Réaction à la déclaration d’Agnès Pannier-Runacher

Agnès Pannier-Runacher

La récente déclaration d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, évoquant la nécessité de « se préparer à un monde à +4°C ». A déclenché une vague de panique et d’indignation sur les réseaux sociaux. Des milliers de réactions ont fusé, certains reprochant à la ministre de ne pas agir suffisamment contre le changement climatique. Pourtant, il est essentiel de prendre du recul pour comprendre le véritable enjeu derrière cette déclaration.

Bruno Boggiani, CEO de Green Finance, rappelle que « cette panique illustre un manque de compréhension des enjeux : il est crucial de se préparer, mais encore plus de tout faire pour éviter d’atteindre cette situation critique ».

Pourquoi la préparation à un monde à +4°C est nécessaire

Un avenir plausible selon les scénarios climatiques

L’hypothèse d’une France à +4°C est malheureusement tout à fait plausible si les actions globales ne sont pas renforcées. Cela ne signifie pas que cet avenir est inévitable. Mais il est responsable d’anticiper cette possibilité pour mieux protéger les populations. La réalité est que cette hausse dramatique pourrait se produire si les gouvernements. Y compris celui d’Emmanuel Macron, continuent à agir de manière insuffisante face à l’urgence climatique.

Adaptation et réduction des émissions : des efforts combinés

Se préparer à un monde à +4°C ne signifie pas abandonner la lutte contre le changement climatique. Bien au contraire, cela implique de mettre en œuvre des mesures d’adaptation. Tout en poursuivant la réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre. Le problème majeur aujourd’hui est que le gouvernement français, comme beaucoup d’autres, est en retard sur les deux fronts. Le Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC3) est particulièrement en retard. Ce qui freine la capacité de la France à faire face aux impacts futurs.

Pour comprendre ce +4°C, retrouvez un article très complet sur Bon Pote : https://lnkd.in/d6i-BUUe

+4°C : un scénario extrême, mais évitable

Les prévisions actuelles : plutôt vers +2,7°C

Il est important de rappeler que, selon les prévisions les plus récentes, un monde à +4°C reste un scénario peu probable. Les modèles climatiques actuels pointent plutôt vers une hausse moyenne de +2,7°C d’ici la fin du siècle, à condition que les États respectent leurs engagements actuels. Toutefois, cette perspective est déjà extrêmement préoccupante et nécessiterait des efforts beaucoup plus importants pour limiter les dégâts.

L’urgence de tenir les engagements climatiques

Le véritable scandale réside dans le fait que nous devons nous préparer à un monde aussi chaud parce que les gouvernements successifs n’ont pas pris au sérieux les avertissements des scientifiques. Les retards accumulés dans la mise en œuvre des politiques climatiques, notamment sous le gouvernement Macron, mettent la France dans une situation périlleuse. Si les engagements internationaux ne sont pas tenus, le scénario à +4°C, aussi effrayant soit-il, pourrait devenir une réalité.

La déclaration d’Agnès Pannier-Runacher doit être comprise comme un appel à l’action. Oui, il est crucial de se préparer à un monde à +4°C, mais cela ne signifie en aucun cas que la lutte contre le réchauffement climatique doit être abandonnée. Ce qui est inacceptable, c’est que nous soyons confrontés à une telle perspective en raison de décennies d’inaction des gouvernements successifs. Pour éviter le pire, il est urgent de renforcer les actions à la fois sur l’adaptation et sur la réduction des émissions, afin de construire un avenir viable pour tous.

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ODD : transformation des entreprises européennes

ODD

Les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, adoptés en 2015, offrent une feuille de route mondiale pour répondre à des enjeux pressants. Tels que la pauvreté, les inégalités et le changement climatique. À l’occasion du 9e anniversaire de leur adoption, le Réseau français du Pacte mondial de l’ONU publie son baromètre annuel « ODD et entreprises en action ». Qui évalue l’engagement des entreprises européennes dans l’atteinte de ces objectifs.

Cette étude réalisée en partenariat avec PwC France et Maghreb révèle les avancées, défis et opportunités d’amélioration pour les entreprises du continent. Comme le souligne Bruno Boggiani, CEO de Green Finance, « les entreprises doivent reconnaître que le développement durable n’est plus un choix, mais une nécessité pour assurer leur avenir et celui de la planète ».

Une appropriation croissante des ODD par les entreprises européennes

Une connaissance approfondie mais des lacunes persistantes

Selon l’étude, 69 % des entreprises européennes affirment avoir une connaissance approfondie des ODD. Cette prise de conscience est un signe encourageant, marquant une véritable progression par rapport aux années précédentes. Cependant, si 59 % des entreprises disposent déjà d’une stratégie de développement durable intégrant les ODD. 26 % ne mesurent toujours pas l’impact de leurs actions. Cette absence de suivi empêche une évaluation rigoureuse de la contribution réelle des entreprises aux objectifs globaux.

Des stratégies non uniformes à travers l’Europe

L’étude révèle également que 18 % des entreprises intègrent les ODD de manière informelle. Sans stratégie clairement définie, et 12 % disposent d’une stratégie de développement durable sans y inclure les ODD. Ces résultats soulignent un besoin de structuration et d’intégration plus formalisée pour garantir que les entreprises maximisent leur impact.

Les actions prioritaires : égalité des sexes, croissance économique et action climatique

Un engagement fort sur des enjeux majeurs

L’égalité des sexes, la croissance économique durable et l’action climatique dominent les priorités des entreprises européennes. Avec environ 44 % d’entre elles actives dans ces domaines. Cette répartition montre un alignement fort avec les priorités de l’ONU, qui place ces enjeux au cœur des ODD. Cependant, d’autres aspects cruciaux, comme la préservation des océans (11 %) et la sécurité alimentaire (13 %). Sont encore sous-représentés dans les stratégies d’action des entreprises.

Le cas particulier des entreprises françaises

En France, les entreprises se démarquent par une forte mobilisation autour des thématiques de l’égalité des sexes et du travail décent. Avec 74 % d’entre elles actives dans ces domaines. Ce chiffre place les entreprises françaises au-dessus de la moyenne européenne. Et témoigne d’une volonté nationale de promouvoir l’inclusion sociale et l’équité au sein des structures professionnelles.

L’impact des ODD sur la performance économique des entreprises

Des bénéfices économiques non négligeables

Le baromètre montre que 58 % des entreprises européennes estiment que les ODD ont un impact positif sur leur performance économique. Cependant, l’évaluation de cet impact varie, 32 % des entreprises considérant que l’impact est modéré. Et 26 % estimant qu’il est significatif. Il est intéressant de noter que seulement 1 % des entreprises interrogées pensent que l’adoption des ODD a eu un effet négatif sur leur activité.

Un avantage comparatif pour certaines entreprises

42 % des entreprises déclarent avoir développé un avantage concurrentiel notable grâce à l’intégration des ODD dans leur stratégie. Cette perspective est particulièrement forte dans certains pays. Comme le Royaume-Uni et l’Irlande, où 74 % des entreprises considèrent qu’elles bénéficient d’un avantage significatif. En revanche, les entreprises françaises sont moins convaincues de cet impact, avec seulement 20 % estimant avoir acquis un avantage comparatif substantiel.

Mesurer et évaluer les contributions aux ODD : un enjeu crucial

Des indicateurs de performance encore insuffisants

Un des principaux défis mis en avant par l’étude est la mesure de l’impact des actions menées par les entreprises. Si 41 % des entreprises ont défini des indicateurs de performance, seule une minorité (33 %) a mis en place des objectifs publics, mesurables et limités dans le temps. Cette absence d’objectifs spécifiques nuit à la transparence et à l’évaluation de la contribution des entreprises aux ODD.

La France en avance sur la question de la mesure d’impact

37 % des entreprises françaises ont fixé des objectifs de développement durable mesurables et limités dans le temps, un chiffre supérieur à la moyenne européenne (33 %). Cette avancée témoigne d’un effort des entreprises françaises pour structurer et évaluer plus rigoureusement leurs actions en faveur des ODD, contribuant ainsi à renforcer leur crédibilité et leur impact.

Lien entre les ODD et la réglementation : un facteur d’accélération

La CSRD comme levier pour l’intégration des ODD

La nouvelle réglementation européenne, la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive), joue un rôle clé dans la sensibilisation des entreprises aux ODD. 87 % des entreprises concernées par cette directive déclarent qu’elles intégreront explicitement les ODD dans leur rapport. Cette évolution montre que la réglementation peut être un puissant levier pour encourager les entreprises à aligner leurs pratiques avec les standards de durabilité.

Une adaptation nécessaire à l’échelle européenne

Un tiers des entreprises interrogées affirment avoir intégré les ODD principalement pour répondre aux exigences réglementaires croissantes en matière de durabilité. Ce lien fort entre ODD et régulation démontre que l’encadrement législatif peut favoriser une adoption plus systématique des objectifs de durabilité.

L’étude du baromètre « ODD et entreprises en action » montre que le secteur privé européen a réalisé des avancées notables dans l’intégration des Objectifs de Développement Durable. Toutefois, des défis persistent, notamment en matière de mesure de l’impact et de répartition des priorités. Afin de maximiser leur contribution à l’Agenda 2030, les entreprises doivent renforcer leur structuration, collaborer davantage avec les parties prenantes et faire des ODD une partie intégrante de leur stratégie économique. Le développement durable s’avère être non seulement une nécessité éthique, mais aussi un puissant levier pour l’innovation et la compétitivité des entreprises européennes.

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Galia Green Power : une nouvelle plateforme

Galia Green Power

Eiffel Investment Group fait un pas décisif vers l’accélération de la transition énergétique en Pologne avec le lancement de Galia Green Power, une plateforme dédiée au développement des infrastructures de biométhane. En s’engageant à investir 150 millions d’euros sur cinq ans, cette initiative vise à faire de Galia un acteur incontournable du secteur, contribuant à la décarbonisation industrielle et à l’indépendance énergétique de la région.

Un projet stratégique pour Eiffel Investment Group

Eiffel Investment Group, avec ses 6,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion, renforce son engagement dans la transition énergétique avec Galia Green Power. En se lançant dans le secteur du biométhane, le groupe élargit son portefeuille d’énergies renouvelables au-delà de l’électricité et se positionne comme un leader dans le développement de solutions durables.

Selon Alexis Sarton, Vice-Président d’Eiffel Investment Group, « Galia est une vitrine de la stratégie d’Eiffel qui vise à devenir le leader du développement de l’énergie durable à travers l’Europe ». L’accent est mis sur l’expansion des infrastructures de biométhane, un pilier crucial pour la transition énergétique, et sur la promotion de l’économie circulaire, notamment par l’exploitation des déchets organiques pour produire de l’énergie propre.

Galia Green Power : une plateforme dédiée au biométhane

Galia Green Power se concentre sur le développement, la construction et l’exploitation d’usines de biométhane à grande échelle en Europe. En étroite collaboration avec des partenaires locaux et en s’appuyant sur les meilleures pratiques internationales, la plateforme aspire à devenir un acteur central du marché en pleine croissance du biométhane. Ce dernier, issu de la transformation des déchets organiques, est une alternative durable aux combustibles fossiles, participant à la réduction des émissions de carbone.

La stratégie de Galia repose sur l’installation d’infrastructures de production à haute capacité, garantissant une qualité optimale et une efficacité maximale. En combinant innovation technologique et expertise locale, la plateforme vise à répondre à la demande croissante en énergie propre et à offrir des solutions concrètes à la gestion des déchets.

Une équipe de direction expérimentée

Le succès de Galia repose sur une équipe dirigeante hautement qualifiée, avec à sa tête Marcin Orłowski, un expert de plus de 20 ans dans le développement de projets énergétiques, notamment dans les secteurs du biogaz et du biométhane. Sa connaissance approfondie du marché de l’énergie en Pologne et en Europe permet de positionner Galia comme un acteur clé de la transition énergétique.

Aux côtés de Marcin Orłowski, Roman Czernicki, directeur du développement commercial, met à profit son expérience dans le secteur agroalimentaire, un domaine étroitement lié à la production de biométhane. Sławomir Szafrański, quant à lui, assure la gestion des opérations, fort de son expertise dans les projets complexes de biogaz et de cogénération. Enfin, Grzegorz Jackiewicz, expert en investissements dans les énergies renouvelables, supervise le développement et la construction des infrastructures de Galia.

Le biométhane, un moteur essentiel de la transition énergétique

Le biométhane, produit à partir de déchets organiques, occupe une place croissante dans les stratégies de décarbonation en Europe. Ce gaz renouvelable permet de transformer des matières organiques en énergie propre, tout en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. En offrant une alternative durable aux combustibles fossiles, le biométhane favorise également l’indépendance énergétique, un enjeu crucial dans le contexte actuel.

Avec la demande en énergie propre qui ne cesse de croître, Galia Green Power vise à augmenter la production de biométhane à grande échelle. L’objectif est de répondre aux besoins énergétiques tout en participant à la transition vers une économie circulaire, où les déchets deviennent une ressource pour produire de l’énergie.

Tirer parti des expertises locales et des standards mondiaux

Pour assurer la réussite de ses projets, Galia Green Power s’appuie sur une profonde connaissance des marchés locaux, tout en intégrant les meilleures pratiques internationales dans le secteur du biométhane. En combinant ces deux approches, Galia garantit la réalisation de projets qui répondent aux plus hauts standards de qualité et de durabilité.

L’ambition de la plateforme est claire : jouer un rôle majeur dans la transformation du paysage énergétique européen en se concentrant sur la durabilité à long terme et l’excellence opérationnelle. Avec un engagement fort envers l’innovation et le développement durable, Galia est prête à contribuer activement à la prochaine phase de la transition énergétique.

Un pas en avant vers une économie décarbonée

Avec Galia Green Power, Eiffel Investment Group renforce son engagement en faveur de la transition énergétique en Pologne et en Europe. En investissant dans des infrastructures de biométhane, la plateforme vise à offrir des solutions concrètes pour réduire les émissions de carbone tout en répondant aux besoins croissants en énergie propre.

Ce projet reflète une vision ambitieuse pour l’avenir de l’énergie en Europe, où la décarbonation et l’économie circulaire joueront un rôle central. Galia Green Power, avec son équipe d’experts et ses partenariats solides, est bien positionnée pour devenir un acteur clé de ce changement.

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AirFund structure son premier fonds nourricier

AirFund

AirFund, plateforme digitale spécialisée dans la distribution de fonds de marchés privés, franchit une nouvelle étape dans son développement en lançant son premier fonds nourricier en capital-investissement. Cette initiative, en partenariat avec Access Capital Partners et IQ-EQ, vise à simplifier l’accès des investisseurs particuliers aux PME européennes non cotées à fort potentiel de croissance. Retour sur une avancée stratégique majeure pour AirFund.

Une solution d’investissement innovante pour les distributeurs spécialisés

Créée en 2021, AirFund a pour mission de démocratiser l’accès aux fonds de marchés privés, souvent réservés aux investisseurs institutionnels. Avec la structuration de ce premier fonds nourricier, la plateforme offre aux distributeurs spécialisés en gestion de patrimoine une solution clé en main. Le fonds nourricier investira dans le fonds maître ACF IX, géré par Access Capital Partners, reconnu pour sa capacité à identifier et accompagner les PME à forte croissance dans des secteurs stratégiques comme la santé, les technologies de l’information (IT), et les services aux entreprises.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté de faciliter l’accès à des stratégies d’investissement de qualité tout en répondant aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Les PME ciblées bénéficient ainsi d’un soutien à long terme pour accélérer leur développement, tout en intégrant des pratiques durables.

Des partenariats stratégiques pour accélérer le développement d’AirFund

AirFund s’appuie sur des partenariats clés pour renforcer sa position sur le marché du private equity. En 2023, l’entrée d’investisseurs de renom comme Amundi et Indosuez Wealth Management dans son capital, ainsi qu’un partenariat avec FundChannel, plateforme de distribution du groupe Crédit Agricole, ont marqué un tournant dans son expansion.

La structuration de ce fonds nourricier avec Access Capital Partners, qui gère 14,2 milliards d’euros d’actifs, permet à AirFund de proposer aux investisseurs particuliers une opportunité unique de participer à la croissance des PME européennes. Le fonds ACF IX, qui combine investissements primaires et transactions secondaires, vise un TRI net de 12 à 15 % avec un multiple cible de 2,1x à 2,3x, offrant ainsi des rendements attractifs aux investisseurs.

Un cadre réglementaire solide grâce à la collaboration avec IQ-EQ

AirFund s’est associé à IQ-EQ, un acteur international des services aux investisseurs, pour structurer ce fonds nourricier en conformité avec les réglementations européennes en vigueur. IQ EQ Management, filiale spécialisée en gestion d’actifs alternatifs, assure la supervision du fonds selon les standards stricts de la directive AIFM (Alternative Investment Fund Managers).

Cette collaboration garantit une structuration robuste et une gestion optimisée des actifs du fonds, tout en permettant à AirFund de se positionner comme un acteur de référence dans la distribution de fonds de private equity auprès des particuliers. Grâce à cette alliance, les processus de gestion sont simplifiés, tout en assurant la conformité aux exigences réglementaires les plus élevées.

Une approche digitalisée pour simplifier l’investissement

L’un des atouts majeurs d’AirFund réside dans sa capacité à digitaliser l’intégralité du processus d’investissement. Via sa plateforme, les investisseurs peuvent accéder à des fonds privés de premier plan, tout en bénéficiant d’une interface simplifiée pour la souscription, la gestion des contrats et le suivi des investissements. AirFund intègre également des processus de conformité robustes, incluant les contrôles KYC (Know Your Client) et LCB-FT (Lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme).

Cette approche permet aux conseillers en gestion de patrimoine de proposer à leurs clients des solutions d’investissement sophistiquées, tout en réduisant la complexité administrative. L’agrément CIF (Conseiller en Investissements Financiers) obtenu par AirFund en juin 2024 confirme la conformité et le sérieux de la plateforme dans la distribution de produits financiers réglementés.

Une démocratisation de l’accès aux marchés privés

L’ambition d’AirFund est claire : rendre l’investissement en private equity accessible à un plus grand nombre d’investisseurs, au-delà des seuls institutionnels. Selon Alexandre Harkous, CEO d’AirFund, ce fonds nourricier marque un tournant dans la mission de la plateforme : « Nous nous efforçons de professionnaliser l’accès aux fonds de marchés privés en rendant l’investissement dans ces fonds de premier plan accessible et transparent. Ce partenariat avec Access Capital Partners s’inscrit pleinement dans notre vision d’ouvrir ces opportunités à un plus large éventail de distributeurs et d’investisseurs. »

Avec une solution d’investissement alliant expertise financière, technologie et transparence, AirFund offre aux particuliers la possibilité de diversifier leur portefeuille tout en participant activement au développement de l’économie réelle.

Conclusion : un tournant stratégique pour le private equity

En structurant son premier fonds nourricier, AirFund ouvre une nouvelle voie pour les distributeurs spécialisés en gestion de patrimoine et les investisseurs particuliers. Grâce à ses partenariats stratégiques avec Access Capital Partners et IQ-EQ, la plateforme propose une solution d’investissement robuste, en phase avec les enjeux ESG et offrant des rendements compétitifs. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de démocratisation du private equity, permettant à un plus grand nombre de participer à la croissance des PME européennes non cotées.

Alors que la date de closing du fonds est prévue pour fin 2024, ce projet promet de redéfinir les standards d’accessibilité et de transparence dans l’investissement en actifs privés.

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DPAM dévoile une stratégie d’investissement “value”

DPAM

Face aux défis climatiques croissants, DPAM (Degroof Petercam Asset Management) vient de lancer une nouvelle stratégie d’investissement qui combine les fondamentaux traditionnels de l’approche “value” avec une orientation claire vers la transition énergétique. Baptisé DPAM L Equities Europe Value Transition, ce fonds a pour objectif de permettre aux investisseurs de soutenir activement les entreprises à fortes émissions de carbone tout en assurant une performance financière solide. Laurent Van Tuyckom et Lorenzo van der Vaeren, spécialistes en gestion d’actions fondamentales, sont à la tête de cette initiative.

Une stratégie “value” au service de la transition énergétique

DPAM a développé cette nouvelle stratégie d’investissement pour répondre à deux attentes cruciales : offrir des opportunités d’investissement basées sur des critères “value” solides et accompagner activement les entreprises dans leur transition vers une économie décarbonée. Traditionnellement, l’approche “value” se concentre sur des entreprises sous-évaluées présentant une forte capacité de génération de trésorerie. Cette stratégie va plus loin en ciblant les entreprises à fortes émissions, non pas pour les éviter, mais pour les accompagner vers une transformation durable.

Ce positionnement s’inscrit dans une vision où les investisseurs ne se contentent plus de financer passivement des entreprises, mais deviennent des acteurs actifs du changement. Plutôt que de fuir les secteurs polluants, DPAM estime qu’il est essentiel de s’engager directement auprès de ces entreprises pour les aider à accélérer leur transition écologique.

L’engagement des actionnaires au cœur de la stratégie

L’une des spécificités de la stratégie DPAM L Equities Europe Value Transition réside dans l’engagement actionnarial actif. L’objectif n’est pas simplement de détenir des actions, mais d’utiliser le pouvoir d’influence des actionnaires pour inciter les entreprises à adopter des pratiques plus respectueuses de l’environnement. Cet engagement se manifeste par des dialogues approfondis avec la direction des entreprises, des votes lors des assemblées générales et une politique d’escalade pour intensifier les actions lorsque cela est nécessaire.

DPAM croit fermement qu’un dialogue constructif avec les entreprises, surtout celles à forte intensité carbone, peut faire la différence. Les entreprises leaders dans la transition énergétique sont susceptibles de bénéficier d’un avantage compétitif durable, et les investisseurs qui s’impliquent activement avec elles pourraient voir une réévaluation positive de ces entreprises dans un futur proche, en raison de leur positionnement stratégique dans un monde de plus en plus axé sur la réduction des émissions.

Une approche ESG rigoureuse pour identifier les leaders de demain

Pour mettre en œuvre cette stratégie, DPAM s’appuie sur un cadre d’investissement robuste, qui allie analyse fondamentale et critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Chaque entreprise est soumise à une série de filtres stricts, incluant le respect des normes internationales, l’exclusion des activités controversées, ainsi qu’une évaluation approfondie de leur performance climatique. Cette sélection rigoureuse permet d’identifier les entreprises qui, malgré leur profil initial émetteur, sont prêtes à s’engager sérieusement dans la transition énergétique.

DPAM privilégie ainsi les entreprises qui ont établi des objectifs de décarbonisation alignés sur les accords de Paris. Ces entreprises bénéficient souvent d’un soutien actif de la part de leurs investisseurs, qui les accompagnent à travers cette transformation. Le fonds se concentre non seulement sur la réduction des risques climatiques, mais aussi sur les opportunités qu’offre une économie bas-carbone, en investissant dans des secteurs clés de la transition.

Les bénéfices financiers et environnementaux d’une telle approche

Au-delà de l’impact environnemental, cette stratégie présente également un fort potentiel financier. En s’associant à des entreprises qui sont en tête du mouvement de transition énergétique, DPAM anticipe une réévaluation de ces sociétés, à mesure qu’elles deviennent plus compétitives dans un environnement économique où la réduction des émissions devient un avantage stratégique.

Les entreprises qui adoptent tôt des politiques de décarbonisation solides devraient bénéficier d’une prime d’évaluation par rapport à leurs concurrents plus lents à évoluer. De plus, les secteurs à fortes émissions de carbone, souvent délaissés par les investisseurs traditionnels, peuvent offrir des opportunités de rendement significatives pour ceux qui sont prêts à accompagner leur transformation.

Une stratégie alignée avec les normes européennes et internationales

Classé article 8 du règlement SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation), ce fonds respecte les plus hauts standards européens en matière de durabilité. Cette classification garantit aux investisseurs que leur capital est géré selon des critères ESG stricts, tout en s’inscrivant dans une logique de contribution active à la transition énergétique. DPAM veille à ce que chaque investissement réponde à des objectifs climatiques clairs, tout en maintenant une performance financière attractive.

Cette approche innovante démontre que les investisseurs peuvent conjuguer rendement financier et responsabilité environnementale, un équilibre essentiel dans le contexte actuel de crise climatique.

Un modèle d’investissement pour un avenir durable

La stratégie DPAM L Equities Europe Value Transition incarne l’évolution des pratiques d’investissement face aux défis climatiques. En choisissant d’accompagner les entreprises les plus émettrices dans leur transition plutôt que de les éviter, DPAM offre aux investisseurs une opportunité unique de conjuguer performance financière et impact positif. Laurent Van Tuyckom résume bien l’enjeu : « Faciliter la transition énergétique est un défi complexe, mais c’est aussi une opportunité inédite pour les investisseurs d’être acteurs du changement tout en générant des rendements compétitifs. »

Ce fonds incarne une nouvelle approche de l’investissement responsable, où l’engagement actionnarial et la performance “value” se rejoignent pour relever le défi climatique tout en assurant un avenir prospère aux entreprises et à leurs actionnaires.

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Qonto révolutionne l’assurance pour les entreprises avec une nouvelle plateforme intégrée

Qonto

Qonto, le leader européen de la gestion financière pour les petites entreprises et les indépendants, franchit une nouvelle étape en 2024 avec le lancement d’une plateforme dédiée à l’assurance. En partenariat avec AXA France et le courtier Stello, cette innovation vise à simplifier l’accès aux assurances pour les TPE, PME et freelances en les intégrant directement dans l’application Qonto. Face à la complexité des démarches traditionnelles d’assurance et au manque de couverture de nombreuses entreprises, cette initiative s’inscrit dans la volonté de Qonto d’offrir une solution de gestion globale et intuitive.

Une offre d’assurance intégrée pour simplifier la vie des entreprises par Qonto

Qonto propose désormais une plateforme d’assurance directement accessible depuis son application. Cette fonctionnalité, qui permet aux utilisateurs de comparer et de souscrire aux offres d’assurance en quelques clics, marque une véritable rupture dans un secteur souvent perçu comme complexe. Traditionnellement, souscrire à une assurance professionnelle peut être fastidieux : obtenir plusieurs devis, comparer les offres, négocier par téléphone, sans oublier la paperasse à signer.

Avec cette nouvelle plateforme, Qonto fluidifie ces démarches en proposant des offres personnalisées en fonction des besoins spécifiques des entreprises, comme l’assurance responsabilité civile professionnelle, l’assurance décennale pour les métiers du BTP, ou encore la couverture des locaux commerciaux et du matériel informatique. Cette personnalisation permet de présenter uniquement les offres pertinentes pour chaque secteur, éliminant ainsi la confusion liée à des options non adaptées.

Des partenaires de confiance pour une offre sur mesure

Afin de garantir une protection optimale à ses utilisateurs, Qonto a renforcé son partenariat avec AXA France et Stello, deux acteurs reconnus dans le domaine de l’assurance. Depuis 2018, AXA et Stello collaborent avec Qonto pour proposer des solutions d’assurance adaptées aux besoins spécifiques des entrepreneurs et des petites entreprises. Cette collaboration permet à Qonto de couvrir un large éventail de besoins, allant des freelances aux PME, tout en incluant des solutions pour protéger les employés, les équipements et les activités de l’entreprise.

L’intégration de multiples assureurs permet également à Qonto de répondre aux besoins de secteurs très divers, de l’information et la communication au BTP. Grâce à cette diversité, chaque client bénéficie d’une couverture adaptée à son industrie, que ce soit pour des besoins personnels, d’entreprise ou liés à des projets spécifiques.

Une réponse à un enjeu majeur pour Qonto : la sous-assurance des entreprises

Le lancement de cette plateforme d’assurance répond à un besoin crucial du marché. Selon une étude menée par Stello, près de 50 % des chefs d’entreprise en France ne disposent pas d’une couverture d’assurance responsabilité civile, alors qu’elle est obligatoire. Les raisons sont nombreuses : manque de temps, complexité des démarches, ou encore méconnaissance des obligations légales. Pour beaucoup de dirigeants, la recherche et la souscription à une assurance peuvent représenter un processus laborieux, prenant parfois jusqu’à 10 heures pour choisir le bon produit.

Avec cette nouvelle offre, Qonto simplifie le parcours de souscription et démocratise l’accès à une protection essentielle pour les entreprises. En regroupant l’ensemble des services financiers et assurantiels en un seul point d’entrée, Qonto élimine les obstacles à la couverture des risques et permet aux entrepreneurs de se concentrer sur le développement de leur activité plutôt que sur les démarches administratives.

Une protection renforcée pour pérenniser les aventures entrepreneuriales

Philippine Rougevin-Baville, directrice générale France chez Qonto, souligne l’importance de cette nouvelle offre dans la stratégie de l’entreprise : « Nous voulons offrir à nos clients un service complet et leur faire gagner un temps précieux en répondant à leurs besoins spécifiques. Avec cette nouvelle plateforme d’assurance, nous élargissons notre éventail de services pour simplifier encore plus la gestion de leur activité. »

En collaborant avec AXA France et Stello, Qonto renforce sa capacité à offrir des solutions sur mesure aux entreprises de toute taille. Alexis de Schonen, directeur des partenariats chez AXA France, se réjouit également de ce partenariat tripartite, qui « reflète notre engagement à simplifier la gestion financière des entreprises tout en les protégeant contre les imprévus. »

Cette initiative vise à pérenniser les projets entrepreneuriaux en garantissant aux entreprises une protection contre les risques inhérents à leur activité. François-Xavier Combe, fondateur et CEO de Stello, explique que « l’assurance embarquée est une solution d’avenir » qui permettra de démocratiser l’accès à une couverture essentielle pour les 500 000 clients de Qonto.

Vers une gestion intégrée et complète pour les entreprises

Le lancement de cette plateforme d’assurance intégrée s’inscrit dans la stratégie globale de Qonto de devenir le partenaire incontournable des entrepreneurs, en leur offrant une gestion complète et simplifiée de leurs besoins financiers et assurantiels. En facilitant l’accès à des produits d’assurance sur mesure, Qonto répond à un véritable enjeu pour les petites entreprises et les indépendants, souvent sous-assurés.

Avec l’appui d’AXA France et de Stello, Qonto continue de renforcer sa position de leader en proposant des solutions novatrices, adaptées aux besoins réels des entreprises. Cette démarche participe non seulement à la simplification des démarches administratives, mais aussi à la sécurisation des projets entrepreneuriaux, contribuant ainsi à pérenniser l’activité des PME et indépendants partout en Europe.

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Gouvernance des entreprises françaises : évolution et enjeux en 2024

entreprises françaises

En 2024, la gouvernance des grandes entreprises françaises du CAC 40 et du SBF 120 montre des avancées notables en matière de responsabilité sociale et environnementale. Le baromètre annuel IFA-Ethics & Boards révèle une transformation progressive, marquée par un engagement accru des conseils d’administration en faveur de la durabilité, du partage de la valeur et de la transparence. Cet article présente les principales tendances et évolutions qui façonnent aujourd’hui les pratiques de gouvernance en France.

La responsabilité sociale et environnementale au cœur des conseils d’administration

L’engagement des entreprises françaises pour la responsabilité sociale (RSE) s’intensifie en 2024, avec 86 % des conseils du SBF 120 disposant désormais d’un comité dédié aux enjeux RSE ou ESG. Cette évolution spectaculaire contraste avec 2015, où seulement 26 % des entreprises étaient dotées de tels comités. Ce renforcement place la France en tête des pays européens sur la question de la gouvernance responsable, dépassant de loin ses voisins, notamment les États-Unis ou le Royaume-Uni.

En parallèle, une proportion croissante d’entreprises adhère aux initiatives climatiques mondiales. En 2024, 67 % des entreprises du SBF 120 ont rejoint la Science-Based Targets initiative (SBTi), bien que seulement 37 % visent l’objectif ambitieux de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, en ligne avec l’Accord de Paris. Ces chiffres illustrent l’engagement croissant des entreprises françaises dans la lutte contre le changement climatique, faisant de la France un leader en la matière.

Formation des conseils : une montée en compétences sur les enjeux ESG

Les entreprises prennent conscience de l’importance de former leurs administrateurs aux enjeux environnementaux et sociaux. Ainsi, 35 % des conseils d’administration du CAC 40 ont suivi une formation sur les thématiques ESG en 2023, contre 13 % en 2021. Cette montée en compétences est cruciale pour une gouvernance efficace, qui doit désormais intégrer les questions de durabilité et de climat dans ses stratégies.

Plus de la moitié des conseils du CAC 40 ont organisé au moins une formation sur les enjeux RSE/ESG entre 2021 et 2023, ce qui reflète une tendance de fond visant à améliorer la prise de décision dans un cadre de gouvernance durable.

Le partage de la valeur, une priorité croissante

En 2024, la question du partage de la valeur devient centrale pour les entreprises du CAC 40. Avec 82,5 % des entreprises ayant communiqué sur ce sujet, dont 75 % avec des données chiffrées, cette tendance montre une évolution significative depuis 2019, où seulement 55 % des entreprises étaient engagées dans cette démarche. Ce mouvement est en partie lié à la volonté d’améliorer les relations entre les entreprises et leurs parties prenantes, notamment dans un contexte où le débat sur la répartition des richesses prend de plus en plus d’ampleur.

Cette dynamique s’inscrit dans le cadre des nouvelles attentes sociales, poussant les entreprises à revoir leurs pratiques en matière de redistribution des profits, tant au niveau des salariés que des actionnaires.

Des conseils d’administration plus structurés et transparents

Le renforcement de la gouvernance interne des entreprises est une autre tendance majeure observée en 2024. Plus de la moitié des entreprises du SBF 120 (53 %) disposent désormais d’un comité de gouvernance, contre 36 % en 2020. Ces comités sont essentiels pour améliorer la transparence des décisions, renforcer l’indépendance des conseils et garantir une prise de décision conforme aux meilleures pratiques internationales.

Ces comités sont souvent associés à d’autres missions, telles que la nomination et la rémunération des dirigeants, ce qui témoigne d’une volonté d’optimiser la gestion des ressources humaines et financières au sein des entreprises.

La séparation des pouvoirs devient la norme

L’une des évolutions notables en matière de gouvernance est la séparation des fonctions de président et de directeur général. En 2024, 70 % des entreprises du SBF 120 ont dissocié ces deux rôles, marquant une augmentation constante depuis 2015. Cette tendance renforce l’indépendance des conseils d’administration et améliore la surveillance des décisions stratégiques.

Cependant, certaines entreprises, notamment les groupes familiaux, continuent de cumuler ces fonctions. Ce modèle, bien qu’en déclin, reste défendu par certains pour préserver une cohérence et une efficacité opérationnelle.

Évaluation externe des conseils : une pratique en plein essor

L’évaluation des conseils par un consultant externe, recommandée par le code AFEP-MEDEF, s’impose de plus en plus dans les grandes entreprises. Entre 2021 et 2023, 78 % des entreprises du CAC 40 ont procédé à une évaluation externe de leur conseil d’administration. Cette démarche vise à améliorer la performance des conseils, en identifiant les points à améliorer et en garantissant une gouvernance plus rigoureuse.

L’adoption généralisée de cette pratique témoigne de la volonté des entreprises de se conformer aux standards les plus élevés en matière de gouvernance, tout en augmentant la transparence vis-à-vis des investisseurs et des parties prenantes.

Source : Baromètre IFA-Ethics & Boards

Diversité et mixité : des progrès visibles mais encore des inégalités

La diversité au sein des conseils d’administration français est un atout indéniable, avec 33 % d’administrateurs étrangers au sein du SBF 120, un taux supérieur à la moyenne européenne. Sur le plan de la mixité, la loi Copé-Zimmermann de 2011 continue de porter ses fruits, avec près de 48 % de femmes dans les conseils du CAC 40 en 2024.

Cependant, un fossé persiste en matière d’accès aux postes de présidence des conseils d’administration. Seules 11,7 % des entreprises du SBF 120 sont présidées par des femmes, un chiffre qui reste bien en deçà des objectifs de parité et des attentes sociétales.

Vers une gouvernance plus responsable et transparente

Les résultats du baromètre IFA-Ethics & Boards 2024 montrent une progression continue vers une gouvernance d’entreprise plus responsable et transparente en France. L’engagement pour la RSE, la formation des conseils, la séparation des pouvoirs et la diversification des instances dirigeantes illustrent cette évolution. Toutefois, des défis subsistent, notamment en matière d’accès des femmes aux postes de direction, et la gouvernance des entreprises devra continuer à s’adapter aux nouvelles exigences de durabilité et de transparence dans les années à venir.

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Le baromètre 2024 de la finance à impact : un levier pour une transition juste et durable

finance à impact

La finance à impact social et environnemental s’impose aujourd’hui comme un secteur clé de la transformation économique globale. Elle vise à concilier rendement financier et solutions durables aux enjeux sociétaux et environnementaux. Le secteur connaît une croissance exponentielle, avec plus de 1 100 milliards de dollars levés en 2023. Pourtant, malgré ce dynamisme, l’ampleur des défis mondiaux et les Objectifs de Développement Durable (ODD) fixés pour 2030 exigent des efforts supplémentaires. Cet article examine comment la finance à impact peut accélérer cette transition et transformer durablement l’économie mondiale.

Une finance en expansion, mais des défis persistants

Le secteur de la finance à impact a connu une expansion notable ces dernières années. Depuis les années 2010, plus de 3 000 organismes se sont engagés dans ce domaine à travers le monde. Ces acteurs visent non seulement à générer des bénéfices financiers, mais aussi à apporter des solutions concrètes aux défis sociaux et environnementaux. Cependant, malgré ces progrès, les fonds levés en 2023 restent bien en deçà des 5 400 milliards de dollars nécessaires annuellement pour atteindre les ODD. Ce décalage met en lumière la nécessité de mobiliser un ensemble d’acteurs – entreprises, régulateurs, citoyens et investisseurs – afin de déployer une finance plus inclusive et plus ambitieuse.

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Rediriger les capitaux vers l’impact : une urgence

L’interdépendance entre les enjeux sociaux et environnementaux exige une approche holistique de l’investissement. Les capitaux doivent être orientés vers des solutions à fort impact, en particulier dans les marchés émergents et auprès des populations vulnérables. Les investisseurs ont le devoir de mesurer et de rendre compte de l’impact de leurs actions, tout en cherchant à combler les lacunes laissées par les investissements privés. L’accompagnement des économies locales et des entreprises qui s’attaquent aux problématiques les plus urgentes est crucial pour maximiser l’impact. Cela passe également par l’instauration de méthodes transparentes et objectivables pour évaluer les résultats.

L’innovation entrepreneuriale : moteur de la transformation

Les entrepreneurs jouent un rôle clé dans cette transition. Leur capacité d’innovation est essentielle pour résoudre les grands défis du siècle, qu’ils soient sociaux, économiques ou environnementaux. Ils doivent non seulement innover dans leurs produits et services, mais également intégrer des valeurs sociales d’inclusion et de diversité au cœur de leur modèle d’affaires. En adoptant une vision holistique de leurs activités, les entreprises peuvent non seulement devenir plus résilientes, mais également renforcer la durabilité de leur impact. Cette quête d’impact social crée une valeur ajoutée tant pour les entreprises que pour la société dans son ensemble, générant un cercle vertueux où innovation et responsabilité se renforcent mutuellement.

Le rôle des régulateurs dans la structuration de la finance à impact

Les décideurs politiques et les régulateurs ont la responsabilité de créer un cadre favorable à la finance à impact. L’introduction de réglementations claires, telles que la définition précise de l’impact dans la réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation), ou encore l’élaboration d’une taxonomie sociale, sont des étapes essentielles. Les questions de gouvernance, comme l’alignement des rémunérations des dirigeants sur des objectifs extra-financiers, ainsi que la création d’un statut d’entreprise à mission au niveau européen, sont des leviers stratégiques pour accélérer cette transition. Il est crucial que ces cadres favorisent une transparence accrue, permettant de garantir que les investissements à impact soient efficaces et mesurables.

La mobilisation de la société civile : un vecteur indispensable

Au-delà des entreprises et des investisseurs, la société civile a un rôle primordial à jouer dans l’essor de la finance à impact. Les citoyens, activistes et organisations doivent continuer à faire pression pour que la transition vers une économie plus juste et durable devienne une priorité. En appelant les différents acteurs économiques à leurs responsabilités, la société civile agit comme un contrepoids indispensable pour veiller à ce que les promesses de la finance à impact ne restent pas lettre morte. Cette mobilisation collective permettra non seulement de faciliter l’adoption de pratiques durables, mais aussi de sensibiliser à l’importance de l’impact social et environnemental dans les choix financiers quotidiens.

Le rôle essentiel des fonds d’impact dans le financement du développement durable

Près de dix ans après l’adoption des Objectifs de Développement Durable (ODD) par les Nations Unies, les avancées vers certains de ces objectifs, tels que l’éradication de la pauvreté extrême ou la lutte contre le changement climatique, stagnent. L’un des principaux freins à cette progression est le manque de financement, estimé à entre 2 500 et 4 000 milliards de dollars par an pour les pays en développement (PED). Face à cette situation, le secteur privé, et plus particulièrement les fonds d’impact non cotés, joue un rôle crucial pour combler ce déficit. Cet article explore comment ces fonds peuvent soutenir le financement des ODD et leurs apports concrets aux économies des PED.

Mobilisation des fonds d’impact pour combler le déficit de financement des ODD

Le financement des ODD repose de plus en plus sur des investissements privés, notamment à travers des fonds d’impact non cotés. Ces investissements visent à générer des impacts sociaux et environnementaux mesurables, en plus de rendements financiers. En 2021, le marché de l’investissement à impact a atteint une taille impressionnante de 1 200 milliards de dollars d’actifs sous gestion, mais cela reste insuffisant face aux besoins massifs des PED.

L’impact des investissements privés se manifeste par le financement de petites et moyennes entreprises (PME), l’encouragement à l’innovation, et la promotion de l’entrepreneuriat. Ces initiatives génèrent non seulement des résultats économiques positifs, mais renforcent également les chaînes de valeur locales et soutiennent des populations vulnérables. Cela contraste avec les investissements traditionnels, souvent plus concentrés sur des stratégies à court terme.

Les défis de l’investissement à impact

Bien que prometteur, l’investissement à impact via des fonds non cotés reste sous-exploité. Plusieurs obstacles freinent l’engagement des investisseurs institutionnels, notamment la perception de risques élevés, un manque de normalisation des cadres de reporting, et l’accès limité aux données fiables. Pour surmonter ces difficultés, il est crucial d’améliorer la transparence, l’harmonisation et la comparabilité des informations liées à ces investissements.

Des initiatives telles que les rapports de Tameo fournissent des données précieuses pour comprendre l’état du marché de l’investissement à impact, en particulier pour les PED. Ces rapports aident les investisseurs publics et privés à mieux appréhender la viabilité des fonds d’impact et leur potentiel à contribuer efficacement aux ODD.

Croissance des fonds d’impact non cotés

Les fonds d’impact non cotés ont connu une croissance rapide ces deux dernières décennies. En 2023, ces fonds géraient environ 95,3 milliards de dollars d’actifs, répartis sur plus de 800 fonds et 400 gestionnaires spécialisés. Ce marché est de plus en plus diversifié, tant sur le plan des classes d’actifs que des zones géographiques et des objectifs d’impact.

Ces fonds se concentrent principalement sur des secteurs tels que la microfinance, l’énergie renouvelable, le développement des PME, l’agriculture durable, et l’accès aux services essentiels. Leur diversité permet de répondre aux besoins variés des populations des PED, tout en offrant des opportunités d’investissement alignées avec les ODD.

La finance solidaire en soutien aux projets à impact social

En parallèle de l’investissement à impact, la finance solidaire joue également un rôle important dans le financement de projets sociaux et environnementaux. En 2023, l’encours de l’épargne solidaire en France a atteint 30 milliards d’euros, en augmentation de 15 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance s’explique notamment par une augmentation des souscriptions nettes aux organismes de placement collectif et aux unités de compte solidaires.

L’épargne solidaire permet de financer des projets concrets tels que la création d’emplois, la transition vers une agriculture biologique, ou encore la fourniture d’énergie renouvelable à des communautés démunies. En 2023, cette finance a permis de soutenir 1 470 projets, générant un impact direct sur les conditions de vie de nombreuses personnes dans les PED.

Un avenir prometteur, mais des efforts à intensifier

Le baromètre 2024 de la finance à impact met en lumière l’énorme potentiel de cette approche pour transformer en profondeur l’économie mondiale. Toutefois, il est crucial de renforcer les efforts pour que cette transition soit réellement à la hauteur des enjeux. La finance à impact n’est plus une option, mais une nécessité pour répondre aux défis actuels. Il appartient désormais à l’ensemble des acteurs de l’économie, qu’ils soient investisseurs, entrepreneurs ou citoyens, de redoubler d’efforts pour construire un avenir plus juste et plus durable.

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La performance des fonds d’investissement au premier semestre 2024

fonds climatiques

Le premier semestre de l’année 2024 a été marqué par des fluctuations notables sur les marchés financiers. Influencées par divers facteurs économiques et politiques. La technologie américaine a dominé les performances boursières, tandis que la zone euro a connu une volatilité accrue. Les marchés émergents ont surpassé les attentes, et les fonds d’investissement ont montré des résultats variés selon leurs stratégies. Ce bilan est détaillé dans le Baromètre Européen Actif/Passif semestriel de Morningstar. Qui compare les fonds actifs et passifs dans divers segments de marché.

La domination des actions technologiques américaines

Le marché américain a affiché une performance exceptionnelle au premier semestre 2024. Avec des indices boursiers atteignant des sommets historiques, surtout grâce au secteur technologique. Les grandes entreprises technologiques ont été les principales bénéficiaires de cette tendance. Favorisant les fonds passifs qui bénéficient d’une exposition significative à ces sociétés. Malgré cette dynamique, les fonds actifs ont réussi à tirer parti de la volatilité du marché pour trouver des opportunités de valeur dans des segments moins dominés par les géants technologiques. En particulier, 51,7 % des fonds d’actions actifs ont surpassé leurs homologues passifs dans la catégorie des grandes capitalisations américaines pour l’année se terminant en juin 2024, contre 41,9 % en 2023. Toutefois, sur une période de dix ans, les fonds passifs continuent de dominer largement avec seulement 8,1 % des fonds actifs battant leurs concurrents passifs.

La volatilité des marchés boursiers en zone euro

Les marchés boursiers de la zone euro ont été plus instables au cours du premier semestre 2024. Les premiers mois ont été marqués par des gains significatifs. Suivis par une correction au deuxième trimestre, due à des préoccupations politiques après les élections parlementaires de l’UE et des révisions des attentes en matière de politique monétaire. Cette volatilité a eu un impact négatif sur les fonds actifs dans la catégorie des fonds mixtes de grande capitalisation de la zone euro. Où seulement 20 % ont surpassé leurs homologues passifs sur une période d’un an, contre 23,9 % à la fin de 2023. À long terme, le taux de réussite des fonds actifs reste faible. Avec seulement 9,7 % de réussite sur dix ans.

Le retournement des marchés britanniques

Après une période de stagnation en 2023, le marché britannique a connu un retournement de situation notable au premier semestre 2024. Avec des indices boursiers atteignant des niveaux records. Les fonds passifs ont bénéficié de cette reprise. Entraînant une diminution du taux de réussite à un an des gérants actifs à 41,2 %. Par rapport à 63,5 % en décembre 2023. Le taux de réussite à long terme des fonds actifs sur une période de dix ans est resté autour de 20 %. Reflétant les défis persistants pour les gestionnaires actifs sur ce marché.

La performance des actions des marchés émergents

Les actions des marchés émergents ont affiché une solide performance au premier semestre 2024. Surpassant même les indices boursiers des marchés développés au deuxième trimestre. Ce succès a été soutenu par l’apaisement des craintes concernant l’économie chinoise. Et des attentes réduites en matière de réduction des taux d’intérêt aux États-Unis. Les fonds passifs ont pleinement capté cette hausse. Ce qui a rendu plus difficile la tâche des gérants actifs pour générer une surperformance. Le taux de réussite à un an des fonds actifs dans les marchés émergents s’élevait à 40,2 % en juin, en baisse par rapport à 46,3 % en décembre 2023. Sur une période de dix ans, le taux de réussite est resté stable à 28 %.

Les résultats des fonds obligataires

Les fonds obligataires ont également montré des performances variées selon leur catégorie. Les fonds actifs d’obligations d’État en euros ont vu leur taux de réussite à un an augmenter à 48,1 %, contre 35,5 % à la fin de 2023, grâce à des stratégies de duration efficaces. Toutefois, les fonds passifs restent dominants à long terme, avec seulement 16 % des fonds actifs surpassant leurs concurrents passifs sur une période de dix ans. En revanche, les fonds actifs d’obligations d’entreprises en euros ont connu une performance remarquable, avec un taux de réussite à un an de 68,6 %, contre 64,5 % en décembre 2023, et un taux de réussite à long terme de 45,4 %. Les obligations des marchés émergents montrent des résultats diversifiés, les fonds actifs ayant enregistré un taux de réussite de 51 % pour les obligations en devises fortes et de 43,1 % pour les obligations en devises locales à un an, bien que ces chiffres aient diminué par rapport à décembre 2023.

Le premier semestre 2024 a été caractérisé par des performances contrastées entre les différentes régions et catégories d’actifs. Tandis que les grandes valeurs technologiques américaines ont dominé les marchés, la volatilité en zone euro et la dynamique des marchés émergents ont offert des opportunités variées pour les gestionnaires de fonds. Les fonds passifs continuent de montrer une résistance remarquable à long terme, malgré des succès ponctuels des fonds actifs dans certains segments. Ces observations soulignent l’importance pour les investisseurs de considérer les différentes stratégies de gestion en fonction des conditions de marché et des objectifs à long terme.

Pour une analyse détaillée des résultats, consultez le rapport complet ici.

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Owen innove avec des assurances intégrées et des services premium

Owen

Paris, le 11 septembre 2024 – Owen, la fintech spécialisée dans les solutions d’assurance intégrées, annonce une expansion majeure de ses services en direction des fintechs opérant dans le secteur du financement à la consommation et du paiement fractionné (BNPL). Grâce à cette nouvelle initiative, Owen permet aux retailers de proposer des offres de financement enrichies de protections. Et de services de fidélisation, transformant ainsi l’expérience d’achat en ligne pour les consommateurs.

Protections intégrées pour une tranquillité d’esprit accrue

Dans le contexte du e-commerce, Owen déploie une gamme d’assurances embarquées spécifiquement conçues pour répondre aux besoins de protection des achats en ligne. Intégrées directement dans les processus de financement, ces garanties offrent une couverture étendue pour divers types de biens et services :

  • Garantie de remboursement du crédit : En cas de perte d’emploi ou de maladie, cette assurance permet de garantir le remboursement du crédit souscrit pour un achat en ligne.
  • Garantie valeur de rachat : Cette couverture intervient en cas de vol ou de destruction d’un véhicule financé en ligne, que ce soit une voiture, une moto ou un moyen de mobilité électrique.
  • Extensions de garantie panne : Pour les biens de consommation, neufs ou d’occasion, cette extension assure une couverture en cas de panne, offrant une protection supplémentaire au-delà de la garantie standard.

Owen a conçu ces protections pour cibler des segments de marché sensibles aux enjeux de sécurité lors d’achats importants, tels que l’électroménager, les véhicules, les aménagements de maison, ainsi que les travaux de rénovation thermique.

Services premium pour fidéliser les clients du BNPL

Au-delà des garanties financières, Owen lance une offre de services premium destinée à enrichir l’expérience des clients des solutions BNPL. Ce service de conciergerie haut de gamme inclut :

  • Réservations de dernière minute : Accès à des événements exclusifs, comme des concerts, même à la dernière minute.
  • Prestations à domicile : Services à prix exclusifs pour divers besoins personnels.
  • Accès aux lounges des aéroports : Bénéfices supplémentaires pour améliorer les voyages des clients.

Cette offre vise à fidéliser une clientèle haut de gamme en offrant des avantages significatifs basés sur le montant cumulé des achats payés en plusieurs fois. En intégrant ces services premium dans les solutions de financement en ligne, Owen permet aux acteurs du e-commerce d’améliorer leur rentabilité et d’enrichir leur service client.

Une solution tout-en-un pour une mise en œuvre rapide et efficace

Owen se positionne comme un acteur clé dans le domaine de l’Insurance as a Service (IaaS), offrant une solution complète et entièrement numérique pour les fintechs. Les points forts de l’offre Owen incluent :

  • Déploiement rapide : Les assurances et services intégrés peuvent être mis en place en quelques semaines seulement.
  • Gestion entièrement digitalisée : Owen utilise des outils automatisés pour la gestion des sinistres et du service client, garantissant une efficacité optimale.
  • Accessibilité à travers l’Europe : La solution est disponible dans tous les pays européens, facilitant l’expansion pour les fintechs cherchant à se différencier.

Thibault Masson, co-fondateur d’Owen, souligne : « Face à la contraction des marges et à la recherche de services différenciants, les acteurs du financement en ligne se tournent de plus en plus vers Owen. Notre partenariat avec Younited Pay et notre développement pour les néobanques et acteurs du BNPL démontrent que nous offrons aujourd’hui la gamme la plus complète pour protéger et satisfaire les consommateurs. »

Avec cette initiative, Owen renforce sa position en tant que leader dans l’intégration de solutions d’assurance et de fidélisation, répondant ainsi aux besoins croissants des fintechs et des retailers dans le contexte du e-commerce.

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