Records mondiaux de générosité : l’Indonésie en tête, Singapour émerge

générosité

Le World Giving Index 2024, publié par la Charities Aid Foundation (CAF), révèle des niveaux de générosité sans précédent à travers le monde. Avec un nombre record de 4,3 milliards de personnes ayant contribué à des causes charitables, fait du bénévolat ou donné de l’argent, ce rapport souligne les efforts croissants des individus pour soutenir ceux dans le besoin, malgré les défis économiques mondiaux.

L’Indonésie : leader incontesté de la générosité

Pour la septième année consécutive, l’Indonésie se distingue comme le pays le plus généreux au monde. Près de 90 % des Indonésiens ont donné de l’argent à des œuvres de charité, tandis que 65 % ont consacré du temps au bénévolat. Ce niveau élevé d’engagement reflète une culture profondément ancrée dans la solidarité et l’entraide, consolidant ainsi la position de l’Indonésie en tant que modèle mondial de philanthropie.

Singapour : une montée spectaculaire

Singapour a connu une avancée remarquable dans le classement du World Giving Index 2024, grimpant de 19 places pour atteindre la troisième position. L’indice global de générosité de Singapour est passé de 49 % à 61 % en un an, en grande partie grâce à des initiatives gouvernementales visant à encourager la philanthropie et le bénévolat. Cette progression illustre l’impact des politiques publiques sur la culture du don et le soutien communautaire.

Le Kenya : une position renforcée

Le Kenya, qui était troisième l’an dernier, a conservé sa position de deuxième pays le plus généreux. Ce maintien au sommet souligne l’engagement continu des Kényans envers les actions solidaires, et reflète un soutien communautaire robuste malgré les défis locaux. La générosité du Kenya s’inscrit dans un contexte de croissance continue des activités philanthropiques à l’échelle mondiale.

La Gambie : l’ascension d’un petit État

Un résultat surprenant du rapport est la position de la Gambie, classée quatrième. Malgré sa taille et ses ressources limitées, la Gambie se distingue par son niveau élevé de générosité. Cette performance met en lumière la capacité des petites nations à offrir une aide significative, démontrant que la générosité n’est pas exclusivement corrélée aux grandes économies.

Le Maroc : une réponse élevée aux crises

Le Maroc a enregistré la plus forte augmentation des dons d’argent au cours de l’année écoulée, en réponse aux tremblements de terre dévastateurs qui ont frappé le pays en septembre 2023. Le pourcentage de Marocains faisant des dons est passé de 2 % en 2022 à 18 % en 2023, et le taux de bénévolat a doublé, atteignant 16 %. Ce phénomène montre comment les crises peuvent mobiliser des réponses humanitaires substantielles et accélérer la culture du don.

La Grèce : une croissance continue

La Grèce a connu la plus grande progression cette année parmi les pays du World Giving Index. Depuis 2013, elle améliore constamment son classement, avec un score particulièrement élevé pour l’aide apportée aux étrangers. Cette tendance témoigne de l’évolution positive de l’attitude des Grecs envers la solidarité, surtout chez les jeunes générations.

Une tendance globale vers la générosité

Neil Heslop OBE, directeur général de la Charities Aid Foundation, souligne que la générosité mondiale atteint des niveaux records, avec des scores d’indice équivalents à ceux observés pendant la pandémie. Malgré les difficultés économiques et humanitaires persistantes, les individus continuent à démontrer une volonté remarquable d’aider ceux qui en ont besoin. Heslop appelle les gouvernements à s’inspirer des meilleures pratiques internationales pour encourager les dons et renforcer les organisations de la société civile.

En célébrant son centenaire, la CAF continue de connecter les donateurs avec des causes à travers le monde, distribuée chaque année plus d’un milliard de livres sterling à des organisations caritatives. Le World Giving Index 2024 est une preuve tangible que la générosité humaine transcende les frontières et les crises, forgeant un réseau de soutien global.

Les 10 premiers pays du World Giving Index 2024 :

  1. Indonésie
  2. Kenya
  3. Singapour
  4. Gambie
  5. Nigéria
  6. États-Unis d’Amérique
  7. Ukraine
  8. Australie
  9. Émirats arabes unis
  10. Malte

A lire aussi : Nourrir huit milliards de personnes sans compromettre le climat : un défi urgent

Les ETF en Europe : un record de collecte

ETF en Europe

Le rapport European ETF Asset Flow Update pour le deuxième trimestre 2024, publié par Morningstar, révèle une dynamique impressionnante du marché des ETF (fonds négociés en bourse) en Europe. Avec une collecte atteignant 52,9 milliards d’euros, le secteur des ETF a connu un bond significatif par rapport aux 45 milliards d’euros du trimestre précédent, établissant ainsi un nouveau record pour la période depuis le début des années 2000.

Croissance exceptionnelle des actifs sous gestion

Au cours du deuxième trimestre 2024, les actifs sous gestion dans les ETF et ETC (fonds négociés sur matières premières) ont augmenté de 5,2%, passant de 1 810 milliards à 1 900 milliards d’euros. Cette progression marque une dynamique continue et souligne l’intérêt croissant des investisseurs pour les fonds négociés en bourse. Cette croissance est en partie attribuable à la collecte accrue dans divers segments des ETF, avec une demande particulièrement élevée pour les stratégies actions.

Les stratégies actions : un intérêt croissant

Les fonds indiciels cotés d’actions ont capté 40,5 milliards d’euros de flux au deuxième trimestre, en hausse par rapport aux 36,9 milliards d’euros du trimestre précédent. Les actions internationales et les grandes capitalisations américaines continuent de séduire les investisseurs. Cette tendance démontre une forte demande pour des expositions diversifiées aux marchés internationaux, ce qui se traduit par une collecte record pour les ETF axés sur ces segments. La recherche d’expositions globales demeure un moteur clé pour la croissance des ETF en Europe.

La montée des ETF obligataires

Les ETF obligataires ont attiré 11,7 milliards d’euros au deuxième trimestre, contre 9,2 milliards d’euros au trimestre précédent. Ce flux net est en partie lié à une stratégie tactique des investisseurs en réponse à des événements politiques, comme les élections législatives françaises. L’iShares France Bond ETF, en particulier, a servi de véhicule pour les anticipations liées à l’instabilité politique, illustrant l’utilisation des ETF obligataires comme outils de gestion de risque.

La réduction des flux vers les ETF ESG

Les ETF axés sur les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) ont connu une diminution significative, recueillant 4,6 milliards d’euros au deuxième trimestre, contre 7,6 milliards d’euros au trimestre précédent. Les flux vers ces fonds ne représentaient que 9% du total des flux vers les ETF, une baisse marquée par rapport aux 17% du premier trimestre. Cette diminution soulève des questions sur l’évolution des priorités des investisseurs en matière de durabilité.

L’émergence des ETF actifs

Les ETF actifs ont enregistré une collecte de 4,1 milliards d’euros au deuxième trimestre, presque le double par rapport aux 2,1 milliards d’euros du trimestre précédent. Ce secteur en pleine expansion représente désormais 7,7% de l’ensemble des flux vers les ETF. Les développements récents, tels que l’acquisition de Tabula par Janus Henderson et les projets d’expansion de DWS, reflètent une intensification de l’intérêt pour les stratégies d’ETF actifs en Europe.

Les matières premières : une période de désinvestissement

Les ETF et ETC sur matières premières ont connu des sorties nettes de 2,1 milliards d’euros, poursuivant une tendance de désinvestissement pour le cinquième trimestre consécutif. Toutefois, les actifs totaux dans ce segment ont augmenté, atteignant 111,5 milliards d’euros, principalement en raison de la hausse des prix de l’or, qui a atteint des niveaux record. Cette dynamique met en lumière la résilience du marché des matières premières malgré les retraits.

Leaders du marché et perspectives

iShares se distingue comme le principal fournisseur d’ETF pour le deuxième trimestre, ayant collecté 21,6 milliards d’euros. D’autres fournisseurs importants ont également terminé le trimestre sur une note positive, bien que Legal & General ait enregistré une nouvelle décollecte. Les variations dans les flux soulignent l’évolution continue des préférences des investisseurs et des stratégies de marché.

José Garcia-Zarate, directeur associé de la recherche sur les stratégies passives chez Morningstar, commente : « Bien que les ETF actifs aient suscité un grand intérêt aux États-Unis, c’est l’exposition passive aux actions internationales et américaines de grande capitalisation qui a dominé les flux en Europe. Les gestionnaires actifs augmentent leur présence dans le domaine des ETF actifs, comme en témoignent les acquisitions récentes et les projets d’expansion. Cependant, les fonds ESG ont vu leur part de marché diminuer, ce qui reflète un changement dans les priorités des investisseurs. »

A lire aussi : Nourrir huit milliards de personnes sans compromettre le climat : un défi urgent

La prévision économique Française à court terme

prévision économique Française

L’évaluation précise de la croissance économique à court terme est essentielle. Pour anticiper les grandes tendances économiques et détecter les retournements de cycle. En période de crise exceptionnelle. Comme celles provoquées par la pandémie de COVID-19 et le conflit en Ukraine, cette tâche devient particulièrement complexe. La Direction Générale du Trésor (DGT) a récemment réévalué ses méthodes de prévision pour faire face à ces défis. Cet article explore les perturbations causées par les crises récentes sur les prévisions économiques et examine les nouvelles approches méthodologiques qui ont été mises en place pour améliorer la précision des prévisions à court terme.

Impact des crises exceptionnelles sur l’analyse conjoncturelle

La crise sanitaire de 2020 a mis à mal les modèles de prévision traditionnels. Les enquêtes de conjoncture, qui s’appuient principalement sur des données qualitatives, n’ont pas réussi à refléter l’ampleur des chocs économiques subis. La pandémie a entraîné une chute spectaculaire des indices de climat des affaires. Mais cette baisse n’a pas été proportionnelle à la contraction du PIB. Révélant ainsi une lacune significative dans la capacité des enquêtes à capturer des événements économiques extrêmes. Ce phénomène a été amplifié par l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022. Augmentant encore la difficulté des prévisions en raison de l’impact significatif sur les chaînes d’approvisionnement et les marchés de l’énergie.

Changements dans le Comportement des Répondants

Les crises ont modifié les comportements de réponse des entreprises dans les enquêtes de conjoncture. Les attentes économiques ont évolué vers une norme plus basse, rendant les comparaisons avec les périodes pré-crise moins pertinentes. Les réponses des entreprises se sont orientées davantage vers des évaluations absolues plutôt que des comparaisons évolutives. Ce qui a biaisé les résultats des enquêtes et limité leur utilité pour les prévisions économiques.

Perturbations des indicateurs de conjoncture par les contraintes d’offre

La réouverture des économies après les confinements a été marquée par des goulets d’approvisionnement inédits. Ces contraintes ont modifié l’interprétation des indicateurs de conjoncture traditionnels. Par exemple, les délais de livraison prolongés. Autrefois interprétés comme des signes de forte demande, sont devenus des indicateurs de contraintes d’offre, faussant ainsi les prévisions économiques basées sur ces données.

Révision des modèles de prévision à court terme

Pour surmonter les limitations des modèles traditionnels, la DGT a développé des modèles alternatifs intégrant une sélection automatisée de variables. Ces modèles permettent une meilleure capture des contraintes d’offre en incluant des données financières et d’enquête plus détaillées. Les résultats montrent que ces modèles alternatifs offrent des prévisions plus précises pour la période de crise (2021-2023) comparés aux modèles traditionnels. Par exemple, les erreurs de prévision (mesurées par le RMSE) sont significativement réduites avec ces nouveaux modèles.

Avantages des modèles alternatifs en période de crise

Les modèles alternatifs ont montré une capacité supérieure à capturer les impacts des contraintes d’offre. Contrairement aux modèles traditionnels qui se concentrent sur des variables de demande, ces modèles intègrent des facteurs d’offre tels que les difficultés d’approvisionnement et les problèmes financiers des entreprises. Cette approche a permis une amélioration notable des prévisions, malgré une volatilité accrue du PIB et la difficulté persistante à identifier tous les déterminants de la croissance économique.

Les crises récentes ont mis en lumière les limites des modèles de prévision économique traditionnels, nécessitant une révision approfondie des méthodes utilisées pour anticiper la croissance à court terme. Les modèles alternatifs, avec leur capacité à intégrer des variables diverses et pertinentes, offrent des perspectives prometteuses pour une prévision plus précise et réactive aux chocs économiques. À l’avenir, la combinaison de ces nouvelles approches avec une meilleure compréhension des contraintes d’offre pourrait renforcer la fiabilité des prévisions économiques et aider à naviguer les périodes de turbulences économiques avec une plus grande précision.

A lire aussi : Nourrir huit milliards de personnes sans compromettre le climat : un défi urgent

Nourrir huit milliards de personnes sans compromettre le climat : un défi urgent

Nourrir huit milliards de personnes

L’année 2022 a marqué un jalon démographique historique, avec une population mondiale atteignant huit milliards d’habitants, et nourrir huit milliards de personnes représente un défis sans précédent. Ce chiffre impressionnant met en lumière l’un des défis majeurs auxquels nous devons faire face : comment nourrir une population croissante tout en respectant les objectifs climatiques globaux.

L’agroalimentaire, un secteur intrinsèquement lié aux émissions de gaz à effet de serre, est à la croisée des chemins. Il est crucial de repenser nos méthodes de production pour éviter que les émissions liées à l’alimentation ne compromettent les ambitions de maintien du réchauffement climatique en deçà de 1,5 °C ou 2 °C. Cet article explore les principales sources d’émissions agricoles et les innovations nécessaires pour réduire l’empreinte carbone de l’agriculture, tout en garantissant la sécurité alimentaire.

Comprendre les émissions agricoles

Les émissions agricoles sont largement dominées par trois principaux facteurs : la fermentation entérique, la production de cultures pour l’alimentation humaine et animale, et les changements d’affectation des sols. Ensemble, ces activités représentent environ 75 % des émissions de gaz à effet de serre provenant de la production alimentaire. La fermentation entérique, en particulier, est un processus digestif chez les ruminants qui génère du méthane, un gaz à effet de serre potentiellement plus nocif que le CO2. À cela s’ajoutent les pratiques agricoles intensives qui nécessitent des quantités massives d’eau et d’énergie, tout en contribuant à la déforestation et à la conversion des terres, exacerbant ainsi les effets du changement climatique.

L’innovation au service de la réduction des émissions

La fermentation entérique est l’une des principales sources d’émissions de méthane dans l’agriculture, mais des innovations technologiques offrent des solutions prometteuses pour réduire ces émissions. Par exemple, DSM-Firmenich a développé un complément alimentaire appelé Bovaer, qui peut réduire les émissions de méthane des bovins de 30 % à 45 %, selon qu’il s’agit de vaches laitières ou de bovins de boucherie. Ces innovations illustrent le potentiel de la science pour atténuer les impacts environnementaux de l’agriculture tout en maintenant la productivité nécessaire pour nourrir une population croissante.

Augmenter les rendements agricoles tout en réduisant l’impact environnemental

Améliorer les rendements agricoles est une autre voie essentielle pour diminuer l’empreinte carbone de la production alimentaire. Des études ont montré que des rendements plus élevés pourraient réduire les émissions de 14 %, passant de 1 356 milliards de tonnes à 1 162 milliards de tonnes d’équivalent CO2. Cela peut être réalisé grâce à l’utilisation plus efficace des engrais et à la culture de plantes à haut rendement comme l’huile de palme.

L’importance des engrais dans la gestion durable des sols

Les engrais jouent un rôle crucial dans l’augmentation des rendements agricoles, en fournissant aux plantes les nutriments nécessaires pour une croissance optimale. Cependant, leur production et leur utilisation peuvent entraîner des conséquences environnementales négatives, telles que la pollution de l’eau et l’émission de gaz à effet de serre. Une gestion plus durable des engrais, par exemple en utilisant des sources renouvelables pour leur production, peut atténuer ces impacts. De plus, l’application précise des engrais, en fonction des besoins spécifiques du sol, peut améliorer la santé des sols et réduire les pertes de nutriments, tout en optimisant l’utilisation des ressources.

L’huile de palme : un rendement élevé avec des défis environnementaux

L’huile de palme est une culture controversée en raison de son lien avec la déforestation, qui contribue aux émissions de carbone. Pourtant, elle possède un rendement par hectare bien supérieur à celui d’autres huiles végétales, ce qui pourrait réduire la pression sur les terres agricoles. Si sa production est gérée de manière durable, l’huile de palme pourrait jouer un rôle clé dans la satisfaction des besoins alimentaires mondiaux tout en minimisant les impacts sur les écosystèmes naturels.

Transformer les défis agricoles en opportunités pour un avenir durable

Alors que la population mondiale continue de croître, l’agriculture doit évoluer pour répondre aux besoins alimentaires sans compromettre les objectifs climatiques. Les innovations technologiques, une gestion plus durable des ressources et une utilisation plus efficace des terres agricoles sont essentielles pour réduire l’empreinte carbone du secteur agroalimentaire. En adoptant ces stratégies, il est possible non seulement de nourrir la planète, mais aussi de contribuer à la lutte contre le changement climatique, transformant ainsi un défi global en une opportunité pour un avenir plus durable.

A lire aussi : Cinq axes pour un avenir durable

2024 : une nouvelle ère de la durabilité pour les entreprises Européennes

Entreprises Européennes
Entreprises Européennes

L’année 2024 marque un tournant décisif pour les entreprises au sein de l’Union Européenne pour les entreprises Européennes. En réponse aux enjeux croissants de durabilité, de nouvelles régulations viennent redéfinir le cadre dans lequel évoluent les entreprises. Les directives CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) et CS3D (Corporate Sustainability Due Diligence) sont au cœur de cette transformation, imposant aux entreprises une transparence accrue et un devoir de vigilance tout au long de leurs chaînes de valeur. Ces obligations présentent certes des défis, mais ouvrent également la voie à des opportunités stratégiques pour les entreprises qui souhaitent se démarquer par leur engagement en responsabilité sociétale.

CSRD : vers une transparence renforcée

La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) représente une avancée majeure dans la manière dont les entreprises doivent rendre compte de leurs impacts environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Cette directive renforce les exigences de reporting, obligeant les entreprises à fournir des informations plus détaillées et comparables sur leurs pratiques en matière de durabilité.

L’objectif principal de la CSRD est de renforcer la transparence et la comparabilité des informations ESG. Contrairement aux directives précédentes, la CSRD impose un cadre plus structuré, demandant aux entreprises de publier des rapports exhaustifs sur leur contribution à la durabilité. Cela inclut la nécessité de fournir des données précises sur la réduction des émissions de carbone, la gestion des ressources, la diversité, et l’inclusion.

La mise en conformité avec la CSRD nécessite une révision en profondeur des pratiques internes. Cette directive ne se contente pas de demander des informations ; elle impose un devoir de transparence qui va au-delà du simple reporting, demandant aux entreprises de démontrer leur engagement par des actions concrètes. Cette obligation offre également une opportunité unique pour les entreprises de se positionner en tant que leaders en matière de durabilité, améliorant ainsi leur réputation et attirant de nouveaux investisseurs.

CS3D : le devoir de vigilance mondial

La Corporate Sustainability Due Diligence (CS3D) introduit une nouvelle dimension de responsabilité pour les entreprises, les obligeant à adopter une vigilance accrue tout au long de leur chaîne de valeur mondiale. Cette directive impose un devoir de vigilance pour prévenir les risques liés aux droits humains et à l’environnement dans toutes les activités de l’entreprise, y compris celles de leurs sous-traitants et fournisseurs.

La CS3D commence par l’obligation pour les entreprises de cartographier les risques potentiels dans leur chaîne de valeur. Cela inclut l’identification, l’analyse, et la hiérarchisation des risques liés aux droits humains, aux conditions de travail, et aux impacts environnementaux. Cette cartographie permet d’élaborer un plan d’action visant à minimiser les risques et à prévenir les dommages.

Outre la cartographie des risques, la CS3D exige la mise en place de mécanismes de remédiation pour atténuer les impacts identifiés. Les entreprises doivent également instaurer des mécanismes d’alerte permettant de recueillir et de traiter les informations sur les risques potentiels. Cela inclut des canaux de communication sécurisés pour les parties prenantes, assurant une transparence totale dans le traitement des plaintes ou des alertes.

La CS3D pousse également les entreprises à intégrer les droits humains au cœur de leur stratégie. Cela signifie qu’au-delà de la conformité réglementaire, les entreprises doivent démontrer un engagement actif envers le respect des droits humains, non seulement dans leurs opérations directes mais aussi au sein de l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement.

Une révolution durable en cours

Les directives CSRD et CS3D représentent bien plus que de simples obligations réglementaires ; elles sont les catalyseurs d’une transformation profonde du monde des affaires. En exigeant une plus grande transparence et un devoir de vigilance accru, elles poussent les entreprises à repenser leur modèle économique et à intégrer la durabilité au cœur de leurs stratégies. Pour celles qui sauront saisir cette opportunité, ces régulations seront non seulement un défi, mais également un puissant levier de différenciation et de croissance dans un monde de plus en plus tourné vers le développement durable.

A lire aussi : Cinq axes pour un avenir durable

Cinq axes pour un avenir durable

avenir durable
avenir durable

L’investissement dans des solutions durables pour un avenir durable s’est considérablement intensifié au cours de la dernière décennie, mais les défis environnementaux restent omniprésents. Pour répondre à ces enjeux, cinq thèmes clés émergent comme moteurs d’un avenir plus durable. Cet article explore comment ces axes peuvent transformer notre approche face aux crises environnementales actuelles.

L’intelligence artificielle : une révolution à double tranchant

L’essor de l’intelligence artificielle (IA) marque une avancée majeure, mais cette révolution technologique s’accompagne de défis environnementaux significatifs. L’IA, bien qu’innovante, est énergivore. Par exemple, une seule requête sur un modèle comme ChatGPT consomme environ dix fois plus d’électricité qu’une recherche Google. Les projections montrent que l’augmentation des serveurs d’IA pourrait entraîner une consommation énergétique comparable à celle de pays entiers.

Pour répondre à cette problématique, des solutions technologiques émergent. Des entreprises telles que Synopsys développent des logiciels permettant de concevoir des systèmes plus économes en énergie, optimisant ainsi l’empreinte carbone de l’IA. L’adoption de telles innovations est cruciale pour aligner le développement de l’IA avec les objectifs climatiques.

Transformer les déchets en ressources

La gestion des déchets est un enjeu crucial dans la lutte contre le changement climatique. Malgré des progrès, les taux de recyclage restent faibles, particulièrement dans les déchets solides municipaux. Aux États-Unis, par exemple, seulement 32 % des déchets sont recyclés.

Des entreprises comme Republic Services et Waste Management se concentrent sur la réduction de l’empreinte carbone en récupérant le méthane des décharges pour le convertir en énergie. Ces initiatives ne sont pas seulement bonnes pour l’environnement, mais elles offrent aussi des perspectives économiques solides, en créant de nouveaux modèles de revenus moins dépendants des fluctuations des prix des matières premières.

Efficacité énergétique : les semi-conducteurs au cœur du débat

L’augmentation de la demande pour des appareils électroniques plus performants et économes en énergie, notamment avec la croissance des véhicules électriques, place les semi-conducteurs au centre de la transition énergétique. Les ventes de véhicules électriques devraient représenter plus de 60 % du marché mondial d’ici 2030, augmentant ainsi la demande pour ces technologies.

Des entreprises comme Ansys et Cadence Design Systems, leaders dans la conception de semi-conducteurs, jouent un rôle clé en développant des puces plus efficaces. Leur travail est essentiel pour répondre à la demande croissante tout en minimisant l’impact environnemental.

La modernisation du réseau électrique : une nécessité impérative

Le passage à une production d’énergie renouvelable impose une refonte du réseau électrique, conçu pour une production centralisée d’énergie. Avec l’augmentation des énergies renouvelables, le réseau doit s’adapter pour gérer l’intermittence de ces sources.

Les investissements dans l’infrastructure du réseau doivent doubler d’ici 2030 pour soutenir cette transition. Des entreprises comme Quanta Services et MasTec sont en première ligne pour moderniser le réseau et garantir une distribution d’énergie stable et résiliente face aux défis climatiques.

Conformité réglementaire : un facteur de transformation

La pression réglementaire en matière de durabilité s’accentue, forçant les entreprises à se conformer à des normes environnementales plus strictes. Des sociétés comme SGS, spécialisées dans les tests et certifications, aident les entreprises à répondre à ces exigences croissantes. La nécessité de transparence et de responsabilité environnementale ne fera qu’augmenter, poussant les entreprises à adopter des pratiques plus durables.

De plus, la menace de la pollution chimique, notamment les produits chimiques éternels comme les PFAS, nécessite des solutions technologiques avancées. Les entreprises fournissant des équipements de test, comme Agilent, se positionnent comme des acteurs clés pour répondre à ces nouveaux défis.

Une opportunité pour un avenir durable

Les défis climatiques et environnementaux sont vastes, mais les solutions existent. Ces cinq axes offrent des opportunités significatives pour les investisseurs et la société dans son ensemble. En se concentrant sur ces domaines, il est possible de naviguer vers un avenir où durabilité rime avec prospérité économique.

A lire aussi : 16ème édition du Forum Mondial Convergences

16ème Forum Mondial Convergences : agir ensemble pour un avenir durable

Forum Mondial Convergences
Forum Mondial Convergences

Le Forum Mondial Convergences revient pour sa 16ème édition, le 17 septembre 2024 au CENTQUATRE-PARIS, dans le 19ème arrondissement. Cet événement incontournable vise à rassembler professionnels, citoyens et acteurs du changement pour discuter et trouver des solutions aux défis économiques, sociaux et environnementaux qui nous concernent tous.

Une mobilisation locale pour des solutions globales

Cette édition met l’accent sur la co-construction locale, une approche visant à adapter les initiatives aux spécificités de chaque territoire. En encourageant les acteurs locaux à collaborer, Convergences cherche à créer des solutions ancrées dans les réalités du terrain, tout en les alignant avec les grands objectifs mondiaux.

Éducation et sensibilisation au développement durable

Tout au long de la journée, des ateliers et des discussions seront dédiés à l’éducation et la sensibilisation continue au développement durable. L’objectif est de former tous les acteurs, qu’ils soient professionnels ou citoyens, afin qu’ils puissent contribuer de manière efficace et informée à la transition vers un monde plus durable.

Repenser la gouvernance pour plus d’inclusion

L’édition 2024 propose aussi de repenser les modèles de gouvernance, que ce soit en entreprise ou dans l’espace public. Le Forum mettra en avant l’importance d’une participation inclusive et d’un leadership partagé, nécessaires pour répondre aux défis actuels.

La mesure d’impact comme moteur de changement

Enfin, la mesure d’impact sera au cœur des discussions. Cet outil permet d’évaluer l’efficacité des initiatives, d’ajuster les stratégies en temps réel et de rendre les actions plus transparentes. Convergences souhaite montrer comment cette approche peut transformer les pratiques et maximiser l’impact des projets sur le terrain.

Informations pratiques

  • Date : Mardi 17 septembre 2024
  • Horaires : 9h à 18h
  • Lieu : CENTQUATRE-PARIS, 5 rue Curial, 75019 Paris

Les billets sont disponibles en ligne, et pour toute demande d’accréditation, il est possible de contacter l’organisation à l’adresse suivante : convergences@looksharp.fr.

Cliquez ici pour vous inscrire

A lire aussi : 16ème édition du Forum Mondial Convergences

16ème édition du Forum Mondial Convergences

Forum Mondial Convergences
Forum Mondial Convergences

Le 17 septembre 2024, le CENTQUATRE à Paris accueillera la 16ème édition du Forum Mondial Convergences, un événement de référence pour tous les acteurs engagés dans la construction d’un monde plus juste et durable.

Sous le thème “Amplifier le pouvoir d’agir ensemble”, cette édition mettra en lumière l’importance de l’engagement collectif, à travers l’intelligence territoriale, artificielle et collective, pour répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux de notre époque. Avec un focus renouvelé sur l’action locale, Convergences souhaite cette année donner une voix aux citoyens et professionnels pour qu’ils puissent s’exprimer sur les problématiques spécifiques de leurs territoires.

Cliquez ici pour vous inscrire

Co-construction locale : des dynamiques territoriales pour un impact durable

Cette année, le Forum Mondial Convergences met résolument l’accent sur la co-construction locale, considérée comme une réponse incontournable aux défis uniques rencontrés par les différents territoires. Loin d’être une simple tendance, cette approche s’inscrit dans une démarche stratégique visant à mobiliser l’intelligence collective des communautés locales. L’idée centrale est de permettre aux acteurs locaux – qu’il s’agisse des collectivités, des associations, des entreprises ou des citoyens – de prendre une part active dans le développement de solutions qui soient en parfaite adéquation avec les spécificités et les réalités de leur territoire.

L’importance d’une approche territoriale

Les territoires, avec leurs diversités économiques, sociales et culturelles, présentent des défis distincts qui ne peuvent être efficacement adressés par des solutions universelles. Ainsi, la co-construction locale vise à reconnaître et à valoriser ces différences en élaborant des réponses qui reflètent la réalité du terrain. Cette approche territoriale permet non seulement de mieux comprendre les besoins spécifiques des communautés, mais aussi de renforcer la pertinence et l’efficacité des initiatives mises en place. En mettant en avant l’importance de l’ancrage local, Convergences propose de repenser la manière dont les projets de développement durable sont conçus, en privilégiant une approche ascendante plutôt que descendante.

Mobilisation des acteurs locaux : un levier de transformation

Pour que la co-construction locale soit efficace, il est essentiel de mobiliser tous les acteurs présents sur le territoire. Cela inclut non seulement les autorités locales et les entreprises, mais aussi les associations, les organisations communautaires, et les citoyens eux-mêmes. Cette mobilisation crée un écosystème collaboratif où chaque partie prenante joue un rôle déterminant dans la conception et la mise en œuvre des initiatives. Convergences encourage ainsi une participation active et inclusive, où les voix de tous sont entendues et intégrées dans le processus décisionnel.

En impliquant directement les communautés locales, on favorise non seulement l’appropriation des projets par les populations concernées, mais on garantit aussi une meilleure adaptation des solutions proposées aux réalités du terrain. Cela renforce la durabilité des actions entreprises et assure une réponse plus ciblée aux défis rencontrés.

Éducation et sensibilisation : un apprentissage continu pour un développement durable

La formation et l’éducation au développement durable tout au long de la vie constituent un autre pilier essentiel de cette édition. Le Forum mettra en avant l’importance de sensibiliser et d’éduquer les citoyens de tous âges aux enjeux environnementaux et sociaux. Il s’agit de créer une culture de durabilité où chacun, des enfants aux adultes, est informé, engagé et prêt à agir pour un avenir meilleur. Convergences vise à faire de l’éducation au développement durable une priorité, non seulement dans les écoles, mais aussi dans les entreprises et les institutions publiques.

Gouvernance et leadership : repenser les modèles pour plus d’inclusion

Dans un monde en mutation, les modèles de gouvernance et de leadership doivent évoluer pour devenir plus inclusifs et participatifs. Le Forum se penchera sur la manière dont les entreprises, les institutions et les organisations peuvent repenser leurs structures de gouvernance pour intégrer davantage la diversité des voix et des perspectives. L’objectif est de promouvoir des modèles de leadership qui non seulement prennent en compte les défis actuels, mais qui aussi anticipent les besoins futurs, en plaçant l’humain au centre des décisions.

La mesure d’impact : un levier essentiel

Dans le cadre des discussions autour du développement durable, la mesure de l’impact s’impose de plus en plus comme un outil indispensable. Elle ne se limite pas à un simple exercice d’évaluation des résultats obtenus, mais devient un véritable levier pour orienter et transformer les pratiques des organisations. Au Forum Mondial Convergences, l’importance de cette mesure sera mise en lumière, soulignant son rôle central dans l’amélioration continue des initiatives et dans l’atteinte des objectifs de durabilité.

Comprendre l’impact réel : au-delà des indicateurs traditionnels

La mesure d’impact va bien au-delà des indicateurs financiers ou de productivité que les organisations ont traditionnellement utilisés pour évaluer leur performance. Elle implique une analyse approfondie des effets directs et indirects des actions entreprises, non seulement sur l’économie, mais aussi sur la société et l’environnement. Cette approche holistique permet aux organisations de saisir la véritable portée de leurs initiatives, en prenant en compte des facteurs tels que le bien-être des communautés, la préservation de l’environnement, et la réduction des inégalités.

En focalisant sur ces dimensions, les organisations peuvent mieux comprendre les conséquences de leurs actions, ce qui leur permet de corriger le tir en temps réel et d’optimiser leur impact. Par exemple, une entreprise qui mesure l’impact environnemental de sa chaîne d’approvisionnement peut identifier des opportunités pour réduire son empreinte carbone et améliorer sa durabilité à long terme.

Transparence et crédibilité : renforcer la confiance des parties prenantes

La transparence est une valeur cruciale pour toute organisation qui aspire à avoir un impact durable. En rendant publiques les mesures d’impact, les organisations peuvent non seulement démontrer leur engagement envers le développement durable, mais aussi renforcer la confiance de leurs parties prenantes, qu’il s’agisse de clients, d’investisseurs, ou de la société civile. Cette transparence permet aux parties prenantes de suivre l’évolution des projets, de vérifier que les objectifs annoncés sont bien atteints, et de participer à une démarche collective d’amélioration continue.

Un événement international pour un engagement global

Le Forum Mondial Convergences 2024 réunira une nouvelle fois des milliers de participants venus du monde entier, issus de divers secteurs tels que les entreprises, les ONG, le secteur public, la finance, la science et l’innovation. Depuis sa création en 2008, Convergences a su fédérer des acteurs engagés autour des Objectifs de Développement Durable (ODD), favorisant la co-construction de partenariats innovants à fort impact sociétal. Cette édition 2024 ne fait pas exception, avec des soutiens de poids tels qu’Entourage, les Impactrices, Enactus, YourVoice et Fair, tous unis pour amplifier le pouvoir d’agir ensemble.

A lire aussi : Rapport mondial des Family Offices 2024

Rapport mondial des Family Offices 2024

Family Offices 2024
Family Offices 2024

Quelles sont les préoccupations des family offices 2024 à travers le monde ? Quels changements envisagent-ils dans leur allocation stratégique d’actifs ? Découvrez-le dans l’étude la plus complète de ce genre au niveau mondial. Le dernier rapport mondial des Family Offices est le plus grand jamais réalisé, rassemblant les perspectives de 320 family offices uniques à travers sept régions du monde. Représentant des familles avec une valeur nette moyenne de 2,6 milliards USD et couvrant plus de 600 milliards USD de richesse, ce rapport s’affirme comme l’analyse la plus autorisée de ce groupe influent d’investisseurs.

Ce rapport d’UBS est très intéressant, mais où est la dimension écologique dans les family offices ? Il serait temps qu’ils se réveillent sur l’importance du Green, nous dit Bruno Boggiani, CEO de Strateggyz – Green Finance.

Family Offices 2024 : évolution stratégique, durabilité et défis à venir

Le rapport mondial des Family Offices 2024, le plus exhaustif à ce jour, offre un aperçu détaillé des stratégies d’investissement de 320 family offices 2024 à travers le monde, représentant une richesse de plus de 600 milliards de dollars. En analysant ces entités influentes, ce rapport met en lumière les principales préoccupations, les tendances en matière d’allocation d’actifs et l’importance croissante de la durabilité dans leurs choix stratégiques. Cependant, comme le souligne Bruno Boggiani, CEO de Strateggyz – Green Finance, la question environnementale n’occupe pas encore la place qu’elle mérite au sein de ces structures.

Accédez à l’étude complète ici

Rééquilibrage des portefeuilles : des ajustements majeurs dans l’allocation d’actifs

En 2023, les family offices ont procédé à certains des changements les plus significatifs dans leur allocation stratégique d’actifs depuis cinq ans. Face à des rendements obligataires en hausse et à une volatilité accrue sur les marchés, ces entités ont augmenté leur exposition aux obligations des marchés développés, une décision qui reflète autant une réponse aux conditions de marché qu’une réévaluation de leurs stratégies d’investissement. En revanche, l’immobilier a vu sa part diminuer, en raison notamment de la baisse des prix de l’immobilier commercial dans certaines régions. Pour 2024, moins de family offices envisagent des ajustements significatifs, suggérant une stabilisation des stratégies après les secousses de 2023.

Family Offices 2024 : risques géopolitiques et changement climatique

Les family offices expriment des inquiétudes croissantes face aux risques géopolitiques, qui dominent les préoccupations tant à court qu’à moyen terme. L’inflation et les taux d’intérêt restent des sujets de préoccupation immédiate, mais leur impact diminue sur le long terme. En revanche, le changement climatique et les niveaux élevés de dette sont perçus comme des risques majeurs pour les cinq prochaines années, marquant un tournant dans la manière dont ces structures envisagent l’avenir. Cette prise de conscience progressive indique une sensibilité accrue aux menaces environnementales et économiques globales.

Allocations géographiques : un biais prononcé vers l’Amérique du Nord

Malgré une diversification croissante, les family offices continuent de privilégier l’Amérique du Nord dans leurs allocations géographiques. Cette région, ainsi que l’Asie-Pacifique (hors Chine), sont perçues comme les destinations les plus attractives pour les cinq prochaines années, avec plus d’un tiers des family offices prévoyant d’y accroître leurs investissements. Cependant, un biais domestique persiste, en particulier aux États-Unis, en Suisse et en Europe, où les investisseurs semblent préférer des marchés familiers malgré des opportunités globales.

Gestion active : une confiance renouvelée

Face à une divergence accrue des performances boursières, les family offices renforcent leur recours à la gestion active et à la sélection de gestionnaires pour diversifier leurs portefeuilles. Cette stratégie s’accompagne d’un intérêt croissant pour les obligations de courte durée de haute qualité, particulièrement aux États-Unis. La gestion active est perçue non seulement comme un moyen de capter des opportunités de marché, mais aussi comme un outil crucial pour naviguer dans un environnement économique incertain.

Durabilité : une priorité croissante mais encore en évolution

La durabilité s’impose progressivement comme une dimension essentielle pour les family offices, tant en termes de risque que d’opportunité. Alors que le changement climatique devient une préoccupation majeure, la durabilité est vue comme un facteur déterminant pour les portefeuilles d’investissement et les entreprises opératrices associées. Les exigences de durabilité, souvent motivées par des régulations sectorielles comme l’immobilier, poussent ces entités à rechercher des informations et des conseils plus sophistiqués. Cependant, bien que l’intérêt pour les investissements durables soit en croissance, des difficultés à mesurer l’impact freinent encore l’engagement plus profond de certains family offices.

Les family offices comme spécialistes de l’investissement

Plutôt que de s’engager dans une gamme étendue de services, de nombreux family offices se concentrent principalement sur les investissements, prenant en charge à la fois les décisions et leur exécution. Cette spécialisation permet une gestion plus ciblée des risques financiers, bien que les enjeux non financiers commencent à gagner en importance, notamment sous l’influence croissante de la durabilité. Cette évolution pourrait potentiellement redéfinir les missions de ces structures à mesure qu’elles intègrent de nouvelles préoccupations globales dans leurs stratégies d’investissement.

Philanthropie : un domaine en pleine expansion

La philanthropie devient un axe de plus en plus exploré par les family offices, en particulier dans les régions Asie-Pacifique et États-Unis. Environ un tiers des family offices cherchent à mieux comprendre et à s’engager dans des initiatives philanthropiques, intégrant parfois des approches financières innovantes telles que la finance mixte ou les financements basés sur les résultats. Cette convergence entre investissement traditionnel et philanthropie reflète une volonté croissante de combiner rendement financier et impact social.

Santé et transition énergétique : des thèmes de durabilité prioritaires

La santé, la transition vers le net zéro et les technologies vertes figurent parmi les principaux thèmes de durabilité et d’impact que les family offices souhaitent approfondir. Ces domaines offrent non seulement des opportunités d’investissement compétitives, mais permettent également de mesurer plus facilement l’impact des investissements. Cette focalisation sur des thèmes précis pourrait faciliter l’adoption de pratiques durables tout en répondant aux exigences de performance financière.

Besoin croissant de données et de conseils spécialisés

Avec la maturation du thème de la durabilité, les family offices expriment un besoin accru de données analytiques et de conseils spécialisés pour atteindre leurs objectifs en matière de durabilité et d’impact. Les difficultés à mesurer précisément l’impact des investissements restent un obstacle majeur, freinant l’allocation de fonds supplémentaires aux investissements d’impact. Par ailleurs, l’utilité des labels d’investissement durable est remise en question, ce qui souligne la nécessité d’une approche plus nuancée et d’une expertise renforcée dans ce domaine en plein essor.

A lire aussi : Tarification du carbone : les pays nordiques

Alter Equity : un nouveau fonds pour une économie plus responsable

Alter Equity

Alter Equity, pionnière et référente en investissement à impact en France, lance son troisième fonds, Alter Equity3P III, avec un premier closing de 85 millions d’euros. Ce fonds vise à soutenir des startups innovantes et à forte croissance, axées sur des pratiques de gestion responsables et des activités bénéfiques pour l’environnement et la société. En investissant entre 3 et 20 millions d’euros par entreprise, Alter Equity continue d’allier impact positif et rendement financier.

Philosophie d’Investissement

Alter Equity3P III reprend la philosophie de ses prédécesseurs, visant des startups françaises et européennes ayant un chiffre d’affaires minimum d’un million d’euros. L’objectif est de soutenir des entreprises qui, par leurs activités et pratiques de gestion, favorisent des intérêts à long terme pour les personnes et la planète. Les résultats des deux premiers fonds montrent que l’impact et le rendement financier peuvent aller de pair.

Le modèle de financement d’Alter Equity se distingue par son approche des 3P : People, Planet, Profit. Cette stratégie oriente les flux financiers vers des projets ayant une utilité collective et un impact positif tant sur le plan social qu’environnemental.

Performances et Portefeuille

Avec ses deux premiers fonds, Alter Equity a investi dans plusieurs startups greentech et sociales, parmi lesquelles :

  • Elum : Réduction du coût de construction des centrales solaires de 5%, favorisant le déploiement de l’énergie solaire.
  • Zenride : Subvention pour vélos électriques pour les salariés, développant la mobilité douce.
  • Murfy : Réparation d’électroménagers hors garantie, promouvant l’économie circulaire.
  • Ilek : Fournisseur d’électricité et de gaz 100% renouvelables, facilitant la transition énergétique.
  • Beem : Kits de panneaux photovoltaïques à installer soi-même.
  • OpenAirlines : Logiciel d’éco-pilotage des avions, réduisant les émissions de carbone.

Distinctions et reconnaissance

Huit entreprises du portefeuille d’Alter Equity ont été sélectionnées dans l’indice du Mouvement Impact France parmi les entreprises françaises à impact les plus prometteuses, comme Teale et Gojob, soulignant ainsi leur contribution significative à l’économie sociale et durable.

Cessions et Rendements

Alter Equity a déjà réalisé des cessions fructueuses, démontrant la rentabilité de son modèle d’investissement responsable. Parmi les exemples notables :

  • Innovafeed : Production de protéines durables pour l’alimentation des poissons et animaux d’élevage.
  • Eficia : Réduction de 15 à 40% de la consommation énergétique des bâtiments.
  • Enviria : Installation de panneaux solaires en Allemagne.
  • NED Energie : Distribution de panneaux solaires.
  • BoHo Green : Maquillage bio à prix accessible.
  • Wild Code School : Formation d’adultes aux métiers du digital, avec un taux de retour à l’emploi supérieur à 80%.

Ces cessions mettent en lumière l’efficacité du modèle d’Alter Equity, combinant responsabilité sociale et environnementale avec des rendements financiers attractifs.

Engagements pour l’Avenir

Depuis ses investissements, Alter Equity a contribué à éviter l’émission de 6,8 millions de tonnes de CO2eq, soit 1,8% des émissions annuelles de la France. En termes de diversité, 54% des équipes de direction des entreprises soutenues comprennent au moins une personne concernée par le genre, l’origine ethnique ou la situation de handicap.

Nouveaux objectifs du troisième fonds

Avec Alter Equity3P III, la société renforce ses exigences en matière de responsabilité. Parmi les nouveaux critères :

  • Évaluation de l’empreinte environnementale totale, incluant la biodiversité et les ressources non vivantes.
  • Formation des dirigeants aux enjeux environnementaux.
  • Stratégie de décarbonation.
  • Évaluation de la responsabilité sociétale et satisfaction sociale.
  • Inclusion de 30% de femmes dans les comités exécutifs.
  • Désignation d’un responsable de la diversité.

Alter Equity continue d’innover dans le domaine de l’investissement à impact, combinant rendement financier et responsabilité sociale et environnementale. Avec son troisième fonds, la société confirme son rôle de leader dans la finance durable, prête à intensifier son soutien à des entreprises apportant des solutions aux défis climatiques et sociaux.

« L’épargne, lorsqu’elle est orientée vers des entreprises contributrices à l’intérêt général, peut permettre de construire une société plus heureuse d’un point de vue social et plus durable d’un point de vue écologique. Nous sommes impatients et déterminés à utiliser ces capitaux pour intensifier notre soutien à des entreprises apportant des solutions à la tragédie climatique, aux autres enjeux environnementaux ainsi qu’aux défis sociaux qui nous semblent également majeurs. Nous sommes profondément reconnaissants à nos investisseurs de leur soutien continu. » indique Fanny Picard, fondatrice d’Alter Equity.

A lire aussi : Tarification du carbone : les pays nordiques