Goldman Sachs dévoile une stratégie de crédit privé en Europe

Crédit privé
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Goldman Sachs Alternatives présente une nouvelle stratégie de crédit privé européen (« GSEC »). Ouverte et semi-liquide, capitalisant sur les 28 ans d’expérience de la société dans ce domaine. Avec déjà plus de 550 millions d’euros levés et 23 sociétés engagées. Cette initiative vise à élargir l’accès aux placements alternatifs.

Une stratégie guidée par l’expérience et la performance

Goldman Sachs Alternatives annonce le déploiement de sa toute nouvelle stratégie de crédit privé européen, baptisée “GSEC”. Capitalisant sur près de trois décennies d’expérience dans ce secteur spécifique. Cette initiative s’inscrit dans la lignée des efforts constants de la société pour élargir l’accès à sa plateforme de placements alternatifs. Tant pour les investisseurs professionnels que pour les particuliers qualifiés. Lancée avec succès au quatrième trimestre 2023, la stratégie GSEC a rapidement suscité un vif intérêt. Réunissant plus de 550 millions d’euros auprès des investisseurs et établissant des partenariats avec 23 sociétés à ce jour.

Depuis son entrée sur le marché du crédit privé européen en 1996, Goldman Sachs Alternatives a tissé des liens étroits avec les entreprises et les sponsors financiers. Naviguant avec succès à travers divers cycles économiques et contextes de marché. Avec près de $180Md investis depuis ses débuts, l’activité de crédit privé de la société figure parmi les principales plateformes mondiales. Bénéficiant d’une présence significative sur les marchés clés des États-Unis, d’Europe et d’Asie. La stratégie de prêts directs seniors, qui totalise plus de 65 milliards de dollars d’actifs sous gestion, a soutenu plus de 440 entreprises au fil des ans.

Goldman Sachs élargit son influence avec cette stratégie de crédit privé européen

Les compétences d’origination de Goldman Sachs, soutenues par un réseau étendu au sein de la communauté des entreprises et des sponsors financiers, ont permis à son équipe de constituer des portefeuilles de dette senior de premier ordre. Provenant directement d’emprunteurs de taille moyenne à grande. Ciblant les entreprises résilientes dans des secteurs non cycliques et à l’abri des récessions. Cette stratégie vise à produire des rendements stables dans divers contextes économiques.

Cette nouvelle démarche s’inscrit dans la stratégie globale. Goldman Sachs visant à élargir l’accès à sa plateforme de placements alternatifs, évaluée à 450 milliards de dollars. Offrant ainsi de nouvelles opportunités aux investisseurs qualifiés et professionnels pour tirer parti des marchés non cotés. Notamment en termes de rendement et de diversification. Le lancement de la stratégie GSEC fait suite à la clôture réussie du fonds Private Markets ELTIF 2023. Ouvrant ainsi la voie à une exposition directe à une variété d’investissements dans différents secteurs et stratégies des marchés non cotés.

James Reynolds, Responsable mondial du direct lending chez Goldman Sachs Alternatives, commente :

« Nous pensons avoir une position différenciée en tant qu’acteur historique de premier plan sur les marchés du prêt direct en Europe et dans le monde. Nous continuons à considérer le marché du crédit privé européen comme une source active de rendements stables pour les investisseurs et nous sommes heureux de continuer à trouver des moyens pour les investisseurs d’accéder à ces marchés. »

A propos du crédit privé au sein de Goldman Sachs Alternatives

Goldman Sachs est un leader mondial dans le domaine des solutions alternatives. Ils gère plus de 450 milliards de dollars d’actifs avec plus de 30 ans d’expertise. Investissant dans diverses solutions alternatives telles que le capital-investissement, le capital-développement, le crédit privé, l’immobilier, les infrastructures, le développement durable et les hedge funds… Goldman Sachs offre à ses clients un accès à travers différentes stratégies, partenariats personnalisés et programmes à architecture ouverte.

Fondée sur des valeurs de partenariat et de succès partagé, la société cherche à fournir des performances d’investissement à long terme. En s’appuyant sur son réseau mondial et son expertise sectorielle diversifiée.

Le département de crédit privé de Goldman Sachs Alternatives a été établi en 1996. C’est l’un des principaux acteurs mondiaux dans ce domaine. Gérant plus de 110 milliards de dollars d’actifs répartis entre diverses stratégies. Avec une expertise approfondie, des relations étendues et une portée mondiale, l’équipe soutient des entreprises de toutes tailles, du marché intermédiaire aux grandes capitalisations, en fournissant des solutions de financement sûres et rapides.

Approfondir la lecture avec cet article : Du GNR pour notre économie verte !

Du GNR pour notre économie verte !

Paris, le 13 Février 2024, dans un contexte de baisse de l’activité du secteur, Bruno Le Maire, ministre de
l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, annonce
plusieurs mesures de soutien aux entreprises du bâtiment et des travaux publics
.
Une mesure d’accompagnement des petites entreprises à la trajectoire de hausse
du tarif réduit d’accise sur le gazole non routier (GNR)

( la boutade du titre de votre média préféré Green Finance suffira amplement comme commentaire )

Les entreprises du secteur du BTP, dont le nombre de salariés n’excède pas 15,
pourront bénéficier, au titre de leur consommation 2024, d’un accompagnement
équivalent à 5,99 centimes par litre de GNR, dans la limite d’un montant maximal
de 20 000 €. Il sera versé en début d’année 2025.
Alors que le BTP n’a toujours pas retrouvé son niveau d’activité d’avant crise, cette
mesure d’accompagnement permettra de soutenir financièrement les petites
entreprises du secteur.
L’année 2024 sera par ailleurs mise à profit pour organiser une large concertation
avec les représentants du secteur afin d’envisager les mesures activables dans les
années à venir pour accompagner la trajectoire d’extinction progressive du tarif
réduit d’accise sur le GNR non-agricole : accompagnement financier du secteur,
promotion et valorisation des biocarburants, mesures d’aide à l’équipement en
matériels électriques ou moins consommateurs en carburants, renforcement des
contrôles quant à la bonne utilisation des tarifs réduits applicables.

Des mesures relatives à l’accélération des délais de paiement des administrations
publiques
Le projet de loi de simplification en cours de rédaction permettra une réduction
des délais de paiement des administrations publiques, ce qui participera à
améliorer la trésorerie des entreprises du secteur.
A cet égard, seront notamment examinées les possibilités de :

  • Limiter le report de paiement ou l’annulation à la première contestation de
    la part du donneur d’ordre public ;
  • Uniformiser et renforcer le niveau des taux d’intérêts moratoires appliqués
    aux mauvais payeurs publics ;
  • Rendre plus transparents les délais de paiement des payeurs publics ;
  • Appliquer automatiquement les intérêts moratoires plutôt qu’à la demande
    de l’entreprise.

Le Gouvernement annonce également la tenue au cours des prochaines semaines
d’un Conseil national de la construction et de la rénovation qui abordera
l’ensemble de ces sujets et des thématiques propres au secteur du BTP, dans la
poursuite des travaux des Assises du BTP qui ont eu lieu en 2023.

CR réunion de Green Cross France et territoires

Investissement 2024
Investissement 2024

La réunion stratégique de Green Cross France et territoires du 7 février 2024 a mis en lumière plusieurs projets et initiatives visant à promouvoir la résilience écologique et à sensibiliser les acteurs locaux aux enjeux environnementaux.

Projets innovants pour un avenir durable

Green Cross a présenté divers projets axés sur la transition écologique, notamment le plaidoyer pour un monde plus durable de Nicolas Imbert, les cycles de formation à impact et les recherches sur la résilience des territoires littoraux et montagneux.

Agenda des événements à venir

La réunion a également annoncé plusieurs événements à venir, tels que les Rencontres Territoriales de l’énergie et le Séminaire sur le tourisme littoral résilient, offrant des opportunités de partenariat pour les entreprises et les collectivités intéressées.

Groupe de travail “paix et environnement”

Un groupe de travail “paix et environnement” a été constitué pour aborder des questions liées à la sécurité nucléaire et à la démilitarisation progressive, avec la participation d’experts renommés dans le domaine.

Ces initiatives reflètent l’engagement continu de Green Cross à promouvoir la durabilité environnementale et la paix mondiale.

Approfondissez votre lecture avec cet article.

Les petites capitalisations européennes

AXA

Dans un contexte de remontée des taux, les petites capitalisations européennes offrent un refuge attractif pour les investisseurs cherchant à diversifier leur portefeuille tout en limitant leur exposition à l’endettement.

La résilience des petites valeurs européennes

Malgré les turbulences observées en 2022, les petites capitalisations européennes ont affiché une performance solide en 2023. Bénéficiant d’un rebond significatif à la fin de l’année. Des entreprises telles que NCAB Group et Carel Industries illustrent parfaitement ce potentiel. Avec des situations financières saines, une croissance robuste et un endettement limité.

NCAB Group : leader dans un marché de niche en pleine expansion

NCAB Group, fabricant suédois de circuits imprimés, se distingue par sa position de leader sur un marché de niche et une croissance annuelle soutenue de 15%. Son faible endettement et son avance technologique en font un choix attrayant. Pour les investisseurs soucieux de limiter les risques liés à la hausse des taux.

Carel Industries : innovation et rentabilité dans le secteur de l’efficience énergétique

Carel Industries, entreprise italienne spécialisée dans les solutions de contrôle et de régulation des équipements de climatisation. Offre une rentabilité stable et des niveaux de marge brute élevés, tout en contribuant à l’efficience énergétique. Son expansion hors d’Italie et sa croissance soutenue en font une valeur prometteuse pour les investisseurs à la recherche de stabilité et de croissance à long terme.

À propos de Berenberg

Fondée en 1590, Berenberg est une banque privée européenne majeure, offrant une gamme complète de services financiers. Avec son siège à Hambourg et une présence internationale, Berenberg s’engage à fournir des solutions d’investissement de qualité et à accompagner ses clients dans la réalisation de leurs objectifs financiers.

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Swiss Life Asset Managers France investit dans un camping

Swiss life camping
Swiss life camping

Swiss Life Asset Managers France annonce son premier investissement pour le compte de son FPCI Plein Air Invest, aux côtés du Groupe Inspire Villages, dans le camping 4 étoiles “Les Vallons de l’Océan” situé à La Plaine-sur-Mer, en Loire-Atlantique.

Une stratégie axée sur le développement touristique

L’acquisition du camping s’inscrit dans la stratégie d’investissement du fonds Plein Air Invest, qui vise à constituer un portefeuille d’hôtels de plein air dans des zones touristiques attractives. Le camping, idéalement situé sur la côte de Jade à proximité de Pornic et de Nantes, offre un cadre enchanteur et une variété d’hébergements adaptés aux besoins des vacanciers.

Investir dans l’expérience touristique : une vision partagée

Le partenariat entre Inspire Villages et Swiss Life Asset Managers France permettra de transformer l’établissement sous l’enseigne Inspire Villages, offrant ainsi une expérience haut de gamme aux vacanciers tout en générant des rendements attrayants pour les investisseurs du FPCI Plein Air Invest. Johanna Capoani, Directrice du pôle hôtellerie, souligne l’importance de cette acquisition dans la croissance du fonds et dans l’offre de solutions d’investissement diversifiées pour les clients de Swiss Life Asset Managers France.

À propos de Swiss Life Asset Managers

Swiss Life Asset Managers, fort de plus de 165 ans d’expérience, gère les actifs du groupe Swiss Life dans une approche responsable des risques. Avec une présence internationale et une expertise reconnue en gestion immobilière, Swiss Life Asset Managers propose des solutions d’investissement à long terme pour accompagner ses clients dans la réalisation de leurs objectifs financiers, dans un souci constant de liberté de choix et de durabilité.

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Stratégies d’investissement : actions défensives

actions défensives
actions défensives

Nicolas Magnac-Dajean, spécialiste senior Multi Assets chez Nordea Asset Management, met en lumière l’attractivité des actions défensives dans un contexte de marché volatil et d’incertitudes économiques.

L’intérêt des actions défensives

Dans un environnement financier complexe marqué par des signaux économiques mitigés, les actions défensives se révèlent être des options attrayantes pour les investisseurs. Malgré les incertitudes entourant l’économie mondiale, ces actions offrent des fondamentaux solides et une croissance régulière des résultats et des dividendes sur le long terme.

Une approche résiliente et pertinente pour l’avenir

Les stratégies d’investissement axées sur les actions défensives présentent des caractéristiques attrayantes, telles que des barrières à l’entrée élevées et un “pricing power” fort. Ces atouts les rendent moins sensibles à la volatilité des marchés et aux fluctuations des taux d’intérêt, offrant ainsi une solution attractive dans un environnement d’incertitudes croissantes.

À propos de Nordea Asset Management

Nordea Asset Management, membre du groupe Nordea, propose une large gamme de fonds d’investissement aux investisseurs européens et mondiaux. Avec une présence internationale et une approche multi-boutique durable, Nordea vise à générer de l’alpha de façon durable pour le bénéfice de ses clients, couvrant toutes les classes d’actifs et les marchés à travers le monde.

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Federal Finance Gestion : une année 2023 prometteuse

Federal Finance Gestion
Federal Finance Gestion

Federal Finance Gestion clôture l’année 2023 avec une collecte de 2.1 milliards d’euros, portant ses encours gérés à 43.5 milliards d’euros. Cette performance, dans un contexte financier en évolution, démontre la solidité et l’agilité de l’entreprise, alimentée par des axes stratégiques forts : l’innovation financière, l’investissement responsable et la gestion thématique.

Une belle dynamique pour Federal Finance Gestion en 2023

Dans un marché en constante mutation, ils affichent des résultats très satisfaisants, notamment grâce à une collecte diversifiée provenant tant d’une clientèle retail que de la clientèle institutionnelle. Cette réussite est le fruit de son engagement à offrir des solutions d’investissement originales et performantes, notamment à travers le développement de fonds d’investissement responsable.

Des ambitions fortes pour l’avenir

Ancrée au sein du Groupe Crédit Mutuel Arkéa, Federal Finance Gestion reste résolument engagée à répondre aux besoins de ses clients en proposant des solutions d’investissement innovantes. Les ambitions de l’entreprise pour l’avenir incluent le développement de gammes de fonds d’investissement responsable et le soutien aux entreprises locales, illustrés par le lancement de nouveaux produits répondant aux besoins spécifiques des clients privés et solidaires.

Alain Guélennoc, Président du Directoire, exprime sa fierté devant ces réussites collectives, soulignant ainsi la contribution de l’entreprise au développement du Groupe.

À propos de Federal Finance Gestion

Federal Finance Gestion, affiliée à Arkéa Investment Services, offre près de 44 milliards d’euros d’encours sous gestion, répartis entre différentes expertises. Au cœur de son activité, l’Investissement Socialement Responsable demeure une conviction fondamentale.

À propos d’Arkéa Investment Services

Arkéa Investment Services regroupe les spécialistes en gestion d’actifs et banque privée du Crédit Mutuel Arkéa, totalisant plus de 66 Md€ d’encours sous gestion. L’objectif est de créer des solutions pour protéger et valoriser les placements des clients, soutenant ainsi la réalisation de leurs projets.

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Manipulation prudente des données d’émissions de scope 3

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Dans l’analyse climatique, les émissions Scope 3 sont cruciales mais sous-déclarées. Les entreprises soulignent les difficultés de calcul et leur caractère indirect, tandis que les investisseurs voient en elles des indicateurs clés pour évaluer les risques et les opportunités liés à la transition écologique. Les émissions Scope 3, bien que nécessaires, ne suffisent pas à elles seules pour évaluer l’impact climatique d’une entreprise. Les défis persistent également du côté des fournisseurs de données. La qualité des données est essentielle pour les investissements, mais les investisseurs doivent également tenir compte d’autres aspects dans leur analyse climatique.

Regards croisés des investisseurs et des entreprises

Dans le domaine complexe de l’analyse climatique du point de vue des investisseurs. Les émissions de scope 3 reviennent fréquemment comme un défi majeur. Les données sont souvent jugées incomplètes, peu fiables et insuffisantes pour définir des stratégies d’investissement en décarbonation. Les entreprises, quant à elles, soulignent les difficultés de calcul. Et le caractère indirect de ces émissions, ce qui les exclut partiellement de leur responsabilité. Cependant, de nombreux experts considèrent les données de scope 3 comme cruciales pour une analyse climatique approfondie. Chez Candriam, ils reconnaissent l’importance de ces données dans l’évaluation de l’alignement des entreprises. Avec les objectifs de l’Accord de Paris, tout en étant conscients de leurs limites contextuelles et structurelles.

Un pilier crucial de l’analyse carbone des entreprises

Les émissions Scope 3 représentent les émissions de gaz à effet de serre indirectes, qu’elles se situent en amont (fournisseurs, etc.) ou en aval (distribution, utilisation du produit, gestion de la fin de vie) des opérations d’une entreprise. Bien qu’indirectes, ces émissions sont essentielles à prendre en compte, car souvent, les enjeux carbone ne se limitent pas à la production d’un produit, mais concernent également les matières premières qui le composent ou son utilisation. Par exemple, dans le cas d’une entreprise pétrolière, il est peu pertinent d’analyser uniquement les émissions Scope 1 & 2, car la majorité des émissions liées au pétrole se produit lors de sa combustion par les clients. Se concentrer uniquement sur la décarbonation des Scopes 1 & 2 reviendrait à ne considérer que l’extraction du pétrole, sans prendre en compte le produit final fortement carboné.

Analyser les émissions Scope 3 ne vise pas à attribuer à chaque entreprise les émissions dont elle est “responsable” – une tâche complexe et subjective. Les investisseurs s’y intéressent parce qu’elles sont essentielles pour évaluer les risques et la résilience à long terme du modèle économique des entreprises. Les chaînes de valeur les plus émettrices de carbone devront consentir les efforts les plus importants, et cela aura des répercussions sur tous les acteurs impliqués. L’analyse des émissions Scope 3 est donc indispensable pour évaluer la position d’une entreprise vis-à-vis de la transition écologique, les ajustements nécessaires à son adaptation à un monde à faibles émissions de carbone, ainsi que les risques et opportunités associés. Ces éléments sont cruciaux pour évaluer la pertinence d’un investissement à long terme, notamment dans les secteurs les plus émetteurs de carbone.


Les défis du reporting des données Scope 3

Bien que le Scope 3 offre une vision plus globale des émissions tout au long de la chaîne de valeur, il présente des biais sectoriels significatifs, tout comme le Scope 1&2. Certains secteurs, notamment l’industrie, affichent naturellement des émissions Scope 3 plus élevées que d’autres, ce qui ne reflète pas nécessairement leur engagement ou leur stratégie climatique. Par exemple, les fabricants d’équipements industriels sont au cœur des processus industriels et génèrent donc des émissions Scope 3 considérables en aval. De même, les fournisseurs de solutions d’efficacité énergétique peuvent inclure dans leur Scope 3 une partie des émissions de CO2 liées à la consommation énergétique de leurs clients. Exclure ces entreprises des portefeuilles d’investissement ou les encourager à négliger les clients les plus émetteurs serait contre-productif pour la transition énergétique.

Progrès nécessaires du côté des entreprises

La publication des émissions scope 3 par les entreprises demeure insatisfaisante. En raison de la complexité de l’exercice et du manque de normes communes pour le calcul des émissions. Le GHG Protocol laisse une marge importante aux entreprises pour définir leurs émissions matérielles et la méthode de calcul. Entraînant ainsi de fortes disparités, même au sein d’un même secteur. Par exemple, les fabricants de semiconducteurs, bien qu’importants dans la transition énergétique, ne sont pas tenus de communiquer sur l’impact carbone de leurs produits selon le GHG Protocol. Cependant, ils mettent en avant leurs “émissions évitées” à leurs clients, sans disposer d’une analyse complète des impacts carbone négatifs.

Il est crucial que les futures réglementations, notamment la CSRD (Corporate Sustainable Reporting Directive). Apportent une plus grande cohérence aux rapports climatiques des entreprises. Permettant ainsi aux investisseurs d’obtenir et de communiquer des données carbone fiables.

Défis également du côté des fournisseurs de données

En général, les données d’émissions sont publiées de manière volontaire par les entreprises auprès du Carbon Disclosure Project (CDP), puis collectées et potentiellement retraitées par les fournisseurs de données. Cependant, très peu d’entreprises publient des données complètes, ce qui conduit à des estimations de leurs émissions scope 3 via des modèles statistiques comportant de nombreux biais méthodologiques.

Ces estimations ne tiennent pas compte des spécificités de l’activité de l’entreprise ou de ses marchés finaux, ce qui peut conduire à des estimations incorrectes. De plus, les données extrêmes sont souvent éliminées, ce qui peut fausser les résultats et décourager les entreprises de publier des données exhaustives.

Le manque de fiabilité, de cohérence et de stabilité des données scope 3 complique la tâche des investisseurs pour fixer des objectifs au niveau du portefeuille, en particulier pour les portefeuilles concentrés avec un fort positionnement climatique.

L’importance des données scope 3 dans les investissements

La qualité des données scope 3 est essentielle pour orienter les investissements vers la transition écologique, mais elle ne suffit pas. Encourager la transparence des entreprises sur leurs émissions et intégrer des objectifs scope 3 dans leurs plans de décarbonation est crucial. Cependant, ces données ne sont qu’un aspect parmi d’autres dans l’analyse climatique, qui reste complexe et fondamentale pour évaluer l’alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris. Les investisseurs doivent s’entourer d’experts pour naviguer efficacement dans ce domaine.

A lire aussi : Tokyo émet des obligations climatiques pour décarboner son industrie

Renforcement de l’offre d’Amundi

Amundi, le leader européen de la gestion d’actifs, renforce son portefeuille en acquérant Alpha Associates, un spécialiste suisse des fonds de fonds basé à Zurich. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie d’expansion d’Amundi et vise à consolider son expertise dans le domaine de la multigestion d’actifs non cotés. Alpha Associates est reconnu pour son savoir-faire dans la gestion de fonds de fonds alternatifs, ce qui complète parfaitement le positionnement d’Amundi sur le marché de la gestion d’actifs.

Maîtrise des coûts : Un point fort d’Amundi

Malgré des commissions de gestion légèrement inférieures aux attentes. Amundi maintient une maîtrise des coûts irréprochable, soulignant ainsi l’excellence de sa gestion financière. Cette capacité à contrôler les coûts leur a permis de servir un bénéfice net de 1,2 milliard d’euros en 2023, malgré l’aversion au risque des clients et leur préférence pour des produits moins margés.

L’acquisition d’Alpha Associates enrichit l’« equity story » en élargissant son portefeuille d’offres et en renforçant sa présence dans des secteurs clés de l’investissement. Cette opération renforce la diversification de l’offre et lui permet de mieux répondre aux besoins variés de sa clientèle, notamment en matière de placements hors des actifs cotés.

Cette acquisition, bien que modeste à grande échelle, devrait offrir un effet positif de 2 % sur le bénéfice par action dans les trois prochaines années, sous réserve de réussir les synergies de revenus. Cet impact financier témoigne de la pertinence stratégique de l’opération et conforte la confiance des investisseurs dans la capacité d’Amundi à générer une croissance rentable à long terme.

Prix de la croissance

Malgré un multiple de valorisation élevé pour la cible, il mise sur ce deal comme un investissement pour la croissance future, s’appuyant sur son historique de succès en matière de fusions et acquisitions. Cette stratégie s’inscrit dans une vision à long terme visant à renforcer la position d’Amundi sur le marché mondial de la gestion d’actifs et à offrir de la valeur ajoutée à ses actionnaires.

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Pressions de l’alliance Climate Action 100+

nouveau fonds
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La pression sur les engagements climatiques des sociétés de gestion s’accroît avec le départ de JP Morgan Asset Management de la coalition Climate Action 100+. Ce mouvement, suivi par d’autres, reflète une tendance à la baisse des engagements, influencée par le camp républicain. Climate Action 100+ vise à mobiliser les investisseurs. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des grandes entreprises. Les investisseurs disposent de divers moyens pour exercer leur influence. Notamment par le biais de votes et de propositions de résolutions.

Climate Action 100+ : pression accrue sur les engagements climatiques

À l’approche des élections américaines, la pression sur les engagements climatiques des sociétés de gestion se renforce. JP Morgan Asset Management quitte la coalition d’investisseurs Climate Action 100+, une initiative visant à encourager les grandes entreprises à lutter contre le changement climatique. La société invoque le renforcement de ses équipes internes, comprenant désormais 40 professionnels spécialisés dans l’investissement durable.

Ce retrait fait suite à celui d’autres sociétés plus petites comme Walter Scott, PanAgora AM et Loomis Sayles. En 2022, le départ de Vanguard de l’initiative Net Zero Asset Managers avait déjà fait sensation, bien que ce géant de la gestion d’actifs ait été critiqué pour ses engagements limités en matière d’ESG.

Une baisse des engagements

La décision de JP Morgan AM de se retirer de Climate Action 100+ souligne une réduction notable des engagements. Sous l’influence grandissante du camp républicain aux États-Unis. Ce désengagement est d’autant plus remarquable après une saison d’assemblées générales en 2023. Qui a déjà révélé une diminution du soutien aux résolutions climatiques. Lancée à la fin de 2017, Climate Action 100+ rassemble plus de 700 investisseurs, allant des grandes institutions comme BlackRock, Goldman Sachs et Pimco à des petites structures telles que Montpensier Finance, avec un total de 68 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Son objectif est de mobiliser l’influence des investisseurs. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des grandes entreprises.

Départs en série et pression sur les investisseurs

Les investisseurs disposent de plusieurs moyens pour exercer leur influence. Notamment par le biais de votes lors des assemblées générales, de propositions de résolutions, de déclarations publiques, de correspondances ou de rencontres avec les entreprises.

En ce qui concerne les départs récents, celui de JP Morgan AM est suivi par ceux de sociétés plus petites. Telles que Walter Scott, PanAgora AM et Loomis Sayles, une filiale de Natixis IM basée à Boston. Loomis Sayles, fortement exposé aux énergies fossiles. A été critiqué en août par Reclaim Finance pour son manque de dialogue et d’engagement avec les entreprises polluantes. D’autres grands groupes, comme Vanguard et Fidelity Investment, n’ont jamais rejoint l’initiative Climate Action 100+.

Au cours des deux dernières années, les républicains ont vivement critiqué l’approche ESG des sociétés de gestion, arguant qu’elle compromet le retour sur investissement des épargnants. Dans cette bataille politique, le Texas a dressé une liste noire des gestionnaires d’actifs qu’il considère hostiles aux énergies fossiles, tandis que la Floride et d’autres États ont cessé de confier des capitaux à ces sociétés.

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