RSE : Le “washing” concerne les autres

Selon les professionnels du marketing, l’engagement de leur entreprise est authentique, tandis que celui des autres l’est beaucoup moins…

Pour la quatrième année consécutive, Cision et le Club des Annonceurs enquêtent auprès des professionnels du marketing et de la communication pour évaluer l’engagement de leurs marques et le développement de la RSE au sein de leurs entreprises.

Dans un contexte économique difficile marqué par l’inflation, associé à des conflits internationaux et à une crise climatique, comment le développement de la RSE a-t-il été influencé en 2023 ? Les entreprises ont-elles véritablement pris des mesures ? Quels types d’engagement privilégient-elles ? Les professionnels de la communication sont-ils enthousiastes, convaincus ou plutôt désabusés face à la prolifération de la communication abusive sur la RSE ? Bénéficient-ils d’un soutien et d’une formation adéquats en interne pour influencer positivement les pratiques ?

Ces interrogations ont trouvé des réponses auprès de 378 professionnels de la communication et du marketing qui ont participé à cette enquête entre le 3 juillet et le 15 septembre 2023.

L’engagement : une question de pérennité

Presque tous les professionnels du marketing et de la communication, soit 97 % d’entre eux, considèrent que les marques doivent adopter des engagements sociétaux et/ou environnementaux, et pour 75 % d’entre eux, il s’agit même d’une question cruciale pour leur pérennité.

Le washing : concerne les autres 

80 % des participants confirment que l’engagement des marques contribue à l’efficacité des campagnes marketing. Dans ce contexte, la tentation d’utiliser la RSE à des fins marketing est forte. En outre, les professionnels du marketing et de la communication considèrent à 84 % que les engagements de leur entreprise sont authentiques, un pourcentage élevé mais en baisse de neuf points par rapport à 2022. Cette diminution de l’authenticité se fait ressentir dans l’ensemble de la profession, où 75 % estiment qu’il y a trop de “greenwashing” de la part des marques.

Bashing : pas d’inquiétude !

Il semble que les professionnels de la communication et du marketing se débarrassent de leur crainte du bashing : 93 % d’entre eux estiment que la marque devrait communiquer sur ses engagements, comparé à seulement 66 % en 2020. Pourtant, ils reconnaissent que cela peut comporter un risque pour la marque, et 54 % pensent d’ailleurs que le bashing est inévitable, peu importe les actions entreprises, alors qu’ils étaient 41 % en 2020.

Moins de paroles, davantage d’actions

72 % des entreprises ont déjà entrepris des actions concrètes en matière d’engagement, soit une augmentation de 9 points en un an. Ces entreprises passent à l’action, et la moitié d’entre elles ont même adapté leur stratégie de développement, en modifiant leur modèle économique, en lançant de nouveaux produits ou en élargissant leur domaine d’activité. Cependant, 10 % d’entreprises persistent à ne pas intégrer la RSE dans leurs priorités, un chiffre inchangé depuis quatre ans.

34 % des entreprises ont renforcé leur RSE malgré l’économie

En 2023, 34 % des répondants ont affirmé que le contexte économique a accéléré la mise en place de la RSE au sein de leur entreprise. Cela suggère que la RSE est devenue un impératif pour l’orientation vers l’avenir. Seulement 16 % ont déclaré que le contexte économique l’a ralenti, tandis que 1 % l’a complètement stoppé.

La diversité à l’honneur, mais avec une priorité accordée à l’environnement et au bien-être des employés

L’engagement en faveur de la diversité et de l’inclusion se hisse dans le Top 3 des causes les plus soutenues en 2023, avec 70 % des répondants l’ayant choisie parmi les enjeux importants pour leur entreprise (en hausse de 10 points par rapport à 2022).

En tête, et inchangées depuis quatre ans, figurent les bonnes pratiques écologiques internes (90 %) et le bien-être des salariés (72 %). Cependant, si les professionnels du marketing et de la communication devaient choisir un engagement prioritaire, la réduction de l’empreinte carbone serait en tête (29 %), suivi de près par le bien-être des employés et le respect de l’environnement, à égalité (21 %).

Comme observé depuis le début de cette enquête, les priorités continuent de se concentrer davantage sur les aspects environnementaux que sur les enjeux sociétaux, avec l’égalité femme-homme à seulement 3 % et la diversité et l’inclusion estimée à 7 %.

Un engagement des marques plus structuré mais moins altruiste

La RSE est de plus en plus prise au sérieux, avec 81 % des entreprises désormais disposant d’une équipe spécialement dédiée à cette initiative. Cette proportion a augmenté de 22 points par rapport à l’année précédente. Dans 65 % des cas, cette équipe est directement rattachée à la direction générale. Lorsque ce n’est pas le cas, les départements de la Communication Marketing (MarCom) et des Ressources Humaines (RH) prennent le leadership de manière égale, à hauteur de 33 % chacun.

Cependant, malgré le fait que la principale motivation pour s’engager dans la RSE soit toujours de contribuer de manière positive au monde dans lequel nous vivons, avec un pourcentage de 38 %, on observe une baisse de 11 points par rapport à 2022. En revanche, toutes les autres motivations, davantage axées sur des intérêts personnels ou économiques, sont en augmentation.

La mesure de l’engagement est toujours complexe, et l’ESG reste méconnu

Seules 6 % des entreprises parviennent à calculer un ROE (Return On Engagement) pour leur stratégie d’engagement, tandis que 27 % s’en rapprochent. En ce qui concerne l’ESG, 36 % des répondants ne savent pas ce que cela signifie, tandis que seulement 31 % connaissent cette notion et respectent des critères spécifiques.

Communicants engagés désirent un accompagnement amélioré

Ils estiment presque à l’unanimité que ces engagements sont justifiés (99 %). De plus, 88 % estiment qu’ils sont respectés, une augmentation de 5 points par rapport à l’année précédente. Cependant, ils aspirent à aller plus loin, car 53 % considèrent que les engagements pris par leur entreprise sont insuffisants. En outre, ils expriment le besoin d’un meilleur soutien en matière de RSE : 58 % reconnaissent qu’ils ne maîtrisent pas suffisamment les enjeux et objectifs de la RSE, et 56 % estiment ne pas disposer de suffisamment de références ou de directives pour agir de manière concrète.

Perte d’influence des MarCom sur la RSE

49 % des professionnels de la communication marketing estiment que la RSE empiète sur le domaine de la communication. En outre, le pourcentage de ceux qui estiment avoir suffisamment d’influence en interne sur ce sujet diminue à 53 %, par rapport à 64 % l’année précédente. Néanmoins, 62 % affirment être écoutés par la direction générale.

Cyndie Bettant, Directrice Communication Cision et responsable de l’étude décrypte :

« L’édition 2023 du baromètre de l’engagement des marques montre clairement que la RSE est désormais bien ancrée au sein des entreprises. 
Même le contexte difficile que nous vivons, mêlant inflation, crise des ressources, incertitude et conflits internationaux, ne semble pas affecté ce mouvement de fond. L’étude montre même le contraire !
Le développement de la RSE s’accélère, les entreprises s’organisent et n’ont jamais été aussi nombreuses à posséder un département dédié à la responsabilité sociale, dont la Direction Générale prend les commandes.
Des marqueurs forts de bonne augure pour la RSE, même si les professionnels de la communication et du marketing semblent chercher leur place dans ce nouveau paysage organisationnel et demandent plus d’accompagnement sur le sujet. 
»

42ème session de la Conférence générale de l’UNESCO

La 42e session de la Conférence générale de l’UNESCO met l’accent sur le climat et l’innovation.

Les 194 États Membres de l’UNESCO se réuniront du 7 au 22 novembre 2023 à l’occasion de la 42e session de la Conférence générale de l’Organisation, qui sera marquée cette année par les défis mondiaux liés au dérèglement climatique et aux nouvelles technologies. Le siège de l’UNESCO accueillera également de nombreux événements et expositions à cette occasion.

Au programme de cet événement :

  • 7 novembre à 15h30 : Discours d’ouverture d’Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’UNESCO.
  • 9 novembre de 15h à 18h : Débat de haut niveau “(re)Penser les communs, agir ensemble. Discours d’introduction par le professeur Dipesh Chakrabarti (Université de Chicago) sur la protection des biens communs à l’ère du dérèglement climatique. Cette intervention sera suivie d’une table-ronde au cours de laquelle des représentants des États Membres, d’entreprises et de la société civile débattront des moyens les plus efficaces de protéger les « biens communs » face aux grands défis de la perte de la biodiversité ou de la transformation numérique.
  • 9 novembre à 18h : Présentation du projet Protéger la biodiversité, se réconcilier avec le vivant : l’exemple du projet des réserves de biosphère en Amazonie qui vise à mettre fin à la dégradation des écosystèmes forestiers et à soutenir des moyens de subsistance alternatifs pour les communautés locales et indigènes à travers 8 réserves de biosphère de l’UNESCO dans 4 pays (Bolivie, Brésil, Équateur et Pérou). Cette présentation s’accompagnera du lancement du Portail de la biodiversité, une cartographie interactive des données de l’UNESCO dans le cadre du Réseau UNESCO pour la Terre.
  • 14 novembre à 19h30 : Performance du groupe musical SEVENTEEN. Icône de la K-pop, le groupe SEVENTEEN se produira sur scène et prononcera un discours, donnant sa voix en faveur de la jeunesse et de la construction d’un avenir meilleur. Le concert se tiendra dans le cadre du Forum des jeunes de l’UNESCO (du 13 au 15 novembre) au cours duquel des jeunes de plus de 150 pays débattront de l’impact social du dérèglement climatique avec des dirigeants du monde entier.

EXPOSITIONS

Des artistes du monde entier présenteront leur travail à l’UNESCO pour la première fois.

  • Une édition spéciale de la BienalSur Latin American Contemporary Art Fair présentera une nouvelle génération d’artistes africains et afro-descendants, tels que Januario Jano, Hicham Benohoud, Monica de Miranda, Kapwani Kiwanga, Aline Motta, Rosana Paulino et Ishola Akpo.
  • Une exposition de photos consacrée à notre patrimoine commun se tiendra dans les rues entourant le siège de l’UNESCO, portant notamment sur les réserves de biosphère de l’Organisation, dont celles du bassin amazonien. Les clichés sont signés par d’illustres photographes comme Joan de la Malla (photographe de la vie sauvage de l’année 2023), Oskar Metsavaht et Carolina Arantes.
  • L’éco-artiste Thijs Biersteker présentera “Amazonium“, une installation immersive sur la déforestation.
  • Une exposition sur l’innovation et la transformation numérique présentera l’utilisation par l’UNESCO des dernières technologies, notamment la numérisation en 3D des monuments culturels en Ukraine, l’usage de drones pour protéger les grands singes dans le bassin du Congo ou encore celui de caméras télécommandées pour surveiller la faune et la flore des grands fonds marins. Cette exposition offrira également un aperçu des avantages et des risques liés au numérique dans l’éducation et des questions éthiques soulevées par l’IA et les neurotechnologies.
  • Une exposition sur les actions de l’UNESCO pendant et après les situations de crise et d’urgence, basée sur les exemples des interventions de l’Organisation Irak, en Ukraine et au Yémen.

PRIX ET DISTINCTIONS

Au cours de la Conférence générale, l’UNESCO, les États Membres et ses partenaires décerneront également une série de prix et distinctions pour saluer les grandes réalisations dans les domaines de l’éducation, des sciences et de la culture.

  • 8 novembre de 18h30 à 20h : Prix mondial de l’enseignant. Cérémonie de remise des prix et présentation du rapport mondial de suivi sur l’Education par l’UNESCO, la Fondation Varkey et Teacher Task Force (Equipe spéciale sur les enseignants).
  • 9 novembre de 13h30 à 15h : Prix UNESCO-Japon d’éducation en vue du développement durable. Cérémonie de remise de prix et table ronde sur l’éducation écologique et la préparation au changement climatique, animée par la princesse Abze Djigma du Burkina Faso, présidente du jury international du prix UNESCO-Japon.
  • 13 novembre de 19h30 à 20h : Prix UNESCO Kalinga pour la vulgarisation scientifique 2023.
  • 14 novembre de 13h15 à 14h15 : Prix UNESCO-Carlos J. Finlay pour la microbiologie 2023.
  • 16 novembre à 19h : Prix international UNESCO-Grèce Mélina Mercouri pour la sauvegarde et la gestion des paysages culturels.

Mégatendances renforcées, productivité en hausse imminente !

Un changement radical dans la croissance de la productivité, alimenté par les applications d’IA, justifie plus que jamais d’investir dans l’économie du futur, affirme l’équipe MegaTrends de Robeco, dix ans après le lancement de la stratégie.

  • La conviction est importante, car les mégatendances évoluent sur des décennies et non sur des mois
  • L’étendue de l’exposition rend la stratégie MegaTrends plus résistante aux fluctuations de sentiment
  • L’IA vient s’ajouter aux mégatendances et contribue à façonner l’avenir de notre société, de l’économie et de l’environnement naturel

Intensification des mégatendances

Le profil de l’investissement thématique a été revitalisé par le lancement des modèles génératifs d’IA et l’enthousiasme qui s’en est suivi pour les valeurs liées aux semi-conducteurs et au cloud. Quoi qu’il en soit, l’équipe MegaTrends de Robeco pense que la frénésie actuelle sur le marché actions pour les infrastructures d’IA masque un impact économique plus large et très positif.

« Pour nous, l’IA est un vaste thème. Vous constatez que bon nombre d’entreprises investissent dans l’IA, ce qui nous semble être un signal important. L’IA résout l’un des gros problèmes économiques de ces dernières décennies, à savoir la stagnation de la productivité dans le secteur des services. Elle change la donne pour l’économie mondiale », déclare Steef Bergakker, gérant de portefeuille au sein de l’équipe MegaTrends.

Si l’IA générative via de grands modèles de langage est nouvelle, cela fait deux décennies que les éléments reconnaissables à l’IA sont en cours de développement, d’utilisation et d’investissement, explique Marco van Lent, gérant de portefeuille. « Le machine learning est une technologie bien établie, et les fabricants d’équipement industriel au niveau mondial collectent et analysent depuis des années des données en temps réel reliées à un réseau plus large afin d’améliorer l’efficacité et ainsi de faire progresser la productivité industrielle. Cet impact peut désormais se répandre au-delà du secteur manufacturier », ajoute-t-il.

Cet impact se fera sentir sur les cinq thèmes dans lesquels la stratégie MegaTrends investit : entreprise connectée, monde numérique, classe moyenne émergente, vieillissement en bonne santé et maîtrise des ressources (voir Figure 1 à la page suivante), explique Dora Buckulčíková, gérante de portefeuille.

« Dans le domaine de la santé, par exemple, qui relève de notre thème vieillissement en bonne santé, les améliorations en matière de capture d’images se combinent à l’IA pour créer des diagnostics automatisés plus précis, ce qui est très intéressant, car cela peut favoriser des interventions à un stade plus précoce de la maladie. Il en résulte de réels avantages économiques et sociétaux qui se répercutent au-delà du secteur de la santé », ajoute-t-elle.

« Cela permet au système de santé d’être plus numérique, plus efficace et plus personnalisé. Et cela vaut pour les marchés aux populations rapidement vieillissantes, ainsi que dans les régions où les services de santé sont difficiles à obtenir et où les avancées en matière de technologies d’imagerie peuvent améliorer l’accès des patients à des soins adéquats. »

La taille est importante

Selon Marco van Lent, les grandes entreprises du cloud pourraient chercher à tirer parti de leur force en matière d’IA pour pénétrer de nouveaux secteurs. « Une entreprise telle que Microsoft, par exemple, retourne dans le secteur de la santé avec des outils qui convertissent la parole en texte et transforment ce dernier en dossier médical électronique pour les patients. Il s’agit d’un moyen de vendre davantage de services liés à l’IA. »

L’IA est déjà utilisée pour certaines tâches complexes comme la conception et la manipulation d’images, explique Steef Bergakker. « Elle fait tomber les barrières qui empêchent les personnes non qualifiées d’interagir avec ces outils, et c’est important. Les éditeurs de logiciels qui s’adressaient auparavant à un public technique disposent désormais d’un marché potentiel plus important. Mais il reste à voir si, en supprimant les barrières à l’entrée, l’IA ne risque pas de saper leur modèle économique plutôt que de l’étendre », ajoute-t-il.

Globalement, l’équipe MegaTrends s’accorde à dire que l’IA aura un impact économique positif et contribuera à résoudre les défis sociétaux plus qu’elle n’en créera, affirme Dora Buckulčíková.

« Je pense qu’une observation importante suite à notre analyse de nombreux domaines thématiques différents est que la taille est importante – et cela est particulièrement vrai dans un environnement de hausse de taux d’intérêt où il est plus difficile pour les start-ups en phase de démarrage de lever des fonds. Très souvent, seules les grandes entreprises peuvent réellement investir dans des solutions innovantes.
Par exemple, on assiste à une intensification des pressions politiques et publiques exercées sur les services aux collectivités dans le monde afin de conserver les ressources naturelles en eau et de mettre en place une infrastructure intelligente de surveillance et d’analyse. C’est le genre d’opportunité sur plusieurs décennies que nous apprécions. Les entreprises qui fabriquent des pompes, des équipements de filtration et des systèmes de contrôle utilisent de plus en plus d’outils numériques pour permettre une utilisation et une conservation plus intelligentes des ressources en eau essentielles
», explique-t-elle.

Trouver la bonne exposition

Une fois que ces thèmes présentant un potentiel de croissance structurelle ont été identifiés, il s’agit de trouver la bonne exposition à travers un univers de sociétés cotées, et de récolter des rendements à long terme. Comment l’équipe s’y prend-elle ?

« Tout d’abord, c’est un travail d’équipe. Nous sommes tous les trois libres de proposer des idées qui s’inscrivent dans les cinq thèmes et d’y consacrer plus de temps, » explique Marco van Lent. « Cela implique beaucoup de lecture et de recherche, mais aussi une part de sérendipité. Parfois, vous tombez simplement sur une bonne idée qui correspond à un thème particulier et vous commencez alors à creuser un peu plus », explique Steef Bergakker.

« L’expertise de nos collègues spécialisés dans la recherche monothématique est également une grande source d’inspiration », ajoute Dora Buckulčíková. « L’équipe MegaTrends étant positionnée au centre de toutes les stratégies thématiques de Robeco, nous nous trouvons dans une position unique pour puiser et combiner des idées selon différents angles, qu’il s’agisse de l’économie circulaire, des matériaux intelligents ou de la fintech. »

« La fintech est ainsi devenue un puissant moteur de changement étant donné que la finance se démocratise dans les économies moins développées », souligne Dora Buckulčíková.
« Il y a des entreprises qui dépassent le stade de l’infrastructure bancaire existante que l’on peut voir dans les marchés développés typiques pour offrir des services plus mobiles et plus faciles d’accès à des populations croissantes qui ont été mal desservies jusqu’il y a peu. La microfinance en Indonésie et les banques « challenger » au Brésil s’inscrivent dans ce cadre, et nous pensons que certaines entreprises seront en mesure de générer une croissance rentable plus tôt que ce que prévoit le marché », précise-t-elle.

Un véritable investissement à long terme

Grâce à des années d’expérience, l’équipe a appris l’importance de ne pas se laisser distraire par la volatilité à court terme ou les tendances passagères.

« Ce que nous avons appris, c’est qu’il s’agit d’un véritable investissement à long terme, alors que certains produits prétendument thématiques ont tendance à se transformer en stratégies momentum. Nous résistons à ces fluctuations de sentiment et avons démontré, au cours de la dernière décennie, que l’investissement thématique est réellement axé sur le long terme, et c’est pourquoi notre période de conservation moyenne est si longue », explique Steef Bergakker.

« Nous avons plusieurs entreprises que nous détenons depuis le lancement de la stratégie en 2013 », ajoute Marco van Lent. « Dès que nous avons trouvé une idée, nous examinons évidemment la valorisation, mais nous ne sommes pas dans le camp de ceux qui fixent un objectif de cours très strict. Comme nous anticipons un développement exponentiel d’un nouveau thème, nous nous sentirions très stupides de vendre une position avant qu’elle ne soit vraiment profitable. »

Actuellement, la stratégie MegaTrends détient des positions pendant 48 mois en moyenne.
« Nous avons procédé à des ajustements mineurs dans le processus d’investissement et notre horizon d’investissement s’est définitivement allongé par rapport au moment où nous avons lancé la stratégie. L’apport de nouvelles perspectives dans l’équipe, comme ce fut le cas lorsque Steef et Dora ont rejoint l’équipe en tant que gérants de portefeuille, et le fait de tirer parti de l’expertise du reste de l’équipe thématique de Robeco, ont également aidé », déclare-t-il.

Dora Buckulčíková précise que « la volatilité permet parfois de recalibrer la stratégie ». Elle explique par exemple que les perturbations dans la chaîne d’approvisionnement et la volatilité liée à la pandémie de Covid-19 ont offert à la stratégie MegaTrends des opportunités à long terme.

« Le marché actions est devenu très court-termiste ces dernières années. Les importantes fluctuations des valorisations des entreprises et du sentiment qui les entoure nous ont donné l’occasion de prendre des positions où nous étions prêts à regarder au-delà des problèmes temporaires, comme les perturbations de la chaîne d’approvisionnement l’année dernière, pour investir dans des composantes à long terme. »
Toutefois, Marco van Lent indique également que « toutes les sous-tendances n’ont pas donné les résultats escomptés par l’équipe. »

« Au moment du lancement de la stratégie, il y a près de dix ans, nous étions très enthousiastes à l’idée d’intégrer l’impression 3D dans la tendance de l’entreprise connectée. Mais en réalité, elle s’est longtemps limitée à des scénarios d’utilisation très individuels et à petite échelle et n’est pas entrée dans le processus de fabrication traditionnel, ce qui a diminué son attrait en matière d’investissement. Il s’agit toujours d’un domaine que nous suivons de près et qui commence à devenir un processus plus important, avec Tesla par exemple », explique-t-il.

L’équipe utilise également des cadres théoriques pour faciliter la prise de décision, notamment le cadre du cycle de vie de l’entreprise. « Ce cadre fournit un contexte aux questions relatives à la stratégie d’entreprise, à l’allocation des capitaux et à la valorisation, et nous aide à prendre des décisions d’investissement mieux éclairées », déclare Steef Bergakker.
« Même lorsqu’il est question de sérendipité, on peut tirer profit d’un cadre structuré. C’est exactement ce dont nous avons besoin pour que le portefeuille MegaTrends puisse continuer à donner des résultats au cours des dix prochaines années et au-delà. »

À propos de Robeco

Robeco est un spécialiste international de la gestion d’actifs. L’entreprise fondée en 1929 est basée à Rotterdam, aux Pays-Bas, et compte 16 bureaux dans le monde entier. Leader mondial de l’investissement durable depuis 1995, son intégration de recherches durables, fondamentales et quantitatives lui permet d’offrir aux investisseurs institutionnels et privés une vaste gamme de stratégies d’investissement actives couvrant un large éventail de classes d’actifs. Au 31 mars 2023, Robeco disposait de 179 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont 176 milliards d’euros intégrant les critères ESG. Robeco est une filiale d’ORIX Corporation Europe N.V.

Eiffel Infrastructures Vertes : 70M€ d’engagements et 9 financements en un an

En septembre 2022, pour renforcer son concours à la transition énergétique, Eiffel Investment Group lançait le FCPR Eiffel Infrastructures Vertes, une unité de compte evergreen permettant aux particuliers d’investir dans des infrastructures non cotées de transition énergétique. Ce nouveau support d’investissement remporte un franc succès. Le fonds Eiffel Infrastructures Vertes compte près de 70M€ d’engagements et a déjà réalisé 9 financements représentant un portefeuille de 37 actifs sous-jacents (données au 12/10/2023).

Accessible en unité de compte, le FCPR Eiffel Infrastructures Vertes offre aux épargnants la possibilité de contribuer à la transition énergétique en investissant dans des sociétés de projets détenant notamment des actifs de production d’énergie renouvelable, tels que des centrales solaires ou des fermes éoliennes.

Un an après son lancement, ce fonds est désormais référencé dans les contrats d’assurance-vie, de capitalisation et d’épargne retraite de plusieurs compagnies d’assurance, telles qu’AG2R La Mondiale, Generali, Spirica et Suravenir. Il est en cours de référencement auprès d’autres grandes institutions financières.

Le FCPR Eiffel Infrastructures Vertes permet aux épargnants français de diversifier leur patrimoine en accédant à une classe d’actifs (les infrastructures) habituellement réservée aux investisseurs professionnels. Un an après sa création, Eiffel Infrastructures Vertes a généré un rendement net de 5,82% (du 15/09/2022 au 15/09/2023). Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas constantes dans le temps. Il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas leur investissement initial.

9 financements représentant un portefeuille de 37 projets d’infrastructure de transition énergétique

Alors que les besoins de financement de la filière sont croissants et forte de son track-record de plus de 12 ans en matière d’investissement dans les infrastructures de transition énergétique, l’équipe d’Eiffel Infrastructures Vertes a investi ce nouveau fonds à un rythme très soutenu.

Au cours de sa première année, Eiffel Infrastructures Vertes a réalisé ces 9 investissements dans des infrastructures d’énergie renouvelable, notamment solaire et éolienne. Le fonds est ainsi engagé dans plusieurs projets à travers l’Europe permettant d’accélérer le déploiement de plus de 2 gigawatts de nouvelles capacités d’électricité renouvelable et contribuant ainsi à éviter l’émission de plus d’un million de tonnes de CO2 par an.

Nous sommes fiers des résultats exceptionnels obtenus au cours de cette première année. Notre engagement en faveur de la transition énergétique se concrétise par le déploiement de nouvelles capacités d’énergie renouvelable, ce qui contribue non seulement à la lutte contre le changement climatique, mais offre également des opportunités d’investissement durables.” déclare Roman Londner, gérant et vice-président au sein de l’équipe Infrastructures d’Eiffel Investment Group.

À propos d’Eiffel Investment Group

Eiffel Investment Group est un gestionnaire d’actifs avec plus de 5 milliards d’euros d’encours et engagements. Ses clients sont de grands investisseurs institutionnels (assureurs, mutuelles, fonds de pension, banques, etc). Adossé au groupe Impala de l’entrepreneur Jacques Veyrat, Eiffel Investment Group finance les entreprises et leurs actifs à travers quatre grandes stratégies : la dette privée, le private equity, les infrastructures de la transition énergétique, et les actions et crédits cotés. La mission du groupe est d’investir pour un monde durable. Ses stratégies d’investissement visent à générer non seulement une forte performance financière mais aussi des impacts positifs sur l’environnement et la société. L’équipe d’Eiffel Investment Group compte environ 90 collaborateurs, principalement en France (Paris), mais aussi au BeNeLux (Amsterdam) et aux Etats-Unis (New York).

Normalisation monétaire : le marché du crédit continuera d’offrir des opportunités

En un an, le contexte inflationniste et la réaction des banques centrales ont poussé les taux courts de la zone euro à une augmentation inédite de près de 450 points de base. Un bouleversement qui a redonné une place de choix aux placements monétaires dans les allocations d’actifs alors que les taux directeurs devraient rester sur un plateau pendant au moins plusieurs mois.

Pour contenir l’envolée de l’inflation, les banques centrales ont réagi avec une rapidité inédite depuis des décennies. « Le résultat de cette politique est que l’inflation moyenne est attendue en hausse de 2,7% au cours des dix prochaines années en France et de 2,1% pour les trois prochaines années selon les sondages effectués par la Banque Centrale Européenne (BCE) auprès des consommateurs. C’est un niveau prévisible très proche de  l’objectif de 2% que s’est fixée la BCE. » explique Marc Brütsch, Chef économiste de Swiss Life Asset Managers. Ce resserrement monétaire a des effets secondaires sur la courbe des taux qui est à nouveau inversée aux Etats-Unis (les taux longs sont inférieurs aux taux courts fixés par la banque centrale). Or, toutes les récessions récentes outre-Atlantique ont été précédées d’une inversion de la courbe des taux.

Si les Etats-Unis ne sont pas encore tombés en récession, ils le doivent au soutien budgétaire massif du gouvernement (programme IRA : inflation reduction act). En France aussi, l’impulsion fiscale significative réduit ce risque, contrairement à l’Allemagne, déjà en récession, et au Royaume-Uni qui cumule un risque de récession et une inflation encore très élevée. Dans ce contexte, le resserrement monétaire touche à sa fin en zone euro. « Nous n’attendons plus de nouvelle hausse des taux d’intérêt de la part de la BCE. La probabilité d’une hausse de 25 points de base lors de la prochaine séance du 26 octobre est actuellement quasi-nulle. Aux Etats-Unis, le cycle de resserrement monétaire est terminé mais la baisse des taux de la Fed ne devrait pas intervenir avant le troisième trimestre 2024 » selon Marc Brütsch.

Pas de baisse des taux de la BCE avant le T3 2024

En attendant, ce mouvement éclair de hausse des taux a remis les placements monétaires au centre du jeu. « Depuis juillet 2022, nous avons connu dix hausses de taux consécutives de la BCE, dont six en 2023, soit une progression inédite de 4,5%. Cette vague d’augmentation de taux a permis aux investisseurs de saisir des opportunités de portage exceptionnelles. Les fonds monétaires offrent aujourd’hui un rendement courant de près de 4% » indique Maxime Mura, Gérant Taux et Crédit IG de Swiss Life Asset Managers France.

La BCE se trouve actuellement dans une situation d’équilibre avec des facteurs qui poussent à la fois les taux directeurs à la hausse (inflation persistante, plans de relance budgétaire, marché de l’emploi sous tension) mais aussi d’autres qui justifieraient sans tarder une baisse (risque de récession, crise immobilière sans oublier les risques géopolitiques). Pour ces différentes raisons, c’est donc le statuquo qui devrait l’emporter.

« Le marché anticipe désormais ce que nous avions prévu dès le premier trimestre : un plateau des taux de la BCE et de l’€ster alors qu’une baisse des taux en Europe n’est pas attendue avant le troisième trimestre 2024. Cet environnement devrait se révéler profitable aux investisseurs et gestionnaires de trésorerie exposés au marché monétaire et disposant d’un horizon d’investissement d’environ un an » estime Maxime Mura.

Si les performances restent très disparates entre les classes d’actifs, les marchés actions ont offert les meilleures performances depuis le début de l’année (indice Cac 40 et S&P 500). Les obligations longues ont subi la forte volatilité des taux, alors que les obligations courtes (de maturité 1 à 3 ans) offrent des niveaux de rendement attractifs. Pour profiter de ces opportunités, les investisseurs peuvent se tourner vers les nombreuses émissions obligataires lancées par des institutions financières sur ces maturités courtes. 

Privilégier les stratégies à taux variable

Si en 2022, la hausse des taux avait coïncidé avec l’augmentation des spreads, les investisseurs retrouvent aujourd’hui la corrélation habituellement négative entre le risque de taux et le risque de crédit qui avait disparue l’an dernier. Le marché des taux absorbe à nouveau la volatilité observée historiquement sur les spreads de crédit.

« Il est cependant trop tôt pour remettre des taux fixes dans les portefeuilles dans la mesure où les anticipations de taux sont orientées à la baisse. En outre, les marchés se sont trompés depuis le début de la phase de hausse , en sous-estimant systématiquement la détermination de la BCE à lutter contre l’inflation. Enfin, le couple rendement-risque des stratégies à taux variables s’avère supérieur à celui des stratégies à taux fixe selon nos simulations » explique Julien Russo, gérant de portefeuilles Investment Grade de Swiss Life Asset Managers France.

Les investisseurs ont donc tout intérêt à se positionner sur un univers d’investissement très large afin de saisir le maximum d’opportunités qui se présenteront sur le marché du crédit dans tous les secteurs. A condition de choisir des émetteurs bien notés, appartenant au compartiment Investment Grade, voire non notés mais de qualité équivalente. Il importe également de veiller à la liquidité des portefeuilles. « Pour 2024, la volatilité accrue nous conforte dans notre positionnement à taux variable mais le retour de la corrélation négative entre taux et crédit pourra nous amener ponctuellement à saisir des opportunités à taux fixe sur des parties courtes de la courbe. Sur la partie crédit, nous privilégions les émetteurs financiers mais restons toutefois très prudents sur les valeurs bancaires périphériques » conclut Maxime Mura.

À propos de Swiss Life Asset Managers

Swiss Life Asset Managers dispose de plus de 165 ans d’expérience dans la gestion des actifs du groupe Swiss Life. Ce lien étroit avec l’assurance conditionne sa philosophie d’investissement qui a pour principaux objectifs d’investir dans le cadre d’une approche responsable des risques et d’agir chaque jour dans l’intérêt de ses clients. Swiss Life Asset Managers propose également cette approche éprouvée à des clients tiers en Suisse, en France, en Allemagne, au Luxembourg, au Royaume-Uni, en Italie et dans les pays nordiques.

L’Italie face au défi démographique

L’Italie pourrait perdre 20 % de sa population d’ici 2070 en raison d’un solde naturel nettement négatif. Dépopulation et vieillissement limitent les ambitions de croissance du PIB et mettent sous pression les finances publiques et la soutenabilité de la dette publique. Des mesures aux effets encore incertains sont prises pour atténuer l’impact des évolutions défavorables de la démographie, alors que l’évolution du système de retraites en 2024 reste à définir.

L’Italie est le 3ème pays le plus peuplé de l’Union européenne. Après un pic à plus de 60 millions en 2014, la population italienne s’élève à 59 millions en 2022 et pourrait diminuer à 47 millions d’ici 2070. En 2022 la Péninsule a enregistré moins de 400 000 naissances, son niveau le plus bas depuis l’unité du pays en 1861, contre plus de 700 000 décès, son niveau le plus haut après le choc pandémique de 2020. L’immigration ne permet plus de compenser son ample solde naturel négatif.

Le pays vieillit rapidement. L’espérance de vie, désormais à 83 ans, a progressé de plus de 3 ans depuis 2000. Suivant les classifications de la Banque Mondiale, l’Italie est, depuis 2007, une « société très âgée », catégorie qu’elle a rejointe 3 ans après le Japon et 11 ans avant la France. Le déclin de la population italienne préfigure, avec quelques années d’avance, la diminution de la population de l’Union européenne à l’horizon 2030, selon les projections d’Eurostat.

Dépopulation et vieillissement limitent les ambitions en matière de croissance du PIB du fait de l’évolution de la population active et de la participation au marché du travail, d’une part, et de l’investissement et de la productivité, d’autre part, dans une économie caractérisée majoritairement par des TPE-PME familiales confrontées au défi de leur transmission.

Le « choc de longévité » met sous tension les finances publiques, puisque la part des dépenses de retraite, de santé et de dépendance s’alourdit dans le budget. La part des plus de 65 ans augmente, alors que celle des actifs diminue. Ceci augmente le risque sur la soutenabilité de la dette publique qui s’élève à 141,7 % du PIB en 2022.

Des mesures aux effets encore incertains sont prises pour atténuer l’impact des évolutions défavorables de la démographie : politiques pro-natalité, réforme du marché du travail, immigration élective. L’évolution du système de retraites en 2024 reste encore à définir.

Télécharger l’étude complète ↪️ Trésor-Éco n° 335 (Octobre 2023)

AXA Climate pilote la 1ère allocation du fonds spécifique à l’agriculture régénératrice

Le fonds de private equity dédié à l’agriculture régénératrice co-fondé par AXA, Tikehau Capital et Unilever vient de réaliser un premier investissement dans Biobest, groupe belge leader mondial dans le domaine des solutions biologiques de lutte contre les ravageurs et les maladies pour l’agriculture à hauteur de 120 millions d’euros.

Pour confirmer cet investissement Tikehau Capital s’est appuyé sur l’expertise d’AXA Climate pour évaluer la génération d’impact positif rendue possible grâce aux solutions alternatives aux pesticides conventionnels proposées par Biobest.

Un investissement de 120 millions d’euros pour réduire la dépendance aux pesticides conventionnels

Tikehau Capital, partenaire d’AXA au sein du fonds à impact, a annoncé un premier investissement à hauteur de 120 millions d’euros dans Biobest, groupe belge spécialisé dans les intrants agricoles alternatifs et leader mondial de la lutte contre les ravageurs et les maladies qui touchent les végétaux. Cet apport de capital devra permettre de financer l’acquisition de Biotrop, une société brésilienne spécialisée dans les solutions biologiques pour la nutrition et la protection des cultures en plein champ comme le soja, la canne à sucre ou encore le maïs.

AXA Climate contribue à déterminer l’impact de l’activité de la société en amont de l’investissement

Tikehau Capital s’est appuyé sur les analyses produites par AXA Climate pour déterminer, en amont de cet investissement, l’impact positif net de l’activité de la société sur l’environnement.

Dans cette perspective, AXA Climate a produit des analyses qualitatives et quantitatives sur l’impact généré en matière de biodiversité, santé des sols, climat, eau et santé humaine. La société a par ailleurs défini les indicateurs clés de performance pour mesurer l’impact.

Concernant l’impact sur la biodiversité par exemple, AXA Climate a identifié la mesure de l’écotoxicité évitée à travers un indicateur de quotient d’impact environnemental (EIQ) des solutions de biocontrôles proposées aux agriculteurs comme alternatives aux pesticides chimiques.

Par ailleurs, s’agissant du climat, AXA Climate s’est concentré sur la mesure de la réduction des émissions de CO2 grâce à l’utilisation des biofertilisants, alternatives aux engrais conventionnels.

Enfin, AXA Climate, en qualité de conseiller ESG et Impact du fonds, contribuera à construire et suivre avec l’entreprise son business plan d’impact à moyen et long terme, et aidera l’équipe dirigeante à augmenter son impact positif sur l’environnement.

Un fonds à impact annoncé au mois de mai 2022 pour amorcer la transition vers une agriculture régénératrice

Pour rappel, au mois de mai 2022, AXA, Tikehau Capital et Unilever ont annoncé leur volonté de créer un fonds à impact dédié à l’investissement dans des entreprises qui contribuent à la transition vers l’agriculture régénératrice. Après un investissement initial de 100 millions d’euros chacun, la levée de fonds est en cours pour atteindre une taille cible de d’un milliard d’euros. Les trois co-fondateurs du fonds associent leurs expertises pour favoriser une transition d’envergure vers des pratiques agricoles plus durables et créer un impact positif sur l’environnement.

« Nous sommes ravis de soutenir Biobest dans cette acquisition visant à soutenir son développement au Brésil et accélérer sa position de leader dans la pollination et le biocontrôle pour une transition vers une agriculture plus durable. Notre partenariat avec AXA Climate joue un rôle clé dans le processus d’investissement et l’évaluation de l’impact environnemental et sociétal de Biobest, renforçant ainsi l’engagement de Tikehau Capital dans la construction d’un avenir durable. », déclare Laurent-David Charbit, co-responsable de la stratégie de private equity dédiée à l’agriculture régénérative de Tikehau Capital.

Alice Legrix De La Salle, Directrice du Financement Impact et Régénératif chez AXA Climate ajoute : « Nous sommes fiers d’avoir contribué à la réussite de ce premier investissement dont l’ambition permettra d’accélérer les changements attendus en matière d’agriculture régénératrice. La mesure scientifique de l’impact nous semble incontournable pour donner de la force à une stratégie d’investissement relativement nouvelle qu’est l’agriculture régénératrice, qui touche aux dimensions climat, biodiversité et eau. »

À propos d’AXA Climate

AXA Climate est une entité du groupe AXA, dédiée à l’adaptation climatique et environnementale. La conviction de ses 150 collaborateurs ? Réduire les impacts négatifs sur la planète ne suffit pas. L’enjeu est désormais d’engager les entreprises dans la voie d’une économie régénérative. Dans cette perspective, AXA Climate propose plus de 40 heures de formation digitale entreprises et organismes publics et éducatifs, afin d’accompagner leurs collaborateurs dans l’évolution de leurs métiers. Aujourd’hui, ce sont plus de 90 organisations qui intègrent la Climate School, la rendant accessible à plus de 4 millions de personnes à travers le monde. AXA Climate conseille les secteurs de l’agroalimentaire, de l’industrie, de la finance et de la fonction publique pour qu’ils réussissent leur adaptation et aient un impact positif pour la planète. Enfin, grâce à l’assurance paramétrique, elle permet aux entreprises et aux populations d’être indemnisées en quelques heures, lorsqu’elles subissent les conséquences des aléas liés aux changements climatiques.

TNFD : Intégrer la Nature dans les Décisions Financières

Le groupe de travail sur la publication d’informations financières relatives à la nature (TNFD) a accompli en deux ans ce qui a pris sept ans au groupe de travail sur la publication d’informations financières relatives au climat (TCFD). Son équipe de quarante membres, représentant plus de 20 000 milliards de dollars d’actifs, a suscité un large soutien dans une approche d’innovation ouverte.

Un élan vers la nature

Le TNFD a récemment publié ses recommandations finales pour la gestion et la divulgation des risques liés à la nature. Ces recommandations ont été précédées de documents d’orientation supplémentaires, dont certains se concentrent sur l’approche LEAP, les objectifs scientifiques, l’engagement des parties prenantes, les biomes et l’analyse de scénarios. D’autres documents de travail sont prévus après consultation.

Une vision pour une nature respectée

L’objectif du TNFD est de pousser les entreprises et les institutions financières à utiliser les informations publiées pour améliorer leur processus décisionnel, contribuant ainsi à orienter les flux financiers vers un avenir favorable à la nature, aligné sur le Cadre mondial de la biodiversité (GBF).

Une portée plus large que le TCFD

Comparé au TCFD, le TNFD a une portée plus étendue, s’adressant à divers types d’entreprises, publics et objectifs. Il aborde la gouvernance, la stratégie, la gestion des risques, les indicateurs, mais aussi des éléments comme les sites, la chaîne de valeur et les populations locales, et prend en compte la complexité de la nature.

Un pas en avant

Les recommandations finales du TNFD ne comportent pas de surprises majeures par rapport à la version bêta publiée en mars 2023. Un nouvel indicateur, l’empreinte plastique, a été ajouté aux 15 indicateurs de base que toutes les entreprises devront divulguer, quel que soit leur secteur.

Championner les recommandations du TNFD

Le TNFD espère que ses premiers adoptants donneront l’exemple, avec l’objectif que 35 % des institutions du “Forum du TNFD” commencent à utiliser ces recommandations d’ici 2025, voire plus tôt. De grandes entreprises comme GSK se sont déjà engagées à publier des informations TNFD, et d’autres, telles que Barclays et Reckitt Benckiser, ont montré leur soutien.

Une adhésion attendue

Pour favoriser l’adoption, les régulateurs et les législateurs devraient intégrer le cadre du TNFD dans leurs exigences en matière d’informations des entreprises, de la même manière que le TCFD. Les recommandations du TNFD devraient également être incorporées dans les normes de l’International Sustainability Standards Board (ISSB) pour harmoniser les informations sur la durabilité à l’échelle mondiale.

Soutien gouvernemental et mondial

Le TNFD a reçu un financement conséquent de gouvernements à travers le monde et le soutien public de nombreux dirigeants politiques. Les défis restent, notamment la gestion des recommandations complexes et la nécessité d’assurer la qualité et la comparabilité des informations. Néanmoins, ces recommandations représentent un point de départ essentiel pour mesurer et améliorer la prise en compte de la nature dans les décisions commerciales et financières.

Éco-anxiété : 8 Français sur 10 inquiets face au changement climatique

Selon le rapport annuel du Conseil économique social et environnemental (CESE) sur l’état de la France, huit Français sur dix expriment des préoccupations face au changement climatique. Le CESE publie chaque année ce rapport pour évaluer la situation économique, sociale et environnementale de la France, dans le but d’informer et d’orienter les politiques publiques.

Il est à noter que les femmes manifestent une inquiétude plus marquée que les hommes, avec 86 % des femmes se déclarant préoccupées, contre 74 % des hommes. En revanche, l’âge n’influe pas significativement sur ces inquiétudes, car l’étude révèle que les moins de 35 ans et les personnes plus âgées partagent des niveaux similaires d’éco-anxiété.

Le rapport met en évidence que la grande majorité des Français souhaitent agir à leur échelle pour atténuer les impacts sur l’environnement. Environ 80 % des personnes interrogées considèrent la réduction de leur empreinte environnementale comme une préoccupation réelle. Parmi les actions à entreprendre, les pratiques de l’économie circulaire sont privilégiées, notamment le recyclage (90 %) et l’achat de produits d’occasion (90 %). Les ajustements des habitudes de consommation générale, comme la réduction du chauffage en hiver (79 %), figurent également parmi les priorités.

Cependant, les contraintes budgétaires entravent certaines initiatives, car 37 % des Français estiment ne pas avoir les moyens de s’engager davantage dans des pratiques respectueuses de l’environnement. Par exemple, l’achat d’une voiture électrique est considéré comme une mesure peu envisageable, avec seulement 35 % des répondants envisageant cette option.

Le Rapport sur l’état de la France (RAEF) est un bilan annuel élaboré par la société civile organisée. Son objectif est de fournir une évaluation de la situation économique, sociale, environnementale, ainsi que l’état d’esprit de la population française à l’automne 2023. Ce rapport a pour but de guider et d’influencer les orientations des politiques publiques.

BPVF : 1ère banque française labellisée Enseigne Responsable

La Banque Populaire Val de France vient d’obtenir le label « Enseigne Responsable », décerné par le Collectif Génération Responsable. Cette distinction salue l’engagement de la Banque en matière de RSE et son désir de contribuer positivement à la société et à l’Environnement.

Une démarche forte de sens pour la Banque Populaire Val de France

L’obtention de ce label par la Banque Populaire Val de France reflète une réelle volonté de transparence et d’amélioration de son impact sur la société ainsi que ses efforts en matière de respect de l’Environnement.

La Banque, qui figure parmi un palmarès de 37 enseignes labellisées dans tout l’Hexagone, est la première banque française à décrocher ce label. Ce dernier permet de mesurer l’engagement et la réalité des performances environnementales et sociales de l’entreprise, via une cartographie de 7 axes prioritaires :

  • La gouvernance
  • Les droits de l’Homme
  • Les relations et les conditions de travail
  • L’Environnement
  • La loyauté des pratiques
  • Les questions relatives aux consommateurs
  • Les communautés et le développement local

« Nous sommes très fiers de décrocher ce label, gage de notre volonté de repousser toujours plus loin les limites du possible en ce qui concerne notre impact sur la société, que ce soit sur le plan de l’éthique ou au regard de notre empreinte environnementale. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la mise en œuvre de notre Plan Stratégique Un Pacte Impact +, qui vise à décupler nos impacts positifs sur le territoire, notamment en matière de transition. » déclare Elisabeth Moreau, Directrice générale adjointe, en charge du pôle Développement et excellence des parcours clients.

Le Collectif Génération Responsable 

Le label « Enseigne Responsable », créé par le Collectif Génération Responsable encourage la transformation des pratiques en laissant à chaque organisation le soin de définir ses priorités et les moyens qu’elle peut y consacrer. Aligné sur la norme ISO 26000 et les objectifs liés au développement durable que cette dernière induit, le label « Enseigne Responsable » propose un dispositif complet pour intégrer la RSE à la stratégie globale de l’entreprise. Grâce aux labels « Enseigne Responsable » et « Commerçant Responsable », le Collectif Génération Responsable mobilise un grand nombre d’enseignes, de commerces, d’organisations engagées, ainsi que des experts en environnement et en sociologie pour identifier les enjeux et proposer des axes d’améliorations sur ces sujets.

À propos de la Banque Populaire Val de France

La Banque Populaire Val de France est une entreprise régionale coopérative présente dans 10 départements, de l’ouest francilien à la Vienne. Elle compte 575 000 clients, dont 180 000 sociétaires, 1 995 collaborateurs et 179 agences. La Banque Populaire Val de France fait partie du Groupe BPCE, 2e groupe bancaire en France, qui finance 20% de l’économie française.