Pour une économie océanique durable : l’union des investissements et de la nature

économie océanique durable

Économie océanique durable : face à l’urgence climatique, à la perte de biodiversité marine et à la nécessité d’assurer une prospérité équitable pour les générations futures, le développement d’une économie océanique durable s’impose comme un objectif prioritaire. Dans ce contexte, la Banque européenne d’investissement (BEI) salue l’adoption du nouveau protocole des Nations Unies pour l’investissement dans l’économie bleue, un cadre ambitieux destiné à aligner les flux financiers mondiaux avec les impératifs de durabilité des écosystèmes marins. Ce protocole, fruit d’une collaboration internationale, vise à guider les gouvernements, les institutions financières et les industries vers des pratiques responsables, au service des Objectifs de développement durable (ODD), en particulier l’ODD 14, consacré à la vie aquatique.

Un cadre international pour transformer l’économie bleue

Le protocole d’investissement océanique lancé par les Nations Unies représente un tournant stratégique dans la gouvernance des investissements liés aux océans. Construit sur les principes existants de l’économie bleue durable, il propose une feuille de route claire et opérationnelle à destination d’un large éventail d’acteurs : banques, assureurs, investisseurs institutionnels, entreprises maritimes et autorités publiques.

Ce protocole entend catalyser la transition vers une économie océanique qui soit non seulement résiliente face au changement climatique, mais également génératrice de valeur économique et sociale. Il encourage l’intégration de critères environnementaux et sociaux dès la conception des projets, afin que le développement des secteurs maritimes (énergies renouvelables offshore, pêche durable, infrastructures côtières résilientes, etc.) se fasse dans le respect des écosystèmes.

La BEI en première ligne du financement de l’économie bleue

Forte de son engagement historique, la Banque européenne d’investissement s’impose comme le plus grand bailleur de fonds pour l’économie bleue parmi les institutions de financement du développement. Entre 2020 et 2024, la BEI a mobilisé 10,6 milliards d’euros pour des projets liés aux océans, générant un total de 43 milliards d’euros d’investissements.

Co-fondatrice des Principes de financement de l’économie bleue durable en 2017, la BEI a contribué à établir un standard global pour des investissements responsables dans les secteurs maritimes. Elle considère aujourd’hui le protocole onusien comme un complément essentiel, permettant de renforcer l’impact des financements et d’accélérer leur alignement avec les objectifs climatiques et de biodiversité.

Des principes clairs pour des investissements responsables

Le protocole repose sur plusieurs piliers structurants, conçus pour faciliter l’adoption de pratiques durables à l’échelle mondiale. Il propose d’abord une orientation globale pour les institutions financières afin de mieux intégrer les risques environnementaux dans leurs décisions d’investissement. Il préconise également la transparence à travers des recommandations de divulgation, alignées sur les cadres internationaux comme le TNFD (Taskforce on Nature-related Financial Disclosures) et le TCFD (Task Force on Climate-related Financial Disclosures).

Des feuilles de route sectorielles accompagnent les investisseurs dans des domaines clés comme le transport maritime, le tourisme côtier, la pêche ou encore les énergies marines. Ces guides fournissent des références concrètes pour adopter des pratiques opérationnelles compatibles avec une économie bleue régénérative.

Un rôle catalyseur pour les institutions de développement

Les institutions financières publiques comme la BEI ont un rôle central à jouer pour amorcer et structurer les investissements durables, notamment dans les régions les plus vulnérables. Le protocole souligne la nécessité d’un environnement réglementaire adapté, d’incitations économiques efficaces et d’un soutien accru au développement de projets prêts à l’investissement.

En particulier, la planification spatiale marine, la simplification des processus administratifs et la coopération entre acteurs publics et privés sont identifiés comme des leviers indispensables pour débloquer des financements dans les pays en développement, où les besoins sont les plus urgents.

Préserver les océans pour une prospérité partagée

Les océans sont au cœur de l’économie mondiale : ils soutiennent près de 90 % du commerce international et représentent une richesse équivalente à la cinquième économie mondiale. Mais cette prospérité repose sur des écosystèmes fragiles, aujourd’hui menacés par la surpêche, la pollution plastique, le dérèglement climatique et une gouvernance inégale.

Une économie océanique durable n’est pas uniquement un impératif écologique, mais aussi une opportunité majeure pour réinventer les chaînes de valeur mondiales autour de principes de durabilité, d’innovation et de justice sociale. Selon les projections, la valeur économique d’une économie bleue refondée et équitable pourrait atteindre 5 500 milliards de dollars d’ici 2050.

En soutenant le protocole d’investissement des Nations Unies, la BEI réaffirme son engagement à faire de la finance un moteur de transition vers une économie respectueuse des océans et inclusive. Transformer l’investissement pour transformer les océans : tel est le cap à suivre pour un avenir résolument durable.

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Private equity et durabilité : intégrer l’ESG

intégrer l’ESG

Dans un contexte où les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance. Intégrer l’ESG devient incontournable, le secteur du private equity s’engage résolument dans cette transition. À l’instar des marchés cotés, les acteurs du capital-investissement et de la dette privée adoptent des stratégies durables. Pour mieux gérer les risques et valoriser les opportunités liées à ces critères. Cet article explore comment la durabilité s’impose comme un levier stratégique au sein des investissements non cotés. Ses implications pratiques, ainsi que les défis auxquels les gestionnaires doivent faire face pour intégrer efficacement les critères ESG.

La montée en puissance de l’ESG dans le private equity

La prise en compte des critères ESG n’est plus une option marginale mais une exigence centrale dans la gestion des actifs non cotés. De plus en plus d’équipes spécialisées dans l’investissement socialement responsable (ISR) voient leur effectif augmenter. Et des outils propriétaires sont développés pour évaluer précisément la performance ESG des contreparties. Cette tendance concerne toutes les classes d’actifs du private equity. Qu’il s’agisse de dette privée, de capital-investissement ou de fonds de fonds.

En Europe, cette dynamique reste forte malgré certaines résistances observées aux États-Unis. Les gestionnaires ne se contentent plus d’intégrer l’ESG en apparence. Ils l’utilisent comme un critère décisif pour leurs choix de réinvestissement. Par exemple, certains fonds excluent purement et simplement les partenaires dont les performances ESG sont jugées insuffisantes. Témoignant ainsi d’une exigence accrue en matière de durabilité.

Intégrer l’ESG : un levier de création de valeur économique

Au-delà de la conformité ou du positionnement éthique, l’intégration des critères ESG se révèle être un vecteur de performance économique. Comprendre et maîtriser les enjeux énergétiques, optimiser les chaînes de valeur, anticiper les risques réglementaires ou réputationnels. Autant d’éléments qui renforcent la résilience des entreprises en portefeuille. Pour les investisseurs en private equity, cet aspect est d’autant plus crucial qu’ils disposent souvent d’une influence directe sur la gouvernance et la stratégie des sociétés financées.

L’expérience montre également que l’impact de l’investisseur sur la démarche ESG dépend largement de la maturité des entreprises. Plus une société est novice dans la gestion des enjeux responsables, plus les leviers d’action des fonds sont puissants pour impulser des changements significatifs. Cette réalité encourage les gestionnaires à définir des objectifs ambitieux et à suivre rigoureusement leur réalisation, afin d’optimiser la création de valeur sur le long terme.

Les défis de la data et du pilotage ESG dans le non-côté

La mise en œuvre concrète des stratégies ESG nécessite une donnée fiable, accessible et auditable. Or, l’un des principaux obstacles demeure la qualité et la granularité des informations collectées auprès des participations. Trop de données non pertinentes ou peu fiables peuvent compliquer la prise de décision et nuire à la crédibilité des démarches ESG.

Les gestionnaires préfèrent ainsi se concentrer sur un nombre limité d’indicateurs clés, qui soient à la fois pertinents et vérifiables, afin de pouvoir communiquer clairement avec leurs clients et assurer un suivi rigoureux. Cette quête de données fiables appelle à une harmonisation des standards et à une amélioration des processus d’audit, afin de garantir une transparence optimale et un pilotage efficace des performances ESG.


En somme, le private equity se positionne aujourd’hui comme un acteur majeur de la finance durable, où la prise en compte des critères ESG est devenue un enjeu stratégique à part entière. Entre exigences de performance économique et impératifs de responsabilité, la gestion non cotée trace la voie d’un investissement plus responsable, tout en se confrontant à des défis techniques qui invitent à l’innovation et à la collaboration entre acteurs.

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Il ne faut pas avoir peur de la Chine

peur de la Chine

Peur de la Chine : depuis plusieurs décennies, la Chine s’impose comme un acteur incontournable sur la scène mondiale, suscitant à la fois fascination, admiration et parfois inquiétude. Face à son poids économique, démographique et stratégique croissant, la question de la perception que nous devons avoir de ce géant asiatique se pose avec acuité. Loin des clichés simplistes, une analyse approfondie permet de mieux comprendre la trajectoire, les choix politiques, culturels et économiques de la Chine contemporaine. L’intervention d’André Chieng, président de l’Association des Entrepreneurs Chinois (AEC) et vice-président du Comité France-Chine, offre une plongée nuancée dans la complexité de ce pays aux multiples facettes. Son témoignage invite à dépasser les peurs et à envisager la Chine sous un prisme plus éclairé et serein.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Comprendre la démographie chinoise : une question de souveraineté alimentaire et de paix

La Chine, avec ses 1,4 milliard d’habitants, représente environ un quart de la population mondiale, mais ne dispose que d’environ 20 % des terres cultivables. Ce déséquilibre structurel a façonné l’une des politiques démographiques les plus marquantes du XXe siècle : la politique de l’enfant unique. Bien loin d’être une décision arbitraire ou idéologique, ce choix fut une réponse pragmatique aux défis colossaux posés par la sécurité alimentaire.

En 1966, le pays comptait environ 700 millions de personnes. Rapidement, les autorités chinoises ont compris que la croissance démographique exponentielle ne pouvait pas continuer sans mettre en péril la capacité du pays à nourrir sa population. Cette problématique a été prise à bras-le-corps, notamment à travers la politique nataliste stricte qui limitait les naissances pour éviter une surcharge démographique.

Cette stratégie contraste nettement avec celle adoptée par d’autres nations confrontées à des enjeux similaires. Le Japon, dans les années 1930, a opté pour une voie expansionniste agressive, cherchant à conquérir de nouveaux territoires pour élargir son espace vital et assurer la subsistance de sa population. En revanche, la Chine a choisi une approche beaucoup plus prudente et introspective, décidant de maîtriser sa démographie pour garantir la paix et la stabilité intérieure.

Une dimension culturelle et historique

Cette orientation révèle aussi une dimension culturelle et historique : à travers les siècles, la Chine n’a pas manifesté de volonté impérialiste démesurée, même à des périodes où elle détenait une avance technologique significative, comme sous l’amiral Zheng He au XVe siècle. La priorité a toujours été de préserver un équilibre interne, plutôt que d’étendre son influence par la force.

Cependant, la politique de l’enfant unique a eu des conséquences sociétales notables. Elle a notamment renforcé une préférence pour les garçons, surtout dans les zones rurales, où la population reste nombreuse. Cette asymétrie des sexes a suscité des déséquilibres, mais la rapide urbanisation contribue aujourd’hui à atténuer progressivement cette tendance. La Chine voit ainsi sa structure démographique évoluer vers une plus grande égalité et une meilleure cohésion sociale.

Une Chine à la fois traditionnelle et innovante : un regard sur sa culture et son rôle mondial

Au-delà des questions strictement démographiques, la Chine se distingue par une culture millénaire qui continue d’influencer profondément ses décisions contemporaines. Les valeurs historiques, le rapport au temps, à la nature et à la société restent des points d’ancrage essentiels.

Le témoignage d’André Chieng évoque ainsi le célèbre poème de Li Bai, dont la simplicité et la profondeur traduisent une nostalgie universelle et une poésie liée à la terre natale. Cette référence littéraire souligne l’importance des racines et du patrimoine culturel dans la construction de l’identité chinoise.

Sur le plan international, la Chine affiche une stratégie plus posée qu’il n’y paraît souvent dans les médias occidentaux. Le pays ne cherche pas à dominer par la force, mais s’appuie sur sa croissance économique, ses innovations technologiques, et sa montée en puissance dans les domaines tels que l’intelligence artificielle. Sa méthode privilégie la diplomatie, le développement interne, et la coopération, tout en se préparant à défendre ses intérêts avec pragmatisme.

Trois clés pour comprendre la Chine : philosophie, diplomatie et histoire

Pour appréhender cette complexité, plusieurs ouvrages sont particulièrement recommandés par l’interlocuteur. Ils permettent d’approfondir la réflexion sur la Chine en croisant philosophie, géopolitique et histoire.

D’abord, les travaux du philosophe François Jullien offrent un regard inédit sur la pensée chinoise, révélant une logique propre fondée sur des transformations silencieuses et une approche différente du temps et de l’être. Ces écrits déconstruisent les préjugés et encouragent à penser la Chine selon ses propres termes.

Ensuite, l’ouvrage “De la Chine” d’Henry Kissinger, fruit d’une collaboration étroite entre le diplomate américain et un de ses chercheurs, éclaire les relations internationales à travers le prisme de la diplomatie sino-américaine. Il met en lumière la complexité des échanges et la nécessité de comprendre la Chine dans toute sa profondeur stratégique.

Enfin, la lecture d’Alexis de Tocqueville sur l’Ancien Régime et la Révolution française est proposée comme un parallèle instructif. La portée de ses analyses sur les transformations sociopolitiques s’applique aussi à la Chine, aidant à saisir les dynamiques internes qui peuvent conduire à des bouleversements.

Un message pour les générations futures : l’importance d’apprendre et de comprendre

L’un des enseignements majeurs à retenir de ce témoignage est l’appel à ne jamais cesser d’apprendre. Face à la complexité du monde et aux défis globaux, la connaissance est la meilleure arme contre la peur et les préjugés.

Le message adressé aux jeunes générations est clair : quel que soit son âge, il faut continuer à étudier, à s’ouvrir, à chercher à comprendre l’autre, et en particulier la Chine. Ce pays, loin d’être une menace inéluctable, est une source d’opportunités, de savoirs et de défis partagés.

En refusant la peur et en adoptant une approche fondée sur la compréhension, il devient possible de construire des relations équilibrées, bénéfiques pour tous, et d’évoluer vers un avenir plus pacifique et durable.

Comprendre la Chine

La Chine d’aujourd’hui ne doit pas être appréhendée sous le prisme simpliste de la crainte ou de l’hostilité. Sa trajectoire historique, ses choix démographiques, son enracinement culturel, ainsi que sa stratégie internationale témoignent d’une volonté de maîtrise, de paix et d’innovation. Les enseignements tirés de cette analyse incitent à dépasser les peurs et à cultiver un regard informé et respectueux.

Il ne faut pas avoir peur de la Chine, mais plutôt chercher à la comprendre pleinement, dans toutes ses dimensions

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Lisa Ribeaud, une présidence engagée à Solimut Mutuelle

Lisa Ribeaud

L’élection de Lisa Ribeaud à la présidence de Solimut Mutuelle de France marque une nouvelle étape dans la trajectoire d’une mutuelle profondément ancrée dans les valeurs de solidarité, de militantisme et d’engagement social. À travers cette nomination, c’est une vision renouvelée mais résolument fidèle à l’ADN mutualiste qui se dessine. Portée par une femme dont le parcours et les convictions font écho aux enjeux contemporains d’égalité, de justice sociale et de santé pour toutes et tous.

Une élection qui confirme un engagement de long terme

Le 15 mai 2025, à l’issue de l’Assemblée générale des adhérents. Le conseil d’administration de Solimut Mutuelle de France a élu à l’unanimité Lisa Ribeaud à sa présidence. Cette décision s’inscrit dans la continuité d’un engagement clair : défendre et promouvoir un modèle mutualiste solidaire et militant. La nouvelle présidente incarne une gouvernance à l’écoute. Ancrée dans les territoires, et résolument tournée vers les attentes concrètes des adhérents. Dans un contexte où la protection sociale est mise à mal par des politiques d’austérité persistantes. Cette élection vient renforcer une stratégie ambitieuse et inclusive.

Un mandat placé sous le signe du combat collectif et solidaire

Lisa Ribeaud a affirmé dès sa prise de fonction la nature de son engagement : un mandat combatif, collectif et solidaire. Fidèle aux valeurs qui structurent Solimut Mutuelle de France, elle entend porter les orientations décidées en Assemblée générale. En mettant l’accent sur trois priorités : améliorer la qualité de service, développer des offres de santé, de prévoyance et de prévention adaptées aux besoins des adhérents. Et renforcer l’expertise de la mutuelle sur des enjeux spécifiques comme la santé des femmes. À travers une gouvernance participative et des actions concrètes. Elle souhaite faire rayonner l’influence et la pertinence du modèle mutualiste dans la société actuelle.

Des actions concrètes pour l’égalité et le bien-être

L’engagement de Lisa Ribeaud pour l’égalité et la justice sociale ne relève pas de l’intention symbolique mais d’une pratique concrète. En tant que secrétaire générale de la mutuelle, elle a initié la mise en place d’un dispositif de congé menstruel pour règles incapacitantes. Accessible à toutes les salariées. Lancée le 28 mai 2025, à l’occasion de la journée mondiale de l’hygiène menstruelle. Cette mesure pionnière dans le secteur mutualiste traduit la volonté de la nouvelle présidente de faire de Solimut un espace de travail exemplaire. Soucieux du bien-être de ses collaborateurs. Ce type d’initiative témoigne de la capacité de la mutuelle à conjuguer innovation sociale et action concrète au service de ses valeurs.

Un parcours cohérent au service de l’économie sociale et solidaire

Née à Grenoble en 1988, Lisa Ribeaud incarne une nouvelle génération de dirigeantes engagées dans l’économie sociale et solidaire (ESS). Titulaire d’un master en sciences économiques et sociales de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle fait très tôt le choix de s’investir dans le mouvement mutualiste, notamment au sein de la LMDE. Elle rejoint ensuite la Fédération des mutuelles de France où elle occupe le poste de chargée de mission. Son expérience d’administratrice, acquise au sein de l’Union régionale Île-de-France. Et du conseil d’administration d’Oxance Mutuelles de France, complète un parcours profondément ancré dans les valeurs de la démocratie, de la solidarité et de l’utilité sociale.

Une mutuelle militante, ancrée dans les territoires

Solimut Mutuelle de France, basée à Marseille, se distingue par son action militante en faveur de l’accès à la santé pour toutes et tous. Avec plus de 580 000 personnes protégées et 460 salariés. Dont 73 % de femmes – la mutuelle défend un modèle non lucratif, démocratique et de proximité. À travers des campagnes de sensibilisation, des actions de terrain et une réflexion continue sur les déterminants sociaux de la santé. Elle lutte contre toutes formes de discriminations et agit pour un système plus juste. La présidence de Lisa Ribeaud s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Elle entend faire de Solimut un acteur incontournable de la santé solidaire en France. Capable d’innover sans renier ses principes fondateurs.

En prenant la tête de Solimut Mutuelle de France, Lisa Ribeaud apporte un souffle nouveau, sans rompre avec l’héritage mutualiste de l’institution. Son parcours, ses actions concrètes et sa vision stratégique témoignent d’une volonté claire : faire de la mutuelle un levier de transformation sociale au service des citoyens, dans un monde où l’accès à la santé reste un combat à mener au quotidien.

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Expansion d’Eramet en Indonésie

Eramet

Eramet : le 28 mai 2025, Emmanuel Macron a effectué une visite officielle en Indonésie, marquée par la signature de contrats industriels d’une valeur totale de 17 milliards d’euros. Parmi les entreprises françaises impliquées figure le groupe minier Eramet, qui cherche à renforcer sa présence dans le secteur stratégique du nickel, essentiel à la transition énergétique mondiale.

Le soutien français à l’expansion d’Eramet en Indonésie

Lors de cette visite, Eramet a signé un protocole d’accord avec le fonds souverain indonésien Danantara, visant à développer un écosystème intégré de matières premières critiques, notamment le nickel. Le nouveau directeur général d’Eramet, Paulo Castellari, faisait partie de la délégation française, soulignant l’importance stratégique de ce partenariat pour la France. 

Eramet est déjà présent en Indonésie à travers la coentreprise PT Weda Bay Nickel (WBN), exploitant la plus grande mine de nickel au monde sur l’île d’Halmahera. Cette mine est essentielle pour répondre à la demande croissante en nickel, notamment pour la fabrication de batteries de véhicules électriques.

Des impacts environnementaux et sociaux préoccupants

Cependant, l’exploitation de la mine de Weda Bay a suscité de vives critiques en raison de ses impacts environnementaux et sociaux. Des rapports ont mis en évidence des cas de pollution des rivières, de déforestation massive et de violations des droits des communautés locales. En particulier, la tribu autochtone des Hongana Manyawa, vivant en isolement volontaire, est menacée par l’expansion de l’activité minière sur ses terres ancestrales. 

En 2024, Eramet et son partenaire BASF ont annulé un projet de raffinerie de nickel et de cobalt en Indonésie, d’une valeur de 2,6 milliards de dollars, en raison des préoccupations environnementales et des risques pour les populations autochtones. 

Un contraste entre discours et réalité

La visite d’Emmanuel Macron en Indonésie met en lumière un paradoxe : alors que la France affirme son engagement en faveur de la transition écologique et du respect des droits humains, elle soutient des projets industriels ayant des impacts négatifs sur l’environnement et les communautés locales.

Ce contraste soulève des questions sur la cohérence des politiques françaises en matière de développement durable et de responsabilité sociale des entreprises. Il met également en évidence les défis liés à l’approvisionnement en matières premières critiques, nécessaires à la transition énergétique, mais souvent extraites dans des conditions controversées.

Vers une exploitation plus responsable ?

Face aux critiques, Eramet affirme adopter une approche responsable et transparente dans ses opérations en Indonésie, en mettant en œuvre des technologies avancées pour minimiser l’impact environnemental et en collaborant avec les autorités locales. 

Néanmoins, les ONG et les communautés locales appellent à une plus grande vigilance et à des actions concrètes pour protéger l’environnement et les droits des peuples autochtones. La situation en Indonésie illustre la nécessité d’un équilibre entre développement industriel et respect des principes éthiques et environnementaux.

En conclusion, la visite d’Emmanuel Macron en Indonésie et le soutien apporté à Eramet soulignent les tensions entre les ambitions économiques et les impératifs écologiques. Il est essentiel que les décisions politiques et industrielles prennent en compte les impacts à long terme sur l’environnement et les communautés locales, afin de garantir une transition énergétique véritablement durable et équitable.

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Les Family Offices misent sur l’innovation… et la planète

Family Offices

Dans un monde de plus en plus incertain, les family offices gardent le cap : préserver le patrimoine sur plusieurs générations, tout en intégrant de nouveaux moteurs de performance. Le rapport UBS 2025 dévoile les tendances structurantes de ces grands investisseurs privés. Derrière les chiffres, un message fort se dessine : la durabilité n’est plus une option. Elle est un levier.

Répartition des actifs : diversification et pragmatisme

Avec 44 % des allocations en actifs alternatifs et 56 % en actifs traditionnels, les portefeuilles familiaux sont résolument diversifiés. Trois tendances clés émergent :

  • Montée en puissance des actions des marchés développés (+2 pts vs 2023), soutenues par des thèmes structurants : IA générative, santé, longévité.
  • Doublement des investissements en dette privée, passée de 2 % à 4 % en un an.
  • Maintien du private equity, bien que certains arbitrages soient opérés en raison d’un contexte de faible liquidité.

 ESG : d’un impératif moral à un levier d’opportunité

Le changement de paradigme est clair : 46 % des family offices intégrant l’ESG le font désormais pour saisir des opportunités d’investissement, contre seulement 33 % qui y voient une façon de mieux gérer les risques.

L’investissement à impact gagne du terrain :

  • 37 % s’engagent dans les technologies vertes ou climatiques,
  • 49 % dans les healthtechs,
  • 26 % investissent directement dans des projets durables (green tech, infrastructures vertes…).

La philanthropie reste un canal privilégié (41 %), notamment en Amérique du Nord.

« L’eau, l’énergie, la santé… les grandes transitions sont aussi les grands marchés de demain. La finance verte n’est pas un sacrifice, c’est une anticipation stratégique. » — Bruno Boggiani, CEO Strateggyz – Green Finance.

Technologies émergentes : IA, santé, électrification

Les family offices explorent activement les nouveaux horizons technologiques. Si l’intelligence artificielle générative suscite un fort intérêt (27 % ont une stratégie claire), la santé (35 %) et l’électrification (29 %) dominent les portefeuilles thématiques.

Les investissements se font à la fois via le public et le privé. L’approche est pragmatique : peu importe le canal, du moment qu’il donne accès à la croissance.

Biais géographiques : cap sur le local

Les family offices américains allouent désormais 86 % de leurs actifs en Amérique du Nord, délaissant les marchés émergents. À l’inverse, l’Asie-Pacifique (hors Chine) attire une part croissante d’investissements, notamment en raison des opportunités sur les marchés locaux et de la résilience observée.

Risques : diversification plutôt que fuite en avant

Malgré un contexte géopolitique tendu (guerre commerciale, incertitudes fiscales et climatiques), les family offices restent fidèles à leur allocation stratégique. Pour se prémunir, ils privilégient :

  • la sélection de gérants (40 %)
  • les hedge funds (31 %)
  • l’augmentation des actifs illiquides (27 %)
  • les métaux précieux (19 %)

Gouvernance et professionnalisation

Près de 69 % des family offices ont désormais un dispositif de mesure de performance financière, 60 % un budget annuel, et 61 % un comité d’investissement. L’IA est appelée à jouer un rôle croissant dans la visualisation de données, l’analyse de textes réglementaires et la gestion de portefeuille.

La finance familiale évolue : plus structurée, plus technologique, mais aussi plus responsable. En intégrant les critères ESG comme facteurs de croissance et non plus comme simples contraintes, les family offices prennent part à un changement de fond.

« L’ESG est devenu un filtre d’investissement, pas un frein. Et plus encore, un indicateur de performance à long terme. » — Bruno Boggiani, CEO Strateggyz – Green Finance

Dans un monde fragmenté, la cohérence stratégique — entre rendement, résilience et impact — devient la meilleure boussole.

Le diagramme illustre la répartition stratégique des actifs des family offices en 2024, avec 56 % alloués aux classes d’actifs traditionnelles (actions, obligations, liquidités) et 44 % aux classes alternatives (private equity, hedge funds, immobilier, etc.). Les actions (30 %) dominent l’allocation traditionnelle, avec une forte préférence pour les marchés développés (26 %). Du côté alternatif, le private equity capte à lui seul 21 %, suivi de l’immobilier (11 %) et des hedge funds (4 %). Les métaux précieux, l’art, les infrastructures et les matières premières restent marginaux (<2 %). Cette répartition reflète une recherche d’équilibre entre rendement, diversification et résilience dans un environnement de marché incertain.  

Les principaux enseignements :

Le dernier rapport UBS 2025 confirme une évolution majeure dans l’approche patrimoniale des family offices : la durabilité s’impose désormais comme vecteur de création de valeur à long terme, bien au-delà de sa dimension morale. En intégrant les critères ESG non plus comme une contrainte mais comme un prisme stratégique d’allocation, ces investisseurs privés démontrent une maturité croissante face aux transitions en cours.

Près de la moitié d’entre eux considèrent aujourd’hui l’ESG comme un levier d’opportunités, notamment dans les green techs, les infrastructures durables ou les healthtechs — des secteurs qui s’inscrivent à la fois dans une logique d’impact et dans une anticipation des grands mouvements macroéconomiques à venir. Cette dynamique traduit une financiarisation progressive des enjeux environnementaux et sociaux, intégrés de façon pragmatique dans des portefeuilles hybrides alliant résilience, rendement et alignement avec les grandes transitions.

Dans ce contexte, l’ESG devient un filtre discriminant, un marqueur d’innovation et un indicateur avancé de performance intergénérationnelle, nous explique Bruno Boggiani, CEO Strateggyz – Green Finance 

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Une mobilisation nationale pour une France libérée des énergies fossiles d’ici 2027

Énergies fossiles 2027

Énergies fossiles 2027 : Face à l’urgence climatique et à la volatilité géopolitique mondiale, le think tank français le Shift Project, mené par Jean-Marc Jancovici, lance un appel à l’action à l’échelle nationale. L’objectif ? Financer un programme ambitieux de recherche et de plaidoyer visant à sortir la France des énergies fossiles d’ici l’élection présidentielle de 2027. Grâce à une campagne de financement participatif inédite, l’initiative a déjà suscité l’adhésion de milliers de citoyens, récoltant plus d’1,2 million d’euros en quelques jours. Cette dynamique témoigne d’un besoin profond de transformation collective, fondée sur la science, la rigueur et l’indépendance intellectuelle.

Un plan stratégique pour une économie résiliente et souveraine

À travers ce projet, le Shift Project souhaite réinventer les fondations de l’économie française, en rupture avec la dépendance historique au pétrole et au gaz. L’idée n’est pas seulement de sortir des énergies fossiles, mais d’y parvenir de manière ordonnée, structurée et politiquement viable. Cette ambition se décline dans une feuille de route qui guidera les deux prochaines années de recherche et d’influence, en amont de l’élection présidentielle de 2027. Le programme vise à construire des propositions concrètes, chiffrées et débattues publiquement, afin d’imposer la décarbonation comme une priorité dans le débat électoral.

Jean-Marc Jancovici, président du Shift Project, insiste sur l’importance de décider maintenant d’une telle transition. Il s’agit, selon lui, de rendre possible ce changement, en le rendant compréhensible, concret et désirable. L’enjeu n’est pas technique, mais politique et collectif : pour transformer en profondeur l’économie, il faut une vision partagée et soutenue par la société civile.

Énergies fossiles 2027 : une campagne citoyenne au cœur du financement participatif

Le recours au financement participatif via la plateforme Ulule permet d’impliquer directement les citoyens dans la construction de ce nouveau récit économique. Ce choix n’est pas anodin : il garantit l’indépendance du programme vis-à-vis des intérêts privés et confère à l’initiative une légitimité démocratique renforcée. En contribuant financièrement, chaque donateur participe à une aventure intellectuelle et politique de grande ampleur, qui repose sur des recherches rigoureuses, transparentes et collectives.

Ulule, acteur reconnu du financement citoyen, se félicite de cette collaboration. Pour Arnaud Burgot, son cofondateur, cette campagne illustre la capacité du financement participatif à porter des projets d’intérêt général et à mobiliser largement les citoyens autour de causes systémiques. Le succès immédiat de la levée de fonds, qui frôle déjà les 1,6 million d’euros visés, montre combien les enjeux énergétiques et climatiques préoccupent la société française.

Répondre aux défis structurels de la transition énergétique

Le Shift Project entend répondre de manière structurée à plusieurs grandes questions qui se posent dans le cadre de la transition énergétique. Quelles compétences et quels métiers faudra-t-il former pour accompagner cette mutation ? Comment adapter les organisations territoriales pour en faire des leviers de transformation locale ? Quels usages faudra-t-il prioriser en cas de pénuries énergétiques ? Et enfin, quelles technologies doivent être soutenues pour décarboner les secteurs les plus émetteurs ?

Ces interrogations nourriront des dizaines de travaux thématiques, donnant lieu à la publication de rapports accessibles et synthétisés dans un ouvrage grand public. Cette base de connaissances servira de socle au débat public, soutenue par une campagne médiatique nationale et un travail actif de plaidoyer auprès des responsables politiques et économiques. L’objectif est de structurer une vision stratégique de la transformation écologique, en sortant du court-termisme et des solutions simplistes.

Énergies fossiles 2027 : un précédent inspirant et une ambition renouvelée

Le succès du précédent programme lancé en amont de la présidentielle de 2022 démontre l’impact possible d’un travail structuré et rigoureux. Le “Plan de transformation de l’économie française”, synthèse des travaux du Shift, s’est écoulé à plus de 120 000 exemplaires. Il a permis d’installer dans le débat public l’idée d’une transition énergétique systémique, dépassant les postures idéologiques pour proposer des solutions pragmatiques et mesurées.

Forte de cette expérience, l’équipe du Shift Project veut aller encore plus loin pour 2027. La nouvelle campagne se veut plus ambitieuse, plus inclusive, et mieux connectée aux réalités du terrain. En 2024, une grande consultation a déjà permis de recueillir les avis de plus de 7000 agriculteurs sur leur rôle dans la transition. D’autres démarches participatives viendront enrichir le projet, afin de bâtir une vision partagée entre experts, citoyens, entreprises et territoires.

Vers une transformation collective portée par la société civile

Le projet porté par le Shift Project repose sur une conviction centrale : la transition énergétique ne peut être imposée d’en haut. Elle doit être le fruit d’une mobilisation collective, impliquant toutes les forces vives du pays. Les citoyens, les chercheurs, les élus, les entrepreneurs, tous ont un rôle à jouer dans la conception et la mise en œuvre de cette transformation.

En finançant ce programme, les contributeurs de la campagne Ulule donnent les moyens au Shift Project de peser dans le débat public, d’éclairer les choix de société à venir, et d’exiger une action à la hauteur des enjeux. Plus qu’un think tank, le Shift devient un catalyseur de conscience collective, déterminé à bâtir une France post-carbone, plus sobre, plus juste et plus résiliente.

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Danone et beans unissent leurs forces pour repenser la lutte contre le gaspillage alimentaire

Danone et beans

Danone et beans : dans un contexte de pressions croissantes sur les ressources alimentaires et de prise de conscience environnementale, les entreprises doivent redoubler d’ingéniosité pour allier impact positif et performance économique. C’est dans cette logique que Danone France a sélectionné la startup Beans pour intégrer le prestigieux programme 100+ Accelerator. Cette collaboration s’inscrit dans une volonté partagée de tester et déployer des solutions concrètes contre le gaspillage alimentaire à grande échelle. À travers cette initiative, Danone confirme son engagement en faveur de l’innovation durable, tandis que Beans consolide son positionnement d’acteur incontournable de l’anti-gaspi et de la lutte contre l’inflation.

Danone et beans : le 100+ accelerator, un tremplin mondial pour l’innovation durable

Lancé en 2018 par AB InBev, le programme 100+ Accelerator s’est progressivement élargi à d’autres géants industriels tels que Coca-Cola, Colgate-Palmolive, Unilever, puis Danone en 2024. L’objectif de cette initiative est clair : identifier et accompagner des startups qui développent des solutions durables dans des domaines clés comme l’agriculture responsable, l’économie circulaire, la gestion de l’eau ou l’adaptation climatique. En six ans, plus de 148 entreprises issues de 38 pays ont bénéficié de ce dispositif, apportant des réponses concrètes aux défis posés aux chaînes d’approvisionnement mondiales.

Au cœur de cette démarche se trouve la volonté de soutenir des technologies ou pratiques pouvant transformer les modèles industriels. Emballages biosourcés, systèmes d’irrigation plus sobres, outils numériques pour la traçabilité ou encore dispositifs de refroidissement écologique font partie des projets explorés. Le 100+ Accelerator ne se limite pas à une simple vitrine d’innovation : il offre aux jeunes entreprises l’opportunité de tester leurs solutions dans des conditions réelles, avec l’appui de grandes entreprises internationales.

Danone s’engage pour des chaînes de valeur plus responsables

En rejoignant le 100+ Accelerator, Danone a réaffirmé son ambition de contribuer activement à la transition vers un système alimentaire plus durable. L’entreprise considère que les collaborations avec des acteurs innovants sont essentielles pour concevoir des solutions viables et reproductibles. Grâce à ce programme, Danone met à disposition de startups sélectionnées comme Beans un environnement industriel opérationnel, des expertises métiers, ainsi qu’un réseau d’acteurs partageant les mêmes objectifs de durabilité.

Le programme sert aussi de catalyseur pour créer de la valeur partagée entre les partenaires, en favorisant l’intégration de solutions durables à toutes les étapes de la chaîne de production et de distribution. Cette approche permet de dépasser la simple logique expérimentale pour bâtir des modèles reproductibles à l’échelle internationale.

Beans, une jeune pousse engagée contre le gaspillage alimentaire

Fondée en 2023 par Louis Paulet et Ines Sánchez-Castillo, Beans est une startup française de la foodtech dont la mission est de concilier écologie et pouvoir d’achat. Son modèle repose sur la revalorisation de produits alimentaires invendus, vendus à prix réduits via une plateforme en ligne. En moins de deux ans, Beans s’est imposée comme un acteur prometteur de l’économie circulaire, en proposant plus de 1000 références livrables en 48 heures partout en France.

L’entreprise s’attaque simultanément à deux problèmes majeurs : le gaspillage alimentaire, responsable d’une part significative des émissions de gaz à effet de serre, et l’inflation qui fragilise le budget des ménages. En permettant à ses utilisateurs d’accéder à des produits de qualité à moindre coût, tout en réduisant les pertes au sein de la chaîne de distribution, Beans incarne une nouvelle génération de commerce engagé.

Danone et beans : collaboration stratégique pour des solutions concrètes

Le partenariat entre Danone France et Beans s’inscrit dans la continuité d’un engagement existant. Depuis plus d’un an, les deux entreprises collaborent pour réduire les pertes alimentaires, notamment sur la gamme Blédina, avec déjà plus de 1500 produits sauvés de la destruction. Le pilote mené en 2025 dans le cadre du 100+ Accelerator permettra d’aller plus loin. Beans bénéficiera d’un accompagnement renforcé de la part des équipes Danone, ainsi que de l’accès à des ressources mutualisées avec les autres startups du programme.

Cette collaboration vise à améliorer la gestion des stocks et à optimiser la valorisation des invendus. En partageant données, savoir-faire et retours d’expérience, les deux partenaires entendent concevoir des outils plus précis, flexibles et efficaces. Le projet donnera lieu à un bilan complet, avec une restitution finale lors d’un demo day à Londres en octobre 2025, où les résultats seront présentés devant des investisseurs et décideurs internationaux.

Vers une nouvelle vision de la distribution alimentaire

Au-delà du seul cas Beans x Danone, cette initiative illustre un changement de paradigme dans le secteur de l’agroalimentaire. Les solutions de demain ne viendront pas uniquement des grands groupes, mais d’une alliance étroite entre ces derniers et les startups qui, par leur agilité et leur audace, expérimentent des modèles alternatifs. La capacité à prototyper, tester, ajuster et déployer à grande échelle sera décisive pour construire des chaînes d’approvisionnement à la fois résilientes et responsables.

Danone et Beans montrent qu’il est possible de transformer les contraintes environnementales en opportunités d’innovation. Leur partenariat ouvre la voie à des pratiques plus vertueuses et annonce peut-être l’émergence d’un nouveau standard de collaboration entre industriels et entrepreneurs engagés. C’est dans cette rencontre entre vision stratégique et ancrage opérationnel que se dessinent les contours d’une transition alimentaire à la fois inclusive, efficace et durable.

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Comprendre l’océan pour mieux le protéger

montée des océans

Comprendre l’océan : vaste étendue bleue couvrant près de 70 % de la surface terrestre, demeure encore trop souvent relégué au second plan des préoccupations environnementales. Pourtant, il joue un rôle essentiel dans la régulation du climat, la production d’oxygène et la préservation de la biodiversité. À l’occasion de l’Année de la Mer, AXA Climate, par l’intermédiaire de sa Climate School, lance le cours en ligne « Océan, profonde urgence ». Ce programme gratuit et accessible à tous vise à combler le déficit de connaissances sur les écosystèmes marins et à favoriser une prise de conscience collective de leur vulnérabilité. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large d’éducation et d’adaptation face aux défis du changement climatique.

Un écosystème immense, mais mal connu

Bien qu’il soit omniprésent sur notre planète, l’océan reste largement méconnu. Son rôle crucial dans la régulation du climat mondial, la captation du dioxyde de carbone ou encore la préservation de la vie sur Terre est rarement pleinement appréhendé. Cette ignorance contribue à l’inaction et au retard dans la mise en œuvre de politiques de protection efficaces. L’océan absorbe chaque année environ un quart des émissions de CO₂ produites par les activités humaines, tout en générant plus de la moitié de l’oxygène que nous respirons. Pourtant, il subit de plein fouet les conséquences de la surpêche, de la pollution plastique, de l’acidification et du réchauffement climatique. Comprendre la fragilité de cet écosystème, c’est donc saisir l’urgence d’agir pour garantir notre propre avenir.

Une réponse pédagogique face à l’urgence

Le cours « Océan, profonde urgence » a été conçu pour rendre la science marine plus accessible à tous les publics. Structuré en plusieurs chapitres thématiques et enrichi de vidéos courtes et de questionnaires interactifs, il propose un parcours progressif pour explorer les mécanismes et les enjeux liés à l’océan. En s’appuyant sur des sources scientifiques rigoureuses, AXA Climate entend fournir aux citoyens, entreprises et institutions les outils nécessaires à une meilleure compréhension des défis marins. Le format digital du programme permet une large diffusion et un apprentissage à son propre rythme, dans une logique d’empowerment collectif face à la crise écologique.

Sensibiliser par l’action collective

Au-delà de la formation individuelle, AXA Climate mise aussi sur la dynamique de groupe pour renforcer l’impact de sa démarche. Le cours sera intégré à l’édition spéciale « Océan » du Challenge Ma Petite Planète, un défi collaboratif organisé du 26 mai au 16 juin 2025, en partenariat avec BLOOM et La Fresque Océane. Ce jeu participatif propose aux équipes de suivre les premiers modules du cours puis de partager leurs connaissances et leurs réflexions avec leurs coéquipiers. L’objectif : ancrer les apprentissages dans l’action et créer un effet boule de neige en matière de sensibilisation. Ce type d’approche, ludique et engageante, montre que la pédagogie environnementale peut aussi être un moteur de lien social et d’intelligence collective.

Un outil au service des décideurs internationaux

La portée du cours ne se limite pas au grand public. Il sera également présenté lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Océan (UNOC) à Nice, du 9 au 13 juin 2025. À cette occasion, le module sera proposé comme ressource éducative aux institutions, collectivités, entreprises et membres de la société civile engagés dans la préservation des milieux marins. Cette reconnaissance internationale témoigne de la crédibilité scientifique du programme, mais aussi de son potentiel en tant qu’outil de pilotage stratégique dans l’élaboration de politiques environnementales durables. En diffusant un socle de connaissances commun, le cours favorise une vision partagée et une meilleure coordination entre les acteurs du changement.

Une stratégie globale d’adaptation fondée sur la connaissance

Le lancement du cours s’inscrit dans une démarche plus large d’AXA Climate, qui combine analyse scientifique, pédagogie et projection des risques pour aider les organisations à s’adapter concrètement aux effets du dérèglement climatique. En accompagnant des secteurs comme l’agroalimentaire, la finance, l’industrie ou le secteur public, la filiale du groupe AXA déploie des formations, des conseils et des outils numériques permettant de modéliser les risques climatiques et de mettre en place des stratégies de résilience spécifiques. La Climate School, qui porte le cours « Océan », est l’un des piliers de cette stratégie d’éducation environnementale transversale.

Apprendre pour mieux agir

Comme le souligne Antoine Poincaré, directeur de la Climate School chez AXA Climate, « l’océan joue un rôle fondamental dans l’équilibre climatique, encore trop peu connu du grand public ». C’est pourquoi la vulgarisation scientifique et l’accessibilité des savoirs sont devenues des leviers essentiels pour une transition écologique réussie. Face à l’urgence climatique, il ne suffit plus d’alerter : il faut outiller, former, responsabiliser. Le cours « Océan, profonde urgence » incarne cette ambition de faire de chaque citoyen un acteur éclairé de la protection des océans. Car c’est bien par la connaissance que commence l’engagement.

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Ortec et la Banque des Territoires investissent 84 M€ pour un réseau de recharge ultra-rapide

Ortec et la Banque des Territoires

Le Groupe Ortec et la Banque des Territoires lancent un investissement de 84 millions d’euros pour déployer plus de 600 stations de recharge ultra-rapide pour véhicules lourds et légers. L’initiative vise à soutenir la mobilité décarbonée en France et à économiser 800 000 tonnes de CO₂ sur trente ans.

Un partenariat stratégique pour accélérer la mobilité propre

Le 22 mai 2025, Ortec et la Banque des Territoires ont annoncé la création d’une société commune pour déployer des stations de recharge ultra-rapide en France. Le capital est réparti entre le Groupe Ortec (51 %) et la Banque des Territoires (49 %). Le réseau portera la marque Oreve.

Plus de 600 stations pour 800 000 tonnes de CO₂ évitées

Ce projet vise à installer plus de 600 points de charge haute puissance pour véhicules légers, utilitaires et poids lourds. Ces infrastructures seront déployées sur les axes stratégiques, en zones d’activité, et sur le réseau autoroutier. L’objectif est d’atteindre 1,7 million de charges annuelles d’ici 2030, soit 90 000 MWh.

Oreve : un réseau né des besoins internes d’Ortec

À l’origine, Ortec développait Oreve pour sa propre flotte de véhicules. Désormais, le groupe en fait un service ouvert à tous. Les stations seront conçues pour offrir des puissances élevées et une recharge adaptée aux usages des professionnels comme des particuliers, avec des standards fiables et accessibles.

La Banque des Territoires mobilisée pour la transition énergétique

Acteur majeur de la transition écologique, la Banque des Territoires a déjà mobilisé plus de 500 M€ en fonds propres et quasi-fonds propres pour soutenir la mobilité décarbonée. Avec ce nouveau projet, elle réaffirme son rôle dans la structuration des filières durables et dans l’accompagnement des territoires vers une cohésion sociale et écologique.

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