Manipulation prudente des données d’émissions de scope 3

Building
Building


Dans l’analyse climatique, les émissions Scope 3 sont cruciales mais sous-déclarées. Les entreprises soulignent les difficultés de calcul et leur caractère indirect, tandis que les investisseurs voient en elles des indicateurs clés pour évaluer les risques et les opportunités liés à la transition écologique. Les émissions Scope 3, bien que nécessaires, ne suffisent pas à elles seules pour évaluer l’impact climatique d’une entreprise. Les défis persistent également du côté des fournisseurs de données. La qualité des données est essentielle pour les investissements, mais les investisseurs doivent également tenir compte d’autres aspects dans leur analyse climatique.

Regards croisés des investisseurs et des entreprises

Dans le domaine complexe de l’analyse climatique du point de vue des investisseurs. Les émissions de scope 3 reviennent fréquemment comme un défi majeur. Les données sont souvent jugées incomplètes, peu fiables et insuffisantes pour définir des stratégies d’investissement en décarbonation. Les entreprises, quant à elles, soulignent les difficultés de calcul. Et le caractère indirect de ces émissions, ce qui les exclut partiellement de leur responsabilité. Cependant, de nombreux experts considèrent les données de scope 3 comme cruciales pour une analyse climatique approfondie. Chez Candriam, ils reconnaissent l’importance de ces données dans l’évaluation de l’alignement des entreprises. Avec les objectifs de l’Accord de Paris, tout en étant conscients de leurs limites contextuelles et structurelles.

Un pilier crucial de l’analyse carbone des entreprises

Les émissions Scope 3 représentent les émissions de gaz à effet de serre indirectes, qu’elles se situent en amont (fournisseurs, etc.) ou en aval (distribution, utilisation du produit, gestion de la fin de vie) des opérations d’une entreprise. Bien qu’indirectes, ces émissions sont essentielles à prendre en compte, car souvent, les enjeux carbone ne se limitent pas à la production d’un produit, mais concernent également les matières premières qui le composent ou son utilisation. Par exemple, dans le cas d’une entreprise pétrolière, il est peu pertinent d’analyser uniquement les émissions Scope 1 & 2, car la majorité des émissions liées au pétrole se produit lors de sa combustion par les clients. Se concentrer uniquement sur la décarbonation des Scopes 1 & 2 reviendrait à ne considérer que l’extraction du pétrole, sans prendre en compte le produit final fortement carboné.

Analyser les émissions Scope 3 ne vise pas à attribuer à chaque entreprise les émissions dont elle est “responsable” – une tâche complexe et subjective. Les investisseurs s’y intéressent parce qu’elles sont essentielles pour évaluer les risques et la résilience à long terme du modèle économique des entreprises. Les chaînes de valeur les plus émettrices de carbone devront consentir les efforts les plus importants, et cela aura des répercussions sur tous les acteurs impliqués. L’analyse des émissions Scope 3 est donc indispensable pour évaluer la position d’une entreprise vis-à-vis de la transition écologique, les ajustements nécessaires à son adaptation à un monde à faibles émissions de carbone, ainsi que les risques et opportunités associés. Ces éléments sont cruciaux pour évaluer la pertinence d’un investissement à long terme, notamment dans les secteurs les plus émetteurs de carbone.


Les défis du reporting des données Scope 3

Bien que le Scope 3 offre une vision plus globale des émissions tout au long de la chaîne de valeur, il présente des biais sectoriels significatifs, tout comme le Scope 1&2. Certains secteurs, notamment l’industrie, affichent naturellement des émissions Scope 3 plus élevées que d’autres, ce qui ne reflète pas nécessairement leur engagement ou leur stratégie climatique. Par exemple, les fabricants d’équipements industriels sont au cœur des processus industriels et génèrent donc des émissions Scope 3 considérables en aval. De même, les fournisseurs de solutions d’efficacité énergétique peuvent inclure dans leur Scope 3 une partie des émissions de CO2 liées à la consommation énergétique de leurs clients. Exclure ces entreprises des portefeuilles d’investissement ou les encourager à négliger les clients les plus émetteurs serait contre-productif pour la transition énergétique.

Progrès nécessaires du côté des entreprises

La publication des émissions scope 3 par les entreprises demeure insatisfaisante. En raison de la complexité de l’exercice et du manque de normes communes pour le calcul des émissions. Le GHG Protocol laisse une marge importante aux entreprises pour définir leurs émissions matérielles et la méthode de calcul. Entraînant ainsi de fortes disparités, même au sein d’un même secteur. Par exemple, les fabricants de semiconducteurs, bien qu’importants dans la transition énergétique, ne sont pas tenus de communiquer sur l’impact carbone de leurs produits selon le GHG Protocol. Cependant, ils mettent en avant leurs “émissions évitées” à leurs clients, sans disposer d’une analyse complète des impacts carbone négatifs.

Il est crucial que les futures réglementations, notamment la CSRD (Corporate Sustainable Reporting Directive). Apportent une plus grande cohérence aux rapports climatiques des entreprises. Permettant ainsi aux investisseurs d’obtenir et de communiquer des données carbone fiables.

Défis également du côté des fournisseurs de données

En général, les données d’émissions sont publiées de manière volontaire par les entreprises auprès du Carbon Disclosure Project (CDP), puis collectées et potentiellement retraitées par les fournisseurs de données. Cependant, très peu d’entreprises publient des données complètes, ce qui conduit à des estimations de leurs émissions scope 3 via des modèles statistiques comportant de nombreux biais méthodologiques.

Ces estimations ne tiennent pas compte des spécificités de l’activité de l’entreprise ou de ses marchés finaux, ce qui peut conduire à des estimations incorrectes. De plus, les données extrêmes sont souvent éliminées, ce qui peut fausser les résultats et décourager les entreprises de publier des données exhaustives.

Le manque de fiabilité, de cohérence et de stabilité des données scope 3 complique la tâche des investisseurs pour fixer des objectifs au niveau du portefeuille, en particulier pour les portefeuilles concentrés avec un fort positionnement climatique.

L’importance des données scope 3 dans les investissements

La qualité des données scope 3 est essentielle pour orienter les investissements vers la transition écologique, mais elle ne suffit pas. Encourager la transparence des entreprises sur leurs émissions et intégrer des objectifs scope 3 dans leurs plans de décarbonation est crucial. Cependant, ces données ne sont qu’un aspect parmi d’autres dans l’analyse climatique, qui reste complexe et fondamentale pour évaluer l’alignement avec les objectifs de l’Accord de Paris. Les investisseurs doivent s’entourer d’experts pour naviguer efficacement dans ce domaine.

A lire aussi : Tokyo émet des obligations climatiques pour décarboner son industrie

Renforcement de l’offre d’Amundi

Amundi, le leader européen de la gestion d’actifs, renforce son portefeuille en acquérant Alpha Associates, un spécialiste suisse des fonds de fonds basé à Zurich. Cette acquisition s’inscrit dans la stratégie d’expansion d’Amundi et vise à consolider son expertise dans le domaine de la multigestion d’actifs non cotés. Alpha Associates est reconnu pour son savoir-faire dans la gestion de fonds de fonds alternatifs, ce qui complète parfaitement le positionnement d’Amundi sur le marché de la gestion d’actifs.

Maîtrise des coûts : Un point fort d’Amundi

Malgré des commissions de gestion légèrement inférieures aux attentes. Amundi maintient une maîtrise des coûts irréprochable, soulignant ainsi l’excellence de sa gestion financière. Cette capacité à contrôler les coûts leur a permis de servir un bénéfice net de 1,2 milliard d’euros en 2023, malgré l’aversion au risque des clients et leur préférence pour des produits moins margés.

L’acquisition d’Alpha Associates enrichit l’« equity story » en élargissant son portefeuille d’offres et en renforçant sa présence dans des secteurs clés de l’investissement. Cette opération renforce la diversification de l’offre et lui permet de mieux répondre aux besoins variés de sa clientèle, notamment en matière de placements hors des actifs cotés.

Cette acquisition, bien que modeste à grande échelle, devrait offrir un effet positif de 2 % sur le bénéfice par action dans les trois prochaines années, sous réserve de réussir les synergies de revenus. Cet impact financier témoigne de la pertinence stratégique de l’opération et conforte la confiance des investisseurs dans la capacité d’Amundi à générer une croissance rentable à long terme.

Prix de la croissance

Malgré un multiple de valorisation élevé pour la cible, il mise sur ce deal comme un investissement pour la croissance future, s’appuyant sur son historique de succès en matière de fusions et acquisitions. Cette stratégie s’inscrit dans une vision à long terme visant à renforcer la position d’Amundi sur le marché mondial de la gestion d’actifs et à offrir de la valeur ajoutée à ses actionnaires.

A lire aussi :  Le potentiel de décarbonation de l’hydrogène – Candriam

Pressions de l’alliance Climate Action 100+

nouveau fonds
nouveau fonds


La pression sur les engagements climatiques des sociétés de gestion s’accroît avec le départ de JP Morgan Asset Management de la coalition Climate Action 100+. Ce mouvement, suivi par d’autres, reflète une tendance à la baisse des engagements, influencée par le camp républicain. Climate Action 100+ vise à mobiliser les investisseurs. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des grandes entreprises. Les investisseurs disposent de divers moyens pour exercer leur influence. Notamment par le biais de votes et de propositions de résolutions.

Climate Action 100+ : pression accrue sur les engagements climatiques

À l’approche des élections américaines, la pression sur les engagements climatiques des sociétés de gestion se renforce. JP Morgan Asset Management quitte la coalition d’investisseurs Climate Action 100+, une initiative visant à encourager les grandes entreprises à lutter contre le changement climatique. La société invoque le renforcement de ses équipes internes, comprenant désormais 40 professionnels spécialisés dans l’investissement durable.

Ce retrait fait suite à celui d’autres sociétés plus petites comme Walter Scott, PanAgora AM et Loomis Sayles. En 2022, le départ de Vanguard de l’initiative Net Zero Asset Managers avait déjà fait sensation, bien que ce géant de la gestion d’actifs ait été critiqué pour ses engagements limités en matière d’ESG.

Une baisse des engagements

La décision de JP Morgan AM de se retirer de Climate Action 100+ souligne une réduction notable des engagements. Sous l’influence grandissante du camp républicain aux États-Unis. Ce désengagement est d’autant plus remarquable après une saison d’assemblées générales en 2023. Qui a déjà révélé une diminution du soutien aux résolutions climatiques. Lancée à la fin de 2017, Climate Action 100+ rassemble plus de 700 investisseurs, allant des grandes institutions comme BlackRock, Goldman Sachs et Pimco à des petites structures telles que Montpensier Finance, avec un total de 68 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Son objectif est de mobiliser l’influence des investisseurs. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des grandes entreprises.

Départs en série et pression sur les investisseurs

Les investisseurs disposent de plusieurs moyens pour exercer leur influence. Notamment par le biais de votes lors des assemblées générales, de propositions de résolutions, de déclarations publiques, de correspondances ou de rencontres avec les entreprises.

En ce qui concerne les départs récents, celui de JP Morgan AM est suivi par ceux de sociétés plus petites. Telles que Walter Scott, PanAgora AM et Loomis Sayles, une filiale de Natixis IM basée à Boston. Loomis Sayles, fortement exposé aux énergies fossiles. A été critiqué en août par Reclaim Finance pour son manque de dialogue et d’engagement avec les entreprises polluantes. D’autres grands groupes, comme Vanguard et Fidelity Investment, n’ont jamais rejoint l’initiative Climate Action 100+.

Au cours des deux dernières années, les républicains ont vivement critiqué l’approche ESG des sociétés de gestion, arguant qu’elle compromet le retour sur investissement des épargnants. Dans cette bataille politique, le Texas a dressé une liste noire des gestionnaires d’actifs qu’il considère hostiles aux énergies fossiles, tandis que la Floride et d’autres États ont cessé de confier des capitaux à ces sociétés.

A lire aussi : Impact immédiat en 2024 de la directive CSRD

Tokyo émet des obligations climatiques pour décarboner son industrie

obligations climatiques
obligations climatiques

Mercredi, le Japon a lancé ses premières obligations souveraines climatiques. S’engageant à allouer 124 milliards d’euros sur dix ans pour aider ses industries à adopter des technologies plus respectueuses de l’environnement.

Lancement des obligations climatiques par le Japon

Mercredi dernier, le gouvernement japonais a lancé ses premières obligations climatiques. Dans le but d’accompagner en douceur les grandes industries du pays vers la décarbonation, malgré leur résistance au changement. Cette initiative vise à aider les entreprises à ajuster leurs modes de production pour réduire leur empreinte carbone. Le ministère des Finances a proposé 800 milliards de yens (environ 5 milliards d’euros) d’obligations à 10 ans. Avec une autre vente aux enchères prévue pour des obligations à 5 ans fin février. Sur une décennie, le Japon envisage d’émettre un total de 20 000 milliards de yens (environ 124 milliards d’euros) d’obligations de transition. Egalement appelées “obligations GX”, en référence au plan de transformation industrielle du pays.

Les retards s’accumulent au Japon

Selon le plan en vigueur, le Japon vise la neutralité carbone d’ici 2050. Nécessitant une refonte majeure de sa production d’électricité, de l’efficacité énergétique de ses bâtiments, et des pratiques industrielles. Cependant, les acteurs économiques rencontrent des difficultés à réduire leurs émissions de CO2. Plaidant pour une transition plus progressive de leurs processus de production. Le gouvernement prévoit que le nouvel instrument de financement encouragera ces entreprises à attirer des investissements privés supplémentaires vers des projets qui ne répondent pas entièrement aux critères des marchés “verts”. Mais qui pourraient néanmoins contribuer à terme à la réduction de l’empreinte carbone de la quatrième économie mondiale. Les obligations de transition seront ainsi ciblées sur des initiatives telles que la production de batteries de nouvelle génération. La recherche sur la fabrication d’acier utilisant de l’hydrogène, ainsi que le développement de semi-conducteurs en carbure de silicium.

Le risque d’écoblanchiment suscite des inquiétudes

Malgré les louanges pour les efforts de Tokyo en faveur de la décarbonation, certains analystes redoutent que certaines obligations de transition ne servent à financer des technologies controversées. Dans leur récente analyse, les experts du think-tank “Climate Integrate” à Tokyo soulignent ce risque et mentionnent notamment le soutien potentiel à des projets tels que la co-combustion à l’ammoniac, une initiative promue par Tokyo malgré les désaccords des organisations environnementales. Ils soulignent le défi consistant à permettre aux investisseurs d’évaluer de manière précise la cohérence de ces financements avec les objectifs de l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.

A lire aussi :  Le potentiel de décarbonation de l’hydrogène – Candriam

L’évolution énergétique révélée par Jean-Baptiste Fressoz

évolution énergétique
évolution énergétique

Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, démontre que les nouvelles sources d’énergie s’ajoutent plutôt que de se substituer aux anciennes. Un ouvrage clé pour saisir l’ampleur de l’effort requis pour décarboner l’économie pour l’évolution énergétique.

L’énergie : une histoire sans transition

La croyance en l’évolution énergétique est une illusion collective. Historiquement, aucune source d’énergie n’a été remplacée par une autre, comme le révèle Jean-Baptiste Fressoz dans “Sans transition. Une nouvelle histoire de l’énergie“. Son ouvrage, publié par les Éditions du Seuil, 414 pages, 24 euros, dévoile que les énergies se sont plutôt accumulées au fil du temps, sans rupture apparente. En fournissant des données concrètes. L’auteur démontre que, malgré l’essor du charbon, l’utilisation du bois n’a pas diminué, mais a augmenté. Les États-Unis brûlent désormais deux fois plus de bois qu’en 1960. Et l’Europe trois fois plus qu’au début du XXe siècle. Cette constatation remet en question l’idée même de transition énergétique. Mettant en lumière une réalité bien différente de celle souvent perçue.

La complexité de la transition énergétique

Se concentrer uniquement sur le pourcentage des énergies renouvelables dans le mix énergétique global crée une confusion entre l’innovation et la décarbonation. Sans réellement aborder le problème fondamental de la réduction de l’utilisation des énergies fossiles. L’histoire de l’énergie est caractérisée non par des phases distinctes, mais par un empilement. Une stratification et une symbiose entre différentes sources. Cela ne signifie pas que la transition vers les énergies renouvelables est impossible. Mais plutôt que l’effort nécessaire pour réduire les émissions de CO2 est colossal et sans précédent dans l’histoire, d’autant plus qu’il doit être réalisé sans être motivé par la rareté des ressources.

Par exemple, le bois a joué un rôle crucial dans l’émergence de l’industrie pétrolière. Avec les premières extractions réalisées à partir de structures en bois. De même, l’utilisation massive du charbon a été et reste essentielle à l’industrie pétrolière. Puisque le pétrole est pompé, transporté et raffiné à l’aide d’infrastructures en acier, dont la production nécessite du charbon.

En ce qui concerne les énergies renouvelables, même si elles représentent une avancée vers la décarbonation, leur déploiement peut paradoxalement stimuler d’autres secteurs plus carbonés. Par exemple, le plus grand parc éolien flottant au monde, situé en mer de Norvège et appartenant à Equinor (anciennement Statoil), est utilisé pour alimenter des plateformes pétrolières.

A lire aussi : Impact immédiat en 2024 de la directive CSRD

Impact immédiat en 2024 de la directive CSRD

Groupe LBP AM
Groupe LBP AM

La transposition de la directive CSRD en droit français en décembre 2023 vise à améliorer la qualité et la comparabilité des rapports de durabilité des entreprises. Les grandes sociétés cotées seront directement touchées par cette réglementation dès 2024.

Cadre renforcé pour la durabilité des entreprises

La transposition de la directive CSRD en droit français a été réalisée à travers l’ordonnance no 2023-1142 du 6 décembre 2023. Et le décret n° 2023-1394 du 30 décembre 2023. Ces textes visent deux objectifs principaux :

  1. Intégrer les dispositions de la directive CSRD du 14 décembre 2022 concernant la publication d’informations de durabilité par les entreprises.
  2. Harmoniser et rationaliser le cadre des obligations. En matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), notamment au sein du code de commerce.

En savoir plus ici.

Obligations de reporting de durabilité

Les entreprises devront intégrer les données de durabilité dans leur rapport de gestion, faisant partie du rapport financier annuel. Le détail de ces informations est défini par le règlement délégué (UE) 2023/2772 de la Commission européenne. Référencé dans le décret n°2023-1394. Ce règlement introduit 12 normes d’information de durabilite. Appelées European Sustainability Reporting Standards (ESRS), couvrant divers aspects tels que le changement climatique, la pollution, et l’utilisation des ressources.

En vertu de ces normes, les entreprises doivent divulguer des informations de durabilité importantes selon le principe de “double matérialité”. C’est-à-dire les informations nécessaires pour comprendre les effets des enjeux de durabilité sur leur performance financière. Ainsi que les impacts des entreprises sur l’environnement et la société.

Par exemple, si une entreprise décide de ne pas publier des informations sur le changement climatique en estimant qu’il n’est pas “important” selon ce principe, elle devra justifier cette décision en fournissant des explications détaillées. Pour faciliter l’adoption de ces normes, l’EFRAG a mis en place une plateforme. Pour recueillir les questions techniques des entreprises et du grand public.

Révision obligatoire du reporting de durabilité dès l’assemblée générale 2024

D’après la loi, les entreprises devront soumettre leur rapport de durabilité à une vérification. Effectuée par un commissaire aux comptes (CAC) ou un organisme tiers indépendant (OTI). Les grandes entreprises cotées devront ainsi proposer la nomination d’un CAC ou d’un OTI. Lors de leur assemblée générale ordinaire des actionnaires prévue en 2024.

En outre, la surveillance de l’élaboration et du contrôle des informations de durabilité. Ainsi que des informations comptables et financières si nécessaire. Elle sera confiée à un comité spécialisé sous la tutelle du conseil d’administration (article L.821-67 du code de commerce).

Ce comité aura pour mission de :

  • Évaluer l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques. Concernant les procédures liées à l’information comptable, financière et de durabilité. Y compris en format numérique.
  • Formuler des recommandations sur les CAC ou OTI proposés à l’approbation de l’assemblée générale.
  • Superviser les missions de commissariat aux comptes et de certification des informations de durabilité.
  • Garantir l’indépendance des professionnels chargés de certifier les comptes et les informations de durabilité.

Ce comité, qui peut être distinct du comité d’audit, ne peut inclure que des membres du conseil d’administration ou de surveillance. A l’exclusion des membres de la direction. Au moins un membre du comité doit posséder des compétences spécifiques en finance, comptabilité ou audit légal. Et doit être indépendant selon des critères précis établis publiquement par le conseil.

Par ailleurs, l’ordonnance prévoit des mesures régissant la formation, l’agrément, le contrôle et les sanctions des professionnels responsables de la vérification des informations de durabilité.

Révision des consultations en cours de l’EFRAG

Actuellement, l’EFRAG – le groupe consultatif européen sur l’information financière – a diffusé trois projets de guides d’application concernant les normes ESRS. Ces guides font l’objet d’une consultation publique jusqu’au 1er février 2024 :

  1. Le premier projet de guide détaille la manière dont les entreprises devront évaluer la matérialité et communiquer sur cette évaluation. Il propose également des étapes potentielles pour mener à bien cette analyse de matérialité.
  2. Un deuxième guide offre des clarifications sur le traitement de la chaîne de valeur des entreprises. Incluant l’analyse de matérialité, la gestion des impacts, des risques et des opportunités, ainsi que la définition d’indicateurs et d’objectifs.
  3. Le dernier guide répertorie les points de données ESRS de manière détaillée dans un classeur Microsoft Excel, accompagné d’une note explicative.

Par ailleurs, l’EFRAG a lancé une consultation ouverte jusqu’au 21 mai 2024 concernant le projet de norme ESRS applicable aux PME cotées, ainsi que sur le projet de norme de reporting volontaire pour les PME non cotées et les microentreprises.

“La mise en place d’une réglementation solide telle que la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) revêt une importance cruciale pour favoriser la transparence et la responsabilité des entreprises. Tout d’abord, elle offre aux investisseurs et aux parties prenantes une visibilité accrue sur les performances environnementales, sociales et de gouvernance des entreprises, facilitant ainsi la prise de décisions éclairées. De plus, une réglementation robuste encourage les entreprises à intégrer des pratiques durables dans leurs opérations, contribuant ainsi à la lutte contre les défis environnementaux mondiaux. En instaurant des normes communes, la CSRD favorise la comparabilité des informations, renforçant ainsi la crédibilité des rapports et facilitant les évaluations comparatives entre les entreprises. Enfin, la réglementation de la CSRD peut jouer un rôle moteur dans la transition vers une économie plus durable en stimulant l’innovation et en incitant les entreprises à adopter des pratiques responsables pour assurer leur viabilité à long terme.” nous explique Bruno Boggiani – Expert Risque et ESG Strateggyz – Green Finance

A lire aussi :  Le potentiel de décarbonation de l’hydrogène – Candriam

 Le potentiel de décarbonation de l’hydrogène – Candriam

Hydrogène
Hydrogène

L’étude de Candriam présente une évolution des états de la décarbonation de l’hydrogène, allant d’une situation fluide à des progrès plus solides. Elle évalue l’opportunité de l’hydrogène propre, mettant en lumière des perspectives favorables à court terme du côté de la demande industrielle et anticipant une demande à long terme pouvant être 5 à 7 fois plus élevée qu’en 2021. L’arc-en-ciel de l’hydrogène est évoqué, illustrant de grandes ambitions mais peu de progrès tangibles. Les étoiles semblent enfin s’aligner pour une accélération potentielle de la croissance. La table des matières explore également la chaîne de valeur de l’hydrogène et conclut en soulignant que, de la vision idéalisée aux progrès concrets sur le terrain, l’heure de l’hydrogène se rapproche. Des notes et références complètent le document.

De l’horizon industriel à l’avenir des transports

À court terme, la demande industrielle pour l’hydrogène semble plus prometteuse que celle des transports. Le rapport de 2020 de Candriam sur ce sujet a révélé le potentiel limité dans les transports lourds et maritimes à court terme. Alors que certaines applications arriveront à maturité plus rapidement que d’autres, la plupart des applications de mobilité ne devraient pas connaître une croissance significative avant 2030. Il est déjà largement utilisé dans divers secteurs industriels. Notamment dans le raffinage, la production d’ammoniac et de méthanol, ainsi que dans l’industrie sidérurgique.

Pour atteindre la neutralité carbone, les utilisateurs actuels devront passer de l’hydrogène à forte teneur en carbone à une version propre et adopter de nouvelles applications. C’est dans ce contexte que TotalEnergies a lancé un appel d’offres. Pour la fourniture d’hydrogène vert afin de décarboner ses opérations européennes.

Pour plus d’informations sur ce rapport, cliquez ici.

Bruno Boggiani de Green Finance réagit

“En tant qu’expert en investissement ESG, je suis ravi de voir une entreprise aussi prestigieuse que Candriam, l’un des géants de l’industrie financière, prendre des mesures significatives dans le domaine de l’hydrogène. C’est une initiative louable qui témoigne de la responsabilité sociale et environnementale croissante des acteurs clés du secteur financier.”

“L’hydrogène émerge de plus en plus comme une alternative captivante dans notre quête de décarbonation. Son potentiel en tant que vecteur énergétique propre offre une solution prometteuse pour répondre aux défis du changement climatique.
En investissant dans cette technologie innovante, Candriam démontre sa vision à long terme et son engagement envers des solutions durables.La chaîne de valeur de l’hydrogène reste particulièrement intéressante, couvrant la production, le stockage, la distribution et l’utilisation finale. Les progrès technologiques dans ces domaines ouvrent de nouvelles opportunités d’investissement. Et renforcent la viabilité économique de l’hydrogène en tant que composant clé de la transition énergétique mondiale.

Outre la décarbonation, investir dans le secteur de l’hydrogène présente de nombreux avantages. Parmi eux, citons la diversification du portefeuille, la création d’emplois durables, le renforcement de la sécurité énergétique, la stimulation de l’innovation technologique, la réduction de la dépendance aux énergies fossiles, la contribution à la résilience du système énergétique et la possibilité de participer à la croissance d’un secteur en pleine expansion.

Candriam se positionne ainsi en tant que pionnier dans la promotion d’investissements responsables. Démontrant que la finance durable peut être synonyme de rentabilité à long terme. En soutenant des initiatives novatrices telles que l’hydrogène, la société contribue non seulement à la réalisation de ses objectifs financiers, mais aussi à la construction d’un avenir plus durable pour notre planète.” Nous explique Bruno Boggiani, Expert Risque et ESG, Strateggyz – Green Finance

Les défis et les opportunités de l’hydrogène dans la transition énergétique

L’hydrogène, souvent considéré comme une solution phare pour la décarbonation, a suscité beaucoup d’enthousiasme au cours des dernières années. Cependant, après le pic de l’engouement en 2020-2021, les attentes ont été tempérées par des défis techniques. Des problèmes politiques et des incertitudes juridiques. Malgré cela, l’hydrogène reste une option cruciale pour la décarbonation, en particulier dans les industries difficiles à décarboner. Alors que les perspectives à court terme dans le domaine de la mobilité semblent limitées. La demande industrielle offre des opportunités prometteuses. La transition vers un hydrogène propre est en cours, avec des initiatives telles que celle de TotalEnergies pour fournir de l’hydrogène vert. Pourtant, des obstacles persistent. Il reste à voir si les aspirations politiques se traduiront par des actions tangibles sur le terrain.

Vers une accélération de la croissance de l’hydrogène propre

Les perspectives pour l’hydrogène propre sont en train de s’aligner pour une accélération potentielle de la croissance. Malgré quelques difficultés initiales, le soutien politique et financier augmente, avec des subventions dépassant les 300 milliards de dollars selon BloombergNEF. L’Union européenne adopte des règles détaillées sur l’hydrogène renouvelable et impose des quotas contraignants pour son utilisation industrielle. Des objectifs ambitieux sont fixés pour l’adoption de l’hydrogène dans les transports.

L’Allemagne mène en Europe avec des initiatives de construction de réseaux de canalisations d’hydrogène et des objectifs d’installation d’électrolyseurs. Aux États-Unis, le gouvernement clarifie les règles fiscales pour l’hydrogène. Les fabricants d’électrolyseurs prévoient une expansion agressive de la capacité de production.

Cependant, l’adoption des piles à combustible pour la mobilité reste lente en raison du manque d’infrastructures. Les fabricants doivent faire face à des défis technologiques et économiques, avec une incertitude sur quelle technologie prévaudra. L’industrie des gaz industriels devient un acteur clé dans l’économie de l’hydrogène, avec des investissements dans la production d’hydrogène vert et bleu.

L’avenir de l’hydrogène

Malgré les défis et les incertitudes qui persistent, les avancées concrètes sur le terrain rapprochent l’ère de l’hydrogène. Chaque segment de sa chaîne de valeur présente son lot de risques et d’opportunités en constante évolution. Naviguer dans ce paysage d’investissement émergent requiert une expertise technique et une expérience approfondie. Bien que les progrès passés aient été mitigés, l’avenir de l’hydrogène semble plus prometteur, offrant de nouvelles perspectives d’investissement. Autrefois perçu comme un élément aérien, utilisé dans l’espace et par le soleil. L’hydrogène devrait désormais prendre sa place dans la transition énergétique, avec des avancées concrètes sur le terrain à prévoir.

Quels sont les avantages de l’hydrogène décarboné ?

“Je pourrai résumer les avantages de l’hydrogène de la manière suivante :

  1. L’hydrogène offre un potentiel important pour réduire les émissions de carbone, contribuant ainsi à atténuer les effets du changement climatique.
  2. Investir dans l’hydrogène permet aux investisseurs de diversifier leurs portefeuilles. En ajoutant une classe d’actifs liée à une technologie innovante et en pleine croissance.
  3. L’hydrogène est un élément clé de la transition vers une économie bas carbone. Et les investissements dans ce secteur soutiennent les efforts mondiaux pour atteindre les objectifs climatiques.
  4. Le développement de l’industrie de l’hydrogène crée des opportunités d’emploi dans la recherche, la production, la logistique et d’autres secteurs, contribuant ainsi à la croissance économique.
  5. Les investissements dans l’hydrogène stimulent l’innovation technologique, favorisant le développement de nouvelles solutions pour optimiser la production, le stockage et l’utilisation de l’hydrogène.
  6. L’hydrogène peut servir de vecteur énergétique propre, réduisant la dépendance aux combustibles fossiles et offrant une alternative durable aux énergies conventionnelles.
  7. La diversification des sources d’énergie avec l’hydrogène contribue à renforcer la sécurité énergétique en réduisant la vulnérabilité aux perturbations dans l’approvisionnement en énergie.
  8. Les investissements dans le secteur de l’hydrogène encouragent la recherche et le développement de technologies avancées, créant un cercle vertueux d’innovation.
  9. En investissant dans l’hydrogène, les investisseurs ont l’opportunité de participer à la croissance d’un secteur en expansion rapide, avec un potentiel de développement à long terme.
  10. Les entreprises impliquées dans l’hydrogène sont souvent en ligne avec les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), ce qui peut répondre aux préoccupations croissantes des investisseurs axés sur la durabilité.”

Liste Bruno Boggiani, Expert Risque et ESG, Strateggyz – Green Finance

Approfondissez votre lecture avec cet article.

Exxon : la bataille financière pour le climat est en cours

prix du carbone
prix du carbone

Aux États-Unis, les résolutions d’actionnaires sur le climat sont en perte de popularité. Lors des assemblées annuelles en mai dernier, les actionnaires d’Exxon et de Chevron ont rejeté un total de 13 résolutions. Toutes liées aux émissions de carbone ou au changement climatique. Cette année, seuls 11 % des actionnaires d’Exxon ont soutenu une proposition demandant à l’entreprise de fixer des objectifs de réduction des émissions alignés sur ceux de l’Accord de Paris. Contre 28 % l’année précédente. De même, une proposition similaire chez Chevron n’a obtenu que 9 % de soutien cette année. Contre 33 % l’année dernière.

Exxon VS. actionnaires climatiques : une bataille juridique

Exxon, un géant pétrolier, se trouve au cœur d’une bataille juridique avec des investisseurs climatiques. Le dépôt d’une résolution sur le climat lors de son assemblée générale est contesté par Exxon. Ils tentent de bloquer cette initiative prévue le 29 mai. Les investisseurs, dirigés par l’ONG Follow This, reprochent à Exxon de ne pas adopter des objectifs plus stricts en matière d’émissions de gaz à effet de serre. En particulier en ce qui concerne les émissions indirectes liées à l’utilisation de ses produits. Malgré les pressions, Exxon reste la seule grande compagnie pétrolière occidentale à ne pas avoir défini d’objectifs pour réduire ces émissions. Le groupe américain affirme que voter sur cette résolution serait préjudiciable. Pour les intérêts des actionnaires et à la création de valeur à long terme de l’entreprise. Négligeant ainsi les implications du changement climatique et risquant de créer des “actifs échoués” dans les années à venir.

Bluebell Capital conteste la stratégie de réduction de production de pétrole de BP

Bluebell Capital, un fonds activiste connu pour avoir provoqué la démission d’Emmanuel Faber chez Danone, conteste la décision de BP. La décision de réduire sa production de pétrole et de gaz de 25 % d’ici 2030. Ils soutiennent que cette stratégie nuit à la valeur actionnariale de l’entreprise. Surtout au vu des profits records enregistrés par ses concurrents dans le contexte actuel de rebond des énergies fossiles depuis le début de la guerre en Ukraine. Le fonds a donc adressé une lettre à BP pour lui demander de reconsidérer sa politique de réduction de production de pétrole.

Dépréciation d’actifs : chevron et Exxon affichent des pertes en Californie


Chevron et Exxon, deux super-majors pétrolières américaines, ont récemment annoncé des dépréciations d’actifs pétroliers en Californie. Exxon a réduit la valeur de ses gisements de 2,5 milliards de dollars. En raison de la législation californienne interdisant le transport par camion du pétrole, citant des préoccupations environnementales et de sécurité incendie. Pour Chevron, la fin de l’exploitation des champs pétroliers dans le Golfe du Mexique entraînerait une perte de 4 milliards de dollars. Conformément à la législation californienne qui impose aux entreprises de prendre en charge les coûts de nettoyage du site. Ces annonces soulignent que les profits des compagnies pétrolières, bien que favorisés depuis la guerre en Ukraine, pourraient être éphémères.

Après l’Accord de Paris sur le climat en 2015, Exxon a amorcé un déclin marqué. Se voyant exclu du Dow Jones à l’été 2020 en raison de la chute de sa capitalisation boursière. Autrefois la plus grande entreprise mondiale cotée en 2011, Exxon vaut aujourd’hui cinq fois moins qu’Apple. Cette dynamique, caractérisée par des profits explosifs à court terme pour les compagnies pétrolières . La perspective d’une dévaluation significative de leurs actifs à long terme, explique les tensions actuelles. Cela reflète la “tragédie des horizons” évoquée par Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre. En 2015, une problématique qui demeure pertinente près de dix ans plus tard.

A lire aussi : la décarbonisation de l’hydrogène

La BEI renouvelle son soutien à Sciences Po

BEI
BEI

La BEI reconduit son appui à la Chaire européenne de développement durable et de transition climatique de Sciences Po. Grâce à cet accord, la BEI renforce son engagement en faveur du financement durable. En encourageant les échanges académiques avec les acteurs clés.

Renforcement des programmes académiques de Sciences Po sur le climat et le développement durable

La Banque européenne d’investissement (BEI), l’un des principaux soutiens mondiaux de l’action climatique et de la durabilité environnementale, contribuera à renforcer les programmes académiques de Sciences Po sur des thèmes cruciaux tels que l’adaptation au changement climatique, le développement durable et la transition énergétique.

L’accord de renouvellement de ce partenariat a été conclu à Luxembourg lors du Forum de la Banque européenne d’investissement. Ambroise Fayolle, Vice-président de la BEI en charge du Climat, et Arancha González Laya, Doyenne de l’Ecole des Affaires Internationales de Sciences Po, ont officiellement signé cet accord.

La Chaire européenne de Sciences Po pour le développement durable et la transition climatique, dirigée conjointement par l’École des affaires internationales (PSIA) et l’École d’affaires publiques (EAP), vise à promouvoir la formation, l’innovation et le débat public sur ces thématiques. Outre la BEI, Hermès et HSBC figurent également parmi ses co-partenaires.

Une direction et un comité scientifique de renom

Sous la direction du professeur Marc Ringel, la Chaire s’appuie sur l’excellence académique de Sciences Po et son réseau mondial pour encourager le dialogue et formuler des recommandations aux décideurs politiques. Un comité scientifique, composé de personnalités éminentes telles que Jeffrey Sachs et Laurence Tubiana, guide les activités de la Chaire.

Depuis 2015, l’Institut BEI collabore avec Sciences Po à travers ses programmes éducatifs, renforçant ainsi les liens entre les deux institutions dans le domaine de l’éducation.

Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, déclare :

« Le développement durable et la transition verte sont au cœur de la mission de la banque du climat de l’UE. Grâce à notre soutien et à notre expertise, nous nous réjouissons de contribuer à enrichir le développement et la diffusion des connaissances sur ces questions essentielles, en collaboration avec l’une des plus grandes universités d’Europe. »

Shiva Dustdar, directrice et doyenne de l’Institut BEI, ajoute :

« Le développement d’un leadership en matière de réflexion et de prospective avec nos partenaires universitaires est un élément clé de la nouvelle stratégie de l’Institut BEI. Le renouvellement de notre soutien à la Chaire européenne pour le développement durable et la transition climatique de Sciences Po ouvrira la voie à l’échange de nouvelles idées et de nouvelles initiatives permettant d’identifier et de développer des solutions pour relever les plus grands défis d’aujourd’hui : le changement climatique et la préservation de la biodiversité ».

Arancha Gonzáles Laya, Doyen de l’Ecole des Affaires Internationales de Paris à Sciences Po, souligne :

« Cette chaire est une nouvelle expression de l’engagement de longue date de Sciences Po en faveur du développement durable et du changement climatique. La présence de la Banque européenne d’investissement – première banque mondiale pour le climat – comme partenaire clé, aux côtés de HSBC et Hermès, illustre la dimension stratégique des travaux menés dans ce cadre. Ce partenariat reflète également le lien entre l’éducation et la recherche, générateur de richesse, qui est significatif pour les décideurs politiques ainsi que pour les étudiants, en particulier ceux de l’École des affaires internationales de Paris et de l’École d’affaires publiques.»

Informations générales

La Banque européenne d’investissement (BEI)

La BEI, institution de financement à long terme de l’Union européenne (UE), créée en 1958 par le traité de Rome, œuvre pour l’intégration, le développement équilibré et la cohésion économique et sociale des États membres de l’UE. Elle emprunte sur les marchés des capitaux pour soutenir des projets alignés avec les objectifs politiques de l’UE, notamment la transition juste et la neutralité climatique mondiale.

L’Institut BEI

Au sein du Groupe BEI, l’Institut BEI promeut et soutient les initiatives universitaires, culturelles et sociales en collaboration avec les parties prenantes européennes et le grand public, contribuant ainsi à l’engagement citoyen du Groupe.

Sciences Po

Fondée en 1872, Sciences Po forme des esprits libres et engagés au service de la société. Reconnue pour son excellence académique et son ouverture sociale, elle offre une approche pluridisciplinaire ancrée dans les sciences humaines et sociales, ainsi qu’une forte ouverture internationale. Elle assume une responsabilité sociale en proposant des solutions aux grands enjeux contemporains et en défendant la liberté académique.

La Chaire européenne pour le développement durable et la transition climatique

Cette Chaire vise à promouvoir l’éducation, l’innovation et le dialogue public sur les politiques de développement durable et de transition climatique en Europe et au-delà. Elle aborde les défis tels que l’adaptation au changement climatique, la décarbonation et la finance verte pour soutenir les ambitions du Green Deal européen.

A lire aussi : Grands fonds marins entre en jeu

TiLT Capital dépasse son objectif avec 320 M€ levés

TiLT
TiLT

TiLT Capital, spécialiste de la transition énergétique, voit son premier fonds. TiLT Capital Fund 1, dépasser son objectif initial de collecte avec 320 M€ levés. Après avoir atteint les 250 M€ en seulement six mois.

Profil des Investisseurs et Répartition des Souscriptions

Les investisseurs institutionnels publics, engagés dans le financement de la transition énergétique, représentent 45% des souscriptions. Comprenant des entités telles que la Banque Européenne d’Investissement, le Fonds Européen d’Investissement et Bpifrance. Les investisseurs institutionnels de premier plan, comme les banques, les assureurs et les fonds de fonds, contribuent à hauteur de 30%. Les investisseurs privés, principalement des Family Offices, participent pour 15%. Enfin, Siparex Associés, sponsor des fonds du Groupe Siparex, apporte 10% des souscriptions. Notons que près d’un tiers des souscriptions proviennent d’investisseurs internationaux.

Dynamisme de l’Équipe TiLT et Portefeuille d’Investissements

L’équipe de TiLT, composée de 8 investisseurs, vise à atteindre 11 membres d’ici fin 2024. Depuis le lancement du fonds en avril 2022, six investissements ont déjà été réalisés, notamment dans des sociétés telles que EoDev et Volta, actives dans les énergies propres et renouvelables.

Objectifs et Caractéristiques du Fonds

Labélisé « Tibi » et « France Investissement Assureurs », ce fonds, catégorisé « article 9 » au titre de la SFDR, se concentre sur les PME françaises et européennes contribuant à la transition énergétique. Il cible des tickets unitaires pouvant aller jusqu’à 50 M€, avec la possibilité de participer à des co-investissements.

Message du Président de TiLT, Nicolas Piau

Nicolas Piau, Co-fondateur et Président de TiLT, exprime sa gratitude envers les souscripteurs du fonds et souligne l’engagement de TiLT dans le financement des PME de la transition énergétique. Il affirme la détermination de TiLT à renforcer ses actions en faveur de la décarbonation et à accélérer la croissance des sociétés soutenues par le fonds.

A lire aussi : Les banques centrales et actions plus écologiques