Devoir de vigilance Européen is dead 

Devoir de vigilance
Devoir de vigilance

Bertrand DESMIER exprime la déception face aux actions contre la CS3D, soulignant l’importance de passer à l’action concrète en matière de RSE. Eric Fromant met en garde contre la résistance au changement et insiste sur la nécessité de réformes douces pour une transition réussie. Bruno Boggiani souligne les difficultés politiques autour de la CSDDD et critique la proposition française d’augmenter le seuil des entreprises concernées.


Bertrand DESMIER, senior advisor nous dit :

“Coup dur pour les entreprises responsables” a déclaré Philippe Zaouati, coups bas des lobbies économiques et politiques contre la CS3D qui complétait le dispositif engendré par la CSRD.

Complétait parce que littéralement, la CSRD invite à communiquer quand la CS3D invitait à agir.

Maintenant, nous verrons comment les entreprises responsables vont s’emparer de la CSRD, vont mettre en œuvre la RSE intégrée et pilotée. Au-delà du reporting, elle constitue bien un véritable levier de transformation, d’engagement sur la voie de la transitionécologique et sociale, avec prise en compte de la supplychain.

 Hans Jonas doit se retourner dans sa tombe et pour toutes celles et ceux qui suivent et essaient de mettre en œuvre son Principe Responsabilité, c’est un jour bien triste.« Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur Terre. »

Eric Fromant nous dit :

Quand on ne veut pas s’adapter à un monde qui change parce qu’on croit pouvoir faire durer ce dont on a abusivement profité… La chute n’en sera que plus dure !
Plus personne ne peut contrôler les forces qui, désormais, font évoluer le monde. Ce n’est qu’une question de temps pour un remise à plat. L’avenir est sombre, car quand on on ne veut pas de réformes douces, l’Histoire montre qu’on a des chocs violents.
Et pourquoi donc vouloir appuyer sur le frein quand de nombreux exemples (voir “L’Économie circulaire pour les Nuls”) qu’on peut gagner encore plus d’argent en changeant de modèle ? Le confort et la griserie de l’exercice du pouvoir ?

Bruno Boggiani, expert risque et ESG nous indique :

La conférence de presse sur la CSDDD vient de s’achever – Lara Wolters (rapporteure) a été relativement explicite. Les principaux points à retenir de la discussion :Les décideurs politiques s’efforcent toujours de faire passer la directive sur la ligne d’arrivée avant les élections. Cela va être surement diffcile

Le comportement irresponsable d’une minorité d’entreprises et de certains États membres reflète un mépris flagrant du Parlement européen et de la prise de décision démocratique au sein de l’Europe. Il est nécessaire de clarifier la position exacte du Conseil au sujet de la CSDDD. qui n’est pas très clair.
Nous assistons plus à un jeu politique. Jusqu’à présent, il n’y a pas de proposition concrète du Conseil qui ferait des suggestions spécifiques ou présenterait des solutions.

La proposition française d’un nouveau seuil qui a été rendue publique plus tôt aujourd’hui (5000 salariés au lieu de 500) ne reflète aucune proposition formelle. 5000 est un chiffre astronomiquement élevé et cela nuirait encore à la pertinence de la CSDDD (qui ne couvre de toute façon que 1% de toutes les entreprises européennes).

Approfondir la lecture avec cet article : Exploration du changement climatique avec Jean-Marc Jancovici

Exploration du changement climatique avec Jean-Marc Jancovici

obligations climatiques
obligations climatiques

Aujourd’hui, nous plongeons au cœur de la thématique cruciale du changement climatique en compagnie de Jean-Marc Jancovici, ingénieur et consultant de renom. Jancovici est le cerveau derrière le bilan carbone. Une référence mondiale pour évaluer les émissions de gaz à effet de serre des organisations, notamment des entreprises. Il est le fondateur de Carbon 4, une entreprise dédiée à la réduction des émissions. Et du Shift Project, qui œuvre pour la transition énergétique. Jean-Marc Jancovici partage son expertise en enseignant au Minparitech et en siégeant au Haut conseil pour le climat.

L’importance de comprendre les enjeux énergétiques

Quelles sont les conséquences d’une augmentation des températures mondiales de 1,5 à 2,5 degrés Celsius à l’échelle de la planète ? Notre perception limitée en tant qu’animaux rend difficile la compréhension des moyennes. La température de notre environnement immédiat est perceptible, mais pas celle à l’échelle globale.

Jean-Marc Jancovici illustre l’impact significatif que même quelques degrés de variation peuvent avoir en prenant l’exemple du corps humain. Une augmentation de 1,5 degré de la température interne peut être fatale à terme. Soulignant ainsi les répercussions dramatiques que de petites variations peuvent avoir sur un système complexe comme le climat.

Jean-Marc Jancovici met en lumière la complexité des effets du changement climatique. Soulignant que les variations locales de température peuvent être bien plus importantes que la moyenne mondiale. Ces éléments de contexte sont essentiels pour comprendre l’ampleur des défis auxquels nous sommes confrontés dans la lutte contre le changement climatique.

Prévisions alarmantes d’élévation des températures

Ce dont il est question ici, c’est d’une augmentation de 2 degrés de la température moyenne de la planète. Par rapport à la période préindustrielle entre 1850 et 1900. Selon les dernières estimations, si le rythme actuel des rejets de CO2 reste constant, on pourrait atteindre plus de 1,5 degré dès 2040 et plus de 2 degrés en 2060, soit dans 37 ans. Comme cela a été observé la semaine dernière en France, avec une vague de chaleur extrêmement intense. Ce type d’événement se multipliera avec l’augmentation des températures. À l’heure actuelle, la moyenne planétaire a augmenté d’environ 1,2 degrés.

Illustration des conséquences actuelles du réchauffement

Avec cette augmentation, environ 15% des coraux tropicaux sont déjà morts. On observe des incendies au Canada qui détruisent en une année l’équivalent de la surface de la Grèce. En Grèce même, où de nombreux incendies ont également eu lieu, des inondations catastrophiques se sont produites récemment en Libye. On constate également des inondations catastrophiques au Pakistan l’année dernière, des sécheresses catastrophiques un peu partout, etc.

Ainsi, l’élévation de la température moyenne en elle-même ne nous indique rien. Ce qui compte, ce sont tous les événements qui en résultent. Par exemple, certaines maladies se déplacent vers de nouvelles zones endémiques, et les récoltes sont affaiblies. Par exemple, les Espagnols pourraient perdre 80% de leur récolte de cerises cette année. Il est crucial de comprendre que les dommages du réchauffement climatique ne sont pas proportionnels à l’élévation de la température.

Contrairement à notre intuition quotidienne basée sur la proportionnalité. Dans le cas du climat, si l’élévation de température double, les dommages ne doublent pas. Ils peuvent être multipliés par 100, voire par 1000, de manière exponentielle. C’est un concept difficile à saisir, mais crucial. Reprenant l’analogie avec le corps humain. Une élévation de température interne de 5 degrés n’est pas simplement cinq fois plus grave qu’une élévation de 1 degré – elle peut être mortelle.

Il est donc impératif de comprendre que les conséquences du réchauffement climatique s’accélèrent beaucoup plus rapidement que l’élévation de la température. À 2 degrés, par exemple, la totalité des coraux tropicaux pourrait être décimée, et probablement plus de la moitié de la forêt française pourrait mourir.

Pertes significatives d’humidité des sols et montée du niveau de la mer

À 2 degrés d’élévation, on observe une perte moyenne de 20% d’humidité des sols dans la région méditerranéenne. Ce qui entraîne des conséquences désastreuses. De plus, la fonte du Groenland, déjà amorcée à 1,5 degré d’élévation. Promet une montée du niveau de la mer de 3 à 6 mètres dans les siècles à venir.

L’élévation de la température a des répercussions directes sur la biodiversité et sur la vie humaine. Les submersions marines. Amplifiées par une élévation de 2 degrés, illustrent parfaitement ces conséquences. Avec des événements tragiques comme la tempête Xintia en France.

Les conséquences du réchauffement climatique vont bien au-delà des catastrophes naturelles. Elles se traduisent par des bouleversements économiques, sociaux et politiques majeurs. Comme la menace de disette alimentaire et même de famine dans certaines régions. Cela pose également des défis quant au maintien de la démocratie et de l’espérance de vie. Mettant en péril les infrastructures qui garantissent la solidarité humaine.

Jean-Marc Jancovici met en lumière le rôle critique des infrastructures dans le maintien de la solidarité sociale. Soulignant spécifiquement leur fonction dans la distribution des ressources alimentaires là où elles sont nécessaires. Toutefois, il soulève la préoccupation que, dans un contexte de perturbations climatiques croissantes. Ces infrastructures pourraient devenir de plus en plus vulnérables.

Les défis de la projection des conséquences du réchauffement climatique

Prédire avec précision les conséquences de l’élévation des températures reste une entreprise complexe. Cependant, Jean-Marc Jancovici met en garde contre le fait que même une légère variation de quelques degrés peut avoir des répercussions sans précédent sur notre société. Les données historiques indiquent que de telles variations peuvent entraîner des bouleversements massifs. Menaçant la stabilité des sociétés humaines, leur prospérité économique, et même les régimes politiques en place.

Réponse aux arguments sur les émissions de gaz à effet de serre

Dans un autre registre, Jean-Marc Jancovici aborde les arguments souvent avancés concernant les émissions de gaz à effet de serre de la France. Il rejette l’idée de découper les émissions en petites portions pour minimiser la responsabilité individuelle ou nationale. Soulignant que ce raisonnement simpliste ne contribue pas à résoudre le problème du changement climatique. Au lieu de cela, il encourage une prise de conscience collective et une action concertée pour aborder cette crise mondiale.

L’urgence d’abandonner l’illusion selon laquelle ne pas agir permettrait de maintenir le monde tel qu’il est. Il est clair que, même avec des actions, le monde changera, mais l’inaction nous mènera vers un avenir bien plus chaotique.

Il met en garde contre l’idée erronée que les conséquences du réchauffement climatique seront progressives. Les exemples tels que les perturbations agricoles soudaines en Espagne ou les sécheresses massives au Maroc démontrent que les changements peuvent être soudains et dévastateurs.

L’escalade des conséquences de l’inaction

Jean-Marc Jancovici utilise l’analogie des marches d’escalier pour expliquer que les conséquences d’un réchauffement climatique non maîtrisé seront comme des chutes de plus en plus graves à chaque étape. Il insiste sur le fait que chaque jour d’inaction pourrait nous coûter cher à l’avenir.

Enfin, il répond aux doutes sur l’efficacité de l’action en soulignant que chaque geste compte, tout comme arrêter de fumer est toujours une bonne idée, peu importe quand vous commencez. Il insiste sur le fait que chaque effort pour réduire les émissions contribue à limiter les dommages potentiels futurs.

Omniprésence du pétrole

Jean-Marc Jancovici met en évidence la présence du pétrole dans tous les aspects de notre vie quotidienne, soulignant son rôle essentiel dans le fonctionnement de la société moderne. Du transport à l’alimentation en passant par les vêtements et les produits cosmétiques, le pétrole est omniprésent et indispensable.

Le pétrole, pilier de notre économie selon Jean-Marc Jancovici

Il explique que le pétrole est bien plus qu’une simple source d’énergie : il est le fondement de notre système économique, notamment en ce qui concerne le transport et la production. Sans le pétrole, l’économie moderne serait gravement affectée, entraînant une baisse de la production et une contraction économique.

Jean-Marc Jancovici soulève la question de l’avenir du pétrole alors que ses réserves diminuent.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la rareté du pétrole ne garantit pas une augmentation continue de son prix. En réalité, une diminution de l’approvisionnement en pétrole entraînerait une contraction économique plutôt qu’une hausse des prix.

Il explique que la diminution de l’approvisionnement en pétrole se traduirait par une réduction de la production, car l’énergie est essentielle au fonctionnement des machines qui alimentent l’économie moderne. Ainsi, la contraction de l’approvisionnement en pétrole ne se traduirait pas nécessairement par une augmentation des prix, mais plutôt par une récession économique.

Contrairement à d’autres biens, la baisse de l’approvisionnement en pétrole ne se traduit pas automatiquement par une augmentation de son prix. Cela rend difficile la prévision du prix du pétrole à long terme. Réduire les émissions de gaz à effet de serre est urgent, en particulier dans les secteurs de la production électrique, des transports, du chauffage domestique et de l’industrie. Il met en lumière la nécessité de prendre des mesures rapides pour faire face à ce défi.

Réduction des émissions dans différents secteurs

  • Production électrique : La France a réussi à réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans le secteur de la production électrique en diminuant l’utilisation du charbon. Cependant, il reste des défis à relever au niveau européen.
  • Transports : Les émissions de gaz à effet de serre provenant des transports représentent un défi significatif en France. La transition vers des modes de transport plus durables, notamment en réduisant la dépendance à la voiture individuelle et en repensant le transport de marchandises, est nécessaire.
  • Chauffage domestique : Les chaudières au gaz et au fioul constituent un autre domaine où des progrès doivent être réalisés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
  • Industrie : L’industrie joue un rôle crucial dans les émissions de gaz à effet de serre, tant au niveau national qu’international. La réduction des émissions dans ce secteur nécessite des efforts concertés.

Jean-Marc Jancovici soulève également le défi des émissions de gaz à effet de serre générées par la mondialisation, en particulier dans la production et le transport des biens de consommation. Il met en avant l’idée de réindustrialisation locale comme moyen de réduire ces émissions.

Transition vers des énergies alternatives Jean-Marc Jancovici

  • Énergies renouvelables : Les énergies renouvelables ont une longue histoire et ont été largement utilisées avant l’avènement des énergies fossiles. Elles constituent une alternative prometteuse pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
  • Énergie nucléaire : Jean-Marc Jancovici mentionne également les différentes formes d’énergie nucléaire comme une option pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il est nécessaire d’explorer ces alternatives dans le cadre de la transition énergétique.

La transition vers des sources d’énergie alternatives est un défi complexe mais nécessaire pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Il nécessite des efforts concertés à l’échelle nationale et internationale, ainsi qu’une réflexion approfondie sur la manière de repenser nos modes de production et de consommation.

Jean-Marc Jancovici met en évidence l’importance de l’énergie nucléaire dans la transition énergétique actuelle. Il explique que les énergies fossiles, notamment le pétrole, ont été cruciales dans le développement industriel en raison de leur densité énergétique élevée. Cependant, étant donné les préoccupations environnementales liées aux émissions de gaz à effet de serre, il est nécessaire de se tourner vers des alternatives décarbonées telles que le nucléaire.

Avantages de l’énergie nucléaire

  • Densité énergétique : L’énergie nucléaire offre une densité énergétique élevée, comparable à celle des énergies fossiles, ce qui signifie qu’elle peut fournir beaucoup d’énergie avec peu de matière.
  • Faibles émissions de gaz à effet de serre : Comparée aux énergies fossiles, l’énergie nucléaire produit peu d’émissions de gaz à effet de serre, ce qui en fait une option attrayante pour réduire l’impact sur le climat.
  • Espace et déchets : Les installations nucléaires occupent peu d’espace et produisent relativement peu de déchets, car elles manipulent peu de matière.

Limites et défis de l’énergie nucléaire selon Jean-Marc Jancovici

  • Rigidité d’emploi : L’électricité produite par l’énergie nucléaire est sujette à des contraintes géographiques et ne peut être utilisée que là où il y a un réseau électrique. De plus, le stockage de l’électricité reste un défi.
  • Risques associés : Bien que l’énergie nucléaire produise peu d’émissions de gaz à effet de serre, elle comporte des risques liés aux accidents nucléaires et à la gestion des déchets radioactifs.

La réduction de la production d’énergie nucléaire pourrait entraîner un effondrement économique et social accéléré. En réduisant l’approvisionnement énergétique, cela conduirait à une contraction de la production, des revenus et des problèmes sociaux plus graves, comme l’accès au logement et à la nourriture.

Une transition énergétique sans énergie nucléaire pourrait entraîner une dépendance accrue aux énergies fossiles, ce qui aggraverait les problèmes environnementaux et climatiques. De plus, les pays sans accès facile aux énergies fossiles pourraient rencontrer des difficultés économiques et sociales importantes.

Enfin, il faut reconnaître que la transition énergétique implique des choix difficiles et des compromis. Il suggère que la sobriété énergétique, c’est-à-dire l’acceptation d’une consommation moindre d’énergie, pourrait être une composante essentielle de la transition vers un avenir durable.

L’avenir du transport aérien et la question de la fréquence des vols

La fréquence actuelle des vols est devenue banale, mais rappelle qu’elle était exceptionnelle pour la génération précédente. L’essor du transport aérien est étroitement lié à l’ère du pétrole et pourrait diminuer avec la fin de cette ère.

Conséquences de la diminution des vols selon Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici estime que la diminution du nombre de vols ne serait pas nécessairement préjudiciable. Il remet en question la nécessité de voyages fréquents pour des motifs souvent triviaux, comme se rendre dans des villes lointaines pour des expériences similaires à celles disponibles localement. Les pratiques telles que les familles éclatées ont été rendues possibles par l’avènement de l’aviation, suggérant ainsi que leur disparition ne serait pas nécessairement une perte inacceptable.

La majorité des déplacements en voiture sont liés aux activités quotidiennes. Les solutions pour réduire ces déplacements incluent le covoiturage, les transports en commun, et l’utilisation du vélo électrique, qui permet des distances plus longues avec moins d’effort.

Il y a des défis socio-économiques liés à l’adoption de véhicules électriques. Notamment le coût élevé par rapport aux véhicules thermiques, ainsi que la prédominance des gros modèles sur le marché. Des solutions telles que des incitations financières ciblées, telles que des primes à la casse conditionnées par les ressources et le lieu de résidence sont considérées. Il met en avant l’importance de diversifier les modes de transport, en encourageant le télétravail, le covoiturage, et en développant les infrastructures de transport en commun. Il insiste sur le fait que les mesures doivent être adaptées aux besoins spécifiques des populations urbaines et rurales.

Jean-Marc Jancovici propose une approche pragmatique, où les politiques de soutien doivent être ciblées et conditionnées par des critères socio-économiques et géographiques. Il insiste sur l’importance de mettre en place des incitations spécifiques pour encourager les familles modestes à adopter des véhicules électriques.

L’impact économique et social sur les régions montagneuses

Le tourisme, notamment lié au ski, constitue une part importante de l’économie de régions comme la Savoie et la Haute-Savoie. Avant l’arrivée du ski, ces régions étaient parmi les plus pauvres de France. Cependant, la dépendance au pétrole et les changements climatiques posent des défis économiques majeurs.

Dans un contexte de réduction de l’utilisation des voitures et de disponibilité réduite de pétrole, les difficultés liées au transport vers les stations de ski. Il évoque la possibilité que la baisse du pouvoir d’achat des consommateurs limite leur capacité à choisir le ski comme activité de loisir. Jean-Marc Jancovici aborde les effets du changement climatique sur la disponibilité de neige pour le ski. Les précipitations hivernales sont de plus en plus souvent de la pluie plutôt que de la neige, ce qui pose des problèmes non seulement pour le ski, mais aussi pour la disponibilité d’eau pour l’agriculture et d’autres usages.

La remise en question de la notion de “normalité” climatique par Jean-Marc Jancovici

Il remet en question la notion de “normale” climatique dans un contexte de changement climatique constant. La stabilité à long terme n’est plus garantie, remettant ainsi en question nos attentes de ce qui est considéré comme “normal” en matière de température et de précipitations.

En résumé, Jean-Marc Jancovici met en lumière les nombreux défis auxquels est confrontée l’industrie du ski et les régions montagneuses, tant sur le plan économique que climatique, dans un contexte de transition vers un monde post-pétrole et face au changement climatique. Il met en évidence le fait que de nombreux aspects du climat et de l’environnement seront affectés pendant des décennies, voire des siècles, même après l’arrêt des émissions de CO2. Par exemple, l’adaptation des écosystèmes au nouveau climat prendra du temps, de même que la montée du niveau de la mer qui persistera pendant des milliers d’années.

En ce qui concerne les saisons, Jean-Marc Jancovici explique que l’été s’allongera tandis que l’hiver se contractera, avec des intersaisons également plus courtes. La notion de “normalité” saisonnière deviendra de plus en plus floue dans un monde en constante évolution climatique.

Le problème de la consommation de viande

Jean-Marc Jancovici aborde la question de la consommation de viande et son impact sur l’environnement. La consommation de viande par personne en France a considérablement augmenté au cours des deux derniers siècles, passant d’environ 20 kilos par an en 1800 à près de 100 kilos aujourd’hui. Cette augmentation s’explique en partie par la productivité accrue de l’agriculture, rendue possible par l’utilisation des combustibles fossiles.

Cependant, cette forte consommation de viande a un impact environnemental significatif, car elle nécessite une production végétale importante pour nourrir les animaux. Dans un contexte de rareté énergétique et de nécessité de réduire les émissions de CO2, il est nécessaire de reconsidérer notre consommation de viande. Réduire la consommation de viande permettrait de libérer des terres agricoles pour d’autres cultures alimentaires, réduisant ainsi la pression sur les ressources naturelles.

La croissance démographique selon Jean-Marc Jancovici

Jean-Marc Jancovici exprime son opinion sur la question de la surpopulation et son impact sur l’environnement. La croissance démographique, bien qu’ayant historiquement contribué à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre dans les pays développés, n’est pas le principal facteur des émissions mondiales actuelles.

Il explique que la croissance démographique dans les pays en développement n’a pas un impact significatif sur les émissions de CO2 par habitant, qui restent bien plus élevées dans les pays industrialisés. Cependant, il reconnaît l’importance d’aider les pays en développement à maîtriser leur démographie, notamment en favorisant l’éducation et l’émancipation des femmes, l’accès à la contraception et la mise en place de mécanismes de solidarité sociale.

Jancovici souligne également que la responsabilité des émissions de CO2 incombe principalement aux pays développés, qui ont historiquement contribué de manière disproportionnée aux émissions mondiales. Il met en avant l’idée que pour être crédibles dans nos efforts pour encourager une consommation plus durable et réduire les émissions de CO2, les pays développés doivent commencer par réduire leurs propres émissions.


Le changement climatique

Tout d’abord, il souligne que le changement climatique va modifier les conditions de travail dans certaines régions, notamment dans les zones où les températures et l’humidité deviennent excessives, rendant certains travaux extérieurs impossibles voire dangereux. Cela pourrait affecter des secteurs tels que l’agriculture et les travaux publics.

La transition vers des secteurs d’activité plus en phase avec les impératifs environnementaux. Par exemple, la nécessité de rénover les logements pour améliorer leur performance énergétique pourrait créer de nouveaux emplois dans le bâtiment. Certains métiers pourraient devenir moins pertinents, comme ceux liés aux sports d’hiver dans un monde où le réchauffement climatique réduit les saisons de neige.

En ce qui concerne la croissance économique, celle-ci est intimement liée à l’accès à l’énergie abondante, et que le déclin de l’approvisionnement énergétique en Europe depuis 2008 a déjà entraîné une stagnation, voire une décroissance économique dans certains domaines. Il met en évidence le lien entre l’énergie et l’économie, soulignant que la diminution de l’approvisionnement énergétique peut entraîner une réduction de l’activité économique.

Vers une décroissance économique ?

La décroissance économique est déjà en cours depuis plusieurs années, bien que cela puisse passer inaperçu pour certaines personnes, notamment celles qui ne vivent pas directement les difficultés économiques au quotidien. La prise de conscience de cette décroissance est nécessaire pour orienter les politiques économiques futures.

Il ne faut pas seulement se concentrer sur les aspects négatifs de la décroissance, mais aussi sur la recherche de solutions et d’espoir pour l’avenir. Il faut intégrer la décroissance dans les plans économiques à venir, afin de mieux anticiper les défis à venir.

Approfondir la lecture avec cet article.

La Commission Européenne investit dans des éco-projets

Commission Européenne
Commission Européenne

La Commission Européenne investit plus de 233 millions d’euros dans douze nouveaux projets stratégiques. Tous à travers l’Europe dans le cadre du programme LIFE. Pour soutenir la mise en œuvre des ambitions environnementales et climatiques de l’UE dans le cadre du pacte vert européen. Ces projets stratégiques devraient mobiliser des fonds supplémentaires substantiels provenant d’autres sources de l’UE. Notamment des fonds agricoles, structurels, régionaux et de recherche, ainsi que des gouvernements nationaux et des investissements du secteur privé.

Douze projets phares récompensés dans dix États membres de l’UE

Le financement accordé à ces douze projets stratégiques soutiendra la Bulgarie, la Tchéquie, l’Irlande, l’Espagne, la France, l’Italie, la Lituanie, l’Autriche, la Pologne et la Finlande dans l’atteinte de leurs objectifs nationaux en matière d’environnement et de climat alors qu’ils renforcent leur contribution à la transition verte de l’UE.

En matière d’environnement, les projets stratégiques LIFE Nature (SNAPs) et les projets stratégiques intégrés (SIPs) sélectionnés bénéficieront aux écosystèmes marins avec des plans visant à désigner au moins 30 % des territoires marins de l’Irlande comme zones marines protégées d’ici 2030 (MPA-LIFE-IRELAND). Ils amélioreront également la qualité de l’air dans la région de Podkarpackie en Pologne tout en réduisant la précarité énergétique et en augmentant l’efficacité énergétique (LIFE Podkarpackie) ; et amélioreront la qualité et la gestion de l’eau en Lituanie (LIFE SIP Vanduo).

Investissements et projets clés pour l’environnement et le climat en Europe

Six autres projets ont également été sélectionnés pour renforcer la nature et la biodiversité. En Finlande, Priodiversity LIFE vise à déployer des plans d’action régionaux pour la biodiversité ainsi que le renforcement des capacités. Dans le nord de l’Italie, LIFE NatConnect2030 prendra des mesures sur plus de 500 sites pour améliorer la biodiversité et renforcer les corridors écologiques. LIFE SNAP Ireland ciblera les obstacles à la mise en œuvre du fonds d’action prioritaire Natura 2000 de l’Irlande. La stratégie nationale de biodiversité de la France impliquera les autorités locales et mobilisera les citoyens pour favoriser un changement dans notre mode de vie et de production grâce à LIFE BIODIVFr. En Tchéquie, PROSPECTIVE LIFE mettra en œuvre des “outils de conservation des espèces actives” pour aider à inverser le déclin d’au moins 25 espèces. Enfin, en Autriche, LIFE AMooRe vise à restaurer plus de 1 400 hectares de tourbières comprenant 13 habitats différents et 37 espèces à forte valeur de conservation.

En ce qui concerne le changement climatique, le projet ACE LIFE aidera la Finlande à devenir neutre en carbone d’ici 2035. En réduisant les émissions provenant de l’agriculture, du transport lourd et des machines. Et en éliminant progressivement les combustibles fossiles utilisés par les petites et moyennes entreprises dans les processus industriels. LIFE PYRENEES4CLIMA est un projet transfrontalier entre l’Espagne, la France et Andorre visant à accélérer l’adaptation au climat dans les Pyrénées en améliorant les connaissances et les capacités à faire face à l’impact du changement climatique sur la nature, les populations et l’économie. Enfin, en Bulgarie, LIFE-SIP CLIMA-SUMP mettra en œuvre des plans de mobilité urbaine durable (SUMPs) dans six municipalités pour aider à atteindre une mobilité sans émissions sur la voie de la neutralité climatique.

Pour un peu plus de contexte :

Le programme LIFE est l’instrument de financement de la commission européenne pour l’environnement et l’action climatique. Il donne vie aux idées vertes depuis 1992 et, à ce jour, a cofinancé plus de 5 500 projets dans l’UE et dans des pays tiers. Pour la période 2021-2027, la Commission a augmenté le financement du programme LIFE de près de 60 %, jusqu’à 5,4 milliards d’euros, et inclus le nouveau sous-programme de transition vers une énergie propre. Le programme LIFE est géré par l’Agence exécutive pour le climat, l’infrastructure et l’environnement européens (CINEA).

Les Projets Nature Stratégiques LIFE (SNAP) et les Projets Intégrés Stratégiques (SIP) visent à soutenir la mise en œuvre de la législation et des politiques environnementales et climatiques de la commission européenne au niveau régional, multi-régional, national ou transnational.

Ils sont conçus pour capitaliser sur le succès des Projets Intégrés (PI) de LIFE – financés entre 2014 et 2020 – pour aider l’Europe à devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050, et à mettre en œuvre avec succès le Pacte vert européen.

Les projets LIFE soutiennent la Stratégie de l’UE pour la biodiversité à l’horizon 2030, la Stratégie de l’UE en matière d’adaptation au changement climatique, la Directive-cadre sur l’eau, la Directive sur la qualité de l’air, la Directive-cadre stratégie pour le milieu marin, le Plan d’action pour une économie circulaire, le Plan d’action pour une pollution nulle, la Loi sur la restauration de la nature et contribuent à une transition énergétique propre ainsi qu’à d’autres stratégies et plans climatiques nationaux, régionaux, urbains ou sectoriels.

A lire aussi : Le prix du carbone en Europe

Un “fonds vert” de 80 millions d’euros en Nouvelle-Calédonie

ODD
ODD

Gérald Darmanin a réaffirmé son engagement à faire du changement climatique “la principale préoccupation” dans la collaboration avec les collectivités locales, en mettant particulièrement l’accent sur la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française, deux territoires particulièrement touchés.

Signature de contrats de développement pour un ‘fonds vert’ en nouvelle-calédonie

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et la ministre déléguée chargée des outre-mer, Marie Guévenoux, ont annoncé la signature de contrats de développement d’une valeur proche de 80 millions d’euros avec la province Sud de la Nouvelle-Calédonie, visant à contrer les effets du changement climatique qui affectent de plus en plus cet archipel du Pacifique.

Ce “fonds vert”, d’une enveloppe similaire de 80 millions d’euros et co-financé par l’État, prévoit plusieurs investissements environnementaux, notamment des aménagements pour l’îlot Amédée, un haut lieu touristique de l’archipel situé au large de Nouméa, touché par l’érosion.

Trois radars d’observation de Météo-France seront également renouvelés, ce qui permettra de mieux lutter contre les effets du changement climatique, selon le ministre de l’intérieur, grâce à des « constats objectifs » et à l’amélioration des prévisions des cyclones.

Gérald Darmanin a souligné son engagement à faire du réchauffement climatique “la principale préoccupation” dans la collaboration avec les collectivités locales, en mettant particulièrement l’accent sur la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française, deux territoires touchés en premier lieu.

Premier forum calédonien du changement climatique

Le premier “Forum calédonien du changement climatique” prévu pour fin avril sera alimenté par de nouvelles données acquises grâce au partenariat entre le gouvernement et l’État sur le “fonds vert”, a déclaré Jérémie Katidjo Monnier, ministre calédonien de la transition écologique, à l’Agence France-Presse. Ce forum, réunissant l’ensemble des collectivités locales, le monde économique et associatif ainsi que l’État, visera à “définir des politiques concertées” et à aborder “tous les aspects liés à l’atténuation et à l’adaptation de la Nouvelle-Calédonie face au changement climatique”, selon M. Katidjo Monnier.

Tiina fait le bilan après un an avec 13 projets français

Hydrogène
Hydrogène

En partenariat avec makesense et MiiMOSA, la Fondation Daniel et Nina Carasso a lancé en France fin 2022 le fonds Tiina (Transformation et Impact à travers l’Investissement dans l’Agriculture et l’Alimentation), visant à soutenir les projets innovants pour la transition agricole et alimentaire. Fin 2023, trois nouveaux lauréats ont rejoint le fonds : Edonia, Aquagreen Project et Elzeard, portant le nombre total de projets accompagnés à 13 en France.

  • Tiina a octroyé 545 000 euros de prêts à ces projets, soit une moyenne de 43 462 euros par projet.
  • MiiMOSA, ainsi que plusieurs projets lauréats de Tiina, seront présents au Salon International de l’Agriculture 2024, avec un stand au sein de La Ferme Digitale.

Soutien à la transition agricole et alimentaire : 13 projets avec Tiina

Pour promouvoir la transition agricole et alimentaire en France, la Fondation Daniel et Nina Carasso soutient 13 projets prometteurs. En partenariat avec MiiMOSA et makesense, elle a lancé le programme d’investissement à impact Tiina. Ce fonds d’amorçage, doté d’1 million d’euros sur 3 ans, vise à accompagner et financer des initiatives innovantes d’entreprises et de start-ups ayant un impact social et/ou environnemental, ainsi qu’un potentiel de rentabilité pour transformer leur écosystème.

Sur 149 candidatures reçues, seuls 13 projets ont été sélectionnés :

  • Bicycompost : collecte des biodéchets à Bordeaux pour produire un compost local 100% naturel.
  • Onima (ex Yeasty) : développe un superaliment protéiné à partir de levures de brasserie revalorisées.
  • Assolia : propose un outil agricole simplifié pour optimiser les rotations et améliorer l’assolement.
  • Neptune Elements : commercialise des algues et produits dérivés.
  • Simple Comme Bonjour : produit des yaourts Bio locaux en circuit court.
  • Fungu’it : revalorise des coproduits agricoles en alimentation protéinée pour l’industrie alimentaire.
  • Label Bee Friendly : offre un label pour les agriculteurs soutenant les pollinisateurs.
  • Resoil : accompagne les agriculteurs dans leur transition écologique.
  • Cocoriton : propose des alternatives végétales à base de légumineuses et céréales françaises, principalement pour la restauration collective.
  • Belnati : valorise les produits de l’agriculture guyanaise à travers la vente de produits surgelés et déshydratés. Parmi eux, 3 nouveaux lauréats en fin 2023 :
  • Elzeard : gestion améliorée des systèmes diversifiés, notamment pour les cultures végétales.
  • Aquagreen Protect : développe une mousse isolante BIO pour la vigne.
  • Edonia (ex Atlg-protein) : technologie transformant les micro-algues en ingrédient fonctionnel et riche en protéines pour l’industrie alimentaire.

Retrouvez tous le détail de ces projets ici.

Des résultats tangibles, perceptibles dès la première année

Depuis fin 2022, Tiina a octroyé un total de 545 000 euros à 13 projets en France, soit une moyenne de 43 462 euros par projet. Pour les 5 projets accompagnés depuis fin 2022, avec une durée moyenne de 14 mois dans le programme :

  • Le chiffre d’affaires a connu une croissance moyenne de +84 % ;
  • 27 Équivalents Temps Plein (ETP) ont été créés, soit une augmentation de +79 % ;
  • Chaque euro prêté par Tiina a contribué à lever en moyenne 29 euros de fonds supplémentaires par projet.

Jeanne et Anas, co-fondateurs de Fungu’it nous expliquent :

Nous partageons parfaitement l’ambition et les valeurs de Tiina, axées sur des solutions durables et respectueuses de l’environnement. Rejoindre cette communauté de startups et d’entrepreneurs engagés, comme Neptune Elements, BicyCompost ou Onima, est une source de motivation supplémentaire pour nous. Nous sommes convaincus que le partage est essentiel pour maximiser notre impact. De plus, bénéficier de l’expertise de MiiMOSA et makesense, deux acteurs reconnus pour leur engagement en faveur de l’innovation responsable, est une opportunité précieuse. C’est quasiment instinctif pour nous de nous tourner vers ces partenaires“,

Grâce à l’accompagnement de Tiina, Fungu’it a développé son premier produit industrialisé à base de tourteau de tournesol et de son de blé, marquant ainsi la transition de la recherche vers une production concrète.

Lors du 60ème Salon International de l’Agriculture, plusieurs lauréats seront présents pour partager leurs projets et discuter de leur collaboration avec le fonds Tiina. Parmi eux, Resoil, Edonia, Beefriendly, Onima et Fungu’it seront présents pour échanger avec les visiteurs.

A lire aussi : AXA IM demande la transparence sur le lobbying climatique

La Fondation Groupe LBP AM est inaugurée

Groupe LBP AM
Groupe LBP AM

LBP AM et LFDE ont conjointement dévoilé la création de la Fondation Groupe LBP AM, un projet unificateur reflétant leur récente acquisition et démontrant l’engagement solidaire et citoyen de La Banque Postale en accord avec sa mission fondamentale.

Une nouvelle initiative philanthropique : le groupe lbp am

Sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation s’engage à perpétuer les actions solidaires lancées par LFDE depuis 2005. En effet, LFDE a été pionnière en France en créant la Fondation Financière de l’Échiquier, une fondation d’entreprise destinée à organiser ses efforts philanthropiques. Dans cette lignée, le Groupe LBP AM offrira à ses quelque 350 collaborateurs l’opportunité de participer aux initiatives associatives soutenues par la Fondation.

Cécile Jouenne-Lanne, qui occupe le poste de Déléguée générale de la Fondation depuis 2020. Elle continue sa mission avec le soutien d’une équipe de 3 personnes dévouées. Carolina Viguet, nommée Directrice RSE du Groupe LBP AM, apportera son soutien à l’équipe dans la promotion des initiatives de la Fondation.

La Fondation concentre ses efforts sur trois domaines prioritaires : l’éducation, l’insertion sociale et professionnelle, ainsi que la santé, notamment mentale. Depuis 2010, elle dirige Les Maisons des Jeunes Talents. Une association pour l’égalité des chances qui accompagne des élèves boursiers admis en classes préparatoires aux grandes écoles à Paris et à Lyon.

Engagement et réussite : bilan et perspectives de la fondation groupe lbp am

Depuis sa création, grâce notamment aux frais de gestion de certains fonds de LFDE reversés à la Fondation. Plus de 440 projets ont été financés, pour un total de 11 millions d’euros. Pour son projet phare, Les Maisons des Jeunes Talents, près de 300 jeunes ont été soutenus et 100% des Jeunes Talents ont été admis dans une école aux concours en 2023.

Emmanuelle Mourey, Présidente du directoire de LBP AM et du conseil d’administration de LFDE. Elle exprime sa fierté pour le lancement de la Fondation Groupe LBP AM. Soulignant l’engagement, la solidarité et l’inclusion. Des valeurs partagées par LBP AM, LFDE et Tocqueville Finance, en accord avec l’ADN citoyen de La Banque Postale, la maison mère.

Cécile Jouenne-Lanne, Déléguée générale de la Fondation Groupe LBP AM, conclut en affirmant : « Avec LBP AM, nous continuerons le travail entamé au sein de LFDE et ouvrirons un nouveau chapitre de notre histoire. Nous mobiliserons les collaborateurs du Groupe autour des actions menées par les partenaires associatifs de la Fondation ».

Approfondir la lecture avec cet article : AXA IM demande la transparence sur le lobbying climatique

AXA IM demande la transparence sur le lobbying climatique

AXA

Mises à jour de la politique de vote d’AXA IM pour les AG 2024 : lobbying climatique, équité salariale et AG virtuelles. Transparence totale pour les actionnaires. Rapport des activités de vote 2023 : opposition à 15 %, soutien à 68 % des propositions ESG.

Mises à jour de la politique de vote pour les AG 2024

AXA IM actualise sa politique de vote pour les AG 2024. Mettant en avant trois changements importants en matière de gouvernance d’entreprise et d’ESG :

  1. Lobbying climatique : Il utilisera son vote pour responsabiliser les entreprises qui ne rendent pas compte de leur lobbying climatique. Crucial alors que les enjeux réglementaires se font plus pressants.
  2. Equité salariale : AXA IM défend des politiques de rémunération plus justes. Prenant en compte l’impact de la crise du pouvoir d’achat sur les salariés lors des votes sur les résolutions de rémunération des dirigeants.
  3. AGA virtuelles : AXA IM s’opposera aux AG exclusivement virtuelles pour garantir la participation de tous les actionnaires et un dialogue efficace avec le conseil d’administration, sauf en cas d’urgence.

De plus, dans un souci de transparence totale envers tous ses actionnaires. Ils expliqueront les raisons de tout vote contre concernant les résolutions proposées par des actionnaires liées à l’ESG.

Clémence Humeau, Head of Sustainability Coordination & Governance d’AXA IM, a déclaré :

« Dans le cadre de nos engagements d’investisseur responsable, nous sommes déterminés à faire évoluer régulièrement nos pratiques et nos politiques et nous soutenons la nécessité d’avoir des politiques économiques effectives pour davantage soutenir la transition vers un monde net-zero. Au cours de cette saison de vote 2024, alors que les gouvernements et les actions politiques sont au premier plan de la transition énergétique, le lobbying climatique des entreprises opérant dans des secteurs à fort impact sera notamment un domaine d’intérêt primordial pour assurer une cohérence entre les objectifs publiquement déclarés et le lobbying des entreprises. »

Rapport des activités de vote AXA IM pour l’année 2023

En outre, AXA IM partage les points clés de ses activités de vote en 2023 :

  • Le taux d’opposition était de 15 %. Avec au moins un vote contre dans 62 % des assemblées soumises au vote.
  • 187 votes contre ont été exprimés à l’encontre du Président du Conseil d’Administration. Des comités de gouvernance ou d’autres résolutions pertinentes en raison d’un manque de divulgation adéquate. Ou de suivi insuffisant des questions liées au climat au niveau du Conseil d’Administration.
  • Un soutien a été apporté à 68 % des propositions actionnariales liées à l’ESG, après une analyse détaillée de chaque proposition. Cette approche au cas par cas vise à garantir que l’utilisation des droits d’actionnaires contribue à un changement réel et efficace. Ainsi, AXA IM veille à ce que les propositions soutenues soient ciblées avec précision, tout en reconnaissant les efforts et les engagements en cours.

A lire aussi : Amundi lance son nouveau fonds “Asia Income ESG Bond” !

Le prix du carbone en Europe

prix du carbone
prix du carbone

Le marché des permis carbone de l’ETS européen a subi une baisse. En raison d’une combinaison de facteurs, comprenant une demande affaiblie en raison de la récession industrielle en Europe et des conditions météorologiques clémentes. Ainsi qu’une augmentation de l’offre.

La baisse du prix des permis carbone en Europe

Le prix des permis carbone de l’ETS européen a décliné en raison d’une conjonction de facteurs. La demande a été entravée par la récession industrielle en Europe. Les conditions climatiques clémentes, la baisse des prix du gaz naturel et l’expansion de la capacité des énergies renouvelables, avec peu de soutien de l’industrie maritime. De plus, les 244 millions de permis mis aux enchères par l’UE ont entraîné une surabondance de l’offre. Bien que cela constitue un revers pour les incitations à la décarbonisation, la plupart de ces excédents sont temporaires, et des réglementations visant à équilibrer l’offre et la demande sont prévues.

Évolution du marché européen du carbone

Le marché européen du carbone, qui représente environ 40 % des émissions de l’Union européenne. Se trouve en pleine évolution, avec l’adoption récente du plan “fit for 55” de l’UE en juin dernier. Ce plan vise à réduire les émissions de 55 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2030. Les principales mesures de ce plan comprennent :

  • la réduction de l’offre en accélérant la diminution annuelle du plafond à 2,2 %. Et en éliminant progressivement les quotas gratuits d’ici 2034
  • l’expansion de la demande en incluant le transport maritime dans le système d’échange de quotas d’émission cette année. Suivi des bâtiments et des transports en 2027
  • l’instauration de plafonds plus stricts pour les secteurs de l’électricité et de l’aviation
  • la mise en place progressive, à partir de 2026, d’une taxe carbone aux frontières de l’UE. Qui mondialisera effectivement le marché du carbone européen. Étant donné que l’Europe est le plus grand marché d’exportation pour 80 pays.

L’expansion des initiatives de tarification du carbone dans le monde

Selon la Banque mondiale, environ un quart des émissions mondiales de CO2 sont désormais soumises à des mécanismes de tarification du carbone dans 39 pays. Le plus vaste de ces systèmes, lancé par la Chine en 2021, couvre près de 10 % des émissions mondiales. Ensuite vient le système européen, qui représente plus de 4 % des émissions mondiales et est le marché le plus actif, avec un volume d’échanges atteignant 800 milliards de dollars l’année dernière. Établi en 2005, il est le plus ancien de ces systèmes.

Comparé à d’autres marchés, tels que ceux de la Californie et du Royaume-Uni, inclus dans l’ETF carbone mondial KRBN, le marché européen des quotas d’émission reste le plus important. En 2023, ce système a généré environ 42 milliards de dollars de recettes, reversées aux gouvernements pour financer des initiatives de lutte contre le changement climatique.

A lire aussi : Lettre du CIO AM d’Edmond de Rothschild AM

Lettre du CIO AM d’Edmond de Rothschild AM

Building
Building

Les banques centrales sont au cœur des préoccupations. Benjamin Melman de Rothschild AM souligne leur rôle crucial dans les marchés alors que nous traversons une période de désinflation. La croissance américaine continue de surprendre malgré les défis persistants, tandis que l’économie européenne montre enfin des signes de stabilisation.

Les banques centrales au centre de toutes les attentions

Benjamin Melman, le directeur des investissements mondiaux chez Rothschild AM, souligne une fois de plus l’importance des banques centrales dans le contexte actuel. Alors que nous naviguons à travers une période de désinflation accentuée jusqu’au retour à la normale, les décisions des banques centrales auront un impact significatif sur l’ensemble des marchés.

Cela concerne non seulement les marchés obligataires, mais aussi les marchés boursiers. En effet, les niveaux des taux d’intérêt constituent un risque majeur pour l’économie, les marges des entreprises et les valorisations des actions. Si la trajectoire de la désinflation se poursuit comme prévu et que les investisseurs anticipent une normalisation de la politique monétaire des banques centrales, les performances des deux classes d’actifs pourraient être remarquables cette année, malgré des perspectives de bénéfices qui pourraient s’avérer décevantes.

Il est important de noter que le potentiel de baisse des taux directeurs dans le cadre de cette normalisation est considérable, représentant près de la moitié des niveaux actuels. Par conséquent, les investisseurs doivent être attentifs aux indications de Jérome Powell ou Christine Lagarde, qui, bien qu’affichant un biais neutre en termes de politique monétaire dans leurs déclarations officielles, discutent ouvertement du timing de la première baisse des taux lors de leurs conférences de presse.

La croissance américaine reste surprenante malgré les défis persistants…

De nombreuses analyses, soutenues par les banques centrales, mettent en évidence l’importance de la normalisation des chaînes d’approvisionnement dans la réduction de l’inflation. Cependant, il est difficile de prédire combien de temps cette tendance perdurera maintenant que les conditions de production sont redevenues normales.

Malgré cette incertitude, il serait souhaitable que la forte croissance américaine commence à ralentir. Cependant, cela ne s’est pas produit au quatrième trimestre 2023, et les indicateurs actuels suggèrent même une possible accélération inattendue. Une partie de cette résilience américaine peut être attribuée à l’augmentation du pouvoir d’achat résultant de cette désinflation, qui découle d’une augmentation de l’offre plutôt que d’une baisse de la demande.

Au cours des six derniers mois, le taux d’inflation de base PCE [1] annualisé est passé à 1,9%, soit une baisse de plus de 2% annualisée par rapport aux six mois précédents, ce qui est significatif pour les consommateurs. Avec la fin prévisible de cette désinflation, un soutien à la croissance disparaîtra. De plus, la politique fiscale, qui a soutenu la croissance en 2023, deviendra moins favorable cette année, ce qui rend le ralentissement économique américain inévitable. Il est maintenant temps de faire preuve de patience.

L’économie européenne montre enfin des signes de stabilisation !

Selon le Bank Lending Survey de la BCE, les conditions financières, qui étaient auparavant détériorées, montrent des signes de redressement. Moins de banques prévoient de resserrer leur politique de prêt, et moins anticipent une baisse de la demande de crédit. De plus, les dernières données sur le crédit bancaire indiquent une amélioration naissante. Parallèlement, les enquêtes PMI montrent une légère amélioration. Alors qu’aucun signe de reprise n’était perceptible en Europe, le pessimisme des investisseurs à l’égard de la zone euro semble probablement exagéré.

A lire aussi : Objectifs décarbonation harmonisés banques 2024

Captage et stockage du carbone : les opportunités

stockage du carbone
stockage du carbone

La transition vers un avenir à faible émission et stockage de carbone est bien engagée. Des pays représentant plus de 80 % des émissions mondiales se sont engagés à atteindre la neutralité carbone. De même que plus de 700 des plus grandes entreprises mondiales.

Les opportunités grandissantes du captage et stockage du carbone

La capture et le stockage du carbone (CSC) jouent un rôle clé dans la réalisation de cet objectif. Le CSC fait référence à une combinaison de technologies pouvant être utilisées pour capturer et stocker le CO2 émis à partir de sources ponctuelles. Le CSC se compose de trois processus :

  • Capture : Cela implique de séparer le CO2 des autres gaz produits dans de grandes installations industrielles. Telles que les centrales électriques au charbon et au gaz naturel, les aciéries et les cimenteries.
  • Transport : Compression du CO2 capturé et transport vers un site de stockage géologique approprié.
  • Stockage : Injection du CO2 dans des formations rocheuses souterraines profondes.

Les avantages du CCS

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), pour atteindre les objectifs de neutralité carbone, le CSC est une nécessité, pas une option. Pour les industries lourdes telles que le ciment, l’acier et la pétrochimie qui ne peuvent pas utiliser l’électrification ou les énergies renouvelables pour réduire les émissions, c’est le seul moyen viable de le faire. Il est crucial pour aider à décarboniser les secteurs du pétrole et du gaz. En conséquence, la feuille de route de neutralité carbone de l’AIE estime que le CSC pourrait entraîner une réduction de 15% des émissions de gaz à effet de serre.

Bien que les technologies de CSC existent depuis un certain temps, trois catalyseurs favorisent une adoption accrue.

  • les incitations politiques
  • l’amélioration de l’économie
  • les nouvelles infrastructures

Sur le plan politique, la Loi américaine sur la réduction de l’inflation (IRA) et le projet de loi sur l’infrastructure prévoient des incitations financières. Elles sont significatives et encouragent le développement ultérieur. L’IRA a augmenté les crédits d’impôt pour le CSC de plus de 70 % à 85 dollars par tonne de CO2 capturée. Comme la loi exige que les projets soient en construction d’ici 2032, il y a incitation à agir rapidement.

Les avancées de la capture et du stockage du carbone (CSC)

Pendant ce temps, le projet de loi sur l’infrastructure a alloué 12 milliards de dollars au Département de l’Énergie (DoE) pour la CSC, et cet argent est déjà en circulation. Par exemple, en août, le DoE a alloué 1,2 milliard de dollars pour développer des centres de capture directe de l’air en Louisiane et au Texas. En collaboration avec des entreprises du secteur privé telles que Occidental Petroleum, Climeworks Corporation et Heirloom Carbon Technologies. En octobre, le DoE a annoncé 7 milliards de dollars de financement pour les premiers centres d’hydrogène propre en Amérique. Sur les 7 centres, 4 produiront de l’hydrogène bleu. C’est-à-dire de l’hydrogène produit à partir de gaz naturel, associé à la capture et au stockage de carbone.

Les coûts diminuent Le coût de la CSC dépend de l’application industrielle. Ceux avec des concentrations de CO2 plus élevées sont moins chers à capturer, tandis que l’accès au transport et au stockage influence également le coût global. Grâce aux crédits d’impôt de l’IRA, les projets de CSC pour les flux de CO2 hautement concentrés, tels que ceux du gaz naturel, de l’éthanol et de l’ammoniac, sont désormais rentables. Les économies sont également considérablement améliorées pour les industries moins concentrées telles que le ciment et l’acier.

Progression technologique et infrastructure

La technologie jouera également un rôle important dans la réduction des coûts liés à la CSC. Cependant, la plupart des technologies de capture étant encore au stade précoce, leurs caractéristiques spécifiques signifient que les baisses de coûts seront probablement progressives. Dans le cadre de nos recherches en cours, nous surveillons continuellement le secteur à la recherche d’améliorations technologiques tant incrémentales que révolutionnaires.

Le type de technologie de capture de carbone le plus commercialisé est l’absorption chimique avec des solvants liquides. Ici, les efforts de réduction des coûts se concentrent sur le développement de solvants pouvant durer plus longtemps à des températures plus basses, ainsi que sur la ré-ingénierie de l’absorbeur. Certains acteurs privés estiment que ces efforts pourraient entraîner une réduction de coûts de 30 % à 50 % au cours des cinq prochaines années.

L’infrastructure est en plein essor. Bien que l’investissement dans l’infrastructure augmente, il reste un défi majeur en termes de développement de la CSC. Pour s’engager dans la construction d’installations de stockage, les entreprises doivent avoir confiance qu’il y aura suffisamment d’infrastructures de capture et de transport en place. Malgré ce dilemme, il y a eu une augmentation significative des projets de stockage de CO2 annoncés au cours de l’année écoulée. Si tous ces projets se concrétisent, le marché connaîtra un meilleur équilibre entre la capture et le stockage.

Les défis de développement de l’infrastructure de CSC

Il y a également eu de bons progrès en matière d’infrastructure de transport aux États-Unis. L’acquisition par Exxon de la société de solutions pour les émissions de carbone Denby en août 2023 lui donne accès au plus grand pipeline de CO2 aux États-Unis. Couvrant environ 2 000 kilomètres et 20 sites de stockage. L’acquisition est considérée comme une partie cruciale du plan d’Exxon visant à développer un hub de CSC à grande échelle dans la région de Houston. Par ailleurs, dans le Midwest américain, des développeurs d’infrastructures privées travaillent sur trois projets dans cinq États pour développer des hubs de CSC pour un cluster de production d’éthanol.

Des défis subsistent. Les obstacles les plus importants à la construction de l’infrastructure de CSC sont les processus de permis et de développement. Cela peut prendre jusqu’à quatre ans pour les pipelines et les installations de stockage, et l’opposition des communautés locales retarde ou empêche certains projets. Même lorsque les projets obtiennent le feu vert, ils prennent de nombreuses années en raison de leur nature complexe.

Bien que l’accélération de l’infrastructure de transport et de stockage soit encourageante, nous restons prudents quant à leur capacité à suivre le rythme de la croissance du secteur de la capture. Pour que le marché de la CSC se développe efficacement, les trois composantes doivent croître de manière synchronisée.

Investissements significatifs requis. Bien que la CSC soit prometteuse, elle nécessite également des investissements importants. L’AIE estime qu’il faudra 1 trillion de dollars d’investissement d’ici 2030 et 3 billions de dollars d’ici 2050. La taille requise ouvre des opportunités significatives pour les investisseurs, mais il existe des défis économiques et d’exécution.


Des opportunités se dessinent

La CSC est un thème pluriannuel qui offre des opportunités d’investissement sur toute la chaîne de valeur, de la capture au transport en passant par le stockage (Figure 6). Les États-Unis offrent l’environnement politique le plus favorable et les opportunités d’investissement les plus attractives, selon nous.

Les dépenses en CSC sont principalement dominées par les grandes sociétés pétrolières et gazières telles qu’Exxon et Occidental Petroleum. Ainsi que par des entreprises de gaz industriels comme Linde et Air Liquide. Qui sont bien placées pour tirer parti de la croissance future du marché. Cependant, de nombreuses autres opportunités d’investissement existent, allant des sociétés spécialisées dans les technologies de capture de nouvelle génération aux développeurs de pipelines réutilisant les infrastructures existantes.

Malgré l’augmentation des investissements dans l’infrastructure de CSC, il est essentiel de rester prudent en raison des défis persistants. Une compréhension approfondie des technologies, des politiques et des contraintes est nécessaire pour prendre des décisions d’investissement éclairées.

Approfondir la lecture avec cet article : Goldman Sachs dévoile une stratégie de crédit privé en Europe