs soucieux de combiner performance financière et impact écologique, en encourageant les pratiques durables au sein des entreprises qu’elle soutient.

Une gestion experte au cœur du projet

Le fonds sera géré par Kris Atkinson et Shamil Gohil, deux experts chevronnés ayant accumulé plus de 42 ans d’expérience combinée dans le domaine de l’investissement obligataire. Appuyés par une équipe d’investisseurs spécialisés dans l’investissement durable chez Fidelity, ils adoptent une approche globale pour identifier les meilleures opportunités d’investissement dans le secteur de la transition bleue.

Kris Atkinson a souligné le potentiel unique du marché obligataire pour soutenir cette transition, en raison de la diversité et de la quantité des émetteurs publics et privés. L’équipe mettra particulièrement l’accent sur les blue bonds tout en conservant une approche plus large, en évaluant la manière dont les entreprises alignent leurs activités sur les principes de la transition bleue.

Une approche globale pour relever un défi mondial

La transition bleue ne se limite pas à une zone géographique particulière. Elle représente un enjeu mondial. Le fonds se concentre donc sur des investissements à l’échelle internationale, couvrant un large éventail d’opportunités dans les marchés obligataires publics et privés. Cette diversification permet de composer un portefeuille obligataire de haute qualité, conçu pour répondre aux défis de la transition bleue tout en assurant une gestion prudente du risque.

L’objectif du fonds est de soutenir des projets qui ont un impact mesurable sur la santé des écosystèmes aquatiques, tout en générant des rendements attrayants ajustés en fonction des risques. Cela implique une sélection rigoureuse des émetteurs, qui doivent non seulement répondre aux critères de durabilité environnementale, mais aussi respecter des seuils stricts en matière de crédit et de valorisation.

Des risques à prendre en compte

Malgré son potentiel attractif, le Blue Transition Bond Fund présente des risques inhérents aux investissements obligataires. Les fluctuations des taux d’intérêt, les risques de défaut des émetteurs, ainsi que l’exposition à des marchés émergents plus volatils sont autant de facteurs à considérer pour les investisseurs. Par ailleurs, la focalisation sur des entreprises ou des projets répondant à des critères environnementaux ou sociaux spécifiques peut limiter la performance du fonds par rapport à d’autres fonds qui ne suivent pas de tels objectifs.

L’utilisation d’instruments dérivés, qui peut intensifier les fluctuations de prix, ainsi que les risques liés aux taux de change, font partie des éléments à surveiller. Fidelity prend des mesures de couverture pour réduire certains de ces risques, notamment ceux liés aux fluctuations des devises, afin de protéger au mieux les intérêts des investisseurs.

Un engagement durable pour l’avenir des écosystèmes aquatiques

Le lancement du Blue Transition Bond Fund par Fidelity International représente une initiative majeure dans le domaine de l’investissement durable, en mettant l’accent sur la protection des écosystèmes marins et d’eau douce. À travers ce fonds, Fidelity se positionne à l’avant-garde des solutions d’investissement responsables, cherchant à allier la performance financière avec un impact environnemental tangible.

Les investisseurs qui souhaitent contribuer activement à la préservation des océans et des eaux douces tout en recherchant des rendements solides peuvent trouver dans ce fonds une solution adaptée à leurs attentes. Cependant, comme pour tout investissement, une compréhension claire des risques associés est essentielle pour prendre des décisions éclairées.

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Green Finance à Novethic : Notre plus sincère (et sarcastique) sympathie

Novethic

Chez Green Finance, nous venons d’apprendre la nouvelle choquante : notre cher concurrent Novethic a décidé de se mettre en grève ! Quelle surprise… Que dire, si ce n’est exprimer notre plus profonde sympathie aux décisionnaires qui ont su mener cette entreprise vers de si tourmentés horizons ? Il faut un certain talent pour transformer un média autrefois respecté et reconnu pour son journalisme environnemental en une pâle copie de lui-même. Produisant des articles aussi impactants que l’horoscope d’hier.

Nous comprenons enfin pourquoi la qualité de vos publications a chuté ces dernières années. Il semble que vos dirigeants aient été trop occupés à jongler entre des priorités confuses et des subventions en baisse, pour se concentrer sur autre chose que des contenus dignes de la presse people. Où sont passées les études solides, objectives et constructives que vous publiiez autrefois avec tant de rigueur ?

Mais nous ne sommes pas là pour simplement critiquer. Oh non, chez Green Finance, nous avons une meilleure idée. Pourquoi ne pas s’entraider ? Après tout, nous sommes là pour ça. Chers salariés de Novethic, pourquoi rester dans un environnement aussi irrespirable alors que vous pourriez vous épanouir dans un média objectif, indépendant, ambitieux ? Un lieu où vous serez libres d’intimidation, où l’air est respirable, et où vos contributions feront vraiment la différence. Si cela vous semble être un rêve, il est temps de vous réveiller et de nous rejoindre chez Green Finance.

Travaillons ensemble pour élever le débat sur la finance verte—sans les émanations toxiques de la mauvaise gestion.

Intéressés ? Contactez le service RH Green Finance ( qui est simplement nous-même… ) : contact@green-finance.fr.

Car soyons honnêtes, de plus verts pâturages vous attendent !

Mouvement de grève chez Novethic

Nous, salariés et journalistes de Novethic, entamons ce mercredi 16 octobre 2024 un mouvement de grève, et contestons la menace qui pèse sur nos emplois et nos activités.

Depuis 20 ans, Novethic est un acteur essentiel de la transition écologique et sociale en France, qui participe à une mission d’intérêt général plus que jamais essentielle : informer et former les acteurs économiques et le grand public sur les enjeux du réchauffement climatique, de la crise de la biodiversité ou encore de la transformation durable de l’économie.

A travers son média, son centre de recherche et de formation, et ses activités de labellisation, Novethic a contribué à sensibiliser des dizaines de millions de personnes et contribue chaque jour aux progrès de la transformation durable de notre économie.

Mais depuis plusieurs mois maintenant, cette mission d’intérêt général est menacée de disparaître. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) actionnaire unique de Novethic menace en effet de mettre fin à la subvention qu’elle accorde à Novethic pour remplir sa mission depuis plus de 20 ans. Depuis des mois maintenant, nous recevons des informations parcellaires, plus ou moins officielles, parfois par la presse, sur la prochaine suppression de nos activités et de nos emplois. La plus récente mentionne la mise au vote, lors d’un comité d’engagement, d’une provision pour la possible fermeture totale de Novethic.

Une situation d’autant plus incompréhensible que Novethic répond à la raison d’être de la CDC, d’accélérer la transformation écologique”. Alors que la CDC doit investir plus de 100 milliards d’euros dans les cinq prochaines années pour la transition écologique et sociale via sa direction des politiques durables, comment peut-elle laisser mourir Novethic ?

A l’heure où la crise climatique et environnementale doit nous pousser à agir et transformer nos modèles socio-économiques, nous rappelons la pertinence d’un média et d’un centre de recherche comme le nôtre, ni militant ni orienté politiquement, et reconnu dans le secteur comme un acteur clé, portant depuis 2001 le sujet de la transition écologique et sociale.

Nous rappelons par ailleurs que des métiers, moins visibles mais tout aussi cruciaux pour le maintien de Novethic sont en danger : les communicants, commerciaux, formateurs… effectuent un travail remarquable pour maintenir nos activités. Les salariés ne peuvent être sacrifiés et payer les pots cassés d’une stratégie court-termiste.

Nous, salariés, de Novethic, lançons un mouvement de grève ce mercredi 16 octobre et réclamons :

  • La transparence de la CDC sur les scénarios envisagés pour l’avenir de Novethic
  • D’être intégrés dès aujourd’hui au processus de discussion avec les personnes décisionnaires de notre avenir à la CDC via nos représentants CSE et nos représentants de la société des journalistes de Novethic, dans le but de maintenir nos emplois et nos activités conformément aux engagements de la CDC en matière de politiques durables

Nous rappelons par ailleurs que :

  • Novethic a été créé en 2001 pour répondre à une mission d’intérêt général qu’il remplit avec succès. Les discussions ne peuvent se fonder uniquement sur la rentabilité des activités non subventionnées. Un autre modèle peut advenir.
  • La situation financière dans laquelle se trouve Novethic ne peut être imputée aux salariés qui n’ont pas été impliqués dans la stratégie et les décisions de la direction de Novethic et de la CDC ces 20 dernières années.

Nous dénonçons enfin :

  • Les tentatives d’intimidation envers des salariés avec lesquels nous sommes tous solidaires
  • Une situation irrespirable qui participe à une recrudescence des risques psychosociaux et des arrêts maladie

Lien pour télécharger la vidéo des salariés de Novethic : https://we.tl/t-q5QpvBh6e8

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Les marchés obligataires en ébullition

marchés obligataires

Les marchés obligataires sont en pleine effervescence, portés par un ralentissement du marché du travail américain et des signes clairs de baisse des taux dans plusieurs pays développés. Seul le Japon échappe à cette tendance, tandis que les investisseurs se préparent à des ajustements majeurs dans les mois à venir. À l’approche du dernier trimestre, l’assouplissement monétaire se dessine dans plusieurs économies, influençant les stratégies d’investissement. Cet article analyse les dynamiques actuelles du marché obligataire et les perspectives pour la fin de l’année.

Un nouveau cycle d’assouplissement monétaire

Les chiffres de l’emploi publiés aux États-Unis début août 2023 ont surpris les investisseurs, signalant un ralentissement économique qui a accentué la volatilité des marchés financiers. Ces données, malgré la faible liquidité estivale, ont rapidement tracé la voie pour une première baisse des taux de la Réserve fédérale (Fed). Lors du symposium de Jackson Hole, cette baisse a été confirmée, marquant ainsi le début d’un cycle d’assouplissement monétaire.

Le 19 septembre, la Fed a abaissé son taux directeur de 50 points de base, avec la perspective de nouvelles réductions à venir. Les prévisions, souvent appelées dot plots, projettent un taux directeur entre 4,25 % et 4,5 % d’ici la fin de 2024. Comme l’a précisé Jerome Powell, président de la Fed, les décisions futures ne suivent pas un plan strictement défini et resteront ajustées en fonction de l’évolution du marché de l’emploi, l’un des piliers de son mandat. Cette approche reflète une évolution progressive des priorités de la Fed, passant de la lutte contre l’inflation à la stabilisation du marché du travail.

Les marchés obligataires en surchauffe : une pause en vue ?

Les récentes baisses de taux ont déclenché un fort rallye des marchés obligataires, entraînant des rendements record à court terme. Toutefois, cette dynamique pourrait ralentir dans les semaines à venir. D’un point de vue technique, le marché semble suracheté, et une pause s’impose pour évaluer la situation avant d’effectuer de nouveaux ajustements.

En Chine, par exemple, les rendements des obligations d’État à 10 ans ont atteint des niveaux historiquement bas, flirtant avec les 2,04 %. La Banque populaire de Chine, soucieuse d’une possible crise de liquidité dans le système bancaire, a d’ailleurs averti qu’une baisse excessive des rendements pourrait poser des risques. Pour éviter cette situation, la banque centrale est prête à intervenir directement sur les marchés obligataires. Toutefois, les fondamentaux économiques chinois restent fragiles, avec une faible demande des ménages et une menace croissante de déflation trois ans après l’effondrement de la bulle immobilière.

Le rôle ambigu des matières premières et des signaux économiques

Les marchés des matières premières envoient des signaux contradictoires aux investisseurs. D’une part, les prix de l’énergie, comme le pétrole et le gaz, ont chuté à leurs plus bas niveaux de 2024, malgré les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient et en Russie. D’autre part, l’or a atteint un sommet historique, en hausse de 25 % depuis le début de l’année, reflétant l’inquiétude des investisseurs face à une récession potentielle. Ces divergences soulignent l’incertitude quant aux perspectives économiques, tant au niveau régional que mondial.

En parallèle, les courbes de rendement dans les pays développés offrent également des messages contrastés. Aux États-Unis, les taux à court terme surperforment ceux à long terme, reflétant l’intégration des baisses de taux prévues par la Fed. En Europe, des défis politiques, notamment en France et en Italie, continuent de peser sur les marchés obligataires. L’écart entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans est resté stable autour de 70 à 75 points de base, tandis que celui de l’Italie a fluctué autour de 140 points de base, reflétant les incertitudes politiques et économiques du pays.

Crédit : des marchés obligataires optimistes mais prudents

Malgré la volatilité observée sur les marchés actions, les marchés du crédit continuent d’afficher un optimisme remarquable. Les spreads de crédit, c’est-à-dire les écarts de rendement entre les obligations d’entreprises et les obligations d’État, sont restés serrés dans presque tous les segments, reflétant la confiance des investisseurs. Le marché primaire du crédit est particulièrement actif, les entreprises se précipitant pour refinancer leur dette à des taux jugés avantageux.

Dans ce contexte, la dette subordonnée, à la fois financière et corporate hybride, a bénéficié de conditions favorables, notamment grâce à la stabilité relative des fondamentaux des émetteurs. Cependant, depuis août 2023, la volatilité accrue sur les marchés actions a commencé à peser sur les performances futures de ces obligations. Les investisseurs, qui avaient surpondéré ces actifs, commencent à prendre des bénéfices et à ajuster leurs prévisions.

D’un autre côté, le marché des obligations high yield, bien que soutenu par des bilans solides et un EBITDA élevé des entreprises émettrices, suscite davantage de prudence. La hausse de la volatilité et les risques de récession incitent les investisseurs à privilégier des échéances plus courtes, de un à trois ans, afin de se protéger contre un éventuel élargissement des spreads.

Les marchés obligataires sont à un tournant décisif, avec des signes clairs d’assouplissement monétaire dans les grandes économies mondiales. Toutefois, la volatilité accrue et les divergences entre les différents segments du marché obligataire et du crédit nécessitent une gestion prudente des portefeuilles d’investissement. Alors que les investisseurs se préparent à des ajustements dans les mois à venir, la dynamique des marchés obligataires, ainsi que les signaux envoyés par les matières premières et les marchés du crédit, resteront des indicateurs clés pour anticiper l’évolution de l’économie mondiale.

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