Étude Altares : Baromètre RSE novembre 2023

Le groupe Altares – expert de la data et référent sur l’information des entreprises – présente un panorama trimestriel inédit sur l’engagement RSE des entreprises en France et dans le monde grâce à leur score ESG (Environnement / Social / Gouvernance).

L’étude, qui s’est concentrée sur le périmètre des entreprises de plus de 20 salariés, révèle tout d’abord une implication toujours plus forte des décideurs sur les enjeux RSE. Si 37 % de ces entreprises en France ont un bon score ESG (dit “engagé”), en croissance de 3 % comparé au trimestre précédent, c’est notamment grâce aux engagements déployés sur le pilier « Social » ; les efforts sur le pilier « Environnemental » sont quant à eux jugés globalement insuffisants.

Près de 40% des entreprises en France ont un score ESG « engagé » grâce à leurs efforts sur le volet Social.

Les entreprises françaises signent de bons scores ESG grâce à leurs efforts sur le volet social

37% des entreprises évaluées en France ont un score ESG dit « engagé » (notes comprises entre 1 et 2), soit une progression de 3% comparé au second trimestre de l’année.

Le très haut niveau de performance des entreprises françaises sur le volet social (S) tire cette bonne tendance globale.

A ce titre, notons que les moyennes mondiales et françaises ne sont pas éloignées. Si la France est plus performante sur les piliers “social” et “gouvernance” , elle se trouve dans la moyenne monde pour le pilier “environnement”.

Laurent Luce, expert ESG d’Altares : « De plus en plus d’entreprises, de toutes tailles et tous secteurs d’activité, y compris les TPE et PME, sont engagées dans une démarche RSE, conscientes de l’impact de leur comportement sur leurs relations commerciales. Le tissu d’entreprises de sous-traitance et les fournisseurs doivent en effet « montrer patte verte » auprès de leurs donneurs d’ordre qui doivent d’ores et déjà justifier du fort niveau d’engagement RSE de l’ensemble de leur chaîne de valeur. »

Les PME mieux notées que les ETI et grandes entreprises

Nombreuses sont les TPE – PME qui se sont construites sur des valeurs RSE et en ont fait leur force et l’élément différenciateur pour conquérir leur marché et se développer comme les marketplaces spécialistes des produits reconditionnés, les fabricants de cosmétiques et de biens de consommation écoresponsables, etc.

Si toutes ne peuvent prétendre à une transformation complète de leur business modèle, agir sur les piliers « Gouvernance » et « Social » est à leur portée, avec d’une part une implication forte des dirigeants et d’autre part une grande proximité avec leurs collaborateurs.

Dans le détail sectoriel, on retrouve parmi les activités les plus engagées le bâtiment, les services, la finance ou encore la santé. Les transports ou l’extraction et traitement de minerais ferment la marche.

Où se situe la France dans un monde en pleine transition ?

La France se classe en 47ème position sur les 188 pays analysés. Au top 10 de ce classement, on retrouve la Suède, l’Irlande et l’Autriche. On retrouve en bas de tableau la Corée du Sud, la Tunisie ou encore Hong-Kong, où peu de mesures sur le plan environnemental et social sont déployées à l’échelle du pays.

Cette disparité dans le scoring résulte des approches sociales et de gouvernance qui ne sont pas pilotées de la même manière d’un pays à l’autre.

À propos d’Altares  

Altares est l’expert de la donnée d’entreprise, créateur de solutions de pilotage et d’indicateurs de la santé économique et extra-financière des entreprises et des organismes publics, au sein de leur écosystème. Grâce à ses outils et ses informations, Altares aide les responsables des structures privées et publiques, de toute taille et de tout secteur d’activité, à prendre sereinement des décisions éclairées. Partenaire exclusif en France, au Benelux et au Maghreb de Dun & Bradstreet, 1er réseau international d’informations sur les entreprises, Altares s’appuie sur une base de données mondiale de plus de 500 millions d’entités légales (dont 11 millions en France) pour aider les acteurs économiques à se développer durablement, en intégrant, entre autres, les enjeux essentiels de conformité et de RSE.

Société Générale : Engagé pour la transition vers un monde durable

En amont de la COP 28 et à l’occasion du lancement de la 8ème édition de la ‘Positive Impact Week’, événement phare du Groupe dans le domaine de la finance durable, Société Générale rappelle ses principaux objectifs et dernières avancées en faveur de la transition vers un monde durable.

Sous l’impulsion de la nouvelle équipe de Direction générale, le Groupe a résolument placé ses ambitions ESG au cœur de sa stratégie et a annoncé dans son plan stratégique à horizon 2026 une série d’initiatives d’envergure pour accélérer sa contribution à la transition environnementale et, plus largement, aux Objectifs de Développement Durable de l’ONU.

Accélération de la décarbonation des activités du Groupe

  • Retrait du secteur du charbon thermique largement exécuté.
  • Forte accélération de l’objectif de réduction de l’exposition au secteur de la production de pétrole et de gaz : la cible fixée de – 80 % d’ici 2030 par rapport à 2019 avec l’étape intermédiaire de – 50 % en 2025 est l’une des plus volontaristes parmi les acteurs bancaires mondiaux. Elle est assortie d’une cible de réduction absolue des émissions de gaz à effet de serre sur toute la chaîne des activités pétrole et gaz de -70% d’ici 2030 par rapport à 2019.
  • Nouvel objectif de décarbonation concernant le secteur de l’immobilier commercial, qui complète le processus d’alignement des financements du Groupe avec les trajectoires Net Zéro en 2050.
  • Publication du rapport dédié « Progress Report NZBA ».

Investissement dans le développement de solutions et partenariats innovants pour générer davantage d’impact :

  • Préparation du lancement annoncé d’un nouveau fonds d’investissement d’un milliard d’euros pour la transition, les solutions basées sur la nature et l’impact, et poursuite de la mise en place de partenariats clés, notamment avec l’International Finance Corporation, membre du groupe Banque Mondiale.
  • Expansion des actions de mécénat : annonce d’un nouveau partenariat avec The Ocean Cleanup pour s’associer à la plus grande opération de nettoyage jamais réalisée. En qualité de « Mission Partner » majeur, Société Générale apportera sa contribution financière à cette organisation internationale à but non lucratif afin d’accompagner le développement des technologies pour nettoyer la pollution plastique des océans et pour endiguer l’afflux venant des rivières.

Slawomir Krupa, Directeur général de Société Générale, déclare : « Les enjeux ESG sont au cœur de notre nouvelle feuille de route stratégique. Face aux impératifs climatiques et aux besoins considérables pour financer la transition environnementale et soutenir les Objectifs de Développement Durable dans leur ensemble, Société Générale entend conforter son rôle moteur avec l’ambition d’agir en leader de la transition et du développement durable de nos économies. Notre approche est holistique et s’inscrit dans une démarche de progrès volontariste et responsable, qui mobilise tous les métiers, toutes les équipes, et s’appuie sur des objectifs ambitieux, concrets, mesurables et mesurés. Anticipant les risques mais aussi les opportunités, nous agissons d’une part pour accélérer la décarbonation de nos activités en accompagnant proactivement nos clients dans la transition, et d’autre part, pour soutenir le développement de solutions et partenariats innovants, contribuant à la transformation vers une économie décarbonée et socialement responsable. J’ai la conviction que c’est en nous appuyant sur notre ADN d’entrepreneur et en conjuguant nos efforts avec nos parties prenantes que nous pourrons réussir ensemble la transition. »

Précisions sur les objectifs volontaristes de décarbonation des activités du Groupe

Société Générale est engagé dans un processus d’alignement de ses financements avec des trajectoires compatibles avec l’objectif de neutralité carbone en 2050, en commençant par les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, tels que définis par l’initiative Net Zero Banking Alliance (NZBA).

Le Groupe annonce ce jour une nouvelle cible sur l’immobilier commercial et rappelle les objectifs fixés lors du Capital Markets Day et au T3-2023 :

  • Nouvelle cible pour le secteur de l’immobilier commercial : réduction de -63 % de l’intensité des émissions de carbone d’ici à 2030 par rapport à 2022, soit de 49 kgCO2e/m2 à 18 kgCO2e/m2, aligné avec le scénario CRREM V2.
  • Forte accélération de la réduction de l’exposition au secteur de la production de pétrole et de gaz avec une cible de – 80 % d’ici 2030 par rapport à 2019, et une étape intermédiaire de – 50 % en 2025 (à comparer à l’objectif précédent de – 20 %).
  • Arrêt de l’offre de produits et services financiers dédiés aux projets de nouveaux champs de production de pétrole et de gaz.
  • Sortie du financement des acteurs privés spécialisés de la filière amont du pétrole et du gaz, en gérant en extinction les expositions, et renforcement de la démarche d’engagement avec les clients du secteur énergétique, en particulier sur leur stratégie climatique.
  • Cible sur les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du pétrole et du gaz de – 70 % d’ici 2030 par rapport à 2019.
  • Cible pour le secteur automobile : réduction de 51 % de l’intensité des émissions de carbone d’ici à 2030 par rapport à 2021, soit de 184 gCO2e/km à 90 gCO2e/km.
  • Cible pour le secteur acier : score d’alignement à 0 d’ici à 2030, évalué selon les « Sustainable Steel Principles » en ligne avec le scénario 1.5°C de l’IEA.
  • Cible pour le secteur ciment : réduction de 20 % de l’intensité des émissions de carbone d’ici à 2030 par rapport à 2022, soit de 671 kgCO2e/t ciment à 535 kgCO2e/t ciment.

Société Générale est engagé depuis plus de 20 ans dans le financement des énergies renouvelables et la finance à impact positif, en tant que membre fondateur de l’initiative « Positive Impact Finance » de UNEP-FI. La Banque a développé une solide expertise technique qui a contribué à renforcer ces dernières années sa démarche d’alignement progressif de ses portefeuilles et qui lui permet de proposer à ses clients une offre de solutions ESG innovantes et des capacités de conseil pour les accompagner au mieux dans leur propre transition.

Les objectifs d’alignement pris par la Banque, en cours d’exécution, sont pilotés à travers des indicateurs et méthodologies reconnus par secteur. Ils sont détaillés dans le rapport dédié « Progress Report NZBA » que la Banque vient de publier. Ce document décrit la démarche d’alignement dans laquelle la Banque s’inscrit et constitue un rapport d’étape sur les avancées et actions menées en lien avec les objectifs d’alignement définis.

L’ambition ESG du Groupe s’appuie également sur un vaste plan de formation de l’ensemble de ses collaborateurs. Société Générale a déployé une offre de formation dédiée à la RSE comprenant notamment des modules spécifiques sur les enjeux de décarbonation, qu’elle propose à tous ses collaborateurs.

À propos de Société Générale

Société Générale est une banque européenne de premier plan avec 117 000 collaborateurs au service de 25 millions de clients dans plus de 60 pays à travers le monde. Nous accompagnons le développement de nos économies depuis près de 160 ans, en proposant à nos clients entreprises, institutionnels et particuliers un large éventail de services de conseil et de solutions financières à valeur ajoutée. Nos relations durables et de confiance avec les clients, notre expertise de pointe, notre capacité d’innovation unique, nos compétences ESG et nos franchises leader font partie de notre ADN et servent le cœur de notre objectif : créer de la valeur durable pour toutes nos parties prenantes.

La Financière de l’Echiquier lance « Sursauts », podcast dédié à la biodiversité

La Financière de l’Echiquier (LFDE), en partenariat avec ID – l’Info Durable, lance « Sursauts », un podcast consacré aux solutions dédiées à la préservation et à la régénération de la biodiversité. Cette série de 6 épisodes s’inscrit dans le sillage des initiatives pédagogiques déployées par LFDE, à l’image de son premier podcast, Un pied devant l’autre, dédié à la finance durable, ou du MOOC Biodiversité, Relever le défi du vivant d’ENGAGE, soutenu par la société de gestion.

Mobilisée en faveur des enjeux climatiques et de biodiversité, LFDE cherche à sensibiliser le plus grand nombre et à mettre en lumière des solutions concrètes, développées par des entreprises engagées notamment. Présenté par Raphaëlle Duchemin, chaque épisode de « Sursauts » invite des experts, de tous les secteurs de l’économie : Biodiv Corp, cabinet de conseil et de formation ; Veolia, numéro un mondial des services à l’environnement, le groupe de luxe Kering ; Etia et Vow ASA, entreprises norvégiennes spécialisées dans la gestion des déchets et des eaux usées pour l’industrie maritime ; le groupe suisse SIG, leader mondial des emballages alimentaires et le Muséum national d’Histoire naturelle, développant un projet de recherche en biomimétisme dédié à la réalisation de récifs artificiels.

Ce podcast a été lancé lors de la 3e édition des Rencontres du Climat & de la Biodiversité le 28 novembre 2023. Réunissant experts, entreprises et clients, ces Rencontres ont vocation à mobiliser l’ensemble de l’écosystème de LFDE, à stimuler le dialogue entre investisseurs et entreprises et à dégager des pistes concrètes en faveur du climat et de la biodiversité.

« Sursauts » est accessible ici.

Bettina Ducat, Directrice Générale de La Financière de l’Echiquier, déclare : « La sauvegarde de la biodiversité est un enjeu capital à nos yeux, plus de 50% du PIB mondial en dépendent. A La Financière de l’Echiquier (LFDE), nous sommes convaincus du rôle de l’industrie de la gestion d’actifs face à ce défi universel. Cette nouvelle initiative, Sursauts, s’inscrit dans le sillage de nos nombreuses actions pédagogiques déployées au fil du temps. Nous remercions chaleureusement les experts pour leur contribution et leur engagement. » 

À propos de La Financière de l’Echiquier

Créée en 1991 et détenue depuis juillet 2023 par LBP AM, La Financière de l’Échiquier (LFDE) est une des principales sociétés de gestion de conviction de France. LFDE s’appuie sur son savoir-faire et ses expertises à forte valeur ajoutée pour offrir à ses clients institutionnels, distributeurs et privés, les produits et solutions responsables dont ils ont besoin pour valoriser leurs investissements. LFDE, dont les encours s’élèvent à 12,4 milliards d’euros (31.08.2023), compte plus de 140 salariés et est implantée en Allemagne, Autriche, Espagne, Italie, Suisse, ainsi qu’au Benelux.   

À propos de L’Info Durable

Lancé en 2017, L’Info Durable (ID) est le premier média d’info en continu dédié au Développement Durable. Avec une offre éditoriale exigeante et des solutions concrètes proposées par ses partenaires, sa promesse « #TousActeurs » permet au lecteur de devenir acteur du développement durable.

Le fonds SDG Loan mobilise 1,1 Mrd de dollars d’investissements

Allianz Global Investors (AllianzGI), FMO Investment Management (FMO IM) et la Fondation John D. et Catherine T. MacArthur (MacArthur) annoncent que le SDG Loan Fund (le fonds) a réussi à mobiliser plus d’un milliard de dollars de capitaux privés pour promouvoir les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies sur les marchés émergents et frontières. Le capital du fonds est fourni par un groupe d’investisseurs institutionnels, dont Allianz, la banque de développement néerlandaise FMO et Skandia.

  • Le fonds SDG Loan  a réussi à mobiliser 1,1 milliard de dollars américains d’investissements pour promouvoir les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies sur les marchés émergents et frontières, en utilisant un modèle innovant de “financement mixte” (Blended Finance).
  • Les investisseurs du fonds, dont Allianz, FMO et Skandia, fournissent des capitaux pour des prêts à fort impact, alignés sur les ODD, à des entreprises et des projets locaux en Amérique latine, en Asie, en Afrique et en Europe de l’Est.
  • Allianz Global Investors gère le SDG Loan Fund et FMO Investment Management est à l’origine du portefeuille de prêts et en assure la gestion. La Fondation John D. et Catherine T. MacArthur (MacArthur) s’est engagée à fournir une garantie de 25 millions de dollars américains pour le rehaussement de crédit.
  • La portée multisectorielle et à grande échelle du fonds SDG Loan est rendue possible par un investissement en première perte de FMO, associé à la garantie de MacArthur. Ensemble, ces investissements catalytiques débloquent 1 milliard de dollars de capitaux privés en faveur de l’énergie abordable, l’inclusion financière et l’agriculture durable dans les marchés émergents et frontières.

La structure de “financement mixte” (Blended Finance) du fonds permet à des investisseurs institutionnels de premier plan de co-investir dans un portefeuille de participations de prêts qui soutiennent les institutions financières et les intermédiaires au service des petites et moyennes entreprises dans les pays à revenus faibles et modérés d’Amérique latine, d’Asie, d’Afrique et d’Europe de l’Est dans trois secteurs cibles : l’énergie, les institutions financières et l’agro-industrie.

Conçue initialement par AllianzGI, le gérant du fonds, et FMO IM, le gérant de portefeuille, la structure du fonds comprend un investissement “en première perte” de FMO et une garantie partielle non financée de MacArthur. Ensemble, ces rehaussements de crédit mobilisent des capitaux auprès d’investisseurs institutionnels qui ne seraient normalement pas en mesure de financer des prêts à fort impact sur les marchés émergents et frontières.

Le fonds SDG Loan est conçu pour répondre au besoin urgent de capitaux pour atteindre les ODD dans les pays en développement. D’un montant total de 3,9 billions de dollars américains en 2020, ce déficit critique de financement annuel a augmenté de 56 % après l’apparition du COVID-19. Le fonds s’appuie sur des efforts croissants visant à mobiliser des capitaux auprès d’investisseurs du secteur privé pour des investissements dans les marchés émergents et frontières en vue de la réalisation des ODD. Dans l’ensemble, les capitaux déployés par le fonds SDG Loan se concentreront sur la croissance économique (Objectif de Développement Durable n°8), l’égalité (Objectif de Développement Durable n°10) et le climat (Objectif de Développement Durable n°13).

Une fois entièrement investi dans une centaine de participations de prêts à fort impact, le fonds vise à ce que ses investissements soutiennent près de 60 000 emplois et permettent d’éviter environ 450 000 tCO2 eq de gaz à effet de serre par an, selon l’expérience et l’analyse de FMO. Le fonds devrait être rapidement lancé, le FMO stockant déjà environ 100 millions de dollars américains de prêts éligibles.

« Chez Allianz Global Investors, nous comprenons que la Blended Finance a un rôle crucial à jouer dans le déblocage des capitaux privés nécessaires pour stimuler le développement des marchés émergents et frontières. Notre approche de partenariat avec FMO et la Fondation MacArthur a conduit à la création d’un exemple convaincant d’une approche concrète, innovante et axée sur le marché pour mobiliser ce capital à grande échelle, en aidant à garantir que les projets à fort impact essentiels à la transition verte reçoivent le financement dont ils ont besoin. Nous sommes convaincus que le fonds SDG Loan servira de modèle pour une collaboration multipartite réussie, dont nous espérons voir de nombreux autres exemples à l’avenir » déclare Deborah Zurkow, Responsable mondiale des investissements chez Allianz Global Investors.

« Nous sommes ravis de nous associer à Allianz Global Investors et à la Fondation MacArthur dans le cadre de notre fonds SDG Loan. Les capitaux mis en commun dans le cadre de cette structure de financement mixte démontrent qu’une vision commune des ODD peut permettre de trouver des solutions pour des types d’investisseurs très différents. Le fonds permettra à FMO de fournir davantage de capitaux à ses clients, soutenant ainsi notre mission commune d’améliorer la prospérité locale dans les pays en développement à l’échelle mondiale. Nous sommes convaincus qu’avec Allianz Global Investors, nous assurerons le succès du fonds dans la sélection et la gestion d’un portefeuille à fort impact », ajoute Nic Wessemius, Directeur général de FMO Investment Management.

« La Fondation MacArthur est fière de mettre à profit sa longue expérience en matière d’investissement à impact et de garanties pour soutenir le fonds SDG Loan. En comblant des lacunes de financement critiques et en apportant des avantages économiques, environnementaux et sociaux à des dizaines de milliers de petites entreprises, de familles et de communautés, le fonds démontrera le pouvoir du capital catalytique pour débloquer des investissements et un impact qui ne seraient pas possibles autrement », conclut Debra Schwartz, Directrice générale des investissements d’impact à la Fondation MacArthur.

Bruno BOGGIANI, CEO STRATEGGYZGreen Finance ajoute : « Le SDG Loan Fund, dirigé par Allianz Global Investors, FMO Investment Management et la Fondation MacArthur, a mobilisé avec succès plus d’un milliard de dollars pour promouvoir les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies sur les marchés émergents. Grâce à un modèle novateur de “financement mixte”, des investisseurs clés, dont Allianz et FMO, contribuent à des prêts à fort impact. La garantie de MacArthur et l’investissement catalytique de FMO débloquent des fonds cruciaux pour l’énergie abordable, l’inclusion financière et l’agriculture durable, soulignant l’importance croissante des partenariats privés dans la réalisation des ODD ».

COP28 : Sommet mondial sur l’action climatique 2023

C’est le premier bilan officiel de l’engagement mondial dans la lutte contre le changement climatique. La question se pose donc de savoir si la COP28, le récent sommet sur le climat à Dubaï, aboutira à des résultats tangibles.

Les 5 grandes priorités de la COP28 :

  • Le premier bilan mondial sur les progrès de l’action climatique
  • Accélérer la transition énergétique
  • Placer l’humain au cœur de l’action climatique
  • Financement climatique et impact du commerce mondial
  • Un leadership plus large en matière de changement climatique.

La COP28 débute et suscite des critiques sur le choix du pays organisateur. La France propose de tripler sa capacité nucléaire d’ici 2050. Quels enjeux pour cette conférence et les critiques légitimes ? Certains chercheurs appellent au boycott, tandis que des contre-COP émergent en France. Quelle importance accorder à ces initiatives alternatives et quel rôle pour les territoires ? Le rôle financier est crucial. Quel est le coût de l’inaction face à l’urgence climatique ? Comment concilier les besoins des pays du Sud avec les nôtres ? Existe-t-il des solutions concrètes, et devrions-nous ouvrir davantage les financements au secteur privé pour y parvenir ?

Alors que les dirigeants mondiaux et les experts du climat effectuent leurs derniers préparatifs pour le sommet sur le climat COP28 aux Émirats arabes unis (EAU), les dernières données sur le climat mondial constituent un appel urgent à l’action.

La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a noté que septembre 2023 a marqué le mois le plus chaud jamais enregistré dans son historique de compilation de données. Cependant, cette chaleur n’était pas une exception isolée. Selon la NOAA, la température à la surface de la planète tout au long de l’année 2023 a atteint des niveaux records, et il existe désormais une probabilité de 99 % que cette année se classe comme la plus chaude jamais enregistrée.

« Septembre 2023 a été le quatrième mois consécutif de températures mondiales record », a déclaré le Dr Sarah Kapnick, scientifique en chef de la NOAA. « Non seulement ce fut le mois de septembre le plus chaud jamais enregistré, mais c’était de loin le mois le plus atypiquement chaud de tous les temps. ” Les 174 années de maintien du climat de la NOAA. Pour le dire autrement, septembre 2023 a été plus chaud que la moyenne de juillet de 2001 à 2010.

La COP28 accueillera le premier bilan mondial, évaluant les progrès de près de 200 pays en matière d’action climatique. Les résultats alimenteront les nouveaux objectifs nationaux en matière de crise climatique.

Le Bilan mondial a été établi dans le cadre de l’Accord de Paris en 2015. Il détaillera 17 conclusions clés et recommandations associées dans quatre domaines : le contexte du changement climatique ; atténuation; adaptation; et la mise en œuvre et le financement de l’action climatique. 

La COP28, rassemblant des délégués de près de 200 pays à Dubaï, vise à débattre des actions nécessaires pour contenir le réchauffement climatique à 1,5°C. Au cœur des discussions, l’empreinte carbone devient un indicateur clé, mesurée à l’aide du bilan carbone. Ironiquement, le bilan carbone de la COP28 suscite des critiques, particulièrement en raison des transports, souvent aériens et parfois privés, utilisés par les délégations.

Dans ce contexte, l’entreprise Carbo, spécialisée dans la mesure et la réduction de l’empreinte carbone, souhaite examiner le bilan carbone, en mettant en lumière ses enjeux, sa méthodologie, et son application aussi bien pour les nations que pour les entreprises et les particuliers. Mesurer son impact devient ainsi le point de départ permettant à chacun d’agir en faveur d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre, tant à l’échelle individuelle que nationale.

5 domaines d’action clés à la COP28

L’intensification de la transition énergétique figure parmi les priorités majeures des négociations climatiques de cette année. Les émissions de gaz à effet de serre continuent d’atteindre des niveaux records, en dépit des engagements en sens contraire. La COP28 devrait se pencher principalement sur l’accélération du déploiement des énergies renouvelables, ainsi que sur le rôle des innovations telles que les carburants à base d’hydrogène et les technologies de captage du carbone pour contribuer à la réduction des émissions.

La Journée commerciale de la conférence examinera les possibilités de réduire les émissions le long de la chaîne de valeur commerciale, ainsi que le développement de marchés pour des produits respectueux du climat tels que les véhicules électriques et les emballages non plastiques. Le Forum économique mondial collaborera avec les Émirats arabes unis, pays hôte de la COP28, la CNUCED (Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement), l’Organisation mondiale du commerce et la Chambre de commerce internationale pour influencer les discussions lors de la Journée du commerce.

Résultats potentiels de la COP28

La COP28 mettra en avant le destin des énergies fossiles, avec un groupe de 130 grandes entreprises exerçant une pression en faveur d’un accord fixant un calendrier pour mettre fin à l’utilisation des combustibles fossiles, selon Reuters. Ces entreprises appellent les nations les plus riches à s’engager vers une alimentation électrique entièrement décarbonée d’ici 2035. L’UE, quant à elle, plaidera en faveur d’engagements de “réduction graduelle” des émissions de combustibles fossiles, rapporte le Council on Foreign Relations (CFR).

Le CFR indique également que des engagements pour lutter contre la perte de biodiversité pourraient émerger, faisant suite à la signature du Cadre mondial pour la biodiversité Kunming-Montréal à la fin de 2022. Les objectifs de ce cadre comprennent la création de 30 % des terres et des océans de la Terre en tant qu’aires protégées d’ici 2030.

La série de rapports du Forum économique mondial sur les transitions sectorielles industrielles favorables à la nature met en lumière les actions que les entreprises de divers secteurs peuvent entreprendre pour inverser la perte de biodiversité d’ici à 2030. Selon ces rapports, bien que la plupart des 500 plus grandes entreprises mondiales aient des objectifs climatiques, seulement 5 % d’entre elles ont des objectifs liés à la biodiversité. Les rapports soulignent l’urgence pour le secteur privé de contribuer activement à stopper et inverser le déclin de la biodiversité au cours de cette décennie, étant donné la dépendance de l’économie mondiale à l’égard de la nature.

La COP de 2023 marquera une première avec la tenue d’une Journée de la santé, axée sur les conséquences de la crise climatique sur le bien-être des populations. Cette journée mettra en avant les “arguments de santé en faveur de l’action climatique”, englobant tant la santé physique que mentale, tout en soulignant les stratégies optimales pour renforcer la résilience des systèmes de santé mondiaux face aux chocs climatiques potentiels.

Le Sommet local d’action pour le climat de la COP28 fera ses débuts en visant à mobiliser les dirigeants infranationaux tels que les maires et les gouverneurs dans les programmes et processus de la COP. Il mettra l’accent sur la contribution de l’action locale au soutien des objectifs nationaux, couvrant divers domaines tels que la transition énergétique et le financement climatique.

Selon Bruno BOGGIANI, CEO STRATEGGYZGreen Finance : « Afin de restreindre l’augmentation globale des températures, l’obligation du bilan carbone devrait s’appliquer à toutes les entités, indépendamment de leur taille. De plus, il est impératif d’imposer des trajectoires de réduction des émissions ajustées en fonction de chaque industrie. Cependant, la nécessaire décroissance des émissions de carbone est étroitement liée à celle de nos économies. Remettre en question nos modèles de production et de consommation exige une réévaluation de nos structures organisationnelles. Ces dernières doivent amorcer leur transition vers des entreprises respectueuses de l’environnement, y compris dans leur mode de gouvernance ! ».

TOP 15 – Leaders et pure Green Washing

Votre média préféré, Green Finance, s’est lancé un challenge !
Lire plus de 6 000 pages et plus précisément 6 188 pages.
Non ! nous ne parlons pas du GIEC ou le principe consiste à prendre des milliers d’auteurs,
et de leur demander d’écrire une vision sombre de notre avenir.


Ce challenge était de lire les DEU ( Document d’Enregistrement Universel ) de 15 entreprises représentatives, ou nous pouvons retrouver le DPEF ( Déclaration de Performance Extra-financière ) afin de se confronter à la réalité et voir si nous y retrouvons du concret !

Nous nous sommes alors basés sur une question concrète pour une réponse concrète :


Comment sont mises en avant les consommations en énergies des entreprises pour finalement confirmer et démontrer dignement, avec crédibilité leurs dires sur leur stratégie à mettre en œuvre pour sauver notre monde ( ou répondre à la réglementation )

Pour cela nous avons sélectionné 15 entreprises, qui consomment évidemment…
Attention, nous ne jugeons pas de la pollution, du bien ou du mal fait par cette entreprise, mais la crédibilité et la fiabilité de leur rapport sur la stratégie Green ( Verte, ESG, taxonomie… )

Les nominés sont :  ( par ordre alphabétique ) – 15 entreprises :

Alstom ; Axa ; Bollore ; Bouygues ; BPI ; CSC ; Danone ; Engie ; JCDecaux ; Renault ; Saint Gobain ; SG ; Thales ; Total ; Veolia

Clairement, 3 grands groupes se démarquent, avec éventuellement, un quatrième, plus spécifique en prenant en compte l’ajout de producteurs d’énergies,

Les bons élèves
Les élèves moyens
Les mauvais élèves

Les bons élèves
Les bons élèves ( producteur d’énergies )
Les élèves moyens
Les mauvais élèves

Roulement de tambours…

Les mauvais élèves :
Danone, BPI, CDC, SG

Un exemple parlant reste la banque SG, dernier du classement sur une sélection de 15 sociétés mais bon 1er élève en nombre de pages produites tel un étudiant qui tient à garder bonne figure lors d’un examen ou il ne sait rien mais tente d’obtenir quelques points pour l’encre et le papier utilisé.

Un exemple parlant reste Danone, qui blablate mais pas trop dans son DPEF, afin de mettre en avant sa stratégie sans trop dire de bêtise dont Green Finance se souvient encore d’une conférence ou Danone avait invité collaborateurs, investisseurs et presses pour le lancement d’un Green Bond et clamait haut et fort que Danone était fier de proposer aux producteurs de lait, un prix pour ce lait au minimum égal au cout de revient du producteur… standing ovation dans la conférence. Pourtant il est bien malheureux de voir que peu de personnes présentes comprenaient réellement ce qu’est un cout de revient pour une entreprise et que cela n’est pas une véritable avancé humainement parlant.

Un exemple parlant reste la BPI, un rapport creux, près de 500 pages qui ne nous apprend rien, pour une banque de référence…

Un exemple parlant reste la CDC, dont nous atteignons un summum. En effet à la lecture du DEU et plus particulièrement du DPEF, nous trouvons une vision très ou trop macro comme chiffres ( comme la plupart, me direz-vous… ) mais à quelques pages plus loin… nous retrouvons d’autres chiffres dans le même tableau !

L’ensemble des données issues du DEU, dont la partie consommation du DPEF est très hétérogène d’un acteur à un autre et livre uniquement une vision globale macro, sans distinction de sous-type d’énergie.

Pas de distinction sur l’eau : usées, consommées…
Pas de distinction sur le carburant : essence, diesel, SP95…
Pas de distinction sur l’électricité : verte, nucléaire, …

Les remises en causes et compréhension CSRD et taxonomie européenne laissent dans le flou certaines entreprises.

Nous pouvons également évoquer un certain greenwashing de différents acteurs, dont la trajectoire des émissions GES pourrait être considérée théoriques car les consommations en énergies ne sont pas mises en avant et donc les émissions GES peuvent être ajustées à convenance pour sortir un chiffre, qui sort du chapeau magique, qui arrange la société et sa trajectoire, ce qui exclue, automatiquement, la thématique transparence, un des objectifs de la taxonomie ou CSRD.

Ce greenwashing ou manque de transparence peut s’appréhender par une trop faible compréhension de la taxonomie européenne et/ou simplement une taxonomie non cadrée par la Commission Européenne.

Les élèves moyens :
Thales ; Saint Gobain ; Bouygues ; Renault

Un peu plus faible dans la compréhension de la taxonomie européenne et/ou simplement une taxonomie non cadrée par la Commission Européenne.

Les bons élèves :
Bollore, JCDecaux, Axa, Alstom


Pourtant ces sociétés ne ressortent pas comme la référence du Green.
Evidemment, nous conservons une vision globale des consommations.

Ces sociétés mettent en avant des points également plus détaillés par différentes approches sur les autres parties de la taxonomie au sens large dont la partie sociale et gouvernance et présentent une véritable source d’inspiration.

Les bons élèves ( producteur d’énergies ) :
Total, Veolia, Engie

Ces sociétés ne sont clairement pas une référence du Green.
Ce classement sur 15 sociétés n’a pas pour objectif de dire qui pollue ou pas, ou qui doit être dans le label ISR ou pas…
Producteurs d’énergies qui développent bien, même très bien, leurs productions mais quasi aucun mot sur leurs consommations ( abusives ? )
Cependant il faut noter des rapports détaillés ( principalement sur la partie sociale et gouvernance ) que nos mauvais élèves peuvent s’inspirer.

En conclusion :

Oui, une autre étude encourage, quasiment toutes les entreprises du CAC, attribuant des bons points sans démonstration.
Si une entreprise n‘est pas en mesure d’analyser ses consommations, elle n’est clairement pas en mesure de démontrer sa stratégie RSE.

En effet, les mauvais élèves oseront se justifier en disant que leurs données sont internes, confidentielles et qui n’ont pas leurs places dans un DPEF.
Green Finance vous livre donc par anticipation sa contre-objection : La thématique transparence est un des autres objectifs de la taxonomie ou CSRD .
..

Une autre étude, définit 3 catégories :
Les leaders ( 12% ) : qui se sentent ( presque ) prêts à la mise en place réglementaire.
Les suiveurs ( 59% ) : qui ont entamés leurs préparation mais qui ont des progrès à faire.
et les retardataires ( 29% ) qui sont peu ou pas préparés

Autrement dit, près de 90% ne sont pas prêts !

Autres exemples de cette même étude, peuvent être interprétés différemment.

« déclarent que les sujets ESG sont abordés au sein du comité exécutif :  54% »
Ou 1 sur 2 n’aborde pas les sujets ESG.

« 30% ne communique pas sur l’ESG » = un bon exemple pour être présent sur Green Finance

16% des répondants ont déjà réalisé une analyse de double matérialité.
ou…84% n’ont pas réalisé une analyse de double matérialité.

Alors que faire ?

  • Analyser les textes
  • Travailler en mode projet
  • Impliquer toutes les fonctions de l’entreprise
  • Impliquer les autres acteurs (  double matérialité  )
  • Structurer les processus internes
  • S’inspirer des bons élèves
  • Anticiper
  • Etre bien accompagné

Ce flou de réglementation et/ou de production des sociétés vont se poursuivre jusqu’à fin d’année avec la consultation CSRD, mais également la mise en place du Rapport durable en lieu et place du DPEF et les élections européennes qui vont avoir lieu mi 2024 et une prise de poste de nouvelle présidence en fin d’année 2024 dont l’article sur la remise en cause SFDR exprime cette tendance.
Ainsi les sociétés vont devoir avancer seules, au minimum, jusqu’à fin 2024… ( ou bien accompagné )

La Française AM : Enel et le (potentiel) step-up de son coupon SLB

Le marché d’obligations indexées sur des indicateurs de développement durable (« Sustainability-Linked Bonds » – SLB) qui représente plus de 250 milliards de dollars (soit environ 243 milliards d’euros), est peut-être sur le point d’assister à un rare événement déclencheur (« trigger »). En effet, son plus grand émetteur – à la fois en nombre de SLB (30) et en montant de dette émis (30.2 milliards d’euros) – semble en passe de manquer un objectif clé lié à la dette.

Les SLB sont des titres de créance qui sont généralement structurés comme des obligations classiques, mais avec quelques caractéristiques supplémentaires notables. Lors de la création de l’obligation, l’émetteur convient d’un certain nombre d’objectifs liés à la durabilité (indicateurs clés de performance (« KPI »)) – tels que la baisse de l’intensité du bouquet énergétique (aussi appelé « mix ») dans le cas d’Enel – dans un certain laps de temps. Les caractéristiques de l’obligation s’ajustent ensuite en fonction de la réalisation de ces indicateurs clés de performance. Ces changements concernent généralement le coupon de l’obligation, c’est-à-dire l’augmentation des intérêts dus sur l’obligation si l’émetteur n’atteint pas ses indicateurs clés de performance dans les délais convenus.

Contexte et indicateurs de développement durable liés à la dette d’Enel

L’électricien italien Enel a émis dix obligations assorties d’objectifs à atteindre en décembre 2023 (dont le montant de l’encours est d’environ 0.5 milliards d’euros – soit environ 37 % de sa dette en circulation émise sous format SLB) pour lesquelles la société devra probablement payer la pénalité. Les SLB, dont la date d’observation cible est fixée à 2023, sont liées à la réduction par Enel de l’intensité des émissions de scope 1 à 148 gCO2e/kWh. L’entreprise a réalisé des progrès significatifs en réduisant l’intensité de ses émissions de scope 1 de 372 gCO2e/kWh en 2018 à 214 gCO2/kWh en 2020, même si l’intensité du mix a par la suite légèrement augmenté.

Suite aux changements apportés à la politique énergétique européenne principalement motivés par le conflit Ukraine/Russie (ces derniers ayant retardé l’arrêt de certaines centrales à charbon), ilest peu probable qu’Enel atteigne ses objectifs en matière d’émissions de carbone à la fin de l’année 2023 – comme également relevé par l’Anthropocene Fixed Income Institute (AFII). Par ailleurs, le 25 octobre dernier Enel a déclaré avoir conclu deux cessions annoncées quelques mois auparavant : elle vend premièrement l’ensemble de ses activités roumaines. Cette activité comprend la distribution, la fourniture et les services, mais aussi une capacité de production d’énergie renouvelable d’environ 600 MW. Enel vend également quatre parcs solaires au Chili, d’une capacité totale de 416 MW. Dans son dernier rapport trimestriel pour la période allant jusqu’à septembre 2023, Enel disposait d’une capacité renouvelable totale de 54,8 GW, soit 66 % de sa capacité de production : les cessions supprimeront donc environ 1,9 % de la capacité renouvelable d’Enel.

Conséquences directes

Il s’agirait de la pénalité la plus importante jamais infligée à un marché dont la première obligation a été émise par Enel en 2019. Elle pourrait entrainer une augmentation annuelle des coûts d’intérêt de l’entreprise de 27 millions de dollars. Les intérêts totaux représenteraient 1 % de la charge de la dette totale d’Enel. La probabilité de cet évènement souligne également la manière dont la crise énergétique, déclenchée notamment par l’invasion de l’Ukraine par la Russie, entrave les engagements des entreprises en matière de climat. D’autres émetteurs de SLB ont ressenti les retombées, comme Greece Public Power Corp. qui a déjà manqué un objectif similaire.

Nous avons courant octobre pu observer une divergence des rendements de deux SLB d’Enel comparables avec une maturité à 2027 (l’un avec et l’autre sans target date 2023) indiquant potentiellement que le marché anticipait un « step-up » du coupon de 25bp sur celle dont la date d’observation cible est 2023. Cependant, le rallye de début novembre a effacé ce différentiel. De manière plus générale, la courbe d’Enel ne valorise pas aujourd’hui un « step-up »généralisé sur les dix SLB en question.

La principale menace liée à l’éventuelle non-atteinte de l’objectif serait que le marché revalorise intégralement la dette en circulation d’Enel, suite à une crédibilité de transition climatique endommagée, augmentant de ce fait le futur coût de la dette lors que l’entreprise viendra se refinancer. Les investisseurs obligataires valorisent aujourd’hui tous les SLB (ou presque) comme des obligations classiques, c’est-à-dire sans aucune probabilité qu’un « step-up » de coupon ne soit jamais activé, à la fois par simplicité de comparaison avec des titres sans « step-up », et par la difficulté d’estimer la probabilité d’atteinte des évènements de déclenchement, étant donné le grand nombre de sociétés émettrices et de titres pouvant avoir des cibles et des « step-up » différents pour un même émetteur.

Notre opinion

Il y a quelques mois, nous avons recalculé la trajectoire de décarbonation de l’entreprise via notre modèle Low Carbon Trajectory (LCT). Celle-ci illustre clairement la décarbonation drastique du mix d’Enel jusqu’en 2020 puis que son intensité remonte légèrement, pour atterrir à 229 gCO2e/kWh en 2022. Notre couloir de confiance montre qu’au vu des investissements réalisés par l’entreprise, nous ne nous attendions effectivement pas à ce qu’Enel atteigne son objectif.

Depuis, l’entreprise a communiqué qu’au S1 2023 ce chiffre s’élevait à 173 gCOe/kWh. Ce chiffre est inférieur d’environ 25 % à celui de la même période de l’année dernière, après qu’Enel ait vendu ses actifs russes. Malgré tout, nous n’avons pas connaissance d’investissements significatifs ou d’acquisitions qui permettraient à Enel de rebalancer son mix énergétique à temps.

La Française AM à la COP 28 : retrouver la voie égarée

Les pourparlers climatiques reprennent à Dubaï le 30 novembre, dans un contexte marqué par des événements météorologiques violents, des conflits géopolitiques et une attention croissante du public sur l’intégrité des engagements déclarés. Comme chaque année, la COP suscite des interrogations sur son potentiel de surprise et de changement.

Dans l’ensemble, selon l’Organisation météorologique mondiale, la température moyenne de la surface terrestre entre 2023 et 2027 devrait être de 1,1°C à 1,8°C supérieure à la moyenne de la fin du XIXe siècle. Une grande part de cette augmentation est attribuée à nos récentes actions. Le rapport de l’évaluation mondiale (qui mesure le retard par rapport aux objectifs de 2015 et aux accords de Paris) souligne spécifiquement que 42 % des émissions depuis 1850 proviennent de la période 1990-2019. Il est évident que des politiques et des engagements financiers plus ambitieux sont nécessaires pour maintenir l’objectif de 1,5°C.

Après plusieurs années de stagnation, voire de désillusions, cette COP doit démontrer que les négociations climatiques restent pertinentes et peuvent induire un changement significatif à la hauteur du défi. Il est crucial de rappeler que la trajectoire de 1,5°C exige désormais une réduction de 43 % des émissions mondiales d’ici 2030 par rapport à 2019, et de 60 % d’ici 2035. Il est important de noter qu’après les accords de Paris, les émissions de CO2 ont connu une nette augmentation jusqu’en 2021 et doivent atteindre leur pic avant 2025 pour envisager cette trajectoire.

La direction de la COP28 cherche à stimuler les contributions, qu’elles soient publiques ou privées, axées sur les domaines d’intervention ci-dessous, chacun susceptible de comporter des éléments de changement significatif :

1. Accélérer la transition énergétique et réduire les émissions avant 2030 ;

2. Garantir le financement climatique ;

3. Préserver la nature, favoriser une transition équitable et impliquer la société civile ;

4. Favoriser l’inclusion.

Concernant les sujets plus traditionnels de la transition énergétique, l’accent sera mis sur l’accélération du retrait du charbon, qui ne semble pas promettre de surprises positives. Les projections du Rapport d’évaluation 6 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (AR6) indiquent qu’un alignement avec l’objectif de 1,5 °C nécessiterait une réduction de 67 à 82 % de l’utilisation du charbon d’ici 2030 par rapport à 2019. Atteindre cet alignement nécessiterait un accord en faveur d’une sortie plus marquée, étant donné que les nuances de la syntaxe actuelle laissent encore place à l’action.

En revanche, il semble que l’industrie pétrolière pourrait s’engager à réduire de moitié ses émissions des Scopes 1 et 2, tout en visant zéro émission de méthane dans la chaîne de valeur.

En ce qui concerne la capacité de remplacement, on peut également s’attendre à un engagement visant à tripler la capacité mondiale d’énergies renouvelables d’ici 2030. Il est important de noter que la tendance est positive, soutenue par la forte baisse des prix unitaires de l’énergie entre 2010 et 2019, avec une réduction moyenne de 85 % pour le solaire et de 55 % pour l’éolien.

Dans le secteur financier, l’un des plus grands points de déception concerne l’engagement à mobiliser des financements publics et privés pour la lutte contre le changement climatique, fixé à 100 milliards de dollars par an en 2020, mais qui n’a pas été atteint depuis. Cependant, selon le “5th biennial high-level ministerial dialogue on climate finance”, il est possible que cet objectif soit enfin atteint cette année, ce qui pourrait raviver l’espoir, car cet indicateur a souvent été utilisé comme reflet des ambitions climatiques. Les parties espèrent maintenant des engagements plus importants dans le financement de l’adaptation au changement climatique et en faveur des pays les plus vulnérables.

Le “stocktake” mentionne que les créations d’emplois liées à la transition énergétique seraient 3,5 fois supérieures aux suppressions de postes d’ici 2030. De véritables progrès pourraient découler de la notion de transition juste, qui intègre la nature et l’aspect humain.

Lors de la COP27, les océans et les forêts ont été inclus dans les négociations en raison de leur interconnexion fondamentale avec le changement climatique. La santé, qu’elle affecte les humains ou notre système agricole, devrait être mentionnée formellement pour la première fois lors de la prochaine COP, car le changement climatique perturbe les systèmes de santé actuels : augmentation des coups de chaleur, conditions de travail plus difficiles, augmentation des maladies transmises par des virus, modification de la nutrition et des rendements des cultures.

Une différence notable cette année réside dans la prise de conscience générale de l’insuffisance des actions entreprises. Le “Global Stocktake” vise à proposer des politiques plus ambitieuses qui pourraient apporter la mesure nécessaire à une conversion positive de cette 28e édition de la COP. Pour maintenir l’objectif de 1,5 °C vivant, la clé de notre succès réside clairement dans une coopération internationale autour d’ambitions domestiques coordonnées, dépassant le débat sur la discrimination basée sur les contributions historiques et se concentrant sur les avantages plus uniformes pour les générations futures. Comme le dit le proverbe, “Les espèces qui survivent ne sont pas les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s’adaptent le mieux au changement”.

À propos de La Française AM

Les changements majeurs liés aux défis environnementaux et sociétaux sont autant d’opportunités de considérer l’avenir. Les nouveaux leviers identifiés constitueront la croissance et la performance financière et immobilière de demain. C’est dans cet esprit que La Française, groupe de gestion, forge ses convictions d’investissement et conçoit sa mission. Le groupe utilise sa capacité d’innovation et sa technologie au service de sa clientèle et pour concevoir ses solutions d’investissement alliant rendement et durabilité. Organisé autour de 2 piliers que sont les « actifs financiers » et les « actifs immobiliers », La Française se développe auprès d’une clientèle institutionnelle et patrimoniale en France et à l’international. La Française gère plus de 55 milliards d’euros d’actifs à travers ses implantations à Paris, Francfort, Hambourg, Londres, Luxembourg, Madrid, Milan et Séoul. (31/12/2021). La Française est une filiale de la Caisse Régionale du Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE), membre du Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Groupe Crédit Mutuel, rating Standard & Poor’s (06/2021) : Long Terme : A, perspective stable / Court terme : A-1.

BNP PARIBAS AM : investisseurs et défi de la biodiversité

La biodiversité est menacée par les activités humaines telles que la production industrielle, l’exploitation forestière, l’agriculture et l’exploitation minière. Ces activités ont des effets déstabilisants sur la qualité de l’air et de l’eau, l’utilisation des sols et le changement climatique, pour ne citer qu’eux. Les investisseurs devraient, selon nous, prêter attention aux déséquilibres qui en résultent et qui affectent certains secteurs d’activité spécifiques, mais aussi des économies tout entières.

La biodiversité désigne l’incroyable richesse de la vie sur Terre. Contraction de « diversité biologique », ce mot englobe tous les organismes vivants de la planète : bactéries, insectes, plantes, animaux, êtres humains, etc.

Le concept de biodiversité est généralement abordé à trois niveaux : la diversité génétique couvre les différents gènes présents dans toutes les plantes, tous les animaux et tous les organismes vivants ; la diversité des espèces désigne les différences observées au sein et entre les populations d’espèces, ainsi qu’entre les différentes espèces présentes sur Terre ; enfin, la diversité des écosystèmes recouvre les processus, les habitats, les communautés et les variations au sein de n’importe quelle zone géographique.

Selon la Royal Society, la biodiversité est indispensable aux processus qui assurent le maintien de toutes les formes de vie sur Terre, y compris celles des êtres humains. Une grande variété d’animaux, de plantes et de micro-organismes contribue à optimiser la santé des écosystèmes qui fournissent l’air que nous respirons et la nourriture que nous mangeons.

À titre d’exemple, la Royal Society indique que « les pollinisateurs tels que les oiseaux, les abeilles et autres insectes sont responsables, selon les estimations, d’un tiers de la production agricole mondiale », tandis que « l’agriculture dépend également des invertébrés qui contribuent à maintenir la santé du sol dans lequel les cultures poussent ». La Royal Society ajoute que « la vie dans les océans constitue la principale source de protéines animales pour de nombreuses personnes ».

Une menace pour la biodiversité

L’activité humaine met en péril la richesse de la biodiversité de notre planète. Entre 1970 et 2019, les populations de mammifères, d’oiseaux, d’amphibiens, de reptiles et de poissons ont diminué en moyenne de 68 %, soit un déclin plus rapide qu’à toute autre période de l’histoire de l’humanité. Selon la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, une organisation intergouvernementale, les principaux vecteurs de la perte de biodiversité sont notamment la perte d’habitat, la pollution et le changement climatique. Aujourd’hui, près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction, dont beaucoup d’ici quelques décennies.

Pourquoi la perte de biodiversité est importante pour les investisseurs

La perte de biodiversité est incontestablement une tragédie à bien des égards. Il s’agit également d’un élément important que les investisseurs doivent prendre en considération, dans la mesure où les entreprises sont susceptibles de se trouver confrontées à des risques de transition et à des risques physiques, ainsi qu’à des risques de litige et à des risques réglementaires. Ces risques peuvent affecter la valeur des investissements.

C’est la raison pour laquelle il est important de bien en comprendre l’impact éventuel sur un portefeuille d’investissement, d’autant plus que certains secteurs sont soumis à davantage de risques que d’autres. Par exemple, les secteurs les plus exposés sont l’énergie, les mines et les métaux, les services aux collectivités, ainsi que l’alimentation et les boissons.

Un autre domaine touché par la perte de biodiversité est la recherche pharmaceutique de nouveaux principes actifs et de nouvelles molécules dans les organismes végétaux et océaniques. Celle-ci promet de nouveaux traitements pour les pathologies humaines ou des moyens de lutter contre les bactéries résistantes aux antibiotiques. La perte de biodiversité limite notre capacité à explorer ces domaines.

Selon un rapport du Forum économique mondial, 25 % des médicaments utilisés en médecine moderne sont dérivés de plantes de la forêt tropicale, tandis que 70 % des médicaments contre le cancer sont des produits naturels ou synthétiques inspirés de la nature. Autrement dit, chaque fois qu’une espèce disparaît, nous nous privons d’un possible nouveau traitement.

Et les répercussions sont en réalité encore plus importantes. La perte de biodiversité pourrait mettre en péril toutes les économies et notre prospérité. Dans le même rapport, le Forum économique mondial estime que 44 000 milliards USD de valeur économique générée — plus de la moitié du PIB mondial — dépendent modérément ou fortement de la nature et ses services qu’elle rend et sont vulnérables au déclin de la nature.

De quelle manière les investisseurs peuvent-ils faire la différence ?

Depuis le Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, les dirigeants du monde entier sont conscients de l’importance de placer le développement durable au centre du développement économique. S’il est impossible d’arrêter l’activité économique, il est toutefois possible de s’efforcer de réduire son empreinte sur la biodiversité.

Il est également de plus en plus admis que le fait de protéger et de restaurer les écosystèmes naturels peut favoriser la croissance économique et créer de nouvelles opportunités commerciales, selon le Forum économique mondial. Comme le souligne ce dernier, les entreprises dépendent des ressources naturelles et des services écosystémiques et ont donc la responsabilité d’en assurer la pérennité.

Ainsi, le secteur privé a joué un rôle important avant et pendant la conférence des Nations unies sur la biodiversité (COP15) de décembre 2022, en contribuant à une étape historique : la définition du Cadre mondial pour la biodiversité. L’un des objectifs pour 2030 adoptés lors de la COP15 est l’obligation pour les grandes entreprises transnationales et les institutions financières de surveiller, d’évaluer et de rendre publics de manière transparente les risques auxquels elles sont exposées, ainsi que leurs dépendances et leurs impacts sur la biodiversité par le biais de leurs opérations, de leurs chaînes d’approvisionnement et de leurs portefeuilles.

La toute nouvelle Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (Groupe de travail sur la publication d’informations financières liées à la nature) jouera un rôle essentiel en proposant un cadre de gestion des risques et de publication d’informations qui permettra aux organisations de rendre compte de l’évolution des risques liés à la nature et de prendre des mesures à cet égard.

Parallèlement, Nature Action 100, une initiative menée par les investisseurs pour mobiliser les entreprises et les gouvernements, vise à combler une lacune importante dans le secteur de la gestion d’actifs en créant une plateforme fondée sur des données scientifiques grâce à laquelle les investisseurs peuvent définir une stratégie claire quant à la manière dont les entreprises et les gouvernements se doivent d’agir pour protéger la biodiversité. Ce dialogue avec les entreprises sera conçu de manière à ce que les principales entreprises prennent des mesures énergiques et rapides pour remédier à leur impact sur la biodiversité et à leur dépendance à l’égard de celle-ci. Ces missions de sensibilisation seront complétées par un dialogue politique avec les responsables politiques concernés et soutenues par un groupe de conseil technique.

La protection de l’environnement et de la biodiversité est au cœur de la stratégie et de la philosophie d’investissement de BNP Paribas Asset Management.

BNP Paribas Asset Management propose une gamme de solutions qui ciblent les défis liés à la biodiversité, dont un ETF (fonds indiciel coté).

AllianzGI : lancement du fonds Social Conviction Equity

Ce fonds actions ISR best-in-class couvre la zone euro et peut investir dans tous les secteurs. Il est géré activement et cible la performance de long terme. Il sélectionne des entreprises socialement avancées en s’appuyant sur une notation sociale minimale, l’utilisation d’indicateurs de performance sociale et l’engagement actionnarial sur les questions sociales.

Allianz Global Investors (AllianzGI), l’un des principaux acteurs mondiaux de la gestion active, annonce aujourd’hui le lancement de son fonds Social Conviction Equity. Il est géré à Paris par l’équipe Conviction Equity, qui dispose d’une expérience en matière d’investissement responsable depuis plus de 20 ans.

Ce fonds actions ISR best-in-class géré activement est axé sur les enjeux sociaux. Il est classifié article 8 selon la réglementation SFDR. Il investit selon des critères sociaux couverts par une note sociale minimale, le recours à des indicateurs (KPI) sociaux et l’engagement sur les questions sociales. La sélection des titres est fondée sur une analyse fondamentale intégrant à la fois des critères financiers et ESG.

L’accroissement des inégalités de pouvoir d’achat, la transformation numérique et le développement de l’intelligence artificielle, et enfin la transition écologique et énergétique sont trois grandes tendances actuelles qui ont poussé les acteurs de l’économie à mieux prendre en compte les aspects sociaux. Cela passe par l’équité dans la répartition des ressources mais aussi la recherche du bien-être de l’individu dans le monde du travail et dans la société en général.

L’objectif du fonds est donc double : surperformer le marché des actions de la zone euro (représenté par l’indice MSCI EMU) sur les moyen et long termes ; et gérer les risques sociaux en sélectionnant les émetteurs qui apportent une contribution sociale positive tout au long de la chaîne de valeur (y compris les fournisseurs, le capital humain, la société et les communautés). Une contribution sociale positive peut être représentée soit par le profil social de l’entreprise, supérieur à la moyenne dans un secteur donné, ou par les produits et services proposés par l’entreprise et répondant à un objectif social clair.

Un processus d’investissement rigoureux

Une note sociale est d’abord calculée à l’aide d’un modèle propriétaire éprouvé. La sélection de titres se fait ainsi sur une cinquantaine de critères sociaux, qui sont à la disposition de nos professionnels de l’investissement et sont susceptibles d’être pris en compte selon les secteurs, en fonction de leur pertinence.

Les gérants réalisent également un suivi d’indicateurs sociaux qui mettent en avant une contribution sociale positive en complément de la notation sociale, pourvu qu’ils soient largement et régulièrement publiés. Ces indicateurs couvrent notamment la parité hommes-femmes, le capital humain, l’actionnariat salarié ou encore la transparence sociale.

L’équipe de gestion travaille en étroite collaboration avec les équipes Sustainability sur l’ensemble du processus d’investissement, depuis l’aspect méthodologique & données jusqu’à l’engagement, en passant par la recherche ESG pour les évaluations sociales.

Christophe Hautin, Gérant du fonds Allianz Social Conviction Equity, explique : « Nous avons constaté un intérêt croissant pour l’aspect social de l’ESG au cours des dernières années, et le S semble devenir le nouveau E (Environnement). Nous sommes à l’avant-garde de cette nouvelle tendance à Paris, et nous offrons une compréhension complète des contributions sociales positives tout au long de la chaîne de valeur, ce qui nous différencie clairement des autres fonds sociaux qui ont émergé sur le marché ».

Amine Benghabrit, Directeur général France, ajoute : « De bonnes pratiques sociales semblent être positivement corrélées avec la performance économique et financière de l’entreprise, ainsi que sa capacité d’innovation et sa productivité. Nous sommes ravis de proposer ce nouveau fonds à nos clients, leur permettant au travers de leurs investissements de participer à une contribution sociale positive. L’expérience de l’équipe en matière de gestion ISR best-in-class associée à nos méthodologies propriétaires seront clés pour le succès de cette stratégie. »

À propos d’Allianz Global Investors

Allianz Global Investors est l’un des principaux gestionnaires d’actifs mondiaux, comptant plus de 600 professionnels de l’investissement dans plus de 20 bureaux à travers le monde et gérant 516 milliards d’euros* d’actifs. Nous investissons à long terme et cherchons à générer de la valeur pour nos clients à chaque étape du processus d’investissement. Pour ce faire, nous sommes actifs – dans notre manière de travailler en partenariat avec nos clients, d’anticiper l’évolution de leurs besoins et d’élaborer des solutions sur les marchés publics et privés. L’accent mis sur la protection et l’amélioration des actifs de nos clients nous conduit naturellement à nous engager en faveur du développement durable afin de susciter des changements positifs. Notre objectif est d’améliorer l’expérience d’investissement de nos clients, quels que soient leur localisation et leurs objectifs.