Bruxelles allège la pression ESG : quels enjeux pour les entreprises et la finance durable ?

pression ESG

Pression ESG : l’Union européenne opère un virage significatif dans sa stratégie réglementaire en matière de durabilité. Sous couvert de simplification, la Commission européenne a proposé un assouplissement majeur des exigences du Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), dans le cadre de son “Omnibus Simplification Package”. Résultat : environ 80 % des entreprises initialement concernées par le reporting extra-financier obligatoire pourraient désormais être exemptées. Cette inflexion soulève de profondes interrogations sur l’équilibre entre compétitivité économique, ambition climatique et responsabilité sociale. Analyse complète d’un recul aux implications multiples pour les dirigeants, les investisseurs et les chaînes de valeur européennes.

Un recul stratégique sous couvert de compétitivité

La Commission européenne justifie son assouplissement réglementaire par un contexte géopolitique et économique instable : flambée des coûts énergétiques, incertitudes globales, divergences entre les politiques ESG internationales. En rehaussant les seuils d’application du CSRD (désormais réservé aux entreprises de plus de 1 000 salariés, réalisant au moins 50 millions d’euros de chiffre d’affaires ou 25 millions d’euros d’actifs), Bruxelles prétend offrir un bol d’air aux PME, tout en préservant le socle réglementaire pour les grandes structures. En parallèle, l’entrée en vigueur des obligations de reporting est repoussée à 2028.

Si la Commission parle de “proportionnalité”, de nombreux observateurs y voient un signal ambigu envoyé aux marchés : celui d’un pas en arrière sur les engagements ESG de l’UE. Un virage politique à l’approche des élections européennes, destiné à apaiser les critiques sur l’excès de normes et le fardeau administratif, mais qui pourrait coûter en crédibilité internationale.

Une onde de choc pour les pionniers du reporting durable

Pour les entreprises ayant anticipé la mise en conformité CSRD, l’annonce est perçue comme un revirement inattendu. Certaines ont déjà publié leur premier rapport de durabilité aligné sur la double matérialité et les normes de taxonomie verte. Beaucoup ont investi lourdement dans la structuration de leur stratégie ESG, la gouvernance climat ou l’alignement de leurs données.

Mark Lumsdon-Taylor, associé chez MHA, souligne l’effet paradoxal de cette simplification : « La régulation a été un catalyseur pour l’action ESG. En la relâchant trop vite, on risque d’amoindrir les progrès réalisés. »
En effet, la suppression d’un cadre obligatoire ne signifie pas la disparition des attentes. Investisseurs, clients et partenaires commerciaux continueront d’exiger transparence et responsabilité, y compris des entreprises désormais exemptées.

Risques juridiques et fragmentation réglementaire en Europe

La proposition de Bruxelles ne fait pas encore l’objet d’un consensus. Elle doit passer par le Parlement européen et les États membres. Or, plusieurs pays comme la France ou l’Irlande ont déjà transposé le CSRD dans leur droit national. Un retour en arrière pourrait générer un imbroglio juridique considérable et une fragmentation des règles entre États.

Des entreprises transnationales pourraient alors se retrouver soumises à des obligations différentes selon leur pays d’origine ou d’implantation. Cette instabilité règlementaire pèserait sur la prévisibilité financière des plans ESG, et donc sur la stratégie à long terme des groupes actifs à l’international.

Vers un désengagement en chaîne ? Les signaux faibles du CSDDD et du CBAM

Le relâchement réglementaire ne se limite pas au CSRD. Deux autres piliers de la stratégie durable de l’UE sont également en voie de révision :

  • Le Corporate Sustainability Due Diligence Directive (CSDDD), qui impose la vigilance sur les droits humains et l’environnement dans les chaînes d’approvisionnement, pourrait être vidé de sa substance si ses exigences ne s’appliquent qu’aux fournisseurs directs.
  • Le Carbon Border Adjustment Mechanism (CBAM), censé instaurer une taxation carbone sur les importations, pourrait quant à lui être assoupli, avec jusqu’à 90 % des importateurs potentiellement exemptés.

Ces évolutions convergentes esquissent une forme de recul général sur l’ambition climatique européenne, ce qui pourrait altérer la dynamique du Pacte Vert (Green Deal) et brouiller les signaux envoyés aux marchés.

La réaction de la communauté financière : prudence et responsabilité

Pour les investisseurs et les acteurs de la finance responsable, ce revirement ne doit pas être interprété comme un feu vert à la désinvolture ESG. Bien au contraire. James Hay, du cabinet Pinsent Masons, rappelle que « l’absence d’obligation ne dispense pas d’attente. Les clients, les actionnaires et les assureurs intègrent déjà les risques ESG dans leurs analyses. »
En d’autres termes, sortir du périmètre du CSRD ne supprime ni la pression réputationnelle, ni les risques juridiques liés à la non-maîtrise des enjeux sociaux et environnementaux.

Analyse récapitulative de Bruno Boggiani, CEO de Strateggyz – Green Finance

Pour Bruno Boggiani, expert de la finance durable et dirigeant de Strateggyz, la décision de la Commission reflète moins un abandon de l’ESG qu’une inflexion politique pragmatique.

« On assiste à une reconfiguration de l’agenda réglementaire européen, motivée par la volonté de ne pas pénaliser l’économie réelle. C’est un repositionnement, pas un désengagement. »

Mais il prévient : « Ce mouvement crée de l’incertitude. Les entreprises ne savent plus si elles doivent continuer leurs efforts de reporting ou mettre les projets ESG en pause. Cela peut freiner les dynamiques positives enclenchées. »

Boggiani insiste sur un point central : la valeur stratégique de la double matérialité. Même en dehors du CSRD, cette approche – qui croise impact sur l’entreprise et impact de l’entreprise – reste un levier puissant pour réduire les risques et améliorer la performance globale. Il appelle donc à la responsabilité des dirigeants :

« C’est maintenant que se joue la crédibilité de la transition durable. Ce n’est pas parce que la norme recule qu’il faut cesser d’agir. »

La pression ESG

Le virage réglementaire amorcé par Bruxelles ne signe pas la fin de la durabilité d’entreprise, mais marque une inflexion importante de la gouvernance ESG européenne. Moins d’obligations légales, certes, mais pas moins d’exigence stratégique pour les entreprises engagées dans la transition. La vigilance reste de mise pour ne pas compromettre les avancées, et faire de l’ESG un moteur de compétitivité plutôt qu’un simple fardeau réglementaire.

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Vers une finance plus transparente

finance plus transparente

Finance plus transparente : depuis plusieurs années, la finance durable est au cœur des préoccupations des investisseurs et des régulateurs. Dans ce contexte, l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a publié en mai 2024 des lignes directrices strictes visant à encadrer l’utilisation des termes liés à l’ESG (Environnement, Social, Gouvernance) et à la durabilité dans les noms des fonds distribués dans l’Union européenne. Cette réforme, motivée par la volonté de lutter contre le greenwashing, impose aux gestionnaires d’actifs de revoir leur stratégie de communication et, dans certains cas, la composition même de leurs portefeuilles. À un an de l’entrée en vigueur de ces nouvelles règles, le paysage de l’investissement ESG est en pleine mutation.

Une réforme structurante : l’essentiel des lignes directrices de l’ESMA

Les lignes directrices de l’ESMA imposent aux fonds qui souhaitent conserver une appellation ESG ou durable de répondre à des exigences précises en matière d’exclusion d’actifs controversés. Parmi les critères d’exclusion figurent notamment les entreprises fortement exposées au charbon, au pétrole, aux gaz fossiles, ainsi qu’à la production électrique très carbonée. L’objectif : garantir que les fonds portant une étiquette “durable” reflètent effectivement des pratiques d’investissement responsables.

Les gestionnaires avaient jusqu’au 21 mai 2025 pour se mettre en conformité ou modifier le nom de leurs fonds. Cette réforme a suscité des réactions variées, allant de simples ajustements à des rebrandings profonds.

Rebrandings : des changements nombreux mais mesurés

Un an après l’annonce des nouvelles règles, environ 19 % des fonds concernés ont déjà modifié leur nom. Parmi eux :

  • 508 fonds ont supprimé les termes ESG ou durables,
  • 304 ont remplacé un terme par un autre,
  • 68 ont ajouté un terme ESG.

Notons que les fonds passifs ont été plus fréquemment concernés, en raison de leur dépendance aux indices qui doivent également intégrer les critères ESMA. Cependant, le nombre total de fonds ESG dans l’UE n’a reculé que de 8 %, preuve que les gestionnaires tentent de conserver une dimension durable tout en se conformant aux nouvelles exigences.

Une sémantique stratégique : les nouveaux mots-clés des fonds ESG

La suppression des termes “ESG” et “sustainable” a été largement compensée par l’émergence de nouveaux termes plus spécifiques comme “transition”, “climat” ou encore “screened”. Cela reflète une volonté des gérants de montrer leur engagement sans s’exposer aux contraintes réglementaires trop strictes.

Certains exemples sont révélateurs :

  • Le fonds BFT Crédit Opportunités ISR est devenu “Climat” pour refléter une nouvelle stratégie de décarbonation.
  • Robeco a transformé plusieurs de ses fonds “Sustainable” en “Transition” afin de mieux refléter une logique de progression vers la neutralité carbone.
  • D’autres, comme Invesco ou Fidelity, ont réorienté leurs fonds vers des objectifs plus clairement alignés sur la réduction des émissions et les obligations vertes.

Focus sur les fonds “Transition” : une montée en puissance limitée mais significative

Si l’on observe une montée en puissance du terme “transition”, son adoption reste en deçà des attentes. En théorie, ce positionnement est attractif, car il est moins contraignant que les standards PAB (Paris-Aligned Benchmark), tout en s’inscrivant dans une logique nette de réduction des émissions.

Cependant, ce label demande aux gérants de démontrer un chemin mesurable vers des objectifs environnementaux ou sociaux, ce qui est difficile à standardiser. De plus, cela implique souvent d’investir dans des entreprises encore très émettrices mais engagées dans une transformation, ce qui peut déconcerter certains investisseurs.

Quid des fonds “Sustainable” ? Entre abandon stratégique et renforcement des engagements

Parmi les 1 245 fonds utilisant le terme “sustainable” en mai 2024, 241 l’ont depuis abandonné. La majorité de ces retraits sont motivés par une incapacité à garantir une part suffisante d’investissements véritablement durables (souvent inférieure à 50 %).

Dans certains cas, comme chez TCW, cela a conduit à une révision complète des objectifs : les fonds sont passés d’un statut Article 9 à Article 8, avec une réduction nette des ambitions. D’autres, comme BNP Paribas ou Guinness, ont supprimé le terme sans changer réellement la stratégie, souvent pour des raisons commerciales ou de clarté.

À l’inverse, certains gérants ont préféré maintenir ou renforcer l’engagement, en ajustant leur documentation pour rester en conformité et continuer à revendiquer une véritable dimension durable.

Impacts sur les portefeuilles : vers une désensibilisation progressive aux actifs controversés

L’un des effets les plus notables des lignes directrices est la réduction du nombre de fonds détenant des titres jugés non conformes, notamment dans les secteurs du charbon ou des énergies fossiles. Toutefois, les divergences d’interprétation sur les exclusions, liées à la variété des données disponibles et à la complexité des chaînes de valeur, laissent place à une certaine hétérogénéité dans l’application.

Par ailleurs, les exclusions ne sont pas uniformes selon qu’il s’agisse d’un fonds actif ou passif, chaque type suivant des méthodologies et des fournisseurs d’indices différents. Cela impose aux investisseurs une vigilance accrue sur les choix effectués par leurs gérants.

Réaction des investisseurs et évolution des préférences

Depuis la publication des lignes directrices de l’ESMA, les comportements des investisseurs ont évolué de manière notable. Beaucoup ont pris conscience que les appellations « ESG » ou « durable » ne garantissent pas toujours un alignement profond avec leurs convictions environnementales ou sociales. Cette prise de recul pousse certains à se tourner vers des fonds à stratégie explicite sur la décarbonation, la transition juste ou encore la biodiversité. D’autres, plus prudents, préfèrent dorénavant les fonds thématiques bien définis plutôt que ceux aux labels génériques.

Les plateformes de distribution d’investissement (banques privées, robo-advisors, marketplaces) adaptent également leurs outils de sélection pour mieux refléter les nouvelles exigences réglementaires. Des filtres avancés permettent désormais aux clients de distinguer les fonds conformes aux exclusions PAB/CTB ou à un engagement net zéro crédible.

Défis d’interprétation et fragmentation des pratiques

Un point important soulevé par les professionnels est la latitude d’interprétation laissée par les lignes directrices de l’ESMA. Si le cadre impose certaines exclusions claires (charbon, pétrole, gaz, électricité carbonée, armes controversées), il laisse place à différentes lectures selon les méthodologies internes des gestionnaires d’actifs.

Certaines sociétés appliquent des règles uniformes à tous leurs fonds, tandis que d’autres adaptent les critères en fonction du style de gestion (passif ou actif), des données disponibles ou des préférences du gérant. Cela crée une fragmentation du marché et une difficulté pour les investisseurs à comparer objectivement les stratégies dites « de transition » ou « durables ».

Impact sur la structuration de l’offre ESG

La vague de rebranding a eu un effet domino sur la structuration de l’offre ESG en Europe. Plusieurs fonds ont été rétrogradés de l’Article 9 à l’Article 8 ou ont vu leur objectif d’investissement durable révisé à la baisse. Ce phénomène reflète une volonté de rester conforme tout en maintenant une certaine flexibilité de gestion.

En parallèle, une nouvelle génération de produits fait son apparition : fonds à trajectoire Net Zéro, stratégies de transition climatique, obligations à impact, etc. Ces produits se positionnent de manière plus transparente, avec des indicateurs de performance extra-financière concrets et des engagements temporels mesurables. Cette évolution est perçue comme un progrès qualitatif dans la finance durable européenne.

Analyse récapitulative de Bruno Boggiani, CEO de Strateggyz – Green Finance

Bruno Boggiani, expert reconnu de la finance durable et fondateur de Strateggyz, partage une lecture critique mais optimiste de cette phase de transformation :

« L’ESMA a joué son rôle de garde-fou en posant des lignes rouges claires. Ce que nous observons aujourd’hui, ce n’est pas un recul de la finance durable, mais sa professionnalisation. Certains acteurs ont dû ajuster leur offre car ils n’étaient pas en mesure de prouver ce qu’ils affirmaient. Cela renforce la crédibilité globale du marché. »

Pour Boggiani, cette régulation agit comme un révélateur : elle distingue les initiatives sincères des démarches marketing approximatives. Il anticipe un mouvement vers une standardisation des métriques ESG et appelle les gestionnaires à développer des méthodologies robustes pour documenter leur impact réel.

Enfin, il note que la notion de « transition » – encore floue pour beaucoup – gagnera en clarté à mesure que les régulateurs, les investisseurs et les entreprises aligneront leurs attentes sur des trajectoires de décarbonation crédibles et socialement responsables.

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Europe vs. États-Unis : vers un renversement durable de la dynamique boursière ?

Europe vs. États-Unis

Europe vs. États-Unis : depuis le début de l’année 2025, les marchés boursiers européens surpassent ceux des États-Unis, une situation peu courante dans l’histoire récente des marchés financiers. Cette tendance, déjà pressentie fin 2024, soulève de nombreuses interrogations quant à sa durabilité. Entre valorisations attractives, stabilité politique relative et changements géostratégiques, la zone Euro semble regagner une certaine attractivité auprès des investisseurs mondiaux. Mais cette dynamique est-elle pérenne ou simplement conjoncturelle ? Explorons en profondeur les facteurs qui alimentent cette surperformance européenne et les incertitudes qui l’entourent.

Valorisations boursières : un rattrapage statistique possible

Les actions européennes, bien qu’en hausse notable depuis janvier, conservent une décote par rapport à leurs homologues américaines. Cette différence de valorisation, mesurée par les ratios cours/bénéfices anticipés, demeure significative même si elle s’est réduite récemment. Historiquement, de telles périodes de décote ont souvent donné lieu à un phénomène de “retour à la moyenne”, suggérant un potentiel de revalorisation supplémentaire des actions européennes.

Cependant, cette vision globale masque des disparités internes. Les valeurs allemandes apparaissent plus chères que celles de France ou d’Espagne, et certains secteurs sont déjà légèrement surévalués au regard de leur propre historique. Il ne s’agit donc pas d’un marché uniformément bon marché, mais d’un terrain favorable à une sélection rigoureuse des titres.

Droits de douane et tensions commerciales : des impacts différenciés

L’environnement commercial mondial reste marqué par les politiques protectionnistes, notamment du côté américain. Le moratoire temporaire de 90 jours sur les nouveaux droits de douane a apporté un soulagement momentané aux marchés, mais les tensions sous-jacentes demeurent.

Ces mesures pèsent différemment selon les régions : les entreprises américaines pourraient souffrir d’une baisse des ventes domestiques, tandis que les entreprises européennes, plus dépendantes de l’export, voient leur compétitivité menacée. Toutefois, la solidité du tissu industriel européen et la diversification des débouchés offrent une certaine résilience face à ces chocs externes.

Europe vs. États-Unis : stabilité politique relative en Europe

La zone Euro bénéficie actuellement d’un climat politique relativement plus stable que celui des États-Unis. La multiplication des initiatives communes, notamment autour de la défense (avec le plan de réarmement allemand) et des infrastructures, témoigne d’une volonté de renforcer l’unité européenne. Bien que des divergences subsistent au sein de l’Union, les avancées vers une plus grande cohésion sont perçues positivement par les marchés.

Par ailleurs, les recommandations issues du rapport Draghi commencent à se traduire concrètement dans les politiques économiques, renforçant encore la crédibilité du projet européen à moyen terme.

Politique monétaire et conjoncture économique : des signaux favorables

La Banque centrale européenne (BCE) a montré sa réactivité en abaissant ses taux dès avril 2025, avec la perspective de nouvelles baisses en juin. Cette orientation accommodante soutient non seulement les marchés financiers mais également la reprise de l’activité économique. L’inflation, quant à elle, reste maîtrisée, et moins exposée aux chocs tarifaires que celle des États-Unis.

De plus, le plan allemand d’investissements publics devrait générer des effets d’entraînement bénéfiques à l’ensemble de la zone Euro, compensant en partie l’impact négatif des tensions commerciales.

Europe vs. États-Unis : le retour des investisseurs sur le vieux continent

Les flux financiers en direction de l’Europe témoignent d’un regain d’intérêt des investisseurs institutionnels. Ce mouvement s’explique par deux dynamiques simultanées : une correction de l’extrême pessimisme qui prévalait en début d’année, et une remise en question de l’exceptionnalisme américain. Plusieurs grands gestionnaires d’actifs revoient actuellement la pondération de l’Europe dans leurs portefeuilles stratégiques, même si ces ajustements prennent du temps à se concrétiser.

La guerre en Ukraine demeure une inconnue majeure, mais tout progrès en faveur d’une désescalade pourrait renforcer l’attrait des marchés européens.

États-Unis : entre rebond technologique et incertitudes politiques

Outre-Atlantique, les marchés ont bénéficié d’un rebond marqué, en particulier dans le secteur technologique. Les “7 magnifiques” ont regagné la faveur des investisseurs après la levée temporaire de certaines incertitudes commerciales. Cependant, ce rallye reste fragile et dépendant de l’impact réel des politiques économiques de Donald Trump sur les bénéfices des entreprises.

Un ralentissement de l’économie américaine n’est pas exclu, ce qui pourrait indirectement peser sur la zone Euro. Une récession aux États-Unis, bien que non envisagée comme scénario central, représenterait une menace importante pour l’ensemble des marchés développés.

Europe vs. États-Unis : la grande transition, un changement de paradigme

L’évolution actuelle des marchés s’inscrit dans un contexte plus large de transformation structurelle : ce que certains appellent la “Grande transition”. Celle-ci recouvre plusieurs dimensions : transition énergétique, régionalisation des échanges, souveraineté stratégique, et instabilité géopolitique accrue. Pour les investisseurs, cela implique une montée de la volatilité et un changement des repères traditionnels en matière de valorisation et de corrélation entre actifs.

La zone Euro, en pleine redéfinition de son rôle économique et stratégique, pourrait tirer son épingle du jeu dans ce nouvel environnement.

Le contexte actuel place la zone Euro à un moment clé de son évolution. La performance récente de ses marchés boursiers reflète à la fois des conditions techniques favorables et une réévaluation plus fondamentale de son potentiel économique et politique. Si l’avenir reste incertain, notamment en raison des tensions géopolitiques et des politiques imprévisibles aux États-Unis, l’Europe semble retrouver une place stratégique dans les portefeuilles mondiaux. La prudence reste de mise, mais les fondations d’un rééquilibrage durable sont posées.

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BNP Paribas : un engagement ambitieux

BNP Paribas

BNP Paribas : alors que la nécessité de lutter contre le changement climatique devient une urgence, la rénovation énergétique des logements apparaît comme un levier essentiel. BNP Paribas s’engage pleinement dans cette transition, affichant une ambition claire : accompagner 400 000 projets de rénovation énergétique à travers l’Europe d’ici à la fin de l’année 2026.

Une étude récente, réalisée en partenariat avec Harris Interactive, révèle que si les Français sont massivement convaincus de l’importance de cette démarche, ils restent toutefois freinés par des obstacles pratiques et financiers. Face à ces enjeux, BNP Paribas déploie une stratégie complète pour faciliter l’accès aux aides et au financement, tout en simplifiant les démarches liées aux travaux.

Une forte prise de conscience, mais des obstacles à franchir

Les résultats de l’étude menée en février 2025 montrent que 94% des Français jugent prioritaire l’amélioration énergétique de leur logement. Cette conviction forte est cependant tempérée par des difficultés concrètes qui freinent le passage à l’action. Le coût des travaux est perçu comme un obstacle majeur, mais c’est surtout la complexité des démarches administratives qui inquiète : près des trois quarts des personnes interrogées trouvent la gestion des aides financières, la recherche d’artisans compétents et la coordination des travaux particulièrement compliquées.

Par ailleurs, une large majorité des Français estime que la performance énergétique est un critère déterminant dans l’évaluation de la valeur immobilière, certains allant même jusqu’à penser qu’il est indispensable d’investir dans la rénovation pour éviter de perdre de la valeur en cas de revente. Ces freins soulignent l’importance d’un accompagnement adapté pour transformer cette volonté en projets concrets.

BNP Paribas : un acteur mobilisé pour accélérer la rénovation énergétique

Pour répondre à ces attentes, BNP Paribas s’est fixé un objectif ambitieux : soutenir 400 000 rénovations énergétiques en Europe d’ici la fin 2026. Cette ambition repose sur l’appui de sa filiale spécialisée, BNP Paribas Personal Finance, ainsi que de ses banques commerciales présentes dans plusieurs pays européens dont la France, la Belgique, l’Italie, le Luxembourg et la Pologne.

Ces différentes entités ont renforcé leurs offres pour proposer un accompagnement sur-mesure et multiplier les points d’entrée pour les particuliers. En France, après une phase pilote réussie en 2024 dans plusieurs départements, la banque étend son partenariat avec IZI by EDF à l’ensemble du territoire métropolitain. Cette collaboration permet de mettre en place un parcours client fluide, où chaque étape du projet de rénovation est prise en charge, de l’évaluation initiale des travaux jusqu’au suivi post-réalisation.

Un parcours client fluide et intégré pour lever les freins

Consciente des freins identifiés, BNP Paribas propose un dispositif pensé pour simplifier la vie des propriétaires. Les clients bénéficient d’un accompagnement personnalisé qui débute par l’identification précise des travaux nécessaires à l’amélioration énergétique de leur logement. Une estimation détaillée et transparente du coût total est ensuite proposée. Ce devis intègre directement les aides financières auxquelles le client est éligible, telles que MaPrimeRénov’, les certificats d’économie d’énergie ou les subventions gouvernementales, réduisant ainsi le reste à charge.

Pour financer ce dernier, Domofinance, filiale experte du groupe, offre des prêts à taux préférentiels spécialement conçus pour les travaux d’habitat durable. L’accompagnement ne s’arrête pas là, puisqu’un suivi rigoureux des travaux est assuré pour garantir leur bonne exécution. Enfin, une fois les travaux terminés, les clients peuvent bénéficier d’un diagnostic de performance énergétique réalisé par des professionnels habilités, afin de mesurer les progrès accomplis et valoriser leur bien.

Des solutions financières adaptées à chaque situation

Pour répondre aux besoins divers des particuliers et copropriétaires, BNP Paribas déploie une gamme étendue de solutions de financement. En premier lieu, un prêt personnel dédié à la rénovation énergétique permet de financer directement les travaux. Lors de l’achat d’un logement, une enveloppe spécifique est proposée pour financer les travaux de rénovation en complément de l’acquisition, avec des taux avantageux qui prennent en compte la situation des primo-accédants.

Par ailleurs, l’éco-prêt à taux zéro reste une option intéressante, cumulable avec d’autres aides, permettant d’alléger le coût global de la rénovation. BNP Paribas innove également en proposant une bonification du taux immobilier pour l’acquisition de logements très performants énergétiquement, incitant ainsi à privilégier des biens classés A ou B. Du côté des copropriétés, qui représentent un tiers du parc immobilier français, les obstacles sont souvent liés à la complexité organisationnelle et au coût des travaux. Depuis plus d’une décennie, Domofinance propose des prêts collectifs adaptés, sans solidarité entre copropriétaires, facilitant ainsi la mise en œuvre de projets communs. En 2025, cette offre sera renforcée pour mieux répondre à ce marché stratégique.

BNP Paribas : rénovation énergétique pour les particuliers et les copropriétés

BNP Paribas se positionne clairement comme un acteur majeur de la transition énergétique en Europe. Son engagement à accompagner 400 000 rénovations énergétiques d’ici 2026 traduit une volonté forte d’allier responsabilité sociale et performance économique. En combinant une expertise financière approfondie, un accompagnement personnalisé et des partenariats stratégiques, le groupe facilite l’accès à la rénovation énergétique pour les particuliers et les copropriétés. Cette démarche reflète une vision durable et ambitieuse, où la banque joue un rôle clé dans la construction d’un avenir plus respectueux de l’environnement, tout en soutenant ses clients dans la concrétisation de leurs projets.

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La Finance Durable à l’offensive au sommet de montréal

finance durable

Une finance qui change de cap pour changer le monde

Du 13 au 15 mai 2025, Montréal accueille la 5e édition du Sommet de la finance durable, organisée par Finance Montréal. Une édition marquée par une conviction forte : la finance peut – et doit – jouer un rôle moteur dans la transformation écologique et économique de nos sociétés.

Dès l’ouverture, l’appel est clair : « Et si on reprenait le courant… sans laisser de trace ? ». Pendant trois jours, experts, décideurs, institutions et porteurs de projets partagent idées et solutions pour aligner les flux financiers avec les limites planétaires.

Le temps presse : dépasser les limites planétaires

Le constat scientifique est alarmant. En 2023, six des neuf limites planétaires identifiées par le Global Footprint Network ont déjà été franchies : climat, biodiversité, cycles biogéochimiques, acidification des océans, ressources en eau douce et usage des sols. Chaque transgression compromet l’équilibre global.

Face à ces urgences, la finance doit devenir un levier d’action massif. Pour Sandrine Rastello, journaliste, le défi est clair : changer de cap collectivement, et rapidement. « Le futur dépend de notre capacité à agir ensemble », insiste-t-elle.

Montréal, en première ligne de la finance verte

Malgré les vents contraires, Montréal se positionne comme un leader nord-américain de la finance durable. Elle est aujourd’hui classée 1ère en Amérique du Nord et 8e au niveau mondial selon le Global Green Finance Index.

Luc Rabouin, membre du comité exécutif de la Ville de Montréal, rappelle les engagements récents :

  • Feuille de route en économie circulaire
  • Politique d’achats responsables (3 milliards de dollars)
  • Indice de circularité pour mieux mesurer les impacts

Pour lui, il ne faut pas ralentir, même en période d’incertitude économique. « Il n’y aura pas de transition sans finance », affirme-t-il.

S’unir pour aller plus loin

Le Sommet met aussi en lumière le rôle crucial des partenariats. Fondaction, par exemple, collabore avec d’autres organismes à mission sociale pour proposer de nouvelles solutions d’épargne responsables. « On doit faire comprendre que l’épargne a un pouvoir », déclare Geneviève Morin, sa présidente.

Les universités, elles aussi, s’impliquent. À Concordia, un vaste projet avec Énergir et Hydro-Québec vise à verdir le campus Loyola. Et le Fonds intergénérationnel de l’université (FiUC) s’oriente vers une stratégie 100 % investissement durable.

Une vision globale, des réponses concrètes

À l’échelle mondiale, l’élan se confirme. Mirova, société française spécialisée dans la finance responsable, investit dans des projets contre la déforestation à travers son Fonds pour la gestion durable des terres. Plus de 100 millions d’euros y sont mobilisés.

Mais certains défis soulèvent des questions. Avec le retour en force du financement de la défense, Philippe Zaouati, directeur général de Mirova, appelle à ne pas fuir les réalités. « La finance responsable ne doit pas être une niche. Elle doit financer le monde tel qu’il est, et s’attaquer aux vrais problèmes. »

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Débat sur la commission d’enquête parlementaire

commission d’enquête parlementaire

La récente audition de François Bayrou devant une commission d’enquête parlementaire a ravivé les tensions politiques et soulevé des questions majeures sur la gestion des affaires publiques, la protection des enfants victimes de maltraitance et le fonctionnement des institutions. Parallèlement, le blocage du chantier de l’autoroute A69 dans le Tarn illustre les défis actuels rencontrés par la France pour mener à bien ses grands projets d’infrastructure. Au cœur de ces débats, les enjeux de transparence politique, d’aménagement du territoire et de répartition des responsabilités entre justice, législateur et exécutif s’entrelacent, dans un contexte marqué par des attentes fortes de la population.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

La commission d’enquête parlementaire : entre contrôle politique et nécessité de vérité

L’audition de François Bayrou devant la commission d’enquête parlementaire, consacrée à une affaire sensible impliquant notamment des allégations de maltraitance, a suscité un large éventail de réactions. Plusieurs observateurs expriment un sentiment mitigé quant à l’efficacité de cette procédure. Pour certains, cette commission apparaît davantage comme un instrument politique visant à fragiliser le Premier ministre plutôt que comme un outil rigoureux de recherche de la vérité. Les échanges, parfois tendus, ont donné lieu à des « passes d’armes » et à une atmosphère hostile, avec des accusations de subjectivité visant les rapporteurs.

Malgré ces critiques sur la forme, la gravité du sujet reste au centre des préoccupations. La maltraitance sur mineurs, qu’elle survienne dans le cadre institutionnel public ou privé, constitue un fléau social toujours très présent. En France, environ 160 000 enfants sont victimes chaque année de violences sexuelles, ce qui justifie pleinement la mise en lumière de ces affaires et la mobilisation d’instances dédiées. Le numéro d’urgence 119 est rappelé comme un dispositif crucial pour les victimes et témoins, renforçant la nécessité d’une vigilance collective.

Par ailleurs, la commission d’enquête n’a pas permis de faire progresser clairement le dossier Benjamin Coste, un point souligné par plusieurs intervenants qui reconnaissent ne pas maîtriser tous les aspects du dossier. Ce manque d’avancée concrète nourrit la frustration, d’autant que cette affaire dépasse les simples enjeux politiques et touche directement les victimes, dont la reconnaissance et la justice doivent rester prioritaires.

La posture du Premier ministre et la politisation du dossier

L’audition a également mis en lumière la difficulté pour le Premier ministre de répondre à des questions sensibles sur un dossier complexe. Certains jugent sa prestation « inaudible », soulignant une apparente difficulté à maîtriser les faits et une gestion politique de la situation qui tend à détourner l’attention des victimes. La dimension politique, en particulier, est omniprésente : François Bayrou a adopté une ligne de défense basée sur la contestation de l’objectivité de ses interlocuteurs et la remise en question de la fidélité des retranscriptions des témoignages.

Ce positionnement a alimenté un climat de suspicion, où le débat judiciaire et politique se mêlent étroitement, au risque de noyer les véritables enjeux de fond. Les échanges au sein de la commission, qualifiés parfois de « tribunal » par certains participants, reflètent cette difficulté à dissocier les responsabilités personnelles et institutionnelles, tout en maintenant un focus sur la protection des victimes.

L’autoroute A69 : un symbole des défis de l’aménagement du territoire

Parallèlement à ces débats politiques, la question des grands projets d’infrastructure en France se pose avec acuité. L’arrêt du chantier de l’autoroute A69 dans le Tarn, à la suite d’une décision judiciaire, illustre les tensions entre différentes parties prenantes et les freins institutionnels auxquels se heurtent les projets d’aménagement. Pour de nombreux acteurs locaux, la reprise de ce chantier est un enjeu crucial pour le désenclavement du territoire, la dynamique économique et l’amélioration des conditions de mobilité, notamment dans un contexte marqué par des crises sociales comme celle des Gilets jaunes.

La proposition de loi déposée par des sénateurs vise à valider la reprise des travaux au nom de l’intérêt général, dans l’espoir de débloquer une situation qui paralyse le territoire depuis plusieurs mois. Ce projet, malgré un investissement déjà conséquent – avec 90 % des ouvrages d’art réalisés et 450 millions d’euros dépensés sur les 750 millions prévus – est confronté à une opposition fondée sur des arguments environnementaux et juridiques, qui ont conduit à la suspension des travaux.

Entre écologie, législation et capacité d’action de l’État

La difficulté à concilier grands projets d’infrastructure et contraintes environnementales est au cœur du débat public. Certains dénoncent une forme d’impuissance de l’État, freinée par une législation qui permet au juge d’intervenir et d’interrompre des projets pourtant porteurs d’intérêt général. Cette situation alimente le sentiment d’une paralysie administrative et politique, renforçant la frustration des citoyens face à la lenteur des décisions et au poids des procédures.

Pour répondre à ces blocages, une réforme législative est évoquée, afin de renforcer le rôle du législateur dans le dénouement des conflits et garantir la poursuite des projets d’aménagement essentiels à l’équilibre territorial. Toutefois, cette réforme doit également prendre en compte les exigences environnementales et sociales, afin d’éviter la mise en place de projets nuisibles.

La question du financement soulève également des débats, notamment autour du péage. Le recours à des autoroutes à péage est défendu comme un compromis, garantissant l’accès tout en assurant une certaine rentabilité. Pourtant, l’idée d’une autoroute gratuite fait débat, certains rappelant que la gratuité effective n’existe pas, car elle implique un financement indirect par les contribuables, même lorsque la gestion est publique.

La commission d’enquête parlementaire et le blocage de l’autoroute A69

Ces débats illustrent la complexité des enjeux auxquels la France est confrontée, à la croisée des questions de justice, d’aménagement du territoire, de gouvernance politique et de développement durable. La commission d’enquête parlementaire et le blocage de l’autoroute A69 montrent à quel point les décisions publiques s’inscrivent dans des contextes multidimensionnels où s’affrontent intérêts politiques, attentes sociales et contraintes légales. Trouver un équilibre entre ces différentes dimensions sera crucial pour restaurer la confiance des citoyens et permettre à la France de relever les défis du XXIe siècle.

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Un nouvel acteur de référence dans la gestion d’actifs rançaise

gestion d’actifs rançaise

Une fusion stratégique au cœur de la gestion d’actifs

Le 13 mai 2025, CPR Asset Management (CPRAM) et BFT Investment Managers ont officialisé leur rapprochement. Ce projet donne naissance à un nouvel acteur majeur de la gestion d’actifs en France, avec près de 100 milliards d’euros d’encours sous gestion. La future entité se positionnera directement parmi les 10 premières sociétés de gestion du pays.

Adossée au groupe Amundi, elle proposera une gamme complète de solutions de gestion active à destination des investisseurs institutionnels, entreprises, partenaires bancaires et conseillers en gestion de patrimoine. Grâce à la complémentarité des expertises, cette nouvelle structure promet une offre plus riche, plus agile et résolument tournée vers l’innovation.

Deux marques fortes, un socle commun de valeurs

Ce rapprochement repose sur des fondations solides : une culture partagée et des valeurs convergentes. CPRAM et BFT IM placent leurs clients au centre de leur stratégie et défendent des principes clés : innovation continue, soutien aux grandes transitions économiques et écologiques, et ambition d’autonomie stratégique pour l’Europe.

L’alliance permet de combiner les forces des deux maisons :

  • CPRAM se distingue par son savoir-faire en gestion thématique et quantitative,
  • BFT IM excelle dans la création de solutions obligataires innovantes, comme les stratégies Buy & Watch, et en gestion monétaire.

Une ambition commune pour accélérer le développement

Alice de Bazin, Directrice générale de CPRAM, se réjouit de cette dynamique :

« Grâce à l’union de nos forces, de nos deux marques et la mutualisation de nos ressources, nous nous donnons les moyens d’accélérer notre développement tant en France qu’à l’international. »

De son côté, Gilles Guez, Directeur général de BFT Investment Managers, souligne :

« En mettant en commun notre recherche et capacité d’innovation, nous disposerons d’une offre diversifiée, lisible et performante pour répondre de façon très agile aux besoins de nos clients. »

Un calendrier structuré jusqu’à fin 2025

La finalisation de cette opération est prévue d’ici la fin de l’année 2025. Elle reste conditionnée à la consultation des instances représentatives du personnel et à l’obtention des autorisations des autorités de régulation et de concurrence.

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Europe, défense et souveraineté : un constat alarmant

Europe

Alors que le monde traverse des tensions géopolitiques majeures, l’Europe se retrouve confrontée à une série de défis qui remettent en question son unité, sa puissance et sa capacité à défendre ses intérêts stratégiques. Entre les enjeux de souveraineté, la dépendance aux États-Unis dans le domaine militaire et industriel, ainsi que les divisions internes profondes, l’Union européenne peine à trouver une voix commune et une cohérence dans sa politique extérieure. Ce constat met en lumière les failles d’une construction européenne souvent vantée, mais qui, dans les faits, semble démunie face aux réalités du pouvoir et des rapports de force internationaux.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire, et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Une Europe sans cohérence stratégique ni autonomie réelle

L’un des constats majeurs qui se dégage est le manque criant d’autonomie stratégique de l’Europe. Malgré des déclarations publiques en faveur d’une « Europe-puissance », cette ambition reste largement théorique. La réalité montre une dépendance écrasante à l’égard des États-Unis, tant dans la sphère militaire qu’industrielle. Par exemple, la majorité des armements fournis à l’Ukraine proviennent des stocks américains, soulignant une absence d’indépendance réelle dans la capacité de défense européenne. Par ailleurs, certains pays européens continuent d’investir massivement dans des équipements américains, comme l’achat des avions F-35 par l’Allemagne ou le Danemark, ce qui fragilise davantage la souveraineté stratégique du continent.

Cette situation est aggravée par une fragmentation politique interne. L’absence d’un consensus clair sur les grands dossiers internationaux, notamment le conflit russo-ukrainien ou les tensions au Proche-Orient, empêche l’Europe d’adopter une politique extérieure unifiée et crédible. L’Union européenne est régulièrement incapable de publier des positions communes, reflétant des divergences profondes entre États membres, comme en témoignent les oppositions entre pays tels que la Hongrie, la France ou le Royaume-Uni. Cette incohérence affaiblit la posture européenne sur la scène internationale, rendant toute stratégie collective difficile à mettre en œuvre.

En outre, la gouvernance européenne souffre d’une certaine inefficacité et d’un manque de leadership clair. Les institutions censées porter la politique étrangère commune, telles que la haute représentante pour les affaires étrangères, apparaissent impuissantes face aux enjeux, accentuant le sentiment d’une Europe incapable de s’imposer face aux grandes puissances mondiales.

La souveraineté nationale face à la construction de l’Europe

Le débat autour de la souveraineté européenne pose également la question de la place de chaque État membre dans cette construction. L’idée d’une Europe confédérale gagne en pertinence, proposant un modèle où chaque pays conserve une autonomie pleine et entière dans ses domaines stratégiques, tout en participant à une coopération économique et politique commune. Cette approche permettrait de concilier la force du collectif et la protection des intérêts nationaux, évitant ainsi une dilution des prérogatives fondamentales.

La France, en particulier, est confrontée à une érosion progressive de son indépendance industrielle et militaire. La cession de secteurs clés à des entreprises étrangères, notamment américaines, menace la capacité nationale à agir librement dans le domaine de la défense. Cette dépendance économique et technologique est perçue comme un affaiblissement de l’originalité et de la souveraineté françaises, qui ont historiquement constitué un pilier de sa puissance sur la scène internationale.

Sur le plan politique, cette perte d’autonomie est également visible dans la gestion des hauts postes européens, où le copinage semble parfois primer sur les compétences, alimentant une crise de confiance dans les institutions. Ce phénomène contribue à une désaffection générale envers le projet européen, perçu par certains comme éloigné des réalités et préoccupations des citoyens.

Médias, information et influence : une démocratie en danger

L’information, pilier essentiel de toute démocratie, est également mise à rude épreuve. Le contrôle de nombreux médias par une poignée de milliardaires aux intérêts partisans compromet l’objectivité et la diversité des points de vue. Ce monopole médiatique engendre une propagande qui réduit la complexité des enjeux internationaux à des récits simplifiés, souvent biaisés, et marginalise les voix dissidentes ou critiques.

Cette homogénéisation de l’information nourrit une vision déformée de la réalité, où le droit international est appliqué de manière sélective selon les intérêts géopolitiques. Par exemple, le traitement médiatique du conflit israélo-palestinien reflète ces biais, où les critiques du gouvernement israélien sont parfois assimilées à de l’antisémitisme, ce qui entrave un débat équilibré et transparent.

En France, la déontologie journalistique semble battue en brèche, certains professionnels exprimant leur mal-être face à une industrie où la rentabilité et les pressions extérieures priment souvent sur la quête d’une information rigoureuse et indépendante. Ce phénomène affaiblit la capacité des citoyens à s’informer correctement et à exercer pleinement leur rôle démocratique.

Enjeux politiques français et perspectives d’avenir

La scène politique française est marquée par une crise de légitimité et d’efficacité, exacerbée par un système institutionnel où le pouvoir présidentiel est très centralisé. La succession de dirigeants jugés insuffisants a contribué à un sentiment de décrochage entre les attentes populaires et la réalité politique. Dans ce contexte, l’élection présidentielle à venir est perçue comme une échéance cruciale, une « élection de la dernière chance » pour redonner à la France son rôle et sa stature, tant sur la scène intérieure qu’internationale.

Le débat politique est également marqué par des tensions internes au sein même de la majorité actuelle, où la rupture avec le président en exercice est de plus en plus visible. Cette dynamique témoigne d’une recherche d’alternatives plus crédibles et d’un renouvellement des idées pour sortir de l’impasse.

Enfin, au-delà de la France, la construction européenne dans son ensemble est confrontée à la nécessité de repenser ses bases, en conciliant ambitions communes et respect des souverainetés nationales, afin de répondre efficacement aux défis géopolitiques du XXIe siècle.

Une politique pragmatique et ambitieuse

L’Europe se trouve à un carrefour déterminant de son histoire. Entre ambitions affichées et réalités complexes, la nécessité d’une profonde réforme politique, stratégique et médiatique s’impose. Pour espérer peser face aux grandes puissances mondiales et défendre ses intérêts, le continent doit retrouver une cohérence collective, renouer avec la souveraineté nationale dans les domaines essentiels, et garantir une information pluraliste et indépendante. Le temps des discours sans action doit céder la place à une politique pragmatique et ambitieuse, condition sine qua non pour un avenir stable et puissant.

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Iliad accélère sa transition énergétique

Iliad

Le Groupe iliad, acteur majeur des télécommunications en Europe, franchit une nouvelle étape dans sa transition énergétique. En signant quatre nouveaux contrats d’achat direct d’électricité verte (Power Purchase Agreements – PPA) en France, en Italie et en Pologne, le Groupe confirme sa volonté d’allier innovation technologique et responsabilité environnementale. Ces accords s’inscrivent dans une stratégie à long terme visant à sécuriser des sources d’énergie bas carbone à prix stables, tout en réduisant significativement l’empreinte carbone de ses activités. Retour sur une initiative ambitieuse à l’échelle continentale.

Des contrats pour sécuriser un mix énergétique durable

Face à l’instabilité des marchés de l’énergie, les PPA représentent un outil stratégique essentiel pour garantir un approvisionnement fiable, économique et durable. Avec ces quatre nouveaux projets, iliad augmente sa capacité installée de 60 MW, soit une production annuelle estimée à 81,8 GWh. Ces volumes permettront d’éviter l’émission de plus de 220 000 tonnes de CO₂ sur la durée des contrats, qui s’étendent entre 10 et 15 ans.

Ces PPA offrent au Groupe une visibilité à long terme sur ses coûts énergétiques, tout en soutenant la création de nouvelles installations de production d’électricité renouvelable dans les pays où il est implanté.

Une dynamique renforcée en France : du solaire à l’éolien

Un premier PPA éolien dans l’Hexagone

À Rochefort-sur-la-Côte, en Haute-Marne, le Groupe iliad inaugure son tout premier contrat éolien en partenariat avec H2air. À compter de janvier 2026, quatre éoliennes du parc des Limodores fourniront 19 GWh d’électricité par an, couvrant les besoins de 3 500 foyers. Ce projet, qui s’étendra sur 15 ans, évitera l’émission de 13 900 tonnes de CO₂.

Au-delà de l’enjeu environnemental, le parc s’inscrit dans une démarche de valorisation du territoire local, avec une forte implication des élus et entreprises de la région Grand Est, ainsi que des actions concrètes de préservation de la biodiversité.

Une troisième centrale solaire avec Arkolia

En Gironde, près de Bordeaux, un nouveau parc photovoltaïque développé par Arkolia viendra compléter le portefeuille français d’iliad. Ce projet, prévu pour 2027, alimentera près de 4 600 foyers avec une production annuelle de 22,8 GWh. Construit sur une zone artificialisée sans impact sur les terres agricoles, ce parc permettra d’éviter 13 500 tonnes de CO₂ en 15 ans.

Arkolia souligne la complémentarité de ce projet avec les objectifs du Groupe : fournir une énergie locale, renouvelable et compétitive, tout en soutenant l’économie régionale grâce à l’emploi local.

Cap à l’Est : l’expansion verte en Pologne

En Pologne, pays au mix énergétique encore fortement carboné, iliad poursuit son offensive écologique. L’opérateur Play, filiale du groupe, a conclu un contrat avec R.Power pour l’achat d’électricité produite par une ferme solaire située à Kaczory, dans la région de la Grande-Pologne.

Dès 2026 et pour une durée de 12 ans, cette installation de 18 MW produira 20 GWh d’électricité renouvelable par an, représentant 144 000 tonnes de CO₂ évitées sur la période. Ce partenariat permet à iliad de porter sa capacité annuelle totale en Pologne à près de 55 GWh, une avancée majeure dans son objectif de couvrir 50 % de ses besoins en électricité par des sources renouvelables d’ici 2035.

L’Italie intensifie sa production solaire

En Italie, c’est à Gionco, dans la région du Latium, qu’un nouveau partenariat avec METLEN Energy & Metals entre en vigueur. Le contrat de 10 ans signé par iliad Italia concerne une centrale solaire de 15,2 MW qui générera chaque année 20 GWh, équivalant à la consommation de 7 400 foyers.

Avec ce projet, iliad atteint 68 GWh de production annuelle d’électricité verte en Italie, renforçant ainsi sa contribution à la décarbonation du pays. Le contrat illustre également la montée en puissance de coopérations industrielles pour accélérer la transition énergétique nationale.

Une vision européenne cohérente et responsable

Au total, le Groupe iliad a désormais signé 8 PPA dans ses trois principaux pays d’implantation. Ces accords représentent une capacité installée cumulée de 166,2 MW, générant 219 GWh par an – soit la consommation domestique annuelle d’une ville comme Roubaix, Bari ou Słupsk.

Ces projets labellisés EKOenergy respectent des standards environnementaux rigoureux, garantissant une production durable avec un faible impact sur les écosystèmes. Ils traduisent aussi une volonté de développement harmonieux avec les communautés locales, plaçant la responsabilité sociétale au cœur des opérations du Groupe.

Une ambition alignée avec les enjeux climatiques européens

Avec ces initiatives, le Groupe iliad démontre que le secteur des télécommunications peut jouer un rôle moteur dans la transition écologique. Sa stratégie énergétique repose sur trois piliers : sécuriser l’approvisionnement, réduire l’empreinte carbone, et soutenir l’économie locale à travers des investissements durables.

À horizon 2027, 15 % de la consommation directe d’électricité du Groupe sera couverte par ses PPA. L’objectif est de poursuivre cette dynamique pour atteindre, d’ici 2035, un mix composé à 50 % d’énergies renouvelables dans ses marchés les plus émetteurs.

Un modèle pour l’industrie numérique

Le Groupe iliad trace la voie d’un modèle énergétique innovant, résolument tourné vers un avenir durable. En alliant croissance technologique et responsabilité environnementale, il prouve qu’il est possible de concilier performance industrielle et engagement écologique. Ces nouveaux projets constituent une nouvelle preuve de son leadership en matière de transition énergétique au sein du secteur numérique européen.

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Un partenariat ambitieux pour l’avenir du Kenya

Kenya

Kenya : dans un contexte où l’entrepreneuriat joue un rôle central dans la croissance économique africaine, EIB Global, la branche de développement de la Banque européenne d’investissement, et Family Bank, l’une des principales institutions financières du Kenya, ont signé un accord de financement historique. À hauteur de 100 millions d’euros (environ 14,7 milliards de shillings kényans), ce partenariat vise à renforcer l’accès au crédit pour les femmes entrepreneures et les jeunes chefs d’entreprise.

S’inscrivant dans la stratégie Global Gateway de l’Union européenne, cette initiative entend catalyser des transformations profondes dans les secteurs clés de l’économie kényane — du commerce à l’agriculture, en passant par l’industrie, les services et le climat. Mais au-delà des chiffres, c’est un signal fort envoyé en faveur de l’inclusion économique, de l’autonomisation et du développement durable.

Une enveloppe financière centrée sur l’inclusion et l’impact

Au cœur de ce partenariat, une ligne de crédit de 50 millions d’euros accordée par EIB Global à Family Bank, qui s’engage à la doubler avec ses propres ressources. L’objectif est clair : soutenir les PME et entreprises de taille intermédiaire (Mid-Caps) dans des secteurs essentiels de l’économie kenyane. Ce financement vise à répondre aux besoins en capital d’exploitation et en investissements de structures souvent freinées par des barrières d’accès au crédit.

Ce qui distingue ce programme, c’est sa dimension inclusive : au moins 50 % des fonds seront dédiés à des entreprises dirigées ou fondées par des femmes, et au moins 30 % bénéficieront à des entrepreneurs de moins de 35 ans. Cette orientation cible des catégories historiquement sous-financées, et répond à une volonté de corriger les déséquilibres structurels dans le paysage économique.

Un soutien global au-delà du financement

L’accord ne se limite pas à un apport de liquidités. EIB Global prévoit également un accompagnement technique à destination de Family Bank pour renforcer son approche en matière de genre et enrichir son offre de produits financiers adaptés. L’objectif est de permettre à la banque kényane de structurer une stratégie genrée ambitieuse, alignée notamment sur les principes du programme 2X Challenge, une initiative internationale en faveur de l’investissement dans les femmes.

Ce soutien technique permettra à Family Bank de proposer des services financiers plus inclusifs, mais aussi d’offrir aux entrepreneures un accès élargi à la formation, au mentorat, et au réseautage. Comme le souligne Nancy Njau, Directrice Générale de Family Bank, « les femmes chefs d’entreprise ont besoin de bien plus que d’un crédit pour réussir. Elles ont besoin d’un écosystème qui les soutient ».

Une contribution concrète à la stratégie Global Gateway de l’UE

Ce partenariat s’intègre pleinement dans la stratégie Global Gateway, feuille de route de l’Union européenne pour mobiliser jusqu’à 300 milliards d’euros en investissements durables dans les pays partenaires d’ici 2027. En Afrique, 150 milliards d’euros sont alloués pour accélérer la transition numérique et verte, favoriser l’inclusion et améliorer l’accès à l’éducation, à la santé et à des infrastructures de qualité.

Avec cette initiative au Kenya, EIB Global affirme son rôle de pilier de la coopération internationale dans le cadre de Global Gateway, notamment à travers le programme Investing in Young Businesses in Africa (IYBA) qu’elle préside. L’ambition est double : créer des emplois durables et stimuler l’innovation locale, tout en réduisant les écarts d’investissements qui freinent trop souvent le développement du continent.

Family Bank : un acteur engagé pour le développement économique du Kenya

Fondée sur une vision inclusive du service bancaire, Family Bank est aujourd’hui un acteur clé dans l’accompagnement des PME au Kenya. Avec 95 agences dans 32 comtés, plus de 1,2 million de clients et une forte implantation territoriale, la banque s’impose comme un levier de transformation économique. Son engagement auprès des petites entreprises, qui représentent plus de 80 % de sa clientèle, illustre son rôle structurant dans le tissu entrepreneurial local.

Family Bank s’est également distinguée par ses innovations technologiques et ses initiatives en faveur de l’égalité. Elle a notamment été la première banque africaine à lancer le service mVisa, et a été primée à de nombreuses reprises pour sa performance, sa réactivité clientèle et son impact social. L’accord signé avec EIB Global s’inscrit dans sa stratégie 2025–2029, qui vise à renforcer le financement des PME et à affiner son approche par filières économiques.

Un partenariat au service d’un développement durable et équitable

Pour EIB Global comme pour Family Bank, cet accord dépasse le simple champ économique. Il s’agit d’un engagement politique et social, fondé sur la conviction que l’inclusion des femmes et des jeunes est essentielle au développement durable. En injectant des ressources financières ciblées et en structurant un accompagnement sur mesure, ce partenariat veut démontrer que l’autonomisation économique peut être un moteur de transformation sociétale.

Comme le souligne Thomas Ostros, vice-président de la BEI :

« Investir dans les femmes et les jeunes entrepreneurs n’est pas seulement juste, c’est également intelligent. Cela ouvre la voie à une prospérité durable pour le Kenya tout entier. »

En conclusion : un modèle de coopération pour l’avenir

L’initiative conjointe de EIB Global et Family Bank illustre ce que peut produire une coopération internationale audacieuse et bien pensée : une réponse concrète aux besoins locaux, un levier pour la justice économique et un moteur de croissance inclusive. Elle offre aussi un modèle à suivre pour d’autres pays africains, et une preuve que le développement économique peut – et doit – aller de pair avec l’équité, la durabilité et la responsabilité sociale.

Une vision partagée, un engagement fort, un impact durable : ce partenariat est une promesse d’avenir pour l’entrepreneuriat kényan.

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