CNP Assurances : un engagement renforcé contre les pesticides et la déforestation

CNP Assurances
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CNP Assurances, acteur majeur de l’économie avec près de 320 milliards d’euros investis, réaffirme son rôle d’assureur et d’investisseur responsable. Aligné avec ses objectifs de lutte contre le changement climatique et de protection de la biodiversité, le groupe introduit de nouvelles politiques d’exclusion pour limiter l’usage des pesticides et combattre la déforestation.

Politiques d’exclusion en matière de pesticides de CNP Assurances

CNP Assurances a décidé d’exclure tout nouvel investissement dans des entreprises dont plus de 20 % du chiffre d’affaires provient de la fabrication ou de la vente de pesticides. Cette décision couvre les herbicides, fongicides et insecticides, qui sont reconnus pour leur impact négatif sur l’environnement et la santé humaine.

Cette politique d’exclusion est une extension de l’engagement de CNP Assurances à investir de manière responsable et durable. En éliminant les entreprises fortement impliquées dans la production de pesticides, CNP Assurances montre sa détermination à réduire les impacts négatifs de ses investissements sur la biodiversité.

Lutte contre la déforestation

Le groupe va également cesser d’investir dans des entreprises exploitant ou négociant des produits tels que le cacao, le café, le soja, le bœuf, le cuir, l’hévéa, l’huile de palme, le bois et la pâte à papier, à moins qu’elles ne disposent de politiques reconnues de prévention de la déforestation. Cette mesure vise à lutter contre la destruction des forêts tropicales, cruciales pour la biodiversité et la régulation climatique.

Ces actions s’inscrivent dans la continuité de l’engagement de CNP Assurances à atteindre la neutralité carbone de son portefeuille d’investissements d’ici 2050. En se concentrant sur des investissements responsables, le groupe soutient les objectifs de l’Accord de Paris et œuvre pour un avenir plus durable.

Initiatives climatiques et de biodiversité

CNP Assurances s’est fixé l’objectif de réduire de 53 % l’empreinte carbone de son portefeuille d’investissements entre 2019 et 2029. Cette démarche est en ligne avec les scénarios à 1,5°C de la Net-Zero Asset Owner Alliance (NZAOA), visant à limiter le réchauffement climatique et ses effets dévastateurs.

Le groupe s’engage également à investir 30 milliards d’euros dans des actifs verts d’ici fin 2025. Ces investissements incluent des obligations vertes, des forêts gérées durablement, des immeubles certifiés écologiques, et des fonds ayant des objectifs environnementaux clairs.

Gouvernance et Formation

Pour renforcer son engagement, CNP Assurances a mis en place une gouvernance dédiée à l’investissement responsable. En 2023, un comité spécialisé en RSE, présidé par une administratrice indépendante, a été créé au sein du conseil d’administration pour intégrer les problématiques ESG dans les décisions stratégiques et opérationnelles.

Le rapport met en avant les initiatives de formation des collaborateurs aux enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Ces programmes de formation sont essentiels pour sensibiliser et impliquer les employés dans la réalisation des objectifs de durabilité de l’entreprise.

Un rôle important pour les investisseurs selon CNP Assurances

Marie-Aude Thépaute, Directrice générale de CNP Assurances, déclare : “Lutter contre la déforestation exige une action concertée à tous les niveaux de la société. Les investisseurs ont un rôle crucial à jouer et CNP Assurances y prendra toute sa part. C’est en effet une crise multidimensionnelle au carrefour de nos engagements clés : la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité. Nous en faisons une priorité.”

CNP Assurances continue de montrer la voie en matière d’investissement responsable. En adoptant des politiques strictes contre l’usage des pesticides et la déforestation, le groupe renforce son engagement pour un avenir durable, contribuant ainsi activement à la protection de la planète pour les générations futures.

CNP Assurances est un acteur majeur de l’assurance en Europe, avec une forte présence internationale. Le groupe s’engage depuis des années pour une économie plus durable, soutenant des initiatives visant à réduire l’empreinte carbone et à protéger la biodiversité à travers ses investissements.

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Atawey : une stratégie RSE ambitieuse

Atawey
Atawey

Atawey, pionnier des stations de recharge hydrogène en Europe, dévoile une stratégie de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) ambitieuse, visant à accompagner son développement durable. L’entreprise vient d’obtenir une note ESG de 52/100, se positionnant ainsi parmi les leaders de son secteur en matière de durabilité et de conformité avec la taxonomie européenne.

Une performance ESG remarquable

Atawey a récemment été évalué par Gaïa Research, obtenant une note ESG de 52/100. Cette évaluation, basée sur 140 critères couvrant la Gouvernance, le Social, l’Environnement et les Parties Prenantes Externes (PPE), le place bien au-dessus de la moyenne sectorielle. Cette performance démontre l’engagement fort de l’entreprise envers les pratiques durables et éthiques.

Grâce à cette notation, ils confirment que 100 % de ses activités sont alignées avec la taxonomie européenne. L’entreprise respecte également les articles 8 et 9 de la Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Attestant de son engagement envers les investissements durables. Cette conformité place Atawey parmi les entreprises contribuant activement aux objectifs de l’Accord de Paris.

Mesure de l’impact carbone

Atawey a réalisé son bilan carbone annuel, révélant des émissions de 1,3 ktCO2/an, équivalentes aux émissions annuelles de 130 Français. Ce bilan a été effectué selon les standards du Bilan Carbone® de l’ADEME, incluant les émissions directes (scope 1). Indirectes liées à l’énergie (scope 2) et autres émissions indirectes (scope 3). La reconnaissance par Climate Tech Greenly, avec une médaille d’argent, souligne les efforts d’Atawey pour réduire son empreinte carbone.

L’étude a montré que la production d’une station de recharge hydrogène permet de réduire significativement les émissions de CO2. Avec une réduction de 2,26 ktCO2/an par rapport à une station thermique conventionnelle. Cette réduction illustre l’impact positif des solutions d’Atawey sur l’environnement.

Mobilisation des collaborateurs et des fournisseurs

Atawey a impliqué l’ensemble de ses collaborateurs dans la réalisation du bilan carbone. Une Fresque du Climat a été organisée pour sensibiliser les employés à l’importance de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et réfléchir collectivement à des solutions durables. Cette démarche renforce la cohésion interne autour des enjeux environnementaux.

L’entreprise travaille également avec ses fournisseurs pour identifier des leviers de réduction des émissions. Actuellement, 95 % des fournisseurs d’Atawey sont français, mais une mobilisation accrue de l’écosystème est nécessaire pour atteindre les objectifs de durabilité. Atawey s’engage à collaborer étroitement avec ses partenaires pour optimiser l’impact environnemental de toute la chaîne de valeur.

Une Vision pour l’Avenir

Jean-Michel Amaré, Président d’Atawey, souligne que “les enjeux RSE sont au cœur de la stratégie de développement d’Atawey”. L’entreprise est déterminée à poursuivre ses efforts pour assurer une croissance durable tout en contribuant à la décarbonation de la société. Grâce à une approche proactive et collaborative, Atawey se positionne comme un leader dans la promotion d’une économie durable et responsable.

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Alcatel-Lucent Enterprise s’engage pour la neutralité carbone

Alcatel-Lucent Enterprise
Alcatel-Lucent Enterprise

Alcatel-Lucent Enterprise (ALE), leader mondial des solutions de communication, de réseau et de cloud, a dévoilé une ambitieuse stratégie climatique. En alignement avec la Science Based Targets Initiative (SBTI), ALE vise à atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050. Cette initiative marque un tournant significatif dans l’approche de l’entreprise en matière de durabilité et reflète son engagement à contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Une stratégie basée sur la science pour un avenir durable

ALE s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030, en prenant comme base les niveaux de 2022. Cet objectif concerne les émissions directes (Scope 1), les émissions indirectes liées à l’énergie (Scope 2) et les autres émissions indirectes (Scope 3). Le but ultime est d’atteindre une neutralité carbone totale d’ici 2050, en soutenant l’objectif global de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius.

L’initiative d’ALE s’inscrit dans une transition plus large de la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) vers une stratégie Environnementale, Sociale et de Gouvernance (ESG). Cette transformation vise à renforcer la gouvernance ESG à tous les niveaux de l’entreprise et à imprégner sa culture d’un engagement profond pour le développement durable.

Gouvernance et Pilotage de la Stratégie ESG

Pour superviser les initiatives ESG, ALE a mis en place un conseil dédié composé de membres du comité de direction et du comité de développement ESG. Ce conseil a pour mission de contrôler les progrès et d’assurer la mise en œuvre des meilleures pratiques, garantissant ainsi que l’organisation atteigne ses objectifs climatiques d’ici 2050.

ALE a réalisé une analyse de la double matérialité pour identifier les domaines ayant le plus fort impact écologique et comprendre les implications des tendances mondiales en matière de développement durable sur ses activités. Cette évaluation, conforme à la Directive sur les rapports de développement durable des entreprises (CSRD) de l’Union européenne, a permis à ALE de fixer des objectifs significatifs pour 2030 et au-delà.

Huit Piliers pour une Stratégie Durable

Le premier pilier, en lien avec les recommandations du SBTI, est la lutte contre le changement climatique. ALE s’engage à réduire ses émissions et à adopter des pratiques respectueuses de l’environnement dans toutes ses opérations. ALE travaille à rendre ses produits plus écologiques, en minimisant leur impact environnemental tout au long de leur cycle de vie. L’entreprise s’assure que ses pratiques respectent les droits de l’homme, tant en interne qu’à travers sa chaîne d’approvisionnement. ALE investit dans la formation de ses employés et promeut des pratiques de travail équitables pour favoriser un environnement de travail inclusif et respectueux.

L’entreprise valorise la diversité, l’équité et l’inclusion, cherchant à créer un environnement où chacun se sent respecté et valorisé. ALE met en œuvre des politiques strictes d’éthique et de transparence pour garantir une conformité rigoureuse avec toutes les réglementations pertinentes. La protection des données est une priorité, avec des mesures robustes pour assurer la confidentialité et la sécurité des informations de ses clients et partenaires. ALE adopte une approche proactive de la gestion des risques, intégrant des considérations environnementales et sociales dans ses stratégies d’entreprise.

Un engagement ferme pour un avenir durable

Rasheed Mohamad, responsable mondial des revenus et des opérations chez Alcatel-Lucent Enterprise, souligne l’importance de cette démarche : “Notre évolution vers une approche de développement durable reflète notre compréhension de l’impact de notre entreprise et de notre industrie sur le monde. Nous devons intégrer le développement durable dans tous les aspects de notre organisation pour créer une culture de responsabilité et d’inclusion. Nos objectifs sont ambitieux, car nous voulons montrer l’exemple dans la lutte contre le changement climatique.”

À propos d’Alcatel-Lucent Enterprise

Avec plus de 100 ans d’innovation, Alcatel-Lucent Enterprise offre des solutions technologiques personnalisées pour connecter efficacement les entreprises. Fournissant des services de communication, de réseau et de cloud avec une sécurité intégrée et un impact environnemental limité, ALE s’assure du succès de ses clients grâce à des modèles commerciaux flexibles. Basée en France et soutenue par 3 400 partenaires commerciaux dans le monde, ALE combine une portée mondiale avec une expertise locale, servant plus d’un million de clients dans divers secteurs d’activité.

En adoptant une stratégie ambitieuse pour atteindre zéro émission nette d’ici 2050, Alcatel-Lucent Enterprise se positionne comme un leader de l’innovation durable, prêt à relever les défis climatiques de demain tout en offrant des solutions technologiques de pointe.

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L’ERAFP et sa gestion responsable

ERAFP
ERAFP

Depuis sa création en 2005, le Régime de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (ERAFP) s’est imposé comme un acteur essentiel dans le paysage des retraites publiques françaises. En intégrant des principes de gestion responsable et durable, l’ERAFP ne se contente pas d’assurer des prestations de retraite complémentaires aux fonctionnaires, mais promeut également des valeurs de service public à travers une politique d’investissement socialement responsable (ISR). Ce modèle novateur est détaillé chaque année dans le rapport annuel de l’ERAFP, qui inclut depuis 2022 un rapport sur la stratégie Environnementale, Sociale et de Gouvernance (ESG). Cet article explore les principaux aspects de l’ERAFP, sa gestion, ses missions et ses engagements.

Une gestion transparente et performante

L’ERAFP publie annuellement un rapport qui détaille sa gestion et ses performances. En 2022, ce rapport a été enrichi pour inclure une section dédiée à la stratégie ESG, répondant ainsi aux exigences réglementaires accrues en matière de transparence. Ce double rapport permet de mieux comprendre les actions de l’établissement et de vérifier la concordance entre ses engagements et ses résultats financiers et extra-financiers.

Chiffres clés

Les résultats financiers de l’ERAFP témoignent de sa solidité :

  • Valeur économique : 43,5 milliards d’euros
  • Taux de rendement interne annualisé : 4,2 %
  • Prestations versées : 423 millions d’euros
  • Cotisations encaissées : 2,15 milliards d’euros
  • Nombre de bénéficiaires : 4,5 millions
  • Nombre d’employeurs cotisants : 43 000
  • Taux de couverture économique après revalorisation : 127,8 %

Ces chiffres illustrent non seulement la robustesse financière du régime, mais aussi son rôle crucial dans le soutien des fonctionnaires à la retraite.

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Les missions fondamentales de l’ERAFP

Opérationnel depuis 2005, le régime vise principalement à offrir un complément de retraite aux fonctionnaires. Tout en promouvant les valeurs du service public. L’ERAFP se distingue par son approche duale qui allie rendement financier et impact social. Cette combinaison permet d’assurer des prestations tout en investissant de manière responsable.

L’ERAFP a formalisé son engagement ISR dès 2006 en adoptant une charte qui guide ses investissements. Cette charte répond aux défis environnementaux, de gouvernance et sociaux. Par exemple, l’ERAFP incite les entreprises à adopter des pratiques alignées sur un scénario de réchauffement climatique de 1,5 °C. Et promeut une gouvernance équilibrée et transparente.

Évolutions légales et réglementaires en 2023

Plusieurs lois ont modifié le cadre d’action de l’ERAFP en 2023 :

  • La loi n° 2023-270 du 14 avril 2023 augmente progressivement l’âge minimum de la retraite de 62 à 64 ans.
  • L’article 201 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 introduit une compensation via le RAFP pour la suppression de l’indemnité temporaire de retraite (ITR).
  • La loi n° 2023-1268 du 27 décembre 2023 exclut certaines rémunérations hospitalières de l’assiette du RAFP.
  • La loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023 annule le transfert de recouvrement des cotisations du RAFP aux Urssaf, les maintenant sous la gestion de la CDC.

Ces évolutions législatives reflètent les adaptations nécessaires pour maintenir l’équilibre et l’efficacité du régime dans un contexte réglementaire en constante évolution.

Engagements environnementaux et sociaux

Conscient des enjeux climatiques, l’ERAFP s’engage à inciter les entreprises à maîtriser leurs impacts environnementaux. En rejoignant l’Alliance des investisseurs pour la neutralité carbone en 2020. L’ERAFP s’est fixé l’objectif ambitieux d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Cette démarche inclut des objectifs intermédiaires précis pour la période 2019-2024.

En 2023, l’ERAFP a adopté une politique stricte sur les énergies fossiles. Ciblant spécifiquement le charbon et les hydrocarbures non conventionnels. Cette politique vise à désinvestir des entreprises qui ne s’alignent pas sur un scénario de limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C. Renforçant ainsi l’engagement de l’ERAFP pour une économie durable.

Une gouvernance éthique et responsable

L’ERAFP valorise une gouvernance d’entreprise qui intègre l’équilibre des pouvoirs. L’efficacité des mécanismes de contrôle et une politique de rémunération responsable. Ces principes permettent de lutter contre la corruption, de protéger les droits des clients et de garantir la transparence fiscale. En tant qu’établissement public, l’ERAFP promeut le dialogue social et le respect des droits syndicaux. L’ERAFP attend également des entreprises dans lesquelles elle investit qu’elles intègrent les principes d’une transition juste, respectant les droits de l’Homme et l’État de droit.

L’ERAFP se distingue par une gestion innovante et responsable, combinant performances financières et engagement social. En s’appuyant sur une stratégie ESG rigoureuse et en adaptant constamment ses pratiques aux évolutions législatives, l’ERAFP montre la voie pour une gestion durable et éthique des retraites publiques. Ses actions et engagements soulignent l’importance de concilier rendement financier et impact social, offrant ainsi un modèle exemplaire pour les régimes de retraite contemporains.

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Ardian renforce son engagement dans les énergies renouvelables

Ardian
Ardian

Ardian, l’un des leaders mondiaux de l’investissement privé, a récemment annoncé une acquisition majeure via son fonds Clean Energy Evergreen Fund (ACEEF). En devenant le principal actionnaire de UNITe, un producteur indépendant d’énergies renouvelables, Ardian renforce son engagement envers le développement durable et l’énergie verte.

Un investissement stratégique

Soutenir la croissance de UNITe

Cet investissement vise à soutenir la croissance de UNITe, un acteur majeur dans le domaine des énergies renouvelables en France. UNITe est reconnu pour ses capacités dans l’hydroélectricité, le photovoltaïque et l’éolien, avec plus de 1,5 GW de projets en cours de développement. Ardian, à travers son fonds ACEEF, apportera le soutien financier nécessaire pour accélérer cette expansion.

Objectifs et projets futurs

Depuis 2019, UNITe a intensifié ses activités dans le secteur photovoltaïque avec des projets totalisant 1,5 GWc en France. En 2023, UNITe a déjà lancé 11 projets (140 MWc) dont la mise en service est prévue pour 2025. Grâce au soutien d’Ardian, UNITe poursuivra sa stratégie ambitieuse de développement des énergies renouvelables, contribuant ainsi à la transition énergétique mondiale.

UNITe : Un leader de la petite hydroélectricité et de l’énergie verte

Expertise en hydroélectricité et photovoltaïque

UNITe est le premier acteur indépendant de la Petite Hydroélectricité (PHE) en France avec 36 centrales opérationnelles. En plus de son expertise en hydroélectricité, UNITe est l’un des développeurs photovoltaïques les plus prometteurs, classé troisième au niveau national lors des appels d’offres de la Commission de régulation de l’énergie.

Engagement environnemental et social

Depuis près de 40 ans, UNITe concilie la production d’énergie avec le respect de l’environnement. Le groupe est également actif dans la valorisation d’énergie verte à travers sa filiale GREEN-ACCESS, spécialisée dans la vente de Garanties d’Origine et la négociation de contrats de fourniture d’électricité renouvelable.

Ardian : pionnier de la transition énergétique

Historique d’investissements dans les énergies renouvelables

Depuis 2007, Ardian a investi de manière significative dans les énergies renouvelables. Gérant plus de 8 GW de capacités thermiques et renouvelables en Europe et en Amérique. Le fonds ACEEF d’Ardian se concentre sur des technologies éprouvées telles que le solaire, l’éolien et l’hydroélectricité. Tout en explorant des solutions innovantes comme le biogaz, la biomasse, le stockage d’énergie et l’efficacité énergétique.

Plateforme de gestion des actifs OPTA

Ardian mettra également à disposition de UNITe sa plateforme numérique de gestion d’actifs OPTA. Qui permet d’optimiser la performance et de suivre les risques de marché des actifs renouvelables. OPTA collecte et analyse les données de plus de 2,5 GW d’actifs renouvelables, offrant un avantage stratégique significatif.

Témoignages des dirigeants

Benjamin Kennedy, directeur général des infrastructures renouvelables chez Ardian

« A travers le fonds ACEEF, notre mission est d’offrir aux investisseurs l’opportunité d’augmenter leurs engagements dans les énergies renouvelables et la transition énergétique. L’ajout de UNITe à notre portefeuille est une opportunité exceptionnelle. Nous sommes ravis de nous associer à cette entreprise familiale historique et de soutenir leur ambitieux plan de croissance. »

Alexandre Albanel, président de UNITe

« Grâce à cet investissement, UNITe bénéficiera du soutien d’Ardian comme partenaire financier de long terme. Particulièrement bien adapté pour soutenir notre stratégie de croissance forte. Je suis fier de poursuivre cette aventure avec notre formidable équipe, tout en préservant nos convictions et notre état d’esprit unique. »

L’acquisition de UNITe par Ardian marque une étape importante dans le renforcement de l’engagement du groupe envers les énergies renouvelables. Ce partenariat stratégique permettra à UNITe de poursuivre sa croissance. Et de contribuer de manière significative à la transition énergétique en France et au-delà. Ensemble, Ardian et UNITe sont bien positionnés pour jouer un rôle de premier plan dans le développement durable et la production d’énergie verte.

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Olinn : leader du financement responsable et solidaire

Olinn
Olinn

Olinn, filiale de Crédit Agricole Leasing & Factoring depuis décembre 2021, se positionne comme un acteur clé dans le domaine du financement et de la gestion des équipements professionnels. En intégrant des pratiques de reconditionnement et une démarche d’économie circulaire, Olinn offre des solutions de location et de services “plus responsables et solidaires” à destination des entreprises et des collectivités.

Une proposition de valeur unique

Économie d’usage et économie circulaire

Olinn se distingue par sa capacité à combiner l’économie d’usage et l’économie circulaire. Cette approche couvre l’ensemble du cycle de vie des équipements professionnels, de leur acquisition à leur reconditionnement pour une seconde vie. Cette stratégie permet non seulement de prolonger la durée de vie des équipements, mais aussi de réduire l’empreinte environnementale des entreprises clientes.

Présence et impact Européens

Une présence en France, Belgique, Suisse et Luxembourg

Avec une présence dans quatre pays européens, Olinn joue un rôle important sur le marché international. L’entreprise reconditionne chaque année 300 000 équipements dans son usine de Lunel, en France. Cette usine, reconnue comme une “Entreprise Adaptée”, emploie un grand nombre de travailleurs en situation de handicap, contribuant ainsi à l’inclusion sociale et professionnelle.

Objectif de reconditionnement ambitieux

Olinn ne compte pas s’arrêter là. L’entreprise a pour objectif de reconditionner 1 million de pièces par an. Cet objectif ambitieux reflète la volonté d’Olinn de répondre à une demande croissante pour des solutions technologiques durables et responsables, tout en renforçant son engagement envers l’économie circulaire.

Une démarche responsable et solidaire

Emploi et inclusion sociale

En tant qu’Entreprise Adaptée, l’usine de Lunel d’Olinn est un exemple concret de l’engagement de l’entreprise envers l’inclusion sociale. En employant des personnes en situation de handicap, Olinn contribue à l’intégration sociale de ces travailleurs et favorise un environnement de travail inclusif.

Économie circulaire et reconditionnement

Le reconditionnement des équipements est au cœur de la stratégie d’Olinn. Cette démarche permet de réduire les déchets électroniques et de maximiser l’utilisation des ressources. En prolongeant la durée de vie des équipements, Olinn participe activement à la réduction de l’empreinte écologique des entreprises.

Olinn, filiale de Crédit Agricole Leasing & Factoring, se positionne comme un leader dans le financement et la gestion responsable des équipements professionnels. Grâce à une combinaison unique d’économie d’usage et d’économie circulaire, l’entreprise propose des solutions innovantes et durables. Avec une présence forte en Europe et des objectifs de reconditionnement ambitieux, Olinn contribue significativement à l’inclusion sociale et à la réduction de l’empreinte écologique des entreprises et collectivités.

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Partenariat stratégique entre Rainforest Alliance et Mirova

Partenariat stratégique entre Rainforest Alliance et Mirova
Partenariat stratégique entre Rainforest Alliance et Mirova

Rainforest Alliance et Mirova ont récemment signé un partenariat stratégique visant à promouvoir l’agriculture régénérative et la gestion durable des terres à travers le monde. Cette collaboration entre l’organisation internationale à but non lucratif et la filiale de Natixis Investment Managers, spécialisée dans l’investissement durable, marque un engagement fort pour le développement de solutions locales basées sur la nature, bénéfiques pour le climat, la biodiversité et les communautés locales. Ce partenariat ambitieux prévoit des investissements à impact en Afrique, en Amérique latine et en Asie, grâce à la seconde stratégie d’investissement de Mirova dédiée à la gestion durable des terres, avec un objectif de levée de fonds de 350 millions d’euros.

Une collaboration pour des solutions locales basées sur la nature

Stratégie d’investissement de Mirova

La stratégie de Mirova vise à identifier et financer des opportunités d’investissement qui soutiennent des solutions locales et naturelles, telles que l’agriculture régénérative et l’agroforesterie. En collaboration avec Rainforest Alliance, cette stratégie facilitera l’identification et le soutien des projets d’investissement ayant un impact positif sur le terrain. Les équipes de Rainforest Alliance, grâce à leur expertise et leur présence locale, joueront un rôle crucial dans ce processus.

Avantages des solutions basées sur la nature

Les solutions basées sur la nature, telles que l’agriculture régénérative, améliorent la santé des sols, capturent le carbone et favorisent la rétention de l’eau. L’agroforesterie, quant à elle, intègre les arbres dans les systèmes agricoles, augmentant ainsi la biodiversité et offrant des revenus supplémentaires aux agriculteurs. Ces méthodes tirent parti des bienfaits de la nature pour préserver les écosystèmes, atténuer le changement climatique et renforcer la résilience des communautés locales.

Un objectif de financement ambitieux

Combler le déficit de financement

Le partenariat entre Rainforest Alliance et Mirova vise à combler le déficit de financement des solutions fondées sur la nature. Actuellement, les investissements dans ce domaine doivent tripler pour atteindre 542 milliards de dollars par an d’ici 2030. En démocratisant l’accès à la certification Rainforest Alliance et aux solutions de financement de Mirova, le partenariat espère mobiliser les capitaux nécessaires pour soutenir les projets durables à grande échelle.

Promotion de la certification et du financement

Le partenariat se concentrera sur les régions d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, où les besoins en investissements durables sont les plus importants. Mirova travaillera directement avec les porteurs de projets pour évaluer leur éligibilité à la certification Rainforest Alliance, tandis que Rainforest Alliance promouvra les solutions de financement de Mirova auprès des agriculteurs inscrits à son programme. Cette collaboration vise à atteindre 100 millions d’agriculteurs et de travailleurs d’ici 2030.

Un engagement pour la durabilité et la résilience

Expertise et alliances

Rainforest Alliance, avec ses 35 ans d’expertise, tisse des alliances entre agriculteurs, citoyens, entreprises et investisseurs pour adopter des pratiques durables et régénératives dans plus de 60 pays. De son côté, Mirova, certifiée B-Corp, a financé plus de 70 projets et entreprises contribuant à la protection et à la restauration de la nature dans les économies émergentes et les marchés développés.

Témoignages des leaders

Santiago Gowland, PDG de Rainforest Alliance, a souligné l’importance de ce partenariat pour accélérer la transition vers une agriculture et une sylviculture à bilan positif net. Anne-Laurence Roucher, Directrice générale déléguée de Mirova, a insisté sur la nécessité de l’intelligence collective et de la collaboration pour transformer les chaînes de valeur économiques dépendantes de la nature vers un modèle plus durable, tout en favorisant les revenus et les droits des communautés locales.

Le partenariat stratégique entre Rainforest Alliance et Mirova représente une étape significative dans la promotion de l’agriculture régénérative et de la gestion durable des terres. En combinant leurs expertises et leurs ressources, ces deux acteurs espèrent mobiliser des capitaux privés pour une transition juste et régénératrice, soutenant ainsi des pratiques agricoles durables et bénéfiques pour la planète et ses habitants.

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Le pacte mondial de l’ONU

pacte mondial de l'ONU
pacte mondial de l'ONU

Le 30 mai 2024, le musée du Quai Branly – Jacques Chirac a accueilli l’Assemblée générale annuelle du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France. Sous la direction de Florent Menegaux, Président du Groupe Michelin et du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France, cette réunion a été l’occasion de dévoiler une nouvelle stratégie visant à transformer profondément les modèles d’affaires des entreprises françaises. Ce cadre stratégique, axé sur l’action, marque un tournant dans l’engagement des entreprises en matière de critères ESG (Environnement, Social et Gouvernance).

Une stratégie axée sur l’action

Les nouvelles orientations stratégiques

Florent Menegaux a présenté les nouvelles orientations du réseau pour les six années à venir. Il a souligné l’importance d’une initiative volontaire basée sur une démarche de progrès, particulièrement dans un contexte où la réglementation de la responsabilité sociétale des entreprises se renforce en Europe. L’initiative “Forward Faster”, lancée en septembre 2023, encourage les entreprises à agir concrètement sur cinq thématiques prioritaires : le salaire décent, l’égalité des sexes, le climat, l’eau et le financement des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Thématiques prioritaires

  1. Salaire décent : assurer des rémunérations équitables pour tous les travailleurs, répondant aux besoins fondamentaux et au coût de la vie.
  2. Égalité des sexes : promouvoir l’égalité des sexes dans tous les aspects du travail, de l’embauche à la progression de carrière.
  3. Climat : réduire les émissions de gaz à effet de serre et adopter des pratiques durables pour lutter contre le changement climatique.
  4. Eau : gérer efficacement les ressources en eau et minimiser l’impact environnemental des activités industrielles.
  5. Financement des ODD : mobiliser les ressources nécessaires pour atteindre les objectifs de développement durable fixés par les Nations Unies.

Une croissance continue du réseau

Expansion et renforcement

Le réseau français du Pacte mondial a continué de croître, atteignant 2 030 adhérents à la fin de 2023, avec 324 nouvelles adhésions. Cette expansion s’est accompagnée d’un renforcement de l’offre de service programmatique et d’une dynamique territoriale accrue, grâce aux entreprises ambassadrices mobilisant plus de 500 participants. Le réseau a également consolidé sa présence internationale en participant à plus de 20 événements mondiaux, dont la COP28.

Dynamique Territoriale et Internationale

Les entreprises ambassadrices jouent un rôle clé dans la mobilisation des acteurs locaux, renforçant la présence et l’influence du Pacte mondial dans diverses régions. La participation active à des événements internationaux permet au réseau de partager des expériences, de promouvoir des pratiques exemplaires et d’influencer les politiques globales en matière de développement durable.

Renouvellement des instances de gouvernance

Nouvelles élections

Le Conseil d’administration a accueilli quatre nouvelles entreprises : Kiplay, BRL ingénierie, Qualiconsult, et Afnor Certification. Ces nouveaux membres apportent des perspectives fraîches et des expertises variées, succédant à des entreprises ayant achevé leur mandat, telles que Savco, Danone, Armor et Scara. Le réseau a également exprimé sa gratitude envers Gilles Vermot Desroches, dont le mandat de Vice-président a pris fin, pour sa contribution significative.

Engagement continu

Les nouveaux administrateurs s’engagent à poursuivre le travail de leurs prédécesseurs et à renforcer les efforts du réseau pour atteindre les objectifs du Pacte mondial. Leur rôle est crucial pour guider les entreprises dans la mise en œuvre des Dix principes du Pacte mondial et des 17 ODD.

Le rôle de l’entreprise dans un monde fragmenté

Défis et opportunités

La table ronde suivant l’Assemblée générale a exploré le rôle des entreprises dans un contexte mondial fragmenté. Les discussions, menées par Florent Menegaux, Estelle Brachlianoff de Veolia Environnement, et Philippe Dessertine du Comité 21, ont mis en lumière les défis géopolitiques actuels et la nécessité pour les entreprises d’adopter des visions à long terme. Les intervenants ont également examiné comment les entreprises peuvent transformer leurs chaînes de valeur pour mieux répondre aux crises géopolitiques et économiques.

Perspectives à long terme

Les entreprises doivent naviguer dans un environnement incertain, avec des visions stratégiques à court et moyen terme. Le Pacte mondial offre un cadre stable et des fondamentaux sur lesquels les entreprises peuvent s’appuyer pour réaliser une transformation profonde et nécessaire, afin de s’adapter aux évolutions rapides du monde.

L’Assemblée générale annuelle du Pacte mondial de l’ONU – Réseau France a marqué un moment décisif pour les entreprises françaises, soulignant l’importance de l’engagement volontaire et des actions concrètes pour une transformation ESG profonde. Avec une nouvelle stratégie axée sur l’action et une gouvernance renouvelée, le réseau est bien positionné pour guider les entreprises vers un avenir durable et prospère.

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Une transition écologique durable : vision de l’Institut Rousseau

Institut Rousseau
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À l’aube des élections européennes et en préparation de la COP29 à Bonn, l’Institut Rousseau présente son rapport “Road to Net Zero”, offrant une analyse détaillée des investissements nécessaires pour atteindre la neutralité carbone en Europe d’ici 2050. Ce document, élaboré par 150 experts européens, arrive à point nommé, alors que les coûts d’adaptation aux changements climatiques sont estimés à 260 milliards d’euros par an pour la France seule. Comment financer cette transformation écologique dans un contexte d’austérité budgétaire? Ce rapport explore les stratégies possibles et les investissements requis par secteur et par pays.

Décarbonation des secteurs économiques selon l’Institut Rousseau

Analyse par pays

L’Institut Rousseau a concentré ses recherches sur sept pays clés : la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, les Pays-Bas, la Pologne et la Suède. Pour chaque pays, il a évalué les investissements publics et privés nécessaires pour atteindre les objectifs de neutralité carbone. Cette approche permet de comprendre les spécificités économiques et énergétiques de chaque nation et d’identifier les leviers les plus efficaces pour chacun.

Leviers de décarbonation

Le rapport détaille 37 leviers de décarbonation, couvrant une multitude de mesures telles que l’amélioration de l’efficacité énergétique, le développement des énergies renouvelables, et la modification des comportements de consommation. En combinant ces leviers, il est possible de tracer une feuille de route vers une économie neutre en carbone, adaptée aux réalités de chaque pays.

Comparaison des études Européennes

Étude de la commission Européenne

La Commission Européenne a également publié une étude intitulée “Europe’s 2040 Climate Target and Path to Climate Neutrality by 2050”. Cette étude préconise une décarbonation progressive des usages actuels sans remettre en cause fondamentalement les modèles de consommation énergétique.

Divergences de vision

La principale différence entre l’approche de la Commission Européenne et celle de l’Institut Rousseau réside dans l’ampleur des mesures proposées. Alors que la Commission se concentre sur une décarbonation des usages, l’Institut Rousseau prône une transition écologique plus globale, incluant des mesures drastiques de réduction des consommations énergétiques.

Les bénéfices d’une transition écologique globale

Le rapport de l’Institut Rousseau démontre que leur approche est deux fois moins coûteuse pour l’ensemble de l’économie européenne. En intégrant des politiques de réduction des consommations énergétiques, les pays peuvent diminuer leurs dépenses tout en atteignant leurs objectifs environnementaux.

Les politiques proposées par l’Institut Rousseau ne sont pas théoriques. Elles s’inspirent de mesures déjà mises en œuvre avec succès dans certains pays ou régions d’Europe. Cette faisabilité pratique renforce la crédibilité de leur proposition et facilite l’adoption de ces politiques à plus grande échelle.

Enfin, l’approche de l’Institut Rousseau favoriserait une plus grande souveraineté économique pour les pays de l’UE. En réduisant la dépendance aux importations de combustibles fossiles et de matériaux critiques à court terme, et de gaz verts à long terme, les pays européens gagneraient en autonomie et en sécurité énergétique.

Le rapport “Road to Net Zero” de l’Institut Rousseau offre une vision claire et pragmatique pour atteindre la neutralité carbone en Europe d’ici 2050. En adoptant une transition écologique globale et en réduisant les consommations énergétiques, cette approche présente des avantages économiques, pratiques et stratégiques significatifs pour l’ensemble de l’Europe. Les décideurs politiques sont invités à considérer ces recommandations pour une transition réussie et durable.

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Emmanuel Macron sur les Européennes, la guerre en Ukraine et Gaza

Emmanuel macron
Emmanuel macron

Le président de la République, Emmanuel Macron, s’exprime ce jeudi 6 juin dans les journaux de 20h de TF1 et France 2. Après une journée de cérémonies pour le 80e anniversaire du Débarquement, le président de la République évoquera la situation internationale mais aussi les élections européennes.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Allocution du président de la république à quelques jours des Européennes

Nous allons évoquer ce soir bien sur les commémorations de ce 6 juin, mais nous allons aussi parler des guerres de 2024, l ‘Ukraine, Gaza et nous consacrerons quelques minutes aux élections européennes. Mais d ‘abord le président a souhaité prendre la parole à 3 jours des élections européennes et ça a suscité les critiques, la colère même des candidats notamment. Ils lui reproche d’accaparer la parole au risque de fausser le scrutin. D’abord nous allons parler, des commémorations de l ‘Ukraine, de ce qui se passe au Proche Moyen-Orient, et c’est le rôle de président de la République de s’exprimer.

Selon le président, parler un 6 juin est une chose importante pour pas qu ‘on confonde la mémoire et ce qui se passe dans la vie de la nation. Et parler des européennes au moment où nous vivons, c ‘est essentiel pour la vie du pays et le cours de la nation. “Donc je pense que c ‘est aussi mon rôle, il faut le faire à la place qui est celle du président de la République.”

L’interview d’Emmanuel Macron

Votre rôle, c’est pas de rester au-dessus de la mêlée? “Une entrevue de ce soir nous dira si je suis au -dessus, dedans ou en-dessous, j ‘espérais être au-dessus, c’est bien mon rôle, c ‘est comme ça que je vis. J ‘ai du mal à comprendre pourquoi parler du débarquement, parler de ce qui se passe en Russie, parler de ce qui se joue avec ces élections européennes, c ‘est ne pas être dans mon rôle.”

Monsieur le Président, quel est à votre sens la signification de ces commémorations? “Le président Joe Biden, président américain, a une idée très précise. C’est commémoration, la lutte contre la barbarie, la tyrannie nazie, et il fait un parallèle avec une autre tyrannie, aujourd’hui en Russie.”

D ‘abord je veux dire que les Français étaient au rendez-vous de ce jour, y compris hier, on était hier pour célébrer aussi la résistance bretonne et le débarquement a commencé le jour d’avant du débarquement. Quand les premiers parachutistes français et britanniques sont arrivés en Bretagne, on a commémoré Saint-Lô et cette mémoire civile de celles et ceux qui ont été sacrifiés par les bombardements alliés de l’été 44 et là nous allons célébrer à la fois nos français, ceux du bataillon mais nos alliés de ce débarquement.

Les Français sont là parce qu’ils tiennent à ce moment de notre histoire, et 80 ans après ce sont sans doute les dernières grandes célébrations où nous pouvons avoir des anciens combattants, des vétérans qui sont encore là qu’on doit célébrer et chérir. C ‘est ça pour moi le premier objectif, c ‘est ensuite de transmettre cette mémoire, de transmettre la force, la charge symbolique et oui on ne peut pas s ’empêcher de faire un parallèle et de se dire notre pays avait résisté pendant quatre années.

Quand tout poussait à céder et nous avons eu cette force de nos alliés qui nous a permis d’aller à la victoire et la liberté. Nous avons en Europe aujourd’hui, l ‘Ukraine, le président ukrainien. Un peuple qui est face à une puissance – que je ne compare pas à l ‘Allemagne nazie, elle n ‘a pas la même idéologie, mais une puissance qui est impérialiste, qui au fond met le pied le droit international, la Russie, et qui a dit, “moi je vais vous envahir”. L’aider à résister, c’est protéger en effet ces valeurs, notre droit, la souveraineté des Ukrainiens, leur intégrité territoriale, et donc c’est éviter la loi du plus fort. “

Les commémorations du 70e anniversaire

Mais il y a dix ans ici même sur le plage du débarquement, le 70e anniversaire, le président Vladimir Poutine, qui avait déjà annexé de force la Crimée, était invité. “Aujourd’hui il n ‘est pas le bienvenu. Non, parce que vous l ‘avez très bien dit, il s ‘est passé une rupture en 2022. Il avait déjà violé le droit international. Je pense que à l ‘époque le président Hollande et la chancelière Merkel ont eu raison d’essayer d’engager.” Il avait violé le droit international, mais il s ‘était arrêté.

Il avait une position, il l ‘avait d ‘ailleurs violée quelques années plus tôt en Géorgie, et il avait poussé aussi des alliés à lui pour le violer dans d ‘autres pays. Mais je pense qu ‘ils ont eu raison à l ‘époque d ‘essayer par la voie de la diplomatie d ‘abord à Minsk de signer ses accords, parce qu ‘il y avait un chemin qui était possible pour retrouver la paix et une paix durable. Et ça avait été accepté par les Ukrainiens et les Russes. Le président Poroshenko, à l ‘époque, et le président Poutine, avait signé à Minsk un peu avant, en février. Et donc c’était tout à fait légitime de les inviter.”

La guerre en Ukraine

Là, qu ‘est -ce qui s ‘est passé? “En février 2022, le président Poutine a décidé de lancer une guerre complète, il faut bien le dire, et donc de ne pas respecter ce qu’il avait lui-même signé, de se mettre en infraction complète, et de procéder à des vrais crimes de guerre qu’on a pu déjà constater. Et aujourd’hui, l ‘Ukraine est une nation qui résiste, et se faisant la Russie un peu trahir le message de la libération et du débarquement. “

Est-ce que ça signifie qu’aujourd’hui, le seul moyen de faire à la paix, c’est de gagner la guerre?

“On ne négociera plus avec Vladimir Poutine. Il faut attendre de mener sur le terrain. La France veut la paix, et nous nous battons depuis le 1er jour pour la paix. Mais il faut être tout de suite clair, la paix, ça ne peut pas être la capitulation de l ‘Ukraine. J ‘entends beaucoup de gens qui disent, faisons la paix, ça s ‘arrête là où c’est, puis les Ukrainiens, on casse, ils se mettent d ‘accord, le président Poutine, a dit qu’il était d’accord.

Ca, c’est la capitulation, et ça n ‘est pas une paix durable, parce que c ‘est une paix qui reconnaîtraient le fait accompli, la loi du plus fort. Et le jour d ‘après, elle nous met tous en danger, parce que qui dit que la Russie s ‘arrêtera là? Nous sommes sûrs du contraire, et la Russie est à nos frontières. Donc, la seule paix que nous défendons, c ‘est une paix qui, d ‘abord, est négociée par les deux partis, et qui permet de respecter le droit international, et donc qui, dans le cas du droit international, donne une place au Dombas, cette région de l ‘Est qui a été envahie, à la Crimée, par la négociation. Et donc pour répondre très précisément à votre question, la paix doit arriver par le biais d ‘une négociation qui doit se faire à un moment donné.

La Russie avance

Ce moment n ‘est pas encore là puisque la Russie continue d ‘avancer. Et donc si nous n ‘avions pas fait, nous, Européens, nous, américains, canadiens, japonais, et l ‘ensemble de ceux qui aident depuis deux ans, massivement. Si nous n ‘avions pas fait tout ça, au moment où nous nous parlons ce soir, l ‘Ukraine serait déjà un satellite russe. Elle aurait été envahie. Donc elle résiste, elle tient, et quand elle l’en décidera, quand on verra tout ce que les conditions sont réunies, une négociation se fera. Elle n ‘est pas au point de l ‘effondrement parce que vous dites elle résiste, elle tient.

La suite des aides pour l’Ukraine

Est-ce que nous ferons demain avec le président Zennest ? Ce renforcement, Volodymyr Zennest, qui va inévitablement vous le demander demain, vous allez le rencontrer. Est-ce que la France va franchir un pas en qualité, en quantité, en nature, dans l’aide fournie à l’Ukraine ?

“Oui. D’abord, nous avons toujours la même philosophie. Nous aidons les Ukrainiens à résister, mais nous ne voulons pas l’escalade de la guerre et en aucun cas, nous ne sommes en guerre contre la Russie et son peuple.”

Qu’elles aides d’Emmanuel Macron pour les Ukrainiens ?

C’est très différent. Concrètement, qu’est-ce que vous allez donner aux Ukrainiens ?

“Et donc très concrètement, demain, nous allons lancer une nouvelle coopération et annoncer la session de Mirage 2000-5, qui sont des avions de combat français, qui permettront à l’Ukraine de protéger son sol, son espace aérien.

Et donc dès demain, nous allons lancer un programme de formation des pilotes session de ces avions qui permettra d’ici à la fin de l’année. Alors la France va s’exprimer pour elle-même demain, mais surtout nous sommes en train de bâtir une coalition avec d’autres partenaires. Donc je serai pas définitif ce soir sur le nombre. L’objectif, c’est que, comme nos partenaires le font sur le F16, qu’on puisse le faire, ce qui est le facteur dimensionnant, c’est le temps de formation des pilotes. Et donc, on va proposer au président Zeniski que les pilotes puissent être formés dès cet été. Il faut normalement 5 à 6 mois et donc que d’ici à la fin de l’année, ils puissent avoir pilotes et avions.”

Formés en France ou en Ukraine ?

“En France que nous formerons les pilotes. Tous les pilotes ukrainiens sont formés en France. Il n’y aura pas de formateur français en Ukraine. Pour revenir, c’est la question de la formation, si vous le souhaitez, qui est distingue, mais ça oui. La deuxième chose, c’est que notre souhait, c’est aussi de former une brigade. Le défi qu’elle Ukraine, c’est qu’elle a mobilisé. On en a beaucoup parlé, vous en avez parlé dans vos antennes. Et elle est en train de mobiliser plusieurs dizaines de milliers d’hommes pour aller au front. Le défi, c’est évidemment de les former, de les équiper.

Ce que nous proposons, c’est de former 4 500 soldats ukrainiens. Et donc de les équiper, de les entraîner, et puis de leur apporter justement les munitions, les armes, ce qui leur permettra de défendre leur sol. Et ça, cette brigade, si je puis dire française, c’est un facteur très dimensionnant. On a déjà beaucoup fait avec nos partenaires allemands, Polonais et quelques autres. En formation depuis le début du conflit, on passe à nouveau stade et on dit là, une brigade, donc 4 500 hommes, on va la former.”

Tactiques Françaises en Ukraine selon Emmanuel Macron

Donc il y a des formateurs français sur le sol ukrainien.

“Alors, ça c’est une autre question qui est un changement de nature. Donc nous avons débattu en février dernier, quand vous vous souvenez, j’avais… Et depuis, la situation a changé. Accueilli. Donc moi, je pense qu’il ne doit pas y avoir de tabou sur ce sujet, le sol ukrainien est souverain. Il ne s’agit pas d’aller former sur la zone de combat.

Mais au moment où l’Ukraine a un défi, on doit y répondre comme on l’a fait à chaque fois. Mais la vue, vous avez entendu ? Le président, j’explique juste la situation pour que ça soit clair pour nos compatriotes, parce que sinon, on s’attaque toujours. Et quelque part, pardon, mais tombez tous dans le piège de Poutine, qui vous indique un endroit en faisant peur et tout le monde dit ce qu’ils ont réagi ou pas à ça. Il faut d’abord savoir ce qu’il y a du sens.

Les défis de cette guerre selon Emmanuel Macron

Il nous indique même une cible, l’informateur, c’est autre chose. Mais ce qu’il y a du sens, je vais vous demander d’abord, l’Ukraine, allez-y, qu’est-ce qu’il y a du sens pour les Ukrainiens ? Ils sont en train de former des milliers, je le disais, de soldats. On voit bien que quand ils en avaient quelques centaines, ou que ça a été plus lent, on pouvait aller les former, ce qu’on a fait en France, en Allemagne, en Pologne, ou ailleurs.

Là, il y a un défi capacitaire, il faut aller beaucoup plus vite. La masse est plus importante. Et c’est pourquoi le président ukrainien, son ministre de la Défense, a appelé l’ensemble des alliés il y a 48 heures par une lettre officielle en disant, nous avons besoin que vous nous aidiez à former plus vite et que vous venez le faire sur notre sol. Donc ça, ça veut dire qu’il y a une demande. Chaque fois qu’il y a une demande, on a regardé puisqu’on veut aider. La deuxième chose qu’on doit se demander, c’est que c’est quelque chose qui est un facteur d’escalade. La réponse est non. Aller former quelqu’un dans la zone ouest, qui est une zone libre en Ukraine, ce n’est pas agressif, les gars.”

Escalade de la guerre

Mais c’est un facteur d’escalade, s’ils sont tués ?

“Est-ce que vous pensez que c’est moins grave d’avoir un civil français allemand britannique qui est tué en Ukraine qu’un soldat ?”

“Mais c’est pas symboliquement parce que le rôle aussi de ces soldats de s’engager dans ce conflit, donc on a une drôle d’approche. Ce que je dis juste, c’est que la question de la formation en Ukraine aujourd’hui est demandée par les Ukrainiens.

Une décision collective

“La deuxième chose, c’est qu’elle n’est pas en soi un facteur d’escalade. Troisième, c’est que nous sommes en train de travailler avec l’ensemble de nos partenaires. C’est sur la base d’une décision collective à ce moment là nous déciderons en coalition que ce n’est pas un facteur d’escalade. Mais si on additionne les choses, c’est-à-dire que vous avez autorisé à utiliser les armes françaises.

Mais en plus vous rajoutez cette possible formation sur le terrain. Plusieurs alliés sont en train de le considérer donc ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit et je n’ai pas dit. Aujourd’hui vous avez des formateurs sur le terrain français ni nous allons le faire non ni nous n’allons le faire demain ce que je vous dis. C’est que pourquoi l’exclurions nous parce que ça n’est pas ça reste dans notre axe. C’est-à-dire on protège et je vous invite à regarder ce qui s’est passé durant les deux années un peu plus qui viennent de s’écouler.

Eviter l’escalade, mais aider l’Ukraine

C’est toujours la même chose nous sommes aux côtés des ukrainiens pour qu’ils se défendent et ne ne voulons pas d’escalade. Donc on a depuis le début donné des armes qui permettaient d’atteindre durant des mois les russes. C’est à ce moment là que vous avez vu les britanniques les américains les français envoyer des missiles qui permettaient d’atteindre ces points qui avaient une plus longue portée. Certains autres n’ont pas fait ce choix.

On n’a pas pu pour des raisons politiques, on l’a fait maintenant les russes font autre chose en particulier sur la partie nord du front. Depuis belgorod et d’autres points ils attaquent depuis le sol russe. Si on dit aux ukrainiens vous ne pouvez pas neutraliser ces capacités russes, à ce moment là on leur dit vous ne pouvez plus vous défendre. Parce que ça veut dire que tous les jours ils peuvent supporter une pluie de missiles et de bombes qui tue qui détruit. Et donc on dit on ne vous permet pas d’utiliser nos armes pour attaquer des civils, pour toucher tel ou tel point en Russie, mais pour neutraliser les points depuis lesquels vous êtes attaqués.”

Imposer une limite

Mais avec une limite, le président Biden, aujourd’hui même, dans une interview, dit pas à 300 km à l’intérieur du territoire russe. Vous-même, vous avez fixé une limite de 50 km ?

“Mais en vrai, la limite, elle est fixée par ce que font les Russes. Nous n’avons jamais été dans l’escalade. On a eu une approche qui est une approche logique et pragmatique. À chaque fois, c’est de permettre à l’Ukraine de se défendre avec le critère suivant. Si on ne leur permet pas de se défendre, le risque, c’est que l’Ukraine tombe. C’est que le droit international soit détruit et que cette guerre revienne nous impacter à tous. Mais donc, ce qu’on fait, c’est permettre aux Ukrainiens de se défendre. Et donc, moi, je n’ai pas de limite en tant que telle. Mais si vous me dites, est-ce que les Ukrainiens demain doivent aller attaquer Moscou ou Saint-Pétersbourg ? Non, ce n’est pas notre demande.”

C’est 50 km?

“Mais ce n’est pas une question de distance. Si vous voulez, je n’ai pas un critère de distance comme ça. C’est une question de moyens et de proportionnalité. Ils ne doivent pas attaquer la Russie. Ce n’est pas l’objectif. La guerre doit rester en Ukraine et permettre de protéger le peuple ukrainien. C’est comme ça que nous l’avons fait. C’est comme ça que nous avons décidé ensemble. Vous voyez bien qu’il y a quelques mois, cette question ne se posait pas. On faisait la guerre en Ukraine. Les Russes ont attaqué une infrastructure civile, que ce soit en Odessa, en Lviv ou ailleurs. Aujourd’hui, ils attaquent de plus en plus depuis leur sol, y compris le Bélarus.

À partir de là, il faut neutraliser. La bonne réponse, c’est d’abord de la défense anti-missiles. C’est ça que nous devons continuer de livrer. Mais de temps en temps, c’est aussi neutraliser depuis la zone où ils attaquent.

Les objectifs d’Emmanuel Macron

Très vite, monsieur le Président, si vous avez deux objectifs, quand même, là, très rapidement, c’est stopper l’offensive russe ou faire la reconquête de territoire ?

“C’est la reconquête du territoire. Moi, je soutiens le plan de paix du président Zelensky, c’est-à-dire une paix durable, qui est la paix du droit. Il ne peut pas y avoir de paix durable s’il n’y a pas de reconquête du territoire ukrainien. En revanche, je dis depuis le début, et il l’a dit lui-même, ce qu’il est prêt à discuter, c’est une solution diplomatique qui peut être réaliste à partir du moment où c’est l’Ukraine qui choisit. Donc c’est le retour à l’intégrité territoriale et c’est sur cette base que nous travaillons.”

Il y a déjà eu des négociations sur ce point-là.

“Bien sûr, et depuis le début, c’est ça que je dis. Et c’est pour ça que nous avons soutenu l’Ukraine dans ses offensives et dans ses contre-offensives.”

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