Les Family Offices misent sur l’innovation… et la planète

Family Offices

Dans un monde de plus en plus incertain, les family offices gardent le cap : préserver le patrimoine sur plusieurs générations, tout en intégrant de nouveaux moteurs de performance. Le rapport UBS 2025 dévoile les tendances structurantes de ces grands investisseurs privés. Derrière les chiffres, un message fort se dessine : la durabilité n’est plus une option. Elle est un levier.

Répartition des actifs : diversification et pragmatisme

Avec 44 % des allocations en actifs alternatifs et 56 % en actifs traditionnels, les portefeuilles familiaux sont résolument diversifiés. Trois tendances clés émergent :

  • Montée en puissance des actions des marchés développés (+2 pts vs 2023), soutenues par des thèmes structurants : IA générative, santé, longévité.
  • Doublement des investissements en dette privée, passée de 2 % à 4 % en un an.
  • Maintien du private equity, bien que certains arbitrages soient opérés en raison d’un contexte de faible liquidité.

 ESG : d’un impératif moral à un levier d’opportunité

Le changement de paradigme est clair : 46 % des family offices intégrant l’ESG le font désormais pour saisir des opportunités d’investissement, contre seulement 33 % qui y voient une façon de mieux gérer les risques.

L’investissement à impact gagne du terrain :

  • 37 % s’engagent dans les technologies vertes ou climatiques,
  • 49 % dans les healthtechs,
  • 26 % investissent directement dans des projets durables (green tech, infrastructures vertes…).

La philanthropie reste un canal privilégié (41 %), notamment en Amérique du Nord.

« L’eau, l’énergie, la santé… les grandes transitions sont aussi les grands marchés de demain. La finance verte n’est pas un sacrifice, c’est une anticipation stratégique. » — Bruno Boggiani, CEO Strateggyz – Green Finance.

Technologies émergentes : IA, santé, électrification

Les family offices explorent activement les nouveaux horizons technologiques. Si l’intelligence artificielle générative suscite un fort intérêt (27 % ont une stratégie claire), la santé (35 %) et l’électrification (29 %) dominent les portefeuilles thématiques.

Les investissements se font à la fois via le public et le privé. L’approche est pragmatique : peu importe le canal, du moment qu’il donne accès à la croissance.

Biais géographiques : cap sur le local

Les family offices américains allouent désormais 86 % de leurs actifs en Amérique du Nord, délaissant les marchés émergents. À l’inverse, l’Asie-Pacifique (hors Chine) attire une part croissante d’investissements, notamment en raison des opportunités sur les marchés locaux et de la résilience observée.

Risques : diversification plutôt que fuite en avant

Malgré un contexte géopolitique tendu (guerre commerciale, incertitudes fiscales et climatiques), les family offices restent fidèles à leur allocation stratégique. Pour se prémunir, ils privilégient :

  • la sélection de gérants (40 %)
  • les hedge funds (31 %)
  • l’augmentation des actifs illiquides (27 %)
  • les métaux précieux (19 %)

Gouvernance et professionnalisation

Près de 69 % des family offices ont désormais un dispositif de mesure de performance financière, 60 % un budget annuel, et 61 % un comité d’investissement. L’IA est appelée à jouer un rôle croissant dans la visualisation de données, l’analyse de textes réglementaires et la gestion de portefeuille.

La finance familiale évolue : plus structurée, plus technologique, mais aussi plus responsable. En intégrant les critères ESG comme facteurs de croissance et non plus comme simples contraintes, les family offices prennent part à un changement de fond.

« L’ESG est devenu un filtre d’investissement, pas un frein. Et plus encore, un indicateur de performance à long terme. » — Bruno Boggiani, CEO Strateggyz – Green Finance

Dans un monde fragmenté, la cohérence stratégique — entre rendement, résilience et impact — devient la meilleure boussole.

Le diagramme illustre la répartition stratégique des actifs des family offices en 2024, avec 56 % alloués aux classes d’actifs traditionnelles (actions, obligations, liquidités) et 44 % aux classes alternatives (private equity, hedge funds, immobilier, etc.). Les actions (30 %) dominent l’allocation traditionnelle, avec une forte préférence pour les marchés développés (26 %). Du côté alternatif, le private equity capte à lui seul 21 %, suivi de l’immobilier (11 %) et des hedge funds (4 %). Les métaux précieux, l’art, les infrastructures et les matières premières restent marginaux (<2 %). Cette répartition reflète une recherche d’équilibre entre rendement, diversification et résilience dans un environnement de marché incertain.  

Les principaux enseignements :

Le dernier rapport UBS 2025 confirme une évolution majeure dans l’approche patrimoniale des family offices : la durabilité s’impose désormais comme vecteur de création de valeur à long terme, bien au-delà de sa dimension morale. En intégrant les critères ESG non plus comme une contrainte mais comme un prisme stratégique d’allocation, ces investisseurs privés démontrent une maturité croissante face aux transitions en cours.

Près de la moitié d’entre eux considèrent aujourd’hui l’ESG comme un levier d’opportunités, notamment dans les green techs, les infrastructures durables ou les healthtechs — des secteurs qui s’inscrivent à la fois dans une logique d’impact et dans une anticipation des grands mouvements macroéconomiques à venir. Cette dynamique traduit une financiarisation progressive des enjeux environnementaux et sociaux, intégrés de façon pragmatique dans des portefeuilles hybrides alliant résilience, rendement et alignement avec les grandes transitions.

Dans ce contexte, l’ESG devient un filtre discriminant, un marqueur d’innovation et un indicateur avancé de performance intergénérationnelle, nous explique Bruno Boggiani, CEO Strateggyz – Green Finance 

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Une mobilisation nationale pour une France libérée des énergies fossiles d’ici 2027

Énergies fossiles 2027

Énergies fossiles 2027 : Face à l’urgence climatique et à la volatilité géopolitique mondiale, le think tank français le Shift Project, mené par Jean-Marc Jancovici, lance un appel à l’action à l’échelle nationale. L’objectif ? Financer un programme ambitieux de recherche et de plaidoyer visant à sortir la France des énergies fossiles d’ici l’élection présidentielle de 2027. Grâce à une campagne de financement participatif inédite, l’initiative a déjà suscité l’adhésion de milliers de citoyens, récoltant plus d’1,2 million d’euros en quelques jours. Cette dynamique témoigne d’un besoin profond de transformation collective, fondée sur la science, la rigueur et l’indépendance intellectuelle.

Un plan stratégique pour une économie résiliente et souveraine

À travers ce projet, le Shift Project souhaite réinventer les fondations de l’économie française, en rupture avec la dépendance historique au pétrole et au gaz. L’idée n’est pas seulement de sortir des énergies fossiles, mais d’y parvenir de manière ordonnée, structurée et politiquement viable. Cette ambition se décline dans une feuille de route qui guidera les deux prochaines années de recherche et d’influence, en amont de l’élection présidentielle de 2027. Le programme vise à construire des propositions concrètes, chiffrées et débattues publiquement, afin d’imposer la décarbonation comme une priorité dans le débat électoral.

Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, insiste sur l’importance de décider maintenant d’une telle transition. Il s’agit, selon lui, de rendre possible ce changement, en le rendant compréhensible, concret et désirable. L’enjeu n’est pas technique, mais politique et collectif : pour transformer en profondeur l’économie, il faut une vision partagée et soutenue par la société civile.

Énergies fossiles 2027 : une campagne citoyenne au cœur du financement participatif

Le recours au financement participatif via la plateforme Ulule permet d’impliquer directement les citoyens dans la construction de ce nouveau récit économique. Ce choix n’est pas anodin : il garantit l’indépendance du programme vis-à-vis des intérêts privés et confère à l’initiative une légitimité démocratique renforcée. En contribuant financièrement, chaque donateur participe à une aventure intellectuelle et politique de grande ampleur, qui repose sur des recherches rigoureuses, transparentes et collectives.

Ulule, acteur reconnu du financement citoyen, se félicite de cette collaboration. Pour Arnaud Burgot, son cofondateur, cette campagne illustre la capacité du financement participatif à porter des projets d’intérêt général et à mobiliser largement les citoyens autour de causes systémiques. Le succès immédiat de la levée de fonds, qui frôle déjà les 1,6 million d’euros visés, montre combien les enjeux énergétiques et climatiques préoccupent la société française.

Répondre aux défis structurels de la transition énergétique

Le Shift Project entend répondre de manière structurée à plusieurs grandes questions qui se posent dans le cadre de la transition énergétique. Quelles compétences et quels métiers faudra-t-il former pour accompagner cette mutation ? Comment adapter les organisations territoriales pour en faire des leviers de transformation locale ? Quels usages faudra-t-il prioriser en cas de pénuries énergétiques ? Et enfin, quelles technologies doivent être soutenues pour décarboner les secteurs les plus émetteurs ?

Ces interrogations nourriront des dizaines de travaux thématiques, donnant lieu à la publication de rapports accessibles et synthétisés dans un ouvrage grand public. Cette base de connaissances servira de socle au débat public, soutenue par une campagne médiatique nationale et un travail actif de plaidoyer auprès des responsables politiques et économiques. L’objectif est de structurer une vision stratégique de la transformation écologique, en sortant du court-termisme et des solutions simplistes.

Énergies fossiles 2027 : un précédent inspirant et une ambition renouvelée

Le succès du précédent programme lancé en amont de la présidentielle de 2022 démontre l’impact possible d’un travail structuré et rigoureux. Le “Plan de transformation de l’économie française”, synthèse des travaux du Shift, s’est écoulé à plus de 120 000 exemplaires. Il a permis d’installer dans le débat public l’idée d’une transition énergétique systémique, dépassant les postures idéologiques pour proposer des solutions pragmatiques et mesurées.

Forte de cette expérience, l’équipe du Shift Project veut aller encore plus loin pour 2027. La nouvelle campagne se veut plus ambitieuse, plus inclusive, et mieux connectée aux réalités du terrain. En 2024, une grande consultation a déjà permis de recueillir les avis de plus de 7000 agriculteurs sur leur rôle dans la transition. D’autres démarches participatives viendront enrichir le projet, afin de bâtir une vision partagée entre experts, citoyens, entreprises et territoires.

Vers une transformation collective portée par la société civile

Le projet porté par le Shift Project repose sur une conviction centrale : la transition énergétique ne peut être imposée d’en haut. Elle doit être le fruit d’une mobilisation collective, impliquant toutes les forces vives du pays. Les citoyens, les chercheurs, les élus, les entrepreneurs, tous ont un rôle à jouer dans la conception et la mise en œuvre de cette transformation.

En finançant ce programme, les contributeurs de la campagne Ulule donnent les moyens au Shift Project de peser dans le débat public, d’éclairer les choix de société à venir, et d’exiger une action à la hauteur des enjeux. Plus qu’un think tank, le Shift devient un catalyseur de conscience collective, déterminé à bâtir une France post-carbone, plus sobre, plus juste et plus résiliente.

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Danone et beans unissent leurs forces pour repenser la lutte contre le gaspillage alimentaire

Danone et beans

Danone et beans : dans un contexte de pressions croissantes sur les ressources alimentaires et de prise de conscience environnementale, les entreprises doivent redoubler d’ingéniosité pour allier impact positif et performance économique. C’est dans cette logique que Danone France a sélectionné la startup Beans pour intégrer le prestigieux programme 100+ Accelerator. Cette collaboration s’inscrit dans une volonté partagée de tester et déployer des solutions concrètes contre le gaspillage alimentaire à grande échelle. À travers cette initiative, Danone confirme son engagement en faveur de l’innovation durable, tandis que Beans consolide son positionnement d’acteur incontournable de l’anti-gaspi et de la lutte contre l’inflation.

Danone et beans : le 100+ accelerator, un tremplin mondial pour l’innovation durable

Lancé en 2018 par AB InBev, le programme 100+ Accelerator s’est progressivement élargi à d’autres géants industriels tels que Coca-Cola, Colgate-Palmolive, Unilever, puis Danone en 2024. L’objectif de cette initiative est clair : identifier et accompagner des startups qui développent des solutions durables dans des domaines clés comme l’agriculture responsable, l’économie circulaire, la gestion de l’eau ou l’adaptation climatique. En six ans, plus de 148 entreprises issues de 38 pays ont bénéficié de ce dispositif, apportant des réponses concrètes aux défis posés aux chaînes d’approvisionnement mondiales.

Au cœur de cette démarche se trouve la volonté de soutenir des technologies ou pratiques pouvant transformer les modèles industriels. Emballages biosourcés, systèmes d’irrigation plus sobres, outils numériques pour la traçabilité ou encore dispositifs de refroidissement écologique font partie des projets explorés. Le 100+ Accelerator ne se limite pas à une simple vitrine d’innovation : il offre aux jeunes entreprises l’opportunité de tester leurs solutions dans des conditions réelles, avec l’appui de grandes entreprises internationales.

Danone s’engage pour des chaînes de valeur plus responsables

En rejoignant le 100+ Accelerator, Danone a réaffirmé son ambition de contribuer activement à la transition vers un système alimentaire plus durable. L’entreprise considère que les collaborations avec des acteurs innovants sont essentielles pour concevoir des solutions viables et reproductibles. Grâce à ce programme, Danone met à disposition de startups sélectionnées comme Beans un environnement industriel opérationnel, des expertises métiers, ainsi qu’un réseau d’acteurs partageant les mêmes objectifs de durabilité.

Le programme sert aussi de catalyseur pour créer de la valeur partagée entre les partenaires, en favorisant l’intégration de solutions durables à toutes les étapes de la chaîne de production et de distribution. Cette approche permet de dépasser la simple logique expérimentale pour bâtir des modèles reproductibles à l’échelle internationale.

Beans, une jeune pousse engagée contre le gaspillage alimentaire

Fondée en 2023 par Louis Paulet et Ines Sánchez-Castillo, Beans est une startup française de la foodtech dont la mission est de concilier écologie et pouvoir d’achat. Son modèle repose sur la revalorisation de produits alimentaires invendus, vendus à prix réduits via une plateforme en ligne. En moins de deux ans, Beans s’est imposée comme un acteur prometteur de l’économie circulaire, en proposant plus de 1000 références livrables en 48 heures partout en France.

L’entreprise s’attaque simultanément à deux problèmes majeurs : le gaspillage alimentaire, responsable d’une part significative des émissions de gaz à effet de serre, et l’inflation qui fragilise le budget des ménages. En permettant à ses utilisateurs d’accéder à des produits de qualité à moindre coût, tout en réduisant les pertes au sein de la chaîne de distribution, Beans incarne une nouvelle génération de commerce engagé.

Danone et beans : collaboration stratégique pour des solutions concrètes

Le partenariat entre Danone France et Beans s’inscrit dans la continuité d’un engagement existant. Depuis plus d’un an, les deux entreprises collaborent pour réduire les pertes alimentaires, notamment sur la gamme Blédina, avec déjà plus de 1500 produits sauvés de la destruction. Le pilote mené en 2025 dans le cadre du 100+ Accelerator permettra d’aller plus loin. Beans bénéficiera d’un accompagnement renforcé de la part des équipes Danone, ainsi que de l’accès à des ressources mutualisées avec les autres startups du programme.

Cette collaboration vise à améliorer la gestion des stocks et à optimiser la valorisation des invendus. En partageant données, savoir-faire et retours d’expérience, les deux partenaires entendent concevoir des outils plus précis, flexibles et efficaces. Le projet donnera lieu à un bilan complet, avec une restitution finale lors d’un demo day à Londres en octobre 2025, où les résultats seront présentés devant des investisseurs et décideurs internationaux.

Vers une nouvelle vision de la distribution alimentaire

Au-delà du seul cas Beans x Danone, cette initiative illustre un changement de paradigme dans le secteur de l’agroalimentaire. Les solutions de demain ne viendront pas uniquement des grands groupes, mais d’une alliance étroite entre ces derniers et les startups qui, par leur agilité et leur audace, expérimentent des modèles alternatifs. La capacité à prototyper, tester, ajuster et déployer à grande échelle sera décisive pour construire des chaînes d’approvisionnement à la fois résilientes et responsables.

Danone et Beans montrent qu’il est possible de transformer les contraintes environnementales en opportunités d’innovation. Leur partenariat ouvre la voie à des pratiques plus vertueuses et annonce peut-être l’émergence d’un nouveau standard de collaboration entre industriels et entrepreneurs engagés. C’est dans cette rencontre entre vision stratégique et ancrage opérationnel que se dessinent les contours d’une transition alimentaire à la fois inclusive, efficace et durable.

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Comprendre l’océan pour mieux le protéger

montée des océans

Comprendre l’océan : vaste étendue bleue couvrant près de 70 % de la surface terrestre, demeure encore trop souvent relégué au second plan des préoccupations environnementales. Pourtant, il joue un rôle essentiel dans la régulation du climat, la production d’oxygène et la préservation de la biodiversité. À l’occasion de l’Année de la Mer, AXA Climate, par l’intermédiaire de sa Climate School, lance le cours en ligne « Océan, profonde urgence ». Ce programme gratuit et accessible à tous vise à combler le déficit de connaissances sur les écosystèmes marins et à favoriser une prise de conscience collective de leur vulnérabilité. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large d’éducation et d’adaptation face aux défis du changement climatique.

Un écosystème immense, mais mal connu

Bien qu’il soit omniprésent sur notre planète, l’océan reste largement méconnu. Son rôle crucial dans la régulation du climat mondial, la captation du dioxyde de carbone ou encore la préservation de la vie sur Terre est rarement pleinement appréhendé. Cette ignorance contribue à l’inaction et au retard dans la mise en œuvre de politiques de protection efficaces. L’océan absorbe chaque année environ un quart des émissions de CO₂ produites par les activités humaines, tout en générant plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons. Pourtant, il subit de plein fouet les conséquences de la surpêche, de la pollution plastique, de l’acidification et du réchauffement climatique. Comprendre la fragilité de cet écosystème, c’est donc saisir l’urgence d’agir pour garantir notre propre avenir.

Une réponse pédagogique face à l’urgence

Le cours « Océan, profonde urgence » a été conçu pour rendre la science marine plus accessible à tous les publics. Structuré en plusieurs chapitres thématiques et enrichi de vidéos courtes et de questionnaires interactifs, il propose un parcours progressif pour explorer les mécanismes et les enjeux liés à l’océan. En s’appuyant sur des sources scientifiques rigoureuses, AXA Climate entend fournir aux citoyens, entreprises et institutions les outils nécessaires à une meilleure compréhension des défis marins. Le format digital du programme permet une large diffusion et un apprentissage à son propre rythme, dans une logique d’empowerment collectif face à la crise écologique.

Sensibiliser par l’action collective

Au-delà de la formation individuelle, AXA Climate mise aussi sur la dynamique de groupe pour renforcer l’impact de sa démarche. Le cours sera intégré à l’édition spéciale « Océan » du Challenge Ma Petite Planète, un défi collaboratif organisé du 26 mai au 16 juin 2025, en partenariat avec BLOOM et La Fresque Océane. Ce jeu participatif propose aux équipes de suivre les premiers modules du cours puis de partager leurs connaissances et leurs réflexions avec leurs coéquipiers. L’objectif : ancrer les apprentissages dans l’action et créer un effet boule de neige en matière de sensibilisation. Ce type d’approche, ludique et engageante, montre que la pédagogie environnementale peut aussi être un moteur de lien social et d’intelligence collective.

Un outil au service des décideurs internationaux

La portée du cours ne se limite pas au grand public. Il sera également présenté lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC) à Nice, du 9 au 13 juin 2025. À cette occasion, le module sera proposé comme ressource éducative aux institutions, collectivités, entreprises et membres de la société civile engagés dans la préservation des milieux marins. Cette reconnaissance internationale témoigne de la crédibilité scientifique du programme, mais aussi de son potentiel en tant qu’outil de pilotage stratégique dans l’élaboration de politiques environnementales durables. En diffusant un socle de connaissances commun, le cours favorise une vision partagée et une meilleure coordination entre les acteurs du changement.

Une stratégie globale d’adaptation fondée sur la connaissance

Le lancement du cours s’inscrit dans une démarche plus large d’AXA Climate, qui combine analyse scientifique, pédagogie et projection des risques pour aider les organisations à s’adapter concrètement aux effets du dérèglement climatique. En accompagnant des secteurs comme l’agroalimentaire, la finance, l’industrie ou le secteur public, la filiale du groupe AXA déploie des formations, des conseils et des outils numériques permettant de modéliser les risques climatiques et de mettre en place des stratégies de résilience spécifiques. La Climate School, qui porte le cours « Océan », est l’un des piliers de cette stratégie d’éducation environnementale transversale.

Apprendre pour mieux agir

Comme le souligne Antoine Poincaré, directeur de la Climate School chez AXA Climate, « l’océan joue un rôle fondamental dans l’équilibre climatique, encore trop peu connu du grand public ». C’est pourquoi la vulgarisation scientifique et l’accessibilité des savoirs sont devenues des leviers essentiels pour une transition écologique réussie. Face à l’urgence climatique, il ne suffit plus d’alerter : il faut outiller, former, responsabiliser. Le cours « Océan, profonde urgence » incarne cette ambition de faire de chaque citoyen un acteur éclairé de la protection des océans. Car c’est bien par la connaissance que commence l’engagement.

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Ortec et la Banque des Territoires investissent 84 M€ pour un réseau de recharge ultra-rapide

Ortec et la Banque des Territoires

Le Groupe Ortec et la Banque des Territoires lancent un investissement de 84 millions d’euros pour déployer plus de 600 stations de recharge ultra-rapide pour véhicules lourds et légers. L’initiative vise à soutenir la mobilité décarbonée en France et à économiser 800 000 tonnes de CO₂ sur trente ans.

Un partenariat stratégique pour accélérer la mobilité propre

Le 22 mai 2025, Ortec et la Banque des Territoires ont annoncé la création d’une société commune pour déployer des stations de recharge ultra-rapide en France. Le capital est réparti entre le Groupe Ortec (51 %) et la Banque des Territoires (49 %). Le réseau portera la marque Oreve.

Plus de 600 stations pour 800 000 tonnes de CO₂ évitées

Ce projet vise à installer plus de 600 points de charge haute puissance pour véhicules légers, utilitaires et poids lourds. Ces infrastructures seront déployées sur les axes stratégiques, en zones d’activité, et sur le réseau autoroutier. L’objectif est d’atteindre 1,7 million de charges annuelles d’ici 2030, soit 90 000 MWh.

Oreve : un réseau né des besoins internes d’Ortec

À l’origine, Ortec développait Oreve pour sa propre flotte de véhicules. Désormais, le groupe en fait un service ouvert à tous. Les stations seront conçues pour offrir des puissances élevées et une recharge adaptée aux usages des professionnels comme des particuliers, avec des standards fiables et accessibles.

La Banque des Territoires mobilisée pour la transition énergétique

Acteur majeur de la transition écologique, la Banque des Territoires a déjà mobilisé plus de 500 M€ en fonds propres et quasi-fonds propres pour soutenir la mobilité décarbonée. Avec ce nouveau projet, elle réaffirme son rôle dans la structuration des filières durables et dans l’accompagnement des territoires vers une cohésion sociale et écologique.

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Intelligence artificielle : construire une gouvernance responsable à l’échelle globale

gouvernance responsable

Gouvernance responsable : l’intelligence artificielle (IA) s’impose aujourd’hui comme un catalyseur de transformation économique, technologique et sociale. Bien qu’elle offre des perspectives de progrès considérables, sa montée en puissance soulève des inquiétudes croissantes en matière d’éthique, de droits fondamentaux et de gouvernance. Dans un monde où la technologie dépasse souvent les cadres juridiques existants, la mise en place de règles robustes et partagées apparaît indispensable pour encadrer l’usage de l’IA. L’Union européenne a ouvert la voie avec l’AI Act, mais les défis restent multiples, notamment en matière d’harmonisation internationale. Cet article propose un éclairage sur les obstacles à l’adoption de l’IA, les avancées réglementaires européennes et les perspectives d’une gouvernance mondiale.

Les obstacles à l’adoption de l’IA : entre potentialités et prudence

L’intelligence artificielle est souvent qualifiée de quatrième révolution industrielle. Pourtant, de nombreuses entreprises européennes, notamment celles de grande taille, peinent encore à intégrer pleinement ces technologies dans leur modèle opérationnel. Selon Eurostat, les principales barrières ne sont pas technologiques mais réglementaires : manque de clarté juridique, crainte d’un usage non conforme ou encore incertitudes sur la responsabilité légale en cas d’erreurs.

Ces réticences s’expliquent par la complexité des enjeux entourant l’IA : atteintes potentielles à la vie privée, discriminations algorithmiques, violations de la propriété intellectuelle, ou encore absence de transparence dans les processus de décision automatisés. C’est ici qu’intervient la notion de gouvernance de l’IA : un ensemble de principes, règles et mécanismes destinés à garantir une utilisation éthique, sécurisée et contrôlée de cette technologie.

L’AI Act : une tentative pionnière de réglementation en Europe

Face à ce vide juridique, l’Union européenne a adopté en juin 2024 le tout premier cadre législatif structuré sur l’intelligence artificielle : l’AI Act. Son ambition est de poser les bases d’une IA éthique, fiable et respectueuse des droits fondamentaux, en classant les systèmes d’IA selon leur niveau de risque (minimal, limité, élevé ou inacceptable) et en imposant des obligations adaptées à chaque catégorie.

Par exemple, dans les domaines sensibles comme le recrutement ou les soins médicaux, les systèmes à « haut risque » doivent respecter des exigences strictes : transparence des algorithmes, traçabilité des décisions, information obligatoire des personnes concernées, et présence d’une supervision humaine. L’objectif est d’éviter que ces technologies ne deviennent des « boîtes noires » incontrôlables.

Cependant, l’AI Act ne fait pas l’unanimité. Pour les partisans de l’innovation libre, il risque de freiner le développement technologique par sa complexité et son coût de mise en conformité. À l’inverse, certains défenseurs des libertés civiles estiment qu’il ne va pas assez loin, pointant sa mise en œuvre progressive (jusqu’en 2030) et ses zones d’ombre.

Les limites d’une réglementation isolée

L’AI Act présente un caractère extraterritorial : il s’applique également aux produits issus d’IA étrangères utilisés dans l’Union. Cela provoque des tensions avec d’autres puissances, notamment les États-Unis, où l’approche actuelle favorise davantage la déréglementation et l’expérimentation rapide. L’administration américaine exerce une pression sur Bruxelles pour qu’elle renonce à certaines initiatives comme le « Code de bonnes pratiques » prévu pour les IA à usage général.

Ce bras de fer met en évidence une réalité incontournable : dans un monde globalisé, aucune législation nationale ou régionale ne peut à elle seule réguler efficacement l’IA. La prolifération de normes divergentes pourrait, à terme, nuire à l’interopérabilité, fragmenter les marchés et ralentir l’innovation. D’où l’intérêt d’une gouvernance internationale concertée.

Le pacte numérique mondial

C’est dans ce contexte qu’est né le Pacte Numérique Mondial, adopté en septembre 2024 par les 193 États membres de l’ONU. Inspiré du Global Compact sur la responsabilité des entreprises, ce texte vise à établir des principes partagés pour un avenir numérique équitable, sécurisé et durable.

Le pacte inclut notamment un volet dédié à l’IA, avec pour objectif de promouvoir une gouvernance inclusive des données, de prévenir les dérives algorithmiques et de garantir que les usages de l’IA servent le bien commun. Bien que non contraignant, il pourrait constituer un socle de valeurs communes sur lesquelles bâtir une réglementation internationale future. Il a aussi le mérite d’instaurer un cadre de dialogue permanent entre les gouvernements, les entreprises technologiques, la société civile et les chercheurs.

Une régulation nécessaire pour éviter la dystopie

Le spectre d’un monde à la Orwell, où la surveillance algorithmique remplace les libertés individuelles, n’est plus une simple fiction. Les technologies de reconnaissance faciale, les systèmes de notation sociale ou les décisions automatisées dans des domaines cruciaux accentuent ce risque.

Loin d’être un frein à l’innovation, la régulation peut au contraire favoriser la confiance dans les technologies et accélérer leur adoption. Pour cela, il est indispensable que les entreprises investissant dans l’IA s’engagent dans une démarche de responsabilité, en intégrant des mécanismes de contrôle robustes et en s’entourant de comités de gouvernance compétents.

L’investissement responsable à l’ère de l’IA

La question de la régulation de l’intelligence artificielle dépasse le cadre technique. Elle s’inscrit dans une vision plus large de la société que nous souhaitons construire. Pour les acteurs économiques, cela signifie que l’investissement responsable ne peut ignorer la façon dont les technologies sont développées et utilisées.

Favoriser une IA éthique, c’est aussi protéger les citoyens, renforcer la cohésion sociale et garantir que le progrès technologique reste au service de l’humain. Un équilibre complexe mais nécessaire, qui repose sur un dialogue constant entre innovation, éthique et gouvernance.

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FMI : une gouvernance à l’épreuve de l’économie mondiale

fmi

La 16e revue des quotes-parts du FMI a acté une augmentation de 50 % sans revoir leur répartition. Face à un désalignement croissant entre gouvernance et poids économique réel des pays membres, la réforme devient urgente. Les négociations autour de la 17e revue, prévues pour 2025, s’annoncent stratégiques.

Un système fondé sur les quotes-parts

La gouvernance du FMI repose sur un système proche d’une logique actionnariale : les quotes-parts définissent la contribution financière des États membres, leurs droits de vote et leur accès aux ressources du Fonds. Elles déterminent aussi l’allocation des droits de tirage spéciaux (DTS), créés en cas de besoin global de liquidité.

Chaque quote-part reflète quatre facteurs : le PIB, l’ouverture de l’économie, la variabilité des flux de capitaux et les réserves de change. Cependant, leur répartition effective s’éloigne de plus en plus de ces fondements théoriques.

Une gouvernance jugée déséquilibrée

Depuis la 14e revue (2010), la répartition des quotes-parts n’a pas été modifiée. Résultat : les États-Unis et le G7 restent surreprésentés, tandis que la Chine et plusieurs pays émergents sont sous-représentés. Selon les calculs du Trésor, la Chine détient 6,4 % des quotes-parts mais devrait théoriquement atteindre 14,1 %.

Cette situation alimente des critiques sur le manque de représentativité du FMI, en particulier de la part des pays émergents et du Sud global. Elle incite également au développement d’alternatives régionales comme la Nouvelle Banque de Développement des BRICS ou la Banque Asiatique d’Investissement dans les Infrastructures.

Une 16e revue sans redistribution mais avec promesses

En décembre 2023, la 16e revue a entériné une augmentation uniforme de 50 % des quotes-parts. Aucun changement de répartition n’a été décidé, faute de consensus, notamment en raison du droit de veto américain. En parallèle, une nouvelle chaise au Conseil d’administration a été créée pour l’Afrique subsaharienne.

Cette réforme vise aussi à renforcer la part des quotes-parts dans les ressources du FMI : celles-ci passeront de 48 % à 70 %, réduisant le poids des mécanismes d’emprunts temporaires (NAB, BBA).

Vers une 17e revue sous haute tension

Prévue pour 2025, la 17e revue devra trancher sur un potentiel réalignement. Deux camps se dessinent :

  • Les États-Unis souhaitent d’abord réviser la formule, avec une plus grande pondération du PIB nominal.
  • La Chine et les grands émergents demandent un réalignement immédiat sur la base de la formule existante.

Plusieurs pistes sont sur la table : intégration d’un critère de population, prise en compte des contributions volontaires ou ajustement du facteur « ouverture économique ». Un compromis semble difficile, d’autant que tout changement majeur nécessite une majorité de 85 % des droits de vote.

Une réforme nécessaire pour la légitimité du FMI

Le déséquilibre actuel fragilise la légitimité du FMI. Le poids croissant des économies émergentes, conjugué à l’essor de nouvelles institutions régionales, rend impératif un ajustement. La réforme pourrait aussi passer par des changements institutionnels, comme l’élargissement du Conseil d’administration ou l’abandon du « gentlemen’s agreement » réservant le poste de directeur général à un Européen

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Mirova : un partenariat au service de l’Afrique

Mirova

Mirova : l’accès à l’électricité reste l’un des plus grands défis pour des millions de personnes en Afrique subsaharienne. Consciente de cette urgence, EDF Renouvelables, à travers sa plateforme « EDF Energy For All », multiplie les initiatives pour étendre l’électrification des zones rurales isolées grâce à des solutions solaires innovantes. Dans cette dynamique, Mirova, société de gestion spécialisée dans l’investissement durable, accorde un prêt de 10 millions de dollars destiné à renforcer ces efforts. Ce soutien s’inscrit dans un objectif clair : offrir à cinq millions de personnes une énergie propre, fiable et abordable d’ici 2030. Cet article explore en profondeur les enjeux, les ambitions et les actions concrètes portées par ce partenariat stratégique.

Mirova : un engagement financier au service de la transition énergétique en Afrique

Le prêt de 10 millions de dollars accordé par Mirova, via son fonds Mirova Gigaton, constitue un levier essentiel pour intensifier les projets hors réseau d’EDF Renouvelables. Ce financement permettra de renforcer les capacités opérationnelles de la plateforme « EDF Energy For All » et de ses filiales locales, qui œuvrent au quotidien pour démocratiser l’accès à l’électricité dans des zones où les réseaux classiques sont inexistants ou défaillants.

L’objectif est ambitieux : connecter deux millions de personnes supplémentaires à l’électricité propre, en complément des trois millions déjà desservis. Cet engagement reflète non seulement une volonté de progrès technologique, mais surtout une dimension humaine, sociale et environnementale forte. En ciblant l’électrification des zones rurales, EDF et Mirova s’attaquent directement à la précarité énergétique, un frein majeur au développement des communautés africaines.

Des solutions adaptées aux besoins locaux : les filiales clés d’EDF sur le terrain

EDF Renouvelables mise sur un réseau de filiales implantées stratégiquement en Afrique pour développer des solutions adaptées aux réalités du terrain. Chacune de ces entreprises agit en fonction des besoins spécifiques des populations locales.

Greeno (Côte d’Ivoire) : L’énergie au service de l’agriculture

Lancée en 2023, Greeno concentre ses efforts sur les petits exploitants agricoles en leur proposant une technologie solaire multifonctionnelle : irrigation, éclairage, recharge de téléphones. L’impact est considérable : augmentation des rendements agricoles jusqu’à 300 % et réduction de la consommation d’eau de 80 %. Greeno vise à améliorer la vie de plus de 25 000 agriculteurs d’ici 2030 en renforçant leur autonomie énergétique et économique.

Kukhanya Energy Services (Afrique du Sud) : L’électrification des zones rurales

Avec plus de 20 ans d’activité, KES a permis à environ 400 000 Sud-Africains d’accéder à une électricité basique grâce à des kits solaires individuels. Ces équipements simples et robustes fournissent assez d’énergie pour alimenter des appareils essentiels comme les téléviseurs, radios et chargeurs de téléphone. Une solution pragmatique et efficace dans un pays encore marqué par de fortes disparités d’accès à l’énergie.

Tevia (Côte d’Ivoire) : Une réponse à la fragilité du réseau national

Bien que la Côte d’Ivoire exporte de l’électricité vers ses voisins, certaines zones rurales restent mal desservies. Tevia propose depuis une décennie des kits solaires adaptés aux ménages et aux petites entreprises, offrant ainsi une alternative fiable et durable au réseau national. Ses solutions contribuent à sécuriser l’accès à l’énergie dans un contexte de croissance économique et démographique rapide.

UpOwa (Cameroun) : L’innovation sociale au cœur du projet

UpOwa cible les ménages et micro-entrepreneurs des zones rurales et périurbaines du Cameroun. L’entreprise développe des produits robustes et performants, conçus pour les environnements difficiles. Sa mission : proposer une énergie propre, sûre et accessible aux populations défavorisées, tout en stimulant le tissu économique local.

BBoxx EDF (Togo) : Une électrification sous impulsion présidentielle

Fruit d’un partenariat entre Bboxx et EDF, cette filiale opère dans le cadre du projet gouvernemental « CIZO ». Elle fournit des systèmes solaires domestiques et des pompes à eau à des milliers de foyers togolais, contribuant ainsi à la transformation structurelle des zones rurales à travers une électrification durable et inclusive.

Une ambition alignée avec les objectifs de développement durable

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’Objectif de Développement Durable n°7 de l’ONU : garantir l’accès de tous à une énergie fiable, durable et moderne. En soutenant EDF, Mirova renforce son engagement en faveur d’un impact positif à la fois environnemental, social et économique.

Selon Xavier Rouland, directeur des activités hors réseau d’EDF Renouvelables, ce financement va permettre d’amplifier l’impact des filiales locales : « Grâce à ce prêt, nous allons pouvoir étendre nos activités et rapprocher cinq millions de personnes supplémentaires d’une électricité décarbonée. » Un projet qui participe à la transition énergétique du continent tout en luttant contre les inégalités d’accès à un service essentiel.

Le rôle stratégique de Mirova et de son approche en financement mixte

Au-delà de l’investissement, Mirova agit comme un partenaire stratégique. Sa division Impact Finance Services (IFS) accompagne la plateforme « EDF Energy For All » dans ses levées de fonds, la structuration de projets, et le conseil stratégique. En combinant performance financière et impact social, Mirova illustre une nouvelle génération de finance durable, proactive et solidaire.

Rim Azirar, responsable adjointe de la transition énergétique sur les marchés émergents chez Mirova, insiste : « Ce projet reflète notre volonté d’accompagner des initiatives qui transforment la vie des communautés locales tout en générant de la valeur pour les investisseurs. »

Le partenariat entre Mirova et EDF Renouvelables

Un partenariat entre Mirova et EDF Renouvelables marque un tournant stratégique pour l’accès à l’énergie en Afrique. En mobilisant des moyens financiers importants et en s’appuyant sur des innovations technologiques adaptées aux réalités locales, ce projet vise une transformation profonde et durable des conditions de vie des populations rurales.

Dans un continent où plus de 600 millions de personnes n’ont toujours pas accès à l’électricité, de telles initiatives ouvrent la voie à une électrification inclusive, décarbonée et résiliente. Elles démontrent que la transition énergétique ne peut être pleinement réussie que si elle s’accompagne d’une transition sociale. C’est dans cette perspective que s’inscrit ce modèle de partenariat, porteur d’espoir et de changement.

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Biodiversité : Ofi Invest AM place l’impact environnemental au cœur de sa stratégie

Ofi Invest AM

Face à l’urgence écologique, Ofi Invest Asset Management renforce son engagement pour la biodiversité. Malgré un contexte réglementaire incertain, la société poursuit ses actions concrètes, de l’engagement actionnarial à la structuration d’outils de mesure. 2025 s’annonce décisive pour transformer les ambitions en résultats durables.

Biodiversité : un enjeu systémique pour l’économie

La perte de biodiversité menace directement nos économies. Espèces en voie d’extinction, dégradation des écosystèmes, pollutions… Ces bouleversements fragilisent l’agriculture, la pêche, les chaînes d’approvisionnement, et augmentent les risques pour la sécurité alimentaire mondiale. Dans ce contexte, la finance durable doit intégrer pleinement ces enjeux pour orienter les flux vers des activités respectueuses de la nature.

Une approche engagée et structurée

Ofi Invest Asset Management s’inscrit depuis plusieurs années dans une logique d’investissement responsable. Selon Valérie Demeure, Directrice Analyse ESG :

« Nous voulons accompagner les investisseurs dans une démarche sincère et exigeante, à la hauteur des enjeux écologiques actuels. »

Entre 2020 et 2022, Ofi Invest AM a mené une campagne d’engagement sur la pollution plastique en partenariat avec Surfrider Foundation Europe. Depuis, la société a rejoint l’association néerlandaise VBDO pour poursuivre ce dialogue.

2024 : un contexte réglementaire complexe

L’année 2024 a été marquée par plusieurs blocages internationaux. La COP16 a échoué à établir des financements concrets, et les négociations sur le traité contre la pollution plastique n’ont pas abouti. De plus, la loi européenne sur la déforestation importée a été repoussée.

Cependant, des avancées ont vu le jour : reconnaissance des savoirs autochtones, identification des zones protégées en haute mer, meilleure articulation entre biodiversité, climat et droits humains.

Vers une finance mieux équipée pour agir

Les investisseurs prennent conscience de leur rôle. Beaucoup souhaitent désormais mesurer l’empreinte biodiversité de leurs portefeuilles. Mais contrairement au climat, il n’existe pas encore d’indicateur universel comme le CO₂.

La réflexion porte donc sur les leviers d’action, en lien avec les pressions identifiées par l’IPBES, l’équivalent du GIEC pour la biodiversité. En France, l’ADEME a publié un guide pour structurer cette démarche et répondre aux exigences de l’article LEC 29.

À l’international, la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures (TNFD) pousse les entreprises à évaluer et publier leur exposition aux risques liés à la nature.

2025 : des perspectives à concrétiser

En février 2025, un compromis a été trouvé sur la création d’un mécanisme financier permanent, prévu pour 2030, avec un objectif de 200 milliards de dollars mobilisés chaque année.

L’année 2025 sera également marquée par deux rendez-vous majeurs :

  • La 3e Conférence des Nations Unies sur l’Océan en juin à Nice,
  • La poursuite des négociations sur le traité international contre la pollution plastique, visant un cadre contraignant à l’échelle mondiale.

Ces étapes seront décisives pour ancrer durablement la biodiversité dans les politiques d’investissement responsables.

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Open CEDA : une révolution de l’accès aux données carbone pour un climat plus durable

Open CEDA

Open CEDA : alors que les exigences réglementaires s’intensifient et que les entreprises sont de plus en plus pressées de rendre compte de l’empreinte carbone de l’ensemble de leur chaîne de valeur, l’accès à des données environnementales fiables est devenu un enjeu stratégique. Dans ce contexte, Watershed, leader des solutions de durabilité pour les entreprises, franchit une étape majeure en lançant Open CEDA, une version gratuite et ouverte de sa base de données carbone mondiale. Cette initiative pourrait transformer en profondeur la manière dont les entreprises, les institutions et les ONG abordent la lutte contre le changement climatique.

Open CEDA : une base de données globale pour des décisions locales

CEDA (Comprehensive Environmental Data Archive) est une base de données couvrant 148 pays, 400 secteurs industriels et représentant 95 % du PIB mondial. Ce large périmètre permet de dépasser les limites des bases de données actuelles, souvent centrées sur des marchés spécifiques comme les États-Unis ou l’Europe de l’Ouest.

En offrant une granularité inégalée, Open CEDA permet à chaque organisation d’ajuster ses stratégies en fonction des réalités géographiques et sectorielles. Ce niveau de précision est essentiel pour le scope 3, qui représente l’essentiel des émissions pour de nombreuses entreprises mais reste difficile à quantifier.

Lutter contre la fragmentation des données climatiques

Aujourd’hui, une grande partie des entreprises s’appuie sur des bases de données incomplètes ou obsolètes. En 2023, 75 % des entreprises ayant communiqué leurs données au CDP utilisaient des référentiels limités à un seul pays. Cette situation biaise la vision globale de leur impact environnemental et freine l’action climatique à grande échelle.

Open CEDA comble ce vide en fournissant une base robuste, accessible et internationale. Pour les organisations présentes dans plusieurs régions du monde, cela signifie pouvoir comparer les émissions entre fournisseurs, réaliser des arbitrages éclairés et optimiser les chaînes d’approvisionnement pour réduire les émissions à la source.

Open CEDA : un levier concret pour l’action climatique

Watershed démontre déjà l’impact réel de sa base de données. L’un de ses clients a pu réduire de 30 % les émissions de sa supply chain simplement en choisissant des fournisseurs dans des pays plus sobres, comme le Mexique, le Canada ou l’Italie.

« De meilleures données permettent de prendre de meilleures décisions », rappelle Christian Anderson, cofondateur de Watershed. Cette philosophie est au cœur du projet Open CEDA, qui vise à rendre l’action climatique accessible même aux organisations disposant de ressources limitées.

Une initiative saluée par des partenaires majeurs

Le lancement d’Open CEDA ne passe pas inaperçu. Il est soutenu par des acteurs clés de la durabilité, comme Amazon, le WWF, ou encore le Partnership for Carbon Accounting Financials (PCAF).

Amazon, via son Sustainability Data Initiative, intègre Open CEDA dans son écosystème pour élargir l’accès aux données climatiques. Le WWF, quant à lui, l’utilise déjà pour affiner ses stratégies sectorielles, notamment en analysant l’impact des chaînes d’approvisionnement sur les terres.

Ces soutiens montrent à quel point Open CEDA s’inscrit dans une dynamique de collaboration intersectorielle et de mise à l’échelle des bonnes pratiques environnementales.

Une démocratisation essentielle de l’information climatique

Ce lancement marque un tournant : la fin de la dépendance aux données coûteuses et cloisonnées. Open CEDA devient un outil de démocratisation de l’action climatique, offrant à toutes les parties prenantes — grandes entreprises, PME, ONG, chercheurs, gouvernements — les moyens de s’aligner sur des objectifs scientifiques et des trajectoires de décarbonation crédibles.

En rendant disponible une telle richesse de données, Watershed aligne les moyens avec les ambitions climatiques. Il ne s’agit plus seulement de déclarer des objectifs environnementaux, mais de pouvoir les atteindre avec rigueur, précision et transparence.

À propos de Watershed : catalyseur de la transition écologique des entreprises

Watershed s’impose aujourd’hui comme la plateforme incontournable pour les entreprises soucieuses de leur impact environnemental. Des géants comme Airbnb, Visa, FedEx ou encore Carlyle Group s’appuient sur ses outils pour piloter leurs données ESG, respecter les réglementations telles que la CSRD, et accéder à des marchés carbone rigoureusement sélectionnés.

Avec Open CEDA, Watershed franchit une nouvelle étape : celle de l’engagement ouvert, qui vise à fédérer l’ensemble des acteurs économiques autour de la neutralité carbone.

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