Carbone 4 et emlyon lancent la chaire « Stratégie en Anthropocène »

emlyon business school et Carbone 4, cabinet de conseil spécialisé dans la décarbonation et l’adaptation au changement climatique, lancent la chaire « Stratégie en Anthropocène » dirigée par Thomas Gauthier. La création de cette chaire confirme le très fort engagement des deux organisations dans le développement d’approches méthodologiques originales et performantes qui outilleront les leaders et dirigeants pour en faire les maitres d’œuvre de la transition.

Une approche renouvelée de la stratégie en Anthropocène

Le dérèglement climatique, l’érosion de la biodiversité et l’appauvrissement des sols sont les symptômes de ce qui est amené à être bientôt reconnu par la communauté scientifique comme une nouvelle époque géologique. Son nom : l’Anthropocène. Sa principale caractéristique : l’avènement de l’être humain comme principale force de changement sur Terre, au moins aussi puissante que les forces géophysiques. Pour la première fois de son histoire, l’humanité se confronte aux limites de son environnement naturel et biophysique.

Pour une entreprise, cette situation inédite conduira, à court ou moyen terme, à des transformations structurelles, parfois brutales et surtout peu prévisibles, de son environnement d’affaires direct, mais aussi plus largement du système socio-économique dans lequel elle évolue (changement des comportements, recomposition des chaines de valeur ou encore évolutions des normes sociales et des institutions). Pour anticiper et se préparer à ces transformations, les approches classiques ne sont plus adaptées. Elles consistent principalement à prolonger ou à infléchir les tendances historiques (« business as usual ») et s’avèrent souvent court-termistes et trop cloisonnées. Par ailleurs, alors que la transition bas carbone est un défi collectif auquel toutes les organisations font face, de telles approches ne permettent pas l’identification des potentielles voies de collaboration entre elles, bien que cela soit essentiel.

Les grands axes de la nouvelle chaire « Stratégie en Anthropocène »

La chaire fondée par emlyon business school et Carbone 4 “Stratégie en Anthropocène” a pour ambition de contribuer à développer un cadre et une méthode de réflexion stratégique à l’épreuve de l’Anthropocène et des limites planétaires, destinés aux entreprises. En pratique, il s’agira de :

  • Conduire un travail de recherche de niveau doctoral autour du leadership stratégique et de la fabrique de coalitions en Anthropocène,
  • Rendre le plus largement possible accessibles les résultats de recherche et les méthodes de réflexion stratégique en Anthropocène par le biais de publications (publications scientifiques, articles destinés aux professionnels, ouvrages) et d’évènements,
  • Concevoir et tester un dispositif pédagogique visant à permettre l’acculturation et la montée en compétences des professionnel.les et des étudiantes et étudiants, puis au-delà à imaginer puis conduire des stratégies à la hauteur des enjeux de l’Anthropocène.

Le sponsor de la chaire pour Carbone 4 est Laurent Morel, associé du cabinet, qui met depuis plusieurs années son expérience de dirigeant au service d’initiatives aidant les entreprises à construire un chemin de transition robuste. Laurent Morel est par ailleurs le Président de l’Institut Français pour la Performance du Bâtiment, une alliance d’acteurs économiques qui s’attachent à mettre en œuvre les moyens d’une transition énergétique réaliste et ambitieuse dans le secteur du bâtiment tertiaire. Il est administrateur du think tank The Shift Project.

Il est accompagné de deux représentants de la Chaire pour Carbone 4, Jacques Portalier, Senior Manager, et Romain Grandjean, Manager.

Pour Laurent Morel, associé de Carbone 4 : « Pour contribuer à la transition, les entreprises ont plus que jamais besoin de se figurer et comprendre quel pourrait être leur rôle, dans un futur indéterminé, mais en cohérence avec les contraintes environnementales. C’est la raison d’être de Carbone 4 que de les y aider. Un important travail méthodologique est en cours et cette Chaire de recherche fondée avec emlyon business school en sera le catalyseur. »

Isabelle Huault & Laurent Morel

Pour Isabelle Huault, Présidente du Directoire et Directrice Générale d’emlyon business school : « La question environnementale est pour emlyon un axe stratégique majeur. Nous nous réjouissons du lancement de cette Chaire avec Carbone 4 qui reflète la mobilisation de toutes nos énergies sur ces enjeux vitaux pour la Planète. Avec la Chaire « Stratégie en Anthropocène », nous sommes pionniers comme nous l’avons été dans l’intégration des thématiques environnementales dans tous les enseignements dispensés à emlyon. »

Pour Thomas Gauthier, Professeur à emlyon et titulaire de la chaire « Stratégie en Anthropocène » :« L’Anthropocène appelle un changement radical de la pensée et de l’action stratégiques ; les entreprises doivent mettre en œuvre des moyens inédits pour percevoir et faire sens du monde qui vient, afin de pouvoir mieux se transformer et contribuer à bâtir des mondes « habitables ».  

À propos de Carbone 4

Carbone 4 accompagne la transformation du monde vers la décarbonation, la préservation de la biodiversité et l’adaptation au changement climatique. Carbone 4 accompagne ses client·es dans la construction de stratégies résilientes et compatibles avec les limites planétaires en mettant à profit son expertise de référence, ses expériences sectorielles et ses méthodologies de pointe.

À propos d’emlyon business school

Fondée en 1872 par la CCI de Lyon, emlyon business school accueille 9 050 étudiantes et étudiants de 125 nationalités sur 6 campus dans le monde (Lyon-Écully, Saint-Étienne, Shanghai, Paris, Bhubaneswar et Mumbai). emlyon s’appuie sur une Faculté de 166 professeures et professeurs-chercheurs internationaux et un réseau de 200 partenaires académiques à travers le globe pour proposer des parcours d’apprentissage d’excellence et ouverts sur le monde. L’École compte une communauté de 41 700 diplômées et diplômés dans 130 pays. Société à Mission depuis juillet 2021, emlyon a pour raison d’être de : « former et accompagner tout au long de leur vie des personnes éclairées qui transforment les organisations avec efficacité pour une société plus juste, solidaire et respectueuse de la planète ». Sa pédagogie early makers relie étroitement action et réflexion. Elle place l’hybridation des compétences et la responsabilité sociale au cœur de ses programmes de formation pour faire se rencontrer le meilleur des mondes socio-économique et académique.

Immobilier coté : il est encore temps d’agir

Grâce à une analyse des données sur l’immobilier coté et non coté, l’équipe Construction de portefeuille et Stratégie de Janus Henderson Investors met en évidence les opportunités actuellement offertes par le secteur de l’immobilier coté.

Points à retenir :

·       La sous-performance actuelle des FPI cotés suggère qu’une grande partie des mauvaises nouvelles des 12 derniers mois a déjà été intégrée dans les cours.

·       La fin des efforts de durcissement monétaires des banques centrales semblant en vue, les valorisations immobilières prospectives pourraient être proches de leur point bas durant ce cycle.

·       Dans un contexte de taux d’intérêt plus élevés, le fait d’être moins endetté peut accroître sensiblement la stabilité des FPI. Les FPI les moins endettées pourraient être en mesure de profiter des opportunités d’achat.

Dans sa dernière revue semestrielle, l’équipe Actions immobilières de Janus Henderson Global a présenté ses perspectives pour le secteur de l’immobilier coté en bourse. Nous partageons le point de vue optimiste de l’équipe et identifions des opportunités futures dans les fonds de placement immobilier (FPI).

Nous nous basons sur trois raisons, à savoir :

·       Les FPI cotés continuent de se négocier avec une forte décote par rapport à la valeur de leur actif net et ont historiquement bénéficié d’une performance beaucoup plus solide après des périodes de forte décote.

·       L’approche de la fin du cycle de hausse des taux d’intérêt est très bénéfique aux FPI.

·       Les niveaux d’endettement sont aujourd’hui sensiblement inférieurs à la moyenne de la décennie précédente.

Forte décote par rapport à la valeur de l’actif net = opportunité

Au cours des dix dernières années, les FPI se sont en moyenne négociés au pair par rapport à la valeur de leur actif net (NAV). Il ne fait aucun doute que cette relation a été volatile, avec une prime la moitié du temps (en moyenne d’environ 9 %) et une décote le reste du temps (en moyenne environ 7,5 %). La décote affichée par les FPI au 30 juin 2023 était de 16 %, bien au-delà de la moyenne historique. Il s’agit pourtant d’une amélioration significative par rapport à une décote de 28 % à la fin de l’année 2022.
Si cette décote continue de diminuer, conformément à ce que nous avons observé lors des périodes de décote précédentes, nous pensons que les FPI offrent des opportunités attrayantes aux valorisations actuelles.

Dans notre précédent article intitulé « Immobilier coté et immobilier hors cote : actifs similaires, cours différents », nous avons souligné qu’à long terme, les actifs immobiliers cotés et non cotés produisent des performances similaires. Toutefois, à plus court terme, les flux de performance divergeront. Cela s’explique généralement par le fait que la valeur négociée des FPI cotés s’ajuste quotidiennement pour refléter les attentes et les conditions de marché alors que celle de l’immobilier non coté est décalée (jusqu’à 18 mois).

La sous-performance actuelle des FPI cotés suggère qu’une grande partie des mauvaises nouvelles des 12 derniers mois a déjà été intégrée dans les cours.

Le cycle de hausse des taux touche à sa fin : des performances attirantes ?

À l’heure où nous écrivons ces lignes, au troisième trimestre 2023, la plupart des grandes banques centrales du monde semblent avoir atteint ou approché la fin de leur cycle de durcissement monétaire.

Le secteur immobilier est très sensible à l’évolution des taux d’intérêt. Dans la plupart des cas, plus les taux d’intérêt sont élevés, plus ses valorisation prévisionnelles sont faibles. Alors que nous approchons de la fin de la hausse des taux, les valorisations prospectives de l’immobilier sont probablement plus proches de leur point bas dans ce cycle, si elles n’ont pas déjà atteint leur creux.

L’histoire suggère qu’il peut y avoir des opportunités dans les FPI après la fin des cycles de hausse des taux. Comme le montre l’Illustration 4 des cycles précédents, les FPI ont surperformé les actions dans les mois qui ont suivi une pause de la Réserve fédérale américaine (Fed).

La réduction de l’endettement permet-elle de saisir de meilleures opportunités ?

Dans le contexte actuel de taux de financement élevés et de taux de vacance supérieurs à la moyenne, il est très important d’évaluer la qualité et les fondamentaux des FPI. Dans l’ensemble, nous avons constaté une tendance à la baisse de l’endettement des FPI cotés en bourse et des niveaux d’endettement inférieurs à leur moyenne historique sur les cinq dernières années et plus. Dans un contexte de taux d’intérêt plus élevés, le fait d’être moins endetté peut accroître sensiblement la stabilité des FPI.

Si les attentes se tournent de plus en plus vers une baisse des taux d’intérêt, celle-ci n’interviendra probablement pas avant 2024. Dans l’intervalle, nous nous attendons à ce que certains FPI (cotés et non cotés) très endettés souffrant de coûts de financement plus élevés soient contraints de vendre des actifs. Les gagnants probables seront les FPI moins endettés qui devraient être mieux positionnés pour profiter des opportunités d’achat.

Les FPI au sein d’un portefeuille

Lors de nos examens des portefeuilles, nous constatons que les clients n’ont pas ou très peu d’exposition aux FPI. Pourtant, il s’agit d’une classe d’actifs qui peut offrir des avantages en termes de diversification et libérer un potentiel d’alpha. Cependant, les FPI ne sont pas tous égaux. La qualité est importante, probablement plus qu’elle ne l’a été au cours de la dernière décennie. Ainsi, les actifs situés dans des endroits attrayants, dans des bâtiments attrayants et efficaces sur le plan énergétique, et dont les coûts de financement sont viables, sont susceptibles d’être gagnants à terme. Le prix de certains de ces actifs ayant subi une correction agressive et excessive, nous pensons que les valorisations actuelles offrent encore des points d’entrée attrayants.

À propos                                          

Le groupe Janus Henderson est un gestionnaire d’actifs mondial de premier plan qui a pour mission d’aider ses clients à définir et à atteindre des résultats financiers supérieurs grâce à une vision différenciée, à un processus d’investissement rigoureux et à un service de premier ordre.

Au 30 juin 2023, les actifs sous gestion de Janus Henderson se montaient à 322 milliards USD environ, ses effectifs étaient de plus de 2 000 collaborateurs et ses équipes étaient réparties dans 24 villes dans le monde. Basée à Londres, la société est cotée au NYSE et à l’ASX.

Source : Janus Henderson Group plc

Tri des biodéchets : Mobilisation pour leur valorisation

Les biodéchets, c’est-à-dire les déchets alimentaires tels que les pelures de légumes, les restes de repas ainsi que les déchets verts essentiellement issus des activités de jardinage, représentent près d’un tiers des poubelles d’ordures ménagères des Français. À compter du 1er janvier 2024, conformément au droit européen et à la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC) de 2020, les collectivités devront avoir mis à disposition de leurs administrés une solution de tri à la source de leurs déchets organiques, pour que ceux-ci soient valorisés en compost ou en biogaz. Dans ce contexte, l’ADEME fait l’état des lieux du déploiement du tri à la source des biodéchets et rappelle l’importance de cette ressource pour nos sols et l’atteinte des objectifs de neutralité carbone.

Le tri à la source des biodéchets : les propositions de solutions des collectivités

La généralisation du tri à la source des biodéchets est un enjeu majeur pour les collectivités territoriales. Pour relever ce défi, chaque territoire est libre de définir l’organisation qui lui convient le mieux : collecte séparée en porte à porte ou en point d’apport volontaire, proposition de composteurs individuels pour ceux qui le souhaitent, mise en place de composteurs de quartiers ou en pied d’immeuble.

Ces solutions sont complémentaires. Il est nécessaire d’adapter les besoins aux spécificités de chaque territoire. L’ADEME a constaté, via des retours d’expériences de collectivités, que la gestion de proximité (compostage individuel, de quartier, en pied d’immeuble…) est plutôt déployée sur des zones pavillonnaires ou en milieu rural, tandis que la collecte séparée est principalement mise en place en secteur urbain (où la place et l’utilisation locale du compost sont plus limitées).

Ce nouveau geste de tri demandé aux habitants est un changement dans leurs habitudes. Il est donc nécessaire pour les collectivités de bien les accompagner dans cette démarche, notamment via des équipements, de l’information et des formations.

De plus, afin de limiter les surcoûts liés à la gestion d’un nouveau flux, certaines collectivités en profitent pour optimiser la totalité de leur Service Public de Gestion des Déchets (SPGD) : révision et réduction des fréquences de collecte des ordures ménagères, mise en place de la tarification incitative, etc.

Le tri à la source en France : une montée en puissance

Depuis 2011, l’ADEME a accompagné nombre de collectivités, initialement via le Fonds Économie circulaire (ciaprès Fonds ECi), dans la mise en place de solutions de tri à la source et de traitement des biodéchets des ménages et des acteurs économiques, en vue de leur valorisation. Récemment, l’ADEME, via le Plan de Relance a accompagné et financé plus de 500 projets.

En 2023, le Fonds Vert propose une mesure de soutien de tri à la source des biodéchets. Plus de 350 dossiers ont été déposés en vue d’obtenir une aide pour leur projet. À date, 40 millions d’euros sont en cours d’engagement ou déjà engagés.

À fin 2023, le nombre d’habitants desservis par une solution de tri à la source des biodéchets proposée par leur collectivité sera d’environ 20 millions, soit quasi 1 Français sur 3. Le volume de biodéchets trié est quant à lui estimé à plus de 600 ktonnes, qui ne sont donc pas enfouies ou incinérées mais bien valorisées. L’objectif est de couvrir 27 millions de Français en 2024, soit 40% de la population.

« Les Français ont aujourd’hui le réflexe de se tourner vers la poubelle jaune pour un déchet recyclable, ils devront le faire demain pour leurs biodéchets. », Karine Filmon, Cheffe du Service Valorisation des Déchets à l’ADEME.

Les eurodéputés assouplissent les normes antipollution Euro 7

Selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), le vote crucial du Parlement européen sur les normes de pollution Euro 7 prend davantage en compte les préoccupations de l’industrie par rapport à la proposition de la Commission européenne, bien que des améliorations supplémentaires soient toujours nécessaires. Cela fait suite à l’assouplissement des normes antipollution automobiles par la commission environnementale du Parlement par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne.

La commission a adopté une série d’amendements de compromis, qui prévoient un délai de mise en œuvre plus long pour les poids lourds, des valeurs limites légèrement plus strictes et des conditions d’essai moins rigoureuses ” récapitule Le Clepa, représentant les équipementiers.

Alexandr Vondra, le rapporteur tchèque, a annoncé “ Nous avons réussi à trouver un équilibre entre les objectifs environnementaux et les intérêts vitaux des fabricants. Il serait contre-productif de mettre en œuvre des politiques environnementales nuisibles à l’industrie européenne et à ses citoyens. Grâce à notre compromis, nous servons les intérêts de toutes les parties impliquées et évitons les positions extrêmes.

Une norme Euro 7 faible, et dont la mise en œuvre serait retardée, ne permettra pas d’améliorer la qualité de l’air et ne stimulera pas l’innovation dans l’UE “, envisage Benjamin Krieger, secrétaire général du Clepa. ” La technologie nécessaire à une norme Euro 7 plus ambitieuse existe et est économiquement viable. L’Europe ne doit pas rester à la traîne de la Chine et des États-Unis, qui ont tous deux fixé des objectifs ambitieux en matière d’émissions polluantes “.

Nous plaidons depuis longtemps pour des objectifs Euro 7 et des conditions d’essai qui ne rendent pas les véhicules inabordables et ne mettent pas en péril la compétitivité de l’industrie – pour un bénéfice environnemental faible ou nul “, signale au contraire Sigrid de Vries, directrice générale de l’Acea. Pour Sigrid de Vries, la norme Euro 7 ” n’apportera que des avantages marginauxalors que des améliorations bien plus importantes de la qualité de l’air seraient obtenues en remplaçant les véhicules plus anciens sur les routes de l’UE par des modèles Euro 6/VI “.

La version finale du texte doit être votée en séance plénière du Parlement européen le 9 novembre 2023.

Morningstar : Baromètre Européen actif/passif 

Morningstar publie son « Baromètre Européen actif/passif » semestriel qui mesure la performance des fonds actifs domiciliés en Europe par rapport à leurs équivalents en gestion passive au sein de leur catégorie Morningstar respective. Cette étude couvre près de 26 000 fonds actifs et passifs domiciliés en Europe qui représentent environ 6 300 milliards d’euros d’actifs, soit environ la moitié du marché total des fonds européens. Les données sont arrêtées au 30 juin 2023.

Les principales conclusions du rapport sont :

  • En moyenne, 36,6% des gérants actifs actions dans les 43 catégories actions analysées ont surperformé leurs homologues passifs sur les 12 derniers mois. Ce chiffre s’inscrit en hausse par rapport aux 33,6% enregistrés sur l’année 2022 et aux 30,4% enregistrés un an plus tôt (30/06/2021 – 30/06/2022). (cf graphique 3 ci-dessous)
  • Les marchés obligataires ont également retrouvé de la vigueur au premier semestre 2023, la hausse des rendements ayant stimulé la demande pour les émetteurs gouvernementaux des pays développés et les émetteurs privés de qualité.
  • Les gérants actifs d’obligations dans les 24 catégories analysées ont présenté un tableau plus brillant que leurs homologues actions, avec 62,7% en moyenne de surperformance par rapport à leur alternative passive au cours de la période d’un an allant jusqu’à la fin juin 2023, contre 55,5 % à la fin de 2022 et 46,2% l’année précédente. (cf graphique 4 dans le rapport)
  • Si la hausse globale des taux de réussite à court terme des gérants actifs est encourageante, la situation à long terme reste solidement en faveur des fonds passifs. En moyenne, seuls 17,1% des gérants actifs d’actions et 23,1% des gérants actifs d’obligations ont réussi à battre leur alternative en gestion passive au cours de la période de 10 ans arrêtée à fin juin 2023.
  • Depuis sa création, cette étude a toujours montré que les fonds passifs ont tendance à survivre plus longtemps. Au cours de la période de 10 ans arrêtée à fin juin 2023, 53,7 % en moyenne des fonds actifs actions ont survécu, contre 63% pour les fonds indiciels. La tendance est similaire pour les fonds obligataires où 52 % des fonds actifs ont survécu contre 60,8% des fonds passifs. (cf graphique 1 ci-dessous & 2 du rapport)
  • La probabilité de survie d’un fonds est étroitement liée à son taux de réussite. La principale raison pour laquelle la plupart des fonds actifs échouent est leur courte durée de vie, souvent attribuée à des performances médiocres. Cette situation résulte généralement de la combinaison de mauvaises décisions de gestion, notamment lors de la sélection de titres et de l’impact cumulé de frais plus élevés par rapport à des solutions passives moins chères.

Dimitar Boyadzhiev, Senior Manager Research Analyst, Strategies Passives, Morningtar commente :

« En 2023, davantage de gérants ont tiré parti des conditions de marché difficiles. Plus précisément, 36,6 % des gérants actifs actions ont surpassé leurs homologues passifs sur un an, tandis que les gérants de fonds actifs obligataires ont excellé avec un taux de réussite de 62,7 %. Cependant, sur le long terme, le défi devient évident, puisque seulement 17,1 % des gérants actifs actions et 23,1 % des gérants actifs obligataires ont battu les alternatives passives sur une période de dix ans. En outre, les fonds passifs ont fait preuve d’une plus grande longévité, par exemple sur une décennie, 53,7 % des fonds actifs actions et 63 % des fonds indiciels actions étant toujours opérationnels, à fin juin 2023. La tendance est similaire pour les fonds obligataires. »

Les résultats complets de l’analyse ⬇️

La CASDEN Banque Populaire a obtenu le label « Engagé RSE » de l’AFNOR

Après plusieurs années d’engagement en faveur de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) et suite à une évaluation réalisée par l’AFNOR, la CASDEN Banque Populaire, banque coopérative de la Fonction publique, a obtenu la labellisation « Engagé RSE » de l’AFNOR en septembre 2023.

Le Label Engagé RSE de l’AFNOR est le label de référence aujourd’hui pour évaluer la maturité des démarches RSE des organisations sur la base de l’ISO 26000.

La CASDEN a répondu à un référentiel constitué de 8 chapitres dans lesquels sont répartis 55 critères d’évaluation qui challengent l’organisation sur l’ensemble des 7 principes et 7 questions centrales de la norme internationale ISO 26000 :

Ce label, valable pour une durée de trois ans, a été attribué suite à l’évaluation de la stratégie de l’entreprise en matière de RSE, réalisée en juin 2023. L’ensemble des parties prenantes de la CASDEN ont été sollicitées (Collaborateurs, Sociétaires, fournisseurs, institutionnels, associations, collectivités) pour échanger sur les engagements et actions menés par la coopérative.

Isabelle Rodney, Directrice Générale de la CASDEN Banque Populaire a souligné : « Nous sommes très heureux d’avoir obtenu cette labellisation qui reconnaît nos engagements RSE et nous invite à progresser encore davantage en la matière, pour un développement durable et responsable. Cette démarche est d’ailleurs intégrée pleinement dans notre projet stratégique et nous nous attachons à agir au quotidien en tenant compte de notre impact social, sociétal, environnemental, et économique. Pour cela, nous saurons nous appuyer sur notre modèle fondé sur des valeurs fortes de solidarité, de confiance, d’engagement et d’équité. Et ce, dans le respect de notre raison d’être « Banque coopérative, nous nous engageons dans une démarche solidaire et durable pour accompagner avec équité et confiance les agents de la Fonction publique ».

À propos de la CASDEN Banque Populaire

Banque coopérative de la Fonction publique, la CASDEN fait partie du Groupe BPCE, deuxième groupe bancaire en France. A fin 2022, la CASDEN compte 568 collaborateurs, 226 Délégués CASDEN, 9500 Correspondants dans les établissements de la Fonction publique et plus de 2,2 millions de Sociétaires.

À propos d’Engagé RSE d’AFNOR Certification

Le Label « Engagé RSE » d’AFNOR Certification est le label de référence pour évaluer la maturité des démarches RSE des organisations. Il s’adresse à tous les types d’organisations (entreprises, associations, collectivités territoriales), quels que soient la taille de l’entité ou son secteur d’activité. Il repose sur un référentiel de plus de 55 critères fondés sur les lignes directrices de la norme internationale ISO 26000 et alignés avec les 17 Objectifs du Développement Durable des Nations Unies.

Biodiversité : un enjeu capital pour l’investissement

La COP15 de Montréal a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation de la biodiversité à l’échelle planétaire et fixé des objectifs ambitieux. Au-delà de la prise de conscience indispensable, les investisseurs ont un rôle crucial à jouer en finançant les entreprises qui proposent des solutions innovantes pour préserver et restaurer la biodiversité.

Le déclin de la biodiversité pose des défis considérables à l’échelle mondiale, à tel point que les scientifiques évoquent la 6ème extinction de masse de l’histoire de notre planète. Un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction* alors que 75% de la surface de la terre a été modifiée par l’activité humaine, réduisant la surface habitable de la faune et de la flore. Ce constat sombre amène l’IPBES à recenser cinq causes majeures responsables de la disparition de la biodiversité : le changement d’usage des terres et des mers, l’exploitation directe des écosystèmes, le changement climatique, la pollution des eaux, des sols et de l’air et enfin la propagation d’espèces invasives.

« Si la crise climatique et celle de la biodiversité sont étroitement liées : nos écosystèmes jouent un rôle central dans l’absorption du carbone. Néanmoins, ce ne sont pas des sujets superposables. Certaines solutions mises en avant pour lutter contre le changement climatique et atteindre le Net Zéro (l’ammoniaque vert, les énergies renouvelables, la technologie de Carbon Capture and Storage CCS etc.) ne sont pas forcément en faveur de la biodiversité » explique Emmanuelle Sée, Responsable Gestion Actions chez Swiss Life Asset Managers France.

En décembre 2022, l’accord de Kumming-Montréal de la COP15 consacrée à la biodiversité a permis de réaliser des avancées significatives en réunissant 196 pays. Cet accord historique prévoit notamment de restaurer au moins 30% des écosystèmes dégradés ou encore de réduire de moitié le risque global lié aux pesticides. Il prévoit également une mobilisation financière à hauteur de 30 milliards d’euros par an d’ici 2030. Il y a en effet urgence, y compris sur le plan économique alors que 50% du PIB mondial dépendrait d’une biodiversité performante selon le World Economic Forum.

Un marché potentiel de 10 trillions de dollars par an

Sur le plan réglementaire, la prévention de la pollution et la protection de la biodiversité et des écosystèmes sont soutenues par plusieurs directives (CSRD) et règlements (SFDR) à l’échelle européenne ainsi que par l’article 29 de la loi Energie-Climat en France. Le cadre réglementaire progresse et encourage les investisseurs à agir.

« C’est un marché potentiel qui représente 10 trillions de dollars par an et 395 millions d’emplois à horizon 2030 selon le World Economic Forum. De nombreux secteurs dépendent également de la biodiversité pour mener à bien leurs activités. La dégradation des écosystèmes et de la biodiversité a des conséquences directes sur la performance financière des entreprises. Tout l’enjeu consiste donc, par exemple, à encourager les activités régénératives, les technologies de repérages et de protection ou encore recréer des espaces propices à la biodiversité » précise Emmanuelle Sée

Parmi les écosystèmes particulièrement vulnérables, la biodiversité marine subit de plein fouet l’anthropocène, c’est-à-dire la sixième extinction de masse avec des taux de disparition des espèces de 100 à 1 000 fois supérieurs au taux naturel. « Les activités industrielles (extraction, combustion de carburants, métallurgie, fabrication de batteries, incinération des déchets, sidérurgie) influencent la concentration des émissions de métaux lourds (cadmium, plomb, mercure) qui se retrouvent ensuite dans les océans et produisent des effets en chaîne catastrophiques pour la biodiversité marine (poissons, coraux) et pour notre santé. Or, 40% des écosystèmes marins sont aujourd’hui fortement dégradés » alerte Joana Foglia Berrebi, Consultante en économie bleue durable & Analyste ESG pour le Fonds de réserve constitutionnel de la Principauté de Monaco.

Les technologies et les solutions existent et peuvent contribuer à inverser la tendance, éviter la dégradation inexorable de la biodiversité et même contribuer à sa restauration.

À propos de Swiss Life Asset Managers

Swiss Life Asset Managers dispose de plus de 165 ans d’expérience dans la gestion des actifs du groupe Swiss Life. Ce lien étroit avec l’assurance conditionne sa philosophie d’investissement qui a pour principaux objectifs d’investir dans le cadre d’une approche responsable des risques et d’agir chaque jour dans l’intérêt de ses clients.  Swiss Life Asset Managers propose également cette approche éprouvée à des clients tiers en Suisse, en France, en Allemagne, au Luxembourg, au Royaume-Uni, en Italie et dans les pays nordiques.Au 30 juin 2023, Swiss Life Asset Managers gérait 259,7 milliards de francs d’actifs pour le groupe Swiss Life, dont plus de 112,2 milliards de francs de placements pour des clients tiers. Swiss Life Asset Managers est également un gestionnaire immobilier leader en Europe1. Sur les 259,7 milliards de francs d’actifs sous gestion, 89,6 milliards de francs sont investis dans l’immobilier. Par ailleurs, Swiss Life Asset Managers administre 21,1 milliards de francs de biens immobiliers conjointement avec Livit. Au 30 juin 2023, Swiss Life Asset Managers gérait ainsi 110,7 milliards de francs de biens immobiliers. Swiss Life Asset Managers emploie plus de 2200 collaborateurs en Europe.

Les actifs tangibles orientant la trajectoire vers la neutralité carbone

Notre analyse des objectifs de réduction des émissions souligne de manière explicite l’accélération de l’impact que les actifs réels cotés peuvent exercer sur l’environnement et la trajectoire mondiale en direction d’un scénario de neutralité carbone. À mesure que le monde avance vers ses objectifs de durabilité, la demande en actifs tangibles et en évaluations ESG spécialisées ne fera que croître.

Le marché des actifs réels cotés, évalué à 8 000 milliards de dollars, est idéalement positionné pour diriger et bénéficier des initiatives mondiales axées sur le développement durable.

L’industrie des infrastructures et de l’immobilier se trouve en première ligne de l’initiative zéro émission nette grâce à des actions telles que le déploiement de parcs solaires, la modernisation des infrastructures de transport et l’amélioration de l’efficacité énergétique des bâtiments. Les services publics mondiaux travaillent activement à réduire la production d’énergie fossile et à moderniser les systèmes d’approvisionnement en eau. Dans les secteurs des communications et des transports, les entreprises encouragent le télétravail, optimisent la logistique et contribuent à la réduction des embouteillages.

Les sociétés cotées détiennent les portefeuilles et les plates-formes d’exploitation d’actifs réels les plus vastes, touchant pratiquement tous les secteurs de l’économie en gérant des infrastructures essentielles et en fournissant des services vitaux. Par conséquent, les actifs réels cotés sont idéalement positionnés pour contribuer aux objectifs de développement durable.

Collectivement, les industries opérant dans le domaine des actifs réels représentent près de trois quarts des investissements visant à soutenir la décarbonation, à améliorer l’efficacité énergétique et à favoriser une croissance économique à empreinte carbone réduite. De plus, les actifs réels au niveau mondial ont un impact significatif sur le plan sociétal en ce qui concerne la santé, l’emploi et la qualité de vie des communautés.

Aspects spécifiques liés à l’ESG

Les actifs réels présentent une diversité relative et des données de reporting différentes par rapport aux actions traditionnelles. Par exemple, un promoteur immobilier peut signaler un pourcentage élevé de certifications pour des bâtiments respectueux de l’environnement, tandis qu’une entreprise mondiale de services publics peut annoncer une capacité renouvelable installée ou des objectifs liés à l’intensité carbone.

Du point de vue de la durabilité sociale, l’évaluation de l’alignement d’une entreprise sur des objectifs spécifiques de développement des Nations Unies, tels que “Villes et communautés durables” ou “Eau potable et assainissement”, peut varier considérablement en fonction de la nature de l’actif, qu’il s’agisse d’une entreprise ferroviaire ou d’un logement étudiant.

Lorsqu’il s’agit de normaliser les scores ESG entre différents secteurs et entreprises, les agences de notation ESG externes sont souvent peu utiles, en particulier pour les actifs réels. Parmi les diverses agences de notation ESG, il existe peu de consensus sur la manière dont une entreprise spécifique doit être notée. Les corrélations entre les principales agences, notamment MSCI, S&P, Sustainalytics, CDP, ISS et Bloomberg, varient de 0,3 à 0,7, tandis que les principales agences de notation financière affichent des corrélations de notation supérieures à 0,95.

Les agences de notation ESG externes se basent également sur des déclarations simplifiées des entreprises pour attribuer leurs notations. Des réponses binaires “oui/non” à des questions concernant une politique sociale donnée peuvent conduire à des scores élevés en matière de responsabilité sociale, sans tenir compte du degré d’application de ces politiques ou des résultats concrets obtenus. Les notations externes basées sur une approche ESG générique manquent d’expertise dans le domaine des actifs réels et ont tendance à accorder la priorité aux données historiques, ce qui peut être trompeur. Par exemple, un changement de PDG au sein d’une entreprise de services publics peut influencer la notation en matière de gouvernance de l’entreprise, même si les investisseurs spécialisés ne le jugeraient pas pertinent.

Un sentiment positif concernant l’engagement en faveur du climat

L’attention portée à la neutralité carbone et à la durabilité environnementale attire l’attention des investisseurs en raison de l’impact significatif que les actifs réels peuvent avoir dans la lutte contre le changement climatique. Pour mieux comprendre les engagements en faveur de la neutralité carbone, CBRE, le gestionnaire de la stratégie mondiale d’actifs réels cotés durables de Nordea, a récemment mené une étude sur les politiques de neutralité carbone et les objectifs de réduction des émissions dans le domaine des investissements cotés. L’accent a été mis sur les entreprises qui ont également divulgué leurs émissions de scope 1 et 2, dans le but de mieux évaluer l’impact potentiel des politiques de ces entreprises sur l’atténuation du risque climatique.

Au sein du marché des actifs réels cotés, les sociétés qui publient des données sur les scopes 1 et 2 représentent une capitalisation boursière totale de 5 000 milliards de dollars. Ces entreprises sont responsables de 5 à 10 % des émissions mondiales totales et de 10 à 15 % des émissions provenant de l’ensemble des actifs réels. Les sociétés au sein de ce marché ont donc une opportunité significative de contribuer à la lutte contre le changement climatique.

Les conclusions de cette étude sont donc encourageantes. Parmi les entreprises qui déclarent leurs émissions des scopes 1 et 2, près de 70 % ont des objectifs de réduction à moyen terme. Environ 40 % de ces entreprises déclarant leurs émissions ont des objectifs de neutralité carbone, et un tiers d’entre elles visent à atteindre la neutralité carbone d’ici 2030 ou avant. Collectivement, ces entreprises actives sur les marchés des actifs réels, avec des objectifs de neutralité carbone, pourraient ainsi contribuer à l’élimination ou à la compensation de plus de 1,2 gigatonnes de carbone au fil du temps.

Notre évaluation des objectifs de réduction des émissions met en lumière de manière évidente l’impact accéléré que les actifs réels cotés peuvent avoir sur l’environnement et sur la trajectoire mondiale menant vers un scénario de neutralité carbone. À mesure que le monde progresse vers ses objectifs de durabilité, la demande en actifs réels et en analyses ESG spécialisées ne fera qu’augmenter. En ce qui concerne l’avenir de l’investissement durable, les années à venir s’annoncent très prometteuses.

Le pouvoir des puces électroniques : un enjeu stratégique mondial

Selon Arnout van Rijn, investisseur multi-actifs, les semi-conducteurs devraient connaître une reprise en 2024, leur rôle dans l’énergie durable devenant de plus en plus important.

Selon lui, les puces représentent désormais un produit de base à part entière qui s’avérera crucial pour les énergies renouvelables, l’électrification des transports et les réseaux intelligents. Cela fait plusieurs années qu’elles se trouvent en plein marasme, après que la pandémie de Covid-19 a impacté la demande et fait chuter les prix.

  • Les puces électroniques jouent un rôle crucial dans les énergies renouvelables, l’électrification et le développement durable.
  • Les cours des actions ont rebondi de 30 % en 12 mois sur fond d’optimisme concernant la demande en 2024.
  • De nouvelles usines de production stratégiques voient le jour pour réduire la dépendance à l’égard de l’Asie.

Aujourd’hui, une combinaison de facteurs, dont la perspective de nouvelles usines de production, devrait stimuler à la fois la demande et l’offre, explique Arnout van Rijn, gérant de portefeuille de l’équipe Multi Asset Solutions de Robeco Elles sont dès lors idéales pour les stratégies multi-actifs et occupent une place de plus en plus importante dans les produits d’investissement durables sur mesure.

« L’année dernière, à la même époque, près du point le plus bas de la correction du marché des actions, nous avons osé être optimistes quant aux perspectives de ce qui est considéré comme le summum de la cyclicité : les puces et les bateaux », explique Arnout van Rijn.

« Une réflexion rapide montre que les prix des biens et services de base sont restés très faibles – les puces mémoires ont baissé de 45 % et les frais d’expédition d’environ 40 % – et, contrairement à nos attentes, nous avons constaté des pertes dans l’industrie. Le marché actions est toutefois tourné vers l’avenir et les producteurs de puces ont progressé d’environ 30 % au cours des 12 derniers mois, en surperformant largement les indices d’actions mondiales (+18 %). Le Philadelphia Semiconductor Index (SOX) est encore plus élevé (+40 %), de sorte que nous pouvons être fiers de notre décision audacieuse et visionnaire. »

Il faut de la discipline au niveau de l’offre

Selon lui, la discipline en matière d’offre a été déterminante lorsque la croissance de la « demande de bits » – la puissance de calcul totale des puces – est tombée à des taux à un chiffre en 2022 et 2023, après avoir connu une croissance de plus de 20 % en 2020 et 2021.

« Pour 2024, il faut s’attendre à une solide reprise de la demande, soutenue par une relance des PC, la reprise de la croissance des serveurs et la vague d’enthousiasme pour l’intelligence artificielle (IA) qui ajoutera probablement 5 % à elle seule à la demande mondiale de bits », explique Arnout van Rijn.

L’optimisme pour 2024 a été la principale raison du rebond des actions en 2023, bien que nous ayons récemment assisté à un recul dans le secteur, en raison du renversement de certains déséquilibres de l’ère Covid, ce qui a entraîné un affaiblissement du pouvoir en matière de fixation des prix pour ceux qui peuvent expédier les puces.

Cela peut être observé dans une mesure d’évaluation des actions, qui utilise un multiple de la valeur d’entreprise (la capitalisation boursière de l’entreprise plus sa dette nette) par rapport au chiffre d’affaires. Les multiples pour les sociétés de semi-conducteurs sont passés à 5-6 fois cette mesure, car les marges sur les semi-conducteurs plus sophistiqués sont considérées comme plus élevées et plus durables.

C’est ce que montre le graphique ci-après ⬇️

Et son avenir à long terme ne fait aucun doute. « L’équipe Sustainable Multi Asset Solutions de Robeco s’est fortement impliquée dans le suivi de ce marché, maintenant que nous offrons une série de solutions multithématiques à nos clients », explique Arnout van Rijn.

Leur rôle dans la transition énergétique

« Les semi-conducteurs sont un important moteur d’innovation et sont déterminants dans la transition énergétique : ce sont des composants essentiels des panneaux solaires, des véhicules électriques, des onduleurs et des dispositifs de stockage. Ils représentent près de 15 % de notre allocation aux actions à impact dans la stratégie Multi Asset Sustainable et jusqu’à 38 % des portefeuilles Smart Energy et Smart Mobility sur mesure de Robeco. »

Selon lui, les semi-conducteurs présentent de nombreuses caractéristiques similaires à celles des produits de base, comme les prix du marché, le caractère fongible, la standardisation, la liquidité et leurs schémas de trading sur les marchés mondiaux. Mais à la différence des produits de base extraits ou cultivés, les semi-conducteurs sont fabriqués par l’homme, avec une plus grande complexité et des caractéristiques de conception accrues. Il ne s’agit plus d’un marché homogène. « Si tout le monde peut fabriquer une DRAM, une seule entreprise peut fabriquer un processeur graphique (GPU) capable de faire fonctionner votre IA », explique-t-il.

« Et une nouvelle caractéristique importante des semi-conducteurs en tant que produits de base est leur valeur historique. Autrefois, nous faisions la guerre pour l’or, le cuivre et le minerai de fer. Aujourd’hui, outre le risque de guerre pour le lithium et le cobalt dans nos batteries, nous assistons également à des tensions stratégiques et à des guerres commerciales entre les États-Unis et la Chine concernant les semi-conducteurs (et leur accès).
Il ne fait aucun doute que les semi-conducteurs sont des produits de base pour les économies mondiales. Ils sont considérés comme stratégiques pour le développement économique futur, alors que la majeure partie de la production provient actuellement d’Asie. Les États-Unis et l’Europe sont marginalisés sur ce point, mais l’Europe détient au moins l’atout d’être la championne de la lithographie nécessaire pour faciliter la poursuite de la miniaturisation.
»

Des tensions internationales inévitables

Avec ce type de pouvoir de marché croissant, les semi-conducteurs deviendront inévitablement l’objet de tensions internationales. « Maintenant que le libre échange mondial n’est plus un fait acquis, les grandes économies veulent être indépendantes pour assurer leur approvisionnement énergétique, mais aussi leur approvisionnement en puces », explique Arnout van Rijn.

« Il est risqué de confier la fabrication des puces à un acteur externe, et encore plus à une entreprise basée à Taïwan, une île revendiquée par la Chine. Les responsables politiques ont pris conscience tardivement de cette vulnérabilité et ont conçu de grands projets pour l’atténuer. Les gouvernements européens et américains offrent à présent des subventions très importantes aux fonderies pour qu’elles soient construites sur leur territoire. »

En témoigne la European Chips Act, la loi européenne sur les puces, entrée en vigueur le mois dernier, qui vise à investir plus de 43 milliards d’euros, avec l’ambition de retrouver une part de marché de 20 % dans la production mondiale de puces, contre moins de 10 % aujourd’hui, dont la majeure partie se situe dans la partie basse.

La US Chips and Science Act est davantage axée sur le fait d’empêcher les puces avancées d’arriver en Chine, mais ici aussi, les fonderies sont incitées à produire des puces d’avant-garde aux États-Unis. Parmi les trois fonderies de premier plan, Intel prévoit de construire deux usines de fabrication (fabs) en Allemagne pour un coût de 30 milliards d’euros, dont 10 milliards d’euros de subventions, tandis que TSMC investira 40 milliards de dollars dans deux fabs en Arizona d’ici 2026. Samsung investira 17 milliards de dollars dans une usine de fabrication américaine, mais n’a pas encore de projets en Europe.

Une prime supérieure à la moyenne

Alors, prêt à se lancer dans les puces électroniques ? « Pour les investisseurs thématiques, les perspectives à court terme ne sont pas faciles à cerner, car une reprise est peut-être déjà intégrée, le fort pouvoir de fixation des prix, dû à l’étroitesse de l’offre, a dépassé son apogée et les multiples de vente ont augmenté. Toutefois, l’importance stratégique à long terme du secteur justifie clairement une prime supérieure aux moyennes historiques pour les entreprises dont la propriété intellectuelle est défendable.

Enfin, étant donné que le monde évolue et que les semi-conducteurs deviennent un produit de base stratégique, nous aimerions plaider en faveur d’un marché des contrats à terme pour les puces mémoires. Il présente des cycles différenciés et offre donc des avantages intéressants en termes de diversification. Il peut également servir d’assurance contre tout nouveau bouleversement géopolitique, tout comme le pétrole l’a fait par le passé.

Bien que la consommation d’eau purifiée soit très élevée dans de nombreuses usines de production, le fait qu’une puce mémoire soit à base de silicium signifie qu’elle a au moins une empreinte carbone bien inférieure à celle du pétrole. »

À propos de Robeco 

Robeco est un spécialiste international de la gestion d’actifs. L’entreprise fondée en 1929 est basée à Rotterdam, aux Pays-Bas, et compte 16 bureaux dans le monde entier. Leader mondial de l’investissement durable depuis 1995, son intégration de recherches durables, fondamentales et quantitatives lui permet d’offrir aux investisseurs institutionnels et privés une vaste gamme de stratégies d’investissement actives couvrant un large éventail de classes d’actifs. Au 31 décembre 2022, Robeco avait 171 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont 168 milliards intégrant les critères ESG. Robeco est une filiale d’ORIX Corporation Europe N.V.

La MIF investit dans une obligation verte émise par la SNCF 

La MIF poursuit son engagement dans les investissements verts via une obligation “green” de maturité 10 ans émise par la SNCF. La mutuelle concilie ainsi sa politique d’investissement responsable et son lien historique avec l’univers du rail.

Un investissement qui s’inscrit dans la démarche ESG de la MIF

« Cet investissement revêt une double signification. Il s’inscrit tout d’abord dans la longue et riche histoire de la MIF et de ses racines venant du monde ferroviaire d’où de très nombreux sociétaires sont encore aujourd’hui issus. Il reflète ensuite notre engagement en faveur de l’investissement socialement responsable (ISR), en lien avec notre adhésion aux Principes pour l’Investissement Responsable des Nations Unis (PRI). Cette stratégie intègre les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) au cœur de nos décisions d’investissement, dans le but de mieux gérer les risques et de générer des rendements responsables long terme pour une source importante de notre sociétariat ».  Olivier Sentis, Directeur Général de la MIF 

Depuis 2018, la MIF a pris l’engagement de mettre en pratique une politique d’investissement qui prend en compte les risques liés à la durabilité, en accord avec les réglementations en vigueur. Cette politique vise à formaliser les initiatives prises par la MIF au fil des années en ce qui concerne les répercussions indirectes de ses investissements sur la société et l’environnement. 

En conséquence, la MIF met en œuvre une stratégie d’investissement responsable qui incorpore les aspects ESG (environnementaux, sociétaux et de gouvernance) dans la gestion de ses actifs, dans le but d’améliorer la gestion des risques et de générer des rendements responsables à long terme. Plus concrètement, cette approche tient compte des risques ESG auxquels les émetteurs peuvent être exposés, tels que leurs capacités de production, la valeur de leurs actifs, tant matériels qu’immatériels, ainsi que les risques réglementaires pouvant entraîner des amendes ou des taxes. 

À propos de la MIF

Assureur vie mutualiste, la MIF commercialise des produits d’épargne et de prévoyance simples, accessibles et efficaces pour accompagner ses sociétaires à chaque étape de leur vie. 

Acteur reconnu de l’assurance vie, la MIF s’appuie sur un modèle performant, qui repose sur une distribution directe (80% de souscriptions digitales), une structure mutualiste sans actionnaires à rémunérer, une gestion financière administrée en interne et une politique de coûts maîtrisés.  Depuis 2021, la MIF commercialise et assure son Plan d’Épargne Retraite Individuel « MIF PER RETRAITE » qui intègre l’ensemble des évolutions qui ont fait son succès et sa reconnaissance.