CPRAM lance le fonds CPR Invest Climate Ultra Short Term Bond

En dévoilant CPR Invest – Climate Ultra Short Term Bond, CPRAM prétend soutenir activement et à court terme des entreprises engagées dans la lutte contre le changement climatique. Cependant, il est difficile de ne pas percevoir un paradoxe flagrant lorsque cette démarche est mise en perspective avec le programme green long terme, soulevant ainsi des interrogations sur la cohérence globale de leur engagement écologique.

CPRAM annonce le lancement de CPR Invest – Climate Ultra Short Term  Bond  (le Fonds), qui investit sur un horizon de court terme sur une sélection de titres Investment Grade et d’accompagner des entreprises engagées pour lutter contre le changement climatique.

Au lancement, les encours du Fonds s’élevait à 100 millions d’euros.

Les changements dans la politique des banques centrales, et la remontée des taux d’intérêt qui ont eu lieu depuis 2022, ont redonné de l’intérêt aux solutions d’investissement de crédit court terme, celles-ci retrouvant une place de choix dans les allocations de portefeuille.

Dans ce contexte, et alors qu’une nouvelle édition de la Conférence des Parties sur le Climat s’ouvre aujourd’hui, CPRAM annonce le lancement d’un nouveau Fonds CPR Invest – Climate Ultra Short Term  Bond, une solution d’investissement sur le marché du crédit court terme qui cherche à tirer parti  de taux courts redevenus attractifs, et sélectionne les entreprises présentant les meilleures pratiques pour lutter contre le changement climatique.

Le Fonds bénéficie de l’expertise de CPRAM à la fois sur la thématique du climat et dans la gestion monétaire et obligataire court terme. CPRAM est en effet actif depuis plus de 30 ans dans la gestion monétaire et obligataire, avec des encours sous gestion qui atteignent 17,75 milliards € sur ces stratégies.  

Julien Daire, Directeur de la Gestion Taux, Crédit et Diversifiée de CPRAM commente : « La gamme thématique Climat de CPRAM rassemble aujourd’hui près de 3 milliards d’euros sous gestion.  Après le fonds CPR Invest – Climate Bonds Euro et le lancement en octobre 2023 de CPR Invest – B&W Climate Target 2028, nous complétons aujourd’hui la gamme thématique crédit avec le lancement de cette solution de placement court-terme. L’ensemble de cette gamme crédit propose aux investisseurs des fonds qui permettent de financer la transition vers une économie bas-carbone tout en répondant à leurs besoins en termes de couple rendement/risque, de liquidité, et d’horizon d’investissement. »

Le fonds CPR INVEST – Climate Ultra Short Term Bond investit dans des obligations Investment Grade, principalement en euro. Son objectif d’investissement est de surperformer l’indice €STR+0,15%, sur une période de 6 mois.

La constitution de l’univers d’investissement contribue à l’objectif de lutte contre le changement climatique. Pour identifier les entreprises ayant les meilleures pratiques dans ce domaine, le fonds sélectionne celles qui sont les mieux notées par le CDP, une organisation internationale à but non lucratif considérée comme la référence en matière de reporting environnemental pour les entreprises. Un minimum de 90% du portefeuille est ainsi composé de titres obligataires d’entreprises notées par le CDP. Le portefeuille actuel est investi presqu’exclusivement sur des émetteurs notés A ou B par le CDP.

Concernant les émetteurs non notés par le CDP (10% maximum du portefeuille) il s’agira uniquement d’obligations soit vertes, soit durables, soit liées au développement durable.

Le portefeuille est exposé à des secteurs à fort enjeu climatique considérés comme clés dans la transition vers une économie bas-carbone. En effet, si ces secteurs représentent 33% de l’exposition du marché du crédit global, ils représentent aussi 86% de son intensité carbone globale. D’ailleurs, concernant ces secteurs, le fonds est actuellement investi principalement dans des entreprises qui se sont engagées sur des objectifs Science Based Target de réduction de leurs émissions carbone ou qui les ont validés.

Le fonds vise également à obtenir une meilleure note ESG et une meilleure intensité carbone que son indicateur de comparaison ESG. 

Le fonds CPR Invest – Climate Ultra Short Term Bond est géré par Julien Levy, Responsable des Solutions de Trésorerie et Crédit  et par Lucie Dronneau, Gérante Taux et Crédit.  Le Fonds est classé Article 8 SFDR.

Étude : Les entreprises axées sur la réduction des émissions sont en accord avec la Taxonomie de l’UE

Une recherche conjointe menée par CDP et Clarity AI révèle que les entreprises européennes ayant des objectifs de réduction des émissions validés sur la base scientifique ont tendance à avoir une meilleure conformité des dépenses en capital (CapEx) avec la Taxonomie de l’UE.

En 2023, les entreprises ont effectué leur première déclaration complète sur la Taxonomie de l’UE, introduisant sur le marché des données de durabilité sans précédent, coïncidant avec l’attention portée aux engagements financiers lors de la COP28.

Avec l’introduction des données de conformité des dépenses en capital, le marché peut désormais évaluer si les entreprises réorientent leurs investissements pour atteindre leurs objectifs.

Le rapport est le premier à comparer les indicateurs de la Taxonomie de l’UE à d’autres indicateurs liés à la transition des entreprises, explorant comment l’éligibilité et la conformité à la Taxonomie sont liées aux émissions de gaz à effet de serre (GES) des entreprises et à leurs objectifs de réduction des émissions.

Alors que le financement climatique occupe une place centrale lors de la COP28 cette semaine, une analyse conjointe publiée aujourd’hui par CDP et Clarity AI révèle comment la Taxonomie de l’UE peut être utilisée par les entreprises comme un outil de planification de transition et par les institutions financières pour orienter leurs décisions d’investissement et leurs rapports.

L’étude menée par CDP, l’organisation à but non lucratif qui gère le système mondial de divulgation environnementale pour les entreprises, et Clarity AI, la plateforme mondiale de technologie durable, est la première à explorer le lien entre les indicateurs de la Taxonomie de l’UE et les indicateurs de transition des entreprises, tels que les émissions de gaz à effet de serre et les objectifs scientifiques de réduction.

Les données de la Taxonomie de l’UE révèlent l’alignement actuel et potentiel futur d’une entreprise avec la transition vers le zéro net au niveau de l’activité économique. Avec des données sur l’alignement des dépenses en capital disponibles pour la première fois, le marché dispose désormais d’un langage commun pour évaluer si les entreprises évoluent vers des activités respectueuses de l’environnement.

La recherche se concentre sur 1 700 entreprises relevant du champ d’application de la Directive sur la publication d’informations non financières (DNFI) qui ont publié des rapports de première année sur la Taxonomie de l’UE. Cela a abouti à une quantité sans précédent de données, désormais accessibles dans le domaine public.

L’étude révèle que les entreprises ayant un meilleur alignement avec la Taxonomie ont tendance à avoir des objectifs scientifiques de réduction validés et à aligner leurs revenus et leurs dépenses avec leur transition climatique. Sur les 1 700 entreprises analysées, 300 ont des objectifs scientifiques de réduction, et plus de 600 alignent leurs revenus et leurs dépenses avec leur plan de transition climatique.

Le rapport souligne l’efficacité de la Taxonomie de l’UE lorsqu’elle est combinée avec des plans de transition, à la fois pour établir et suivre les actions de décarbonisation et soutenir la planification financière dans le cadre de la stratégie globale de transition d’une entreprise.

Maxfield Weiss, directeur général de CDP Europe, a déclaré : « Avec les engagements financiers en tête de l’ordre du jour de la COP28 cette année, la Taxonomie de l’UE offre une opportunité d’analyser des données de durabilité comme jamais auparavant. En tant que première année où les entreprises sont tenues de faire rapport selon la Taxonomie de l’UE, 2023 a vu une mine d’or de données granulaires sur la durabilité être publiée sur le marché. »

Cependant, avoir accès à ces données est une chose, mais comprendre comment les interpréter et les utiliser en est une autre. Ce rapport montre en détail à quel point les données fondamentales sont cruciales pour un changement transformateur et dévoile ces données dans le contexte des plans de transition, rendu possible par les questions uniques de CDP sur les taxonomies de finance durable.

Patricia Pina, responsable de la recherche chez Clarity AI, a ajouté : “Le rapport sur la Taxonomie de l’UE en est encore à ses débuts, mais il éclaire déjà le chemin vers une économie plus durable. Les données produites sont cruciales pour comparer de manière transparente où se situent les entreprises aujourd’hui dans leur parcours vers une économie verte. Cependant, la Taxonomie de l’UE n’est pas une solution miracle. Pour exploiter efficacement cet outil puissant et avoir une vision globale des progrès environnementaux, le marché financier devrait utiliser la Taxonomie de l’UE en conjonction avec des plans de transition pour évaluer véritablement la crédibilité des engagements des entreprises en matière de progrès environnementaux.”

De plus, l’une des conclusions tirées de l’analyse est l’importance de contextualiser les données pour tirer des conclusions précises. La Taxonomie de l’UE ne couvre pas toutes les activités économiques, et les moyennes sectorielles ne fournissent pas une image complète. Par exemple, bien que le secteur des matériaux contribue de manière significative aux émissions, notamment dans les activités liées à la fabrication de ciment, d’aluminium et de fer, il n’est pas entièrement représenté dans la Taxonomie de l’UE. Étant donné que les entreprises du même secteur peuvent être impliquées dans des activités économiques très différentes, il ne suffit pas de se fier aux données d’alignement moyennes.

Le rapport complet ⬇️

Classement Pisa 2023 : la France 23e… le niveau des élèves chute !

Le Programme international pour le suivi des acquis des élèves, souvent désigné par l’acronyme Pisa, est un ensemble d’études menées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) visant à mesurer les performances des systèmes éducatifs des pays membres et non membres. Cette évaluation se déroule tous les 3 ans et vise à tester les compétences des élèves de 15 ans en lecture, sciences et mathématiques.

L’étude mondiale qui classe et évalue les systèmes éducatifs dans le monde souligne une « baisse inédite » des performances des élèves. La France est 23e, et chute lourdement en mathématiques.

L’Asie, Singapour en tête, s’illustre une nouvelle fois dans l’enquête Pisa 2022 de l’OCDE sur l’éducation, marquée par une « baisse inédite » des performances des élèves après la crise du Covid, y compris pour la France.

Classement 2023

Comme pour la précédente édition, où quatre métropoles et provinces chinoises (Pékin, Shanghaï, Jiangsu, Zhejiang, qui n’ont pas pu participer cette fois) étaient arrivées en tête, plusieurs pays asiatiques figurent parmi les meilleurs élèves.

Singapour caracole largement en tête en mathématiques, sciences et lecture, comme en 2016. Il est suivi par Macao, Taïwan, Hong Kong, le Japon et la Corée du Sud en maths. « On continue d’avoir des pays d’Asie, et notamment sur les mathématiques, qui trustent vraiment les premières performances », explique Eric Charbonnier, spécialiste de l’éducation à l’OCDE.

La France, 23e du classement, se situe comme en 2018 dans la moyenne des pays de l’OCDE, « à un niveau comparable à celui de l’Espagne, la Hongrie et la Lituanie dans les trois matières », relève Irène Hu, analyste de l’OCDE. Elle est classée 22e en maths, 24e en compréhension de l’écrit et 22e en sciences parmi les 38 pays de l’OCDE (statistiquement « entre la 15e et la 29e place en mathématiques et sciences » et « entre la 11e et la 29e » en lecture, selon l’OCDE).

Les résultats de la France sont « parmi les plus bas jamais mesurés », selon l’OCDE. En mathématiques, elle connaît entre 2018 et 2022 « une baisse historique du niveau des élèves ».

La France connait également une forte baisse du niveau de ses élèves en compréhension de l’écrit, dont la tendance est à la baisse depuis 2012 dans le pays. » La performance des élèves a baissé de 19 points en compréhension de l’écrit, contre 10 points pour la moyenne OCDE« par rapport à 2019, explique l’OCDE. En sciences, le score de la France baisse également de 6 points.

Marquée par un poids très fort de l’origine sociale dans la réussite des élèves, la France reste aussi « l’un des pays de l’OCDE où le lien entre le statut socio-économique des élèves et la performance qu’ils obtiennent au Pisa est le plus fort », mais « sans aggravation notable » entre 2012 et 2022, indique l’OCDE.

La crise du Covid, responsable ?

Principal fait marquant de cette édition 2022 : les résultats « montrent une baisse inédite de la performance des élèves dans l’histoire de Pisa », souligne l’OCDE. « En mathématiques, la moyenne des pays de l’OCDE a baissé de 15 points par rapport à 2018, alors que la différence entre chaque cycle n’avait jamais dépassé les quatre points auparavant. En compréhension de l’écrit, la baisse est de 10 points dans la moyenne de l’OCDE », et les résultats en sciences sont restés stables, détaille Irène Hu, analyste de l’OCDE.

En cause notamment pour expliquer la « chute dramatique » des performances : la crise du Covid, qui « bien sûr a un impact sur ce que l’on observe » et a été « un accélérateur de baisse de performances ». Mais, « il ne faut pas tout faire porter au Covid non plus » car « il y avait déjà une tendance à la baisse depuis une dizaine d’années » globalement, et « on n’a pas vu de lien direct entre les fermetures d’écoles et la performance ».

Outre le Covid, d’autres facteurs sont avancés par l’OCDE pour expliquer la baisse des résultats : la crise d’attractivité du métier d’enseignant, qui touche de plus en plus de pays, le manque de soutien aux enseignants et aux élèves, ou encore l’implication des parents, moins forte qu’en 2018.

Le top 10 des dix meilleurs pays en lecture, sciences et mathématiques

Voici les classements des dix pays ou territoires arrivant en tête dans l’enquête Pisa 2022 de l’OCDE, publiée mardi, en matière de compétences en mathématiques, compréhension de l’écrit et culture scientifique pour les élèves de 15 ans scolarisés.

Mathématiques

Il s’agit là de «formuler, employer et interpréter les mathématiques dans différents contextes».

1/Singapour (avec un score de 575), 2/Macao (552), 3/Taïwan (547), 4/Hong Kong (540), 5/Japon (536), 6/Corée du Sud (527), 7/Estonie (510), 8/Suisse (508), 9/Canada (497), 10/Pays-Bas (493).

Compréhension de l’écrit

Pour réussir, les jeunes doivent montrer qu’ils sont capables de «comprendre et utiliser des textes écrits, mais aussi réfléchir à leur propos et s’y engager».

1/Singapour (543), 2/Irlande (516) et Japon (516), 3/Corée du Sud (515) et Taïwan (515), 4/Estonie (511), 5/Macao (510), 6/Canada (507), 7/Etats-Unis (504), 8/Nouvelle-Zélande (501), 9/Hong Kong (500), 10/Australie (498).

Sciences

Inclut des connaissances en physique, sciences et vie de la Terre et de l’univers, ainsi que des notions de démarches et d’explications scientifiques.

1/Singapour (561), 2/Japon (547), 3/Macao (543), 4/Taïwan (537), 5/Corée du Sud (528), 6/Estonie (526), 7/Hong Kong (520), 8/Canada (515), 9/Finlande (511), 10/Australie (507).

Une différence de quelques points est jugée non significative en raison des marges d’erreurs propres à toute enquête réalisée à partir d’échantillons de populations.

PISA 2022, c’est :

  • 85 pays participants
  • 335 établissements PISA en France métropolitaine et Outre-mer
  • 8000 élèves qui défendent les couleurs de la France

L’étude est menée tous les trois ans auprès de jeunes de 15 ans, qu’ils soient scolarisés dans un établissement public ou privé sous contrat, au collège ou en lycée agricole, général, technologique ou professionnel.

PISA évalue leurs capacités à mobiliser leurs connaissances scolaires et à les utiliser dans des situations proches de la vie quotidienne.

En France, l’enquête est réalisée sous la responsabilité du ministère de l’Éducation nationale selon les procédures standardisées de l’OCDE. Elle se déroule dans 335 établissements tirés au sort par une autorité internationale indépendante. Dans chaque établissement, environ 30 élèves de 15 ans sont retenus aléatoirement.

Les objectifs de l’enquête

L’intérêt est d’évaluer la capacité de l’élève à mettre en perspective ses acquis scolaires afin d’en faire usage durant des situations variées. L’enquête invite les élèves à une introspection sur leur envie et leur manière d’apprendre, notamment grâce à un questionnaire de contexte. Sa périodicité triennale permet aux pays de suivre les progrès accomplis en termes d’éducation.

Le programme permet de :

  • Mesurer les performances des élèves
  • Étudier la préparation des élèves à la vie adulte
  • Déterminer les facteurs exogènes qui influencent les performances des élèves (les conditions socio-économiques par exemple)
  • Souligner le fait que certains pays se distinguent par des performances moyennes élevées ou par l’équité de leur système d’éducation.

Comment se déroulent les épreuves ?

L’ensemble de l’évaluation dure en tout 3h30. Elle est décomposée en quatre séquences. Les élèves passent d’abord des épreuves de compréhension de l’écrit, de culture mathématique, de culture scientifique et de pensée créative pendant deux heures. Puis, ils répondent à un questionnaire de 50 minutes, axés sur leur milieu socio-culturel et sur le bien-être au lycée ou au collège. Leurs résultats sont confidentiels.

Publication des résultats PISA 2022

Les résultats de PISA 2022 sont publiés par la DEPP sous forme de Notes d’Information :

Les résultats de PISA ne sont pas individuels. Les réponses des élèves sont réunies et analysées de manière à étudier leur système éducatif. Une compétence majeure est testée à chaque fois à tour de rôle. En 2022, la majeure porte sur la culture mathématique comme en 2012 qui constituera donc le point de référence.

Le cadre d’évaluation de la culture mathématique dans le PISA 2022 ainsi que des exemples d’épreuves sont présentés sur le site internet.

« Élever le niveau de l’école » et « redonner de l’autorité aux enseignants ». Tel est, depuis la rentrée scolaire, le mantra de Gabriel Attal qui, le 5 octobre, avait lancé la mission « exigence des savoirs ». Deux mois plus tard jour pour jour, l’heure est déjà aux annonces choc. Dans un mail envoyé aux enseignants, puis lors d’une conférence de presse au collège parisien Charles Péguy (19e arrondissement), le ministre de l’Éducation nationale a détaillé son « choc des savoirs » visant à provoquer « un sursaut pour l’avenir de notre école ». 

Prévisions 2024 : Fin d’une ère ?

Le parcours mondial depuis la grande crise financière a connu des perturbations pendant les années de pandémie, caractérisées par une géopolitique stable, une faible inflation et des taux d’intérêt bas. À mesure que 2024 approche, l’avenir devient de plus en plus incertain, avec des indications que les paysages politiques et économiques sont sur le point de changer.

Chez Saxo, les prévisions “chocs” ne sont pas des informations réelles et ne reflètent pas complètement la réalité, du moins pas encore. Saxo examine de manière exagérée la manière dont le monde pourrait évoluer : un baril de pétrole atteignant 150 $, une crise sanitaire majeure, la fin du capitalisme aux États-Unis, une crise de sécurité déclenchée par l’IA, la victoire de RF Kennedy Jr aux élections américaines, les impacts d’un PIB japonais à 7%, l’introduction d’un nouvel impôt sur la fortune, etc…

Les Saoudiens achètent la franchise de la Ligue des champions à 150 dollars le baril

Grâce à la forte augmentation des prix du pétrole, l’Arabie saoudite, qui a entrepris une transformation économique majeure axée sur le tourisme, les loisirs et le divertissement plutôt que sur les recettes pétrolières, voit cette transition bénéficier d’une impulsion supplémentaire. Les prix du pétrole atteignent 150 $ le baril, stimulés par une demande plus élevée que prévu, tandis que la domination de l’OPEP+, dirigée par l’Arabie saoudite, sur l’offre persiste, et que la tendance verte montre des signes d’essoufflement en raison de coûts croissants.

Ces dernières années, le prince héritier Mohammed Bin Salman, amateur de football, a supervisé la modernisation de la Saudi Pro League, visant à la hisser parmi les dix meilleures ligues mondiales. La hausse des revenus pétroliers offre à MBS l’opportunité d’aller plus loin. Avec le soutien de la FIFA, l’Arabie saoudite tente d’acquérir la Ligue des champions de l’UEFA, l’un des tournois les plus prestigieux au monde.

Désormais maîtres de cette compétition, les Saoudiens la transforment en une compétition mondiale de clubs que la FIFA avait précédemment tenté d’établir, sans succès face à la résistance de l’UEFA, de l’Association européenne des clubs et des grands clubs européens. Cependant, avec le rachat par l’Arabie saoudite, une offre alléchante convainc les clubs, qui se voient offrir des fonds pour les 220 principaux clubs sous l’égide de l’Association européenne des clubs. La Ligue des champions de la FIFA devient réalité, avec Riyad accueillant un grand nombre de matches. La compétition comprend 48 équipes, avec 32 places réservées aux clubs européens, et des places allouées à l’Asie/Moyen-Orient, à l’Afrique et aux Amériques, ainsi qu’à l’Océanie.

Portée par la hausse des prix du pétrole brut, l’Arabie saoudite crée l’événement sur la scène mondiale en établissant une Ligue mondiale des champions suite à l’acquisition de la franchise de l’UEFA.

Crise sanitaire mondiale : Les médicaments contre l’obésité freinent l’activité physique

L’étonnante efficacité du médicament contre l’obésité GLP-1 a suscité un engouement sans précédent, propulsant le marché des médicaments vers une projection de 71 milliards de dollars d’ici 2032. Cette croissance rapide a hissé Novo Nordisk au sommet des sociétés européennes cotées en bourse en termes de valeur. Des études récentes ont également révélé que le GLP-1 réduisait les risques cardiaques et ralentissait la progression de l’insuffisance rénale chez les personnes atteintes de maladies rénales chroniques.

L’expansion de l’offre de médicaments GLP-1 a entraîné une baisse des prix, incitant les gouvernements à les considérer comme essentiels pour lutter contre l’épidémie d’obésité. La logique sous-jacente est que cette lutte peut générer des économies de coûts dans d’autres secteurs de la santé en améliorant la santé globale et en réduisant les maladies secondaires liées à l’obésité, contribuant ainsi à accroître la productivité mondiale. Cette tendance suggère une probabilité accrue de couverture d’assurance, stimulant davantage la demande.

Cependant, l’offre de médicaments contre l’obésité (GLP-1) ne parvient pas à suivre la demande, entraînant des délais importants pour les patients. Pendant cette attente, certains abandonnent l’exercice et les régimes sains, comptant sur la pilule pour contrôler leur poids, ce qui déclenche une crise sanitaire majeure. Les taux mondiaux d’obésité chez les adultes devraient passer de 39 % actuellement à 45 % en 2024, entraînant une augmentation des maladies telles que le diabète et les maladies cardiaques, des blessures dues à une faiblesse musculaire et une diminution de l’efficacité du système immunitaire. Cette hausse des maladies et des absences au travail fait chuter la productivité globale.

Impact sur le marché : L’industrie des aliments transformés enregistre une hausse significative de la demande, avec des actions de McDonald’s et de Coca-Cola surpassant les marchés plus larges de 60 % chacune.

Bien que les médicaments contre l’obésité soient envisagés comme une solution à l’épidémie mondiale, leur commodité incite certaines personnes à abandonner l’exercice et à accroître leur consommation de nourriture peu saine. En 2024, une offre insuffisante de médicaments contre l’obésité sur le site GLP-1 par rapport à la demande conduira à une augmentation des taux d’obésité et des problèmes de santé associés, entraînant une baisse de la productivité mondiale.

La conclusion du système capitaliste aux États-Unis

En raison d’un environnement géopolitique de plus en plus incertain, le gouvernement américain est contraint d’augmenter ses dépenses de défense, tandis que la Réserve fédérale resserre les conditions financières face à une seconde vague d’inflation. Pour éviter des troubles sociaux, le Congrès doit accroître les dépenses fiscales.

Avec un déficit budgétaire dépassant rapidement les 10% du PIB, niveau atteint seulement pendant la Seconde Guerre mondiale et la pandémie de coronavirus au siècle dernier, le gouvernement doit stimuler la demande de bons du Trésor américain. Le marché boursier, désormais composé des « Douze Titans » au lieu des « Sept Magnifiques », prospère grâce à un ralentissement évité et aux programmes de soutien gouvernementaux. Les nouveaux membres, Eli Lilly, Novo Nordisk, JPMorgan Chase, LVMH et ASML, rejoignent le club. Cependant, l’inégalité entre les investisseurs et les non-investisseurs s’accroît.

Le gouvernement américain reconnaît que la stabilité politique dépend de sa capacité à financer un déficit massif en émettant davantage de bons du Trésor américain et en abaissant les taux d’intérêt. Afin d’accroître l’attrait des bons du Trésor par rapport aux actions, le Congrès, sous une pression intense de la Maison Blanche, exonère d’impôt les gains en capital et les intérêts sur les bons du Trésor. Cette évolution marque la fin du capitalisme, transférant l’argent des entreprises privées au public, avec une consolidation de la position dominante des « Douze Titans » sur le marché.

Malgré l’incapacité à résoudre les inégalités, la baisse des coûts d’emprunt apaise l’agitation sociale. Cela entraîne une période prolongée de nationalisation et d’intervention gouvernementale dans des secteurs critiques. Sur le marché, les bons du Trésor américain voient leurs rendements augmenter sur toutes les échéances, tandis que la courbe des rendements s’aplatit à la hausse. Le marché boursier s’effondre, mais un groupe d’entreprises riches en liquidités profite d’une courbe de rendement inversée.

Pour préserver l’économie et prévenir les troubles sociaux avant les élections de 2024, le gouvernement américain est contraint d’augmenter considérablement les dépenses fiscales. Face aux pressions inflationnistes persistantes et au rapatriement des capitaux par les investisseurs étrangers, la demande de bons du Trésor américain demeure faible, entraînant une hausse des rendements des obligations. Dans une tentative urgente de normaliser les coûts d’emprunt, le gouvernement américain choisit d’exonérer d’impôts les revenus des obligations d’État.

Les contenus modifiés par l’Intelligence Artificielle provoquent une crise de sécurité nationale

Bien que de nombreux acteurs, tels que McKinsey, les entreprises et des économistes renommés, voient l’IA générative comme un puissant outil pour améliorer la productivité et stimuler la croissance future, d’autres la considèrent comme une nouvelle arme potentiellement dangereuse. Dans un contexte crucial, un groupe criminel utilise une IA extrêmement trompeuse pour manipuler un haut fonctionnaire, obtenant ainsi des informations top secrètes d’un pays développé. Ce coup audacieux et réussi déclenche la plus grande crise de sécurité nationale depuis la Seconde Guerre mondiale, conduisant à une réglementation d’envergure sur l’utilisation de l’IA.

Pour contrer les conséquences catastrophiques de l’IA générative, les États-Unis et l’Union européenne adoptent une mesure historique exigeant que tout contenu produit par une IA soit étiqueté comme « Fabriqué par l’IA ». Tout manquement à cette règle entraîne des sanctions sévères. Dans un souci de sécurité nationale, le gouvernement restreint l’accès des utilisateurs aux modèles de langage d’OpenAI et Google, n’autorisant que des entités approuvées à les utiliser. Cette nouvelle réglementation freine l’enthousiasme pour l’IA générative, provoquant une baisse des investissements par crainte de sa commercialisation difficile.

Le détournement d’IA générative génère une crise de sécurité nationale et une méfiance totale du public envers les informations en ligne, alors que le contenu généré par l’IA atteint 90% du total des informations. Les gouvernements des pays développés adoptent des lois strictes, limitant la diffusion d’informations publiques aux seuls organismes de presse approuvés. Les réglementations liées à la connaissance du client, habituellement présentes dans le secteur bancaire pour prévenir le blanchiment d’argent, sont imposées aux entreprises technologiques fournissant des applications d’IA générative pour empêcher l’accès non autorisé.

Impact sur le marché : Les entreprises médiatiques traditionnelles approuvées par les gouvernements voient leur valeur augmenter, avec une hausse significative des actions de la New York Times Company. En revanche, les actions d’Adobe chutent considérablement, pénalisées par le gouvernement en raison de l’utilisation de son logiciel dans le détournement.

L’IA générative, d’abord perçue comme un atout pour la productivité, se transforme en une menace pour la sécurité nationale suite à un audacieux détournement impliquant un haut fonctionnaire d’un pays développé. Face à cette menace, les gouvernements réagissent en instaurant de nouvelles réglementations visant à restreindre l’usage de l’IA. Cette évolution atténue l’enthousiasme initial pour cette technologie. Les individus expriment de la méfiance envers les informations générées par l’IA, et les gouvernements mettent en place de nouvelles lois, limitant la diffusion d’informations publiques à un petit groupe d’entités autorisées.

Le “Club de Rome” entame des négociations pour améliorer leurs conditions financières

Un « Club de Rome » émerge en réponse aux déficits massifs d’un groupe de pays. En théorie, une économie ouverte et basée sur le libre-échange devrait s’autoréguler grâce à des ajustements monétaires, où les pays déficitaires dévaluent leur monnaie pour restaurer leur compétitivité. Cependant, dans la réalité, la plupart des pays contrôlent leur monnaie, engendrant des déficits ou des excédents permanents. Cela conduit à un régime monétaire mondial semi-fixe, compromettant le principe même du libre-échange, sans perspective d’une solution idéale de l’OMC pour réduire les déficits.

En 2024, confrontés à une récession mondiale intense et une inflation élevée, les principales nations déficitaires se réunissent à Rome au sein du « Club de Rome » pour établir de meilleures conditions. L’objectif est de réduire structurellement la capacité des pays excédentaires à continuer d’accroître leurs excédents, créant ainsi un modèle économique plus équitable et stable. Les six pays fondateurs du club sont les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Inde, le Brésil, le Canada et la France. L’ajustement des divergences des comptes courants, notamment avec des pays excédentaires tels que la Chine, l’Allemagne, la Norvège, le Japon, les Pays-Bas et Singapour, s’annonce complexe.

La dette américaine, devenue incontrôlable en 2022, est le catalyseur principal de cette initiative. Lors de la création du Club de Paris en 1956, la dette totale des États-Unis était de 273 milliards d’euros. Actuellement, elle atteint 33 billions de dollars, soit une augmentation spectaculaire de 14000%.

Impact sur le marché : L’absence de contrôle sur la monnaie mondiale érode la confiance dans le système monétaire fiduciaire, permettant à l’or, à l’argent et aux crypto-monnaies de réaliser des gains significatifs.

La disparité des comptes courants entre un ensemble de nations excédentaires et un groupe de pays déficitaires résulte d’une manipulation des devises et présente des insuffisances à long terme. Face à l’endettement incontrôlable des États-Unis, un consortium de six nations déficitaires forme un « Club de Rome » pour collaborer à la réduction des déficits, en engageant des négociations collectives sur de nouvelles conditions commerciales mondiales avec les pays excédentaires. Dans un contexte d’incertitude liée à la monnaie de réserve mondiale et aux comptes courants insoutenables des pays déficitaires, l’or, l’argent et les crypto-monnaies connaissent une période florissante.

Robert F. Kennedy Jr triomphe lors de l’élection présidentielle américaine de 2024

En 2023 et 2024, les États-Unis entrent progressivement en récession, accroissant le risque d’un changement radical des attitudes politiques. Après quatre années de gouvernance par Trump, suivies de quatre années sous Biden, l’enthousiasme des électeurs pour des candidats d’âge avancé s’estompe. Le soutien envers Biden diminue à mesure que l’économie et le marché du travail connaissent des difficultés, accentuées par une inflation persistante. L’opinion publique attribue la mauvaise gestion des situations en Ukraine et au Moyen-Orient par Biden à la hausse des prix du pétrole, des produits de base et des loyers. Pendant ce temps, bien que Trump bénéficie d’une base politique enthousiaste, son comportement narcissique et erratique diminue le nombre de ses partisans les plus fidèles.

Des parallèles remarquables sont relevés avec la campagne en faveur de la paix menée par Robert F. Kennedy Sr. lors des élections de 1968, où sa popularité a grimpé en flèche avant qu’il ne soit tragiquement assassiné. La position de Robert F. Kennedy Jr contre l’État rappelle les efforts de son oncle John F. Kennedy.

Avant la récession de 2024, Robert F. Kennedy Jr ne semble pas avoir une chance de remporter l’élection, avec environ 15 % d’approbation dans les sondages. Cependant, au cours de la récession au printemps et à l’été, son soutien augmente de manière constante. Le mécontentement envers les démocrates atteint des sommets, et le message populiste et isolationniste de Kennedy attire les électeurs moins fortunés de Trump. Les deux camps se rallient à la “troisième voie” de RFK Jr, rompant avec la psychologie traditionnelle qui polarisait les partisans des deux partis.

Le 5 novembre, lors des élections, Kennedy remporte la présidence américaine avec 38 % des voix populaires, Biden et Trump se partageant le reste presque équitablement. La victoire au collège électoral est remarquable, Kennedy obtenant les meilleurs résultats dans une grande partie de l’ancien bastion de Trump. Une nouvelle ère politique s’ouvre aux États-Unis : le Congrès est secoué, éliminant les dysfonctionnements passés, et Kennedy parvient à construire des coalitions bipartisanes grâce à ses politiques.

Impact sur le marché : Les messages de Kennedy en faveur de la paix et de la réforme du système de santé, ainsi que sa volonté de réduire le pouvoir des grandes entreprises, affectent négativement les entreprises liées aux secteurs de la défense et de la santé.

En 2024, pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, Robert F. Kennedy Jr, candidat tiers, crée la surprise en remportant l’élection présidentielle. Son programme populiste, critiquant les démocrates “bellicistes” et les élites du monde des affaires, séduit les démocrates traditionnels mécontents ainsi que les partisans de Trump. Cet événement marque le début d’une nouvelle ère politique aux États-Unis, caractérisée par un rejet radical de la ploutocratie. Les électeurs expriment leur demande pressante de mettre fin aux inégalités, aux injustices flagrantes et aux conflits perpétuels.

Le PIB japonais en croissance de 7 % force la Banque du Japon à abandonner le contrôle des taux

L’ère de la déflation au Japon touche à sa fin, propulsant la croissance des salaires. Les négociations salariales du printemps 2023 ont abouti à une hausse de 3,6 % des salaires, et l’année 2024 pourrait voir une augmentation dépassant les 4 %. La proposition de réduction du taux de la taxe sur la consommation exerce une pression fiscale, incitant les consommateurs japonais à reconsidérer leurs habitudes d’épargne. Alors que le mandat présidentiel actuel se termine en septembre 2024, le Premier ministre Kishida et son administration proposent des politiques populistes pour soutenir davantage la demande intérieure.

Avec la croissance de la demande, les entreprises annoncent des augmentations de leurs dépenses d’investissement. Les entreprises japonaises, dotées d’abondantes réserves de liquidités, manifestent un fort appétit pour les investissements, comme le révèle l’enquête Tankan de la Banque du Japon de septembre, prévoyant une hausse attendue de 13,3 % des dépenses d’investissement pour l’exercice 2023, par rapport à 7,4 % pour l’exercice 2022. Malgré le vieillissement de la main-d’œuvre, la demande croissante dans les secteurs des soins de santé et de la protection sociale, ainsi que la hausse de la demande intérieure, créent des pressions salariales, engendrant un cercle vertueux.

Le Japon intensifie son programme de transformation économique en adoptant un cadre pour la diffusion des technologies, stimulant la productivité malgré les pénuries de main-d’œuvre. Alors que les chaînes d’approvisionnement mondiales restent actives, le Japon bénéficie de la tendance croissante au “friend-shoring”, entraînant une augmentation des investissements. En 2024, davantage d’entreprises technologiques annoncent des investissements au Japon grâce au soutien gouvernemental. Les économies de coûts technologiques permettent au gouvernement japonais de s’attaquer à sa dette et de maintenir un assouplissement budgétaire pour stimuler durablement la croissance, l’inflation et les salaires.

Avec une politique de contrôle de la courbe des rendements, l’économie japonaise est surstimulée, les taux réels diminuant, les rendements nominaux étant plafonnés, mais les attentes en matière d’inflation augmentent. En 2024, la Banque du Japon est contrainte de mettre fin à sa politique de contrôle de la courbe des taux, provoquant une débâcle sur les marchés obligataires mondiaux à mesure que les investisseurs japonais rapatrient leurs fonds.

Impact sur le marché : Le yen se renforce à mesure que les investisseurs japonais rapatrient leurs fonds vers des actifs domestiques, entraînant l’USDJPY sous 130, l’EURJPY sous 140 et l’AUDJPY sous 88.

Pendant de nombreuses années, le Japon a été une puissance économique, mais cette dynamique a été interrompue par l’éclatement de la bulle en 1991, donnant lieu à une longue période de stagnation. Les entreprises ont connu une baisse de leurs bénéfices et salaires, tandis que le vieillissement de la population a entraîné une pénurie de main-d’œuvre et un ralentissement de la consommation. Cependant, un tournant se produit lorsque la déflation prend fin, et les salaires ainsi que les investissements privés repartent à la hausse, stimulant la productivité et entraînant une croissance économique rapide.

L’Union européenne instaure une taxe sur la fortune, provoquant un effondrement du marché du luxe

Il est ironique que l’Union européenne, réputée être le plus grand système de protection sociale au monde, compte 499 milliardaires dont le pourcentage d’impôt personnel sur leur richesse est le plus bas par rapport à leurs homologues d’Amérique du Nord et d’Asie de l’Est, d’après le Global Tax Evasion Report 2024. En France, les milliardaires affichent un taux de revenu avant impôt équivalent à celui des milliardaires américains, tandis que la population générale supporte des taux d’imposition moyens entre 46 et 50 %, violant ainsi le principe fondamental de réciprocité. Aux Pays-Bas, être milliardaire est d’autant plus avantageux, avec un taux d’imposition moyen inférieur à celui des milliardaires américains.

Alors que l’Europe est secouée par des tensions sociales constantes, et que les coûts liés à la transition verte, à la guerre en Ukraine et à l’inflation augmentent, la Commission européenne répond à l’initiative citoyenne (ICE) de juillet 2023, baptisée « Taxer les grandes fortunes pour financer la transition écologique et sociale ». En mettant en vigueur une loi imposant annuellement 2% de la richesse des milliardaires de l’UE, la Commission reconnaît la réalité soulignée par Thomas Piketty dans son ouvrage « Le capital au XXIe siècle », à savoir que la richesse croît plus rapidement que les revenus. Cette taxe sur la fortune de 2% génère 42 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires, allouées au financement de projets environnementaux, de santé, d’éducation et d’infrastructures publiques. En 2021, les actifs financiers des ménages de l’UE, comprenant des actions et des fonds d’investissement, totalisaient environ 10 trillions d’euros, suggérant qu’une imposition plus étendue de 2% sur les multimillionnaires pourrait porter les recettes fiscales à environ 100-150 milliards d’euros.

La dernière itération moderne de l’UE ébranle l’industrie européenne du luxe. Des recherches récentes ont mis en lumière une corrélation significative entre la quête d’articles de luxe et les niveaux d’inégalité des revenus et de richesse. L’introduction du nouvel impôt sur la fortune par la Commission européenne diminue immédiatement les anticipations du marché concernant la demande future de produits de luxe, incitant les investisseurs à se défaire des actions des entreprises de luxe européennes.

Conséquences sur le marché : Les actions de LVMH enregistrent une baisse de 40 % suite à la proposition du nouvel impôt sur la fortune par la Commission européenne. D’autres acteurs du secteur du luxe, tels que Porsche et Ferrari, subissent également des répercussions sérieuses sur leurs cours boursiers.

Afin de financer divers objectifs politiques, tels que la lutte contre le changement climatique, les soins de santé et l’éducation, l’UE instaure une loi imposant une taxe annuelle de 2 % sur la richesse des milliardaires. Cette mesure crée une secousse dans l’industrie du luxe en Europe, entraînant une baisse de 40 % pour le géant du luxe LVMH.

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Mines Paris – PSL : Rapport décarbonation, réindustrialisation & ETI 

L’équipe de la chaire etilab Mines Paris – PSL a présenté son premier rapport sur la place des entreprises de taille intermédiaire (ETI) dans la décarbonation.

Les ETI françaises font preuve d’une grande vivacité industrielle, représentant la plus grande part de l’emploi (35 %) en France. A ce titre, elles sont des maillons essentiels d’une réindustrialisation française qui se doit d’être verte.

En mobilisant la démarche alliant théorie, données et connaissance du terrain de la chaire etilab, Chaire de recherche et d’enseignement dédiée aux ETI, créée par Mines Paris – PSL et le Club ETI Ile-de-France en septembre 2022, l’équipe de chercheurs a réalisé un état des lieux de la décarbonation des ETI et des leviers d’actions à la portée de ces entreprises pour participer à la décarbonation de l’industrie.

« Les ETI d’aujourd’hui, dominantes dans l’industrie, et celles de demain, qui pour­ront prendre une place sur l’ensemble du territoire national, constituent pro­bablement la carte majeure sur laquelle la politique de réindustrialisation verte peut prendre racine.

L’attachement ter­ritorial, la capacité d’adaptation, l’impli­cation des employés, sont autant de piliers qui, combinés à une volonté d’exem­plarité environnementale, pourront offrir aux générations futures une in­dustrie française modèle, frugale et unanimement désirable. »

Pierre Fleckinger, Professeur en économie à Mines Paris – PSL, titulaire de la chaire etilab

Antoine Prévet, Chercheur à Mines Paris – PSL, directeur exécutif de la chaire etilab

Le rôle crucial des ETI dans la décarbonation de l’industrie française

Si les émissions de gaz à effet de serre ont diminué en France ces 30 dernières années, en partie sous l’effet de la désindustrialisation, la France fait face aujourd’hui à un nouveau défi : celui d’entamer une démarche de réindustrialisation verte. Après la réalisation d’un état des lieux détaillé, les chercheurs démontrent que :

  • L’industrie française est largement passée au gaz et la décarbonation doit passer par une nouvelle transition énergétique ;
  • Les Grandes Entreprises et les ETI émettent les mêmes quantités de CO2eq, représentant à elles deux 82 % des émissions.

Par ailleurs, en considérant leurs consommations énergétiques, le rapport a permis d’identifier les 12 secteurs les plus émetteurs pour les ETI :

Fort de ces constats, le rapport montre qu’il est aussi important de décarboner les Grandes Entreprises que les ETI et que l’essentiel de leur effort doit avoir lieu dans ces secteurs, qui nécessitent une attention particulière lors de la construction de la politique publique de décarbonation.

Les leviers d’action pour répondre au défi du verdissement de l’industrie

Dans un contexte où le futur est à une comptabilité carbone la plus exhaustive possible, il semble primordial selon ce rapport que les ETI se saisissent du nouveau cadre obligatoire dès aujourd’hui et que la norme européenne CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) s’impose largement.

Pour répondre à ces obligations, le rapport met en lumière des leviers d’actions sur lesquels les ETI peuvent s’appuyer pour entamer leur démarche vers une industrie plus verte :

  • Un mix énergétique de qualité ;
  • Une population qualifiée ;
  • Une exemplarité de verdissement du tissu productif.

Ces démarches pourraient permettre, à terme, d’exporter production et savoir-faire dans ce domaine, faisant de l’industrie française un exemple en matière de verdissement.

À propos de Mines Paris – PSL

Mines Paris – PSL, composante de l’Université PSL, forme des ingénieurs à même de relever les défis de demain, des leaders excellents scientifiquement, et internationaux. S’inscrivant dans son plan stratégique, l’École ambitionne d’être un acteur de référence dans les domaines de l’innovation et l’entrepreneuriat, la transition énergétique et les matériaux pour des technologies plus économes, les mathématiques et l’ingénierie numérique pour la transformation de l’industrie, y compris la santé, tout en restant fidèle, depuis sa création en 1783, à ses valeurs de solidarité et d’ouverture vers la société.

Caisse d’Epargne : 3 ans du Prêt à Impact

En octobre 2020, Caisse d’Epargne lançait son premier Prêt à Impact, une nouvelle offre pour valoriser l’engagement social ou environnemental de ses clients en indexant leur taux d’intérêt sur des objectifs de performance extra-financiers et en leur donnant la possibilité de reverser les bonifications perçues à une association. Fin 2023, Caisse d’Epargne dépassera 1,5 Md€ de financement dédié aux économies des régions via cette solution novatrice. Ces prêts ont déjà permis de reverser 500 000 € en trois ans à des associations nationales et locales.

3 ans du Prêt à Impact : Caisse d’Epargne dépasse 1,5 Md€ de financement et déjà plus de 500 000 € reversés à des associations.

Le Prêt à Impact est associé à des indicateurs extra-financiers qui sont essentiels pour les territoires tels que l’inclusion des personnes en situation de handicap, le développement de la mobilité décarbonée, la baisse de la consommation énergétique, etc.

Si cette offre avait alors été lancée pour le secteur de l’immobilier et du logement social, trois ans plus tard, ce sont des entreprises, des collectivités, des acteurs de l’ESS ou encore des Établissements de Santé qui peuvent tirer parti du Prêt à Impact pour contribuer à la transition environnementale, aux avancées sociales mais aussi au développement économique des régions.

Pour ce faire, le client opte pour l’indicateur de son choix et le taux d’intérêt effectif du prêt est ainsi indexé sur la performance extra-financière environnementale ou sociale de son projet. Chaque année, et pendant toute la durée de vie du prêt, si le client atteint l’objectif fixé, il bénéficie d’une bonification du tauxqu’il peut décider de reverser à une association. Si l’objectif n’est pas atteint, seul le taux contractuel est appliqué.  

Le Prêt à Impact a ainsi déjà bénéficié à des associations comme la Fondation Abbé Pierre qui lutte contre l’exclusion et la pauvreté ou le réseau Envie qui répare et recycle les appareils électroménagers tout en faisant de l’insertion professionnelle. 

Jacques-Olivier Hurbal, Directeur du Développement Caisse d’Epargne, a déclaré : “Depuis trois ans, à chaque Prêt à Impact consenti, nous avons travaillé avec nos clients pour choisir une thématique sociale ou environnementale à laquelle ils souhaitent contribuer. En tant que banque coopérative œuvrant au service de tous les acteurs de nos régions, Caisse d’Epargne a la volonté de valoriser l’engagement de ses clients et d’être utile aux transformations des territoires dont la société a aujourd’hui besoin.”

À propos de Caisse d’Epargne

Les 15 Caisses d’Epargne sont des banques coopératives au service de leur région. Avec 17,8 millions de clients (dont 4,3 millions de sociétaires), elles accompagnent toutes les clientèles : particuliers, professionnels, entreprises, acteurs de l’économie sociale, institutions et collectivités locales. Elles privilégient le meilleur niveau de service dans tous les domaines : collecte et gestion de l’épargne, versement des crédits, équipements en moyens de paiement, gestion de patrimoine, projets immobiliers, assurances. Les Caisses d’Epargne font partie du Groupe BPCE, 2e groupe bancaire en France.

La CSRD : Nouvelle directive européenne

Dans quelques semaines, de nombreuses entreprises françaises seront soumises à une nouvelle directive européenne, la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive). L’impact environnemental et social des activités économiques est devenu une préoccupation majeure, car son négligé représente un risque potentiel pour la pérennité et une erreur stratégique des entreprises. Malgré la rigueur accrue de cette réglementation, entrant en vigueur le 1er janvier prochain, elle offre une opportunité unique aux fonctions financières de prendre en compte les enjeux de durabilité.

Il devient essentiel d’avoir les compétences internes nécessaires pour accompagner cette transition. La double expertise en Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) et en finance est plus cruciale que jamais, surtout compte tenu de la pénurie de profils de ce type. Dans ce contexte, quel rôle les experts freelances peuvent-ils jouer pour soutenir les entreprises dans leur transition durable?

La Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) redéfinit le paysage du reporting ESG (Environnemental, Social et de Gouvernance), élevant les normes en termes de périmètre et de transparence de l’information. À partir du 1er janvier 2024, elle touchera près de 50 000 entreprises, quadruplant ainsi le nombre d’entités concernées par rapport à la réglementation précédente, la NFRD (Non Financial Reporting Directive). Cette évolution marque un virage significatif vers une transparence accrue et des engagements plus concrets en matière de durabilité pour les entreprises européennes.

La CSRD, en tant que directive axée sur la transparence, représente une avancée majeure dans le domaine de la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Elle obligera bientôt plus de 50 000 entreprises en Europe à publier des rapports extra-financiers détaillés basés sur des critères ESG. Cependant, selon une enquête du cabinet Baker Tilly, 88 % des entreprises européennes estiment ne pas être prêtes à répondre aux exigences de la CSRD.

La directive aborde huit thèmes cruciaux liés aux enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, couvrant des aspects tels que les ressources aquatiques, la biodiversité, l’économie circulaire et la conduite des affaires. Ces thèmes, répartis en environ 80 sous-catégories, introduisent une approche exhaustive du reporting ESG, mettant l’accent sur la précision des indicateurs évalués non seulement en termes d’ambition, mais surtout d’exactitude lors des audits.

Les entreprises concernées par la CSRD devront publier des rapports en fonction de leur taille et de leur statut. En 2024, cela touchera les entreprises cotées de plus de 500 salariés, avec un total bilan supérieur à 20M€ ou un chiffre d’affaires dépassant les 40M€. Les échéances varieront ensuite en fonction de la taille des entreprises.

Malgré la montée en puissance de la réglementation en matière de reporting RSE, la CSRD ne suffit pas à atteindre les objectifs de réduction des impacts sur le climat et la biodiversité d’ici 2050. L’Agence LUCIE, par exemple, va au-delà de la précision des indicateurs en encourageant les entreprises à agir et à adopter des engagements de résultats sur des indicateurs essentiels, dépassant ainsi les simples exigences réglementaires.

Nous travaillons actuellement sur une approche pratique et opérationnelle de la réglementation, accompagnée d’un plan d’action concret et ambitieux. Ce plan, qui sera validé par le label LUCIE dans sa nouvelle déclinaison “CSRD”, sera disponible dès 2024 pour toutes les entreprises souhaitant se préparer à la réglementation et s’engager dans une trajectoire de réduction effective de leurs impacts.” affirme Philippe Vachet, Directeur des opérations de l’Agence LUCIE.

Un troisième fonds pour Alter Equity

Dans une démarche à nouveau pionnière dans le secteur de l’investissement non coté en bourse, alter equity annonce aujourd’hui une étape supplémentaire visant à promouvoir la diversité et l’inclusion au sein des entreprises du portefeuille de son 3è fonds en cours de levée. Cette décision s’inscrit dans le prolongement de sa participation à Tech Your Place, initiative sectorielle majeure qui encourage les pratiques inclusives au sein des startups.

Le troisième fonds d’alter equity en cours de levée, liera la rémunération des dirigeants de ses participations à un résultat en matière d’égalité des chances.

En s’appuyant sur la clause Diversité et Inclusion de Tech Your Place, qu’elle a contribué à rédiger, alter equity franchit une étape décisive en liant la rémunération des dirigeants de ses participations à la bonne réalisation de cette clause. Ce critère Diversité et Inclusion vient s’ajouter à 11 autres objectifs de Responsabilité Sociale et Environnementale (« RSE ») qui seront obligatoires pour l’ensemble des participations d’alter equity3P III, et dont le respect à un certain niveau conditionnera pour leurs dirigeants l’accès à deux dimensions de leur rémunération :

  • la partie variable, et
  • l’intéressement à la création de valeur actionnariale (« management package »).

L’engagement Diversité et Inclusion de Tech your Place oblige les 10 fonds y ayant adhéré dont alter equity à faire figurer dans leurs pactes d’actionnaires une clause créant 4 obligations pour les participations dans un délai de 6 à 12 mois suivant l’entrée du fonds à leur capital :

  • Désigner une personne responsable en charge des enjeux de diversité et d’inclusion ;
  • Mettre en place pour l’ensemble des cadres dirigeants et salariés un programme de formation aux pratiques inclusives et non-discriminatoires, en particulier sur les enjeux de recrutement ;
  • Mettre en place des pratiques de recrutement inclusives et augmenter, lors des recrutements, le recours à des structures intervenant dans l’aide aux personnes éloignées de l’emploi ou discriminées dans l’emploi ; et
  • Mettre en place des KPIs de suivi annuel et en rendre compte de manière qualitative et quantitative vis-à-vis de ses investisseurs.

Au-delà de la rémunération des dirigeants de ses participations, alter equity conditionnera également 50% de la rémunération de sa propre équipe au double niveau des bonus et du carried interest aux résultats RSE des participations de son 3è fonds, dont le respect de la clause Diversité et Inclusion de Tech Your Place.

À propos d’Alter Equity

Alter Equity a été la première société de gestion française de l’investissement non côté en bourse créée pour financer des entreprises à impact social ou environnemental positif, c’est-à-dire formant une économie durable, inclusive et globalement responsable. Elle soutient avec son modèle d’investissement Planet-People-Profit des activités et des comportements utiles à l’intérêt long terme des êtres humains et de l’environnement tout en recherchant un rendement financier attractif pour ses investisseurs.

Alter Equity gère actuellement deux fonds pour un total de 150m€, investissant des montants de 3 à 10m€ au capital d’entreprises françaises et européennes dont l’activité est bénéfique pour l’inclusion des personnes et/ou la transition bas-carbone. Elle pose en outre comme condition à son investissement l’engagement dans une démarche RSE par la mise en œuvre d’un plan d’action dédié, appelé Business Plan extra-financier (BPEF). Elle a porté une disruption radicale dans le métier du private equity (investissement dans des entreprises non cotées en bourse) et continue d’innover pour rendre la finance toujours plus respectueuse de l’intérêt à long terme des personnes et de l’environnement.

Elle a ainsi par exemple été le premier investisseur rendant obligatoire pour toutes ses participations de procéder à un bilan carbone, première étape d’une démarche de décarbonation et d’ouvrir le capital à l’ensemble des salariés.

Vingt-huit investissements ont déjà été réalisés, notamment dans les métiers de l’intégration par l’emploi et l’éducation, l’énergie renouvelable, l’efficacité énergétique, la collecte et la valorisation de déchets, la réparation d’électroménager, la mobilité douce, ainsi que le financement de l’agriculture et de l’agro-alimentaire durables.

Alter Equity est aujourd’hui une équipe de douze professionnels, composée à 75% de femmes.

À propos de Tech Your Place

Co-fondé par Diversidays et la fondation Mozaïk, Tech Your Place est le 1er mouvement en France qui accompagne les acteurs de la Tech en matière d’inclusion et de diversité. Avec une cinquantaine de membres aujourd’hui, fonds d’investissements et startups (Alter Equity, Eurazeo, Blablacar et bien d’autres), Tech Your Place agit collectivement pour un écosystème Tech plus inclusif, en utilisant les leviers de la formation et du recrutement. Le mouvement s’est également illustré par la création et l’adoption par dix fonds d’une clause diversité et inclusion dans les pactes d’actionnaires. Objectif : donner sa place à chaque talent qui souhaite rejoindre la Tech.

Transition énergétique : ça fonctionne en Essonne !

Le Département de l’Essonne a pris à bras le corps la question de la transition énergétique, tant pour les particuliers et copropriétés que dans ses propres bâtiments.

Le Département de l’Essonne s’engage pour une meilleure performance énergétique avec ma « Prime Eco-Logis 91 ».

Puisque la rénovation énergétique des bâtiments et des logements est l’une des principales sources d’économie d’énergie, le Département a créé dès 2019 la Prime Eco-Logis 91 (PEL). Après un premier dispositif centré sur les foyers individuels, la « PEL2 » adoptée fin 2021 se concentre sur les copropriétés, permettant de réduite fortement le reste à charge, et sur les opérations de rénovation globale et performante. Depuis son lancement, ce sont 42 050 logements rénovés et plus de 400 Millions d’euros de travaux engagés. Plus spécifiquement, depuis 2021, la PEL 2 a permis de rénover près de 900 logements pour +50% de gains énergétiques. En outre, la PEL contribue largement à l’économie locale puisque 60% des travaux furent réalisés par des entreprises essonniennes.

Le Département de l’Essonne se mobilise pour réduire ses propres consommations énergétiques.

Soucieux d’être exemplaire en matière de réduction de ses consommations énergétiques, le Département a mis en place fin 2022 un plan de sobriété énergétique.

Parmi les actions clés :

  • La réduction de quatre semaines en moyenne de la saison de chauffe ;
  • L’installation de sondes de température et d’hygrométrie dans les 100 collèges et 40 bâtiments (4 sondes/ site) ;
  • La réduction de la température de consigne en confort 19°C (hors PMI, crèches, musée de la photo, etc., vers 21°C) ;
  • L’optimisation de la température des locaux serveurs (25°C) ;
  • Un challenge environnemental ayant mobilisé près de 600 agents du Département, permis de réaliser près de 3800 éco-gestes et proposer plus de 1100 idées.

On note un gain d’environ 12% sur les consommations de chauffage sur la période de chauffe 2022/2023, soit une économie d’environ 5 400 MWh, l’équivalent de la consommation d’énergie annuelle de 470 foyers. L’économie réelle constatée de cette saison est d’un million d’euros. En outre, les résultats obtenus sont aussi le point de départ d’un changement de pratiques durables : les efforts sont partagés et le taux de participation au challenge élevé.

Le Département poursuit et amplifie son engagement avec pour objectif de réaliser 10% d’économies d’énergie supplémentaires sur la période 2024-2026.

  • Maintenant les températures de confort et réduit de la saison de chauffe 2022/2023 ;
  • Rallumant les collèges pour la rentrée de la Toussaint ;
  • Rallumant les sites administratifs pendant les vacances de la Toussaint (en commençant par les sites les plus sensibles) et étudiant les demandes en fonction des situations (humidité, enfants en bas âge…)
  • Mettant en place un plan eau avec notamment l’installation de robinets thermostatiques ;
  • Poursuivant le challenge environnemental avec l’animation d’un réseau d’ambassadeurs ;
  • Avançant la solarisation du bâti : étude de potentiel photovoltaïque réalisée sur le parc, études de faisabilité à conduire avant janvier 2024 sur 20 sites.

« Le Département de l’Essonne n’a pas attendu la crise énergétique pour être exemplaire en la matière ! D’une part, avec ma Prime Eco Logis, qui est l’un des exemples concrets de notre politique départementale permettant de répondre aux difficultés quotidiennes des Français face à l’inflation des prix de l’énergie et alors même que le logement est le premier poste de dépense des habitants. D’autre part, la sensibilisation de nos agents et l’engagement des équipes départementales pour mieux maîtriser nos consommations dans nos bâtiments est un travail de longue haleine dont nous sommes particulièrement fiers. Nous allons continuer à parfaire nos actions pour que chaque essonnien se sente pleinement partie prenante dans les défis de transition énergétique qui nous concernent tous, et dispose des outils pour agir en ce sens. » rappelle François DUROVRAY, Président du Département de l’Essonne.

Étude Sage : PME & Durabilité

Une étude mondiale, menée auprès de 16 423 petites et moyennes entreprises (PME), montre qu’un nombre conséquent de PME souhaitent progresser sur la voie de la durabilité, mais sont souvent incapables de mesurer leurs performances et d’en rendre compte, ce qui les empêche d’agir en fonction de leur ambition. Alors que la Cop 28 ouvre ses portes aujourd’hui, il est temps pour les décideurs politiques de prendre en main la question du reporting, pour pouvoir mesurer efficacement les efforts des PME en ce qui concerne le développement durable. En substance, cette étude souligne l’opacité des outils de reporting et la nécessité de proposer aux PME françaises des solutions simples et concrètes, leur permettant de répondre aux exigences de sobriété énergétique et d’impact environnemental.

  • Une enquête mondiale menée par Sage, ICC et PwC UK auprès de plus de 16 000 PME met en évidence un décalage au sujet du développement durable : 83 % d’entre elles accordent la priorité au développement durable, mais seulement 8 % rendent compte de leur impact.
  • La réduction des contraintes de reporting pourrait ouvrir de nouvelles voies financières, de nouvelles opportunités de croissance et d’emploi pour les PME.
  • Sage recommande des cadres de reporting plus simples et un meilleur soutien technique pour aider les PME à agir en faveur du développement durable.

Intitulée « La voie de la croissance : Combler le fossé du reporting en matière de durabilité des PME », cette étude a été menée par Sage, leader des technologies de comptabilité, de finance, de ressources humaines et de paie pour les PME, en partenariat avec ICC, PwC UK et Strand Partners. Les PME, qui représentent 99 % des entreprises dans le monde, jouent un rôle essentiel dans le cheminement de la société vers la durabilité. Le rapport a pour but d’identifier leurs motivations et leurs obstacles dans ce cheminement.

Une volonté de s’impliquer et de répondre aux exigences

Le rapport révèle qu’un nombre croissant de PME comprennent que le développement durable est essentiel à la croissance de l’entreprise. En 2022, 76 % des personnes interrogées ont déclaré que le développement durable était important pour elles, un chiffre qui est passé à 83 % cette année. Les PME ont également indiqué qu’elles ressentaient une pression de la part de leurs nombreuses parties prenantes en faveur du développement durable : les clients arrivent en tête de liste (59 %), mais d’autres acteurs comme les pouvoirs publics (26 %) et les employés (8 %) sont également pris en compte. 

Toutefois, très peu de PME interrogées (8 %) mesurent actuellement leur impact environnemental et en rendent compte. Selon les entreprises interrogées, les deux principaux obstacles à la mesure de leur impact sont les coûts initiaux (73 %) et la complexité du paysage actuel des rapports (65 %). 

À l’heure ou la prise de conscience est généralisée, il est maintenant temps de permettre aux PME de pouvoir rendre compte plus simplement et d’être plus accompagnées sur le reporting de leur impact environnemental.

Des obstacles au reporting

En revanche, une entreprise sur cinq (21 %) se déclare prête et désireuse de mesurer son impact, mais ne franchit pas encore le pas. L’analyse statistique du rapport indique que si les obstacles au reporting pour les PME étaient levés, on pourrait assister à un triplement du nombre de PME initiant des rapports durant les deux prochaines années. Cela représenterait l’ajout de 51 millions de PME aux rapports mondiaux, marquant un tournant significatif dans la réponse potentielle de la société face au changement climatique.

Une démarche gagnante

Il convient de souligner que cela permettrait aux PME déclarantes de bénéficier des avantages liés à la communication sur la durabilité, tels qu’un meilleur accès au financement de la part des banques prenant en compte l’impact durable dans leur évaluation, une image employeur renforcée facilitant l’attraction de talents de haut niveau, et la capacité à être compétitives dans les processus contractuels exigeant des informations sur la durabilité, leur ouvrant ainsi la voie à de nouveaux clients.

L’engagement RSE de Sage se produit au sein du groupe entier, notamment en France, pour proposer une solution permettant aux PME de répondre aux exigences gouvernementales et de mieux rendre compte de leurs efforts en matière de développement durable.

À la lumière de ces résultats, Sage, ICC et PwC UK émettent les recommandations suivantes à l’intention des organismes de normalisation, des gouvernements et des chefs d’entreprise, afin que les PME du monde entier puissent accéder à l’information plus facilement.

Quelques recommandations à destination des organismes de normalisation :

  • Établir une cohérence dans la terminologie RSE utilisée afin que les PME puissent comprendre et répondre aux demandes de reporting de manière plus transparente.
  • Travailler avec les gouvernements pour évaluer et accroître l’interopérabilité des normes émergentes pour les PME avec les principales normes du marché, et expliquer clairement comment les exigences d’une norme répondent aux exigences d’autres normes.
  • Fournir des guides conviviaux, des modèles et des solutions automatisées qui allègent la charge de travail des PME en matière d’établissement de rapports.
  • Déterminer si les exigences en matière de rapports imposées aux PME sont proportionnelles pour une entreprise disposant de ressources limitées, et hiérarchiser les questions importantes afin de les aider à se concentrer sur les bons domaines.

Les pouvoirs publics pourraient quant à eux :

  • Construire une infrastructure de données pour soutenir les PME et faire évoluer les rapports vers la précision et la transparence, par exemple en développant des outils partagés et des référentiels de données.
  • Présenter l’importance et les avantages de l’établissement de rapports sur le développement durable pour les PME, tels que l’accès aux marchés, le financement et la réduction des coûts.
  • Promouvoir l’utilisation de technologies numériques abordables et automatisées pour l’établissement de rapports sur le développement durable, afin d’alléger la charge des PME
  • Encourager les PME à investir dans leur rapport de durabilité en envisageant des incitations financières pour atténuer les coûts initiaux.

Elisa Moscolin, vice-présidente exécutive de Sustainability & Society chez Sage, analyse ces résultats et affirme qu’« au-delà des chiffres, le rapport nous apprend une chose essentielle : il existe un lien fort entre les rapports sur le développement durable et l’action – les PME ne peuvent pas réparer ce qu’elles ne peuvent pas voir. La technologie y est pour beaucoup – 63 % des PME disent dans le rapport que les bons outils numériques leur faciliteraient la tâche en matière de rapports, et nous nous sommes engagés à faire partie de la solution, avec des outils tels que Sage Earth. Mais il faudra un écosystème pour que les PME – et la société dans son ensemble – adoptent le développement durable. Nous espérons travailler en étroite collaboration avec les organes directeurs et les gouvernements pour rendre le paysage des rapports plus accessible aux PME du monde entier ».

« En tant que représentant institutionnel de plus de 45 millions d’entreprises dans le monde, nous constatons chaque jour le potentiel des PME à ouvrir la voie à un avenir plus durable. S’il est clair que les PME sont de plus en plus nombreuses à agir, ce rapport identifie ce dont elles ont besoin pour tenir pleinement la promesse d’un avenir plus durable et plus prospère. Plus précisément, nous devons fournir aux PME les politiques et les incitations adéquates, des outils efficaces et, surtout, les PME ont besoin d’un effort de collaboration pour transformer les pratiques commerciales. En concentrant collectivement notre attention sur ces domaines d’action clés, nous pouvons permettre aux PME de s’attaquer aux obstacles qui les empêchent de mieux comprendre, gérer et, en fin de compte, améliorer leurs performances en matière de développement durable », déclare John W. H. Denton AO, secrétaire général d’ICC.

Lynne Baber, responsable du développement durable chez PwC UK, explique que : « La contribution essentielle que les PME apporteront à la réalisation des objectifs de développement durable dans le monde doit s’appuyer sur des rapports clairs et fiables, et le lien entre des rapports précis et des actions efficaces et significatives est évident. Seulement 8 % des PME déclarent établir des rapports sur les questions de durabilité, ce qui montre qu’elles ont besoin d’aide pour naviguer dans un processus aussi complexe et exigeant en termes de ressources. Cela nécessitera une collaboration entre les marchés, les industries et les dirigeants gouvernementaux pour développer des solutions technologiques qui rendront les rapports sur le développement durable plus efficaces et plus accessibles ».

À propos de Sage

Sage a pour ambition de casser les barrières afin que tout le monde puisse s’épanouir, à commencer par les millions de petites et moyennes entreprises, les ETI et les experts-comptables que nous accompagnons avec nos partenaires. Nos clients ont confiance en nos logiciels de gestion de finances, de ressources humaines et de paie pour que leurs activités se déroulent en toute sérénité. En numérisant leurs processus de gestion, nous connectons les entreprises à leurs clients, fournisseurs, collaborateurs, aux banques et aux gouvernements. Notre mission est de simplifier leur quotidien tout en leur apportant nos conseils. Casser les barrières signifie aussi consacrer notre temps, notre technologie et notre expérience à lutter contre la fracture numérique, les inégalités économiques et contre la crise climatique.