Le CAC 40 a généré plus de 145 Mds € en 2023

CAC 40
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Pour la troisième année consécutive, les entreprises du CAC 40 ont surpassé les 140 milliards d’euros de bénéfices. Malgré un chiffre d’affaires inférieur à 1 700 milliards d’euros l’année dernière.

Performances exceptionnelles des entreprises du CAC 40 en 2023

Les grands acteurs du CAC 40 ont réalisé un exploit financier en 2023. Générant des bénéfices dépassant les 145 milliards d’euros, selon les bilans annuels de 38 des 40 entreprises composant cet indice. Malgré un léger fléchissement de leur chiffre d’affaires à environ 1 710 milliards d’euros. Marquant un recul de 0,4 %, cette performance représente une hausse de 3 % par rapport à l’année précédente.

Ces résultats confirment ainsi une tendance ascendante pour la troisième année consécutive. Témoignant d’une stabilité remarquable dans un contexte économique parfois incertain. En effet, cela constitue le deuxième meilleur résultat jamais enregistré pour l’indice parisien. Surclassé uniquement par l’année 2021, marquée par un rebond spectaculaire à la suite de la crise du Covid-19. Cette résilience des grandes sociétés cotées françaises reflète leur capacité à naviguer avec succès à travers les défis économiques. Consolidant ainsi leur position sur les marchés financiers internationaux.

Des résultats contrastés pour les entreprises du CAC 40 en 2023

Dispersion des résultats : malgré un environnement économique difficile en Europe, les membres du CAC 40 ont réussi à afficher une légère progression de leurs profits en 2023. Cette performance est d’autant plus remarquable compte tenu du décrochage observé dans d’autres régions européennes. En effet, les bénéfices des entreprises du Stoxx 600 ont chuté de plus de 2 % en moyenne sur un an. Principalement en raison de la faiblesse des secteurs de l’énergie, des matériaux et des services aux collectivités. Cette tendance a également été perceptible au sein de l’indice parisien.

Toutefois, une analyse plus approfondie révèle une situation plus contrastée. En excluant TotalEnergies, Engie et ArcelorMittal, le chiffre d’affaires global des entreprises du CAC 40 a augmenté de plus de 5 % sur un an. Tandis que les profits ont progressé de près de 8 %. Cette dispersion des résultats met en évidence une véritable dichotomie entre les entreprises. Affichant les meilleures performances et les autres, comme l’observe Raphaël Thuin de Tikehau.

Réactions boursières : les réactions sur les marchés boursiers ont également reflété cette divergence croissante entre les entreprises performantes et celles en difficulté. Les sociétés ayant déçu ont enregistré des chutes importantes de leurs cours en bourse. Tandis que les belles surprises ont été récompensées. Par exemple, des entreprises telles que Edenred, Dassault Systèmes ou Teleperformance ont vu leurs actions chuter de plus de 10 % après la publication de leurs résultats, tandis que Capgemini, Bouygues, Thalès et Air Liquide ont été saluées pour leurs performances, avec des hausses significatives de leurs cours. Cette dynamique illustre la complexité du marché et la nécessité pour les investisseurs de surveiller attentivement les performances individuelles des entreprises.

Bilans robustes

Les variations de valorisations au sein du CAC 40 sont très significatives, même au sein d’un même secteur. Dans le domaine du luxe, par exemple, Hermès affiche un ratio cours/bénéfices de plus de 50, un record à la Bourse de Paris. LVMH se situe au-dessus de 25, un niveau similaire à celui d’Air Liquide et de Schneider Electric, tandis que Kering descend à 16. La moyenne du CAC 40 se situe à 13,6, affectée par des secteurs très rentables mais à faible croissance potentielle. TotalEnergies se négocie ainsi à 7,2 fois ses bénéfices attendus, BNP Paribas à moins de 6,5 fois et Stellantis à 4,5 fois. Malgré cela, ces trois groupes sont les seuls à dépasser les 10 milliards d’euros de profits annuels aux côtés de LVMH.

Ces évaluations conservatrices offrent une marge de progression à l’indice CAC 40, tandis que les bénéfices considérables permettent aux leaders français d’envisager l’avenir avec confiance. “La génération de trésorerie est très forte et les bilans sont solides”, observe Guillaume Laconi. Les poids lourds du marché peuvent ainsi faire preuve de souplesse et combiner investissements, retour aux actionnaires et croissance externe. Plus de la moitié des entreprises du CAC 40 ont réduit leur endettement net au cours de l’année écoulée ou augmenté leur trésorerie disponible. “De nombreuses entreprises cherchent à accélérer les acquisitions, mais il reste à voir si elles peuvent s’entendre avec les vendeurs sur le prix et faire face à la concurrence des fonds de private equity”, estime-t-il.

Les prévisions optimistes des grandes entreprises cotées se matérialiseront-elles cette année ? Beaucoup misent sur une amélioration au second semestre, stimulée par une reprise économique en Europe et aux États-Unis. Cependant, ces perspectives demeurent incertaines et dépendront notamment de l’évolution des politiques monétaires de la BCE et de la Fed.

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Une pyramide de Ponzi perturbe le quartier financier Londonien

Asset Managers
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La pyramide de Ponzi, rendu célèbre par Bernard Madoff, affecte le secteur financier britannique, touchant principalement des retraités et des personnes handicapées. Le marché des “obligations toxiques” pour les particuliers en subit les conséquences.

Pyramide de Ponzi et victimes dépouillées de millions

Un scandale financier éclate au cœur de la City londonienne. Touchant 11 600 victimes, principalement des retraités et des personnes handicapées. Ils ont été dépouillés de 237 millions de livres sterling (280 millions d’euros) par London Capital & Finance (LCF). Les investisseurs, pensant avoir placé leur argent en toute sécurité, avaient souscrit à des “mini-obligations”. Des titres de dette à rendement élevé destinés au grand public. Ces produits, non négociables sur un marché secondaire, ont enchaîné les investisseurs à leurs placements.

LCF proposait des rendements alléchants, atteignant 8 % à une époque où les taux d’intérêt sur la dette d’État britannique étaient inférieurs à 1 %. La Financial Conduct Authority (FCA), alertée, a enquêté sur LCF et a rapidement découvert des activités frauduleuses. Contrainte de cesser ses activités, la société et ses dirigeants font aujourd’hui l’objet de poursuites judiciaires. La justice britannique qualifie leurs agissements d’arnaque à la Madoff. Une variante de la pyramide de Ponzi. Pour payer les intérêts aux détenteurs d’obligations, ils ont puisé dans les fonds d’autres clients. Créant ainsi une illusion de viabilité financière.

Fraude, luxe et réparations pour les victimes dépouillées

Les organisateurs présumés de cette fraude, dont l’ancien dirigeant Michael Andy Thomson. Qui nie toute malversation. Accusés d’avoir détourné une partie des fonds collectés pour acheter des voitures de luxe (Porsche, Rolls-Royce). Et des montres (Rolex, Patek Philippe). Le procès devrait se prolonger pendant plusieurs mois. Le fonds public d’indemnisation du Financial Services Compensation Scheme a déjà versé 58 millions de livres aux victimes, et le Trésor a ajouté 117 millions de livres supplémentaires.

Les auteurs de fraudes financières encourent jusqu’à sept ans de prison en cas d’escroquerie massive. La justice peut être sévère, d’autant plus que la City est déjà ébranlée par le Brexit. Les “mini-bonds”, qui ont connu une montée en puissance à une époque de taux d’intérêt bas, ont facilité la transition des “junk bonds” (titres risqués à haut rendement) des professionnels vers les particuliers, avec tous les risques potentiels d’abus.

Bien que les émetteurs de ces obligations n’aient pas eu besoin d’être enregistrés auprès du régulateur, la promotion et la publicité étaient soumises à des règles strictes. Notamment en matière de divulgation des risques et des frais. En 2020, la FCA a interdit la publicité des “mini-bonds” auprès des particuliers, sauf pour ceux ayant un certain niveau de richesse ou de connaissances financières appropriées, suite aux risques et controverses inhérents à ces produits, comme l’a illustré l’affaire LCF.

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Impact des restructurations sur les résultats de Schroders

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L’année dernière, le groupe de gestion britannique Schroders a initié des réductions de coûts. Dans un secteur continuellement confronté à une pression concurrentielle intense.

Les résultats impactés de Schroders : pression concurrentielle

La compétition continue de faire des ravages dans le secteur de la gestion d’actifs. Schroders, premier gestionnaire d’actifs coté au Royaume-Uni, vient de divulguer des résultats 2023 impactés par des restructurations. Au total, des charges supplémentaires de 86 millions de livres sterling (100 millions d’euros) ont pesé sur le bénéfice, entraînant une baisse de 21 % du résultat net à 403 millions de livres sterling à la fin de décembre. Pour s’adapter, Schroders cherche à réduire son activité dans les produits traditionnels de gestion active afin de se concentrer davantage sur la gestion de patrimoine et les actifs privés.

« Nous cherchons constamment des moyens d’améliorer notre efficacité », a expliqué le groupe. Ces efforts se sont concrétisés l’an dernier par une réduction de la surface de bureau, une rationalisation de l’informatique, un transfert de personnel vers la gestion privée, ainsi que la suppression d’environ 120 postes. Depuis le début de l’année, des entreprises comme BlackRock aux États-Unis et abrdn au Royaume-Uni ont également annoncé des licenciements pour rester compétitives.

Stratégie : concentration sur les actifs privés

Redirection stratégique chez Schroders vers les actifs privés et la gestion de fortune” Schroders cherche depuis 2016 à réorienter ses activités en réduisant son exposition aux produits traditionnels de gestion active au profit de la gestion de fortune et des actifs privés, tels que le capital-investissement, la dette privée, l’immobilier et l’infrastructure. Ces secteurs offrent des rendements plus élevés, tandis que les fonds traditionnels sont concurrencés par la croissance rapide des ETF à faible coût.

BlackRock et Amundi, leaders mondiaux dans le domaine, ont récemment élargi leur offre d’actifs privés pour réduire leur dépendance aux actifs cotés. Bien que les actifs privés ne représentent que 21 % des encours des sociétés de gestion, ils contribuent à hauteur de 55 % de leurs revenus, selon le Boston Consulting Group.

L’an dernier, Schroders a enregistré une décollecte de 13,4 milliards de livres dans les fonds actifs et les mandats de gestion, largement compensée par une collecte de 23 milliards de livres dans la gestion de fortune et les actifs privés. En conséquence, les encours sous gestion ont augmenté de 2 % pour atteindre 750,6 milliards de livres. Les activités de marché privé, de gestion de fortune et de solutions spécifiques d’investissement et de conseil sont désormais les principaux moteurs de croissance du groupe, représentant 56 % des actifs sous gestion et 48 % des revenus opérationnels, contre 31 % en 2016.

Cette réorientation stratégique est saluée par la communauté financière, bien que le titre ait connu une légère hausse de près de 3 % à la publication des résultats, il demeure en baisse de 8,5 % depuis le début de l’année et de 40 % depuis son pic en septembre 2021.

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Fidelity International réduit ses effectifs

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En éliminant 1 000 postes, Fidelity International se joint aux nombreuses sociétés de gestion ayant récemment réduit leurs coûts.

Fidelity International annonce des licenciements massifs

Les compressions budgétaires se généralisent dans le secteur de la gestion d’actifs. Fidelity International vient d’annoncer à son tour une série de licenciements. Un total de mille postes, représentant environ 9 % de sa main-d’œuvre, seront supprimés au cours de l’année. Aucune fonction ni région ne sera épargnée, a prévenu l’entreprise dans un communiqué interne.

« Cela nous permettra d’assurer une meilleure résilience à l’avenir, compte tenu du contexte économique difficile, tout en nous offrant une marge de manœuvre supplémentaire et une agilité pour innover, investir et mieux servir nos clients », a déclaré le groupe. Il envisage également de réorienter ses investissements vers des projets qui ne font pas partie de ses activités principales.

En cours de restructuration

Peu après la nomination de Keith Metters à la présidence de l’entreprise en remplacement d’Anne Richards, Fidelity International annonce des licenciements. L’entreprise, indépendante du groupe américain Fidelity Investments depuis 1980, gérait 776 milliards de dollars à la fin de décembre, couvrant divers secteurs tels que les actions, les obligations, l’immobilier et les solutions de multigestion.

Ces derniers mois, plusieurs annonces similaires ont émané du secteur de la gestion d’actifs. Des entreprises américaines comme Wellington Management, T. Rowe Price Group et BlackRock, ainsi que des sociétés britanniques telles que abrdn et Schroders, ont également réduit leurs effectifs pour rester compétitives.

Suite à une année 2022 difficile pour les actions et les obligations, les sociétés de gestion ont subi les effets de l’attrait des investisseurs pour les produits monétaires. Offrant des rendements élevés avec un risque quasi-nul. Les fonds de trésorerie engendrent des frais de gestion beaucoup moins élevés pour les gestionnaires d’actifs que les fonds à long terme.

De plus, la concurrence des produits à faible coût, comme les ETF (fonds négociés en bourse), qui offrent également des marges réduites, a eu un impact sur les fonds gérés de manière active. En outre, le secteur a dû faire face à des augmentations de coûts. Notamment en termes de salaires, et a dû consentir à d’importants investissements. Pour se conformer à une réglementation de plus en plus stricte.

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Le PDG de Vanguard prend sa retraite

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En l’espace de six ans à la tête du numéro deux mondial de la gestion d’actifs (Vanguard), Tim Buckley a vu les actifs sous gestion augmenter de 80 %. Pour atteindre 9 000 milliards de dollars. Cependant, cette croissance s’est réalisée au détriment des investissements technologiques et de la qualité du service client. Alors que les préoccupations ESG ont été négligées, suscitant des reproches de la part des investisseurs.

Changement de direction chez Vanguard : départ du directeur général

Vanguard, le deuxième plus grand gestionnaire d’actifs au monde, entre dans une nouvelle phase. Alors que son directeur général depuis six ans, Tim Buckley, annonce son départ à la fin de l’année. Le groupe est à la recherche de son successeur, envisageant des candidats internes ou externes. Greg Davis, actuel directeur des investissements, a été nommé président.

Le bilan de Tim Buckley, vétéran chez Vanguard depuis 33 ans, est remarquable. Avec une augmentation des actifs sous gestion de 80 % en six ans. Atteignant près de 9 000 milliards de dollars. Ce succès est attribué en grande partie à la popularité croissante des ETF. Des produits à faible coût qui suivent généralement les indices boursiers et ont gagné en préférence par rapport aux fonds traditionnels gérés de manière active et plus coûteux.

Condamné pour des erreurs


Cependant, cette quête de compétitivité à tout prix a eu des répercussions négatives sur les investissements essentiels dans les technologies et le service client. Les obligations réglementaires en ont souffert. Comme en témoigne la condamnation de Vanguard par la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) en juin dernier. Cette condamnation fait suite à des erreurs relevées dans 8,5 millions de comptes clients (sur un total de 50 millions). En effet, le groupe a surestimé les prévisions de rendements et de revenus annuels pour 9 de ses fonds monétaires pendant près d’un an en 2019.

Vanguard présente une structure actionnariale atypique dans le domaine de la gestion d’actifs. La société est détenue par ses fonds d’investissement. Ce qui signifie que ses clients sont en réalité les propriétaires du groupe. Cette particularité lui a permis de réinvestir ses bénéfices dans la réduction des frais facturés aux investisseurs. Exerçant ainsi une pression sur ses concurrents pour qu’ils abaissent également leurs frais.

Vanguard face aux défis climatiques

Le sujet du climat a également suscité des désaccords potentiels. Vanguard a affiché une attitude généralement hostile envers les investissements ESG (respectant les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance), allant même jusqu’à quitter l’Alliance pour le climat (NZAM) fin 2022. Leur engagement lors des assemblées générales sur cette question est demeuré minimal. Cette position a évité à Vanguard les critiques du camp républicain, qui considère que les investissements ESG sont préjudiciables aux investisseurs, mais a suscité des reproches de la part des démocrates.

Contrairement à BlackRock et d’autres acteurs qui ont lancé des ETF sur le bitcoin en début d’année, Vanguard a également choisi de ne pas suivre cette tendance, estimant que les cryptomonnaies étaient plus spéculatives qu’investissement. En outre, le groupe n’a que peu investi dans le domaine lucratif des actifs non cotés, contrairement à son concurrent BlackRock, qui a récemment renforcé sa position dans ce secteur grâce à une acquisition de 12,5 milliards de dollars. Enfin, ces dernières années, Vanguard a développé une activité de conseil financier.

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Le devoir de vigilance européen rejeté

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Le Conseil Européen vient de rejeter, faute de majorité qualifiée, la directive sur le devoir de vigilance européen. Ce recul majeur pour les réglementations sociales et environnementales européennes intervient sur fond de lobbying intensif des acteurs économiques européens. Découvrez les tenants et aboutissants de cette décision controversée qui impacte directement la responsabilité des entreprises envers les droits humains et l’environnement.

Un revers inattendu à Bruxelles

Dans un revirement inédit, le COREPER n’a pas pu dégager de majorité pour voter la CSDDD, la directive européenne sur le devoir de vigilance. Ce texte devait rendre les entreprises responsables des atteintes aux droits humains et à l’environnement sur toute leur chaîne de valeur. Malgré un accord préalable en trilogue en décembre dernier, le texte n’a pas réussi à passer le vote, suscitant une onde de choc au sein des milieux politiques et associatifs européens.

La pression des intérêts économiques et politiques

Depuis plusieurs semaines, le projet de directive était l’objet de vives critiques et d’une opposition farouche de la part de certains États membres et lobbies économiques. Des intérêts nationaux et économiques ont pesé sur la décision, entraînant le blocage du texte. Le gouvernement allemand a ouvert la voie en annonçant son abstention, suivi par d’autres pays, dont la France, demandant à la dernière minute des modifications substantielles au texte initial.

Les conséquences d’un blocage politique

Ce blocage a suscité l’indignation et la déception au sein des institutions européennes et des organisations de la société civile. Les acteurs engagés dans la promotion des droits humains et de l’environnement dénoncent un recul significatif dans la protection des populations vulnérables et de la planète. L’absence de cadre juridique clair risque d’affaiblir la responsabilité des entreprises et de compromettre les avancées vers une économie plus durable et respectueuse des droits fondamentaux.

Un espoir fragile pour l’avenir

Malgré ce revers, certains restent optimistes quant à la possibilité de trouver un compromis. Les négociations se poursuivent dans l’espoir de dégager une majorité au Conseil. Cependant, le temps est compté, et l’avenir de la directive demeure incertain. La pression reste forte pour que l’Europe adopte des mesures ambitieuses en faveur de la transition écologique et sociale. À défaut, le risque est de compromettre sérieusement les efforts entrepris pour un avenir plus juste et durable pour tous.

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Tikehau European Sovereignty Fund

nouveau fonds
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Tikehau Capital, un acteur majeur dans le domaine de la gestion d’actifs alternatifs, annonce le lancement de son nouveau fonds : Tikehau European Sovereignty Fund. Cette initiative vise à soutenir la souveraineté européenne en investissant dans des entreprises de haute qualité qui contribuent à renforcer l’autonomie du continent. Découvrez comment ce fonds d’investissement s’inscrit dans une démarche stratégique visant à promouvoir la résilience économique et la transition vers une économie plus durable en Europe.

Le financement de l’économie européenne, ancré dans l’ADN de Tikehau Capital

La pandémie de Covid-19 et les tensions géopolitiques récentes ont mis en évidence la nécessité pour l’Europe de renforcer sa résilience et son autonomie. Tikehau Capital, présent en Europe depuis 2004, est convaincu que la souveraineté européenne est une opportunité d’investissement majeure. Le nouveau fonds actions, Tikehau European Sovereignty Fund, s’engage à investir dans des entreprises qui contribuent à cette tendance séculaire, tout en offrant un potentiel de rendement attrayant.

Contribuer à la souveraineté européenne à travers une stratégie actions de conviction

Tikehau European Sovereignty Fund se concentre sur un portefeuille d’entreprises européennes de haute qualité. Sélectionnées pour leur contribution à la souveraineté européenne. Environ 40 à 50 entreprises seront incluses dans le fonds. Offrant ainsi une diversification adéquate et un potentiel de croissance à long terme. En outre, le fonds est classé Article 8 de la SFDR, reflétant l’engagement de Tikehau Capital en matière d’investissement responsable.

Selon Raphaël Thuin, directeur des stratégies de marchés de capitaux chez Tikehau Capital :

« Investir dans la souveraineté européenne représente une opportunité unique de s’engager activement dans la dynamique impulsée par les récentes initiatives européennes, visant à remédier aux dépendances stratégiques. »

Les thèmes d’investissement soutenant la souveraineté européenne

Tikehau European Sovereignty Fund cible des thèmes d’investissement clés qui contribuent à renforcer la souveraineté européenne :

  • L’autonomie industrielle : encourager les chaînes de valeur locales et l’innovation dans des secteurs stratégiques.
  • La compétitivité digitale : soutenir les initiatives visant à combler le retard technologique de l’Europe.
  • L’autonomie en matière de santé : promouvoir l’innovation médicale et réduire la dépendance vis-à-vis des importations de médicaments.
  • La défense : soutenir l’augmentation des dépenses militaires pour faire face aux nouveaux défis géopolitiques.
  • La transition écologique : investir dans des infrastructures durables pour atteindre les objectifs de neutralité carbone.

Un engagement en faveur d’une Europe plus autonome et compétitive

Tikehau European Sovereignty Fund offre aux investisseurs une opportunité de participer à la construction d’une Europe plus résiliente et durable. Grâce à sa stratégie d’investissement ciblée sur les entreprises contribuant à la souveraineté européenne. Ce fonds incarne l’engagement de Tikehau Capital en faveur d’une croissance économique durable et responsable.

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Semi-conducteurs et électrification : je t’aime moi non plus ?

transport
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La révolution automobile s’accompagne d’une transformation sans précédent, mais les constructeurs ont dû affronter une série de défis ces dernières années. Cependant, l’adoption croissante des véhicules électriques (VE) ouvre de nouvelles opportunités, notamment pour les fabricants de semi-conducteurs. Découvrez pourquoi cette industrie cruciale est au cœur de la transition vers une mobilité plus verte.

L’importance cruciale des semi-conducteurs dans la révolution automobile

Les semi-conducteurs sont au cœur des préoccupations depuis la crise des pénuries de composants en 2022. Malgré les défis récents, ces petites pièces électroniques jouent un rôle essentiel dans l’électrification des véhicules, avec une demande croissante dans ce domaine. Découvrez les facteurs qui soutiennent la croissance des fabricants de semi-conducteurs.

Une thématique représentée dans la stratégie d’Amplegest Digital Leaders

Amplegest Digital Leaders investit dans les leaders européens du secteur des semi-conducteurs, anticipant une croissance soutenue dans un contexte d’électrification automobile. Malgré les fluctuations récentes du marché, la confiance dans les perspectives à long terme reste forte. Explorez les opportunités offertes par ce secteur dynamique.

Une transition inévitable vers une mobilité plus verte

La transition vers des véhicules électriques est inéluctable, et les semi-conducteurs jouent un rôle central dans cette évolution. Malgré les défis actuels, les perspectives à long terme restent positives pour les fabricants de semi-conducteurs. Avec une stratégie bien pensée, les investisseurs peuvent tirer parti de cette tendance majeure.

À PROPOS D’AMPLEGEST

Amplegest, société de gestion indépendante, offre une expertise solide dans la gestion d’actifs et la gestion privée. Avec une approche axée sur les résultats à long terme, Amplegest est un partenaire de confiance pour les investisseurs institutionnels et privés à la recherche de performances durables.

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ODD 2 et éradication de la faim

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Le Salon International de l’Agriculture à Paris offre-t-il une chance de transformer le système alimentaire mondial ? Malgré les crises, les géants de l’agroalimentaire ne contribuent pas efficacement à l’éradication de la faim (ODD 2). Tout comme les principaux négociants en matières premières agricoles. Pour atteindre les objectifs de l’ONU d’ici 2030, une attention particulière à l’ODD 2 est nécessaire. Car il est crucial pour le succès des autres objectifs.

ODD : transformer le système alimentaire mondial

Dans un contexte de crises alimentaires mondiales exacerbées par des événements tels que la pandémie de COVID-19, l’invasion de l’Ukraine et la crise énergétique. L’impératif de transformer le système alimentaire mondial devient de plus en plus pressant. La nécessité de cette transformation est d’autant plus criante lorsque l’on considère les persistantes problématiques de malnutrition et de famine signalées par des organisations telles que la FAO. Face à une population mondiale croissante et à des ressources planétaires limitées. Il est devenu crucial de développer des méthodes de production alimentaire plus résilientes.

L’objectif de développement durable (ODD) 2 : un engagement vital pour l’humanité

L’ODD 2, communément appelé “Faim Zéro”, représente une ambition cruciale pour le bien-être de l’humanité. En effet, cet objectif ne se limite pas à éliminer la faim, mais s’étend à garantir la sécurité alimentaire. Également à améliorer la nutrition et à promouvoir des pratiques agricoles durables et équitables. Il s’agit d’un pilier essentiel parmi les 17 ODD fixés par les Nations Unies en 2016. Offrant ainsi un cadre pour un avenir plus durable et équitable pour tous.

Analyse des principaux acteurs de l’industrie alimentaire : défis et perspectives

Malgré leur rôle central dans le paysage alimentaire mondial. Les principaux acteurs de l’industrie alimentaire font face à des défis majeurs pour contribuer à l’ODD 2. Une analyse approfondie des 6 principaux producteurs mondiaux de produits alimentaires révèle une réalité troublante :

Aucune de ces entreprises ne parvient à aligner efficacement ses activités avec l’objectif de Faim Zéro.

Les actions philanthropiques temporaires et les politiques d’approvisionnement responsable. Bien que louables, ne suffisent pas à générer des impacts positifs durables. Ainsi, il devient impératif de repenser les stratégies et les pratiques de ces entreprises pour véritablement contribuer à l’éradication de la faim dans le monde.

Intentionnalité et théorie du changement pour éviter le greenwashing

Lorsqu’il s’agit d’évaluer si une entreprise intègre véritablement la génération d’impact positif dans son modèle d’affaires. La théorie du changement (ToC) devient un outil essentiel. La ToC est une méthodologie clé de gestion d’impact utilisée par les entreprises pour planifier et évaluer leurs actions en faveur du changement social et environnemental.

Par exemple, certaines entreprises mettent en place des initiatives visant à encourager les agriculteurs à adopter des pratiques plus durables. Les résultats de ces initiatives sont souvent présentés en termes d’économies de ressources telles que l’eau. L’énergie et les produits agrochimiques, ou en termes d’externalités négatives évitées comme les émissions, la pollution, les déchets et la déforestation. Toutefois, pour démontrer l’efficacité de ces mesures, les entreprises doivent les faire auditer par des tiers indépendants. Ou publier des preuves de collaboration avec des experts externes.

Malheureusement, ces preuves sont rarement publiées, ce qui limite l’évaluation de la pertinence et de l’impact réel de ces mesures. Cette opacité rend souvent difficile l’établissement d’un lien direct entre l’intégration de la création d’un impact positif dans le modèle économique d’une entreprise et ses activités.

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Matérialité financière pour évaluer l’importance des initiatives

L’analyse de la matérialité financière constitue la dernière étape de la méthodologie d’évaluation des contributions positives des entreprises. Son objectif est de déterminer si ces initiatives ont une importance économique significative au sein des activités globales des entreprises. Cette matérialité est habituellement mesurée en pourcentage du chiffre d’affaires, des investissements ou des actifs, en fonction du type d’impact positif.

Il s’agit donc de déterminer dans quelle mesure ces initiatives positives sont véritablement intégrées et soutenues par les modèles d’affaires des entreprises évaluées. Cependant, le manque de données financières détaillées dans leurs publications rend difficile une estimation précise de la matérialité de leurs impacts. Par exemple, bien que Nestlé vende des produits de nutrition infantile potentiellement liés à l’Objectif de Développement Durable (ODD) 2, faute de publication du chiffre d’affaires associé, il n’est pas possible d’évaluer la matérialité financière de ces produits.

Perspectives sur les impacts potentiels et les défis de l’industrie agroalimentaire

Les analyses révèlent les lacunes préoccupantes des multinationales leaders de l’industrie agroalimentaire en termes de contribution à l’ODD 2, visant à éliminer la faim, garantir la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir des pratiques agricoles durables et équitables. Malgré la mise en avant de politiques en matière d’agriculture régénérative, de nutrition et de solidarité, ces entreprises ne participent généralement pas à la réalisation de cet objectif. Au mieux, elles atténuent leurs impacts négatifs.

Le potentiel de génération d’impacts positifs se trouve probablement chez les acteurs qui simplifient la chaîne agroalimentaire en favorisant les circuits courts et en diminuant les produits transformés. Une attention accrue doit également être portée aux négociants en matières premières agricoles, souvent méconnus mais jouant un rôle crucial dans la filière agroalimentaire. Pour transformer véritablement l’industrie vers un modèle plus durable, il est essentiel de porter une attention accrue à ces acteurs majeurs et d’élaborer des stratégies claires et transparentes répondant aux besoins des parties prenantes tout au long de la chaîne de valeur.

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L’ERAFP : Investir dans le long terme avec responsabilité

ERAFP
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En tant qu’investisseur de long terme, l’ERAFP (Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique) s’engage à agir dans l’intérêt à long terme des bénéficiaires du régime de retraite. Depuis sa création, l’ERAFP est convaincu que les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance d’entreprise (ESG) peuvent avoir un impact significatif sur la performance des portefeuilles d’investissement. Renforçant ainsi la capacité du régime à honorer ses engagements envers les bénéficiaires.

Un engagement responsable depuis 2006

Dès 2006, l’ERAFP est devenu signataire des Principes pour l’Investissement Responsable (PRI) des Nations Unies. Cette adhésion s’inscrit dans une politique d’investissement socialement responsable (ISR) cohérente avec les PRI. Ainsi, l’ERAFP s’engage à prendre en compte les critères ESG dans ses processus d’analyse et de décision en matière d’investissements. A intégrer ces critères dans ses politiques et pratiques en tant qu’actionnaire, et à promouvoir l’acceptation et l’application des Principes auprès des acteurs de la gestion d’actifs.

Relations avec les sociétés de gestion

Les investissements en actions de l’ERAFP sont réalisés à travers des fonds communs de placements (FCP). Gérés par des sociétés de gestion. Bien que l’ERAFP ne détienne pas directement les titres en portefeuille. Elle veille à ce que les sociétés de gestion intègrent le Dispositif ISR de l’ERAFP dans leurs mandats de gestion. De plus, pour encourager l’exercice des droits de vote attachés aux titres en portefeuille, l’ERAFP a mis en place des lignes directrices pour l’engagement actionnarial.

Un actionnariat minoritaire engagé

L’ERAFP reste un actionnaire minoritaire, n’ayant pas vocation à être représenté dans les organes de gouvernance des entreprises. Toutefois, elle demeure engagée dans la promotion de pratiques responsables au sein des entreprises dans lesquelles elle investit.

Une approche de suivi des controverses

En 2016, l’ERAFP a enrichi son approche ISR en mettant en place un mécanisme de suivi approfondi des controverses. Cela témoigne de son engagement à adapter ses pratiques d’investissement aux évolutions du contexte extra-financier, tout en diversifiant ses investissements.

Engagement continu envers la responsabilité sociale et environnementale

Dans sa quête pour investir de manière responsable, l’ERAFP poursuit son engagement envers la transparence. Mais aussi la conformité aux normes internationales en matière de droits de l’homme, de conditions de travail et d’environnement.

L’ERAFP encourage les sociétés de gestion à suivre les controverses auxquelles les émetteurs peuvent être exposés. En particulier en ce qui concerne les violations avérées des principes fondamentaux tels que la déclaration universelle des droits de l’homme, la déclaration de l’OIT sur les principes et droits fondamentaux au travail, et d’autres conventions des Nations Unies.

L’accès à une information suffisante sur les politiques environnementales, sociales et de gouvernance des entreprises est essentiel pour évaluer leur performance ESG. L’ERAFP encourage donc les normes-cadres de reddition de comptes telles que la Global Reporting Initiative (GRI) et le Carbon Disclosure Project (CDP).

Conformité au droit national et international

L’ERAFP rappelle son attachement au respect du droit international. Notamment des principes de l’OIT, soulignant leur impact positif sur les conditions de travail et le développement économique des communautés locales. Elle encourage également le dialogue continu avec les parties prenantes internes et externes. Considérant cela comme un levier de performance durable pour les entreprises.

Promotion de la transparence et de la responsabilité fiscale

L’ERAFP, en tant qu’investisseur attaché au service public, exprime sa préoccupation concernant l’évasion fiscale et l’optimisation fiscale agressive. Elle constate que ces pratiques sont favorisées par certains territoires considérés comme des paradis fiscaux. Ainsi, l’ERAFP soutient les initiatives visant à promouvoir la transparence financière. Notamment par un reporting financier pays par pays des entreprises.

Elle encourage également les entreprises à payer leurs impôts dans les pays où elles opèrent. Produisent ou commercialisent leurs produits et services. En 2024, l’ERAFP a décidé d’intégrer la Convention multilatérale pour faciliter la mise en œuvre de la règle d’assujettissement à l’impôt au titre de l’impôt minimum mondial de l’OCDE. Cette décision s’inscrit dans sa volonté de promouvoir des pratiques de transparence fiscale à l’échelle internationale.

Engagement de l’ERAFP en faveur du développement durable

L’ERAFP se réjouit de l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Par les 193 États membres de l’ONU, ainsi que de l’Accord de Paris sur le changement climatique. Elle encourage les entreprises à se mobiliser autour des Objectifs de Développement Durable (ODD) et à respecter l’Accord de Paris. En tant qu’investisseur de long terme, l’ERAFP intègre les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans ses décisions d’investissement. Elle encourage les entreprises à adopter des stratégies durables et responsables. Prenant en compte les impacts économiques, sociaux et environnementaux à court, moyen et long terme. Ainsi, elle favorise les entreprises qui s’engagent à atteindre la neutralité carbone et qui intègrent la biodiversité dans leurs activités.

L’ERAFP considère la recherche de l’intérêt général comme primordiale dans sa politique de placement. Elle promeut des stratégies d’entreprise intégrant les impacts économiques, sociaux et environnementaux à court, moyen et long terme. Sa politique de placement prend en compte des critères ESG pour évaluer la performance des entreprises. L’ERAFP s’attache également à promouvoir une répartition équitable de la valeur ajoutée entre les différents acteurs. Notamment en encourageant la notion de “dividende responsable”. Elle soutient les politiques de rémunération des dirigeants incitant à l’amélioration des pratiques sociales et environnementales de l’entreprise.

L’intérêt général au coeur de la politique

L’ERAFP énonce une politique de vote organisée autour de sept thèmes principaux. Notamment l’approbation des comptes et de la gestion, la bonne gouvernance, la rémunération des dirigeants et les résolutions externes. Cette politique met l’accent sur la transparence financière. La lutte contre le changement climatique et la promotion des Objectifs de Développement Durable (ODD). L’ERAFP prend en considération ces critères dans ses décisions de vote lors des assemblées générales des sociétés cotées.

L’Établissement de Retraite Additionnelle de la Fonction Publique (ERAFP) se positionne fermement en faveur de la transparence et d’une gouvernance responsable au sein des entreprises. Dans un contexte où les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) prennent une place de plus en plus prépondérante dans les décisions d’investissement, l’ERAFP encourage activement les pratiques de reporting détaillé et la mise en place de mécanismes de contrôle efficaces.

Transparence pays par pays : Un impératif pour l’ERAFP

L’ERAFP insiste sur l’importance d’un reporting pays par pays dans tous les secteurs. Elle met en lumière la nécessité pour les sociétés du secteur extractif et forestier de déclarer de manière transparente les paiements significatifs effectués aux gouvernements des pays où elles opèrent. Ce type de transparence permet aux investisseurs de mieux évaluer les risques liés à leurs investissements et de favoriser une gouvernance responsable. De plus, l’ERAFP souligne l’importance de respecter les normes internationales telles que celles établies par l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) ainsi que les exigences de la Directive européenne sur la transparence des industries extractives.

Reporting extra-financier : Un prérequis pour une gestion responsable

Outre le reporting financier, l’ERAFP insiste sur l’importance d’un reporting extra-financier détaillé et crédible. Ce dernier permet d’évaluer de manière réaliste les impacts environnementaux et sociaux d’une entreprise ainsi que les politiques et mesures mises en place pour les maîtriser. Un tel reporting contribue à renforcer la confiance des investisseurs envers les entreprises et favorise une gestion responsable des activités.

ERAFP : Conventions réglementées

Les conventions réglementées constituent un sujet majeur où les actionnaires doivent se prononcer sur des contrats signés avec des parties liées. L’ERAFP insiste sur l’importance de fournir aux actionnaires toutes les informations nécessaires pour évaluer ces conventions, conformément aux exigences légales. Elle encourage également une clarté et une justification stratégique des conventions, afin de garantir l’intérêt de tous les actionnaires.

Renouvellement du conseil ERAFP : vers plus de diversité et d’indépendance

L’ERAFP promeut activement la diversité au sein des conseils d’administration, notamment en ce qui concerne la représentation des femmes. Elle encourage les entreprises à viser un objectif significatif de représentation féminine au sein de leur conseil. De plus, elle insiste sur l’importance de l’indépendance des administrateurs, en particulier dans les comités spécialisés tels que le comité d’audit, de nomination et de rémunération.

Dans le cadre de sa politique d’investissement responsable, l’ERAFP place le respect des actionnaires de long terme au cœur de ses préoccupations. En accord avec cette vision, la gestion des fonds propres et les opérations en capital sont guidées par des principes visant à garantir la primauté aux investissements et l’équité dans la distribution des bénéfices.

Approfondir la lecture avec cet article : Devoir de vigilance Européen is dead