Risques climatiques pour la France, il est urgent d’agir !

En 2006, le rapport Stern sur l’économie du changement climatique mettait déjà en évidence l’impact économique des effets du changement climatique, avec un coût de l’inaction nettement supérieur au coût de la prévention ; 5 % à 20 % du PIB mondial, contre 1 % pour celui de l’action. Presque deux décennies plus tard, les dernières conclusions du Conseil de l’Union européenne sont formelles : l’assurance d’une transition juste vers des économies et des société durables, résilientes face au changement climatique et neutres pour le climat, n’a jamais été aussi urgente.

C’est dans ce contexte que l’ADEME dévoile une étude inédite, réalisée dans le cadre du projet Finance ClimAct, afin d’estimer les coûts que représenteraient le changement climatique et les dommages liés au réchauffement pour l’économie française. Fruit d’un travail exploratoire au long cours, cette analyse propose une nouvelle méthode d’intégration des coûts des dommages climatiques afin d’élaborer des scénarios de risques plus précis, et qui doivent constituer un levier privilégié par les organisations gouvernementales et internationales, pour anticiper, planifier et estimer les conséquences et opportunités de multiples futurs climatiques.

Plusieurs scénarios de transition envisagés

Dans cette étude, l’objectif a été d’intégrer l’évaluation du coût des dommages liés au réchauffement climatique en France à la modélisation économique de différents scénarios de transition, en suivant le cadre d’analyse proposé par le NGFS (réseau international des banques centrales pour le verdissement du système financier). Deux évaluations ont été réalisées :

  • La première compare les effets sur l’activité économique d’un réchauffement mondial de +3.5°C à la fin du siècle, par rapport à un scénario fictif sans changement climatique.
  • La seconde intègre les coûts des dommages dans tous les scénarios, et compare les effets sur l’activité économique d’une transition retardée, ou de l’absence même de politique de transition, par rapport à une situation où la politique de transition énergétique serait mise en œuvre progressivement dès à présent.

Dans chacun de ces scénarios, deux formes de risques liés au climat sont étudiées : d’une part, les risques physiques causés par des événements climatiques et météorologiques, qu’ils soient aigus (c’est-à-dire matérialisés par des événements de courte durée, de fréquence et d’intensité variables) ou chroniques (c’est-à-dire matérialisés par des évolutions progressives de phénomènes périodiques déjà existants) et d’autre part les risques de transition, qui correspondent à des risques financiers liés au processus d’ajustement vers une économie bas-carbone. Ces risques restent incertains car ils sont amenés à évoluer en fonction des politiques de transition menées, de l’évolution du climat et de sa matérialisation en termes d’impacts.

Dans les scénarios de transition retardée ou d’inaction, des coûts du changement climatique considérables pour la France…

Les modélisations ont permis d’estimer pour l’ensemble de l’économie française l’effet agrégé des impacts sectoriels, associés à un scénario de réchauffement climatique mondial de près de 3.5°. Les premières estimations de l’étude, très probablement sous-estimées, montrent que si la température devait atteindre un niveau de réchauffement de +3.5°C, les dommages du changement climatique pourraient coûter plus de 10 points d’activité annuelle par rapport à un scénario fictif sans changement climatique d’ici la fin du siècle. La contribution des dommages serait la suivante :

Les catastrophes naturelles se produisant dans le reste du monde qui affectent les exportations françaises (près de 6 points d’activité) ;

La baisse des rendements agricoles (3 points d’activité) ;

Les coûts directs des catastrophes naturelles en France (1/2 point) ;

La montée du niveau de la mer (1/2 point) ;

L’ensemble des autres dommages confondus (1/2 point).

Ces estimations de dommages ont ensuite été combinées par l’ADEME avec les différents scénarios de risque de transition. L’Agence a comparé le scénario de référence dit de « transition ordonnée », c’est-à-dire correspondant à la mise en œuvre dès à présent et progressive de politiques afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050, avec des scénarios alternatifs de transition retardée et d’inaction.

Le scénario de transition retardée

Il suppose la poursuite des politiques existantes et le développement des énergies fossiles jusqu’en 2030. À partir de cette date, les pouvoirs publics imposent des politiques soudaines et non anticipées, pour rattraper les engagements sur le long terme et maintenir la hausse de température inférieure à 2°C d’ici la fin du siècle.

Un tel scénario s’accompagne de frictions sur les facteurs de production, qui vont peser sur le mix énergétique (avec une évolution de la production énergétique qui ne sera pas plus rapide que dans le scénario ordonné), sur le marché du capital (avec une baisse significative de la valeur d’actifs physiques et financiers sur les secteurs du bâtiment, les secteurs extractifs, la production d’énergie et l’industrie), et des conséquences sur le marché du travail (avec le transfert vers des secteurs et des métiers en transition qui se fait au prix de pertes de productivité lié au retard dans la formation des travailleurs).

En France, une transition retardée pourrait conduire à près de 1 100 Md$ d’actifs échoués cumulés sur la période, soit près de 50 Md$ par an entre 2030 et 2050. Le scénario retardé aurait pour conséquence une perte de près de -1,5 point de PIB en 2030 et de -5 points de PIB en 2050.

Le scénario de l’inaction

Il suppose l’absence de toute nouvelle politique de transition après 2022 et une conservation du mix énergétique tel qu’il est aujourd’hui.

La première conséquence d’un tel scénario est de renoncer à des politiques climatiques qui ont un impact macroéconomique bénéfique. Mais surtout, les trajectoires de température divergent significativement à partir de 2030 et le coût des dommages additionnels observés alors monte progressivement en charge.

À l’horizon de la fin du siècle, le scénario d’inaction coûterait près de 7 points de PIB annuels, dont 1 point lié au gel des politiques de transition et 6 points de PIB du fait des coûts des dommages additionnels, par rapport à une transition ordonnée.

…Et très probablement sous-estimés

Certains effets n’ont pas pu être intégrés à l’analyse. Pour cause, les effets indirects du changement climatique comme les déplacements de population, les politiques d’adaptation et de reconstruction ont été exclus. De même, les impacts domestiques ne projettent pas la hausse de gravité des catastrophes naturelles et il n’a pas été possible d’évaluer le coût économique de la perte de biodiversité. Les coûts d’adaptation au changement climatique n’entrent pas non plus dans le périmètre de l’étude. Les impacts du changement climatique sur l’activité économique reposent donc pour l’instant essentiellement sur les dommages passant par le commerce extérieur. Les premières évaluations présentées ici sont ainsi très probablement très sous-estimées et sont amenées à être réévaluées et précisées en fonction de l’évolution des données disponibles et des outils de modélisation.

Investir dans la durabilité « green »

Face à la prise de conscience mondiale de la crise climatique et à la montée en puissance des pratiques durables, les entreprises du secteur des énergies renouvelables se positionnent en leaders de cette transformation. La mise en place de politiques gouvernementales pour réduire les émissions de carbone alimente une demande croissante en énergie propre.

En investissant dans cette thématique, les investisseurs encouragent la transition vers un avenir plus écologique tout en se positionnant pour profiter de la croissance de cette industrie. C’est l’occasion de contribuer à la transition écologique tout en réalisant un investissement potentiellement rentable et certainement bénéfique.

Les énergies renouvelables, comprenant le solaire, l’éolien et l’hydroélectrique, contribuent actuellement à environ 21 % de la production d’électricité aux États-Unis, selon l’Administration américaine d’information sur l’énergie. Au cours de la dernière décennie, ce secteur a quadruplé sa capacité de production grâce à la diminution des coûts des panneaux solaires, des éoliennes et des batteries de stockage d’énergie. Alors que les gouvernements adoptent des lois pour accélérer la décarbonisation, les entreprises concluent des contrats d’achat d’électricité (CAE) axés sur les énergies propres. Dans ce contexte, investir dans des actions telles que NextEra Energy (NEE US), SolarEdge Technologies (SEDG US) et First Solar (FSLR US) offre des opportunités intéressantes pour les investisseurs.

Quelles sont les raisons d’investir dans des actions liées aux énergies renouvelables ?

En plus d’être économiquement judicieux, investir dans des actions liées aux énergies renouvelables est en harmonie avec les valeurs de responsabilité sociale des clients, tout en contribuant à la diversification de leur portefeuille. Selon l’Agence internationale de l’énergie, pour chaque dollar investi dans les énergies fossiles, environ 1,7 dollar est désormais alloué aux énergies propres. Les investissements dans l’énergie solaire sont sur le point de dépasser ceux destinés à la production pétrolière pour la première fois. Selon Bloomberg, les nouveaux investissements mondiaux dans les énergies renouvelables ont atteint un record, totalisant 358 milliards de dollars au cours des six premiers mois de 2023. Dans ce contexte, les entreprises spécialisées dans les énergies propres sont susceptibles de bénéficier d’avantages considérables.

Swiss Life AM : succès de son closing

Swiss Life Asset Managers annonce le closing de son fonds d’infrastructures value-add « Swiss Life Funds (LUX) ESG Global Infrastructure Opportunities Growth II » sur des engagements à plus de 560 millions d’euros.

Swiss Life Asset Managers a annoncé le premier closing réussi de son deuxième fonds d’infrastructures value-add, « Swiss Life Funds (LUX) ESG Global Infrastructure Opportunities Growth II ». La levée de fonds a débuté en mai 2023 et a enregistré plus de 560 millions d’euros d’engagements auprès de clients et prospects. Avec ce premier closing, le fonds est en bonne voie pour atteindre son volume cible d’un milliard d’euros.

Le fonds permettra d’accéder à des investissements en position de contrôle et de co-contrôle dans des actifs d’infrastructures value-add attractifs allant du small market au mid-market et présentant un potentiel de création de valeur sur les marchés de l’OCDE. Le fonds profite de conditions socio-économiques favorables, portées par des mégatendances clés comme la décarbonation, la digitalisation, les nouvelles mobilités, les nouvelles chaînes logistiques, l’économie circulaire et le vieillissement de la population.

Gianfranco Saladino, Head Value-add Investments chez Swiss Life Asset Managers, commente : « Nous sommes ravis de lancer notre deuxième fonds d’infrastructures value-add dans un environnement de marché qui leur est favorable. Une grande partie des mégatendances générationnelles qui s’observent actuellement continuent de s’accélérer, et offrent des opportunités d’investissement intéressantes à nos clients. Il devient de plus en plus important de se concentrer sur une création de valeur opérationnelle et financière concrète pour créer de la valeur dans l’ensemble de nos sociétés en portefeuille. »

Le fonds est classé parmi les fonds relevant de l’art. 8 du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR). Conformément à son engagement en faveur de l’investissement responsable, Swiss Life Asset Managers a intégré des critères ESG à ses processus d’investissement dans des actifs réels.  Swiss Life Asset Managers est membre de la GIIA (Global Infrastructure Investor Association), du GRESB et signataire des Principes pour l’investissement responsable des Nations Unies (UNPRI).

Au 30 septembre 2023, Swiss Life Asset Managers gérait plus de 10 milliards d’euros de capitaux engagés en infrastructures à travers plusieurs fonds aux stratégies variées.

CPRAM lance le fonds CPR Invest Climate Ultra Short Term Bond

En dévoilant CPR Invest – Climate Ultra Short Term Bond, CPRAM prétend soutenir activement et à court terme des entreprises engagées dans la lutte contre le changement climatique. Cependant, il est difficile de ne pas percevoir un paradoxe flagrant lorsque cette démarche est mise en perspective avec le programme green long terme, soulevant ainsi des interrogations sur la cohérence globale de leur engagement écologique.

CPRAM annonce le lancement de CPR Invest – Climate Ultra Short Term  Bond  (le Fonds), qui investit sur un horizon de court terme sur une sélection de titres Investment Grade et d’accompagner des entreprises engagées pour lutter contre le changement climatique.

Au lancement, les encours du Fonds s’élevait à 100 millions d’euros.

Les changements dans la politique des banques centrales, et la remontée des taux d’intérêt qui ont eu lieu depuis 2022, ont redonné de l’intérêt aux solutions d’investissement de crédit court terme, celles-ci retrouvant une place de choix dans les allocations de portefeuille.

Dans ce contexte, et alors qu’une nouvelle édition de la Conférence des Parties sur le Climat s’ouvre aujourd’hui, CPRAM annonce le lancement d’un nouveau Fonds CPR Invest – Climate Ultra Short Term  Bond, une solution d’investissement sur le marché du crédit court terme qui cherche à tirer parti  de taux courts redevenus attractifs, et sélectionne les entreprises présentant les meilleures pratiques pour lutter contre le changement climatique.

Le Fonds bénéficie de l’expertise de CPRAM à la fois sur la thématique du climat et dans la gestion monétaire et obligataire court terme. CPRAM est en effet actif depuis plus de 30 ans dans la gestion monétaire et obligataire, avec des encours sous gestion qui atteignent 17,75 milliards € sur ces stratégies.  

Julien Daire, Directeur de la Gestion Taux, Crédit et Diversifiée de CPRAM commente : « La gamme thématique Climat de CPRAM rassemble aujourd’hui près de 3 milliards d’euros sous gestion.  Après le fonds CPR Invest – Climate Bonds Euro et le lancement en octobre 2023 de CPR Invest – B&W Climate Target 2028, nous complétons aujourd’hui la gamme thématique crédit avec le lancement de cette solution de placement court-terme. L’ensemble de cette gamme crédit propose aux investisseurs des fonds qui permettent de financer la transition vers une économie bas-carbone tout en répondant à leurs besoins en termes de couple rendement/risque, de liquidité, et d’horizon d’investissement. »

Le fonds CPR INVEST – Climate Ultra Short Term Bond investit dans des obligations Investment Grade, principalement en euro. Son objectif d’investissement est de surperformer l’indice €STR+0,15%, sur une période de 6 mois.

La constitution de l’univers d’investissement contribue à l’objectif de lutte contre le changement climatique. Pour identifier les entreprises ayant les meilleures pratiques dans ce domaine, le fonds sélectionne celles qui sont les mieux notées par le CDP, une organisation internationale à but non lucratif considérée comme la référence en matière de reporting environnemental pour les entreprises. Un minimum de 90% du portefeuille est ainsi composé de titres obligataires d’entreprises notées par le CDP. Le portefeuille actuel est investi presqu’exclusivement sur des émetteurs notés A ou B par le CDP.

Concernant les émetteurs non notés par le CDP (10% maximum du portefeuille) il s’agira uniquement d’obligations soit vertes, soit durables, soit liées au développement durable.

Le portefeuille est exposé à des secteurs à fort enjeu climatique considérés comme clés dans la transition vers une économie bas-carbone. En effet, si ces secteurs représentent 33% de l’exposition du marché du crédit global, ils représentent aussi 86% de son intensité carbone globale. D’ailleurs, concernant ces secteurs, le fonds est actuellement investi principalement dans des entreprises qui se sont engagées sur des objectifs Science Based Target de réduction de leurs émissions carbone ou qui les ont validés.

Le fonds vise également à obtenir une meilleure note ESG et une meilleure intensité carbone que son indicateur de comparaison ESG. 

Le fonds CPR Invest – Climate Ultra Short Term Bond est géré par Julien Levy, Responsable des Solutions de Trésorerie et Crédit  et par Lucie Dronneau, Gérante Taux et Crédit.  Le Fonds est classé Article 8 SFDR.

Étude : Les entreprises axées sur la réduction des émissions sont en accord avec la Taxonomie de l’UE

Une recherche conjointe menée par CDP et Clarity AI révèle que les entreprises européennes ayant des objectifs de réduction des émissions validés sur la base scientifique ont tendance à avoir une meilleure conformité des dépenses en capital (CapEx) avec la Taxonomie de l’UE.

En 2023, les entreprises ont effectué leur première déclaration complète sur la Taxonomie de l’UE, introduisant sur le marché des données de durabilité sans précédent, coïncidant avec l’attention portée aux engagements financiers lors de la COP28.

Avec l’introduction des données de conformité des dépenses en capital, le marché peut désormais évaluer si les entreprises réorientent leurs investissements pour atteindre leurs objectifs.

Le rapport est le premier à comparer les indicateurs de la Taxonomie de l’UE à d’autres indicateurs liés à la transition des entreprises, explorant comment l’éligibilité et la conformité à la Taxonomie sont liées aux émissions de gaz à effet de serre (GES) des entreprises et à leurs objectifs de réduction des émissions.

Alors que le financement climatique occupe une place centrale lors de la COP28 cette semaine, une analyse conjointe publiée aujourd’hui par CDP et Clarity AI révèle comment la Taxonomie de l’UE peut être utilisée par les entreprises comme un outil de planification de transition et par les institutions financières pour orienter leurs décisions d’investissement et leurs rapports.

L’étude menée par CDP, l’organisation à but non lucratif qui gère le système mondial de divulgation environnementale pour les entreprises, et Clarity AI, la plateforme mondiale de technologie durable, est la première à explorer le lien entre les indicateurs de la Taxonomie de l’UE et les indicateurs de transition des entreprises, tels que les émissions de gaz à effet de serre et les objectifs scientifiques de réduction.

Les données de la Taxonomie de l’UE révèlent l’alignement actuel et potentiel futur d’une entreprise avec la transition vers le zéro net au niveau de l’activité économique. Avec des données sur l’alignement des dépenses en capital disponibles pour la première fois, le marché dispose désormais d’un langage commun pour évaluer si les entreprises évoluent vers des activités respectueuses de l’environnement.

La recherche se concentre sur 1 700 entreprises relevant du champ d’application de la Directive sur la publication d’informations non financières (DNFI) qui ont publié des rapports de première année sur la Taxonomie de l’UE. Cela a abouti à une quantité sans précédent de données, désormais accessibles dans le domaine public.

L’étude révèle que les entreprises ayant un meilleur alignement avec la Taxonomie ont tendance à avoir des objectifs scientifiques de réduction validés et à aligner leurs revenus et leurs dépenses avec leur transition climatique. Sur les 1 700 entreprises analysées, 300 ont des objectifs scientifiques de réduction, et plus de 600 alignent leurs revenus et leurs dépenses avec leur plan de transition climatique.

Le rapport souligne l’efficacité de la Taxonomie de l’UE lorsqu’elle est combinée avec des plans de transition, à la fois pour établir et suivre les actions de décarbonisation et soutenir la planification financière dans le cadre de la stratégie globale de transition d’une entreprise.

Maxfield Weiss, directeur général de CDP Europe, a déclaré : « Avec les engagements financiers en tête de l’ordre du jour de la COP28 cette année, la Taxonomie de l’UE offre une opportunité d’analyser des données de durabilité comme jamais auparavant. En tant que première année où les entreprises sont tenues de faire rapport selon la Taxonomie de l’UE, 2023 a vu une mine d’or de données granulaires sur la durabilité être publiée sur le marché. »

Cependant, avoir accès à ces données est une chose, mais comprendre comment les interpréter et les utiliser en est une autre. Ce rapport montre en détail à quel point les données fondamentales sont cruciales pour un changement transformateur et dévoile ces données dans le contexte des plans de transition, rendu possible par les questions uniques de CDP sur les taxonomies de finance durable.

Patricia Pina, responsable de la recherche chez Clarity AI, a ajouté : “Le rapport sur la Taxonomie de l’UE en est encore à ses débuts, mais il éclaire déjà le chemin vers une économie plus durable. Les données produites sont cruciales pour comparer de manière transparente où se situent les entreprises aujourd’hui dans leur parcours vers une économie verte. Cependant, la Taxonomie de l’UE n’est pas une solution miracle. Pour exploiter efficacement cet outil puissant et avoir une vision globale des progrès environnementaux, le marché financier devrait utiliser la Taxonomie de l’UE en conjonction avec des plans de transition pour évaluer véritablement la crédibilité des engagements des entreprises en matière de progrès environnementaux.”

De plus, l’une des conclusions tirées de l’analyse est l’importance de contextualiser les données pour tirer des conclusions précises. La Taxonomie de l’UE ne couvre pas toutes les activités économiques, et les moyennes sectorielles ne fournissent pas une image complète. Par exemple, bien que le secteur des matériaux contribue de manière significative aux émissions, notamment dans les activités liées à la fabrication de ciment, d’aluminium et de fer, il n’est pas entièrement représenté dans la Taxonomie de l’UE. Étant donné que les entreprises du même secteur peuvent être impliquées dans des activités économiques très différentes, il ne suffit pas de se fier aux données d’alignement moyennes.

Le rapport complet ⬇️

Classement Pisa 2023 : la France 23e… le niveau des élèves chute !

Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves, souvent désigné par l’acronyme Pisa, est un ensemble d’études menées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres. Cette évaluation se déroule tous les 3 ans et vise à tester les compétences des élèves de 15 ans en lecture, sciences et mathématiques.

L’étude mondiale qui classe et évalue les systèmes éducatifs dans le monde souligne une « baisse inédite » des performances des élèves. La France est 23e, et chute lourdement en mathématiques.

L’Asie, Singapour en tête, s’illustre une nouvelle fois dans l’enquête Pisa 2022 de l’OCDE sur l’éducation, marquée par une « baisse inédite » des performances des élèves après la crise du Covid, y compris pour la France.

Classement 2023

Comme pour la précédente édition, où quatre métropoles et provinces chinoises (Pékin, Shanghaï, Jiangsu, Zhejiang, qui n’ont pas pu participer cette fois) étaient arrivées en tête, plusieurs pays asiatiques figurent parmi les meilleurs élèves.

Singapour caracole largement en tête en mathématiques, sciences et lecture, comme en 2016. Il est suivi par Macao, Taïwan, Hong Kong, le Japon et la Corée du Sud en maths. « On continue d’avoir des pays d’Asie, et notamment sur les mathématiques, qui trustent vraiment les premières performances », explique Eric Charbonnier, spécialiste de l’éducation à l’OCDE.

La France, 23e du classement, se situe comme en 2018 dans la moyenne des pays de l’OCDE, « à un niveau comparable à celui de l’Espagne, la Hongrie et la Lituanie dans les trois matières », relève Irène Hu, analyste de l’OCDE. Elle est classée 22e en maths, 24e en compréhension de l’écrit et 22e en sciences parmi les 38 pays de l’OCDE (statistiquement « entre la 15e et la 29e place en mathématiques et sciences » et « entre la 11e et la 29e » en lecture, selon l’OCDE).

Les résultats de la France sont « parmi les plus bas jamais mesurés », selon l’OCDE. En mathématiques, elle connaît entre 2018 et 2022 « une baisse historique du niveau des élèves ».

La France connait également une forte baisse du niveau de ses élèves en compréhension de l’écrit, dont la tendance est à la baisse depuis 2012 dans le pays. » La performance des élèves a baissé de 19 points en compréhension de l’écrit, contre 10 points pour la moyenne OCDE« par rapport à 2019, explique l’OCDE. En sciences, le score de la France baisse également de 6 points.

Marquée par un poids très fort de l’origine sociale dans la réussite des élèves, la France reste aussi « l’un des pays de l’OCDE où le lien entre le statut socio-économique des élèves et la performance qu’ils obtiennent au Pisa est le plus fort », mais « sans aggravation notable » entre 2012 et 2022, indique l’OCDE.

La crise du Covid, responsable ?

Principal fait marquant de cette édition 2022 : les résultats « montrent une baisse inédite de la performance des élèves dans l’histoire de Pisa », souligne l’OCDE. « En mathématiques, la moyenne des pays de l’OCDE a baissé de 15 points par rapport à 2018, alors que la différence entre chaque cycle n’avait jamais dépassé les quatre points auparavant. En compréhension de l’écrit, la baisse est de 10 points dans la moyenne de l’OCDE », et les résultats en sciences sont restés stables, détaille Irène Hu, analyste de l’OCDE.

En cause notamment pour expliquer la « chute dramatique » des performances : la crise du Covid, qui « bien sûr a un impact sur ce que l’on observe » et a été « un accélérateur de baisse de performances ». Mais, « il ne faut pas tout faire porter au Covid non plus » car « il y avait déjà une tendance à la baisse depuis une dizaine d’années » globalement, et « on n’a pas vu de lien direct entre les fermetures d’écoles et la performance ».

Outre le Covid, d’autres facteurs sont avancés par l’OCDE pour expliquer la baisse des résultats : la crise d’attractivité du métier d’enseignant, qui touche de plus en plus de pays, le manque de soutien aux enseignants et aux élèves, ou encore l’implication des parents, moins forte qu’en 2018.

Le top 10 des dix meilleurs pays en lecture, sciences et mathématiques

Voici les classements des dix pays ou territoires arrivant en tête dans l’enquête Pisa 2022 de l’OCDE, publiée mardi, en matière de compétences en mathématiques, compréhension de l’écrit et culture scientifique pour les élèves de 15 ans scolarisés.

Mathématiques

Il s’agit là de «formuler, employer et interpréter les mathématiques dans différents contextes».

1/Singapour (avec un score de 575), 2/Macao (552), 3/Taïwan (547), 4/Hong Kong (540), 5/Japon (536), 6/Corée du Sud (527), 7/Estonie (510), 8/Suisse (508), 9/Canada (497), 10/Pays-Bas (493).

Compréhension de l’écrit

Pour réussir, les jeunes doivent montrer qu’ils sont capables de «comprendre et utiliser des textes écrits, mais aussi réfléchir à leur propos et s’y engager».

1/Singapour (543), 2/Irlande (516) et Japon (516), 3/Corée du Sud (515) et Taïwan (515), 4/Estonie (511), 5/Macao (510), 6/Canada (507), 7/Etats-Unis (504), 8/Nouvelle-Zélande (501), 9/Hong Kong (500), 10/Australie (498).

Sciences

Inclut des connaissances en physique, sciences et vie de la Terre et de l’univers, ainsi que des notions de démarches et d’explications scientifiques.

1/Singapour (561), 2/Japon (547), 3/Macao (543), 4/Taïwan (537), 5/Corée du Sud (528), 6/Estonie (526), 7/Hong Kong (520), 8/Canada (515), 9/Finlande (511), 10/Australie (507).

Une différence de quelques points est jugée non significative en raison des marges d’erreurs propres à toute enquête réalisée à partir d’échantillons de populations.

PISA 2022, c’est :

  • 85 pays participants
  • 335 établissements PISA en France métropolitaine et Outre-mer
  • 8000 élèves qui défendent les couleurs de la France

L’étude est menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans, qu’ils soient scolarisés dans un établissement public ou privé sous contrat, au collège ou en lycée agricole, général, technologique ou professionnel.

PISA évalue leurs capacités à mobiliser leurs connaissances scolaires et à les utiliser dans des situations proches de la vie quotidienne.

En France, l’enquête est réalisée sous la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale selon les procédures standardisées de l’OCDE. Elle se déroule dans 335 établissements tirés au sort par une autorité internationale indépendante. Dans chaque établissement, environ 30 élèves de 15 ans sont retenus aléatoirement.

Les objectifs de l’enquête

L’intérêt est d’évaluer la capacité de l’élève à mettre en perspective ses acquis scolaires afin d’en faire usage durant des situations variées. L’enquête invite les élèves à une introspection sur leur envie et leur manière d’apprendre, notamment grâce à un questionnaire de contexte. Sa périodicité triennale permet aux pays de suivre les progrès accomplis en termes d’éducation.

Le programme permet de :

  • Mesurer les performances des élèves
  • Étudier la préparation des élèves à la vie adulte
  • Déterminer les facteurs exogènes qui influencent les performances des élèves (les conditions socio-économiques par exemple)
  • Souligner le fait que certains pays se distinguent par des performances moyennes élevées ou par l’équité de leur système d’éducation.

Comment se déroulent les épreuves ?

L’ensemble de l’évaluation dure en tout 3h30. Elle est décomposée en quatre séquences. Les élèves passent d’abord des épreuves de compréhension de l’écrit, de culture mathématique, de culture scientifique et de pensée créative pendant deux heures. Puis, ils répondent à un questionnaire de 50 minutes, axés sur leur milieu socio-culturel et sur le bien-être au lycée ou au collège. Leurs résultats sont confidentiels.

Publication des résultats PISA 2022

Les résultats de PISA 2022 sont publiés par la DEPP sous forme de Notes d’Information :

Les résultats de PISA ne sont pas individuels. Les réponses des élèves sont réunies et analysées de manière à étudier leur système éducatif. Une compétence majeure est testée à chaque fois à tour de rôle. En 2022, la majeure porte sur la culture mathématique comme en 2012 qui constituera donc le point de référence.

Le cadre d’évaluation de la culture mathématique dans le PISA 2022 ainsi que des exemples d’épreuves sont présentés sur le site internet.

« Élever le niveau de l’école » et « redonner de l’autorité aux enseignants ». Tel est, depuis la rentrée scolaire, le mantra de Gabriel Attal qui, le 5 octobre, avait lancé la mission « exigence des savoirs ». Deux mois plus tard jour pour jour, l’heure est déjà aux annonces choc. Dans un mail envoyé aux enseignants, puis lors d’une conférence de presse au collège parisien Charles Péguy (19e arrondissement), le ministre de l’Éducation nationale a détaillé son « choc des savoirs » visant à provoquer « un sursaut pour l’avenir de notre école ». 

Prévisions 2024 : Fin d’une ère ?

Le parcours mondial depuis la grande crise financière a connu des perturbations pendant les années de pandémie, caractérisées par une géopolitique stable, une faible inflation et des taux d’intérêt bas. À mesure que 2024 approche, l’avenir devient de plus en plus incertain, avec des indications que les paysages politiques et économiques sont sur le point de changer.

Chez Saxo, les prévisions “chocs” ne sont pas des informations réelles et ne reflètent pas complètement la réalité, du moins pas encore. Saxo examine de manière exagérée la manière dont le monde pourrait évoluer : un baril de pétrole atteignant 150 $, une crise sanitaire majeure, la fin du capitalisme aux États-Unis, une crise de sécurité déclenchée par l’IA, la victoire de RF Kennedy Jr aux élections américaines, les impacts d’un PIB japonais à 7%, l’introduction d’un nouvel impôt sur la fortune, etc…

Les Saoudiens achètent la franchise de la Ligue des champions à 150 dollars le baril

Grâce à la forte augmentation des prix du pétrole, l’Arabie saoudite, qui a entrepris une transformation économique majeure axée sur le tourisme, les loisirs et le divertissement plutôt que sur les recettes pétrolières, voit cette transition bénéficier d’une impulsion supplémentaire. Les prix du pétrole atteignent 150 $ le baril, stimulés par une demande plus élevée que prévu, tandis que la domination de l’OPEP+, dirigée par l’Arabie saoudite, sur l’offre persiste, et que la tendance verte montre des signes d’essoufflement en raison de coûts croissants.

Ces dernières années, le prince héritier Mohammed Bin Salman, amateur de football, a supervisé la modernisation de la Saudi Pro League, visant à la hisser parmi les dix meilleures ligues mondiales. La hausse des revenus pétroliers offre à MBS l’opportunité d’aller plus loin. Avec le soutien de la FIFA, l’Arabie saoudite tente d’acquérir la Ligue des champions de l’UEFA, l’un des tournois les plus prestigieux au monde.

Désormais maîtres de cette compétition, les Saoudiens la transforment en une compétition mondiale de clubs que la FIFA avait précédemment tenté d’établir, sans succès face à la résistance de l’UEFA, de l’Association européenne des clubs et des grands clubs européens. Cependant, avec le rachat par l’Arabie saoudite, une offre alléchante convainc les clubs, qui se voient offrir des fonds pour les 220 principaux clubs sous l’égide de l’Association européenne des clubs. La Ligue des champions de la FIFA devient réalité, avec Riyad accueillant un grand nombre de matches. La compétition comprend 48 équipes, avec 32 places réservées aux clubs européens, et des places allouées à l’Asie/Moyen-Orient, à l’Afrique et aux Amériques, ainsi qu’à l’Océanie.

Portée par la hausse des prix du pétrole brut, l’Arabie saoudite crée l’événement sur la scène mondiale en établissant une Ligue mondiale des champions suite à l’acquisition de la franchise de l’UEFA.

Crise sanitaire mondiale : Les médicaments contre l’obésité freinent l’activité physique

L’étonnante efficacité du médicament contre l’obésité GLP-1 a suscité un engouement sans précédent, propulsant le marché des médicaments vers une projection de 71 milliards de dollars d’ici 2032. Cette croissance rapide a hissé Novo Nordisk au sommet des sociétés européennes cotées en bourse en termes de valeur. Des études récentes ont également révélé que le GLP-1 réduisait les risques cardiaques et ralentissait la progression de l’insuffisance rénale chez les personnes atteintes de maladies rénales chroniques.

L’expansion de l’offre de médicaments GLP-1 a entraîné une baisse des prix, incitant les gouvernements à les considérer comme essentiels pour lutter contre l’épidémie d’obésité. La logique sous-jacente est que cette lutte peut générer des économies de coûts dans d’autres secteurs de la santé en améliorant la santé globale et en réduisant les maladies secondaires liées à l’obésité, contribuant ainsi à accroître la productivité mondiale. Cette tendance suggère une probabilité accrue de couverture d’assurance, stimulant davantage la demande.

Cependant, l’offre de médicaments contre l’obésité (GLP-1) ne parvient pas à suivre la demande, entraînant des délais importants pour les patients. Pendant cette attente, certains abandonnent l’exercice et les régimes sains, comptant sur la pilule pour contrôler leur poids, ce qui déclenche une crise sanitaire majeure. Les taux mondiaux d’obésité chez les adultes devraient passer de 39 % actuellement à 45 % en 2024, entraînant une augmentation des maladies telles que le diabète et les maladies cardiaques, des blessures dues à une faiblesse musculaire et une diminution de l’efficacité du système immunitaire. Cette hausse des maladies et des absences au travail fait chuter la productivité globale.

Impact sur le marché : L’industrie des aliments transformés enregistre une hausse significative de la demande, avec des actions de McDonald’s et de Coca-Cola surpassant les marchés plus larges de 60 % chacune.

Bien que les médicaments contre l’obésité soient envisagés comme une solution à l’épidémie mondiale, leur commodité incite certaines personnes à abandonner l’exercice et à accroître leur consommation de nourriture peu saine. En 2024, une offre insuffisante de médicaments contre l’obésité sur le site GLP-1 par rapport à la demande conduira à une augmentation des taux d’obésité et des problèmes de santé associés, entraînant une baisse de la productivité mondiale.

La conclusion du système capitaliste aux États-Unis

En raison d’un environnement géopolitique de plus en plus incertain, le gouvernement américain est contraint d’augmenter ses dépenses de défense, tandis que la Réserve fédérale resserre les conditions financières face à une seconde vague d’inflation. Pour éviter des troubles sociaux, le Congrès doit accroître les dépenses fiscales.

Avec un déficit budgétaire dépassant rapidement les 10% du PIB, niveau atteint seulement pendant la Seconde Guerre mondiale et la pandémie de coronavirus au siècle dernier, le gouvernement doit stimuler la demande de bons du Trésor américain. Le marché boursier, désormais composé des « Douze Titans » au lieu des « Sept Magnifiques », prospère grâce à un ralentissement évité et aux programmes de soutien gouvernementaux. Les nouveaux membres, Eli Lilly, Novo Nordisk, JPMorgan Chase, LVMH et ASML, rejoignent le club. Cependant, l’inégalité entre les investisseurs et les non-investisseurs s’accroît.

Le gouvernement américain reconnaît que la stabilité politique dépend de sa capacité à financer un déficit massif en émettant davantage de bons du Trésor américain et en abaissant les taux d’intérêt. Afin d’accroître l’attrait des bons du Trésor par rapport aux actions, le Congrès, sous une pression intense de la Maison Blanche, exonère d’impôt les gains en capital et les intérêts sur les bons du Trésor. Cette évolution marque la fin du capitalisme, transférant l’argent des entreprises privées au public, avec une consolidation de la position dominante des « Douze Titans » sur le marché.

Malgré l’incapacité à résoudre les inégalités, la baisse des coûts d’emprunt apaise l’agitation sociale. Cela entraîne une période prolongée de nationalisation et d’intervention gouvernementale dans des secteurs critiques. Sur le marché, les bons du Trésor américain voient leurs rendements augmenter sur toutes les échéances, tandis que la courbe des rendements s’aplatit à la hausse. Le marché boursier s’effondre, mais un groupe d’entreprises riches en liquidités profite d’une courbe de rendement inversée.

Pour préserver l’économie et prévenir les troubles sociaux avant les élections de 2024, le gouvernement américain est contraint d’augmenter considérablement les dépenses fiscales. Face aux pressions inflationnistes persistantes et au rapatriement des capitaux par les investisseurs étrangers, la demande de bons du Trésor américain demeure faible, entraînant une hausse des rendements des obligations. Dans une tentative urgente de normaliser les coûts d’emprunt, le gouvernement américain choisit d’exonérer d’impôts les revenus des obligations d’État.

Les contenus modifiés par l’Intelligence Artificielle provoquent une crise de sécurité nationale

Bien que de nombreux acteurs, tels que McKinsey, les entreprises et des économistes renommés, voient l’IA générative comme un puissant outil pour améliorer la productivité et stimuler la croissance future, d’autres la considèrent comme une nouvelle arme potentiellement dangereuse. Dans un contexte crucial, un groupe criminel utilise une IA extrêmement trompeuse pour manipuler un haut fonctionnaire, obtenant ainsi des informations top secrètes d’un pays développé. Ce coup audacieux et réussi déclenche la plus grande crise de sécurité nationale depuis la Seconde Guerre mondiale, conduisant à une réglementation d’envergure sur l’utilisation de l’IA.

Pour contrer les conséquences catastrophiques de l’IA générative, les États-Unis et l’Union européenne adoptent une mesure historique exigeant que tout contenu produit par une IA soit étiqueté comme « Fabriqué par l’IA ». Tout manquement à cette règle entraîne des sanctions sévères. Dans un souci de sécurité nationale, le gouvernement restreint l’accès des utilisateurs aux modèles de langage d’OpenAI et Google, n’autorisant que des entités approuvées à les utiliser. Cette nouvelle réglementation freine l’enthousiasme pour l’IA générative, provoquant une baisse des investissements par crainte de sa commercialisation difficile.

Le détournement d’IA générative génère une crise de sécurité nationale et une méfiance totale du public envers les informations en ligne, alors que le contenu généré par l’IA atteint 90% du total des informations. Les gouvernements des pays développés adoptent des lois strictes, limitant la diffusion d’informations publiques aux seuls organismes de presse approuvés. Les réglementations liées à la connaissance du client, habituellement présentes dans le secteur bancaire pour prévenir le blanchiment d’argent, sont imposées aux entreprises technologiques fournissant des applications d’IA générative pour empêcher l’accès non autorisé.

Impact sur le marché : Les entreprises médiatiques traditionnelles approuvées par les gouvernements voient leur valeur augmenter, avec une hausse significative des actions de la New York Times Company. En revanche, les actions d’Adobe chutent considérablement, pénalisées par le gouvernement en raison de l’utilisation de son logiciel dans le détournement.

L’IA générative, d’abord perçue comme un atout pour la productivité, se transforme en une menace pour la sécurité nationale suite à un audacieux détournement impliquant un haut fonctionnaire d’un pays développé. Face à cette menace, les gouvernements réagissent en instaurant de nouvelles réglementations visant à restreindre l’usage de l’IA. Cette évolution atténue l’enthousiasme initial pour cette technologie. Les individus expriment de la méfiance envers les informations générées par l’IA, et les gouvernements mettent en place de nouvelles lois, limitant la diffusion d’informations publiques à un petit groupe d’entités autorisées.

Le “Club de Rome” entame des négociations pour améliorer leurs conditions financières

Un « Club de Rome » émerge en réponse aux déficits massifs d’un groupe de pays. En théorie, une économie ouverte et basée sur le libre-échange devrait s’autoréguler grâce à des ajustements monétaires, où les pays déficitaires dévaluent leur monnaie pour restaurer leur compétitivité. Cependant, dans la réalité, la plupart des pays contrôlent leur monnaie, engendrant des déficits ou des excédents permanents. Cela conduit à un régime monétaire mondial semi-fixe, compromettant le principe même du libre-échange, sans perspective d’une solution idéale de l’OMC pour réduire les déficits.

En 2024, confrontés à une récession mondiale intense et une inflation élevée, les principales nations déficitaires se réunissent à Rome au sein du « Club de Rome » pour établir de meilleures conditions. L’objectif est de réduire structurellement la capacité des pays excédentaires à continuer d’accroître leurs excédents, créant ainsi un modèle économique plus équitable et stable. Les six pays fondateurs du club sont les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Inde, le Brésil, le Canada et la France. L’ajustement des divergences des comptes courants, notamment avec des pays excédentaires tels que la Chine, l’Allemagne, la Norvège, le Japon, les Pays-Bas et Singapour, s’annonce complexe.

La dette américaine, devenue incontrôlable en 2022, est le catalyseur principal de cette initiative. Lors de la création du Club de Paris en 1956, la dette totale des États-Unis était de 273 milliards d’euros. Actuellement, elle atteint 33 billions de dollars, soit une augmentation spectaculaire de 14000%.

Impact sur le marché : L’absence de contrôle sur la monnaie mondiale érode la confiance dans le système monétaire fiduciaire, permettant à l’or, à l’argent et aux crypto-monnaies de réaliser des gains significatifs.

La disparité des comptes courants entre un ensemble de nations excédentaires et un groupe de pays déficitaires résulte d’une manipulation des devises et présente des insuffisances à long terme. Face à l’endettement incontrôlable des États-Unis, un consortium de six nations déficitaires forme un « Club de Rome » pour collaborer à la réduction des déficits, en engageant des négociations collectives sur de nouvelles conditions commerciales mondiales avec les pays excédentaires. Dans un contexte d’incertitude liée à la monnaie de réserve mondiale et aux comptes courants insoutenables des pays déficitaires, l’or, l’argent et les crypto-monnaies connaissent une période florissante.

Robert F. Kennedy Jr triomphe lors de l’élection présidentielle américaine de 2024

En 2023 et 2024, les États-Unis entrent progressivement en récession, accroissant le risque d’un changement radical des attitudes politiques. Après quatre années de gouvernance par Trump, suivies de quatre années sous Biden, l’enthousiasme des électeurs pour des candidats d’âge avancé s’estompe. Le soutien envers Biden diminue à mesure que l’économie et le marché du travail connaissent des difficultés, accentuées par une inflation persistante. L’opinion publique attribue la mauvaise gestion des situations en Ukraine et au Moyen-Orient par Biden à la hausse des prix du pétrole, des produits de base et des loyers. Pendant ce temps, bien que Trump bénéficie d’une base politique enthousiaste, son comportement narcissique et erratique diminue le nombre de ses partisans les plus fidèles.

Des parallèles remarquables sont relevés avec la campagne en faveur de la paix menée par Robert F. Kennedy Sr. lors des élections de 1968, où sa popularité a grimpé en flèche avant qu’il ne soit tragiquement assassiné. La position de Robert F. Kennedy Jr contre l’État rappelle les efforts de son oncle John F. Kennedy.

Avant la récession de 2024, Robert F. Kennedy Jr ne semble pas avoir une chance de remporter l’élection, avec environ 15 % d’approbation dans les sondages. Cependant, au cours de la récession au printemps et à l’été, son soutien augmente de manière constante. Le mécontentement envers les démocrates atteint des sommets, et le message populiste et isolationniste de Kennedy attire les électeurs moins fortunés de Trump. Les deux camps se rallient à la “troisième voie” de RFK Jr, rompant avec la psychologie traditionnelle qui polarisait les partisans des deux partis.

Le 5 novembre, lors des élections, Kennedy remporte la présidence américaine avec 38 % des voix populaires, Biden et Trump se partageant le reste presque équitablement. La victoire au collège électoral est remarquable, Kennedy obtenant les meilleurs résultats dans une grande partie de l’ancien bastion de Trump. Une nouvelle ère politique s’ouvre aux États-Unis : le Congrès est secoué, éliminant les dysfonctionnements passés, et Kennedy parvient à construire des coalitions bipartisanes grâce à ses politiques.

Impact sur le marché : Les messages de Kennedy en faveur de la paix et de la réforme du système de santé, ainsi que sa volonté de réduire le pouvoir des grandes entreprises, affectent négativement les entreprises liées aux secteurs de la défense et de la santé.

En 2024, pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, Robert F. Kennedy Jr, candidat tiers, crée la surprise en remportant l’élection présidentielle. Son programme populiste, critiquant les démocrates “bellicistes” et les élites du monde des affaires, séduit les démocrates traditionnels mécontents ainsi que les partisans de Trump. Cet événement marque le début d’une nouvelle ère politique aux États-Unis, caractérisée par un rejet radical de la ploutocratie. Les électeurs expriment leur demande pressante de mettre fin aux inégalités, aux injustices flagrantes et aux conflits perpétuels.

Le PIB japonais en croissance de 7 % force la Banque du Japon à abandonner le contrôle des taux

L’ère de la déflation au Japon touche à sa fin, propulsant la croissance des salaires. Les négociations salariales du printemps 2023 ont abouti à une hausse de 3,6 % des salaires, et l’année 2024 pourrait voir une augmentation dépassant les 4 %. La proposition de réduction du taux de la taxe sur la consommation exerce une pression fiscale, incitant les consommateurs japonais à reconsidérer leurs habitudes d’épargne. Alors que le mandat présidentiel actuel se termine en septembre 2024, le Premier ministre Kishida et son administration proposent des politiques populistes pour soutenir davantage la demande intérieure.

Avec la croissance de la demande, les entreprises annoncent des augmentations de leurs dépenses d’investissement. Les entreprises japonaises, dotées d’abondantes réserves de liquidités, manifestent un fort appétit pour les investissements, comme le révèle l’enquête Tankan de la Banque du Japon de septembre, prévoyant une hausse attendue de 13,3 % des dépenses d’investissement pour l’exercice 2023, par rapport à 7,4 % pour l’exercice 2022. Malgré le vieillissement de la main-d’œuvre, la demande croissante dans les secteurs des soins de santé et de la protection sociale, ainsi que la hausse de la demande intérieure, créent des pressions salariales, engendrant un cercle vertueux.

Le Japon intensifie son programme de transformation économique en adoptant un cadre pour la diffusion des technologies, stimulant la productivité malgré les pénuries de main-d’œuvre. Alors que les chaînes d’approvisionnement mondiales restent actives, le Japon bénéficie de la tendance croissante au “friend-shoring”, entraînant une augmentation des investissements. En 2024, davantage d’entreprises technologiques annoncent des investissements au Japon grâce au soutien gouvernemental. Les économies de coûts technologiques permettent au gouvernement japonais de s’attaquer à sa dette et de maintenir un assouplissement budgétaire pour stimuler durablement la croissance, l’inflation et les salaires.

Avec une politique de contrôle de la courbe des rendements, l’économie japonaise est surstimulée, les taux réels diminuant, les rendements nominaux étant plafonnés, mais les attentes en matière d’inflation augmentent. En 2024, la Banque du Japon est contrainte de mettre fin à sa politique de contrôle de la courbe des taux, provoquant une débâcle sur les marchés obligataires mondiaux à mesure que les investisseurs japonais rapatrient leurs fonds.

Impact sur le marché : Le yen se renforce à mesure que les investisseurs japonais rapatrient leurs fonds vers des actifs domestiques, entraînant l’USDJPY sous 130, l’EURJPY sous 140 et l’AUDJPY sous 88.

Pendant de nombreuses années, le Japon a été une puissance économique, mais cette dynamique a été interrompue par l’éclatement de la bulle en 1991, donnant lieu à une longue période de stagnation. Les entreprises ont connu une baisse de leurs bénéfices et salaires, tandis que le vieillissement de la population a entraîné une pénurie de main-d’œuvre et un ralentissement de la consommation. Cependant, un tournant se produit lorsque la déflation prend fin, et les salaires ainsi que les investissements privés repartent à la hausse, stimulant la productivité et entraînant une croissance économique rapide.

L’Union européenne instaure une taxe sur la fortune, provoquant un effondrement du marché du luxe

Il est ironique que l’Union européenne, réputée être le plus grand système de protection sociale au monde, compte 499 milliardaires dont le pourcentage d’impôt personnel sur leur richesse est le plus bas par rapport à leurs homologues d’Amérique du Nord et d’Asie de l’Est, d’après le Global Tax Evasion Report 2024. En France, les milliardaires affichent un taux de revenu avant impôt équivalent à celui des milliardaires américains, tandis que la population générale supporte des taux d’imposition moyens entre 46 et 50 %, violant ainsi le principe fondamental de réciprocité. Aux Pays-Bas, être milliardaire est d’autant plus avantageux, avec un taux d’imposition moyen inférieur à celui des milliardaires américains.

Alors que l’Europe est secouée par des tensions sociales constantes, et que les coûts liés à la transition verte, à la guerre en Ukraine et à l’inflation augmentent, la Commission européenne répond à l’initiative citoyenne (ICE) de juillet 2023, baptisée « Taxer les grandes fortunes pour financer la transition écologique et sociale ». En mettant en vigueur une loi imposant annuellement 2% de la richesse des milliardaires de l’UE, la Commission reconnaît la réalité soulignée par Thomas Piketty dans son ouvrage « Le capital au XXIe siècle », à savoir que la richesse croît plus rapidement que les revenus. Cette taxe sur la fortune de 2% génère 42 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires, allouées au financement de projets environnementaux, de santé, d’éducation et d’infrastructures publiques. En 2021, les actifs financiers des ménages de l’UE, comprenant des actions et des fonds d’investissement, totalisaient environ 10 trillions d’euros, suggérant qu’une imposition plus étendue de 2% sur les multimillionnaires pourrait porter les recettes fiscales à environ 100-150 milliards d’euros.

La dernière itération moderne de l’UE ébranle l’industrie européenne du luxe. Des recherches récentes ont mis en lumière une corrélation significative entre la quête d’articles de luxe et les niveaux d’inégalité des revenus et de richesse. L’introduction du nouvel impôt sur la fortune par la Commission européenne diminue immédiatement les anticipations du marché concernant la demande future de produits de luxe, incitant les investisseurs à se défaire des actions des entreprises de luxe européennes.

Conséquences sur le marché : Les actions de LVMH enregistrent une baisse de 40 % suite à la proposition du nouvel impôt sur la fortune par la Commission européenne. D’autres acteurs du secteur du luxe, tels que Porsche et Ferrari, subissent également des répercussions sérieuses sur leurs cours boursiers.

Afin de financer divers objectifs politiques, tels que la lutte contre le changement climatique, les soins de santé et l’éducation, l’UE instaure une loi imposant une taxe annuelle de 2 % sur la richesse des milliardaires. Cette mesure crée une secousse dans l’industrie du luxe en Europe, entraînant une baisse de 40 % pour le géant du luxe LVMH.

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Mines Paris – PSL : Rapport décarbonation, réindustrialisation & ETI 

L’équipe de la chaire etilab Mines Paris – PSL a présenté son premier rapport sur la place des entreprises de taille intermédiaire (ETI) dans la décarbonation.

Les ETI françaises font preuve d’une grande vivacité industrielle, représentant la plus grande part de l’emploi (35 %) en France. A ce titre, elles sont des maillons essentiels d’une réindustrialisation française qui se doit d’être verte.

En mobilisant la démarche alliant théorie, données et connaissance du terrain de la chaire etilab, Chaire de recherche et d’enseignement dédiée aux ETI, créée par Mines Paris – PSL et le Club ETI Ile-de-France en septembre 2022, l’équipe de chercheurs a réalisé un état des lieux de la décarbonation des ETI et des leviers d’actions à la portée de ces entreprises pour participer à la décarbonation de l’industrie.

« Les ETI d’aujourd’hui, dominantes dans l’industrie, et celles de demain, qui pour­ront prendre une place sur l’ensemble du territoire national, constituent pro­bablement la carte majeure sur laquelle la politique de réindustrialisation verte peut prendre racine.

L’attachement ter­ritorial, la capacité d’adaptation, l’impli­cation des employés, sont autant de piliers qui, combinés à une volonté d’exem­plarité environnementale, pourront offrir aux générations futures une in­dustrie française modèle, frugale et unanimement désirable. »

Pierre Fleckinger, Professeur en économie à Mines Paris – PSL, titulaire de la chaire etilab

Antoine Prévet, Chercheur à Mines Paris – PSL, directeur exécutif de la chaire etilab

Le rôle crucial des ETI dans la décarbonation de l’industrie française

Si les émissions de gaz à effet de serre ont diminué en France ces 30 dernières années, en partie sous l’effet de la désindustrialisation, la France fait face aujourd’hui à un nouveau défi : celui d’entamer une démarche de réindustrialisation verte. Après la réalisation d’un état des lieux détaillé, les chercheurs démontrent que :

  • L’industrie française est largement passée au gaz et la décarbonation doit passer par une nouvelle transition énergétique ;
  • Les Grandes Entreprises et les ETI émettent les mêmes quantités de CO2eq, représentant à elles deux 82 % des émissions.

Par ailleurs, en considérant leurs consommations énergétiques, le rapport a permis d’identifier les 12 secteurs les plus émetteurs pour les ETI :

Fort de ces constats, le rapport montre qu’il est aussi important de décarboner les Grandes Entreprises que les ETI et que l’essentiel de leur effort doit avoir lieu dans ces secteurs, qui nécessitent une attention particulière lors de la construction de la politique publique de décarbonation.

Les leviers d’action pour répondre au défi du verdissement de l’industrie

Dans un contexte où le futur est à une comptabilité carbone la plus exhaustive possible, il semble primordial selon ce rapport que les ETI se saisissent du nouveau cadre obligatoire dès aujourd’hui et que la norme européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) s’impose largement.

Pour répondre à ces obligations, le rapport met en lumière des leviers d’actions sur lesquels les ETI peuvent s’appuyer pour entamer leur démarche vers une industrie plus verte :

  • Un mix énergétique de qualité ;
  • Une population qualifiée ;
  • Une exemplarité de verdissement du tissu productif.

Ces démarches pourraient permettre, à terme, d’exporter production et savoir-faire dans ce domaine, faisant de l’industrie française un exemple en matière de verdissement.

À propos de Mines Paris – PSL

Mines Paris – PSL, composante de l’Université PSL, forme des ingénieurs à même de relever les défis de demain, des leaders excellents scientifiquement, et internationaux. S’inscrivant dans son plan stratégique, l’École ambitionne d’être un acteur de référence dans les domaines de l’innovation et l’entrepreneuriat, la transition énergétique et les matériaux pour des technologies plus économes, les mathématiques et l’ingénierie numérique pour la transformation de l’industrie, y compris la santé, tout en restant fidèle, depuis sa création en 1783, à ses valeurs de solidarité et d’ouverture vers la société.

Caisse d’Epargne : 3 ans du Prêt à Impact

En octobre 2020, Caisse d’Epargne lançait son premier Prêt à Impact, une nouvelle offre pour valoriser l’engagement social ou environnemental de ses clients en indexant leur taux d’intérêt sur des objectifs de performance extra-financiers et en leur donnant la possibilité de reverser les bonifications perçues à une association. Fin 2023, Caisse d’Epargne dépassera 1,5 Md€ de financement dédié aux économies des régions via cette solution novatrice. Ces prêts ont déjà permis de reverser 500 000 € en trois ans à des associations nationales et locales.

3 ans du Prêt à Impact : Caisse d’Epargne dépasse 1,5 Md€ de financement et déjà plus de 500 000 € reversés à des associations.

Le Prêt à Impact est associé à des indicateurs extra-financiers qui sont essentiels pour les territoires tels que l’inclusion des personnes en situation de handicap, le développement de la mobilité décarbonée, la baisse de la consommation énergétique, etc.

Si cette offre avait alors été lancée pour le secteur de l’immobilier et du logement social, trois ans plus tard, ce sont des entreprises, des collectivités, des acteurs de l’ESS ou encore des Établissements de Santé qui peuvent tirer parti du Prêt à Impact pour contribuer à la transition environnementale, aux avancées sociales mais aussi au développement économique des régions.

Pour ce faire, le client opte pour l’indicateur de son choix et le taux d’intérêt effectif du prêt est ainsi indexé sur la performance extra-financière environnementale ou sociale de son projet. Chaque année, et pendant toute la durée de vie du prêt, si le client atteint l’objectif fixé, il bénéficie d’une bonification du tauxqu’il peut décider de reverser à une association. Si l’objectif n’est pas atteint, seul le taux contractuel est appliqué.  

Le Prêt à Impact a ainsi déjà bénéficié à des associations comme la Fondation Abbé Pierre qui lutte contre l’exclusion et la pauvreté ou le réseau Envie qui répare et recycle les appareils électroménagers tout en faisant de l’insertion professionnelle. 

Jacques-Olivier Hurbal, Directeur du Développement Caisse d’Epargne, a déclaré : “Depuis trois ans, à chaque Prêt à Impact consenti, nous avons travaillé avec nos clients pour choisir une thématique sociale ou environnementale à laquelle ils souhaitent contribuer. En tant que banque coopérative œuvrant au service de tous les acteurs de nos régions, Caisse d’Epargne a la volonté de valoriser l’engagement de ses clients et d’être utile aux transformations des territoires dont la société a aujourd’hui besoin.”

À propos de Caisse d’Epargne

Les 15 Caisses d’Epargne sont des banques coopératives au service de leur région. Avec 17,8 millions de clients (dont 4,3 millions de sociétaires), elles accompagnent toutes les clientèles : particuliers, professionnels, entreprises, acteurs de l’économie sociale, institutions et collectivités locales. Elles privilégient le meilleur niveau de service dans tous les domaines : collecte et gestion de l’épargne, versement des crédits, équipements en moyens de paiement, gestion de patrimoine, projets immobiliers, assurances. Les Caisses d’Epargne font partie du Groupe BPCE, 2e groupe bancaire en France.

La CSRD : Nouvelle directive européenne

Dans quelques semaines, de nombreuses entreprises françaises seront soumises à une nouvelle directive européenne, la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). L’impact environnemental et social des activités économiques est devenu une préoccupation majeure, car son négligé représente un risque potentiel pour la pérennité et une erreur stratégique des entreprises. Malgré la rigueur accrue de cette réglementation, entrant en vigueur le 1er janvier prochain, elle offre une opportunité unique aux fonctions financières de prendre en compte les enjeux de durabilité.

Il devient essentiel d’avoir les compétences internes nécessaires pour accompagner cette transition. La double expertise en Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et en finance est plus cruciale que jamais, surtout compte tenu de la pénurie de profils de ce type. Dans ce contexte, quel rôle les experts freelances peuvent-ils jouer pour soutenir les entreprises dans leur transition durable?

La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) redéfinit le paysage du reporting ESG (Environnemental, Social et de Gouvernance), élevant les normes en termes de périmètre et de transparence de l’information. À partir du 1er janvier 2024, elle touchera près de 50 000 entreprises, quadruplant ainsi le nombre d’entités concernées par rapport à la réglementation précédente, la NFRD (Non Financial Reporting Directive). Cette évolution marque un virage significatif vers une transparence accrue et des engagements plus concrets en matière de durabilité pour les entreprises européennes.

La CSRD, en tant que directive axée sur la transparence, représente une avancée majeure dans le domaine de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Elle obligera bientôt plus de 50 000 entreprises en Europe à publier des rapports extra-financiers détaillés basés sur des critères ESG. Cependant, selon une enquête du cabinet Baker Tilly, 88 % des entreprises européennes estiment ne pas être prêtes à répondre aux exigences de la CSRD.

La directive aborde huit thèmes cruciaux liés aux enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, couvrant des aspects tels que les ressources aquatiques, la biodiversité, l’économie circulaire et la conduite des affaires. Ces thèmes, répartis en environ 80 sous-catégories, introduisent une approche exhaustive du reporting ESG, mettant l’accent sur la précision des indicateurs évalués non seulement en termes d’ambition, mais surtout d’exactitude lors des audits.

Les entreprises concernées par la CSRD devront publier des rapports en fonction de leur taille et de leur statut. En 2024, cela touchera les entreprises cotées de plus de 500 salariés, avec un total bilan supérieur à 20M€ ou un chiffre d’affaires dépassant les 40M€. Les échéances varieront ensuite en fonction de la taille des entreprises.

Malgré la montée en puissance de la réglementation en matière de reporting RSE, la CSRD ne suffit pas à atteindre les objectifs de réduction des impacts sur le climat et la biodiversité d’ici 2050. L’Agence LUCIE, par exemple, va au-delà de la précision des indicateurs en encourageant les entreprises à agir et à adopter des engagements de résultats sur des indicateurs essentiels, dépassant ainsi les simples exigences réglementaires.

Nous travaillons actuellement sur une approche pratique et opérationnelle de la réglementation, accompagnée d’un plan d’action concret et ambitieux. Ce plan, qui sera validé par le label LUCIE dans sa nouvelle déclinaison “CSRD”, sera disponible dès 2024 pour toutes les entreprises souhaitant se préparer à la réglementation et s’engager dans une trajectoire de réduction effective de leurs impacts.” affirme Philippe Vachet, Directeur des opérations de l’Agence LUCIE.