Titrisation verte : un outil clé pour accélérer la transition écologique

Titrisation verte

La titrisation verte s’impose progressivement comme un outil stratégique pour financer les transformations durables en Europe. Le cadre EuGB offre un socle solide, mais son plein potentiel ne sera atteint qu’avec une coordination renforcée à l’échelle européenne.

Un contexte favorable à la relance de la titrisation en Europe

Face aux limites actuelles de l’Union des marchés de capitaux (UMC), l’Union pour l’épargne et l’investissement (UEI) propose une nouvelle dynamique. L’objectif est clair : mieux orienter l’épargne européenne vers les besoins massifs d’investissement liés aux transitions écologique et numérique.

La Banque de France s’inscrit dans cette démarche. Elle considère la titrisation verte comme un outil pertinent pour augmenter les capacités de financement sans alourdir les bilans bancaires. En clair, il s’agit d’un levier permettant aux banques de libérer du capital pour le réinvestir dans des projets durables.

Pourquoi la titrisation est un levier utile

Les investissements nécessaires pour réussir la transition verte sont estimés à 620 milliards d’euros par an. Pour y répondre, deux pistes se dessinent :

  • Renforcer les financements par fonds propres
  • Développer les prêts bancaires via une plus grande utilisation de la titrisation

Ce second levier permet aux établissements bancaires de transférer des portefeuilles de prêts à d’autres acteurs financiers, libérant ainsi des ressources pour de nouveaux crédits. Cette mécanique, bien connue, a prouvé son efficacité en Europe même durant la crise de 2008.

Mais pour jouer un rôle central dans le financement durable, la titrisation doit évoluer. Elle doit notamment garantir que les fonds libérés servent bien à financer des projets en lien avec les objectifs de transition. C’est dans ce cadre qu’intervient la notion de titrisation verte.

Un cadre européen harmonisé depuis 2024

La titrisation verte manquait jusqu’à récemment d’une définition claire. Le règlement européen sur les obligations vertes, entré en vigueur en décembre 2024, a changé la donne.

Désormais, une titrisation peut obtenir le label EuGB (European green bond) même si les créances cédées ne sont pas elles-mêmes vertes, à condition que 85 % des fonds soient utilisés pour financer des projets conformes à la taxonomie européenne.

Pour garantir cette exigence, le texte prévoit :

  • Des obligations de transparence
  • Une vérification externe indépendante
  • Un contrôle par les autorités européennes

Ce nouveau cadre sécurise le marché et rassure les investisseurs, en assurant une traçabilité claire des fonds mobilisés.

Un marché encore jeune mais en forte croissance

Le segment de la titrisation verte reste modeste à l’échelle mondiale, mais il progresse rapidement. Entre 2007 et 2015, seuls 6 milliards de dollars ont été levés via ces instruments. De 2015 à 2023, ce chiffre a bondi à 217 milliards.

Les États-Unis dominent largement ce marché, représentant 78 % des émissions, contre 16 % pour la Chine. L’Europe reste en retrait, malgré son engagement réglementaire récent. Ce décalage souligne le potentiel encore à exploiter.

Une plateforme européenne : la prochaine étape ?

Pour aller plus loin, la Banque de France et la BCE suggèrent la création d’une plateforme européenne dédiée à la titrisation verte. Ce modèle s’inspire de l’exemple américain Fannie Mae, qui regroupe la majorité des émissions vertes aux États-Unis.

Une telle structure permettrait :

  • Une mutualisation des ressources
  • Une standardisation des pratiques
  • Une meilleure liquidité pour les marchés européens

Les crédits immobiliers pourraient être les premiers actifs mobilisés. Ils offrent un profil de risque modéré et une forte diversification, réduisant l’exposition aux risques physiques. La Banque européenne d’investissement (BEI) pourrait jouer un rôle central dans ce projet.

Cependant, des freins structurels subsistent. La fragmentation des règles nationales, en matière de contrats ou d’insolvabilité, complique l’émergence d’un cadre commun. La création d’une plateforme n’est donc envisageable qu’à moyen terme.

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AFTE 2025 : nouveaux visages et ambitions renforcées

AFTE 2025

En 2025, l’AFTE renouvelle sa gouvernance avec trois nouveaux administrateurs et confirme sa croissance avec des records d’adhésion et de participation. L’association renforce son rôle de référence en trésorerie, poursuit ses efforts en formation, innovation, inclusion, et prépare son 50e anniversaire dans un contexte d’évolution stratégique pour la profession.

Une gouvernance renouvelée pour l’AFTE

Lors de l’assemblée générale du 10 avril 2025, l’Association Française des Trésoriers d’Entreprise (AFTE) a entériné plusieurs changements au sein de son conseil d’administration. Daniel Biarneix, directeur financier adjoint de Saint-Gobain, a été reconduit à la présidence. Son mandat est accompagné de trois nouvelles arrivées au conseil : Agnieszka Dunoyer (Elsan), Chérifa Hemadou (Virbac) et Lionel Jouve (Carrefour), récemment élus administrateurs.

Parmi les membres dont le mandat a été renouvelé figurent également Benoît Rousseau (Groupe Bel) et Hélène Brunou (Ipsos), cette dernière devenant la nouvelle trésorière de l’association.

Le bureau pour l’année 2025 s’organise ainsi :

  • Président : Daniel Biarneix (Saint-Gobain)
  • Vice-présidents : Jean-Claude Climeau (Thales), chargé des commissions, et Emmanuel Rapin (Lagardère), responsable de la formation
  • Secrétaire générale : Florence Saliba (Danone)
  • Trésorière : Hélène Brunou (Ipsos)

Une année 2024 marquée par la croissance

L’année 2024 a été particulièrement dynamique pour l’AFTE. L’association a atteint un nouveau record avec près de 1 700 adhérents recensés au 31 décembre, consolidant ainsi sa place de référence pour les professionnels de la finance d’entreprise.

Les Journées de l’AFTE 2024, organisées pour la première fois au CNIT Forest, ont rassemblé 2 100 participants (+15 % par rapport à 2023) et 86 partenaires. Ces deux journées ont été l’occasion d’aborder des thématiques majeures : intelligence artificielle, gestion des risques, optimisation du besoin en fonds de roulement ou encore innovations dans les paiements. Ces rencontres ont aussi marqué le lancement des Trophées de l’AFTE, qui ont récompensé deux opérations exemplaires : une transformation structurante et un financement innovant.

Un nouveau rendez-vous avec les fintechs

L’événement Treasury Innovation Day (TID) a lui aussi rencontré un franc succès. Sa première édition en mars 2024 avait réuni 400 participants et 28 partenaires. En mars 2025, l’affluence a encore progressé avec plus de 500 participants et 31 partenaires. Ce format inédit confirme l’intérêt croissant des trésoriers pour les technologies financières et les solutions innovantes.

Des formations toujours plus ciblées

Côté formation, l’AFTE a poursuivi ses engagements en renouvelant sa certification Qualiopi et en développant de nouveaux modules. Trois programmes ont été créés en 2024, axés sur l’intelligence artificielle générative, la blockchain et la gestion de trésorerie aux États-Unis. Cette offre renforce la position de l’AFTE comme acteur central de la montée en compétences des professionnels du secteur.

Inclusion, territoire et enjeux ESG au cœur de la stratégie

Le réseau Mix.In.T, dédié à la diversité et à l’inclusion, ainsi que le programme MentORat, qui valorise les compétences humaines, ont continué à s’étendre.

En 2025, l’AFTE poursuit deux objectifs clés :

  • Favoriser la compétitivité des entreprises en promouvant une réglementation adaptée
  • Appuyer la stratégie nationale des moyens de paiement autour de trois piliers : sécurité, innovation et souveraineté

Par ailleurs, l’association renforce son accompagnement des PME et ETI en région, et consolide son engagement sur les sujets RSE et extra-financiers, en lien avec les attentes des investisseurs en matière d’ESG.

Trois nouveaux profils engagés

Agnieszka Dunoyer (Elsan)

Directrice du financement et de la trésorerie chez Elsan depuis 2022, elle possède une double nationalité franco-polonaise. Diplômée en finance de la Warsaw School of Economics et d’HEC Paris, elle a évolué dans des groupes comme Schneider Electric, Lafarge, Unibail-Rodamco-Westfield, où elle a occupé plusieurs postes de direction. Elle co-préside les Journées AFTE 2025.

Chérifa Hemadou (Virbac)

Entrée chez Virbac en 2007, elle en est aujourd’hui la directrice financière corporate. Son parcours est marqué par des expériences en trésorerie et en contrôle de gestion, notamment chez Thales. Diplômée de l’IAE Nice et d’HEC Paris, elle représente l’AFTE en région Côte d’Azur – Monaco.

Lionel Jouve (Carrefour)

Directeur monétique et reverse factoring du groupe Carrefour depuis 2021, il préside également la commission fintechs de l’AFTE. Son parcours combine marchés financiers (Goldman Sachs, Merrill Lynch), trésorerie (Sodexo, Printemps), et fintech (Wirecard).

En route vers les 50 ans de l’AFTE

L’association se prépare à célébrer son cinquantenaire en 2026. Cet anniversaire viendra couronner une dynamique de transformation continue, portée par une gouvernance engagée, une offre de formation renouvelée, et des événements toujours plus rassembleurs.

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L’Écologie et la motivation individuelle

motivation individuelle

La question écologique est devenue un enjeu incontournable de notre époque. Cependant, à travers les discours sur l’écologie, un thème revient fréquemment : comment la motivation individuelle et collective peut-elle se maintenir face à des défis environnementaux de plus en plus pressants ? Cet extrait d’entretien entre Jean-Marc Janovici, expert en transition énergétique, et un autre intervenant explore avec profondeur les relations entre les comportements personnels et les enjeux écologiques. Une question centrale se pose : l’optimisme et l’engagement sont-ils des moteurs efficaces pour faire face aux crises écologiques qui s’aggravent ? Comment des événements de la vie personnelle, comme la naissance d’enfants, influencent-ils la façon dont les individus abordent l’avenir et s’engagent pour la planète ?

Cet entretien met aussi en lumière un aspect fondamental souvent négligé : la joie et le bonheur comme éléments clés du changement et de la motivation individuelle écologique. Ces perspectives ouvrent une réflexion plus large sur les comportements humains face à l’urgence climatique. Nous explorerons les différentes dynamiques de la motivation individuelle, du rôle des enfants à l’importance de l’optimisme, tout en soulignant que l’écologie ne se réduit pas à un combat de survie, mais peut également devenir une source de joie.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire, et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

La naissance d’enfants et la redéfinition de la motivation individuelle

La question de la parentalité et de son impact sur la perception des enjeux écologiques est une dimension essentielle de cette discussion. Dans cet entretien, l’un des invités explique que la naissance d’enfants peut avoir un effet paradoxal : au lieu de rendre l’avenir plus incertain et angoissant, elle peut paradoxalement agir comme un moteur de motivation individuelle, même face à l’ampleur des défis environnementaux. Les parents, par l’amour et la responsabilité qu’ils portent à leurs enfants, se retrouvent souvent poussés à réfléchir différemment à la manière dont ils contribuent à la société et à la planète.

L’arrivée d’un enfant dans la vie d’un adulte peut susciter une réflexion profonde sur l’héritage à laisser, sur le type de monde dans lequel cet enfant grandira. Plutôt que de sombrer dans la résignation ou le pessimisme face aux catastrophes écologiques qui semblent inévitables, certains parents choisissent de se redéfinir, en devenant des acteurs directs de la transition écologique. L’idée n’est pas de dire qu’il faut absolument avoir des enfants pour se motiver à agir, mais plutôt que, dans certains cas, la parentalité devient un levier puissant pour renforcer l’engagement personnel. Un enfant incarne l’avenir, et en ce sens, il incite à prendre des décisions plus responsables et plus durables.

Ce phénomène va au-delà de l’idée simpliste qu’avoir des enfants conduirait à des comportements plus responsables. Cela suggère une approche plus complexe où la parentalité devient un facteur de redéfinition des priorités, où l’on se sent obligé de laisser un monde meilleur pour les générations futures. Il est cependant essentiel de souligner que ce processus est profondément personnel et n’est en rien une norme imposée à tous. En effet, la parentalité ne doit pas être vue comme une nécessité pour agir écologiquement, mais comme un facteur qui, pour certains, devient un moteur puissant d’engagement. Chaque individu, en fonction de sa situation personnelle et de ses choix de vie, pourra trouver ses propres sources de motivation individuelle pour répondre aux défis écologiques.

L’optimisme comme motivation individuelle de l’action écologique

L’une des clés pour comprendre la transition écologique réside dans l’optimisme. Jean-Marc Janovici, l’un des experts présents dans cette interview, rappelle que l’optimisme est, par définition, un moteur nécessaire à l’action. Il souligne que les personnes qui entreprennent des actions, qu’elles soient économiques, sociales ou environnementales, doivent posséder une forme d’optimisme. Sinon, elles n’entreprendraient rien, n’oseraient pas agir face à l’ampleur des défis à relever.

L’optimisme ne doit pas être confondu avec l’utopie

Dans ce contexte, l’optimisme ne doit pas être confondu avec l’utopie. Il ne s’agit pas de penser que tout va s’arranger magiquement, mais de maintenir une certaine forme d’espoir qui donne l’énergie nécessaire pour entreprendre des actions concrètes. Cet optimisme se nourrit de petites victoires et de l’idée que chaque geste, même modeste, compte dans la construction d’un avenir plus durable. L’exemple de l’association ou du secteur privé, où de nombreuses entreprises se réorientent vers des pratiques plus respectueuses de l’environnement, illustre cette dynamique. Si ces changements s’opèrent, c’est en partie parce que les acteurs économiques ont compris qu’agir pour la planète n’est pas seulement une question éthique, mais aussi une stratégie pour leur propre pérennité.

Les signes de cette transformation sont partout, y compris dans des secteurs jugés auparavant peu écologiques. Par exemple, le secteur du transport ferroviaire enregistre une croissance importante, avec des campagnes soulignant que le train est le mode de transport le plus respectueux de l’environnement. De telles initiatives, bien qu’elles puissent sembler insignifiantes à première vue, traduisent un changement profond dans les mentalités. La prise de conscience croissante que l’environnement et l’économie ne sont pas antagonistes, mais peuvent se renforcer mutuellement, est un signe encourageant.

Janovici rappelle que, bien que les objectifs écologiques soient ambitieux, il est important de ne pas bouder les petites avancées. Chaque changement, même partiel, même à petite échelle, contribue à l’objectif global. Ce réalisme optimiste, qui reconnaît les échecs possibles mais qui garde toujours l’espoir d’une réussite à long terme, est fondamental pour l’action écologique.

La joie comme moteur d’action et de changement

Mais l’optimisme ne se limite pas à une simple attitude mentale ; il doit aussi se nourrir de la joie. La joie, parfois négligée dans les discours sur l’écologie, est pourtant un élément fondamental du changement durable. Jean-Marc Janovici et son interlocuteur soulignent à plusieurs reprises que l’action écologique doit être vue non pas uniquement comme une contrainte, mais comme une possibilité d’expérimenter un bonheur différent, un bonheur plus intime et plus collectif. Dans un monde où l’air devient pollué, où les ressources naturelles s’épuisent, il est vital de retrouver cette capacité à s’émerveiller et à apprécier ce que l’on a.

La joie, au sens le plus simple, celui de profiter des petites choses – un coucher de soleil, un moment passé en famille, un repas partagé – est un antidote précieux à la morosité du monde actuel. C’est en retrouvant cette capacité à se réjouir dans l’action écologique qu’on peut réellement donner du sens à la lutte pour la planète. Ce n’est pas une question de se résigner ou de se contenter d’un monde dégradé, mais de transformer les défis écologiques en opportunités de bonheur et d’épanouissement personnel.

Cela s’incarne aussi dans la pratique de la gratitude, dans l’appréciation des petites victoires, et dans l’idée de prendre du temps pour soi, pour respirer, pour se reconnecter à la nature. Un concept intéressant évoqué lors de l’entretien est celui du sabbat, une tradition où l’on cesse le travail pour se réjouir des bonnes choses de la vie. Ce principe est crucial dans un monde qui se précipite souvent dans un consumérisme effréné. Savoir prendre du recul, célébrer la vie, même dans une époque difficile, devient une source de force pour l’action.

L’avenir écologique, entre engagement, optimisme et joie

L’entretien met en lumière une vision complexe et humaine de l’écologie. Il ne s’agit pas seulement d’un combat contre la crise, mais aussi d’une quête de sens, d’une recherche de solutions durables et joyeuses pour améliorer notre monde. L’optimisme et la joie ne sont pas des éléments secondaires dans cette démarche ; au contraire, ce sont des moteurs essentiels qui nourrissent l’action écologique. À travers des engagements personnels, mais aussi collectifs, il est possible de se projeter dans un avenir où l’espoir et la joie sont au cœur du changement.

Face à la crise climatique et écologique, la question centrale est de savoir comment chacun de nous peut contribuer, à son niveau, à la transformation nécessaire. La parentalité, l’optimisme, et la joie sont des leviers puissants pour encourager cet engagement. C’est en y croyant, en se réjouissant des petites victoires et en s’engageant pour un monde plus juste et plus durable que nous pourrons réellement faire la différence.

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Garance 2025-2028 : l’audace d’une épargne réinventée

Garance

Le groupe mutualiste Garance dévoile son nouveau plan stratégique pour la période 2025–2028, intitulé « Garance ose l’impossible ». Dans un contexte où les Français restent globalement peu acculturés aux enjeux de l’épargne et de la retraite, Garance affirme sa volonté de bouleverser durablement la relation qu’ils entretiennent avec leur patrimoine financier. L’objectif est clair : démocratiser l’épargne, la rendre plus accessible, plus humaine et davantage en phase avec les attentes d’aujourd’hui.

Virginie Hauswald, directrice générale de Garance, souligne que les études menées par l’Observatoire de l’Épargne, en partenariat avec Viavoice, confirment une déconnexion persistante entre les citoyens et la complexité des produits financiers. Face à ce constat, Garance entend plus que jamais incarner une épargne de sens, fondée sur la pédagogie, l’inclusion et l’innovation.

Une transformation réussie entre 2020 et 2024

Le précédent plan stratégique, baptisé « Avenir 2025 », a permis à Garance de bâtir les fondations solides de cette nouvelle ambition. Entre 2019 et 2024, le groupe a enregistré une croissance impressionnante de son chiffre d’affaires, tout en obtenant des performances remarquables sur ses fonds euros, tant pour l’épargne que pour la retraite. Ces résultats s’accompagnent d’une reconnaissance accrue du secteur, avec de nombreuses distinctions et labels reçus au fil des années.

Cette transformation s’est également traduite par un bond spectaculaire du résultat économique, qui a été multiplié par plus de quatre depuis 2019. La satisfaction des clients, quant à elle, s’est nettement améliorée, comme en témoigne l’évolution de la note Google, passée de 3,6 à 4,5 sur 5. Autant de signes qui attestent de la solidité du modèle Garance et de sa capacité à conjuguer performance et engagement.

Des objectifs ambitieux mais maîtrisés

À l’horizon 2028, Garance vise un nouveau palier de croissance. L’entreprise ambitionne de franchir le seuil des 7 milliards d’euros d’encours, tout en atteignant un chiffre d’affaires d’un milliard d’euros. Le maintien d’un haut niveau de satisfaction client, notamment sur les plateformes numériques, reste une priorité forte.

Pour y parvenir, Garance mise sur une stratégie de progression maîtrisée, appuyée sur l’amélioration continue de la performance économique, le déploiement accru d’outils technologiques comme l’intelligence artificielle, et l’épanouissement des collaborateurs, tant sur le plan des compétences que de la qualité de vie au travail. Cette dynamique agile vise à concilier montée en puissance et excellence opérationnelle.

Une entreprise fédératrice et magnétique

Garance souhaite désormais devenir un acteur central dans un écosystème riche et interconnecté, où chaque partie prenante — clients, collaborateurs, partenaires, élus, intermédiaires — trouve sa place et son intérêt. L’entreprise veut incarner un modèle d’attractivité globale, fondé sur la collaboration, la transparence et la réussite partagée.

Dans cette logique, Garance renforce son positionnement de partenaire privilégié des professionnels de l’assurance. Grâce à des outils digitaux performants et une offre parfaitement adaptée aux besoins du terrain, l’entreprise entend faciliter le quotidien des intermédiaires tout en dynamisant leur activité. Ce rôle de catalyseur de succès se confirme par la volonté affirmée de simplifier les usages et d’accroître l’impact.

L’annonce d’un partenariat stratégique avec le Groupe Premium marque également un tournant important. Cette alliance vise à élargir l’offre d’épargne proposée par Garance et à étendre son réseau de distribution, en s’appuyant sur la complémentarité des expertises. C’est une stratégie de croissance concertée, pensée pour renforcer la présence de Garance sur l’ensemble du territoire.

L’innovation comme moteur de transformation

Depuis plusieurs années, Garance inscrit l’innovation au cœur de sa stratégie. Cette volonté se matérialise notamment à travers Germen, la fintech développée en interne. Véritable laboratoire d’innovation, Germen conçoit des solutions technologiques destinées à transformer l’expérience client dans l’univers de l’épargne et de l’assurance. Applications mobiles, simulateurs, outils de souscription ou encore assistants commerciaux intelligents : autant de leviers au service d’une expérience fluide, intuitive et accessible.

Autre innovation majeure, le lancement de la solution d’épargne automatique par cagnottage, baptisée Cagn’Up. Cette application révolutionnaire permet d’épargner sans y penser, en transformant chaque achat du quotidien en opportunité d’alimentation de son contrat d’assurance vie ou de son PER Garance. Proposée en exclusivité aux clients dès le 14 avril 2025, avec une incitation financière au lancement, elle sera accessible à tous à partir du mois de mai. Cagn’Up introduit une nouvelle manière d’épargner : sans effort, mais avec un réel impact.

Une épargne accessible, inclusive et éthique

Garance défend une vision profondément démocratique de l’épargne. Ses produits sont conçus pour être accessibles à tous, indépendamment du niveau de revenus ou du niveau d’expertise financière. Ainsi, les contrats peuvent être souscrits dès 50 euros, avec des versements réguliers à partir de 20 euros, et sans conditions restrictives sur les unités de compte. Transparente sur ses frais, Garance s’engage contre les pratiques opaques souvent reprochées au secteur.

Le lancement du PERO, nouveau plan de retraite dédié aux très petites entreprises, s’inscrit dans cette même logique d’inclusivité. Pensé pour les structures de petite taille, ce produit combine simplicité d’adhésion, souplesse de gestion et accessibilité. En guise d’exemplarité, Garance a décidé de le déployer en interne dès janvier 2025 pour ses propres équipes.

L’éducation financière, une priorité culturelle

Garance ne se contente pas de proposer des produits financiers. Elle agit en amont, en s’attaquant au manque de culture financière qui freine encore beaucoup de Français. En 2025, l’entreprise multiplie les initiatives originales pour rendre la compréhension de l’épargne plus ludique et plus engageante.

L’émission « Cash’Allô » propose ainsi un format inédit, mêlant humour et pédagogie, en reprenant le principe du bouche-à-oreille pour expliquer des notions complexes avec des mots simples. En parallèle, Garance a pris une participation dans la start-up Iziwup, spécialisée dans les contenus éducatifs gamifiés. Escape games, bandes dessinées, carnets de vacances : tous les moyens sont bons pour sensibiliser dès le plus jeune âge.

Le jeu vidéo « Gary et la forêt infinie », conçu pour vulgariser les fondamentaux de l’épargne, sera également déployé à plus grande échelle. Et sur les réseaux sociaux, Garance adopte un ton accessible et décomplexé pour diffuser ses messages de manière virale et contemporaine.

Une entreprise engagée dans la transition énergétique et l’impact social

Enfin, Garance étend son engagement au-delà de l’univers strictement financier. En investissant dans la start-up Reevolt, elle soutient un modèle innovant d’épargne énergétique. Le principe est simple mais révolutionnaire : les économies d’électricité réalisées par les particuliers sont transformées en épargne. Un projet qui réunit intelligemment finance durable et écologie du quotidien.

Garance prépare également le lancement de Rezon, une application de gestion patrimoniale mêlant intelligence artificielle et accompagnement humain. Prévue pour l’automne 2025, cette solution vise à rendre la gestion de patrimoine plus intuitive et personnalisée, quel que soit le profil de l’utilisateur.

Garance, l’épargne qui résonne avec vous

Avec ce nouveau plan stratégique, Garance affirme son identité : celle d’un groupe indépendant, mutualiste, profondément humain, qui allie performance économique, innovation technologique et engagement citoyen. En choisissant d’« oser l’impossible », Garance ne se contente pas de suivre le mouvement. Elle le crée.

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Finance durable : la France prend la tête de l’investissement

finance durable

Finance durable : le paysage européen de la finance responsable est en pleine mutation. Le Responsible Investment Brand Index (RIBI), référence en matière d’évaluation de l’engagement ESG des sociétés de gestion, livre chaque année un état des lieux détaillé de leur maturité et de leur cohérence. Son édition 2025 marque un tournant stratégique majeur : la France surpasse pour la première fois le Benelux, jusque-là champion historique de l’investissement responsable. Au-delà du palmarès, le RIBI 2025 révèle une évolution culturelle profonde : la finance durable ne peut plus être un simple argument marketing — elle doit s’incarner dans l’ADN des entreprises.

Le RIBI, ou comment mesurer la sincérité ESG des sociétés de gestion

Créé par Jean-François Hirschel et Markus Kramer, le Responsible Investment Brand Index n’évalue pas uniquement les produits ESG proposés par les sociétés de gestion. Il s’attache à décoder leur engagement structurel, à travers deux axes clés :

  • Le Commitment Rating, qui analyse la profondeur réelle de l’engagement ESG : intégration des critères dans la stratégie, la gouvernance, les objectifs ou encore la culture interne.
  • Le Brand Rating, qui mesure la capacité d’une société à refléter cet engagement dans son image, sa communication et ses prises de parole publiques.

Les résultats permettent ensuite de classer les sociétés selon quatre profils distincts :
Avant-Gardist (leaders visionnaires), Traditionalist (acteurs engagés mais classiques), Aspirant (en transition), et Laggard (à la traîne).

2025 : la finance durable entre dans une nouvelle ère

L’émergence de la “Responsible Investment 2.0” et la finance durable

L’édition 2025 du RIBI marque une évolution conceptuelle forte. Finies les approches superficielles ou symboliques : l’engagement ESG devient un facteur stratégique différenciant. Le nombre de sociétés véritablement pionnières progresse, mais l’écart se creuse aussi entre les acteurs sincères et les suiveurs opportunistes.

Les critères d’évaluation sont affinés, exigeant désormais une cohérence totale entre actions internes et image de marque. La simple conformité aux normes ESG ne suffit plus : c’est l’intégration organique de ces valeurs dans l’identité de l’entreprise qui est scrutée.

La France s’impose comme le nouveau leader européen

Une montée en puissance progressive, désormais concrétisée

En 2025, la France devient la région la plus performante d’Europe (hors Royaume-Uni), avec 45 % de ses sociétés classées Avant-Gardist, contre 41 % l’année précédente. Son Commitment Rating moyen atteint 3.26, et son Brand Rating s’élève à 2.36, surpassant pour la première fois les résultats du Benelux.

Ces performances ne relèvent pas du hasard, mais d’un engagement croissant des gestionnaires français, porté autant par les grands groupes que par des sociétés spécialisées. Avec 42 sociétés évaluées représentant 6 403 milliards d’euros d’actifs, la France consolide une influence durable et crédible sur la scène ESG européenne.

Top 10 France 2025 : Mirova prend la tête, Dorval AM entre en jeu

Un classement en mouvement, reflet d’un marché dynamique

Le palmarès 2025 révèle plusieurs changements notables. Mirova grimpe de huit places pour s’imposer en tête, tandis que Dorval AM fait son entrée dans le top 10, remplaçant La Française, impactée par une restructuration.

Classement France 2025 :

  1. Mirova
  2. Amundi
  3. AXA IM
  4. Ecofi
  5. Crédit Mutuel AM
  6. CPR AM
  7. BNP Paribas AM
  8. Groupama AM
  9. LBP AM
  10. Dorval AM

Ce classement met en lumière la diversité des modèles français : des mastodontes comme Amundi, des filiales engagées comme Ecofi, ou encore des spécialistes ESG comme Mirova.

Comparaison France / Benelux : le basculement du leadership

Le Benelux, longtemps référence en matière d’ESG, enregistre une légère baisse de régime. En 2024, il comptait 47 % d’Avant-Gardists ; en 2025, ce chiffre passe à 41 %. Sa note d’engagement baisse à 3.22, contre 3.26 pour la France.

France 2025 :

  • Avant-Gardists : 45 %
  • Commitment Rating : 3.26
  • Brand Rating : 2.36

Benelux 2025 :

  • Avant-Gardists : 41 %
  • Commitment Rating : 3.22
  • Brand Rating : 2.26

Ce retournement historique témoigne d’un basculement stratégique. La France ne surpasse pas seulement le Benelux en volume, mais aussi en maturité et en clarté de positionnement.

Des transformations plus qualitatives que quantitatives

Finance durable : un engagement plus crédible et moins opportuniste

Entre 2024 et 2025, la part des sociétés françaises jugées “Laggards” chute de 27 % à 19 %, tandis que les “Traditionalists” et “Avant-Gardists” progressent chacun de 4 points. Cette évolution révèle une montée en gamme qualitative, davantage qu’une explosion du nombre de sociétés engagées.

Les auteurs du RIBI insistent : la prochaine étape pour les sociétés de gestion ne sera pas d’augmenter leur présence ESG, mais de rendre leur engagement plus lisible, sincère et stratégique.

Vers une authentique différenciation stratégique et finance durable

L’édition 2025 du RIBI révèle une fracture grandissante entre deux mondes : celui des sociétés pour qui l’ESG constitue un levier de transformation stratégique, et celui des acteurs qui peinent à dépasser le stade de l’affichage.

La France s’impose comme le nouveau moteur européen de la finance durable. Mirova, Crédit Mutuel AM, ou encore Dorval AM incarnent cette nouvelle génération d’acteurs pour qui l’ESG n’est pas un supplément d’âme, mais un fondement identitaire.

Au-delà d’un classement, le RIBI s’impose désormais comme un baromètre d’authenticité stratégique. Et le message est clair : demain, seuls survivront ceux qui sauront incarner l’ESG, non seulement dans leurs produits, mais dans leur culture, leurs récits, et leurs actes.

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Omnibus

Léa Dunand Chatellet, présidente de la commission Investissement responsable de l’AFG, réagit à la publication du projet de directive Omnibus, présenté par la Commission européenne le 26 février. Si elle salue les efforts de simplification du cadre réglementaire en matière de finance durable, elle alerte aussi sur plusieurs reculs potentiels en termes de transparence et de qualité des données.

Une simplification bienvenue mais à encadrer

Mi-février, l’AFG appelait à une simplification de la réglementation en finance durable, sans pour autant en diminuer l’ambition. À ce titre, la directive Omnibus constitue selon Léa Dunand Chatellet une réponse partielle et globalement positive.

Elle souligne en particulier le maintien de l’approche de double matérialité, et l’intention affichée de réviser la CSRD afin de la rendre plus opérationnelle. Le constat est clair : la comptabilité extra-financière actuelle repose sur plus de 1 000 indicateurs, dont 80 % sont qualitatifs, ce qui la rend peu exploitable par rapport à la comptabilité financière traditionnelle (150 à 200 indicateurs, dont 80 % quantitatifs). L’AFG salue donc la revue prévue par la Commission, et participera activement aux travaux. Une piste intéressante évoquée serait de s’inspirer des normes VSME (Voluntary Sustainability Reporting Standards) dédiées aux PME.

Des effets pervers à surveiller

Toutefois, cette simplification s’accompagne de mesures problématiques pour les investisseurs. En premier lieu, le relèvement du seuil d’assujettissement à la CSRD de 500 à 1 000 salariés est jugé excessif. Ce changement risque d’appauvrir le champ des données disponibles pour les gérants d’actifs, et d’accroître leur dépendance à des fournisseurs de données externes, non régulés.

Autre point de vigilance : le caractère optionnel du reporting sur la taxonomie. Or, cet indicateur est transversal, objectif et crucial pour orienter les flux financiers vers des activités durables. Pour l’AFG, il conviendrait de le maintenir obligatoire, tout en le simplifiant et en l’alignant avec la CSRD.

Vers un bouclier pour les entreprises… au détriment de la transparence ?

Autre nouveauté introduite par la directive : la création d’un « bouclier » limitant les données que les grandes entreprises ou les banques peuvent demander à leurs fournisseurs non soumis à la CSRD. Cette mesure, bien que pensée pour protéger les PME, inquiète du côté des investisseurs.

« C’est un vrai problème », alerte Léa Dunand Chatellet. « La finance durable s’est construite grâce aux questions posées par les grandes entreprises à leurs partenaires. Revenir en arrière sur cette dynamique serait très surprenant. »

SFDR : l’autre chantier majeur

Dans ce nouveau paysage réglementaire, l’AFG insiste sur la nécessité de cohérence entre les textes européens, notamment la révision du SFDR, attendue d’ici fin 2025. Cette révision devra tenir compte des évolutions d’Omnibus, sous peine de fragiliser les fondations de la finance durable.

En particulier, si le reporting sur la taxonomie devient optionnel, il ne pourra plus être utilisé pour catégoriser les fonds durables (article 8 ou 9).

« Avec Omnibus, c’est le corpus réglementaire des entreprises qui a été ouvert pour renforcer leur compétitivité. Il faut désormais s’attaquer au cadre propre à la gestion d’actifs. »

Conclusion

L’AFG accueille favorablement la volonté de rationaliser la réglementation européenne en matière de finance durable. Mais elle appelle à ne pas sacrifier la qualité des données ni l’ambition initiale du cadre. À travers la voix de Léa Dunand Chatellet, elle rappelle que la finance responsable repose avant tout sur une information accessible, comparable et fiable, tant pour les investisseurs que pour les épargnants.

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Les nouveaux labels de durabilité pour les fonds britanniques

labels de durabilité

Le cadre réglementaire du Sustainability Disclosure Requirements (SDR), qui est entré en vigueur au Royaume-Un. Modifie en profondeur la façon dont les fonds durables sont présentés et commercialisés. En effet, depuis le 2 avril, les gestionnaires de fonds britanniques doivent se conformer à de nouvelles règles strictes concernant l’attribution de labels de durabilité. Ces labels visent à aider les investisseurs à mieux comprendre l’impact environnemental et social de leurs investissements. À ce jour, bien que des progrès aient été réalisés. La transition vers un système plus transparent continue d’évoluer, et plusieurs fonds n’ont pas encore opté pour un label, malgré leur caractère durable. Ce changement marque un tournant pour l’industrie financière britannique, et il est essentiel de comprendre les différentes facettes de cette réforme.

Les labels de durabilité : un cadre clair pour les fonds responsables

L’introduction des labels SDR permet de différencier les fonds durables et d’assurer une meilleure transparence pour les investisseurs. Parmi les quatre labels proposés par la réglementation, le label “Focus” domine largement, représentant 56% des fonds labellisés. Ce label s’adresse aux fonds ayant des objectifs de durabilité spécifiques et mesurables, comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou la promotion des énergies renouvelables.

À l’inverse, le label “Impact”, qui vise à avoir un effet tangible et mesurable sur la société ou l’environnement, représente 26% des fonds. Les labels “Improvers” et “Mixed Goals”, qui respectivement ciblent les fonds ayant pour objectif d’améliorer certains critères durables ou de concilier plusieurs objectifs, sont moins nombreux, avec respectivement 13% et 5%. Cette distribution des labels montre la diversité des approches adoptées par les gestionnaires de fonds pour répondre aux attentes des investisseurs soucieux de durabilité.

La gestion active et les secteurs privilégiés par les fonds durables

Tous les fonds qui ont adopté un label SDR sont gérés activement. Cela signifie que les gestionnaires prennent des décisions actives en fonction des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). La majorité de ces fonds privilégient des stratégies d’investissement en actions internationales à grande capitalisation, un secteur particulièrement dominant dans le paysage des fonds durables. En revanche, les fonds obligataires, qui représentent généralement un investissement plus sûr, sont sous-représentés avec seulement 31% des actifs pour les fonds en actions, contre 4% pour les fonds obligataires.

Les secteurs d’investissement les plus ciblés par ces fonds sont les énergies renouvelables, la gestion de l’eau et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ces choix reflètent les priorités actuelles des investisseurs soucieux de contribuer activement à la transition énergétique et à la lutte contre le changement climatique. En effet, ces thématiques sont perçues comme des leviers importants pour un avenir plus durable et responsable.

Les principaux acteurs du marché des fonds durables au Royaume-Uni

Dans le paysage des fonds durables, plusieurs sociétés de gestion se distinguent par l’ampleur de leurs actifs sous gestion dans les fonds labellisés. Schroders, par exemple, occupe la première place en termes d’actifs sous gestion dans les fonds labellisés, suivi de Liontrust, M&G et Columbia Threadneedle. Ces sociétés ont su intégrer les exigences de la durabilité dans leurs stratégies d’investissement, en mettant l’accent sur des critères environnementaux et sociaux rigoureux, tout en cherchant à répondre aux attentes des investisseurs en matière de rentabilité.

Le rapport de Morningstar révèle également que les entreprises comme Schneider Electric, ASML et AstraZeneca figurent parmi les plus fréquemment détenues dans les portefeuilles de ces fonds. Ces sociétés sont largement reconnues pour leur engagement en matière de durabilité et d’innovation, ce qui les rend particulièrement attractives pour les investisseurs cherchant à allier performance financière et impact positif.

Les fonds non labellisés : une alternative encore floue mais croissante

En parallèle des fonds labellisés, il existe également un grand nombre de fonds dits “non labellisés” mais qui présentent des caractéristiques de durabilité. Ces fonds, qui ne répondent pas encore aux critères stricts du SDR, continuent de se développer, en particulier dans des stratégies utilisant des termes comme “ESG”, “Responsible”, “Ethical” ou “Climate” dans leur nom. Bien que ces fonds ne soient pas officiellement labellisés, ils peuvent néanmoins offrir aux investisseurs des solutions durables, même si la transparence et la clarté sont parfois moins évidentes.

BlackRock est, de loin, le plus grand fournisseur de fonds non labellisés au Royaume-Uni, avec 66 produits représentant 150 milliards de livres sterling d’actifs. D’autres grands acteurs comme Royal London et Columbia Threadneedle figurent également parmi les plus importants contributeurs à ce segment de marché, avec respectivement 18,7 milliards et 16,7 milliards de livres sterling d’actifs sous gestion. Les investisseurs devront donc être particulièrement vigilants lorsqu’ils choisissent des fonds non labellisés, afin de bien comprendre les engagements en matière de durabilité.

L’introduction des labels de durabilité SDR


L’introduction des labels de durabilité SDR marque un tournant important dans l’industrie des fonds d’investissement au Royaume-Uni. Bien que la majorité des fonds aient déjà choisi d’adhérer à l’un des quatre labels, un certain nombre de fonds non labellisés continuent de présenter des caractéristiques durables. Le marché continuera d’évoluer, et il est essentiel pour les investisseurs de bien comprendre les implications de ces nouveaux labels et de surveiller les choix des gestionnaires de fonds. Cette réglementation devrait finalement permettre de renforcer la confiance des investisseurs soucieux de durabilité et de mieux orienter les flux de capitaux vers des projets bénéfiques pour la planète et la société.

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La Chine lance une batterie nucléaire qui tient un siècle

chine batterie nucléaire

La Chine dévoile une batterie nucléaire miniature capable de fonctionner jusqu’à 100 ans sans recharge. Déjà en production, cette innovation positionne le pays en tête d’une nouvelle course technologique. États-Unis, Europe et Corée du Sud tentent de rattraper leur retard, alors que démarre une nouvelle ère de l’énergie autonome.

Une avancée technologique majeure venue de Chine

En janvier 2024, l’entreprise chinoise Betavolt a révélé la BV100, une batterie nucléaire miniature fonctionnant au Nickel-63. À peine plus grande qu’une pièce de monnaie, elle promet jusqu’à 50 ans d’autonomie sans recharge.

Et ce n’est pas un simple concept. La production est déjà en cours, avec des applications envisagées dans le secteur médical, l’aéronautique et même les objets connectés grand public, comme les smartphones.

Une nouvelle batterie capable de tenir… un siècle

L’Université normale du Nord-Ouest a récemment annoncé un autre modèle de batterie utilisant du carbone-14, un isotope encore plus rare, mais dont la durée de vie pourrait atteindre 100 ans.

Pour sécuriser son accès à cette ressource stratégique, la Chine a anticipé : elle a mis en place un réacteur commercial dédié à l’extraction du carbone-14. Cette stratégie n’est pas sans rappeler celle adoptée pour le solaire, où le pays maîtrise désormais toute la chaîne de valeur.

Une stratégie industrielle bien rodée

Avec ces innovations, la Chine confirme sa volonté de dominer le marché des batteries du futur. En contrôlant la technologie et les matières premières, elle crée un écosystème fermé et compétitif, difficile à concurrencer.

Comme pour les panneaux solaires, le pays semble vouloir prendre une position de leader mondial, en misant sur l’efficacité à long terme et une production industrielle rapide.

Les autres puissances cherchent à rattraper le retard

Face à cette percée, les États-Unis tentent de relancer leur avance historique. Dans les années 1950, ils avaient pourtant mis au point les premières batteries nucléaires. Mais les craintes liées au nucléaire avaient rapidement mis fin aux recherches.

Aujourd’hui, la société américaine City Labs travaille sur une batterie au tritium, conçue pour durer 20 ans, notamment pour des usages médicaux comme les stimulateurs cardiaques. Le projet bénéficie d’un soutien public.

L’Europe et l’Asie en mouvement

L’Europe aussi se mobilise. L’entreprise britannique Arkenlight développe une batterie nucléaire à partir de déchets radioactifs, ouvrant la voie à une double valorisation : énergétique et environnementale.

Aux États-Unis, Kronos Advanced Technologies s’est alliée au Yasheng Group pour relancer la R&D sur ce type de batteries. En parallèle, la Corée du Sud et plusieurs pays européens s’intéressent de près à cette technologie, qui pourrait jouer un rôle central dans la transition énergétique et l’essor des objets connectés autonomes.

Vers une nouvelle ère de l’énergie autonome

Si la Chine garde une longueur d’avance, les efforts internationaux montrent un intérêt croissant pour cette technologie de rupture. Les batteries nucléaires pourraient bien changer durablement notre rapport à l’énergie, en éliminant le besoin de recharge fréquente et en réduisant la dépendance aux infrastructures lourdes.

Une chose est sûre : l’ère des batteries longue durée est en marche, et la course à l’innovation ne fait que commencer.

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La gestion des déchets nucléaires : enjeux, risques et alternatives

déchets nucléaires

Les déchets nucléaires représentent l’un des plus grands défis environnementaux et sanitaires de notre époque. Si la production d’électricité nucléaire offre une solution énergétique à faible émission de CO2. Elle engendre des résidus radioactifs dont la gestion soulève de nombreuses questions. Le retraitement, le stockage et la gestion des déchets nucléaires font régulièrement l’objet de débats, notamment sur leurs risques environnementaux, leur sécurité et leur impact à long terme. Cet article explore les différents aspects de ces problématiques et présente les alternatives possibles à l’ère du nucléaire.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Le retraitement des déchets nucléaires : une solution incomplète et risquée

Le retraitement des déchets nucléaires est souvent présenté comme une solution permettant de recycler les résidus radioactifs, réduisant ainsi leur volume et leur dangerosité. Cependant, cette pratique est loin de répondre aux attentes affichées. En réalité, le processus de retraitement consiste essentiellement à séparer les différents éléments contenus dans le combustible usé. Bien qu’il soit parfois qualifié de “recyclage”, il n’a en aucun cas pour effet de réduire la radioactivité des déchets.

L’un des principaux problèmes du retraitement réside dans le fait qu’il n’abaisse pas la radioactivité des matières traitées. En revanche, il génère une quantité supplémentaire de déchets, car les produits chimiques utilisés pour séparer les éléments deviennent eux-mêmes radioactifs et doivent être stockés en tant que nouveaux déchets. De plus, cette opération augmente les risques associés aux transports de matériaux radioactifs. Le combustible usé est en effet envoyé à des usines spécialisées, comme celle de La Hague en France, entraînant ainsi des déplacements de matières potentiellement dangereuses sur de longues distances, ce qui accroît le risque d’accidents ou de fuites.

Enfin, un autre aspect préoccupant du retraitement est l’extraction du plutonium, qui, en étant séparé du reste du combustible, devient utilisable pour la fabrication d’armes nucléaires. Ce phénomène augmente le risque de prolifération nucléaire, soulignant les dangers supplémentaires associés à cette technique. L’usine de retraitement de La Hague, en particulier, est régulièrement pointée du doigt pour ses rejets radioactifs dans l’environnement. Chaque jour, cette installation rejette plus de radioactivité que l’ensemble des centrales nucléaires françaises, ce qui pose un problème majeur de pollution de l’air et de l’eau.

Le stockage des déchets nucléaires : un choix controversé

Le stockage des déchets nucléaires est une autre question cruciale. Actuellement, ces déchets sont principalement stockés en surface, mais un projet de stockage en profondeur, mené par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA), a été lancé à Bure, dans la Meuse. L’idée est de stocker les déchets les plus radioactifs à grande profondeur dans des formations géologiques stables. Cependant, cette approche suscite de nombreuses critiques.

L’exemple de l’Allemagne, où des déchets ont été enfouis dans une ancienne mine de sel à Asse, montre les risques associés à ce type de stockage. En effet, après quelques années, l’eau s’est infiltrée dans les galeries souterraines, provoquant la corrosion des fûts de déchets et entraînant des fuites radioactives. Ce type de contamination a eu des répercussions sur l’environnement, en particulier sur les nappes phréatiques, compromettant la qualité de l’eau et créant des risques sanitaires pour les populations locales.

En France, des projets de stockage de déchets de faible activité à vie longue ont également vu le jour, notamment dans le département de l’Aube. Cependant, ces projets rencontrent une forte opposition des associations locales, qui dénoncent les risques environnementaux et les impacts à long terme de ce type de stockage. De plus, le manque d’information et de transparence concernant la gestion des déchets contribue à la méfiance des populations envers ces projets.

Les limites des solutions actuelles et l’impasse du nucléaire

L’un des principaux problèmes posés par les déchets nucléaires est leur longévité : certains d’entre eux resteront radioactifs pendant des milliers d’années. Cela soulève la question de la manière dont ces déchets peuvent être gérés sur le long terme. Chaque année, la France produit plus de 1 200 tonnes de déchets nucléaires, et il n’existe à ce jour aucune solution définitive pour leur traitement ou leur élimination.

Les promesses technologiques et scientifiques de trouver une solution à ce problème ont été formulées dès l’ouverture du parc nucléaire français, il y a près de 50 ans. Cependant, après des décennies de recherches et d’expérimentations, aucune solution satisfaisante n’a vu le jour. Pour de nombreux experts, il devient donc utopique de croire qu’une technologie permettra un jour de traiter ces déchets de manière sûre et efficace.

Ainsi, la seule véritable solution semble résider dans l’arrêt de la production de déchets nucléaires. Réduire la dépendance au nucléaire et favoriser le développement des énergies renouvelables apparaît comme une alternative viable, mais qui nécessite un changement profond des politiques énergétiques à l’échelle nationale et internationale.

Les risques liés aux centrales nucléaires et l’alternative énergétique

Les centrales nucléaires elles-mêmes posent également des risques considérables. Les rejets radioactifs dans l’air et l’eau des réacteurs ont des conséquences pour les populations vivant à proximité. Même à distance, des faibles doses de radioactivité peuvent avoir des effets délétères sur la santé des individus. Le problème majeur du nucléaire est que la radioactivité ne connaît pas de frontières : l’impact peut s’étendre bien au-delà des zones immédiates autour des installations.

Le cas de la catastrophe de Tchernobyl illustre parfaitement cette réalité. Malgré les assurances données à l’époque, la radioactivité s’est propagée bien au-delà des frontières ukrainiennes, affectant une grande partie de l’Europe. En France, des informations erronées ou incomplètes ont souvent été communiquées à la population, renforçant un climat de méfiance à l’égard de l’industrie nucléaire.

Pourtant, des alternatives au nucléaire existent. L’Allemagne, par exemple, a décidé de sortir progressivement du nucléaire, une décision qui s’inscrit dans une politique plus large de transition énergétique. De même, des pays comme l’Autriche n’ont jamais adopté le nucléaire, optant plutôt pour une diversification de leurs sources d’énergie, principalement renouvelables. Ces exemples montrent qu’il est possible de se passer de l’énergie nucléaire tout en maintenant une économie stable et prospère.

Une sortie du nucléaire est-elle possible ?

La gestion des déchets nucléaires demeure l’un des plus grands défis du nucléaire civil. Entre le retraitement inefficace, le stockage problématique et les risques liés à la radioactivité, la situation semble de plus en plus insoutenable. Face à cette impasse, la sortie du nucléaire apparaît comme une solution nécessaire, mais elle exige une volonté politique forte, un soutien populaire et un investissement massif dans les énergies renouvelables.

Alors que l’industrie nucléaire continue de faire la promesse de solutions futures, la réalité est que ces solutions n’ont pas encore vu le jour après plusieurs décennies. Le temps est venu de repenser nos choix énergétiques et de privilégier des alternatives plus sûres et plus durables pour l’environnement et les générations futures.

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Startups Greentech : un moteur stratégique pour la transition verte en France

Greentech

Bpifrance recense 2 900 startups Greentech en France fin 2024. Actrices clés de la transition écologique et de la réindustrialisation verte, elles créent de l’emploi, innovent dans l’industrie, la mobilité ou l’énergie, mais peinent encore à attirer suffisamment de capitaux pour consolider un modèle économique solide et durable.

Une dynamique portée par l’innovation et l’engagement

À l’occasion de la cinquième édition du Jour E à Lille, Bpifrance dévoile la nouvelle édition de son observatoire des startups Greentech. Ce rendez-vous annuel réunit plus de 1 000 entrepreneurs engagés pour accélérer la transition écologique et énergétique.

En 2024, la France compte près de 2 900 startups Greentech, dont 161 ont levé 2,2 milliards d’euros en capital-risque. Cela représente près d’un tiers de toutes les levées françaises sur l’année, confirmant la vitalité de cet écosystème stratégique.

Que sont les startups Greentech ?

Les Greentech sont des jeunes entreprises qui développent des solutions innovantes réduisant l’impact environnemental, en phase avec les objectifs de la taxonomie européenne. Elles interviennent sur des secteurs clés comme :

  • la protection de l’environnement,
  • les énergies renouvelables,
  • la mobilité propre,
  • ou encore la construction durable.

Bpifrance note également que 57 % de ces entreprises ont une vocation industrielle, et 20 % relèvent du champ des Deeptech, grâce à une innovation issue de la recherche.

Une répartition territoriale équilibrée

Fait marquant : 70 % des startups Greentech sont implantées hors Île-de-France, prouvant que la transition verte se déploie sur l’ensemble du territoire. Cette présence locale renforce leur rôle dans la réindustrialisation verte du pays.

Depuis 2022, 48 sites industriels portés par des startups ont vu le jour. En 2024, trois quarts des nouvelles usines ont été ouvertes par des Greentech. Ces sites favorisent l’émergence de filières innovantes :

  • matériaux biosourcés,
  • économie circulaire,
  • microélectronique verte,
  • alternatives végétales à la viande…

Une baisse relative des levées, mais une concentration sur la mobilité

Malgré un contexte mondial moins favorable, les Greentech françaises ont levé 2,2 milliards d’euros, soit une baisse de 20 % par rapport à 2023. Cette contraction s’explique notamment par une réduction des mégas levées (+100 M€).

Néanmoins, le secteur de la mobilité décarbonée concentre 43 % des montants levés, grâce à des opérations majeures menées par Electra et Hysetco. Suivent les nouvelles énergies et la transition industrielle.

En termes de volume, la répartition des levées reste équilibrée entre les verticales clés, comme la protection des écosystèmes, la mobilité, l’industrie verte et les énergies propres.

L’adaptation au changement climatique : un axe à développer

Bpifrance souligne que l’adaptation aux effets du changement climatique reste encore peu adressée. Les solutions émergent lentement, et concernent surtout le numérique : outils d’alerte, plateformes de suivi des risques, etc.

Pourtant, le besoin est là : inondations, chaleur extrême, sécheresses… Les opportunités d’innovation sont nombreuses. Ce domaine reste donc un levier de développement futur pour les Greentech françaises.

Un soutien renforcé de la part de Bpifrance

En 2024, Bpifrance a mobilisé plus de 3 milliards d’euros pour accompagner les Greentech. Cela inclut :

  • 2,4 Mds€ pour financer l’innovation,
  • 235 M€ d’investissements directs,
  • 410 M€ via des fonds de fonds orientés transition environnementale,
  • ainsi qu’un accompagnement dédié pour 190 entreprises, en progression de 32 % par rapport à 2023.

Conclusion : un écosystème en croissance, mais encore jeune

Les startups Greentech françaises affichent un potentiel de transformation majeur. Elles créent de l’emploi (55 000 en 2024), génèrent du chiffre d’affaires (5,4 Md€), et posent les bases d’une industrie plus sobre et plus durable.

Toutefois, comme le rappelle Paul-François Fournier (Bpifrance), il reste essentiel de structurer des modèles économiques viables et d’attirer davantage de capitaux privés pour accélérer la maturité de cet écosystème encore en construction.

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