MGEN et l’investissement à impact avec le fonds Racine²

Racine²

Face à l’urgence climatique et aux défis sociaux croissants, MGEN intensifie son engagement en lançant Racine², un fonds d’investissement responsable en collaboration avec makesense et Serena. Doté de 85 millions d’euros, ce fonds se concentre sur des entreprises à fort impact social et environnemental, avec pour ambition de soutenir leur croissance et leur capacité à changer le monde.

MGEN, fidèle à sa tradition d’innovation sociale, a uni ses forces à celles de deux acteurs majeurs de l’entrepreneuriat à impact, makesense et Serena, pour créer Racine². Ce fonds d’investissement, qui dispose de 85 millions d’euros, vise à accompagner des entreprises dont l’impact est mesurable et vérifiable. En finançant ces entreprises à hauteur de 500 000 à 3 millions d’euros, Racine² aspire à renforcer des initiatives qui apportent des réponses concrètes aux grands enjeux sociétaux, tant en France qu’à l’international.

Racine² : un modèle d’investissement orienté vers l’impact social et environnemental

Racine² se distingue par son approche centrée sur quatre grands axes d’intervention. Tout d’abord, le fonds se focalise sur le développement de l’activité physique et sportive, une priorité qui vise à améliorer la santé et le bien-être général. Ensuite, il se penche sur l’amélioration des modes de vie au quotidien, en soutenant des initiatives qui facilitent le quotidien des individus, qu’il s’agisse de santé, d’éducation ou de parentalité.

La préservation de l’environnement est un autre pilier central du fonds. Racine² s’intéresse notamment à l’impact des entreprises sur l’environnement, en finançant des projets liés à la décarbonation et à la gestion durable des ressources naturelles. Enfin, le fonds met un point d’honneur à soutenir l’éducation pour tous, cherchant à démocratiser l’accès à une éducation de qualité, adaptée aux besoins spécifiques de chaque enfant.

Des investissements stratégiques pour un impact concret avec Racine²

Depuis son lancement, Racine² a déjà investi 17 millions d’euros dans des entreprises à impact, dont 80 % basées en France. Ces investissements s’inscrivent dans une vision à long terme, où la performance financière est accompagnée par un impact social et environnemental mesurable.

Parmi les entreprises soutenues par Racine², on retrouve des acteurs innovants comme Helios, qui ambitionne de transformer le secteur bancaire pour soutenir une économie durable et respectueuse de l’environnement. May accompagne les parents tout au long des premières années de la vie de leurs enfants, réduisant ainsi le stress parental et les besoins en services hospitaliers. Lokki s’efforce de démocratiser la location d’équipements, offrant une alternative écologique et accessible à l’achat.

D’autres exemples incluent Educ up, qui travaille à personnaliser l’éducation pour révéler le potentiel de chaque enfant, et Santé Académie, qui développe une plateforme de formation continue pour les professionnels de santé, garantissant des contenus de qualité adaptés à leurs besoins.

Soutien aux innovations technologiques pour la durabilité

Racine² ne se limite pas aux secteurs traditionnels. Il investit également dans des technologies innovantes qui peuvent avoir un impact important sur la durabilité. Carbonfarm, par exemple, utilise l’intelligence artificielle et des satellites pour surveiller et certifier des projets de décarbonation dans le domaine de la riziculture, un secteur crucial pour réduire les émissions mondiales. Kelvin, de son côté, propose des solutions pour estimer les travaux de rénovation énergétique d’un logement sans la nécessité d’une visite sur site, facilitant ainsi l’adoption de pratiques plus durables.

Une vision de long terme dans un contexte incertain

Alors que les levées de fonds pour les start-ups françaises connaissent un ralentissement global, les entreprises à impact continuent d’attirer l’attention des investisseurs. Selon Fabrice Heyriès, directeur général de MGEN, « dans un monde toujours plus incertain, les sociétés à impact sont plus que jamais nécessaires ». Il se dit fier de voir Racine² soutenir des entrepreneurs engagés qui s’attaquent aux problèmes à la source.

Ce fonds représente une initiative audacieuse dans un contexte de transition écologique et sociale. En s’engageant dans l’économie réelle et en investissant dans des projets porteurs d’impact, MGEN démontre son engagement en faveur de la responsabilité sociale et environnementale, tout en révisant ses stratégies internes pour mieux aligner ses investissements sur les objectifs de l’accord de Paris et des critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance).

Perspectives et ambitions futures

Racine² ne compte pas s’arrêter là. De nouveaux investissements sont en cours d’étude, avec toujours la même ambition : soutenir les entreprises qui font la différence. MGEN, à travers ce fonds, poursuit son engagement en faveur de l’investissement responsable. En redéfinissant ses priorités, la mutuelle affirme son rôle de précurseur dans le soutien à des initiatives qui favorisent une croissance durable, équitable et alignée sur les défis mondiaux d’aujourd’hui.

Avec Racine², MGEN s’inscrit dans une démarche pionnière en matière d’investissement à impact. En soutenant des entreprises à fort potentiel, la mutuelle joue un rôle clé dans la transformation de l’économie vers un modèle plus durable et inclusif. Cette initiative, qui allie innovation, responsabilité sociale et performance financière, ouvre de nouvelles perspectives pour l’investissement en France et au-delà.

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La dégradation rapide de la France sur les marchés financiers

Alors que les agences de notation se préparent à ajuster la note de la France, les marchés financiers semblent déjà avoir pris de l’avance. En effet, la situation économique et budgétaire du pays se dégrade rapidement, entraînant une hausse significative des taux d’intérêt et un rapprochement inquiétant avec des pays plus risqués de la zone euro, comme l’Italie.

Depuis quelques mois, la France fait face à une dégradation rapide de sa situation sur les marchés financiers, qui dépasse celle prédite par les agences de notation. Alors que Moody’s s’apprête à réviser sa note pour le pays, les investisseurs ont déjà commencé à traiter la dette française comme celle d’un pays bien plus risqué. Ce phénomène s’accompagne d’une hausse des taux d’emprunt, rendant la dette de la France plus coûteuse, et creuse l’écart avec des voisins européens comme l’Espagne et le Portugal.

Une dégradation plus rapide que prévue par les agences de notation

Les agences de notation jouent un rôle clé dans l’évaluation de la santé économique d’un pays, mais les marchés financiers semblent aujourd’hui précéder leurs annonces. Deux semaines après que Fitch a abaissé la perspective de la France à négative, Moody’s pourrait suivre en dégradant la note de Aa2 à Aa3, ou au moins en ajustant la perspective à la baisse. Toutefois, sur les marchés, la situation est déjà perçue comme pire.

Les taux d’emprunt à 10 ans de la France se rapprochent de ceux de l’Italie, traditionnellement considérée comme un pays à risque plus élevé. En effet, l’écart entre les obligations françaises et italiennes, qui était de 90 points de base en juin 2024, est tombé à 50 points de base à la fin de l’été. Cette réduction témoigne d’un alignement croissant des risques perçus entre ces deux pays, malgré la meilleure note de la France.

L’écart de taux avec l’Allemagne : un indicateur trompeur

À première vue, l’écart de taux entre la France et l’Allemagne reste modéré, autour de 75 points de base. Pourtant, cette apparente stabilité est trompeuse. En réalité, les investisseurs internationaux commencent à classer la France parmi les pays les plus risqués de la zone euro, tels que l’Espagne ou l’Italie. La compression des écarts de taux entre les pays moins bien notés et l’Allemagne ne profite pas à la France, qui voit ses coûts d’emprunt dépasser ceux de ses voisins ibériques.

Cette tendance s’est accentuée à partir de septembre 2024, lorsque les taux français ont dépassé ceux de l’Espagne. Désormais, les coûts d’emprunt à 10 ans de la France dépassent de 30 points de base ceux du Portugal, une situation qui aurait semblé improbable il y a encore quelques mois.

Les défis de la gestion budgétaire française

Le manque de crédibilité des prévisions budgétaires françaises est un facteur clé de cette dégradation. Michel Barnier, ministre des Finances, s’est fixé pour objectif de réduire le déficit public de 6 % du PIB en 2024 à 5 % en 2025, avec un retour à 3 % en 2029. Cependant, les décisions gouvernementales et les débats à l’Assemblée nationale laissent peu d’espoir de voir ces objectifs atteints. Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment alerté sur le risque d’un dérapage budgétaire, estimant que sans mesures correctives, le déficit pourrait encore atteindre 5,9 % en 2025.

Ce manque de maîtrise budgétaire a des conséquences directes sur la perception des marchés. Ces derniers traitent déjà la France comme un pays à faible crédibilité financière, une situation renforcée par les difficultés structurelles à réduire les dépenses publiques.

Un risque croissant de rapprochement avec l’Italie

L’un des scénarios les plus préoccupants pour la France serait de suivre une trajectoire similaire à celle de l’Italie, qui lutte depuis des années contre des taux d’emprunt élevés. Pour l’instant, la France bénéficie d’une liquidité importante sur les marchés grâce à la gestion rigoureuse de sa dette et à la forte demande pour les obligations assimilables du Trésor (OAT). Toutefois, si les risques associés à la France continuent de se rapprocher de ceux de l’Italie, elle pourrait perdre ce statut privilégié et voir ses coûts d’emprunt augmenter drastiquement.

La liquidité de la dette française est un atout, mais cet avantage pourrait rapidement s’estomper. Environ 75 % de la dette allemande, considérée comme la plus sûre en Europe, est détenue par des banques centrales, ce qui en fait une ressource rare pour les investisseurs. En conséquence, ces derniers se tournent vers la dette française. Cependant, si la France est perçue comme aussi risquée que l’Italie, les investisseurs pourraient exiger des rendements plus élevés, augmentant encore la pression sur les finances publiques françaises.

Une situation à surveiller de près

La détérioration de la position de la France sur les marchés financiers est un signal inquiétant pour l’avenir. Si les agences de notation sont encore prudentes dans leurs évaluations, les investisseurs semblent déjà avoir pris acte de la fragilité croissante de l’économie française. Sans une gestion budgétaire plus rigoureuse et des réformes structurelles, la France risque de se retrouver dans une situation comparable à celle de l’Italie, avec des conséquences lourdes sur sa capacité à emprunter à des conditions favorables.

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Fidelity International élargit son offre d’ETFs actifs durables

ETFs actifs durables

Face à la croissance soutenue du marché des ETFs actifs en Europe, Fidelity International a annoncé l’expansion de sa gamme d’ETFs durables. Avec le lancement de deux nouveaux fonds obligataires à haut rendement. Cette initiative s’inscrit dans une démarche visant à répondre à une demande croissante pour des solutions d’investissement durables. Tout en alignant ces fonds sur les objectifs climatiques de l’Accord de Paris.

Le marché européen des ETFs actifs connaît une expansion rapide. Avec une augmentation des actifs sous gestion de 50 % depuis le début de l’année 2024. Atteignant presque 50 milliards de dollars. Dans ce contexte de forte demande pour des investissements plus responsables. Fidelity International a décidé d’enrichir sa gamme d’ETFs actifs durables avec le lancement de deux nouveaux fonds obligataires. Orientés vers le rendement tout en intégrant des objectifs de réduction des émissions de carbone.

Lancement de deux nouveaux fonds obligataires durables

Fidelity International a dévoilé deux nouveaux ETF : le Fidelity Sustainable EUR High Yield Bond Paris-Aligned Multifactor UCITS ETF et le Fidelity Sustainable USD High Yield Paris-Aligned Multifactor UCITS ETF. Ces fonds, qui seront initialement cotés sur Xetra, avec des listings prévus sur la Bourse de Londres, le SIX suisse et la Borsa Italiana, complètent l’offre existante de Fidelity dans le domaine des ETF obligataires durables. Ils rejoignent ainsi le fonds lancé avec succès en novembre 2022. Qui gère aujourd’hui près de 800 millions de dollars d’actifs.

Ces fonds se concentrent sur les obligations d’entreprises mondiales à haut rendement. Avec une approche qui associe recherche quantitative, analyse fondamentale et critères de durabilité. L’objectif est de générer des rendements intéressants tout en limitant l’exposition aux émissions de carbone. En cohérence avec les engagements de l’Accord de Paris.

Une approche multifactorielle pour générer de la performance

Les deux nouveaux ETFs utilisent un modèle propriétaire multifactoriel développé par Fidelity. Ce modèle, fondé sur une recherche approfondie dans le domaine des obligations à rendement fixe. Vise à produire de l’alpha tout au long du cycle de marché, en identifiant systématiquement les émetteurs susceptibles de surperformer. Le modèle s’appuie sur des signaux quantitatifs pour détecter les opportunités. Tout en prenant en compte les coûts de transaction et en préservant les caractéristiques essentielles de la classe d’actifs obligataires à haut rendement.

Cette approche permet aux investisseurs d’accéder à des stratégies actives sophistiquées qui vont au-delà des simples suivis d’indices. Tout en leur offrant des solutions à des prix attractifs.

Répondre à une demande croissante d’investissements durables

Selon Alastair Baillie Strong, responsable des ETFs chez Fidelity International, les ETFs durables lancés par l’entreprise depuis 2021 ont rencontré un fort succès auprès des clients. Atteignant aujourd’hui plus de 5,7 milliards de dollars d’actifs sous gestion répartis sur 13 stratégies différentes. Ces résultats reflètent une demande croissante des investisseurs pour des solutions qui allient performance financière et responsabilité environnementale.

Avec ce nouvel élargissement, Fidelity renforce son engagement à proposer des produits financiers qui non seulement cherchent à générer des rendements attractifs. Mais qui sont aussi alignés sur les objectifs de développement durable à long terme.

Classification sous l’Article 9 du SFDR

Les deux nouveaux fonds sont classés sous l’Article 9 du Règlement sur la divulgation des financements durables (SFDR). Cette classification, réservée aux produits qui ont pour objectif explicite un impact environnemental ou social positif, souligne l’engagement de Fidelity à proposer des solutions d’investissement respectueuses des principes de durabilité. Ces fonds vont au-delà de la simple prise en compte des risques environnementaux, en s’efforçant d’apporter des contributions concrètes à la lutte contre le changement climatique.

Avec l’élargissement de sa gamme d’ETFs actifs durables, Fidelity International se positionne comme un acteur clé dans le développement d’une finance responsable, en phase avec les attentes des investisseurs modernes. En misant sur l’innovation, la recherche et une approche active, Fidelity offre des solutions qui concilient performance financière et engagement environnemental, répondant ainsi à la montée en puissance des critères ESG dans le monde de l’investissement.

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Loin d’être médiocre

BRICS

Le sommet des BRICS qui s’est tenu à Kazan en Russie a marqué un tournant diplomatique, notamment grâce à l’implication du président russe Vladimir Poutine. Pendant trois jours, la rencontre a permis des avancées notables, notamment un réchauffement des relations entre la Chine et l’Inde, tout en réaffirmant l’importance croissante de ce groupe de pays émergents sur la scène mondiale. Malgré l’absence de décisions économiques majeures, l’événement a mis en lumière le rôle central de Poutine dans la diplomatie mondiale et les ambitions stratégiques des BRICS.

Du 22 au 24 octobre 2024, les dirigeants des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) se sont réunis à Kazan pour discuter de questions politiques, économiques et sécuritaires. Bien que la déclaration finale n’ait pas apporté de changements radicaux en termes de système financier alternatif, plusieurs aspects ont marqué le sommet. La Russie, à travers Vladimir Poutine, a joué un rôle central dans la diplomatie entre les membres, notamment en facilitant la réconciliation entre la Chine et l’Inde après plusieurs années de tensions frontalières. Ce sommet a également été marqué par la réaffirmation de la volonté des BRICS de renforcer la multipolarité mondiale.

Réchauffement des relations sino-indiennes sous l’égide de Poutine

L’un des principaux succès du sommet de Kazan a été le rapprochement entre la Chine et l’Inde, deux nations fondatrices des BRICS. Ces deux pays étaient en froid depuis un affrontement armé à leur frontière en 2020. Le Premier ministre indien Narendra Modi et le président chinois Xi Jinping ont, pour la première fois en cinq ans, échangé de manière constructive, renforçant la coopération bilatérale. Ce rapprochement est en grande partie attribué aux efforts de médiation de Vladimir Poutine, qui a servi d’intermédiaire lors de plusieurs discussions. Ce renouveau diplomatique entre Pékin et New Delhi symbolise le potentiel des BRICS à surmonter les divergences entre ses membres pour atteindre des objectifs communs.

Le rôle limité des BRICS dans la réforme du système financier international

Sur le plan économique, la déclaration finale du sommet est restée floue. Bien que le Kremlin aspire à s’affranchir du système financier international actuel, dominé par l’Occident, aucune décision concrète n’a été prise pour mettre en place un système de paiement transfrontalier alternatif. Le texte de 43 pages publié à l’issue du sommet évoque simplement la possibilité d’examiner la création d’un tel système. Cette absence de décision reflète les défis que rencontrent les BRICS pour coordonner des actions économiques communes. En particulier dans un contexte de sanctions internationales contre la Russie. Malgré cela, la Russie continue de voir dans les BRICS un levier pour limiter son isolement économique.

L’expansion des BRICS et le renforcement de la multipolarité mondiale

Un autre aspect important de ce sommet a été l’expansion potentielle du groupe BRICS. Le président russe a présidé une réunion avec plusieurs pays aspirants. Notamment la Turquie, marquant un intérêt croissant pour ce bloc de pays émergents. Contrairement à des organisations comme l’OTAN ou l’Union européenne, les BRICS se présentent comme une plateforme ouverte. Sans imposer un choix exclusif entre ses membres et d’autres alliances. Ce positionnement attire de plus en plus de nations du Sud global, renforçant l’influence des BRICS dans la construction d’un ordre mondial plus équilibré.

La Kazan Declaration, adoptée à l’issue du sommet, réaffirme cet engagement des BRICS pour la multipolarité. Ce document souligne l’importance de la solidarité, de la coopération et de la démocratie au sein du bloc. Tout en insistant sur la nécessité de réformer le système multilatéral pour mieux représenter les pays émergents. La déclaration sera présentée aux Nations Unies comme une vision partagée d’un monde plus juste et inclusif.

Les enjeux géopolitiques : la paix en Ukraine et à Gaza

Sur le plan géopolitique, le sommet a également été marqué par des discussions sur les conflits en cours. Notamment en Ukraine et à Gaza. Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a appelé à un cessez-le-feu immédiat à Gaza et à la libération des otages. Tout en réitérant la nécessité d’une paix juste en Ukraine, conforme aux principes de l’ONU. Vladimir Poutine, en réponse, a reconnu que les disputes sont inévitables dans les relations internationales. Tout en soulignant que la Russie continuera à jouer un rôle actif dans la gestion de ces crises. Ces échanges illustrent la position délicate des BRICS sur les questions de sécurité mondiale. Où chaque membre cherche à équilibrer ses intérêts nationaux avec ceux du groupe.

Les perspectives économiques : les BRICS en tant que moteur de l’économie mondiale

En termes de perspective économique, les BRICS continuent de croître en influence. En 2023, le bloc a dépassé pour la première fois le G7 en termes de part du PIB mondial. Atteignant 31,5 %, contre 30,7 % pour le G7. Ce basculement économique devrait s’accentuer dans les prochaines décennies, soutenu par la croissance rapide de la Chine et de l’Inde. D’ici 2050, les projections prévoient que l’Inde deviendra la troisième plus grande économie mondiale. Avec un PIB supérieur à 8 000 milliards de dollars, dépassant ainsi des puissances économiques traditionnelles comme la France et l’Allemagne. Ce dynamisme économique place les BRICS au centre des discussions sur l’avenir de l’économie mondiale et renforce leur rôle en tant que catalyseurs de la transition vers un monde multipolaire.

Le sommet des BRICS à Kazan a confirmé l’importance croissante de ce groupe de pays émergents sur la scène internationale. Si les discussions économiques n’ont pas produit de résultats concrets en matière de réforme du système financier, les progrès diplomatiques. Notamment entre la Chine et l’Inde, ainsi que l’expansion potentielle du bloc, témoignent de la capacité des BRICS à influencer le paysage mondial. Avec la Kazan Declaration, les BRICS réaffirment leur engagement à construire un ordre international plus juste et inclusif. Tout en poursuivant leur rôle central dans la promotion de la multipolarité.

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CSRD : nouvelles obligations pour les PME dès 2025

La CSRD

La directive CSRD continue son déploiement au sein de l’Union européenne. Sa deuxième phase, prévue en janvier 2025, étendra les obligations de reporting. Initialement ciblée sur les grandes entreprises, cette directive inclura aussi les structures employant entre 250 et 500 salariés. Elle concernera également celles générant un chiffre d’affaires supérieur à 40 millions d’euros.

Vers une application élargie et homogène

La Commission européenne renforce sa pression sur les États membres qui peinent à transposer la La Commission européenne augmente la pression sur les États membres en retard dans la transposition de la directive CSRD. Elle souhaite assurer une application homogène des exigences de reporting extra-financier.

Pour cela, la Commission a lancé des enquêtes contre les pays en retard. Cette initiative vise à garantir que toutes les entreprises répondent aux nouvelles obligations dès janvier 2025. Cet effort de synchronisation est essentiel pour éviter des différences dans la mise en œuvre. Ces écarts pourraient perturber le marché unique européen.

Bilan de la première année de mise en œuvre de la CSRD

À la fin de cette première année, un bilan des défis et réussites des grandes entreprises est nécessaire. Depuis janvier 2024, ces entreprises se conforment à la CSRD. La directive impose de fournir des informations précises sur l’impact environnemental, social et de gouvernance. Elles doivent également rendre compte des mesures prises pour réduire cet impact.

Malgré les bénéfices attendus, cette première année a révélé des difficultés. Les coûts élevés et les ressources humaines nécessaires posent des défis. Les PME et entreprises de taille intermédiaire, bientôt concernées, se préparent aussi. Elles devront relever ces défis, mais avec des contraintes financières et organisationnelles plus importantes.

Bruno Boggiani, CEO de Green Finance et Strateggyz, affirme : « La transparence de la CSRD est un changement crucial pour la responsabilité d’entreprise. Pour les plus petites structures, cette transition doit être accompagnée de manière réaliste. Elles doivent pouvoir atteindre les objectifs fixés sans compromettre leur compétitivité. »

Enjeux pour les entreprises de taille moyenne

La CSRD impose aux entreprises de rapporter leurs impacts environnementaux et sociaux. Cette tâche est complexe pour les entreprises de taille intermédiaire. Bien que plus petites, ces entreprises devront déployer des ressources importantes pour répondre aux exigences de transparence. Elles devront aussi conserver leur compétitivité.

La directive pourrait susciter des investissements en gestion des données, évaluation des risques ESG et suivi de la chaîne d’approvisionnement. Pour les directions de ces entreprises, structurer les équipes devient crucial. Mobiliser les ressources nécessaires est également essentiel, car les régulateurs suivront de près ces exigences.

Ce qu’il faut retenir

L’entrée en vigueur de la seconde phase de la CSRD en janvier 2025 marque un tournant pour les entreprises européennes, y compris pour les structures de taille intermédiaire. En cherchant à harmoniser la transparence et la durabilité au sein de l’Union, la directive CSRD représente une opportunité pour renforcer la responsabilité d’entreprise à l’échelle européenne. Toutefois, les entreprises concernées devront faire face à de nouveaux défis, notamment financiers et organisationnels, pour satisfaire les exigences de cette réglementation ambitieuse.

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Médiocre

croissance mondiale

La croissance économique mondiale est en passe de rester stable, mais décevante dans les années à venir, avertit le Fonds monétaire international (FMI). Malgré la maîtrise progressive de l’inflation, les perspectives économiques restent ternes, particulièrement pour les pays avancés et certaines économies émergentes. Le FMI souligne la nécessité urgente de réformes profondes et d’une révision des politiques économiques afin de garantir une stabilité à long terme. Cet article propose un tour d’horizon des principales inquiétudes du FMI et des réformes envisagées pour surmonter ces défis économiques globaux.

La maîtrise de l’inflation : une victoire relative

Le FMI se réjouit de la baisse progressive de l’inflation mondiale, résultat des politiques monétaires strictes mises en place après la flambée des prix post-pandémie. L’inflation, qui avait atteint un pic de 9,4 % au troisième trimestre de 2022, devrait retomber à environ 3,5 % d’ici la fin de 2025. Cette désinflation est particulièrement notable aux États-Unis, où des gains de productivité ont permis d’accompagner une augmentation des salaires, contrairement à l’Europe où la hausse des salaires n’a pas été suivie de gains de productivité suffisants.

Cependant, cette victoire sur l’inflation n’est pas sans ombre au tableau. En effet, les prix des services, notamment en Europe, continuent de croître, reflétant des tensions sur les salaires et une inflation sectorielle persistante. Si les États-Unis ont pu tirer parti de leur dynamisme productif pour stabiliser leur économie, l’Europe peine à suivre, avec une stagnation de la croissance et des perspectives économiques moroses. Le FMI prévient que cette situation pourrait mettre en péril la reprise économique globale, surtout si des réformes structurelles ne sont pas rapidement mises en place.

Une croissance mondiale décevante : des risques multiples

Malgré la baisse de l’inflation, la croissance mondiale ne présente pas d’amélioration notable. Le FMI maintient ses prévisions de croissance mondiale à 3,2 % pour 2024 et 2025, bien en deçà des niveaux observés avant la pandémie. Cette stagnation est particulièrement marquée dans les économies européennes, avec une Allemagne au bord de la récession et une France peinant à dépasser les 1,1 % de croissance annuelle.

Les tensions géopolitiques, les perturbations du marché immobilier en Chine, ainsi que la montée du protectionnisme commercial et industriel, aggravent cette situation. Le FMI craint que ces facteurs ne créent une nouvelle vague de volatilité sur les marchés financiers, rendant la gestion économique encore plus complexe. En particulier, les conflits régionaux au Moyen-Orient et les risques liés aux matières premières pourraient sérieusement perturber les échanges mondiaux. Pour prévenir ces chocs, le FMI appelle les gouvernements à revoir leur stratégie économique en profondeur.

Réformer pour stimuler la productivité et la croissance

Face à cette situation alarmante, le FMI propose une approche en trois volets pour relancer l’économie mondiale. La première étape concerne un ajustement des politiques monétaires. Les banques centrales, après une longue période de resserrement, commencent à assouplir les conditions de crédit, ce qui devrait soutenir l’activité économique. Cet assouplissement est crucial dans un contexte où les marchés du travail des pays avancés montrent des signes de faiblesse, avec une augmentation des taux de chômage.

La deuxième étape implique une révision des politiques budgétaires. Après des années de déficits massifs, il est essentiel de stabiliser la dynamique de la dette publique et de reconstituer des réserves budgétaires pour faire face à de futurs chocs économiques. Le FMI s’inquiète particulièrement de la situation aux États-Unis et en Chine, où les niveaux d’endettement sont préoccupants. Une gestion budgétaire rigoureuse est donc indispensable pour garantir la viabilité économique à long terme.

Enfin, la troisième étape concerne la nécessité de réformes structurelles pour améliorer la productivité. De nombreux pays, notamment en Europe, souffrent d’un déficit productif qui limite leurs perspectives de croissance. Le vieillissement démographique, la montée des inégalités et les défis liés à la transition écologique et technologique exigent des réformes profondes. Seule une coopération internationale accrue et une coordination des politiques économiques pourront permettre de relever ces défis globaux.

Vers une coopération internationale renforcée

Le FMI souligne l’importance de la coopération internationale dans cette phase critique de l’économie mondiale. La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a récemment appelé à une action collective lors de l’assemblée annuelle du Fonds. Dans un monde de plus en plus fragmenté, où les préoccupations nationales prennent le pas sur la coopération globale, les États doivent travailler ensemble pour garantir un avenir commun stable.

Les réformes ne peuvent réussir que si elles s’accompagnent d’une volonté politique forte et d’un dialogue constant avec les citoyens. L’acceptabilité sociale des réformes structurelles est cruciale pour leur mise en œuvre effective. En renforçant la confiance institutionnelle et en engageant un dialogue ouvert avec la population, les gouvernements peuvent mieux expliquer les bénéfices à long terme des réformes, ce qui est essentiel pour obtenir l’adhésion des citoyens.

Un cap à redéfinir pour éviter une stagnation durable

La croissance mondiale fait face à de multiples défis qui, s’ils ne sont pas relevés rapidement, pourraient conduire à une stagnation prolongée. Bien que la baisse de l’inflation soit une victoire majeure, la faible croissance et les tensions géopolitiques représentent des menaces importantes pour la stabilité économique globale. Le FMI appelle à un changement de cap, avec une révision des politiques monétaires et budgétaires et la mise en œuvre urgente de réformes structurelles. Dans ce contexte, la coopération internationale apparaît comme la seule voie pour assurer un avenir économique prospère et durable.

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Allocation d’actifs et critères ESG

enjeux ESG

L’allocation d’actifs durable et l’intégration des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) sont devenues des enjeux majeurs dans le paysage financier européen. La transition énergétique. Ainsi que l’impératif de durabilité, s’inscrivent aujourd’hui au cœur des politiques publiques et des régulations. À l’instar des directives SFDR et CSRD. Pourtant, des questions demeurent : comment concilier performance financière et responsabilité sociale ? Quelles stratégies d’allocation adopter pour assurer un équilibre entre rendement et respect des critères ESG ? Cet article propose de répondre à ces interrogations. En examinant les différents impacts des filtres ESG sur l’univers d’investissement et les approches possibles pour une gestion durable et résiliente.

Impact des critères ESG sur l’univers d’investissement

L’intégration des critères ESG dans les stratégies d’investissement a permis de renforcer la gestion des risques tout en favorisant la performance à long terme. Les entreprises ayant anticipé les enjeux de durabilité. Comme l’Oréal avec ses politiques sur l’égalité hommes-femmes et ses initiatives environnementales. Montrent une résilience accrue face aux transformations économiques et sociétales. En se concentrant sur des entreprises qui créent de la valeur pour la société et les actionnaires. Les investisseurs limitent les risques tout en contribuant à un avenir plus durable.

Cependant, les entreprises des secteurs émetteurs de gaz à effet de serre, comme celles liées aux énergies fossiles, sont exposées à des risques de transition vers une économie bas-carbone. Ces risques incluent non seulement des réglementations de plus en plus strictes, mais aussi des pressions croissantes de la société civile.

De plus, le suivi des controverses ESG est un levier essentiel pour éviter des pertes de valeur dues à des crises de réputation. Des affaires telles que celles d’Orpea et de Teleperformance en 2022 ont mis en lumière la nécessité pour les gestionnaires d’actifs de mettre en place des systèmes d’analyse ESG performants pour détecter les signaux faibles annonciateurs de potentiels scandales. Ces outils permettent non seulement d’évaluer les risques à court terme mais aussi de garantir une gestion plus résiliente à long terme.

Limites et enjeux de diversification

Malgré les avantages des filtres ESG, leur application peut parfois restreindre excessivement l’univers d’investissement. En effet, en excluant des secteurs jugés peu vertueux, les investisseurs risquent de réduire la diversification de leurs portefeuilles, ce qui peut nuire à la performance globale. Historiquement, les premières stratégies d’investissement durable reposaient sur des politiques d’exclusion de secteurs controversés, tels que le tabac ou les armes. Ces approches ont été élargies avec l’introduction de critères normatifs internationaux, mais cette logique d’exclusion peut encore poser des limites.

Ainsi, le défi pour les gestionnaires d’actifs consiste à trouver un équilibre entre les contraintes imposées par les critères ESG et la nécessité de maintenir une diversification suffisante. L’intégration d’approches complémentaires, telles que le suivi des meilleures pratiques au sein de chaque secteur, peut aider à surmonter ces obstacles tout en conservant une orientation durable.

Stratégies multi-sectorielles : du “best-in-class” à l’impact investing

Plusieurs stratégies permettent d’intégrer les critères ESG dans une logique multi-sectorielle. L’approche “best-in-universe” sélectionne les entreprises ayant le meilleur score ESG, quel que soit leur secteur. Cependant, cette stratégie peut entraîner des distorsions importantes en écartant des secteurs entiers, comme l’énergie. En revanche, l’approche “best-in-class” privilégie les entreprises leaders de leur secteur en matière de pratiques ESG, ce qui permet de maintenir une diversification sectorielle tout en intégrant les enjeux durables.

Une stratégie encore plus incitative est le “best-in-progress”, qui repose sur l’engagement actionnarial et le dialogue avec les entreprises. Cette approche permet aux investisseurs d’influencer les politiques internes des entreprises, notamment sur les questions de gouvernance, de stratégie climatique, et de respect des droits humains. En complément, des stratégies d’investissement thématiques (comme les fonds axés sur des thèmes spécifiques tels que l’eau ou l’énergie renouvelable) ou d’impact investing, cherchent à générer un impact social ou environnemental mesurable, tout en assurant un rendement financier.

Vers une gestion d’actifs durable et flexible

La prise en compte des critères ESG dans l’allocation d’actifs est aujourd’hui incontournable, mais elle doit être abordée avec pragmatisme. Aucune stratégie n’est universellement applicable, et il est essentiel de combiner différentes approches en fonction des spécificités du marché et des objectifs des investisseurs. Cette flexibilité, alliée à une surveillance rigoureuse des controverses et des risques, permet de construire des portefeuilles résilients et durables. En fin de compte, la réussite de la transition vers une économie plus durable repose sur l’équilibre entre performance financière et responsabilité sociale, et sur la capacité des investisseurs à adapter leurs stratégies aux enjeux de demain.

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Le marché de la finance durable en 2024

Carbon4 Finance

Au troisième trimestre 2024, le marché de la finance durable connaît un ralentissement modéré, sans pour autant inquiéter les acteurs du secteur. ING France dresse un bilan des tendances et des opportunités qui façonnent ce marché en pleine transformation, avec un focus sur les émissions de dettes ESG (Environnement, Social et Gouvernance), les disparités régionales, et l’évolution de l’activité au sein de ses propres transactions.

Un ralentissement temporaire des émissions de dettes ESG

Le marché des financements durables a marqué un léger ralentissement au deuxième trimestre 2024. Avec des émissions totalisant 376 milliards de dollars, le volume reste légèrement inférieur à la moyenne historique de plus de 400 milliards de dollars pour cette période. Cependant, ce chiffre s’inscrit dans une dynamique stable, avec un total de 815 milliards de dollars émis au premier semestre, en ligne avec les tendances des années précédentes.

Les mois d’été, souvent caractérisés par une baisse d’activité, ont vu des émissions atteignant tout de même 200 milliards de dollars en juillet et août. Cela montre une résilience certaine du marché, malgré un ralentissement saisonnier habituel. À l’approche de l’automne, une reprise des émissions est attendue, avec des volumes du troisième trimestre historiquement situés entre 350 et 400 milliards de dollars.

Les obligations vertes en tête des financements durables

Les obligations vertes continuent de dominer le marché primaire, représentant 183 milliards de dollars émis au deuxième trimestre 2024. Ce montant s’aligne sur les volumes habituels des périodes équivalentes des années précédentes, confirmant l’importance croissante de ce type de financement pour soutenir la transition écologique. En parallèle, les obligations durables ont atteint 57 milliards de dollars, tandis que les prêts verts se sont élevés à 26 milliards de dollars.

Cependant, les obligations de type Sustainability Linked Bonds (SLB) n’ont pas réussi à atteindre leurs niveaux habituels, avec seulement 11 milliards de dollars d’émissions. De même, les obligations sociales et les Sustainability Linked Loans (SLL) ont affiché des volumes plus faibles que l’an dernier, totalisant respectivement 35 et 64 milliards de dollars.

Malgré ces baisses ponctuelles, les émissions d’obligations vertes corporate ont été particulièrement dynamiques au premier semestre 2024, avec un total impressionnant de 120 milliards de dollars, soit le double des volumes observés habituellement. Cela montre que les entreprises intensifient leurs efforts pour financer des projets à impact environnemental.

L’essor des obligations d’État et des sociétés financières

Les États se sont également montrés très actifs sur le marché des obligations vertes, durables et sociales au cours des six premiers mois de l’année 2024, avec des émissions respectives de 178 milliards, 108 milliards et 78 milliards de dollars. Cela souligne l’importance des gouvernements dans la mobilisation de capitaux pour soutenir des projets durables.

Du côté des institutions financières, les obligations durables ont également regagné en vigueur, atteignant 20 milliards de dollars au premier semestre, soit le double des niveaux précédents. Les émissions en dollars ont été les plus significatives, tandis que celles en euros sont restées plus modestes.

Une prudence de mise face aux incertitudes économiques

La conjoncture actuelle invite toutefois à la prudence pour les mois à venir. Les élections américaines imminentes, les décisions attendues des banques centrales et l’incertitude économique mondiale pourraient limiter les fenêtres d’opportunité pour les émissions durables. Les acteurs du marché restent donc attentifs aux développements politiques et économiques qui pourraient affecter l’offre et la demande de financements durables.

Laurent Bassi, directeur des financements durables chez ING France, souligne que la mise en œuvre de la directive CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) pourrait marquer un tournant. Cette directive impose aux entreprises d’établir un plan de transition pour améliorer leur impact environnemental, ce qui pourrait stimuler les émissions de dettes ESG, à condition que les conditions économiques et de marché le permettent.

ING en forte croissance sur le marché de la finance durable

Malgré un contexte global plus incertain, ING a poursuivi sa croissance au deuxième trimestre 2024, avec un volume total de financements durables atteignant 32,2 milliards d’euros, soit une hausse de 30 % par rapport au premier trimestre et à l’année précédente. ING a ainsi mené à bien 204 transactions durables, renforçant son rôle clé sur le marché.

La région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) a contribué à environ 70 % des volumes mobilisés par ING, tandis que la zone APAC (Asie-Pacifique) a maintenu un bon niveau d’activité. Aux États-Unis, malgré la volatilité et les incertitudes économiques, ING a réussi à accroître son volume de transactions, principalement concentré sur les prêts verts et les SLL.

Une opération phare en France : Eurostar et la finance verte

Un exemple emblématique de la stratégie d’ING dans la finance durable est son rôle de coordinateur ESG dans le refinancement de 750 millions d’euros du groupe Eurostar. Cette opération, première de son genre dans le secteur des transports, reflète l’engagement du groupe pour une mobilité verte à travers l’exploitation de trains électriques à grande vitesse. Ce financement est aligné sur les Principes de Prêts Verts (Green Loan Principles) de la Loan Market Association et témoigne du rôle pionnier d’ING dans la finance durable.

Perspectives pour 2024 : incertitude et optimisme

Bien que le marché soit marqué par des incertitudes économiques, ING reste confiant dans sa capacité à atteindre son objectif de 120 milliards d’euros de volumes mobilisés pour l’année 2024. Grâce à un solide pipeline de transactions dans ses principales régions, la banque néerlandaise se montre optimiste quant à la poursuite de sa croissance sur le marché de la finance durable.

Un marché en mutation mais prometteur

Le marché de la finance durable en 2024 présente des défis, mais aussi des opportunités considérables pour les acteurs engagés dans la transition écologique. Avec des volumes d’émissions fluctuants mais résilients, et des initiatives exemplaires comme celles d’ING, la finance durable continue de jouer un rôle central dans la mobilisation des capitaux pour un avenir plus respectueux de l’environnement.

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Investir pour un avenir durable avec le fonds « Green Bonds Impact »

Green Bonds Impact

Swiss Life Asset Managers France vient de franchir une étape importante dans son engagement pour un avenir durable. Le fonds « Green Bonds Impact » est désormais classé article 9 selon la réglementation SFDR (Sustainable Finance Disclosure Regulation). Marquant ainsi sa volonté de soutenir des projets ayant un impact environnemental mesurable. Ce fonds, qui investit dans des obligations vertes, offre une opportunité unique pour les investisseurs de concilier rendement financier et impact écologique.

Un fonds dédié à l’environnement : soutenir des projets à impact

Le fonds « Green Bonds Impact » se distingue par son engagement à financer des projets ayant un impact direct sur la lutte contre le changement climatique. Il s’agit d’investir dans des obligations vertes émises par des entreprises. Des gouvernements ou des institutions financières, destinées à promouvoir des initiatives durables.

Les domaines d’intervention sont multiples. Développement des énergies renouvelables, amélioration de l’efficacité énergétique, gestion durable des ressources naturelles, et réduction des émissions de carbone. Chaque projet financé est soigneusement sélectionné afin de maximiser les bénéfices environnementaux, tout en assurant des rendements pour les investisseurs.

Une gestion active et flexible : adapter l’investissement aux cycles de marché

Le fonds adopte une gestion active, reposant sur une analyse approfondie des opportunités d’investissement. Avec plus de 90 % de son portefeuille investi en obligations de catégorie « Investment Grade » (IG). Swiss Life Asset Managers France garantit une solidité financière tout en cherchant des obligations vertes à forte valeur ajoutée.

La flexibilité de la gestion permet au fonds de s’adapter aux fluctuations des cycles économiques et financiers. Offrant ainsi une stabilité et une réactivité accrues dans un marché en constante évolution. Cette stratégie flexible s’appuie sur une méthodologie d’analyse propriétaire. Qui permet une évaluation rigoureuse des projets financés. Et assure que chaque investissement est aligné sur les objectifs de développement durable.

Expertise et transparence : une vigilance accrue face aux risques d’écoblanchiment

Sur le marché des obligations vertes, la question de l’écoblanchiment (ou “greenwashing”) reste un risque majeur. Swiss Life Asset Managers France a mis en place une expertise solide et indépendante pour évaluer chaque projet. Afin de garantir que seuls les actifs répondant aux critères environnementaux les plus stricts soient retenus.

Cette expertise repose notamment sur les standards internationaux comme les « Green Bond Principles » de l’ICMA (International Capital Market Association). Et la « Climate Bonds Taxonomy » de la Climate Bonds Initiative (CBI). Ce cadre rigoureux permet de s’assurer que les obligations financées contribuent réellement à des actions concrètes en faveur du climat. Et que les émetteurs s’engagent dans des stratégies de long terme.

En outre, le fonds répond aux exigences strictes de l’article 9 de la réglementation SFDR. Une classification réservée aux produits financiers ayant des objectifs environnementaux ou sociaux clairement définis et mesurables. Cela renforce la transparence et la crédibilité des investissements réalisés.

Vers un avenir durable : finance et impact environnemental en harmonie

Avec l’obtention du statut d’article 9 SFDR, Swiss Life Asset Managers France réaffirme son ambition de proposer des solutions d’investissement qui permettent non seulement de générer des rendements financiers, mais également de répondre aux défis environnementaux actuels.

Comme l’explique Yann Verrier, gérant du fonds « Green Bonds Impact » : « Notre objectif est clair : offrir aux investisseurs une opportunité de générer des rendements financiers tout en ayant un impact environnemental significatif. Chaque euro investi contribue réellement à des projets durables, qu’il s’agisse de développer les énergies renouvelables, d’améliorer l’efficacité énergétique ou de promouvoir la gestion durable des ressources naturelles. »

Une opportunité unique pour les investisseurs engagés

Le fonds « Green Bonds Impact » de Swiss Life Asset Managers France est bien plus qu’un simple véhicule d’investissement. Il s’inscrit dans une vision à long terme, où la finance devient un levier puissant pour accompagner la transition écologique. Grâce à une sélection rigoureuse des projets, une expertise interne reconnue, et une gestion flexible adaptée aux cycles de marché, ce fonds offre une opportunité unique pour les investisseurs soucieux d’allier performance financière et impact environnemental.

Avec une croissance continue des initiatives durables et des obligations vertes, ce type d’investissement devrait jouer un rôle central dans les portefeuilles des investisseurs souhaitant participer activement à la construction d’un avenir plus respectueux de l’environnement.

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COP16 : le rôle clé des entreprises pour la biodiversité

COP16

La COP16 se tiendra à Cali, en Colombie, du 21 octobre au 1er novembre 2024. Cet événement marque un moment clé dans la lutte contre l’effondrement mondial de la biodiversité. Deux ans après l’accord de Kunming-Montréal, cette conférence vise à accélérer les engagements pris. L’objectif est de protéger 30 % des terres et des mers d’ici 2030. Bien que la COP16 ne soit pas dédiée à la signature d’accords, elle reste cruciale. Elle permettra de consolider les efforts internationaux en faveur de la biodiversité. Les entreprises joueront un rôle central dans cette transformation.

Enjeux clés de la COP16

La COP16 repose sur trois enjeux majeurs. Il s’agit de la mise en œuvre du cadre mondial pour la biodiversité, de la mobilisation des financements et du partage des avantages liés aux informations de séquençage numérique (DSI). Ces piliers guident les discussions sur les efforts mondiaux pour stopper la perte de biodiversité. Ils favorisent également un modèle économique respectueux des écosystèmes.

Mise en œuvre du cadre mondial : La COP15 a mis en place un mécanisme de suivi pour évaluer les progrès des États. La COP16 affinera ce mécanisme en finalisant les indicateurs et les modalités du bilan mondial prévu en 2026.

Mobilisation des financements : La COP16 discutera de la création d’un nouveau fonds pour la biodiversité ou de la consolidation du Fonds-cadre mondial (GBFF). L’objectif est de mobiliser 200 milliards de dollars par an. Les financements pour les pays en développement devraient progressivement augmenter.

Partage des avantages liés aux DSI : La COP16 vise à créer un cadre multilatéral pour gérer le partage des avantages des DSI. Ce mécanisme garantira un accès libre aux données tout en offrant une sécurité juridique aux utilisateurs.

Le rôle central des entreprises à la COP16

Les entreprises auront une place de choix à la COP16. Elles seront présentes pour démontrer leurs actions en faveur de la biodiversité et partager des bonnes pratiques. Des acteurs économiques, comme EpE, organiseront des événements pour aligner les stratégies d’entreprises sur les objectifs de biodiversité. Ces événements viseront également à promouvoir des solutions concrètes et à accélérer le financement des projets liés à la nature.

Hélène Marotine, Manager d’act4nature international, souligne : « Les entreprises doivent jouer un rôle clé dans cette transformation vers une économie respectueuse de la biodiversité. » La présence des acteurs économiques à la COP16 témoigne de leur engagement à collaborer avec les gouvernements pour renforcer la mise en œuvre des objectifs de Kunming-Montréal.

À retenir

La COP16 sera cruciale pour la mise en œuvre du cadre mondial pour la biodiversité, avec l’implication des entreprises. En s’engageant activement, les entreprises aideront à créer un avenir où écosystèmes et économies prospèrent ensemble.

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