Décarbonation du transport de marchandises

Décarbonation du transport

Le secteur du transport de marchandises, responsable d’une part significative des émissions de gaz à effet de serre (GES), se trouve aujourd’hui face à un défi majeur : réduire son empreinte carbone tout en maintenant son efficacité. Selon une étude menée par Sightness, spécialiste de la data logistique, et PwC France et Maghreb, les acteurs du secteur sont de plus en plus optimistes quant à la décarbonation de leurs opérations. L’enquête met en lumière les leviers mis en place, les défis à relever et l’importance de la transition énergétique pour répondre aux exigences environnementales et aux nouvelles régulations.

Un secteur en pleine mutation : l’optimisme de la décarbonation

Une des conclusions majeures de l’étude est l’optimisme des professionnels du transport de marchandises. En effet, plus de 75 % des répondants estiment que leurs entreprises atteindront les objectifs de réduction des émissions de GES du transport routier pour l’année en cours. Ce chiffre témoigne de la montée en maturité des acteurs du secteur vis-à-vis de l’objectif de décarbonation. Toutefois, bien que cette dynamique soit positive, elle reste en partie liée aux réglementations renforcées, telles que la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD), et à la prise de conscience croissante des enjeux environnementaux à tous les niveaux de l’industrie.

Des plans d’action concrets pour atteindre les objectifs

L’un des points forts de l’enquête est la progression des entreprises vers des actions concrètes. En 2024, 86 % des professionnels du secteur ont mis en place des plans d’action pour réduire les GES, contre seulement 49 % l’année précédente. Cette évolution rapide illustre la volonté des acteurs de se conformer aux objectifs environnementaux en intégrant des mesures concrètes. Parmi ces actions, l’utilisation de données d’activité plus fiables, notamment modélisées et réelles, devient une priorité. En effet, une approche plus précise du calcul des émissions est essentielle pour mieux comprendre et gérer les leviers de réduction, tout en optimisant les stratégies d’achat et de transport.

Un budget pour la décarbonation : encore insuffisant ?

L’étude met également en lumière un aspect crucial de cette transition énergétique : l’allocation de budget pour la décarbonation. En 2024, 44 % des entreprises allouent une part de leur budget à la décarbonation de leurs activités de transport, contre 38 % en 2023. Toutefois, les montants restent modestes, se situant généralement entre 1 % et 5 % du budget global des entreprises. Si cette démarche est prometteuse, elle doit encore être renforcée pour permettre une transformation durable à long terme.

Une gestion des coûts optimisée par la transition énergétique

La décarbonation, loin d’être un frein financier, peut s’avérer être un levier économique à part entière. En effet, comme le souligne Xavier Villetard de PwC, décarboner les opérations peut souvent conduire à une réduction des coûts. Par exemple, la densification des transports et la réduction des kilomètres parcourus permettent de dégager des économies substantielles qui peuvent être réinvesties dans des technologies plus vertes, comme l’utilisation de biocarburants, de biogaz ou encore des véhicules électriques. Cette approche permet ainsi de concilier les enjeux environnementaux et économiques, à condition d’agir rapidement et d’adopter les bonnes pratiques.

Les moteurs de la transition : les alternatives technologiques et les critères environnementaux

Parmi les leviers identifiés pour réduire les émissions de GES, la motorisation alternative émerge comme une solution clé. Selon l’enquête, 20 % des professionnels estiment que l’adoption de technologies plus propres, telles que les véhicules électriques ou hybrides, représente la solution la plus prometteuse pour la décarbonation du transport. Cependant, ces technologies nécessitent un investissement initial important, et leur adoption doit être accompagnée d’une infrastructure adéquate, notamment pour la recharge des véhicules électriques ou l’approvisionnement en biogaz.

L’intégration des critères environnementaux dans les appels d’offres

Autre tendance marquante, les critères environnementaux prennent une place croissante dans les appels d’offres, avec 96 % des répondants indiquant qu’ils prennent désormais en compte ces aspects lors de la sélection de leurs partenaires logistiques. Ce changement dans les critères de sélection reflète une prise de conscience de l’importance de l’impact environnemental du transport. Les entreprises qui adoptent des pratiques durables se distinguent ainsi sur le marché et répondent aux attentes croissantes des consommateurs, mais également des investisseurs et des régulateurs.

Les défis de la décarbonation : disponibilité des données et complexité des chaînes logistiques

Si la transition énergétique du secteur avance, elle reste confrontée à plusieurs défis majeurs. En premier lieu, la disponibilité et la fiabilité des données constituent un obstacle de taille. Sans données précises et fiables, il est difficile d’optimiser les opérations de transport et de calculer les émissions de manière adéquate. En outre, les solutions technologiques disponibles à moyen et long terme demeurent insuffisantes ou encore trop coûteuses pour de nombreuses entreprises. La complexité des chaînes logistiques représente également un frein à la décarbonation, car il devient difficile d’avoir une vision globale et cohérente des opérations, ce qui complique la mise en place de stratégies efficaces de réduction des GES.

L’urgence d’un investissement renforcé pour réussir la décarbonation

Les résultats de l’étude révèlent un secteur qui prend conscience des enjeux environnementaux et de la nécessité de réduire ses émissions. L’optimisme est palpable, mais des efforts considérables restent nécessaires pour atteindre les objectifs de décarbonation. Florence Mazaud, de Sightness, souligne que pour réussir cette transition, les entreprises doivent être plus ambitieuses dans l’allocation de leurs budgets et dans l’adoption de technologies vertes. Le chemin reste semé d’embûches, mais les acteurs du secteur semblent de plus en plus conscients de la nécessité de se transformer, à la fois pour répondre aux exigences réglementaires et pour pérenniser leur modèle économique dans un monde en mutation.

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Certification BREEAM In-Use : un levier essentiel pour un immobilier plus durable

Certification BREEAM In-Use

L’urgence climatique et la nécessité d’un immobilier plus respectueux de l’environnement placent la certification BREEAM In-Use au cœur des stratégies de gestion immobilière. Bien plus qu’un simple label, cette certification incarne une transformation profonde du secteur en intégrant des critères de performance énergétique, de confort et d’éco-responsabilité. Obtenir cette certification nécessite une approche globale et rigoureuse, capable d’optimiser l’exploitation des bâtiments existants tout en garantissant une amélioration continue de leur impact environnemental.

Un standard reconnu à l’échelle mondiale

La certification BREEAM In-Use s’est imposée comme un outil incontournable pour les acteurs de l’immobilier souhaitant concilier rentabilité économique et engagement environnemental. Son coût accessible, sa souplesse et son cadre structurant en font un choix stratégique pour les investisseurs et gestionnaires de patrimoine soucieux de valoriser leurs actifs.

Cette certification ne se limite pas aux seuls aspects techniques des bâtiments. Elle prend également en compte l’impact humain, l’écomobilité et la biodiversité, offrant ainsi une vision élargie du développement durable. En intégrant ces dimensions, elle devient un levier de différenciation majeur pour les propriétaires cherchant à se conformer aux critères ISR (Investissement Socialement Responsable) et à renforcer l’attractivité de leur portefeuille immobilier.

Un atout pour les investisseurs et les occupants

Un bâtiment certifié BREEAM In-Use garantit des performances accrues en matière de gestion énergétique, de confort intérieur et d’accessibilité. Pour les occupants, cela signifie des espaces mieux conçus, favorisant à la fois bien-être et efficacité au travail.

L’optimisation des consommations d’énergie et d’eau, la réduction des nuisances sonores et l’amélioration de la qualité de l’air intérieur constituent autant de critères qui répondent aux nouvelles attentes en matière de responsabilité sociétale et environnementale.

Du point de vue des investisseurs, cette certification contribue à renforcer la valeur des actifs en améliorant leur durabilité et en répondant aux exigences croissantes des réglementations environnementales. Elle facilite également l’accès à des financements privilégiés et à des incitations fiscales destinées aux bâtiments verts.

Une approche structurée pour maximiser la performance

Obtenir la certification BREEAM In-Use repose sur un processus d’évaluation approfondi, structuré autour de deux axes principaux.

  • La performance des actifs (asset performance) : elle évalue les caractéristiques physiques du bâtiment, notamment son efficacité énergétique et ses équipements techniques.
  • La performance de la gestion (management performance) : elle mesure la qualité des pratiques de gestion, incluant le suivi des consommations, l’entretien des infrastructures et l’implication des parties prenantes (gestionnaires, locataires, prestataires).

Les audits jouent un rôle clé dans ce processus. Ils permettent non seulement de vérifier la conformité du bâtiment aux exigences BREEAM, mais aussi d’identifier des axes d’amélioration pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et optimiser les ressources. Une transparence dans la communication des objectifs et des résultats favorise l’adhésion des différents acteurs et renforce la crédibilité des projets.

L’innovation au service de la certification BREEAM In-Use

L’adoption de technologies innovantes joue un rôle clé dans l’obtention de cette certification. L’usage de capteurs IoT permet un suivi précis des performances énergétiques et environnementales, facilitant ainsi la mise en œuvre d’actions correctives en temps réel.

Certains dispositifs détectent les fuites d’eau, les surconsommations d’énergie et les variations de température pour ajuster automatiquement les paramètres et éviter le gaspillage. D’autres surveillent la qualité de l’air et l’ergonomie des espaces afin d’améliorer le confort des occupants.

Grâce à ces innovations, les bâtiments certifiés bénéficient d’une meilleure gestion des ressources, contribuant ainsi à l’atteinte des objectifs environnementaux fixés par la certification BREEAM In-Use.

Un choix stratégique pour un avenir durable

S’engager dans une démarche de certification BREEAM In-Use ne se résume pas à une simple conformité aux normes en vigueur. Il s’agit d’un véritable engagement stratégique, visant à concilier performance économique et responsabilité environnementale.

En intégrant les principes de durabilité dès la gestion quotidienne des bâtiments, les investisseurs et gestionnaires immobiliers participent activement à la transition écologique du secteur. Ce choix leur permet d’anticiper les évolutions réglementaires, d’améliorer leur image et de renforcer l’attractivité de leurs actifs.

L’obtention de cette certification représente donc une valeur ajoutée durable, tant pour les propriétaires que pour les occupants, dans un contexte où la performance environnementale devient un critère incontournable dans le secteur immobilier.

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L’Asie émergente : un pilier stratégique

Asie émergente

L’Asie émergente, avec son dynamisme économique et sa capacité d’innovation, se positionne comme un axe incontournable pour les investisseurs à la recherche de nouvelles opportunités. Les pays de cette région, notamment la Chine, l’Inde et les autres nations d’Asie du Sud-Est, offrent un potentiel de croissance démographique, technologique et économique de plus en plus évident. Cependant, pour capitaliser sur ces opportunités, une approche réfléchie et de long terme est nécessaire. En 2025, la région, notamment grâce à ses avancées dans l’intelligence artificielle et ses caractéristiques démographiques, constitue un moteur de croissance incontournable dans l’économie mondiale.

L’Asie et l’innovation technologique : un leader mondial de l’IA

L’Asie se distingue comme un acteur majeur de l’innovation, en particulier dans le secteur de l’intelligence artificielle (IA), un domaine clé pour l’avenir des économies mondiales. La Chine, en particulier, se positionne en tête de la course, avec des entreprises comme DeepSeek qui montrent la force de l’innovation locale. En janvier 2025, la startup chinoise DeepSeek a secoué le monde technologique avec la présentation d’un modèle d’IA générative capable de rivaliser avec les produits développés par les géants américains comme OpenAI. La surprise ne vient pas seulement de la puissance de cette IA, mais aussi de son coût de développement très compétitif. Cette avancée technologique place la Chine comme un acteur incontournable dans le domaine de l’IA, permettant à l’Asie d’occuper une place centrale dans la chaîne de valeur de cette révolution technologique.

L’IA s’annonce comme un facteur clé de la transformation des industries, en optimisant la production et en générant des gains de productivité. Les pays asiatiques, avec leur forte capacité d’innovation, sont donc au cœur de cette dynamique. En outre, l’Asie abrite également certains des plus grands fabricants mondiaux de semi-conducteurs, essentiels à l’IA. Des entreprises comme TSMC à Taïwan ou SK Hynix en Corée du Sud dominent ce secteur stratégique, ce qui renforce encore la position de la région dans l’économie mondiale de demain.

Un potentiel démographique exceptionnel pour les pays émergents asiatiques

Outre l’innovation technologique, le potentiel démographique des pays d’Asie du Sud-Est et du sous-continent indien est un autre facteur déterminant pour les investisseurs. L’Inde, l’Indonésie et les Philippines, par exemple, sont des pays jeunes avec un âge moyen de 28 ans en Inde, 30 ans en Indonésie et seulement 25 ans aux Philippines. Cette jeunesse constitue un réservoir énorme de futurs consommateurs, un moteur de croissance pour l’économie mondiale. De plus, ces pays présentent des caractéristiques démographiques favorables : des taux de natalité relativement élevés, une urbanisation rapide et un élan vers une classe moyenne en pleine expansion.

Le revenu moyen dans ces pays est en forte croissance. Par exemple, en Inde, le revenu annuel moyen devrait plus que doubler d’ici 2031, atteignant 5 242 dollars par ménage. Cette évolution crée un environnement propice à la consommation de masse, avec des besoins croissants dans des secteurs comme les biens de consommation, les services financiers et les technologies. L’essor du crédit, qui accompagne cette dynamique, pourrait renforcer cette consommation et soutenir la croissance économique.

L’essor de la consommation et de la production manufacturière en Asie

Dans ce contexte, l’augmentation de la consommation et la montée en gamme de la production industrielle en Asie représentent des leviers importants pour les investisseurs. La Chine, après une période de valorisations basses, présente aujourd’hui un panorama économique plus favorable pour les entreprises. De nombreuses sociétés ont amélioré leur profil financier, avec des dettes mieux maîtrisées, une génération de cash-flow plus élevée et une politique de dividendes plus généreuse. Ces entreprises sont désormais prêtes à profiter des opportunités offertes par la croissance du marché domestique et à saisir une part croissante des marchés mondiaux.

Dans cette dynamique, certains secteurs connaissent une évolution particulièrement favorable, comme celui des technologies avancées. Les entreprises asiatiques leaders dans le domaine des semi-conducteurs ou de l’IA sont bien positionnées pour capturer la demande mondiale croissante, notamment en raison des tensions géopolitiques et des restrictions commerciales qui poussent les gouvernements à encourager la production locale.

Focus sur les entreprises prometteuses de la région

Parmi les entreprises qui incarnent cette montée en puissance des marchés émergents asiatiques, plusieurs exemples méritent une attention particulière. MakeMyTrip, par exemple, est une entreprise indienne qui bénéficie de la croissance de la classe moyenne du pays. Spécialisée dans les services de voyage en ligne, elle répond à une demande croissante d’un marché en pleine évolution. Avec des revenus en augmentation, l’agence profite de l’augmentation des voyages domestiques et internationaux des consommateurs indiens.

En Chine, Naura Technologies se distingue dans le secteur des semi-conducteurs. L’entreprise, spécialisée dans les équipements pour l’industrie des semi-conducteurs, profite de la volonté du gouvernement chinois de réduire sa dépendance aux technologies étrangères. En étant l’un des leaders dans la production de semi-conducteurs pour l’IA, Naura bénéficie également des restrictions américaines, qui ont conduit à une forte demande pour des solutions locales.

Enfin, dans le secteur des grandes capitalisations, TSMC reste incontournable. Le fabricant taïwanais est l’un des rares au monde à être capable de produire des puces de 2 nanomètres, un atout majeur pour les géants technologiques qui nécessitent des semi-conducteurs toujours plus puissants. Cette position de leader fait de TSMC un acteur clé dans le développement des technologies de demain.

Investir dans l’Asie émergente, une vision de long terme

L’Asie émergente représente une opportunité stratégique pour les investisseurs qui cherchent à se positionner sur des marchés en pleine expansion, tant sur le plan démographique que technologique. Toutefois, il est essentiel d’adopter une perspective de long terme. La région offre des perspectives de croissance exceptionnelles, mais les incertitudes géopolitiques et économiques nécessitent une approche prudente et bien réfléchie.

Avec une innovation de plus en plus forte, des secteurs clés comme l’IA et les semi-conducteurs en plein essor, ainsi qu’une dynamique démographique favorable, l’Asie émergente est bien positionnée pour jouer un rôle central dans l’économie mondiale des années à venir. Pour les investisseurs, l’heure est venue de saisir ces opportunités tout en gardant une vision stratégique et à long terme.

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Appel à projets 2025 : la Fondation MMA Solidarité soutient l’inclusion des personnes en situation de handicap

Fondation MMA Solidarité

La Fondation MMA Solidarité ouvre son premier appel à projets de l’année, destiné aux associations et organismes engagés dans l’inclusion des personnes en situation de handicap. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er avril 2025, et un jury national composé d’experts du secteur se réunira en juin 2025 pour sélectionner les projets bénéficiaires.

Un engagement durable pour l’inclusion

Depuis sa création en 1983, la Fondation MMA Solidarité accompagne les initiatives locales qui favorisent l’inclusion des personnes en situation de handicap. En plus de 2 700 projets financés, elle a permis d’améliorer le quotidien de 27 000 bénéficiaires à travers le sport, la culture, les loisirs et l’insertion professionnelle.

En 2024, 86 associations ont reçu un soutien financier de la Fondation, pour un montant total de 401 535 euros. Cette aide a contribué à renforcer l’impact des initiatives locales, en soutenant des actions concrètes sur tout le territoire.

Un focus sur la culture et l’insertion professionnelle

Tout en poursuivant son engagement en faveur du handisport, la Fondation souhaite, cette année, accentuer son soutien aux initiatives culturelles et aux projets d’insertion professionnelle.

Selon François Hecker, président de la Fondation MMA Solidarité, ces thématiques constituent des leviers essentiels pour favoriser l’autonomie et l’intégration des personnes en situation de handicap. Il souligne également l’ouverture de la Fondation à des projets novateurs, susceptibles d’apporter des solutions concrètes et durables sur le terrain.

Soutenir des initiatives à fort impact social

En 2025, la Fondation ambitionne d’accompagner des projets pluriannuels structurants, afin de répondre aux besoins évolutifs des personnes concernées. Elle poursuivra notamment son soutien à des organisations ayant déjà prouvé leur impact, comme le Centre de l’Arche, bénéficiaire depuis 2013, ou encore Handi’Chiens, partenaire depuis plus de 20 ans.

Au-delà de ces partenariats de long terme, la Fondation reste à l’écoute de nouvelles initiatives, prêtes à proposer des solutions innovantes et à renforcer la dynamique d’inclusion.

Comment déposer un projet ?

Les associations et organismes à but non lucratif souhaitant proposer un projet au service des personnes en situation de handicap peuvent soumettre leur candidature par email à fondation.mma@groupe-mma.fr ou via un agent MMA.

Critères d’éligibilité des projets

Pour être éligibles, les initiatives doivent répondre aux critères suivants :

  • Être portées par une association ou un organisme à but non lucratif
  • Présenter un projet clairement défini et nécessitant un financement
  • S’inscrire dans une démarche collective
  • Contribuer directement à l’inclusion des personnes en situation de handicap
  • Avoir une approche pratique et concrète

Les porteurs de projets peuvent consulter toutes les informations et déposer leur dossier sur le site de la Fondation MMA Solidarité.

Un appel à projets pour accélérer l’inclusion

La Fondation MMA Solidarité réaffirme son engagement en soutenant des initiatives locales essentielles à l’intégration des personnes en situation de handicap. Ce nouvel appel à projets représente une opportunité pour les associations de bénéficier d’un accompagnement financier et opérationnel, afin de maximiser leur impact.

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 1er avril 2025.

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b corp : un mouvement pour une économie plus responsable

B Corp

Depuis sa création en 2006, le mouvement B Corp s’attache à mobiliser les entreprises autour d’un modèle économique plus juste. Respectueux de l’humain et de la planète. Dans un contexte marqué par des crises climatiques, sociales et économiques. Cette initiative réunit près de 10 000 entreprises engagées dans une démarche de transformation continue. L’objectif est clair : dépasser le simple profit financier pour bâtir une économie plus éthique et durable. En mars 2025, le mouvement intensifie sa mobilisation à travers plusieurs événements phares. Notamment le mois B Corp et le grand rassemblement “Génération B Corp” prévu à la Cité Fertile de Pantin.

le mois b corp : un événement mondial pour inspirer et agir

Du 1er au 31 mars 2025, le “B Corp Month” se déploie à travers plus de 105 pays et 160 secteurs d’activité. Cet événement met en avant les entreprises qui intègrent des pratiques économiques durables et inclusives dans leur modèle d’affaires. Il vise également à encourager d’autres acteurs à amorcer une transformation en faveur du bien commun. Cette année, l’accent est mis sur la “génération B”. Une nouvelle vague d’entreprises qui placent l’interdépendance et la coopération au cœur de leur stratégie.

Dans le cadre de cette campagne, des initiatives variées sont organisées à travers le monde. Allant de conférences inspirantes à des ateliers pratiques. Ces actions visent à illustrer concrètement comment les entreprises peuvent opérer un changement positif et durable.

une certification en constante évolution

Dans un monde en mutation, la certification B Corp ne cesse d’évoluer afin de s’adapter aux défis actuels. En 2025, B Lab, l’organisme international qui pilote le mouvement. Introduit de nouveaux standards pour renforcer l’impact positif des entreprises certifiées. Cette mise à jour reflète la nécessité d’un engagement toujours plus fort face aux enjeux économiques et environnementaux.

Aujourd’hui, près d’un million de salariés travaillent au sein d’entreprises B Corp. Réparties dans des secteurs variés tels que l’industrie, les services, la distribution ou encore l’agroalimentaire. En Europe, le mouvement connaît une croissance rapide. Avec une augmentation de 24 % du nombre d’entreprises certifiées en une année. La France, qui compte désormais plus de 500 entreprises labellisées, s’inscrit pleinement dans cette dynamique.

génération b corp : un rendez-vous incontournable

Le jeudi 27 mars 2025, la communauté B Corp se réunit à la Cité Fertile de Pantin pour un grand rassemblement national. Cet événement s’adresse aux entreprises certifiées, mais aussi à celles qui souhaitent amorcer leur transformation. Il constitue une opportunité unique d’explorer les nouveaux standards de certification et de découvrir des thématiques d’impact essentielles pour l’avenir.

Au programme, des conférences et des rencontres inspirantes avec des experts du changement économique et des entrepreneurs engagés. Des outils concrets seront également présentés pour accompagner les entreprises dans leur démarche de transformation. Ce rendez-vous illustre la volonté du mouvement d’aller au-delà de la certification pour créer une dynamique collective en faveur d’une économie plus équitable.

vers une économie plus inclusive et régénératrice

L’ambition du mouvement B Corp ne se limite pas à la certification : il s’agit de réinventer en profondeur le rôle des entreprises dans la société. Le modèle économique dominant, souvent axé sur le profit financier au détriment du bien commun, montre aujourd’hui ses limites. B Corp propose une alternative, en encourageant une économie qui bénéficie à toutes et tous, tout en respectant les limites planétaires.

Cet engagement se traduit par des actions concrètes : mise à disposition d’outils de mesure d’impact, programmes de mobilisation collective et promotion des bonnes pratiques. En tissant des liens entre les sphères économique, politique et sociétale, B Corp contribue à façonner un modèle plus inclusif et durable.

Le mouvement B Corp incarne une nouvelle vision de l’entreprise, où l’impact sociétal et environnemental devient aussi important que la performance économique. Face aux défis actuels, cette approche offre une alternative viable et nécessaire pour construire un avenir plus juste et durable.

En mars 2025, le mois B Corp et le rassemblement “génération B Corp” illustrent cette dynamique en mettant en lumière les entreprises qui portent ce changement. Ces événements rappellent que la transformation économique est avant tout une question de volonté collective. En unissant leurs forces, entreprises, citoyens et institutions peuvent faire de l’économie un véritable levier de progrès pour l’humanité et la planète.

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Désengagement public et durabilité : quel avenir pour la Net-Zero Banking Alliance ?

Net-Zero Banking Alliance

Le désengagement progressif des acteurs financiers et institutionnels vis-à-vis des engagements de durabilité pose question. Alors que la Net-Zero Banking Alliance (NZBA) jouait un rôle clé dans la transition écologique du secteur bancaire, son avenir semble aujourd’hui incertain. Le retrait de plusieurs grandes banques nord-américaines, accentué par le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, témoigne d’un recul des engagements publics en matière de durabilité. Cette dynamique s’étend également aux régulateurs et aux entreprises, soulevant des interrogations sur l’impact de cette tendance à moyen et long terme.

La fragilisation de la NZBA face aux retraits des banques nord-américaines

Jusqu’à récemment, la Net-Zero Banking Alliance poursuivait son développement, attirant de nouveaux membres et consolidant ses engagements. À fin mai 2024, 118 banques avaient défini des objectifs de décarbonation, et 76 d’entre elles avaient publié un plan de transition.

Cependant, la fin d’année 2024 a marqué un tournant. En décembre, Goldman Sachs a annoncé son retrait de l’initiative, marquant la fin d’une année prometteuse mais instable. Plusieurs autres institutions nord-américaines ont suivi le même chemin, affaiblissant l’alliance. Ce mouvement de repli est directement lié à l’arrivée du nouveau président américain, dont la politique environnementale moins volontariste semble instaurer un climat de défiance vis-à-vis des engagements en faveur de la transition bas carbone.

Malgré ces turbulences, la NZBA reste une initiative majeure, regroupant plus de 140 banques et représentant 56 trillions de dollars d’actifs. Cependant, la perte d’acteurs influents remet en cause sa capacité à imposer des standards ambitieux pour la finance durable.

Un désengagement qui dépasse le secteur bancaire

Le phénomène de repli ne touche pas uniquement les banques. Les régulateurs et les gestionnaires d’actifs adoptent également une posture plus réservée sur les sujets de durabilité.

  • La Réserve fédérale américaine (FED) s’est retirée en janvier 2025 du Network for Greening the Financial System (NGFS), une initiative visant à intégrer les risques climatiques dans le secteur financier.
  • BlackRock, leader mondial de la gestion d’actifs, a quitté la Net Zero Asset Managers Initiative (NZAM), illustrant une prudence croissante des grandes institutions financières face aux engagements climatiques.
  • Le mouvement touche aussi les entreprises technologiques et industrielles. Début 2025, Google, Disney, McDonald’s, Ford et Meta ont réduit ou abandonné leurs programmes de diversité, équité et inclusion (DEI), signalant un recul des politiques sociales et environnementales dans les stratégies d’entreprise.

Cette tendance s’inscrit dans un contexte politique et économique marqué par une montée des inquiétudes sur les risques réputationnels. Une étude récente révèle que 85 % des administrateurs américains considèrent qu’une prise de position publique sur un sujet sociétal peut entraîner une perte de clientèle, contre 71 % en 2017.

Quels impacts pour la finance durable

L’avenir de la finance durable repose en grande partie sur la capacité des institutions à maintenir leurs engagements, même en l’absence de pression publique. Certains observateurs estiment que ce désengagement ne signifie pas forcément un abandon des objectifs climatiques, mais plutôt une évolution vers une approche plus discrète et pragmatique.

Certaines banques nord-américaines, bien qu’ayant quitté la NZBA, assurent vouloir poursuivre leurs efforts en faveur de la transition bas carbone. Cependant, l’absence d’adhésion à une initiative collective fragilise la transparence et la redevabilité de ces engagements.

Le World Economic Forum, dans son dernier rapport sur les risques globaux, souligne que les menaces environnementales dominent les préoccupations à long terme :

  • Événements climatiques extrêmes
  • Perte de biodiversité
  • Effondrement des écosystèmes
  • Pénurie de ressources naturelles

Face à ces défis, le retrait des grandes institutions des engagements collectifs pourrait ralentir l’adoption de mesures efficaces.

Un repli préoccupant mais pas définitif

Le recul des engagements publics sur la durabilité limite le débat et entrave la progression des approches collectives. Cependant, des signaux encourageants existent :

  • Cinq banques nord-américaines plus modestes ont choisi de rester dans la NZBA, démontrant que l’engagement climatique reste une priorité pour certains acteurs.
  • La publication des nouvelles lignes directrices de la NZBA en mars 2024 a mis en avant un enjeu clé : l’intégration des émissions facilitées (celles liées aux activités de conseil en marché de capitaux) dans les objectifs de décarbonation bancaire.
  • Les investisseurs continuent d’exiger des engagements forts de la part des entreprises et des banques, certains plaidant pour une législation renforcée afin d’encadrer ces actions.

Bien que l’environnement politique actuel favorise un certain recul, les pressions économiques et sociétales pourraient ramener la finance vers des engagements plus ambitieux. L’avenir de la Net-Zero Banking Alliance dépendra de la capacité des acteurs financiers à concilier impératifs économiques et exigences climatiques dans un contexte incertain.

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Les fonds d’allocation au Royaume-Uni et en Europe

allocation au Royaume-Uni

Les fonds d’allocation au Royaume-Uni, qui répartissent les investissements entre différentes classes d’actifs comme les actions, les obligations et les liquidités, occupent une place essentielle dans la gestion de portefeuille. Pourtant, une récente étude de Morningstar révèle que ces fonds rencontrent des difficultés croissantes à battre leurs indices de référence. La diminution des frais, bien que généralisée, s’avère plus rapide au Royaume-Uni qu’en Europe, tandis que les stratégies d’allocation prudente et flexible perdent en attractivité.

Dans un contexte de marchés volatils et de changements structurels, ces évolutions interrogent sur l’avenir des fonds multi-actifs et les stratégies à adopter pour rester performants.

Une sous-performance persistante face aux indices de référence

Depuis plusieurs années, les fonds d’allocation au Royaume-Uni en livre sterling, en euro et en dollar américain peinent à surpasser leurs indices de référence. Plusieurs facteurs expliquent cette contre-performance. Les frais de gestion, bien qu’en baisse, continuent de peser sur les rendements nets. L’allocation d’actifs, pourtant conçue pour optimiser la répartition des investissements, ne parvient pas toujours à surperformer les indices, tandis que la sélection des titres se révèle souvent inefficace. Les tentatives de market timing, visant à anticiper les mouvements de marché, ont également montré leurs limites, conduisant parfois à des décisions contre-productives.

L’évolution récente des marchés actions a aggravé ces difficultés. Ces dernières années, la performance boursière s’est concentrée sur un nombre restreint de titres, notamment aux États-Unis, rendant la sélection encore plus complexe pour les gestionnaires de fonds. Les fonds d’allocation investis à l’échelle mondiale ont ainsi souffert de la surperformance des actions américaines, qui a creusé l’écart avec les indices de marché.

Une diminution des frais plus marquée au Royaume-Uni

Malgré une tendance générale à la baisse des frais, le Royaume-Uni a pris une avance significative sur l’Europe. Plusieurs facteurs expliquent cette différence. L’essor des stratégies d’allocation indicielle, qui proposent des frais nettement inférieurs aux fonds actifs, a transformé le paysage britannique de l’investissement. La réglementation plus stricte mise en place par les autorités financières a également contribué à cette évolution en limitant certaines commissions et en renforçant la transparence sur les coûts. Par ailleurs, le développement rapide des services de gestion de portefeuille a accentué la pression concurrentielle, incitant les gestionnaires de fonds à proposer des tarifs plus compétitifs.

En Europe, cette dynamique est moins marquée. La distribution des fonds y repose encore largement sur des réseaux bancaires, qui privilégient souvent leurs propres produits au détriment des solutions indicielle. De plus, la fiscalité appliquée aux ETF ne leur confère pas l’avantage qu’ils ont dans d’autres régions du monde, ce qui ralentit leur adoption. La fragmentation du marché européen, avec des réglementations différentes selon les pays, constitue un autre frein à une réduction homogène des frais.

Le recul des stratégies prudentes et flexibles

Les stratégies d’allocation prudente et flexible connaissent un net désintérêt de la part des investisseurs. Au Royaume-Uni, seules les stratégies les plus dynamiques, qui allouent une part importante aux actions, ont continué à attirer des capitaux ces dernières années. En revanche, les fonds flexibles ont enregistré des sorties de capitaux significatives. Cette tendance s’explique en grande partie par la remontée des taux d’intérêt et l’augmentation des rendements obligataires depuis 2022, qui ont réduit l’attrait de ces stratégies pour les investisseurs.

En Europe, un phénomène similaire s’observe. Les fonds d’allocation prudente en euros subissent la concurrence des fonds obligataires et des fonds monétaires, qui offrent des rendements plus attractifs dans un environnement de taux en hausse. En parallèle, les fonds plus agressifs ont mieux résisté, bénéficiant d’une collecte nette positive ces dernières années.

Une transformation structurelle du marché

Les préférences des investisseurs évoluent rapidement, influencées par la recherche de frais réduits et une gestion plus accessible. Les fonds indiciels multi-actifs rencontrent un succès croissant, notamment au Royaume-Uni, où des gammes comme LifeStrategy de Vanguard ont attiré plusieurs dizaines de milliards d’euros sous gestion. Parallèlement, les fonds de fonds actifs perdent du terrain, pénalisés par la superposition de frais qui les rend moins compétitifs face à des alternatives plus économiques.

Dans ce contexte, les sociétés de gestion doivent s’adapter pour rester pertinentes. La pression sur les coûts les oblige à proposer des frais plus attractifs et à diversifier leurs offres. L’intégration de solutions hybrides, combinant gestion active et approche indicielle, devient une nécessité pour répondre aux nouvelles attentes des investisseurs. La transparence sur les frais et les stratégies adoptées s’impose également comme un enjeu majeur, les investisseurs étant de plus en plus attentifs à la clarté des informations fournies par les gestionnaires de fonds.

Perspectives d’avenir

Le marché des fonds d’allocation traverse une période de transition marquée par une pression accrue sur les coûts et des défis de performance persistants. L’évolution des taux d’intérêt et la volatilité des marchés actions joueront un rôle clé dans l’avenir de ces stratégies. Si les fonds prudents et flexibles sont actuellement en difficulté, un changement de cycle économique ou une stabilisation des marchés pourrait redonner de l’attrait à ces approches.

À plus long terme, un alignement progressif des pratiques entre le Royaume-Uni et l’Europe est envisageable. La pression concurrentielle, combinée aux évolutions réglementaires, pourrait inciter les gestionnaires de fonds européens à adopter des structures de coûts plus proches de celles observées au Royaume-Uni. L’essor des ETF et des solutions de gestion pilotée pourrait également accélérer cette convergence, en offrant aux investisseurs des alternatives plus compétitives et plus transparentes.

Dans ce contexte en mutation, la capacité des fonds d’allocation à s’adapter aux nouvelles exigences des investisseurs déterminera leur succès futur. L’optimisation des frais, l’amélioration de la transparence et l’innovation dans les stratégies d’investissement seront des facteurs clés pour répondre aux défis du marché et continuer à attirer les capitaux.

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TechSprint 3 : accélérer la transition écologique grâce aux données

Cyberattack

La Caisse des Dépôts lance la troisième édition de son programme TechSprint pour renforcer le partage et l’utilisation des données au service de la transition écologique. Cette année, l’initiative vise à structurer un espace de données dédié aux enjeux environnementaux, en complément du soutien aux innovations Greentech. Ce programme accompagne les acteurs publics et privés dans l’exploitation optimisée de la donnée pour accélérer la transformation écologique et énergétique.

TechSprint : un levier pour la transition écologique

Depuis 2023, le programme TechSprint facilite l’émergence de solutions basées sur la donnée pour répondre aux défis environnementaux. Porté par la Caisse des Dépôts et soutenu par des partenaires comme l’ADEME, l’Institut Mines-Télécom et Gaia-X, il accompagne des projets innovants dans des secteurs clés : immobilier, énergie, logistique, mobilité et gestion de l’eau.

Avec un engagement de 100 milliards d’euros entre 2024 et 2028, la Caisse des Dépôts place la souveraineté numérique et le partage de la donnée au cœur de son action. Ce programme opérationnel favorise la collaboration entre acteurs publics et privés, permettant un passage à l’échelle des solutions écologiques grâce à une meilleure exploitation des données.

TechSprint 3 : un espace de données au service de l’écologie

Cette troisième édition va au-delà du soutien aux start-ups Greentech. L’objectif est de structurer un espace de données interopérable et sécurisé, favorisant le partage d’informations entre les différentes parties prenantes pour maximiser l’impact écologique.

Ce “data space” regroupera des données essentielles dans des domaines comme :

  • L’eau : gestion optimisée des ressources et lutte contre le stress hydrique
  • L’immobilier durable : analyse et optimisation de l’empreinte carbone du bâti
  • Le transport de marchandises : réduction de l’impact carbone et amélioration de la logistique
  • La construction durable : matériaux éco-responsables et gestion du cycle de vie
  • La résilience des territoires : solutions pour adapter les villes et infrastructures aux défis climatiques

Selon Catherine Mayenobe, directrice générale adjointe de la Caisse des Dépôts, “les espaces de données sont un levier essentiel pour répondre aux urgences climatiques. Ils permettent une meilleure compréhension des écosystèmes et accélèrent la mise en place de solutions concrètes pour la transition écologique.”

TechSprint 2 : un bilan positif pour les innovations Greentech

La précédente édition du TechSprint a sélectionné 7 projets parmi 68 candidatures, bénéficiant d’un accompagnement sur mesure par des experts comme l’ADEME, HEC et l’Institut Mines-Télécom.

Ces solutions ont permis des avancées majeures, notamment dans la gestion énergétique, la logistique urbaine et la préservation des écosystèmes :

  • Orus Energy : décarbonation du réseau électrique via l’optimisation des consommations flexibles
  • Alter Rain : solution de gestion des eaux pluviales pour les collectivités
  • Cycle Flow : plateforme d’économie circulaire pour la construction durable
  • iLander Forêts : cartographie des forêts pour une gestion durable
  • Carto-Flux : amélioration de la logistique urbaine grâce aux données
  • Weenlo : optimisation du transport de marchandises grâce à l’IA
  • Digital TER X 2050 : data space dédié aux sols et sous-sols pour l’aménagement durable

Grâce à cet accompagnement, plusieurs projets ont signé des contrats avec des grands groupes et collectivités locales, et certains sont désormais répliqués à grande échelle.

Une invitation à collaborer pour un futur plus vert

Avec TechSprint 3, la Caisse des Dépôts poursuit son engagement en structurant un écosystème de données sécurisé et souverain. Ce programme est ouvert aux acteurs publics et privés, start-ups, filières industrielles et opérateurs, souhaitant participer à la transformation écologique via les data spaces.

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Économie mondiale : entre tensions et ajustements

économie mondiale

Les politiques commerciales américaines, notamment les taxes douanières, influencent fortement l’économie mondiale. Aux États-Unis, elles retardent la désinflation mais maintiennent une croissance solide. En Europe, l’incertitude freine l’activité, bien que des signes de reprise émergent. La Chine, elle, mise sur sa demande intérieure et l’innovation pour se renforcer.

Les dynamiques économiques mondiales face aux politiques commerciales américaines

Les États-Unis et l’impact des taxes douanières

L’administration américaine a utilisé les taxes douanières comme un levier stratégique, tant pour la négociation que pour la réduction des déficits commerciaux. Cette approche a cependant généré de l’incertitude économique, affectant la confiance des entreprises et des consommateurs. En conséquence, les attentes en matière d’inflation ont augmenté, soulevant un risque potentiel de stagflation.

Depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, les prévisions inflationnistes ont été revues à la hausse. Les taxes sur l’acier et l’aluminium, ainsi que celles appliquées en réponse aux mesures de réciprocité, ont contribué à ce phénomène. Ainsi, l’inflation projetée pour 2025 a été ajustée de 50 points de base supplémentaires. Malgré ce contexte, l’économie américaine reste solide, portée par une consommation robuste et un marché du travail dynamique.

Les derniers chiffres montrent une croissance de 2,3 % au quatrième trimestre 2024, principalement stimulée par la consommation des ménages, qui a progressé de 4,2 %. Cette dynamique s’explique en partie par des anticipations face aux politiques douanières, entraînant une baisse des ventes au détail en janvier. À court terme, la consommation devrait continuer à soutenir la croissance, portée par une augmentation des salaires supérieure à l’inflation.

L’Europe en quête de stabilité économique

En Europe, l’activité économique a stagné en fin d’année 2024. L’Allemagne et la France ont enregistré des contractions modérées, tandis que certains pays du sud de l’Europe, comme l’Espagne et le Portugal, ont bénéficié des investissements européens. La hausse des prix du gaz naturel a accentué l’inflation, atteignant 2,5 % en janvier.

Les tensions politiques et le manque de clarté dans les politiques économiques ont pesé sur la confiance des ménages et des entreprises. Toutefois, plusieurs éléments pourraient favoriser une reprise progressive dans les mois à venir. Parmi eux, des discussions autour de mesures de soutien à la défense, des élections allemandes et des investissements français dans l’intelligence artificielle.

Un gouvernement de coalition rapide en Allemagne pourrait par ailleurs réduire l’incertitude et encourager une politique de croissance, avec des réductions d’impôts et des investissements dans les infrastructures. Concernant les répercussions des taxes américaines, leur impact sur la zone euro a été partiellement intégré aux prévisions économiques. Néanmoins, certains secteurs, comme l’automobile, la chimie et l’agriculture, pourraient être plus exposés, tout comme des pays tels que l’Irlande, la Belgique et l’Allemagne.

La Chine mise sur sa dynamique interne

Face aux tensions commerciales, la Chine adopte une approche axée sur la stimulation de sa demande intérieure et l’innovation technologique. Les indicateurs économiques récents montrent des signes positifs, notamment dans le secteur automobile et le tourisme.

Les investissements dans l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies renforcent la position du pays sur la scène mondiale. Par ailleurs, la reprise du marché immobilier, avec une hausse des prix dans plusieurs grandes villes, contribue à restaurer la confiance des ménages.

Dans ce contexte, la Chine semble déterminée à s’éloigner des turbulences engendrées par les politiques commerciales américaines, en misant sur sa propre résilience économique et technologique.

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Un plan de relance historique pour l’Allemagne

Allemagne

L’Allemagne s’apprête à déployer l’un des plus vastes plans de relance budgétaire de son histoire. Un accord conclu entre la CDU/CSU et le SPD prévoit une série de mesures visant à assouplir les restrictions budgétaires. Et à injecter massivement des fonds dans l’économie. Ce plan repose notamment sur un fonds d’investissement hors budget équivalant à 11,6 % du PIB sur dix ans. Ainsi qu’une réforme du frein à l’endettement pour permettre des dépenses supplémentaires en matière de défense. Ce tournant marque une rupture avec la prudence budgétaire allemande traditionnelle. Et pourrait avoir des conséquences profondes pour la croissance du pays et de l’ensemble de la zone euro.

Une accélération immédiate de la politique budgétaire

À peine élu, le futur chancelier Friedrich Merz a exprimé sa volonté d’agir rapidement pour relâcher la discipline budgétaire. Un contraste frappant avec le ton mesuré de la campagne électorale. Profitant de la composition actuelle du Parlement. Où CDU/CSU, SPD et Verts détiennent une majorité des deux tiers jusqu’au 24 mars. Le gouvernement entend amender la Constitution afin de mettre en place un fonds spécial de 200 milliards d’euros (soit 4,6 % du PIB) dédié à la défense. Ce fonds vient doubler un précédent dispositif instauré en 2022. Illustrant ainsi la détermination du gouvernement à renforcer les capacités militaires du pays tout en stimulant son économie.

Un plan budgétaire massif aux implications majeures

Les négociations entre la CDU/CSU et le SPD ont abouti à un projet de réforme budgétaire sans précédent. Parmi les mesures phares :

  • La création d’un fonds spécial hors budget de 500 milliards d’euros (11,6 % du PIB) destiné aux infrastructures, à la digitalisation, à l’énergie et à l’éducation, sur une période de dix ans.
  • L’allocation de 100 milliards d’euros de ce fonds aux Länder, leur offrant ainsi des marges de manœuvre budgétaires accrues.
  • Une réforme du frein à l’endettement permettant d’exclure du calcul toutes les dépenses de défense dépassant 1 % du PIB.
  • Une nouvelle flexibilité pour les Länder, leur permettant désormais de dégager des déficits équivalents à 0,35 % du PIB, contre 0 % auparavant.

Si ces propositions sont adoptées, elles représenteront une véritable révolution budgétaire en Allemagne, libérant le pays des contraintes européennes et nationales qui limitaient jusqu’ici ses dépenses militaires et stratégiques.

Des défis structurels qui pourraient limiter les effets à court terme

Bien que ce plan ait le potentiel de relancer l’économie allemande, certains obstacles pourraient freiner ses effets immédiats. L’Allemagne souffre d’un manque d’infrastructures industrielles adaptées pour absorber une augmentation rapide des dépenses militaires. De plus, selon les dernières données de la Commission européenne, 80 % des acquisitions de défense des États membres de l’UE entre 2022 et 2023 ont été réalisées hors de l’Union, notamment aux États-Unis. Cette dépendance extérieure pourrait limiter l’impact direct du plan sur l’industrie allemande.

Par ailleurs, la montée des tensions commerciales avec les États-Unis, notamment avec l’imposition de nouveaux tarifs douaniers de 25 % sur les produits européens, représente un risque supplémentaire pour la croissance allemande en 2025. Ces éléments pourraient tempérer les effets escomptés du plan budgétaire à court terme, bien qu’ils n’annulent pas ses perspectives positives à plus long terme.

Un impact significatif attendu à moyen et long terme

Si les incertitudes à court terme persistent, les perspectives à partir de 2026 sont plus favorables. Une relance budgétaire aussi massive, couplée à une assouplissement des règles budgétaires au sein de l’Union européenne, devrait favoriser une croissance plus robuste en Allemagne et dans la zone euro. L’un des éléments clés à surveiller sera l’effet d’entraînement sur le secteur privé. Une augmentation des dépenses publiques pourrait stimuler l’investissement industriel et améliorer le climat des affaires, ce qui commencerait déjà à se refléter dans le renforcement récent de l’euro face au dollar (passant de 1,05 à 1,07).

Sur les marchés obligataires, l’annonce de ces mesures budgétaires a également eu un effet immédiat : les rendements des Bunds allemands à 10 ans ont grimpé de 35 points de base pour atteindre 2,7 %, ce qui reflète les anticipations d’un déficit public plus important et d’une croissance plus soutenue à moyen terme.

Une BCE prudente face aux évolutions budgétaires

Dans ce contexte de transformation budgétaire, la Banque centrale européenne (BCE) devra ajuster sa stratégie monétaire. Pour l’instant, elle maintient son scénario de référence avec un taux terminal prévu à 1,5 % d’ici la fin de l’année. Cependant, les nouvelles orientations budgétaires allemandes pourraient l’inciter à ralentir son cycle de baisses de taux après avoir atteint 2 % en juin. L’incertitude autour des politiques commerciales et de l’ampleur réelle du stimulus fiscal allemand pourrait également peser sur les décisions de la BCE.

Si le plan budgétaire allemand se concrétise dans son intégralité et que d’autres États membres de l’UE suivent une trajectoire similaire, cela pourrait entraîner une croissance plus forte et modifier l’équilibre des politiques économiques en Europe. En revanche, si l’absorption de ces dépenses se révèle plus lente ou si des facteurs externes (comme les tensions commerciales) viennent contrarier la reprise, la BCE pourrait maintenir une approche plus prudente.

Un changement de paradigme pour l’Allemagne et la zone euro

L’adoption de ce plan budgétaire représente une inflexion majeure dans la politique économique de l’Allemagne. Après des années de discipline budgétaire stricte, le pays semble prêt à embrasser une politique plus expansionniste, avec des implications profondes pour l’ensemble de l’économie européenne.

Toutefois, si cette relance budgétaire ouvre de nouvelles perspectives de croissance, elle pose également des questions sur sa mise en œuvre effective et son impact réel sur l’industrie et l’emploi. L’Allemagne devra relever plusieurs défis structurels pour maximiser les bénéfices de cette politique, tout en naviguant dans un contexte géopolitique et commercial incertain.

Le débat est donc loin d’être clos : ce plan marque-t-il une transformation durable du modèle économique allemand, ou s’agit-il d’une réponse conjoncturelle à des défis spécifiques ? Seul le temps permettra de trancher.

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