L’Orse lance son guide 2024 sur l’égalité professionnelle

Egalité hommes femmes
Egalité hommes femmes

L’Orse, Observatoire de la RSE, publie son guide « Tout savoir sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes » pour accompagner les entreprises dans leur démarche RSE. Cette nouvelle édition, datée de 2024, offre un soutien complet aux entreprises désireuses de promouvoir cette égalité.

Accompagnement systémique pour l’égalité professionnelle

Le guide vise à inciter les entreprises à réviser leurs processus RH à la lumière de l’égalité professionnelle. Il s’adresse aux dirigeants, décideurs RH, représentants du personnel et syndicats, offrant une approche pratique et pédagogique pour intégrer cette dimension dans leur stratégie.

Contenu enrichi et actualisé

L’édition 2024 tient compte des dernières évolutions législatives et sociétales, notamment la loi « Rixain » pour l’égalité économique et professionnelle, les modifications des congés parentaux et les nouveaux indicateurs de suivi. Cette actualisation reflète l’engagement de l’Orse à maintenir le guide pertinent et aligné sur les enjeux contemporains.

Vers une sensibilisation accrue et un dialogue inclusif

L’Orse voit dans la directive CSRD une opportunité de promouvoir la non-discrimination et l’égalité professionnelle. Le guide encourage un dialogue inclusif au sein des entreprises, réunissant dirigeants, RH, partenaires sociaux, fonctions RSE et employés autour de ces questions cruciales.

Chaque édition du guide témoigne du progrès réalisé en matière d’égalité professionnelle en France. En fournissant des outils et des lignes directrices actualisés, l’Orse contribue à maintenir cette dynamique positive.

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Lhyfe reçoit une subvention de 149 M€

Lhyfe
Lhyfe

Lhyfe, une entreprise innovante dans la production d’hydrogène vert, a récemment obtenu une subvention significative de l’État français pour la mise en place d’une grande usine de production près du Havre. Cette initiative majeure s’inscrit dans le cadre de la transition énergétique et vise à renforcer la position de la France dans le domaine de l’hydrogène renouvelable.


Projet d’hydrogène vert au Havre : une subvention d’État pour Lhyfe

Lhyfe, une entreprise pionnière dans la production d’hydrogène vert et renouvelable, vient de recevoir une subvention pouvant aller jusqu’à 149 millions d’euros de la part de l’État français pour la construction d’une usine de production d’hydrogène vert près du Havre. Cette annonce a été faite par le PDG de Lhyfe, Matthieu Guesné, et le Ministre délégué à l’Industrie et à l’Énergie, Roland Lescure, lors des 7èmes rencontres de l’Axe Seine.

Un projet d’envergure pour l’hydrogène vert

Le projet de Lhyfe consiste en la construction d’une usine de production d’hydrogène vert d’une capacité d’électrolyse de 100 MW près du Havre, dans la zone industrielle bas carbone. Cette usine ambitionne de produire jusqu’à 34 tonnes d’hydrogène vert par jour, contribuant ainsi à la décarbonation de l’industrie régionale.

Un partenariat stratégique avec Yara

Le site de production de Lhyfe, situé à Gonfreville-l’Orcher, sera à proximité de l’usine Yara du Havre, dont la feuille de route de décarbonation intègre l’utilisation d’hydrogène vert. Yara soutient le projet de Lhyfe et envisage des collaborations pour décarboner son processus industriel.

Une reconnaissance de l’expertise de Lhyfe

Cette subvention de l’État français confirme le statut de Lhyfe en tant qu’acteur clé de l’industrie de l’hydrogène renouvelable. Pour Matthieu Guesné, cette annonce témoigne de la confiance dans l’expertise de Lhyfe et constitue une véritable reconnaissance du travail accompli.

Le projet de Lhyfe au Havre, soutenu par l’État français, représente une avancée majeure dans la transition énergétique. En produisant de l’hydrogène vert à grande échelle, Lhyfe contribue à la décarbonation de l’industrie et de la mobilité, inscrivant ainsi le territoire dans un horizon plus vert.

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Le défi du recyclage en France

recyclage en France
recyclage en France

Le recyclage est devenu une préoccupation majeure pour de nombreux citoyens européens, et les Français ne font pas exception. Bien que la plupart affirment être bien informés et engagés dans le tri des déchets, une récente enquête met en évidence des disparités entre perceptions et réalités. Cette étude, menée par Plaqueplastique.fr, révèle les défis auxquels est confrontée la France en matière de tri sélectif, illustrant le besoin urgent d’une sensibilisation plus ciblée et efficace.

Perception versus réalité du recyclage en France

Bien que 64% des Français affirment trier consciencieusement leurs déchets. Une enquête récente menée par Plaqueplastique.fr révèle un décalage entre la confiance des citoyens dans leurs connaissances sur le tri et recyclage en France et leurs pratiques réelles. En effet, alors que 76% se disent bien informés sur le sujet, leurs actions démontrent des lacunes significatives. Par exemple, en ce qui concerne le recyclage d’un déodorant vide. La majorité est incertaine quant au bon compartiment de tri. Illustrant les ambiguïtés qui persistent dans le tri sélectif.

Les erreurs courantes de tri : de l’incertitude à la réalité

Face à la complexité de certaines catégories de déchets, comme les bombes aérosols ou les boîtes de pizza grasses, près de 59% des Français optent pour une solution “par défaut”. En les jetant dans la poubelle des ordures ménagères. Ces erreurs révèlent des confusions courantes. 55% des sondés considèrent à tort les bombes aérosols comme des déchets chimiques. Tandis que 47% des amateurs de pizza se trompent en plaçant les boîtes vides avec le papier. Ignorant l’impact du gras sur le recyclage. Cependant, le tri du papier d’aluminium semble être mieux maîtrisé, avec seulement 13% d’erreurs.

Engagement et motivations pour le tri : une pratique variable en Europe

Bien que 64% des Français se déclarent stricts dans leurs pratiques de tri, les motivations derrière ces actions varient. La majorité (61%) est motivée par l’impact positif du tri sur l’environnement. Tandis que d’autres le font pour sa simplicité (12%) ou par civisme (24%). Comparativement, nos voisins allemands montrent un niveau d’engagement similaire (63%), tandis que les Néerlandais affichent une moindre rigueur, avec seulement 40% pratiquant un tri sélectif rigoureux.

Focus sur l’étude

Cette enquête, conduite par Plaqueplastique.fr auprès de 450 personnes en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, souligne la nécessité d’une sensibilisation adaptée aux spécificités de chaque pays pour améliorer les pratiques de recyclage.

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Allianz et Occitanie ouvrent un centre inondations à Baziège

Allianz
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Avec 17,1 millions de personnes directement impactées par les inondations en France et une augmentation prévue des coûts de 15% d’ici 2050, la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée et Allianz France s’associent à FloodFrame pour créer un centre d’essais inondations à Baziège. Ce projet présente une technologie novatrice d’« airbag » de l’eau, symbolisant l’importance d’une collaboration entre secteurs public et privé pour prévenir et atténuer les risques d’inondation.

Contexte et enjeux des inondations en France

Avec le soutien financier de la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée et en collaboration avec Allianz France, FloodFrame a établi un centre d’essais inondations à Baziège, en Haute-Garonne. Le risque inondation, considéré comme le risque naturel majeur en France, impacte directement 17,1 millions de personnes. Selon la CCR, les coûts associés à ce risque pourraient augmenter de 15% d’ici 2050 en raison des événements climatiques exceptionnels de plus en plus fréquents.

Objectifs et innovations du centre

FloodFrame, une entreprise innovante d’origine danoise, a inventé un système d’« airbag » de l’eau. Ce dispositif automatique se déploie au contact de l’inondation pour envelopper un bâtiment à protéger, offrant une étanchéité totale sans aucun capteur, uniquement grâce à la force de l’eau. En s’associant à FloodFrame, Allianz France vise à encourager la recherche et le développement de solutions innovantes pour minimiser les dommages dus aux inondations. Le centre de Baziège est le troisième de ce type, offrant aux professionnels et aux personnes concernées l’opportunité de “vivre une inondation en direct” et d’étudier le phénomène dans des conditions réelles.

Engagement des partenaires pour la prévention et la sensibilisation

La Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée, bien que la prévention des risques ne soit pas de ses compétences obligatoires, mobilise d’importants moyens financiers pour soutenir des Programmes d’Actions de Prévention des Inondations (PAPI) et d’autres initiatives de réduction des risques. Allianz France, quant à elle, s’engage activement dans la sensibilisation et la formation du public, notamment avec l’écosystème « Ma prévention » lancé en mars 2023. L’entreprise contribue également à des initiatives comme l’Initiative Sécheresse pour protéger les maisons individuelles.

En conclusion, l’effort collectif entre les acteurs publics et privés, illustré par le partenariat entre FloodFrame, Allianz France et la Région Occitanie, est essentiel pour renforcer la prévention, lutter contre les dommages liés aux inondations et sensibiliser le public aux risques climatiques croissants.

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COP29 : reprise des discussions climatiques à Copenhague

COP29
COP29

La France a récemment changé de cap dans sa représentation aux négociations climatiques internationales. Avec Stéphane Séjourné, nouveau ministre des Affaires étrangères, succédant à Christophe Béchu, le pays renouvelle son engagement climatique. Cette transition intervient à l’approche de la COP29 et de la COP30, soulignant l’importance de la France dans la lutte mondiale contre le changement climatique.

La transition française : nouveau leadership dans les négociations climatiques

La représentation française dans les négociations climatiques internationales a récemment subi un changement notable. Stéphane Séjourné, le nouveau ministre des Affaires étrangères, a pris la relève, succédant ainsi à Christophe Béchu, le précédent ministre de la Transition écologique. Alors que Béchu était initialement pressenti comme le successeur naturel, Séjourné a pris la tête des discussions à Copenhague. Cette réunion a pour objectif principal de lancer les préparatifs pour les prochaines conférences sur le climat, à savoir la COP29 à Bakou en Azerbaïdjan et la COP30 à Belem au Brésil.

La Troïka : une nouvelle structure pour une continuité dans les discussions climatiques

Une initiative inédite a été mise en place lors de cette réunion : la formation d’une « troïka ». Cette structure rassemble les présidents des deux prochaines conférences sur le climat, ainsi que celui de la COP28 qui s’est tenue à Dubaï. L’objectif de cette « troïka » est de garantir une continuité dans les discussions climatiques. Elle vise également à aligner les 198 pays membres sur l’objectif ambitieux de limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. Selon Lola Vallejo, directrice du programme climat de l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), cette structure permettra d’éviter des redondances et de capitaliser sur les progrès réalisés lors des précédentes conférences.

Défis et enjeux de la COP30 : engagement des nations et financement climatique

`La COP30 prévue à Belem en 2025 revêt une importance particulière. Chaque pays devra présenter son plan climatique, détaillant ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour 2035. Ce délai rapproché souligne la nécessité pour les nations de commencer dès maintenant à travailler sur leurs contributions nationales. Parallèlement à ces discussions, la question cruciale du financement climatique reste au cœur des préoccupations. La France a proposé un calendrier ambitieux pour la sortie des énergies fossiles, suggérant des échéances spécifiques pour le charbon, le pétrole et le gaz. L’Inde a évoqué un objectif financier de 1.000 milliards de dollars, incitant ainsi les autres pays à se positionner sur cette question.

Nouvelle ère diplomatique

Enfin, cette réunion à Copenhague marque également une nouvelle ère dans la diplomatie climatique internationale. Avec l’entrée en fonction de nouveaux négociateurs américains et chinois, après le départ de figures emblématiques telles que John Kerry et Xie Zhenhua, la dynamique des négociations est susceptible de changer. Malgré l’absence de relations personnelles similaires entre les nouveaux représentants américains et chinois, John Podesta et Liu Zhenmin, leur légitimité est incontestable. Ces changements illustrent l’importance de cette réunion et la volonté des nations de poursuivre les efforts collectifs en matière de lutte contre le changement climatique.

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L’INSEAD au ChangeNOW 2024 : soutien à la durabilité

ODD
ODD

Le 13 mars 2024, l’INSEAD, école internationale de management, a réaffirmé son engagement envers la durabilité mondiale en prolongeant sa collaboration avec le ChangeNOW Summit. Ce partenariat, qui dure depuis 2018, vise à promouvoir le changement positif face aux défis mondiaux les plus pressants.

INSEAD et ChangeNOW Summit 2024 : poursuite d’une Collaboration pour un Impact Mondial

Engagements de l’INSEAD au ChangeNOW Summit 2024 L’INSEAD se focalisera sur trois axes principaux lors de cette édition :

  1. Recherche de pointe: L’INSEAD poursuit ses efforts de recherche pour générer des solutions bénéfiques aux entreprises, aux communautés et à la planète, alignées sur les Objectifs de Développement Durable mondiaux.
  2. Écosystème d’entrepreneuriat d’impact: L’école soutient et forme les entrepreneurs œuvrant pour un impact social positif.
  3. Opportunités pour les étudiants: L’INSEAD facilite l’engagement des étudiants avec ChangeNOW, leur offrant des opportunités d’impact social direct.

Participation Active de l’INSEAD au Sommet

L’INSEAD jouera un rôle central avec plusieurs initiatives majeures :

  • Panels de discussion sur les enjeux environnementaux et sociaux basés sur des recherches avancées.
  • Organisation du Forum de l’entrepreneuriat d’impact.
  • Parrainage d’entrepreneurs d’impact internationaux pour présenter leurs solutions innovantes.
  • Création d’opportunités de networking et de carrière pour les étudiants.

Mise en Lumière des Initiatives d’Impact de l’INSEAD

Le sommet sera également l’occasion pour l’INSEAD de présenter six entrepreneurs d’impact issus de différents pays et cultures. Ces entrepreneurs partageront leurs innovations et solutions pour un avenir plus durable et inclusif.

L’INSEAD, Business School for the World, renforce son engagement en faveur de la durabilité et de l’innovation à travers sa participation active au ChangeNOW Summit 2024. Grâce à cette collaboration, l’établissement continue de former des leaders responsables capables de transformer le monde des affaires et la société.

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La plupart des ETF durables incluent des énergies fossiles

Industrie lourde
Industrie lourde

L’ONG Reclaim Finance révèle que 70% des 430 ETF “durables” en Europe soutiennent en réalité les énergies fossiles. Parmi les principaux gestionnaires d’actifs concernés figurent Amundi, BlackRock et DWS. Malgré leur popularité croissante, les fonds durables vendus en Europe se concentrent majoritairement sur les ETF. Reclaim Finance demande des sanctions contre ces pratiques trompeuses.

Greenwashing : la majorité des ETF prétendument durables exposés aux énergies fossiles, selon Reclaim Finance


L’ONG Reclaim Finance dénonce le greenwashing des sociétés de gestion. Sur 430 ETF prétendument “durables” en Europe, 70% sont en réalité investis dans des entreprises liées au charbon, au pétrole ou au gaz. Parmi les cinq plus grands gestionnaires de fonds passifs européens examinés, Amundi, BlackRock, DWS, Legal & General Investment Management et UBS AM sont tous concernés par ces accusations. Alors que les ETF représentent désormais plus de 13.290 milliards d’euros d’encours mondiaux, dépassant les fonds gérés de manière active, les fonds durables vendus en Europe sont majoritairement des ETF.

Lara Cuvelier de Reclaim Finance souligne que malgré les demandes d’indices “propres” pour de nouveaux ETF durables, les sociétés ne s’engagent pas suffisamment pour les produits existants, qui détiennent la majorité des actifs sous gestion.

Greenwashing des ETF durables : l’ONG appelle à des sanctions et pointe l’incohérence des gestionnaires d’actifs

L’ONG exhorte les régulateurs à sévir contre le greenwashing et à interdire l’utilisation des termes “durables” par les gestionnaires d’actifs pour des fonds soutenant les énergies fossiles. Elle souligne l’importance de la vigilance sur des mots-clés comme ESG, durable, climat, environnement, Paris aligned, low carbon, Green, Clean, energy transition, entre autres, ainsi que sur la communication des entreprises prétendant avoir des politiques d’investissement durables et adhérant à des coalitions climatiques.

Il est également noté que plusieurs grands gestionnaires d’actifs américains, dont JP Morgan AM, State Street et Invesco, ont récemment quitté l’initiative Climate Action 100+, visant à améliorer les pratiques des grands émetteurs de gaz à effet de serre. BlackRock a également transféré son adhésion de sa division américaine à BlackRock International, probablement sous l’effet de pressions politiques américaines critiquant l’ESG pour son impact sur la performance des fonds.

Concernant les coalitions, l’initiative NZAM se base uniquement sur des déclarations sans contraintes réelles, tandis que Climate Action 100+ n’a pas eu un impact significatif sur les actions climatiques des entreprises. L’adhésion de nombreux gestionnaires d’actifs à ces coalitions serait-elle principalement symbolique ?

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UE : avoirs russes gelés pour armer l’Ukraine

Russie
Russie

L’UE envisage d’utiliser les avoirs russes gelés pour soutenir l’Ukraine, malgré les menaces de Moscou. Les fonds serviront à financer des équipements militaires pour Kiev et un premier versement pourrait être effectué en juillet. Parallèlement, l’UE donne son accord conditionnel pour entamer des négociations d’adhésion avec la Bosnie-Herzégovine, qui doit respecter certains critères préétablis.

“Green Finance est un média indépendant, Green Finance n’est ni Pro Russe ni Anti Russe et ne cautionne pas les avoirs gelés surtout pour acheter des armes. – Bruno Boggiani, CEO Strateggyz – Green Finance”

UE : utilisation des avoirs russes pour l’Ukraine et conditions pour la Bosnie-Herzégovine

Les Vingt-Sept demandent à la BEI de diversifier ses financements vers les équipements militaires et conditionnent l’ouverture de négociations d’adhésion avec la Bosnie-Herzégovine. Suite à un accord jeudi soir à Bruxelles, l’UE prévoit d’utiliser les avoirs russes gelés, estimés à environ 200 milliards d’euros, pour soutenir l’Ukraine, avec une anticipation de 3 milliards d’euros de revenus cette année, selon Ursula von der Leyen. Le premier versement de ce montant pourrait être effectué dès le 1er juillet. Malgré les menaces judiciaires de Moscou liées à l’utilisation de ces fonds, les Européens maintiennent leur décision. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, met en garde contre les conséquences économiques et de réputation pour l’UE.

Financement des équipements militaires

Charles Michel, président du Conseil de l’UE, a déclaré que les Vingt-Sept ne se laisseront pas intimider par Moscou. Les fonds issus des actifs gelés serviront désormais à financer des équipements militaires pour Kiev. Alors qu’il était initialement question de les orienter vers la reconstruction, l’urgence actuelle est le soutien militaire face à une guerre qui entre dans sa troisième année.

Les juristes de l’UE affirment avoir une base juridique solide pour garantir les fonds logés chez Euroclear, la chambre de compensation principale de ces actifs. Par ailleurs, les dépenses de défense de l’UE ont augmenté de 100 milliards d’euros depuis le début du conflit. Le Conseil a validé une nouvelle stratégie pour renforcer les capacités industrielles de défense de l’Union.

Les dirigeants appellent la Banque européenne d’investissement à adapter sa politique de prêts pour le secteur de la défense. Ils souhaitent également mobiliser davantage de financements privés pour les industries de défense, souvent boudées par les investisseurs institutionnels. L’UE demande en outre au Conseil et à la Commission d’explorer de nouvelles options de financement d’ici juin. L’idée d’une nouvelle émission d’obligations européennes a été écartée, notamment par des États membres comme l’Allemagne et les Pays-Bas.

Le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, considère que les défis de l’industrie de défense européenne nécessitent une approche structurelle plutôt qu’une réponse de crise. Il propose que chaque État membre consacre 2 % de son PIB aux dépenses de défense, conformément aux recommandations de l’OTAN. Enfin, le Premier ministre belge se montre ouvert à l’utilisation d’eurobonds pour certaines dépenses, comme la recherche-développement, arguant qu’elles génèrent des revenus permettant de rembourser.

Début des pourparlers avec la Bosnie-Herzégovine

Les dirigeants des États membres ont également approuvé, sous certaines conditions, le lancement des négociations d’adhésion avec la Bosnie-Herzégovine, une république balkanique dont la gouvernance instable découle des accords de Dayton de 1995. Les conclusions du sommet mettent l’accent sur l’importance pour Sarajevo de respecter tous les critères fixés par la Commission, notamment en matière de justice et de système électoral, avant d’établir un cadre de négociation précis.

L’objectif des Vingt-Sept est d’envoyer un signal positif à la Bosnie-Herzégovine. Certains États membres, particulièrement ceux qui soutiennent activement Sarajevo comme l’Autriche, estimaient qu’il était injuste de favoriser l’Ukraine et la Moldavie dans le processus d’adhésion.

Ce vendredi, un sommet de la zone euro, en présence de Christine Lagarde, la présidente de la BCE, se penchera sur les enjeux de compétitivité de l’Europe. Les dirigeants devraient réitérer leur appel à orienter davantage l’épargne des ménages européens vers l’innovation européenne.

Par ailleurs, la Commission envisage d’instaurer des droits de douane sur les céréales en provenance de Russie et de Biélorussie, alors que les agriculteurs expriment leur mécontentement dans plusieurs États membres. Cette proposition semble faire consensus au sein de l’UE.

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BlackRock perd 8,5 milliards $ au Texas

BlackRock
BlackRock

Dans le contexte électoral américain actuel, la question de l’Investissement Socialement Responsable (ISR) et de l’Environnement, du Social et de la Gouvernance (ESG) prend une place prépondérante, particulièrement au Texas, l’un des principaux bastions de l’industrie pétrolière aux États-Unis. Cette dynamique a atteint un nouveau sommet avec la décision du Texas à propos de BlackRock Permanent School Fund de retirer à BlackRock la gestion de 8,5 milliards de dollars.

Retrait de 8,5 milliards $ : BlackRock écarté au Texas pour ses positions anti-ESG

À l’approche des élections, la tension politique autour de l’ESG s’accroît aux États-Unis, notamment au Texas, principal État producteur de pétrole. Le Texas Permanent School Fund retire à BlackRock la gestion de 8,5 milliards de dollars publics. Cette décision fait suite à une loi texane de 2021 interdisant d’investir l’argent public dans les sociétés de gestion boycottant les énergies fossiles.

Le Texas Permanent School Fund, bénéficiant principalement des revenus de l’industrie pétrolière, a décidé de retirer à BlackRock la gestion de 8,5 milliards de dollars. Cette décision fait suite à des accusations politiques visant les positions anti-ESG du géant de la gestion d’actifs. BlackRock, de son côté, rejette fermement ces allégations. Le groupe met en avant ses investissements conséquents dans les entreprises énergétiques texanes, soulignant l’importance de la performance financière pour les contribuables.

Malgré une décollecte estimée à 4 milliards de dollars l’année dernière due à cette controverse, cette somme apparaît relativement modeste face aux 289 milliards de dollars collectés et aux plus de 10 000 milliards de dollars d’encours de BlackRock à fin 2023. Néanmoins, le groupe prend ces attaques politiques très au sérieux. Larry Fink, président de BlackRock, a même décidé de ne plus utiliser le terme ESG, et le groupe a récemment transféré son adhésion à Climate Action 100+ à BlackRock International.

Par ailleurs, d’autres acteurs majeurs de la gestion d’actifs américains, tels que JP Morgan AM, Invesco et State Street, ont également quitté la coalition. Malgré une apparente détente entre BlackRock et les autorités texanes, symbolisée par la présence conjointe de Larry Fink et du lieutenant-gouverneur du Texas Dan Patrick lors d’un sommet sur l’investissement dans les réseaux électriques, les tensions persistent et semblent loin de s’apaiser.

Approfondissez la lecture avec cet article : Economie mondiale 2024 : Croissance incertaine

Economie mondiale 2024 : Croissance incertaine

Economie mondiale 2024
Economie mondiale 2024

L’année 2024 s’annonce incertaine pour l’économie mondiale. Malgré des analyses rigoureuses, la guerre en Ukraine et les perturbations économiques obscurcissent les perspectives de croissance. Découvrez les facteurs clés et les prévisions pour les principales zones économiques dans ce rapport, en espérant que les chiffres sont plus fiables que ceux de Bruno Le Maire.


Les principaux facteurs de la croissance économique mondiale en 2024

Malgré des défis persistants, la croissance mondiale devrait rester stable et légèrement s’améliorer dans les années à venir.

En 2024, plusieurs facteurs influencent la croissance économique mondiale :

  1. Politiques budgétaires et monétaires : les politiques budgétaires et monétaires mises en place par les différents pays. Notamment les mesures de relance économique ou d’austérité, peuvent avoir un impact significatif sur la croissance.
  2. Demande mondiale : la croissance économique mondiale est également influencée par la demande mondiale. Notamment en termes de biens d’investissement et de consommation.
  3. Commerce international : L’évolution du commerce mondial, qui peut être affecté par des facteurs tels que les tensions commerciales. Les fluctuations des taux de change et la demande des principaux partenaires commerciaux, joue un rôle crucial dans la croissance économique mondiale.
  4. Inflation : L’inflation, en particulier son impact sur les taux d’intérêt et la consommation, peut influencer la croissance économique.
  5. Événements géopolitiques : Les incertitudes géopolitiques, telles que les tensions commerciales, les conflits armés ou les changements de régime politique, peuvent également avoir un impact sur la croissance économique mondiale.

En résumé, la croissance économique mondiale en 2024 est influencée par un ensemble complexe de facteurs économiques. Mais aussi politiques et géopolitiques qui interagissent pour façonner les perspectives économiques mondiales.

Les perspectives de croissance entre les économies

En 2024, on observe une différence significative dans les perspectives de croissance entre les économies avancées et émergentes :

  1. Économies avancées : La croissance économique dans les économies avancées reste modeste, avec des disparités entre les pays. Par exemple, les États-Unis et l’Espagne affichent une activité dynamique. Tandis que d’autres grandes économies avancées comme le Royaume-Uni et l’Allemagne connaissent une croissance morose.
  2. Économies émergentes : En 2024, on observe un ralentissement de l’activité dans les grandes économies émergentes telles que l’Inde, la Turquie et le Brésil, avant un rebond en 2025. En Chine, l’activité continue de ralentir en raison du manque de rééquilibrage de son modèle de croissance vers la demande interne.
  3. Différence de croissance : En 2024 et 2025, la différence de croissance entre les économies avancées et émergentes reste significative, avec des taux de croissance plus élevés dans les économies émergentes en phase de convergence. Cependant, cet écart est plus important qu’avant la crise sanitaire.

En résumé, les perspectives de croissance économique en 2024 montrent des trajectoires contrastées entre les économies avancées et émergentes, avec des défis et des opportunités spécifiques à chaque groupe de pays.

Les prévisions spécifiques pour les États-Unis, la Chine et la zone euro

Voici un aperçu des prévisions spécifiques pour les États-Unis, la Chine et la zone euro en termes de croissance économique pour les années à venir :

  1. États-Unis :
    • En 2024, la croissance économique aux États-Unis devrait ralentir à +1,4 %, principalement en raison d’un affaiblissement de la consommation des ménages et de facteurs tels que le coût du crédit élevé et la reprise des remboursements des prêts étudiants.
    • Pour 2025, on prévoit une croissance de +1,8 %, avec une consommation des ménages comme moteur de la croissance, soutenue par un marché du travail favorable et des salaires dynamiques.
  2. Chine :
    • En Chine, l’activité économique devrait continuer de ralentir en 2024, en raison du manque de rééquilibrage du modèle de croissance vers la demande interne.
    • Les prévisions pour 2025 en Chine ne sont pas spécifiquement mentionnées, mais il est indiqué que l’évolution des mesures de soutien économique en Chine aura un impact marqué sur l’activité dans le pays.
  3. Zone euro :
    • En 2024, la zone euro devrait connaître une croissance plus vigoureuse, avec une augmentation de +1,6 % après +0,7 % en 2024. Cela s’explique en partie par les marges de rattrapage importantes en termes de consommation des ménages et des politiques budgétaires plus favorables.
    • Pour 2025, la croissance en zone euro devrait encore s’accélérer, avec une prévision de +2,2 %, soutenue par la consommation des ménages et l’investissement, notamment grâce au Plan de Relance et de Résilience (PNRR).

En résumé, les prévisions de croissance économique pour les États-Unis, la Chine et la zone euro montrent des tendances différentes pour les années à venir, avec des facteurs spécifiques influençant la trajectoire de croissance de chaque région.

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