La Commission Européenne investit dans des éco-projets

Commission Européenne
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La Commission Européenne investit plus de 233 millions d’euros dans douze nouveaux projets stratégiques. Tous à travers l’Europe dans le cadre du programme LIFE. Pour soutenir la mise en œuvre des ambitions environnementales et climatiques de l’UE dans le cadre du pacte vert européen. Ces projets stratégiques devraient mobiliser des fonds supplémentaires substantiels provenant d’autres sources de l’UE. Notamment des fonds agricoles, structurels, régionaux et de recherche, ainsi que des gouvernements nationaux et des investissements du secteur privé.

Douze projets phares récompensés dans dix États membres de l’UE

Le financement accordé à ces douze projets stratégiques soutiendra la Bulgarie, la Tchéquie, l’Irlande, l’Espagne, la France, l’Italie, la Lituanie, l’Autriche, la Pologne et la Finlande dans l’atteinte de leurs objectifs nationaux en matière d’environnement et de climat alors qu’ils renforcent leur contribution à la transition verte de l’UE.

En matière d’environnement, les projets stratégiques LIFE Nature (SNAPs) et les projets stratégiques intégrés (SIPs) sélectionnés bénéficieront aux écosystèmes marins avec des plans visant à désigner au moins 30 % des territoires marins de l’Irlande comme zones marines protégées d’ici 2030 (MPA-LIFE-IRELAND). Ils amélioreront également la qualité de l’air dans la région de Podkarpackie en Pologne tout en réduisant la précarité énergétique et en augmentant l’efficacité énergétique (LIFE Podkarpackie) ; et amélioreront la qualité et la gestion de l’eau en Lituanie (LIFE SIP Vanduo).

Investissements et projets clés pour l’environnement et le climat en Europe

Six autres projets ont également été sélectionnés pour renforcer la nature et la biodiversité. En Finlande, Priodiversity LIFE vise à déployer des plans d’action régionaux pour la biodiversité ainsi que le renforcement des capacités. Dans le nord de l’Italie, LIFE NatConnect2030 prendra des mesures sur plus de 500 sites pour améliorer la biodiversité et renforcer les corridors écologiques. LIFE SNAP Ireland ciblera les obstacles à la mise en œuvre du fonds d’action prioritaire Natura 2000 de l’Irlande. La stratégie nationale de biodiversité de la France impliquera les autorités locales et mobilisera les citoyens pour favoriser un changement dans notre mode de vie et de production grâce à LIFE BIODIVFr. En Tchéquie, PROSPECTIVE LIFE mettra en œuvre des “outils de conservation des espèces actives” pour aider à inverser le déclin d’au moins 25 espèces. Enfin, en Autriche, LIFE AMooRe vise à restaurer plus de 1 400 hectares de tourbières comprenant 13 habitats différents et 37 espèces à forte valeur de conservation.

En ce qui concerne le changement climatique, le projet ACE LIFE aidera la Finlande à devenir neutre en carbone d’ici 2035. En réduisant les émissions provenant de l’agriculture, du transport lourd et des machines. Et en éliminant progressivement les combustibles fossiles utilisés par les petites et moyennes entreprises dans les processus industriels. LIFE PYRENEES4CLIMA est un projet transfrontalier entre l’Espagne, la France et Andorre visant à accélérer l’adaptation au climat dans les Pyrénées en améliorant les connaissances et les capacités à faire face à l’impact du changement climatique sur la nature, les populations et l’économie. Enfin, en Bulgarie, LIFE-SIP CLIMA-SUMP mettra en œuvre des plans de mobilité urbaine durable (SUMPs) dans six municipalités pour aider à atteindre une mobilité sans émissions sur la voie de la neutralité climatique.

Pour un peu plus de contexte :

Le programme LIFE est l’instrument de financement de la commission européenne pour l’environnement et l’action climatique. Il donne vie aux idées vertes depuis 1992 et, à ce jour, a cofinancé plus de 5 500 projets dans l’UE et dans des pays tiers. Pour la période 2021-2027, la Commission a augmenté le financement du programme LIFE de près de 60 %, jusqu’à 5,4 milliards d’euros, et inclus le nouveau sous-programme de transition vers une énergie propre. Le programme LIFE est géré par l’Agence exécutive pour le climat, l’infrastructure et l’environnement européens (CINEA).

Les Projets Nature Stratégiques LIFE (SNAP) et les Projets Intégrés Stratégiques (SIP) visent à soutenir la mise en œuvre de la législation et des politiques environnementales et climatiques de la commission européenne au niveau régional, multi-régional, national ou transnational.

Ils sont conçus pour capitaliser sur le succès des Projets Intégrés (PI) de LIFE – financés entre 2014 et 2020 – pour aider l’Europe à devenir le premier continent neutre en carbone d’ici 2050, et à mettre en œuvre avec succès le Pacte vert européen.

Les projets LIFE soutiennent la Stratégie de l’UE pour la biodiversité à l’horizon 2030, la Stratégie de l’UE en matière d’adaptation au changement climatique, la Directive-cadre sur l’eau, la Directive sur la qualité de l’air, la Directive-cadre stratégie pour le milieu marin, le Plan d’action pour une économie circulaire, le Plan d’action pour une pollution nulle, la Loi sur la restauration de la nature et contribuent à une transition énergétique propre ainsi qu’à d’autres stratégies et plans climatiques nationaux, régionaux, urbains ou sectoriels.

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Un “fonds vert” de 80 millions d’euros en Nouvelle-Calédonie

ODD
ODD

Gérald Darmanin a réaffirmé son engagement à faire du changement climatique “la principale préoccupation” dans la collaboration avec les collectivités locales, en mettant particulièrement l’accent sur la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française, deux territoires particulièrement touchés.

Signature de contrats de développement pour un ‘fonds vert’ en nouvelle-calédonie

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et la ministre déléguée chargée des outre-mer, Marie Guévenoux, ont annoncé la signature de contrats de développement d’une valeur proche de 80 millions d’euros avec la province Sud de la Nouvelle-Calédonie, visant à contrer les effets du changement climatique qui affectent de plus en plus cet archipel du Pacifique.

Ce “fonds vert”, d’une enveloppe similaire de 80 millions d’euros et co-financé par l’État, prévoit plusieurs investissements environnementaux, notamment des aménagements pour l’îlot Amédée, un haut lieu touristique de l’archipel situé au large de Nouméa, touché par l’érosion.

Trois radars d’observation de Météo-France seront également renouvelés, ce qui permettra de mieux lutter contre les effets du changement climatique, selon le ministre de l’intérieur, grâce à des « constats objectifs » et à l’amélioration des prévisions des cyclones.

Gérald Darmanin a souligné son engagement à faire du réchauffement climatique “la principale préoccupation” dans la collaboration avec les collectivités locales, en mettant particulièrement l’accent sur la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française, deux territoires touchés en premier lieu.

Premier forum calédonien du changement climatique

Le premier “Forum calédonien du changement climatique” prévu pour fin avril sera alimenté par de nouvelles données acquises grâce au partenariat entre le gouvernement et l’État sur le “fonds vert”, a déclaré Jérémie Katidjo Monnier, ministre calédonien de la transition écologique, à l’Agence France-Presse. Ce forum, réunissant l’ensemble des collectivités locales, le monde économique et associatif ainsi que l’État, visera à “définir des politiques concertées” et à aborder “tous les aspects liés à l’atténuation et à l’adaptation de la Nouvelle-Calédonie face au changement climatique”, selon M. Katidjo Monnier.

Tiina fait le bilan après un an avec 13 projets français

Hydrogène
Hydrogène

En partenariat avec makesense et MiiMOSA, la Fondation Daniel et Nina Carasso a lancé en France fin 2022 le fonds Tiina (Transformation et Impact à travers l’Investissement dans l’Agriculture et l’Alimentation), visant à soutenir les projets innovants pour la transition agricole et alimentaire. Fin 2023, trois nouveaux lauréats ont rejoint le fonds : Edonia, Aquagreen Project et Elzeard, portant le nombre total de projets accompagnés à 13 en France.

  • Tiina a octroyé 545 000 euros de prêts à ces projets, soit une moyenne de 43 462 euros par projet.
  • MiiMOSA, ainsi que plusieurs projets lauréats de Tiina, seront présents au Salon International de l’Agriculture 2024, avec un stand au sein de La Ferme Digitale.

Soutien à la transition agricole et alimentaire : 13 projets avec Tiina

Pour promouvoir la transition agricole et alimentaire en France, la Fondation Daniel et Nina Carasso soutient 13 projets prometteurs. En partenariat avec MiiMOSA et makesense, elle a lancé le programme d’investissement à impact Tiina. Ce fonds d’amorçage, doté d’1 million d’euros sur 3 ans, vise à accompagner et financer des initiatives innovantes d’entreprises et de start-ups ayant un impact social et/ou environnemental, ainsi qu’un potentiel de rentabilité pour transformer leur écosystème.

Sur 149 candidatures reçues, seuls 13 projets ont été sélectionnés :

  • Bicycompost : collecte des biodéchets à Bordeaux pour produire un compost local 100% naturel.
  • Onima (ex Yeasty) : développe un superaliment protéiné à partir de levures de brasserie revalorisées.
  • Assolia : propose un outil agricole simplifié pour optimiser les rotations et améliorer l’assolement.
  • Neptune Elements : commercialise des algues et produits dérivés.
  • Simple Comme Bonjour : produit des yaourts Bio locaux en circuit court.
  • Fungu’it : revalorise des coproduits agricoles en alimentation protéinée pour l’industrie alimentaire.
  • Label Bee Friendly : offre un label pour les agriculteurs soutenant les pollinisateurs.
  • Resoil : accompagne les agriculteurs dans leur transition écologique.
  • Cocoriton : propose des alternatives végétales à base de légumineuses et céréales françaises, principalement pour la restauration collective.
  • Belnati : valorise les produits de l’agriculture guyanaise à travers la vente de produits surgelés et déshydratés. Parmi eux, 3 nouveaux lauréats en fin 2023 :
  • Elzeard : gestion améliorée des systèmes diversifiés, notamment pour les cultures végétales.
  • Aquagreen Protect : développe une mousse isolante BIO pour la vigne.
  • Edonia (ex Atlg-protein) : technologie transformant les micro-algues en ingrédient fonctionnel et riche en protéines pour l’industrie alimentaire.

Retrouvez tous le détail de ces projets ici.

Des résultats tangibles, perceptibles dès la première année

Depuis fin 2022, Tiina a octroyé un total de 545 000 euros à 13 projets en France, soit une moyenne de 43 462 euros par projet. Pour les 5 projets accompagnés depuis fin 2022, avec une durée moyenne de 14 mois dans le programme :

  • Le chiffre d’affaires a connu une croissance moyenne de +84 % ;
  • 27 Équivalents Temps Plein (ETP) ont été créés, soit une augmentation de +79 % ;
  • Chaque euro prêté par Tiina a contribué à lever en moyenne 29 euros de fonds supplémentaires par projet.

Jeanne et Anas, co-fondateurs de Fungu’it nous expliquent :

Nous partageons parfaitement l’ambition et les valeurs de Tiina, axées sur des solutions durables et respectueuses de l’environnement. Rejoindre cette communauté de startups et d’entrepreneurs engagés, comme Neptune Elements, BicyCompost ou Onima, est une source de motivation supplémentaire pour nous. Nous sommes convaincus que le partage est essentiel pour maximiser notre impact. De plus, bénéficier de l’expertise de MiiMOSA et makesense, deux acteurs reconnus pour leur engagement en faveur de l’innovation responsable, est une opportunité précieuse. C’est quasiment instinctif pour nous de nous tourner vers ces partenaires“,

Grâce à l’accompagnement de Tiina, Fungu’it a développé son premier produit industrialisé à base de tourteau de tournesol et de son de blé, marquant ainsi la transition de la recherche vers une production concrète.

Lors du 60ème Salon International de l’Agriculture, plusieurs lauréats seront présents pour partager leurs projets et discuter de leur collaboration avec le fonds Tiina. Parmi eux, Resoil, Edonia, Beefriendly, Onima et Fungu’it seront présents pour échanger avec les visiteurs.

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La Fondation Groupe LBP AM est inaugurée

Groupe LBP AM
Groupe LBP AM

LBP AM et LFDE ont conjointement dévoilé la création de la Fondation Groupe LBP AM, un projet unificateur reflétant leur récente acquisition et démontrant l’engagement solidaire et citoyen de La Banque Postale en accord avec sa mission fondamentale.

Une nouvelle initiative philanthropique : le groupe lbp am

Sous l’égide de la Fondation de France, la Fondation s’engage à perpétuer les actions solidaires lancées par LFDE depuis 2005. En effet, LFDE a été pionnière en France en créant la Fondation Financière de l’Échiquier, une fondation d’entreprise destinée à organiser ses efforts philanthropiques. Dans cette lignée, le Groupe LBP AM offrira à ses quelque 350 collaborateurs l’opportunité de participer aux initiatives associatives soutenues par la Fondation.

Cécile Jouenne-Lanne, qui occupe le poste de Déléguée générale de la Fondation depuis 2020. Elle continue sa mission avec le soutien d’une équipe de 3 personnes dévouées. Carolina Viguet, nommée Directrice RSE du Groupe LBP AM, apportera son soutien à l’équipe dans la promotion des initiatives de la Fondation.

La Fondation concentre ses efforts sur trois domaines prioritaires : l’éducation, l’insertion sociale et professionnelle, ainsi que la santé, notamment mentale. Depuis 2010, elle dirige Les Maisons des Jeunes Talents. Une association pour l’égalité des chances qui accompagne des élèves boursiers admis en classes préparatoires aux grandes écoles à Paris et à Lyon.

Engagement et réussite : bilan et perspectives de la fondation groupe lbp am

Depuis sa création, grâce notamment aux frais de gestion de certains fonds de LFDE reversés à la Fondation. Plus de 440 projets ont été financés, pour un total de 11 millions d’euros. Pour son projet phare, Les Maisons des Jeunes Talents, près de 300 jeunes ont été soutenus et 100% des Jeunes Talents ont été admis dans une école aux concours en 2023.

Emmanuelle Mourey, Présidente du directoire de LBP AM et du conseil d’administration de LFDE. Elle exprime sa fierté pour le lancement de la Fondation Groupe LBP AM. Soulignant l’engagement, la solidarité et l’inclusion. Des valeurs partagées par LBP AM, LFDE et Tocqueville Finance, en accord avec l’ADN citoyen de La Banque Postale, la maison mère.

Cécile Jouenne-Lanne, Déléguée générale de la Fondation Groupe LBP AM, conclut en affirmant : « Avec LBP AM, nous continuerons le travail entamé au sein de LFDE et ouvrirons un nouveau chapitre de notre histoire. Nous mobiliserons les collaborateurs du Groupe autour des actions menées par les partenaires associatifs de la Fondation ».

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AXA IM demande la transparence sur le lobbying climatique

AXA

Mises à jour de la politique de vote d’AXA IM pour les AG 2024 : lobbying climatique, équité salariale et AG virtuelles. Transparence totale pour les actionnaires. Rapport des activités de vote 2023 : opposition à 15 %, soutien à 68 % des propositions ESG.

Mises à jour de la politique de vote pour les AG 2024

AXA IM actualise sa politique de vote pour les AG 2024. Mettant en avant trois changements importants en matière de gouvernance d’entreprise et d’ESG :

  1. Lobbying climatique : Il utilisera son vote pour responsabiliser les entreprises qui ne rendent pas compte de leur lobbying climatique. Crucial alors que les enjeux réglementaires se font plus pressants.
  2. Equité salariale : AXA IM défend des politiques de rémunération plus justes. Prenant en compte l’impact de la crise du pouvoir d’achat sur les salariés lors des votes sur les résolutions de rémunération des dirigeants.
  3. AGA virtuelles : AXA IM s’opposera aux AG exclusivement virtuelles pour garantir la participation de tous les actionnaires et un dialogue efficace avec le conseil d’administration, sauf en cas d’urgence.

De plus, dans un souci de transparence totale envers tous ses actionnaires. Ils expliqueront les raisons de tout vote contre concernant les résolutions proposées par des actionnaires liées à l’ESG.

Clémence Humeau, Head of Sustainability Coordination & Governance d’AXA IM, a déclaré :

« Dans le cadre de nos engagements d’investisseur responsable, nous sommes déterminés à faire évoluer régulièrement nos pratiques et nos politiques et nous soutenons la nécessité d’avoir des politiques économiques effectives pour davantage soutenir la transition vers un monde net-zero. Au cours de cette saison de vote 2024, alors que les gouvernements et les actions politiques sont au premier plan de la transition énergétique, le lobbying climatique des entreprises opérant dans des secteurs à fort impact sera notamment un domaine d’intérêt primordial pour assurer une cohérence entre les objectifs publiquement déclarés et le lobbying des entreprises. »

Rapport des activités de vote AXA IM pour l’année 2023

En outre, AXA IM partage les points clés de ses activités de vote en 2023 :

  • Le taux d’opposition était de 15 %. Avec au moins un vote contre dans 62 % des assemblées soumises au vote.
  • 187 votes contre ont été exprimés à l’encontre du Président du Conseil d’Administration. Des comités de gouvernance ou d’autres résolutions pertinentes en raison d’un manque de divulgation adéquate. Ou de suivi insuffisant des questions liées au climat au niveau du Conseil d’Administration.
  • Un soutien a été apporté à 68 % des propositions actionnariales liées à l’ESG, après une analyse détaillée de chaque proposition. Cette approche au cas par cas vise à garantir que l’utilisation des droits d’actionnaires contribue à un changement réel et efficace. Ainsi, AXA IM veille à ce que les propositions soutenues soient ciblées avec précision, tout en reconnaissant les efforts et les engagements en cours.

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Le prix du carbone en Europe

prix du carbone
prix du carbone

Le marché des permis carbone de l’ETS européen a subi une baisse. En raison d’une combinaison de facteurs, comprenant une demande affaiblie en raison de la récession industrielle en Europe et des conditions météorologiques clémentes. Ainsi qu’une augmentation de l’offre.

La baisse du prix des permis carbone en Europe

Le prix des permis carbone de l’ETS européen a décliné en raison d’une conjonction de facteurs. La demande a été entravée par la récession industrielle en Europe. Les conditions climatiques clémentes, la baisse des prix du gaz naturel et l’expansion de la capacité des énergies renouvelables, avec peu de soutien de l’industrie maritime. De plus, les 244 millions de permis mis aux enchères par l’UE ont entraîné une surabondance de l’offre. Bien que cela constitue un revers pour les incitations à la décarbonisation, la plupart de ces excédents sont temporaires, et des réglementations visant à équilibrer l’offre et la demande sont prévues.

Évolution du marché européen du carbone

Le marché européen du carbone, qui représente environ 40 % des émissions de l’Union européenne. Se trouve en pleine évolution, avec l’adoption récente du plan “fit for 55” de l’UE en juin dernier. Ce plan vise à réduire les émissions de 55 % par rapport aux niveaux de 1990 d’ici à 2030. Les principales mesures de ce plan comprennent :

  • la réduction de l’offre en accélérant la diminution annuelle du plafond à 2,2 %. Et en éliminant progressivement les quotas gratuits d’ici 2034
  • l’expansion de la demande en incluant le transport maritime dans le système d’échange de quotas d’émission cette année. Suivi des bâtiments et des transports en 2027
  • l’instauration de plafonds plus stricts pour les secteurs de l’électricité et de l’aviation
  • la mise en place progressive, à partir de 2026, d’une taxe carbone aux frontières de l’UE. Qui mondialisera effectivement le marché du carbone européen. Étant donné que l’Europe est le plus grand marché d’exportation pour 80 pays.

L’expansion des initiatives de tarification du carbone dans le monde

Selon la Banque mondiale, environ un quart des émissions mondiales de CO2 sont désormais soumises à des mécanismes de tarification du carbone dans 39 pays. Le plus vaste de ces systèmes, lancé par la Chine en 2021, couvre près de 10 % des émissions mondiales. Ensuite vient le système européen, qui représente plus de 4 % des émissions mondiales et est le marché le plus actif, avec un volume d’échanges atteignant 800 milliards de dollars l’année dernière. Établi en 2005, il est le plus ancien de ces systèmes.

Comparé à d’autres marchés, tels que ceux de la Californie et du Royaume-Uni, inclus dans l’ETF carbone mondial KRBN, le marché européen des quotas d’émission reste le plus important. En 2023, ce système a généré environ 42 milliards de dollars de recettes, reversées aux gouvernements pour financer des initiatives de lutte contre le changement climatique.

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Lettre du CIO AM d’Edmond de Rothschild AM

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Les banques centrales sont au cœur des préoccupations. Benjamin Melman de Rothschild AM souligne leur rôle crucial dans les marchés alors que nous traversons une période de désinflation. La croissance américaine continue de surprendre malgré les défis persistants, tandis que l’économie européenne montre enfin des signes de stabilisation.

Les banques centrales au centre de toutes les attentions

Benjamin Melman, le directeur des investissements mondiaux chez Rothschild AM, souligne une fois de plus l’importance des banques centrales dans le contexte actuel. Alors que nous naviguons à travers une période de désinflation accentuée jusqu’au retour à la normale, les décisions des banques centrales auront un impact significatif sur l’ensemble des marchés.

Cela concerne non seulement les marchés obligataires, mais aussi les marchés boursiers. En effet, les niveaux des taux d’intérêt constituent un risque majeur pour l’économie, les marges des entreprises et les valorisations des actions. Si la trajectoire de la désinflation se poursuit comme prévu et que les investisseurs anticipent une normalisation de la politique monétaire des banques centrales, les performances des deux classes d’actifs pourraient être remarquables cette année, malgré des perspectives de bénéfices qui pourraient s’avérer décevantes.

Il est important de noter que le potentiel de baisse des taux directeurs dans le cadre de cette normalisation est considérable, représentant près de la moitié des niveaux actuels. Par conséquent, les investisseurs doivent être attentifs aux indications de Jérome Powell ou Christine Lagarde, qui, bien qu’affichant un biais neutre en termes de politique monétaire dans leurs déclarations officielles, discutent ouvertement du timing de la première baisse des taux lors de leurs conférences de presse.

La croissance américaine reste surprenante malgré les défis persistants…

De nombreuses analyses, soutenues par les banques centrales, mettent en évidence l’importance de la normalisation des chaînes d’approvisionnement dans la réduction de l’inflation. Cependant, il est difficile de prédire combien de temps cette tendance perdurera maintenant que les conditions de production sont redevenues normales.

Malgré cette incertitude, il serait souhaitable que la forte croissance américaine commence à ralentir. Cependant, cela ne s’est pas produit au quatrième trimestre 2023, et les indicateurs actuels suggèrent même une possible accélération inattendue. Une partie de cette résilience américaine peut être attribuée à l’augmentation du pouvoir d’achat résultant de cette désinflation, qui découle d’une augmentation de l’offre plutôt que d’une baisse de la demande.

Au cours des six derniers mois, le taux d’inflation de base PCE [1] annualisé est passé à 1,9%, soit une baisse de plus de 2% annualisée par rapport aux six mois précédents, ce qui est significatif pour les consommateurs. Avec la fin prévisible de cette désinflation, un soutien à la croissance disparaîtra. De plus, la politique fiscale, qui a soutenu la croissance en 2023, deviendra moins favorable cette année, ce qui rend le ralentissement économique américain inévitable. Il est maintenant temps de faire preuve de patience.

L’économie européenne montre enfin des signes de stabilisation !

Selon le Bank Lending Survey de la BCE, les conditions financières, qui étaient auparavant détériorées, montrent des signes de redressement. Moins de banques prévoient de resserrer leur politique de prêt, et moins anticipent une baisse de la demande de crédit. De plus, les dernières données sur le crédit bancaire indiquent une amélioration naissante. Parallèlement, les enquêtes PMI montrent une légère amélioration. Alors qu’aucun signe de reprise n’était perceptible en Europe, le pessimisme des investisseurs à l’égard de la zone euro semble probablement exagéré.

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Captage et stockage du carbone : les opportunités

stockage du carbone
stockage du carbone

La transition vers un avenir à faible émission et stockage de carbone est bien engagée. Des pays représentant plus de 80 % des émissions mondiales se sont engagés à atteindre la neutralité carbone. De même que plus de 700 des plus grandes entreprises mondiales.

Les opportunités grandissantes du captage et stockage du carbone

La capture et le stockage du carbone (CSC) jouent un rôle clé dans la réalisation de cet objectif. Le CSC fait référence à une combinaison de technologies pouvant être utilisées pour capturer et stocker le CO2 émis à partir de sources ponctuelles. Le CSC se compose de trois processus :

  • Capture : Cela implique de séparer le CO2 des autres gaz produits dans de grandes installations industrielles. Telles que les centrales électriques au charbon et au gaz naturel, les aciéries et les cimenteries.
  • Transport : Compression du CO2 capturé et transport vers un site de stockage géologique approprié.
  • Stockage : Injection du CO2 dans des formations rocheuses souterraines profondes.

Les avantages du CCS

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), pour atteindre les objectifs de neutralité carbone, le CSC est une nécessité, pas une option. Pour les industries lourdes telles que le ciment, l’acier et la pétrochimie qui ne peuvent pas utiliser l’électrification ou les énergies renouvelables pour réduire les émissions, c’est le seul moyen viable de le faire. Il est crucial pour aider à décarboniser les secteurs du pétrole et du gaz. En conséquence, la feuille de route de neutralité carbone de l’AIE estime que le CSC pourrait entraîner une réduction de 15% des émissions de gaz à effet de serre.

Bien que les technologies de CSC existent depuis un certain temps, trois catalyseurs favorisent une adoption accrue.

  • les incitations politiques
  • l’amélioration de l’économie
  • les nouvelles infrastructures

Sur le plan politique, la Loi américaine sur la réduction de l’inflation (IRA) et le projet de loi sur l’infrastructure prévoient des incitations financières. Elles sont significatives et encouragent le développement ultérieur. L’IRA a augmenté les crédits d’impôt pour le CSC de plus de 70 % à 85 dollars par tonne de CO2 capturée. Comme la loi exige que les projets soient en construction d’ici 2032, il y a incitation à agir rapidement.

Les avancées de la capture et du stockage du carbone (CSC)

Pendant ce temps, le projet de loi sur l’infrastructure a alloué 12 milliards de dollars au Département de l’Énergie (DoE) pour la CSC, et cet argent est déjà en circulation. Par exemple, en août, le DoE a alloué 1,2 milliard de dollars pour développer des centres de capture directe de l’air en Louisiane et au Texas. En collaboration avec des entreprises du secteur privé telles que Occidental Petroleum, Climeworks Corporation et Heirloom Carbon Technologies. En octobre, le DoE a annoncé 7 milliards de dollars de financement pour les premiers centres d’hydrogène propre en Amérique. Sur les 7 centres, 4 produiront de l’hydrogène bleu. C’est-à-dire de l’hydrogène produit à partir de gaz naturel, associé à la capture et au stockage de carbone.

Les coûts diminuent Le coût de la CSC dépend de l’application industrielle. Ceux avec des concentrations de CO2 plus élevées sont moins chers à capturer, tandis que l’accès au transport et au stockage influence également le coût global. Grâce aux crédits d’impôt de l’IRA, les projets de CSC pour les flux de CO2 hautement concentrés, tels que ceux du gaz naturel, de l’éthanol et de l’ammoniac, sont désormais rentables. Les économies sont également considérablement améliorées pour les industries moins concentrées telles que le ciment et l’acier.

Progression technologique et infrastructure

La technologie jouera également un rôle important dans la réduction des coûts liés à la CSC. Cependant, la plupart des technologies de capture étant encore au stade précoce, leurs caractéristiques spécifiques signifient que les baisses de coûts seront probablement progressives. Dans le cadre de nos recherches en cours, nous surveillons continuellement le secteur à la recherche d’améliorations technologiques tant incrémentales que révolutionnaires.

Le type de technologie de capture de carbone le plus commercialisé est l’absorption chimique avec des solvants liquides. Ici, les efforts de réduction des coûts se concentrent sur le développement de solvants pouvant durer plus longtemps à des températures plus basses, ainsi que sur la ré-ingénierie de l’absorbeur. Certains acteurs privés estiment que ces efforts pourraient entraîner une réduction de coûts de 30 % à 50 % au cours des cinq prochaines années.

L’infrastructure est en plein essor. Bien que l’investissement dans l’infrastructure augmente, il reste un défi majeur en termes de développement de la CSC. Pour s’engager dans la construction d’installations de stockage, les entreprises doivent avoir confiance qu’il y aura suffisamment d’infrastructures de capture et de transport en place. Malgré ce dilemme, il y a eu une augmentation significative des projets de stockage de CO2 annoncés au cours de l’année écoulée. Si tous ces projets se concrétisent, le marché connaîtra un meilleur équilibre entre la capture et le stockage.

Les défis de développement de l’infrastructure de CSC

Il y a également eu de bons progrès en matière d’infrastructure de transport aux États-Unis. L’acquisition par Exxon de la société de solutions pour les émissions de carbone Denby en août 2023 lui donne accès au plus grand pipeline de CO2 aux États-Unis. Couvrant environ 2 000 kilomètres et 20 sites de stockage. L’acquisition est considérée comme une partie cruciale du plan d’Exxon visant à développer un hub de CSC à grande échelle dans la région de Houston. Par ailleurs, dans le Midwest américain, des développeurs d’infrastructures privées travaillent sur trois projets dans cinq États pour développer des hubs de CSC pour un cluster de production d’éthanol.

Des défis subsistent. Les obstacles les plus importants à la construction de l’infrastructure de CSC sont les processus de permis et de développement. Cela peut prendre jusqu’à quatre ans pour les pipelines et les installations de stockage, et l’opposition des communautés locales retarde ou empêche certains projets. Même lorsque les projets obtiennent le feu vert, ils prennent de nombreuses années en raison de leur nature complexe.

Bien que l’accélération de l’infrastructure de transport et de stockage soit encourageante, nous restons prudents quant à leur capacité à suivre le rythme de la croissance du secteur de la capture. Pour que le marché de la CSC se développe efficacement, les trois composantes doivent croître de manière synchronisée.

Investissements significatifs requis. Bien que la CSC soit prometteuse, elle nécessite également des investissements importants. L’AIE estime qu’il faudra 1 trillion de dollars d’investissement d’ici 2030 et 3 billions de dollars d’ici 2050. La taille requise ouvre des opportunités significatives pour les investisseurs, mais il existe des défis économiques et d’exécution.


Des opportunités se dessinent

La CSC est un thème pluriannuel qui offre des opportunités d’investissement sur toute la chaîne de valeur, de la capture au transport en passant par le stockage (Figure 6). Les États-Unis offrent l’environnement politique le plus favorable et les opportunités d’investissement les plus attractives, selon nous.

Les dépenses en CSC sont principalement dominées par les grandes sociétés pétrolières et gazières telles qu’Exxon et Occidental Petroleum. Ainsi que par des entreprises de gaz industriels comme Linde et Air Liquide. Qui sont bien placées pour tirer parti de la croissance future du marché. Cependant, de nombreuses autres opportunités d’investissement existent, allant des sociétés spécialisées dans les technologies de capture de nouvelle génération aux développeurs de pipelines réutilisant les infrastructures existantes.

Malgré l’augmentation des investissements dans l’infrastructure de CSC, il est essentiel de rester prudent en raison des défis persistants. Une compréhension approfondie des technologies, des politiques et des contraintes est nécessaire pour prendre des décisions d’investissement éclairées.

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Goldman Sachs dévoile une stratégie de crédit privé en Europe

Crédit privé
Crédit privé

Goldman Sachs Alternatives présente une nouvelle stratégie de crédit privé européen (« GSEC »). Ouverte et semi-liquide, capitalisant sur les 28 ans d’expérience de la société dans ce domaine. Avec déjà plus de 550 millions d’euros levés et 23 sociétés engagées. Cette initiative vise à élargir l’accès aux placements alternatifs.

Une stratégie guidée par l’expérience et la performance

Goldman Sachs Alternatives annonce le déploiement de sa toute nouvelle stratégie de crédit privé européen, baptisée “GSEC”. Capitalisant sur près de trois décennies d’expérience dans ce secteur spécifique. Cette initiative s’inscrit dans la lignée des efforts constants de la société pour élargir l’accès à sa plateforme de placements alternatifs. Tant pour les investisseurs professionnels que pour les particuliers qualifiés. Lancée avec succès au quatrième trimestre 2023, la stratégie GSEC a rapidement suscité un vif intérêt. Réunissant plus de 550 millions d’euros auprès des investisseurs et établissant des partenariats avec 23 sociétés à ce jour.

Depuis son entrée sur le marché du crédit privé européen en 1996, Goldman Sachs Alternatives a tissé des liens étroits avec les entreprises et les sponsors financiers. Naviguant avec succès à travers divers cycles économiques et contextes de marché. Avec près de $180Md investis depuis ses débuts, l’activité de crédit privé de la société figure parmi les principales plateformes mondiales. Bénéficiant d’une présence significative sur les marchés clés des États-Unis, d’Europe et d’Asie. La stratégie de prêts directs seniors, qui totalise plus de 65 milliards de dollars d’actifs sous gestion, a soutenu plus de 440 entreprises au fil des ans.

Goldman Sachs élargit son influence avec cette stratégie de crédit privé européen

Les compétences d’origination de Goldman Sachs, soutenues par un réseau étendu au sein de la communauté des entreprises et des sponsors financiers, ont permis à son équipe de constituer des portefeuilles de dette senior de premier ordre. Provenant directement d’emprunteurs de taille moyenne à grande. Ciblant les entreprises résilientes dans des secteurs non cycliques et à l’abri des récessions. Cette stratégie vise à produire des rendements stables dans divers contextes économiques.

Cette nouvelle démarche s’inscrit dans la stratégie globale. Goldman Sachs visant à élargir l’accès à sa plateforme de placements alternatifs, évaluée à 450 milliards de dollars. Offrant ainsi de nouvelles opportunités aux investisseurs qualifiés et professionnels pour tirer parti des marchés non cotés. Notamment en termes de rendement et de diversification. Le lancement de la stratégie GSEC fait suite à la clôture réussie du fonds Private Markets ELTIF 2023. Ouvrant ainsi la voie à une exposition directe à une variété d’investissements dans différents secteurs et stratégies des marchés non cotés.

James Reynolds, Responsable mondial du direct lending chez Goldman Sachs Alternatives, commente :

« Nous pensons avoir une position différenciée en tant qu’acteur historique de premier plan sur les marchés du prêt direct en Europe et dans le monde. Nous continuons à considérer le marché du crédit privé européen comme une source active de rendements stables pour les investisseurs et nous sommes heureux de continuer à trouver des moyens pour les investisseurs d’accéder à ces marchés. »

A propos du crédit privé au sein de Goldman Sachs Alternatives

Goldman Sachs est un leader mondial dans le domaine des solutions alternatives. Ils gère plus de 450 milliards de dollars d’actifs avec plus de 30 ans d’expertise. Investissant dans diverses solutions alternatives telles que le capital-investissement, le capital-développement, le crédit privé, l’immobilier, les infrastructures, le développement durable et les hedge funds… Goldman Sachs offre à ses clients un accès à travers différentes stratégies, partenariats personnalisés et programmes à architecture ouverte.

Fondée sur des valeurs de partenariat et de succès partagé, la société cherche à fournir des performances d’investissement à long terme. En s’appuyant sur son réseau mondial et son expertise sectorielle diversifiée.

Le département de crédit privé de Goldman Sachs Alternatives a été établi en 1996. C’est l’un des principaux acteurs mondiaux dans ce domaine. Gérant plus de 110 milliards de dollars d’actifs répartis entre diverses stratégies. Avec une expertise approfondie, des relations étendues et une portée mondiale, l’équipe soutient des entreprises de toutes tailles, du marché intermédiaire aux grandes capitalisations, en fournissant des solutions de financement sûres et rapides.

Approfondir la lecture avec cet article : Du GNR pour notre économie verte !

Du GNR pour notre économie verte !

Paris, le 13 Février 2024, dans un contexte de baisse de l’activité du secteur, Bruno Le Maire, ministre de
l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, annonce
plusieurs mesures de soutien aux entreprises du bâtiment et des travaux publics
.
Une mesure d’accompagnement des petites entreprises à la trajectoire de hausse
du tarif réduit d’accise sur le gazole non routier (GNR)

( la boutade du titre de votre média préféré Green Finance suffira amplement comme commentaire )

Les entreprises du secteur du BTP, dont le nombre de salariés n’excède pas 15,
pourront bénéficier, au titre de leur consommation 2024, d’un accompagnement
équivalent à 5,99 centimes par litre de GNR, dans la limite d’un montant maximal
de 20 000 €. Il sera versé en début d’année 2025.
Alors que le BTP n’a toujours pas retrouvé son niveau d’activité d’avant crise, cette
mesure d’accompagnement permettra de soutenir financièrement les petites
entreprises du secteur.
L’année 2024 sera par ailleurs mise à profit pour organiser une large concertation
avec les représentants du secteur afin d’envisager les mesures activables dans les
années à venir pour accompagner la trajectoire d’extinction progressive du tarif
réduit d’accise sur le GNR non-agricole : accompagnement financier du secteur,
promotion et valorisation des biocarburants, mesures d’aide à l’équipement en
matériels électriques ou moins consommateurs en carburants, renforcement des
contrôles quant à la bonne utilisation des tarifs réduits applicables.

Des mesures relatives à l’accélération des délais de paiement des administrations
publiques
Le projet de loi de simplification en cours de rédaction permettra une réduction
des délais de paiement des administrations publiques, ce qui participera à
améliorer la trésorerie des entreprises du secteur.
A cet égard, seront notamment examinées les possibilités de :

  • Limiter le report de paiement ou l’annulation à la première contestation de
    la part du donneur d’ordre public ;
  • Uniformiser et renforcer le niveau des taux d’intérêts moratoires appliqués
    aux mauvais payeurs publics ;
  • Rendre plus transparents les délais de paiement des payeurs publics ;
  • Appliquer automatiquement les intérêts moratoires plutôt qu’à la demande
    de l’entreprise.

Le Gouvernement annonce également la tenue au cours des prochaines semaines
d’un Conseil national de la construction et de la rénovation qui abordera
l’ensemble de ces sujets et des thématiques propres au secteur du BTP, dans la
poursuite des travaux des Assises du BTP qui ont eu lieu en 2023.