2026 ? NON 2024 : LE COUPERET CSDR VA TOMBER PLUS VITE QU’ATTENDU !

Les normes de reporting extra-financier ont été adoptées par le Parlement européen. Les seuils d’application ont été réhaussés, mais l’essentiel a été validé. Comme toujours, la première réglementation est moyennement contraignante, mais nous savons par expérience qu’il y aura une suite, plus volontariste à chaque étape.

Pour ceux qui espéraient y échapper, la bonne nouvelle est donnée par le rehaussement des seuils. Mais la contrepartie est que la CSDR sera applicable dès 2024 !

IL EST URGENT DE VOUS PRÉPARER
Certes il faut être prêt pour le reporting, mais celui-ci ayant pour seul but de vous amener, étape par étape à des modèles économiques parcimonieux en consommation de ressources matérielles, il est tout aussi urgent de vous préparer à changer de modèle économique (nous ne disons pas “modèle d’affaires”). Et puisqu’il en existe un qui associe différenciation et réduction des coûts, compétitivité prix et hors prix, qui vous permet d’augmenter vos marges tout en baissant vos prix, pourquoi ne pas le considérer ?

La RSE a beaucoup changé

Dans les années 2000, la RSE vantait les mérites d’une politique tenant compte des aspects sociaux et environnementaux. Elle visait surtout à donner un contexte commun à des personnes très différentes dans des groupes mondialisés. C’était le temps des voyages, des découvertes de populations, de cultures différentes, d’ouverture de marchés, d’idées nouvelles, d’appartenance à l’entreprise avant tout.

Aujourd’hui, ce temps nous parait bien loin : le monde s’est fragmenté et continue dans cette voie de manière, semble-t-il, inéluctable. La RSE s’est adaptée pour devenir ce qu’elle était censée être dès sa conception : la vérification de l’équilibre entre économie, social et environnement, et la notion de souveraineté est de retour.

L’ESG a acquis de la maturité

Mais ces trois pôles, justement, ne peuvent connaître l’équilibre que si le quatrième, la gouvernance, joue pleinement son rôle. Or, malgré les incantations, les promesses, la pression financière donnait toujours, dans la pratique, la préférence aux entreprises ou aux options, qui rapportaient le plus !

Dans un monde globalisé où personne ne s’inquiétait d’une éventuelle rupture d’approvisionnement, cela n’avait pas beaucoup d’importance, au moins en apparence, et au moins à court terme. Mais le long terme se venge toujours d’avoir été négligé. Les réglementations ont évolué, elles ont mûri, elles ont appris à ne laisser aucune porte de sortie à ceux qui ne veulent pas jouer le jeu. Etape par étape, elles ont introduit les entreprises dans des procédures qui leur font considérer sérieusement beaucoup plus de paramètres que la rentabilité. La loi AGEC les oblige à déclarer leur consommation de matières premières et à établir un plan de réduction de cette consommation, lequel fait ensuite l’objet d’un bilan. La norme européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) ne sera appliquée qu’en 2026, mais le Haut Conseil du Commissariat aux Compte se mobilise pour être opérationnel dès 2024 dans la vérification des comptes extra-financiers.

ESG = Environnement, Social et Gouvernance. Pourquoi donc l’économie n’apparaît-elle pas ? La réponse est simple : est-il nécessaire de pousser les financiers à être attentifs à la rentabilité ? La réponse est évidemment dans la question. Alors le maître-mot introduit est Gouvernance. Car si les investisseurs ne sont pas censés être des maîtres de modèles économiques, des experts des techniques et des marchés, cela ne les empêche, en rien, de s’assurer que ce que la direction d’une entreprise fait est bien en accord avec l’équilibre requis entre les trois pôles de la RSE.

Cela ne va-t-il pas coûter cher, voire très cher ?

Encore des contraintes qui vont être autant de coûts supplémentaires ? N’est-ce pas toujours comme cela ? Eh bien non !

Non, parce que la réponse est oui quand on reste dans le même modèle, mais si l’on change de modèle économique (nous ne parlons pas de modèle d’affaires), cela peut être non ! On n’a pas inventé la lampe à incandescence en cherchant à perfectionner la bougie. Quand on change de modèle économique, tous les paramètres changent et ce qui était vrai dans l’ancien peut devenir faux dans le nouveau et inversement. Et il se trouve que ce que disait Michael Porter, c’est-à-dire que l’on pouvait dominer par la différenciation ou par les coûts, et qui était vrai dans le cas du modèle qu’il a étudié dans les années 70-80, devient faux dans le cas de l’économie de la fonctionnalité, ou vente de l’usage. En particulier, avec ce modèle, on peut dominer à la fois par la différenciation ET par les coûts !

Longtemps, on a voulu croire, ou voulu faire croire, que l’économie, d’une part, et le social et l’environnement, d’autre part, étaient antinomiques. Ce n’était pas aussi vrai que prétendu, mais il y avait souvent un compromis difficile à mettre en place. Avec l’économie de fonctionnalité, ce n’est plus un compromis, c’est une compatibilité, une synergie.

Imaginez seulement que, avec ce modèle, on puisse augmenter ses marges tout en baissant ses prix ? Vous ne rêvez pas, c’est vrai ! D’où vient de miracle ? Il n’y en a pas, il y a maîtrise de l’ensemble du cycle de vie, ce qui permet des synergies entre ses différentes composantes, il y a aussi synergies avec les composantes de l’écosystème. Cela nécessite sans doute des illustrations : elles sont disponibles. Il y a aussi et avant tout des économies de ressources matérielles car le non-transfert de propriété entraîne la recherche de la plus grande durabilité possible. Or, ceci va dans le sens de la réduction de l’empreinte écologique, de la pollution, de la dépendance aux importations, et comme ce résultat est dû à un personnel auquel on demande de penser, d’avoir des idées, celui-ci est bien payé. Plus il pense efficacement, plus il génère la plus-value qui finance l’augmentation de son revenu.

Quel rapport entre l’économie de fonctionnalité et la RSE ?

Nous venons de le voir : une rentabilité très sensiblement accrue, fondée sur une compétitivité prix et hors prix (une autre façon de dire réduction des coûts et différenciation), pour ce qui est de l’économie, une réduction de l’empreinte écologique avec toutes ses conséquences, pour l’environnement, et un abandon des esclaves du bout du monde pour une main-d’œuvre pleinement partie prenante de l’entreprise, pour ce qui est du social. CQFD !

D’autant qu’il devient de plus en plus difficile de recruter et de conserver les bons éléments si l’image RSE est fausse. La aussi se trouve un élément de la désormais indispensable résilience !

Et surtout : s’organiser pour satisfaire la demande de reporting de la réglementation, c’est très bien, mais c’est encore mieux de changer de modèle pour, effectivement, devenir résilient, se protéger des pénuries de matières premières et des prix bientôt insensés parce que strictement politiques.

À quel degré faut-il s’y intéresser ?

Voilà une question-clé ! La réponse dépend du besoin que l’on souhaite satisfaire. Si un dirigeant craint que le modèle de rupture qu’est l’économie de fonctionnalité rende le personnel craintif, il devra sensibiliser ce personnel pour qu’il comprenne qu’il est, au contraire, une voie de développement et de montée en puissance de chacun. Si son projet est de préparer l’intégration du modèle dans le fonctionnement de l’entreprise, l’option sera de former ce personnel pour qu’il puisse accompagner cette intégration et grandir avec elle. Si ce projet est de pratiquer l’intégration au plus tôt pour prendre un temps d’avance sur la concurrence, ou la rattraper, alors il lui faudra associer formation du personnel et accompagnement dans le projet.

De plus en plus d’entreprises ayant des perspectives de croissance forte, et donc des besoins de financement, se tournent vers les divers moyens d’être pleinement en conformité avec les réglementations actuelles et à venir. D’autres voient leurs chaînes d’approvisionnement mondialisées menacées, les pénuries à venir, la remise en cause du modèle sur lequel elles ont bien vécu pendant plusieurs décennies. Dans les deux cas, immanquablement, elles s’intéressent à l’économie circulaire et à l’économie de fonctionnalité, sa boucle la plus courte, c’est-à-dire la plus rentable, la plus écologique et la plus sociale.

Et vous, comment ressentez-vous cette évolution ? Comment vous y préparez-vous ?

↪️ « L’Economie circulaire pour les Nuls » Eric Fromant.

13,7 Mds $ de collecte dans les fonds durables au T3 2023, grâce à l’Europe

Cet article aborde la baisse de l’inflation, la hausse des taux d’intérêt et les inquiétudes économiques récentes, qui ont eu un impact sur les investisseurs. Selon Morningstar, les fonds ESG ont attiré 13,7 milliards de dollars au troisième trimestre 2023, en baisse par rapport au trimestre précédent. Les fonds ESG européens ont bien performé malgré les défis économiques, tandis que les États-Unis ont connu un quatrième trimestre consécutif de rachats. Les actifs mondiaux des fonds durables ont diminué de 4,2 %, atteignant 2 744 milliards de dollars. L’Europe domine le marché ESG avec 84 % des actifs mondiaux, suivie par les États-Unis avec 11 %.

La stagnation de l’inflation, la hausse des taux d’intérêt et les craintes de récession ont continué à peser sur le sentiment des investisseurs au cours du dernier trimestre. Selon le rapport Global Sustainable Fund Flows de Morningstar, ces fonds ont attiré des flux à hauteur de 13,7 milliards de dollars au troisième trimestre 2023, contre 23,6 milliards de dollars (chiffre révisé) au trimestre précédent.

Hortense Bioy, directrice de la recherche sur le développement durable chez Morningstar, a déclaré : « Le troisième trimestre a de nouveau été difficile pour les investisseurs, et les investisseurs axés sur le développement durable n’ont pas été épargnés par la morosité de l’environnement macroéconomique. Pourtant, les fonds ESG européens ont continué à attirer de nouveaux capitaux malgré un ralentissement du développement des produits, des préoccupations liées à l’écoblanchiment et l’évolution constante de l’environnement réglementaire. Aux États-Unis, les fonds ESG ont subi un quatrième trimestre consécutif de rachats nets. Un facteur qui pourrait continuer à peser sur la demande des investisseurs est la réaction politique contre l’investissement durable aux États-Unis ».

Le graphique ci-dessous montre les flux trimestriels des fonds durables pour l’Europe, les États-Unis et le reste du monde depuis le troisième trimestre 2020 (en mds de dollars).

Les principales conclusions du rapport sont les suivantes

  • En raison de la baisse des valorisations des actions, les actifs des fonds durables mondiaux ont diminué de 4,2 % pour atteindre 2 744 milliards de dollars à la fin du mois de septembre, contre 2 860 milliards de dollars trois mois plus tôt. À titre de comparaison, le marché mondial des fonds ouverts et des ETF a reculé de 5 %.
  • Malgré le contexte macroéconomique difficile, les fonds durables européens sont restés résistants et ont recueilli 15,3 milliards de dollars de capitaux nets au troisième trimestre. Bien qu’en baisse par rapport aux 25,4 milliards de dollars (révisés) du deuxième trimestre, les souscriptions sur les fonds durables au cours du dernier trimestre ont contribué à plus des deux tiers de l’ensemble des flux de fonds européens.
  • Cette situation contraste avec la spirale des sorties de fonds durables aux États-Unis, qui ont atteint 2,7 milliards de dollars au troisième trimestre contre 576 millions de dollars au trimestre précédent. Le reste du monde a enregistré des souscriptions modérées, dans l’ensemble.
  • Le ralentissement du développement des produits s’est poursuivi. Face aux accusations d’écoblanchiment et au durcissement de la réglementation, les fonds sont moins nombreux à ajouter des termes liés à l’ESG à leur nom. Parallèlement, un nombre croissant de fonds suppriment les termes liés à l’ESG de leur nom aux États-Unis, mais pas en Europe.

Flux, encours et nombre de fonds par régions à fin septembre 2023.

  • En dehors de l’Europe, les autres marchés ayant enregistré des entrées sont l’Asie hors Japon, avec 2 milliards de dollars de souscriptions nettes, contre 1,3 milliard de dollars (retraité) trois mois plus tôt.
  • L’Europe continue de se tailler la part du lion dans le paysage des fonds durables, avec 84% des actifs mondiaux des fonds durables. Elle reste également de loin le marché ESG le plus développé et le plus diversifié, suivie par les États-Unis, qui abritaient 11 % des actifs mondiaux des fonds durables à la fin du mois de septembre 2023.

Télécharger le rapport complet

Swiss Life se lance dans le metaverse avec “Metavers by Swiss Life”

L’innovation et le digital faisant partie intégrante de la stratégie de l’assureur, Swiss Life se devait de créer son propre espace virtuel pour participer à l’émergence du Web3. Convaincue du potentiel du successeur du Web2., Swiss Life offre, ainsi, un terrain de jeu virtuel où l’on peut explorer les différents espaces et gagner des NFT exclusifs. L’enjeu étant notamment de valoriser la marque employeur pour attirer de nouveaux talents et mieux faire connaître Swiss Life.

L’univers du « Metavers by Swiss Life » 

Réalisé en collaboration avec la société Pletory, il est composé de 4 espaces représentant différentes dimensions de Swiss Life France : 

  • Un accueil de présentation générale de l’entreprise ; 
  • Un espace dédié à la Fondation Swiss Life présentant les différentes formes d’engagement proposés et notamment « Le Prix Swiss Life à 4 mains » – prix unique alliant photographie et musique ; 
  • Une zone « Informations » qui met en avant tous les métiers de l’assureur tels que l’épargne retraite, la santé-prévoyance et enfin, le dommage ; 
  • Un espace RH valorisant les nombreux métiers de Swiss Life France et les postes à pourvoir avec un lien qui permet d’envoyer sa candidature. 

Le parti pris de cet univers repose sur le meilleur du métavers sans forcément en adopter tous les codes. On peut donc flâner virtuellement, en toute liberté de choix, sans casque VR et sans nécessité de créer un compte dans un univers fermé. Son évolution se fera au gré du retour d’expérience des utilisateurs. 

Une navigation dans le respect des choix de l’utilisateur 

Les utilisateurs pourront naviguer dans un univers sécurisé et respectueux à l’égard de leurs données. Cela se traduit par : 

  • Une navigation 100 % anonyme ; 
  • L’absence de cookies et d’informations commerciales ; 
  • Le choix délibéré de pas collecter de données personnelles ; 
  • Une expérience en mode bac en sable. 

Une expérience gamifiée récompensée

Chaque visiteur du « Metavers by Swiss Life », via ses interactions (visionnage d’un vidéo, visite de la Fondation Swiss Life, interaction avec l’un des avatars), incrémentera un compteur de points et une fois atteints les 1 000 points, l’utilisateur se verra offrir un NFT exclusif Swiss Life.

Eddie Abécassis, Directeur de l’innovation, a déclaré : « Le métavers offre une expérience nouvelle permettant de découvrir Swiss Life France d’une façon différente et ludique. Cet univers sera évolutif et s’enrichira, dans le temps, pour accompagner Swiss Life dans le développement du Web3. »  

Le « Metavers by Swiss Life » est accessible depuis tout navigateur à l’adresse suivante : https://metavers.swisslife.fr.  

RSE : Le “washing” concerne les autres

Selon les professionnels du marketing, l’engagement de leur entreprise est authentique, tandis que celui des autres l’est beaucoup moins…

Pour la quatrième année consécutive, Cision et le Club des Annonceurs enquêtent auprès des professionnels du marketing et de la communication pour évaluer l’engagement de leurs marques et le développement de la RSE au sein de leurs entreprises.

Dans un contexte économique difficile marqué par l’inflation, associé à des conflits internationaux et à une crise climatique, comment le développement de la RSE a-t-il été influencé en 2023 ? Les entreprises ont-elles véritablement pris des mesures ? Quels types d’engagement privilégient-elles ? Les professionnels de la communication sont-ils enthousiastes, convaincus ou plutôt désabusés face à la prolifération de la communication abusive sur la RSE ? Bénéficient-ils d’un soutien et d’une formation adéquats en interne pour influencer positivement les pratiques ?

Ces interrogations ont trouvé des réponses auprès de 378 professionnels de la communication et du marketing qui ont participé à cette enquête entre le 3 juillet et le 15 septembre 2023.

L’engagement : une question de pérennité

Presque tous les professionnels du marketing et de la communication, soit 97 % d’entre eux, considèrent que les marques doivent adopter des engagements sociétaux et/ou environnementaux, et pour 75 % d’entre eux, il s’agit même d’une question cruciale pour leur pérennité.

Le washing : concerne les autres 

80 % des participants confirment que l’engagement des marques contribue à l’efficacité des campagnes marketing. Dans ce contexte, la tentation d’utiliser la RSE à des fins marketing est forte. En outre, les professionnels du marketing et de la communication considèrent à 84 % que les engagements de leur entreprise sont authentiques, un pourcentage élevé mais en baisse de neuf points par rapport à 2022. Cette diminution de l’authenticité se fait ressentir dans l’ensemble de la profession, où 75 % estiment qu’il y a trop de “greenwashing” de la part des marques.

Bashing : pas d’inquiétude !

Il semble que les professionnels de la communication et du marketing se débarrassent de leur crainte du bashing : 93 % d’entre eux estiment que la marque devrait communiquer sur ses engagements, comparé à seulement 66 % en 2020. Pourtant, ils reconnaissent que cela peut comporter un risque pour la marque, et 54 % pensent d’ailleurs que le bashing est inévitable, peu importe les actions entreprises, alors qu’ils étaient 41 % en 2020.

Moins de paroles, davantage d’actions

72 % des entreprises ont déjà entrepris des actions concrètes en matière d’engagement, soit une augmentation de 9 points en un an. Ces entreprises passent à l’action, et la moitié d’entre elles ont même adapté leur stratégie de développement, en modifiant leur modèle économique, en lançant de nouveaux produits ou en élargissant leur domaine d’activité. Cependant, 10 % d’entreprises persistent à ne pas intégrer la RSE dans leurs priorités, un chiffre inchangé depuis quatre ans.

34 % des entreprises ont renforcé leur RSE malgré l’économie

En 2023, 34 % des répondants ont affirmé que le contexte économique a accéléré la mise en place de la RSE au sein de leur entreprise. Cela suggère que la RSE est devenue un impératif pour l’orientation vers l’avenir. Seulement 16 % ont déclaré que le contexte économique l’a ralenti, tandis que 1 % l’a complètement stoppé.

La diversité à l’honneur, mais avec une priorité accordée à l’environnement et au bien-être des employés

L’engagement en faveur de la diversité et de l’inclusion se hisse dans le Top 3 des causes les plus soutenues en 2023, avec 70 % des répondants l’ayant choisie parmi les enjeux importants pour leur entreprise (en hausse de 10 points par rapport à 2022).

En tête, et inchangées depuis quatre ans, figurent les bonnes pratiques écologiques internes (90 %) et le bien-être des salariés (72 %). Cependant, si les professionnels du marketing et de la communication devaient choisir un engagement prioritaire, la réduction de l’empreinte carbone serait en tête (29 %), suivi de près par le bien-être des employés et le respect de l’environnement, à égalité (21 %).

Comme observé depuis le début de cette enquête, les priorités continuent de se concentrer davantage sur les aspects environnementaux que sur les enjeux sociétaux, avec l’égalité femme-homme à seulement 3 % et la diversité et l’inclusion estimée à 7 %.

Un engagement des marques plus structuré mais moins altruiste

La RSE est de plus en plus prise au sérieux, avec 81 % des entreprises désormais disposant d’une équipe spécialement dédiée à cette initiative. Cette proportion a augmenté de 22 points par rapport à l’année précédente. Dans 65 % des cas, cette équipe est directement rattachée à la direction générale. Lorsque ce n’est pas le cas, les départements de la Communication Marketing (MarCom) et des Ressources Humaines (RH) prennent le leadership de manière égale, à hauteur de 33 % chacun.

Cependant, malgré le fait que la principale motivation pour s’engager dans la RSE soit toujours de contribuer de manière positive au monde dans lequel nous vivons, avec un pourcentage de 38 %, on observe une baisse de 11 points par rapport à 2022. En revanche, toutes les autres motivations, davantage axées sur des intérêts personnels ou économiques, sont en augmentation.

La mesure de l’engagement est toujours complexe, et l’ESG reste méconnu

Seules 6 % des entreprises parviennent à calculer un ROE (Return On Engagement) pour leur stratégie d’engagement, tandis que 27 % s’en rapprochent. En ce qui concerne l’ESG, 36 % des répondants ne savent pas ce que cela signifie, tandis que seulement 31 % connaissent cette notion et respectent des critères spécifiques.

Communicants engagés désirent un accompagnement amélioré

Ils estiment presque à l’unanimité que ces engagements sont justifiés (99 %). De plus, 88 % estiment qu’ils sont respectés, une augmentation de 5 points par rapport à l’année précédente. Cependant, ils aspirent à aller plus loin, car 53 % considèrent que les engagements pris par leur entreprise sont insuffisants. En outre, ils expriment le besoin d’un meilleur soutien en matière de RSE : 58 % reconnaissent qu’ils ne maîtrisent pas suffisamment les enjeux et objectifs de la RSE, et 56 % estiment ne pas disposer de suffisamment de références ou de directives pour agir de manière concrète.

Perte d’influence des MarCom sur la RSE

49 % des professionnels de la communication marketing estiment que la RSE empiète sur le domaine de la communication. En outre, le pourcentage de ceux qui estiment avoir suffisamment d’influence en interne sur ce sujet diminue à 53 %, par rapport à 64 % l’année précédente. Néanmoins, 62 % affirment être écoutés par la direction générale.

Cyndie Bettant, Directrice Communication Cision et responsable de l’étude décrypte :

« L’édition 2023 du baromètre de l’engagement des marques montre clairement que la RSE est désormais bien ancrée au sein des entreprises. 
Même le contexte difficile que nous vivons, mêlant inflation, crise des ressources, incertitude et conflits internationaux, ne semble pas affecté ce mouvement de fond. L’étude montre même le contraire !
Le développement de la RSE s’accélère, les entreprises s’organisent et n’ont jamais été aussi nombreuses à posséder un département dédié à la responsabilité sociale, dont la Direction Générale prend les commandes.
Des marqueurs forts de bonne augure pour la RSE, même si les professionnels de la communication et du marketing semblent chercher leur place dans ce nouveau paysage organisationnel et demandent plus d’accompagnement sur le sujet. 
»

42ème session de la Conférence générale de l’UNESCO

La 42e session de la Conférence générale de l’UNESCO met l’accent sur le climat et l’innovation.

Les 194 États Membres de l’UNESCO se réuniront du 7 au 22 novembre 2023 à l’occasion de la 42e session de la Conférence générale de l’Organisation, qui sera marquée cette année par les défis mondiaux liés au dérèglement climatique et aux nouvelles technologies. Le siège de l’UNESCO accueillera également de nombreux événements et expositions à cette occasion.

Au programme de cet événement :

  • 7 novembre à 15h30 : Discours d’ouverture d’Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’UNESCO.
  • 9 novembre de 15h à 18h : Débat de haut niveau “(re)Penser les communs, agir ensemble. Discours d’introduction par le professeur Dipesh Chakrabarti (Université de Chicago) sur la protection des biens communs à l’ère du dérèglement climatique. Cette intervention sera suivie d’une table-ronde au cours de laquelle des représentants des États Membres, d’entreprises et de la société civile débattront des moyens les plus efficaces de protéger les « biens communs » face aux grands défis de la perte de la biodiversité ou de la transformation numérique.
  • 9 novembre à 18h : Présentation du projet Protéger la biodiversité, se réconcilier avec le vivant : l’exemple du projet des réserves de biosphère en Amazonie qui vise à mettre fin à la dégradation des écosystèmes forestiers et à soutenir des moyens de subsistance alternatifs pour les communautés locales et indigènes à travers 8 réserves de biosphère de l’UNESCO dans 4 pays (Bolivie, Brésil, Équateur et Pérou). Cette présentation s’accompagnera du lancement du Portail de la biodiversité, une cartographie interactive des données de l’UNESCO dans le cadre du Réseau UNESCO pour la Terre.
  • 14 novembre à 19h30 : Performance du groupe musical SEVENTEEN. Icône de la K-pop, le groupe SEVENTEEN se produira sur scène et prononcera un discours, donnant sa voix en faveur de la jeunesse et de la construction d’un avenir meilleur. Le concert se tiendra dans le cadre du Forum des jeunes de l’UNESCO (du 13 au 15 novembre) au cours duquel des jeunes de plus de 150 pays débattront de l’impact social du dérèglement climatique avec des dirigeants du monde entier.

EXPOSITIONS

Des artistes du monde entier présenteront leur travail à l’UNESCO pour la première fois.

  • Une édition spéciale de la BienalSur Latin American Contemporary Art Fair présentera une nouvelle génération d’artistes africains et afro-descendants, tels que Januario Jano, Hicham Benohoud, Monica de Miranda, Kapwani Kiwanga, Aline Motta, Rosana Paulino et Ishola Akpo.
  • Une exposition de photos consacrée à notre patrimoine commun se tiendra dans les rues entourant le siège de l’UNESCO, portant notamment sur les réserves de biosphère de l’Organisation, dont celles du bassin amazonien. Les clichés sont signés par d’illustres photographes comme Joan de la Malla (photographe de la vie sauvage de l’année 2023), Oskar Metsavaht et Carolina Arantes.
  • L’éco-artiste Thijs Biersteker présentera “Amazonium“, une installation immersive sur la déforestation.
  • Une exposition sur l’innovation et la transformation numérique présentera l’utilisation par l’UNESCO des dernières technologies, notamment la numérisation en 3D des monuments culturels en Ukraine, l’usage de drones pour protéger les grands singes dans le bassin du Congo ou encore celui de caméras télécommandées pour surveiller la faune et la flore des grands fonds marins. Cette exposition offrira également un aperçu des avantages et des risques liés au numérique dans l’éducation et des questions éthiques soulevées par l’IA et les neurotechnologies.
  • Une exposition sur les actions de l’UNESCO pendant et après les situations de crise et d’urgence, basée sur les exemples des interventions de l’Organisation Irak, en Ukraine et au Yémen.

PRIX ET DISTINCTIONS

Au cours de la Conférence générale, l’UNESCO, les États Membres et ses partenaires décerneront également une série de prix et distinctions pour saluer les grandes réalisations dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture.

  • 8 novembre de 18h30 à 20h : Prix mondial de l’enseignant. Cérémonie de remise des prix et présentation du rapport mondial de suivi sur l’Education par l’UNESCO, la Fondation Varkey et Teacher Task Force (Equipe spéciale sur les enseignants).
  • 9 novembre de 13h30 à 15h : Prix UNESCO-Japon d’éducation en vue du développement durable. Cérémonie de remise de prix et table ronde sur l’éducation écologique et la préparation au changement climatique, animée par la princesse Abze Djigma du Burkina Faso, présidente du jury international du prix UNESCO-Japon.
  • 13 novembre de 19h30 à 20h : Prix UNESCO Kalinga pour la vulgarisation scientifique 2023.
  • 14 novembre de 13h15 à 14h15 : Prix UNESCO-Carlos J. Finlay pour la microbiologie 2023.
  • 16 novembre à 19h : Prix international UNESCO-Grèce Mélina Mercouri pour la sauvegarde et la gestion des paysages culturels.

Mégatendances renforcées, productivité en hausse imminente !

Un changement radical dans la croissance de la productivité, alimenté par les applications d’IA, justifie plus que jamais d’investir dans l’économie du futur, affirme l’équipe MegaTrends de Robeco, dix ans après le lancement de la stratégie.

  • La conviction est importante, car les mégatendances évoluent sur des décennies et non sur des mois
  • L’étendue de l’exposition rend la stratégie MegaTrends plus résistante aux fluctuations de sentiment
  • L’IA vient s’ajouter aux mégatendances et contribue à façonner l’avenir de notre société, de l’économie et de l’environnement naturel

Intensification des mégatendances

Le profil de l’investissement thématique a été revitalisé par le lancement des modèles génératifs d’IA et l’enthousiasme qui s’en est suivi pour les valeurs liées aux semi-conducteurs et au cloud. Quoi qu’il en soit, l’équipe MegaTrends de Robeco pense que la frénésie actuelle sur le marché actions pour les infrastructures d’IA masque un impact économique plus large et très positif.

« Pour nous, l’IA est un vaste thème. Vous constatez que bon nombre d’entreprises investissent dans l’IA, ce qui nous semble être un signal important. L’IA résout l’un des gros problèmes économiques de ces dernières décennies, à savoir la stagnation de la productivité dans le secteur des services. Elle change la donne pour l’économie mondiale », déclare Steef Bergakker, gérant de portefeuille au sein de l’équipe MegaTrends.

Si l’IA générative via de grands modèles de langage est nouvelle, cela fait deux décennies que les éléments reconnaissables à l’IA sont en cours de développement, d’utilisation et d’investissement, explique Marco van Lent, gérant de portefeuille. « Le machine learning est une technologie bien établie, et les fabricants d’équipement industriel au niveau mondial collectent et analysent depuis des années des données en temps réel reliées à un réseau plus large afin d’améliorer l’efficacité et ainsi de faire progresser la productivité industrielle. Cet impact peut désormais se répandre au-delà du secteur manufacturier », ajoute-t-il.

Cet impact se fera sentir sur les cinq thèmes dans lesquels la stratégie MegaTrends investit : entreprise connectée, monde numérique, classe moyenne émergente, vieillissement en bonne santé et maîtrise des ressources (voir Figure 1 à la page suivante), explique Dora Buckulčíková, gérante de portefeuille.

« Dans le domaine de la santé, par exemple, qui relève de notre thème vieillissement en bonne santé, les améliorations en matière de capture d’images se combinent à l’IA pour créer des diagnostics automatisés plus précis, ce qui est très intéressant, car cela peut favoriser des interventions à un stade plus précoce de la maladie. Il en résulte de réels avantages économiques et sociétaux qui se répercutent au-delà du secteur de la santé », ajoute-t-elle.

« Cela permet au système de santé d’être plus numérique, plus efficace et plus personnalisé. Et cela vaut pour les marchés aux populations rapidement vieillissantes, ainsi que dans les régions où les services de santé sont difficiles à obtenir et où les avancées en matière de technologies d’imagerie peuvent améliorer l’accès des patients à des soins adéquats. »

La taille est importante

Selon Marco van Lent, les grandes entreprises du cloud pourraient chercher à tirer parti de leur force en matière d’IA pour pénétrer de nouveaux secteurs. « Une entreprise telle que Microsoft, par exemple, retourne dans le secteur de la santé avec des outils qui convertissent la parole en texte et transforment ce dernier en dossier médical électronique pour les patients. Il s’agit d’un moyen de vendre davantage de services liés à l’IA. »

L’IA est déjà utilisée pour certaines tâches complexes comme la conception et la manipulation d’images, explique Steef Bergakker. « Elle fait tomber les barrières qui empêchent les personnes non qualifiées d’interagir avec ces outils, et c’est important. Les éditeurs de logiciels qui s’adressaient auparavant à un public technique disposent désormais d’un marché potentiel plus important. Mais il reste à voir si, en supprimant les barrières à l’entrée, l’IA ne risque pas de saper leur modèle économique plutôt que de l’étendre », ajoute-t-il.

Globalement, l’équipe MegaTrends s’accorde à dire que l’IA aura un impact économique positif et contribuera à résoudre les défis sociétaux plus qu’elle n’en créera, affirme Dora Buckulčíková.

« Je pense qu’une observation importante suite à notre analyse de nombreux domaines thématiques différents est que la taille est importante – et cela est particulièrement vrai dans un environnement de hausse de taux d’intérêt où il est plus difficile pour les start-ups en phase de démarrage de lever des fonds. Très souvent, seules les grandes entreprises peuvent réellement investir dans des solutions innovantes.
Par exemple, on assiste à une intensification des pressions politiques et publiques exercées sur les services aux collectivités dans le monde afin de conserver les ressources naturelles en eau et de mettre en place une infrastructure intelligente de surveillance et d’analyse. C’est le genre d’opportunité sur plusieurs décennies que nous apprécions. Les entreprises qui fabriquent des pompes, des équipements de filtration et des systèmes de contrôle utilisent de plus en plus d’outils numériques pour permettre une utilisation et une conservation plus intelligentes des ressources en eau essentielles
», explique-t-elle.

Trouver la bonne exposition

Une fois que ces thèmes présentant un potentiel de croissance structurelle ont été identifiés, il s’agit de trouver la bonne exposition à travers un univers de sociétés cotées, et de récolter des rendements à long terme. Comment l’équipe s’y prend-elle ?

« Tout d’abord, c’est un travail d’équipe. Nous sommes tous les trois libres de proposer des idées qui s’inscrivent dans les cinq thèmes et d’y consacrer plus de temps, » explique Marco van Lent. « Cela implique beaucoup de lecture et de recherche, mais aussi une part de sérendipité. Parfois, vous tombez simplement sur une bonne idée qui correspond à un thème particulier et vous commencez alors à creuser un peu plus », explique Steef Bergakker.

« L’expertise de nos collègues spécialisés dans la recherche monothématique est également une grande source d’inspiration », ajoute Dora Buckulčíková. « L’équipe MegaTrends étant positionnée au centre de toutes les stratégies thématiques de Robeco, nous nous trouvons dans une position unique pour puiser et combiner des idées selon différents angles, qu’il s’agisse de l’économie circulaire, des matériaux intelligents ou de la fintech. »

« La fintech est ainsi devenue un puissant moteur de changement étant donné que la finance se démocratise dans les économies moins développées », souligne Dora Buckulčíková.
« Il y a des entreprises qui dépassent le stade de l’infrastructure bancaire existante que l’on peut voir dans les marchés développés typiques pour offrir des services plus mobiles et plus faciles d’accès à des populations croissantes qui ont été mal desservies jusqu’il y a peu. La microfinance en Indonésie et les banques « challenger » au Brésil s’inscrivent dans ce cadre, et nous pensons que certaines entreprises seront en mesure de générer une croissance rentable plus tôt que ce que prévoit le marché », précise-t-elle.

Un véritable investissement à long terme

Grâce à des années d’expérience, l’équipe a appris l’importance de ne pas se laisser distraire par la volatilité à court terme ou les tendances passagères.

« Ce que nous avons appris, c’est qu’il s’agit d’un véritable investissement à long terme, alors que certains produits prétendument thématiques ont tendance à se transformer en stratégies momentum. Nous résistons à ces fluctuations de sentiment et avons démontré, au cours de la dernière décennie, que l’investissement thématique est réellement axé sur le long terme, et c’est pourquoi notre période de conservation moyenne est si longue », explique Steef Bergakker.

« Nous avons plusieurs entreprises que nous détenons depuis le lancement de la stratégie en 2013 », ajoute Marco van Lent. « Dès que nous avons trouvé une idée, nous examinons évidemment la valorisation, mais nous ne sommes pas dans le camp de ceux qui fixent un objectif de cours très strict. Comme nous anticipons un développement exponentiel d’un nouveau thème, nous nous sentirions très stupides de vendre une position avant qu’elle ne soit vraiment profitable. »

Actuellement, la stratégie MegaTrends détient des positions pendant 48 mois en moyenne.
« Nous avons procédé à des ajustements mineurs dans le processus d’investissement et notre horizon d’investissement s’est définitivement allongé par rapport au moment où nous avons lancé la stratégie. L’apport de nouvelles perspectives dans l’équipe, comme ce fut le cas lorsque Steef et Dora ont rejoint l’équipe en tant que gérants de portefeuille, et le fait de tirer parti de l’expertise du reste de l’équipe thématique de Robeco, ont également aidé », déclare-t-il.

Dora Buckulčíková précise que « la volatilité permet parfois de recalibrer la stratégie ». Elle explique par exemple que les perturbations dans la chaîne d’approvisionnement et la volatilité liée à la pandémie de Covid-19 ont offert à la stratégie MegaTrends des opportunités à long terme.

« Le marché actions est devenu très court-termiste ces dernières années. Les importantes fluctuations des valorisations des entreprises et du sentiment qui les entoure nous ont donné l’occasion de prendre des positions où nous étions prêts à regarder au-delà des problèmes temporaires, comme les perturbations de la chaîne d’approvisionnement l’année dernière, pour investir dans des composantes à long terme. »
Toutefois, Marco van Lent indique également que « toutes les sous-tendances n’ont pas donné les résultats escomptés par l’équipe. »

« Au moment du lancement de la stratégie, il y a près de dix ans, nous étions très enthousiastes à l’idée d’intégrer l’impression 3D dans la tendance de l’entreprise connectée. Mais en réalité, elle s’est longtemps limitée à des scénarios d’utilisation très individuels et à petite échelle et n’est pas entrée dans le processus de fabrication traditionnel, ce qui a diminué son attrait en matière d’investissement. Il s’agit toujours d’un domaine que nous suivons de près et qui commence à devenir un processus plus important, avec Tesla par exemple », explique-t-il.

L’équipe utilise également des cadres théoriques pour faciliter la prise de décision, notamment le cadre du cycle de vie de l’entreprise. « Ce cadre fournit un contexte aux questions relatives à la stratégie d’entreprise, à l’allocation des capitaux et à la valorisation, et nous aide à prendre des décisions d’investissement mieux éclairées », déclare Steef Bergakker.
« Même lorsqu’il est question de sérendipité, on peut tirer profit d’un cadre structuré. C’est exactement ce dont nous avons besoin pour que le portefeuille MegaTrends puisse continuer à donner des résultats au cours des dix prochaines années et au-delà. »

À propos de Robeco

Robeco est un spécialiste international de la gestion d’actifs. L’entreprise fondée en 1929 est basée à Rotterdam, aux Pays-Bas, et compte 16 bureaux dans le monde entier. Leader mondial de l’investissement durable depuis 1995, son intégration de recherches durables, fondamentales et quantitatives lui permet d’offrir aux investisseurs institutionnels et privés une vaste gamme de stratégies d’investissement actives couvrant un large éventail de classes d’actifs. Au 31 mars 2023, Robeco disposait de 179 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont 176 milliards d’euros intégrant les critères ESG. Robeco est une filiale d’ORIX Corporation Europe N.V.

Eiffel Infrastructures Vertes : 70M€ d’engagements et 9 financements en un an

En septembre 2022, pour renforcer son concours à la transition énergétique, Eiffel Investment Group lançait le FCPR Eiffel Infrastructures Vertes, une unité de compte evergreen permettant aux particuliers d’investir dans des infrastructures non cotées de transition énergétique. Ce nouveau support d’investissement remporte un franc succès. Le fonds Eiffel Infrastructures Vertes compte près de 70M€ d’engagements et a déjà réalisé 9 financements représentant un portefeuille de 37 actifs sous-jacents (données au 12/10/2023).

Accessible en unité de compte, le FCPR Eiffel Infrastructures Vertes offre aux épargnants la possibilité de contribuer à la transition énergétique en investissant dans des sociétés de projets détenant notamment des actifs de production d’énergie renouvelable, tels que des centrales solaires ou des fermes éoliennes.

Un an après son lancement, ce fonds est désormais référencé dans les contrats d’assurance-vie, de capitalisation et d’épargne retraite de plusieurs compagnies d’assurance, telles qu’AG2R La Mondiale, Generali, Spirica et Suravenir. Il est en cours de référencement auprès d’autres grandes institutions financières.

Le FCPR Eiffel Infrastructures Vertes permet aux épargnants français de diversifier leur patrimoine en accédant à une classe d’actifs (les infrastructures) habituellement réservée aux investisseurs professionnels. Un an après sa création, Eiffel Infrastructures Vertes a généré un rendement net de 5,82% (du 15/09/2022 au 15/09/2023). Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas leur investissement initial.

9 financements représentant un portefeuille de 37 projets d’infrastructure de transition énergétique

Alors que les besoins de financement de la filière sont croissants et forte de son track-record de plus de 12 ans en matière d’investissement dans les infrastructures de transition énergétique, l’équipe d’Eiffel Infrastructures Vertes a investi ce nouveau fonds à un rythme très soutenu.

Au cours de sa première année, Eiffel Infrastructures Vertes a réalisé ces 9 investissements dans des infrastructures d’énergie renouvelable, notamment solaire et éolienne. Le fonds est ainsi engagé dans plusieurs projets à travers l’Europe permettant d’accélérer le déploiement de plus de 2 gigawatts de nouvelles capacités d’électricité renouvelable et contribuant ainsi à éviter l’émission de plus d’un million de tonnes de CO2 par an.

Nous sommes fiers des résultats exceptionnels obtenus au cours de cette première année. Notre engagement en faveur de la transition énergétique se concrétise par le déploiement de nouvelles capacités d’énergie renouvelable, ce qui contribue non seulement à la lutte contre le changement climatique, mais offre également des opportunités d’investissement durables.” déclare Roman Londner, gérant et vice-président au sein de l’équipe Infrastructures d’Eiffel Investment Group.

À propos d’Eiffel Investment Group

Eiffel Investment Group est un gestionnaire d’actifs avec plus de 5 milliards d’euros d’encours et engagements. Ses clients sont de grands investisseurs institutionnels (assureurs, mutuelles, fonds de pension, banques, etc). Adossé au groupe Impala de l’entrepreneur Jacques Veyrat, Eiffel Investment Group finance les entreprises et leurs actifs à travers quatre grandes stratégies : la dette privée, le private equity, les infrastructures de la transition énergétique, et les actions et crédits cotés. La mission du groupe est d’investir pour un monde durable. Ses stratégies d’investissement visent à générer non seulement une forte performance financière mais aussi des impacts positifs sur l’environnement et la société. L’équipe d’Eiffel Investment Group compte environ 90 collaborateurs, principalement en France (Paris), mais aussi au BeNeLux (Amsterdam) et aux Etats-Unis (New York).

Normalisation monétaire : le marché du crédit continuera d’offrir des opportunités

En un an, le contexte inflationniste et la réaction des banques centrales ont poussé les taux courts de la zone euro à une augmentation inédite de près de 450 points de base. Un bouleversement qui a redonné une place de choix aux placements monétaires dans les allocations d’actifs alors que les taux directeurs devraient rester sur un plateau pendant au moins plusieurs mois.

Pour contenir l’envolée de l’inflation, les banques centrales ont réagi avec une rapidité inédite depuis des décennies. « Le résultat de cette politique est que l’inflation moyenne est attendue en hausse de 2,7% au cours des dix prochaines années en France et de 2,1% pour les trois prochaines années selon les sondages effectués par la Banque Centrale Européenne (BCE) auprès des consommateurs. C’est un niveau prévisible très proche de  l’objectif de 2% que s’est fixée la BCE. » explique Marc Brütsch, Chef économiste de Swiss Life Asset Managers. Ce resserrement monétaire a des effets secondaires sur la courbe des taux qui est à nouveau inversée aux Etats-Unis (les taux longs sont inférieurs aux taux courts fixés par la banque centrale). Or, toutes les récessions récentes outre-Atlantique ont été précédées d’une inversion de la courbe des taux.

Si les Etats-Unis ne sont pas encore tombés en récession, ils le doivent au soutien budgétaire massif du gouvernement (programme IRA : inflation reduction act). En France aussi, l’impulsion fiscale significative réduit ce risque, contrairement à l’Allemagne, déjà en récession, et au Royaume-Uni qui cumule un risque de récession et une inflation encore très élevée. Dans ce contexte, le resserrement monétaire touche à sa fin en zone euro. « Nous n’attendons plus de nouvelle hausse des taux d’intérêt de la part de la BCE. La probabilité d’une hausse de 25 points de base lors de la prochaine séance du 26 octobre est actuellement quasi-nulle. Aux Etats-Unis, le cycle de resserrement monétaire est terminé mais la baisse des taux de la Fed ne devrait pas intervenir avant le troisième trimestre 2024 » selon Marc Brütsch.

Pas de baisse des taux de la BCE avant le T3 2024

En attendant, ce mouvement éclair de hausse des taux a remis les placements monétaires au centre du jeu. « Depuis juillet 2022, nous avons connu dix hausses de taux consécutives de la BCE, dont six en 2023, soit une progression inédite de 4,5%. Cette vague d’augmentation de taux a permis aux investisseurs de saisir des opportunités de portage exceptionnelles. Les fonds monétaires offrent aujourd’hui un rendement courant de près de 4% » indique Maxime Mura, Gérant Taux et Crédit IG de Swiss Life Asset Managers France.

La BCE se trouve actuellement dans une situation d’équilibre avec des facteurs qui poussent à la fois les taux directeurs à la hausse (inflation persistante, plans de relance budgétaire, marché de l’emploi sous tension) mais aussi d’autres qui justifieraient sans tarder une baisse (risque de récession, crise immobilière sans oublier les risques géopolitiques). Pour ces différentes raisons, c’est donc le statuquo qui devrait l’emporter.

« Le marché anticipe désormais ce que nous avions prévu dès le premier trimestre : un plateau des taux de la BCE et de l’€ster alors qu’une baisse des taux en Europe n’est pas attendue avant le troisième trimestre 2024. Cet environnement devrait se révéler profitable aux investisseurs et gestionnaires de trésorerie exposés au marché monétaire et disposant d’un horizon d’investissement d’environ un an » estime Maxime Mura.

Si les performances restent très disparates entre les classes d’actifs, les marchés actions ont offert les meilleures performances depuis le début de l’année (indice Cac 40 et S&P 500). Les obligations longues ont subi la forte volatilité des taux, alors que les obligations courtes (de maturité 1 à 3 ans) offrent des niveaux de rendement attractifs. Pour profiter de ces opportunités, les investisseurs peuvent se tourner vers les nombreuses émissions obligataires lancées par des institutions financières sur ces maturités courtes. 

Privilégier les stratégies à taux variable

Si en 2022, la hausse des taux avait coïncidé avec l’augmentation des spreads, les investisseurs retrouvent aujourd’hui la corrélation habituellement négative entre le risque de taux et le risque de crédit qui avait disparue l’an dernier. Le marché des taux absorbe à nouveau la volatilité observée historiquement sur les spreads de crédit.

« Il est cependant trop tôt pour remettre des taux fixes dans les portefeuilles dans la mesure où les anticipations de taux sont orientées à la baisse. En outre, les marchés se sont trompés depuis le début de la phase de hausse , en sous-estimant systématiquement la détermination de la BCE à lutter contre l’inflation. Enfin, le couple rendement-risque des stratégies à taux variables s’avère supérieur à celui des stratégies à taux fixe selon nos simulations » explique Julien Russo, gérant de portefeuilles Investment Grade de Swiss Life Asset Managers France.

Les investisseurs ont donc tout intérêt à se positionner sur un univers d’investissement très large afin de saisir le maximum d’opportunités qui se présenteront sur le marché du crédit dans tous les secteurs. A condition de choisir des émetteurs bien notés, appartenant au compartiment Investment Grade, voire non notés mais de qualité équivalente. Il importe également de veiller à la liquidité des portefeuilles. « Pour 2024, la volatilité accrue nous conforte dans notre positionnement à taux variable mais le retour de la corrélation négative entre taux et crédit pourra nous amener ponctuellement à saisir des opportunités à taux fixe sur des parties courtes de la courbe. Sur la partie crédit, nous privilégions les émetteurs financiers mais restons toutefois très prudents sur les valeurs bancaires périphériques » conclut Maxime Mura.

À propos de Swiss Life Asset Managers

Swiss Life Asset Managers dispose de plus de 165 ans d’expérience dans la gestion des actifs du groupe Swiss Life. Ce lien étroit avec l’assurance conditionne sa philosophie d’investissement qui a pour principaux objectifs d’investir dans le cadre d’une approche responsable des risques et d’agir chaque jour dans l’intérêt de ses clients. Swiss Life Asset Managers propose également cette approche éprouvée à des clients tiers en Suisse, en France, en Allemagne, au Luxembourg, au Royaume-Uni, en Italie et dans les pays nordiques.

L’Italie face au défi démographique

L’Italie pourrait perdre 20 % de sa population d’ici 2070 en raison d’un solde naturel nettement négatif. Dépopulation et vieillissement limitent les ambitions de croissance du PIB et mettent sous pression les finances publiques et la soutenabilité de la dette publique. Des mesures aux effets encore incertains sont prises pour atténuer l’impact des évolutions défavorables de la démographie, alors que l’évolution du système de retraites en 2024 reste à définir.

L’Italie est le 3ème pays le plus peuplé de l’Union européenne. Après un pic à plus de 60 millions en 2014, la population italienne s’élève à 59 millions en 2022 et pourrait diminuer à 47 millions d’ici 2070. En 2022 la Péninsule a enregistré moins de 400 000 naissances, son niveau le plus bas depuis l’unité du pays en 1861, contre plus de 700 000 décès, son niveau le plus haut après le choc pandémique de 2020. L’immigration ne permet plus de compenser son ample solde naturel négatif.

Le pays vieillit rapidement. L’espérance de vie, désormais à 83 ans, a progressé de plus de 3 ans depuis 2000. Suivant les classifications de la Banque Mondiale, l’Italie est, depuis 2007, une « société très âgée », catégorie qu’elle a rejointe 3 ans après le Japon et 11 ans avant la France. Le déclin de la population italienne préfigure, avec quelques années d’avance, la diminution de la population de l’Union européenne à l’horizon 2030, selon les projections d’Eurostat.

Dépopulation et vieillissement limitent les ambitions en matière de croissance du PIB du fait de l’évolution de la population active et de la participation au marché du travail, d’une part, et de l’investissement et de la productivité, d’autre part, dans une économie caractérisée majoritairement par des TPE-PME familiales confrontées au défi de leur transmission.

Le « choc de longévité » met sous tension les finances publiques, puisque la part des dépenses de retraite, de santé et de dépendance s’alourdit dans le budget. La part des plus de 65 ans augmente, alors que celle des actifs diminue. Ceci augmente le risque sur la soutenabilité de la dette publique qui s’élève à 141,7 % du PIB en 2022.

Des mesures aux effets encore incertains sont prises pour atténuer l’impact des évolutions défavorables de la démographie : politiques pro-natalité, réforme du marché du travail, immigration élective. L’évolution du système de retraites en 2024 reste encore à définir.

Télécharger l’étude complète ↪️ Trésor-Éco n° 335 (Octobre 2023)

AXA Climate pilote la 1ère allocation du fonds spécifique à l’agriculture régénératrice

Le fonds de private equity dédié à l’agriculture régénératrice co-fondé par AXA, Tikehau Capital et Unilever vient de réaliser un premier investissement dans Biobest, groupe belge leader mondial dans le domaine des solutions biologiques de lutte contre les ravageurs et les maladies pour l’agriculture à hauteur de 120 millions d’euros.

Pour confirmer cet investissement Tikehau Capital s’est appuyé sur l’expertise d’AXA Climate pour évaluer la génération d’impact positif rendue possible grâce aux solutions alternatives aux pesticides conventionnels proposées par Biobest.

Un investissement de 120 millions d’euros pour réduire la dépendance aux pesticides conventionnels

Tikehau Capital, partenaire d’AXA au sein du fonds à impact, a annoncé un premier investissement à hauteur de 120 millions d’euros dans Biobest, groupe belge spécialisé dans les intrants agricoles alternatifs et leader mondial de la lutte contre les ravageurs et les maladies qui touchent les végétaux. Cet apport de capital devra permettre de financer l’acquisition de Biotrop, une société brésilienne spécialisée dans les solutions biologiques pour la nutrition et la protection des cultures en plein champ comme le soja, la canne à sucre ou encore le maïs.

AXA Climate contribue à déterminer l’impact de l’activité de la société en amont de l’investissement

Tikehau Capital s’est appuyé sur les analyses produites par AXA Climate pour déterminer, en amont de cet investissement, l’impact positif net de l’activité de la société sur l’environnement.

Dans cette perspective, AXA Climate a produit des analyses qualitatives et quantitatives sur l’impact généré en matière de biodiversité, santé des sols, climat, eau et santé humaine. La société a par ailleurs défini les indicateurs clés de performance pour mesurer l’impact.

Concernant l’impact sur la biodiversité par exemple, AXA Climate a identifié la mesure de l’écotoxicité évitée à travers un indicateur de quotient d’impact environnemental (EIQ) des solutions de biocontrôles proposées aux agriculteurs comme alternatives aux pesticides chimiques.

Par ailleurs, s’agissant du climat, AXA Climate s’est concentré sur la mesure de la réduction des émissions de CO2 grâce à l’utilisation des biofertilisants, alternatives aux engrais conventionnels.

Enfin, AXA Climate, en qualité de conseiller ESG et Impact du fonds, contribuera à construire et suivre avec l’entreprise son business plan d’impact à moyen et long terme, et aidera l’équipe dirigeante à augmenter son impact positif sur l’environnement.

Un fonds à impact annoncé au mois de mai 2022 pour amorcer la transition vers une agriculture régénératrice

Pour rappel, au mois de mai 2022, AXA, Tikehau Capital et Unilever ont annoncé leur volonté de créer un fonds à impact dédié à l’investissement dans des entreprises qui contribuent à la transition vers l’agriculture régénératrice. Après un investissement initial de 100 millions d’euros chacun, la levée de fonds est en cours pour atteindre une taille cible de d’un milliard d’euros. Les trois co-fondateurs du fonds associent leurs expertises pour favoriser une transition d’envergure vers des pratiques agricoles plus durables et créer un impact positif sur l’environnement.

« Nous sommes ravis de soutenir Biobest dans cette acquisition visant à soutenir son développement au Brésil et accélérer sa position de leader dans la pollination et le biocontrôle pour une transition vers une agriculture plus durable. Notre partenariat avec AXA Climate joue un rôle clé dans le processus d’investissement et l’évaluation de l’impact environnemental et sociétal de Biobest, renforçant ainsi l’engagement de Tikehau Capital dans la construction d’un avenir durable. », déclare Laurent-David Charbit, co-responsable de la stratégie de private equity dédiée à l’agriculture régénérative de Tikehau Capital.

Alice Legrix De La Salle, Directrice du Financement Impact et Régénératif chez AXA Climate ajoute : « Nous sommes fiers d’avoir contribué à la réussite de ce premier investissement dont l’ambition permettra d’accélérer les changements attendus en matière d’agriculture régénératrice. La mesure scientifique de l’impact nous semble incontournable pour donner de la force à une stratégie d’investissement relativement nouvelle qu’est l’agriculture régénératrice, qui touche aux dimensions climat, biodiversité et eau. »

À propos d’AXA Climate

AXA Climate est une entité du groupe AXA, dédiée à l’adaptation climatique et environnementale. La conviction de ses 150 collaborateurs ? Réduire les impacts négatifs sur la planète ne suffit pas. L’enjeu est désormais d’engager les entreprises dans la voie d’une économie régénérative. Dans cette perspective, AXA Climate propose plus de 40 heures de formation digitale entreprises et organismes publics et éducatifs, afin d’accompagner leurs collaborateurs dans l’évolution de leurs métiers. Aujourd’hui, ce sont plus de 90 organisations qui intègrent la Climate School, la rendant accessible à plus de 4 millions de personnes à travers le monde. AXA Climate conseille les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie, de la finance et de la fonction publique pour qu’ils réussissent leur adaptation et aient un impact positif pour la planète. Enfin, grâce à l’assurance paramétrique, elle permet aux entreprises et aux populations d’être indemnisées en quelques heures, lorsqu’elles subissent les conséquences des aléas liés aux changements climatiques.