Biodiversité : un enjeu capital pour l’investissement

La COP15 de Montréal a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation de la biodiversité à l’échelle planétaire et fixé des objectifs ambitieux. Au-delà de la prise de conscience indispensable, les investisseurs ont un rôle crucial à jouer en finançant les entreprises qui proposent des solutions innovantes pour préserver et restaurer la biodiversité.

Le déclin de la biodiversité pose des défis considérables à l’échelle mondiale, à tel point que les scientifiques évoquent la 6ème extinction de masse de l’histoire de notre planète. Un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction* alors que 75% de la surface de la terre a été modifiée par l’activité humaine, réduisant la surface habitable de la faune et de la flore. Ce constat sombre amène l’IPBES à recenser cinq causes majeures responsables de la disparition de la biodiversité : le changement d’usage des terres et des mers, l’exploitation directe des écosystèmes, le changement climatique, la pollution des eaux, des sols et de l’air et enfin la propagation d’espèces invasives.

« Si la crise climatique et celle de la biodiversité sont étroitement liées : nos écosystèmes jouent un rôle central dans l’absorption du carbone. Néanmoins, ce ne sont pas des sujets superposables. Certaines solutions mises en avant pour lutter contre le changement climatique et atteindre le Net Zéro (l’ammoniaque vert, les énergies renouvelables, la technologie de Carbon Capture and Storage CCS etc.) ne sont pas forcément en faveur de la biodiversité » explique Emmanuelle Sée, Responsable Gestion Actions chez Swiss Life Asset Managers France.

En décembre 2022, l’accord de Kumming-Montréal de la COP15 consacrée à la biodiversité a permis de réaliser des avancées significatives en réunissant 196 pays. Cet accord historique prévoit notamment de restaurer au moins 30% des écosystèmes dégradés ou encore de réduire de moitié le risque global lié aux pesticides. Il prévoit également une mobilisation financière à hauteur de 30 milliards d’euros par an d’ici 2030. Il y a en effet urgence, y compris sur le plan économique alors que 50% du PIB mondial dépendrait d’une biodiversité performante selon le World Economic Forum.

Un marché potentiel de 10 trillions de dollars par an

Sur le plan réglementaire, la prévention de la pollution et la protection de la biodiversité et des écosystèmes sont soutenues par plusieurs directives (CSRD) et règlements (SFDR) à l’échelle européenne ainsi que par l’article 29 de la loi Energie-Climat en France. Le cadre réglementaire progresse et encourage les investisseurs à agir.

« C’est un marché potentiel qui représente 10 trillions de dollars par an et 395 millions d’emplois à horizon 2030 selon le World Economic Forum. De nombreux secteurs dépendent également de la biodiversité pour mener à bien leurs activités. La dégradation des écosystèmes et de la biodiversité a des conséquences directes sur la performance financière des entreprises. Tout l’enjeu consiste donc, par exemple, à encourager les activités régénératives, les technologies de repérages et de protection ou encore recréer des espaces propices à la biodiversité » précise Emmanuelle Sée

Parmi les écosystèmes particulièrement vulnérables, la biodiversité marine subit de plein fouet l’anthropocène, c’est-à-dire la sixième extinction de masse avec des taux de disparition des espèces de 100 à 1 000 fois supérieurs au taux naturel. « Les activités industrielles (extraction, combustion de carburants, métallurgie, fabrication de batteries, incinération des déchets, sidérurgie) influencent la concentration des émissions de métaux lourds (cadmium, plomb, mercure) qui se retrouvent ensuite dans les océans et produisent des effets en chaîne catastrophiques pour la biodiversité marine (poissons, coraux) et pour notre santé. Or, 40% des écosystèmes marins sont aujourd’hui fortement dégradés » alerte Joana Foglia Berrebi, Consultante en économie bleue durable & Analyste ESG pour le Fonds de réserve constitutionnel de la Principauté de Monaco.

Les technologies et les solutions existent et peuvent contribuer à inverser la tendance, éviter la dégradation inexorable de la biodiversité et même contribuer à sa restauration.

À propos de Swiss Life Asset Managers

Swiss Life Asset Managers dispose de plus de 165 ans d’expérience dans la gestion des actifs du groupe Swiss Life. Ce lien étroit avec l’assurance conditionne sa philosophie d’investissement qui a pour principaux objectifs d’investir dans le cadre d’une approche responsable des risques et d’agir chaque jour dans l’intérêt de ses clients.  Swiss Life Asset Managers propose également cette approche éprouvée à des clients tiers en Suisse, en France, en Allemagne, au Luxembourg, au Royaume-Uni, en Italie et dans les pays nordiques.Au 30 juin 2023, Swiss Life Asset Managers gérait 259,7 milliards de francs d’actifs pour le groupe Swiss Life, dont plus de 112,2 milliards de francs de placements pour des clients tiers. Swiss Life Asset Managers est également un gestionnaire immobilier leader en Europe1. Sur les 259,7 milliards de francs d’actifs sous gestion, 89,6 milliards de francs sont investis dans l’immobilier. Par ailleurs, Swiss Life Asset Managers administre 21,1 milliards de francs de biens immobiliers conjointement avec Livit. Au 30 juin 2023, Swiss Life Asset Managers gérait ainsi 110,7 milliards de francs de biens immobiliers. Swiss Life Asset Managers emploie plus de 2200 collaborateurs en Europe.

La CASDEN Banque Populaire a obtenu le label « Engagé RSE » de l’AFNOR

Après plusieurs années d’engagement en faveur de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise (RSE) et suite à une évaluation réalisée par l’AFNOR, la CASDEN Banque Populaire, banque coopérative de la Fonction publique, a obtenu la labellisation « Engagé RSE » de l’AFNOR en septembre 2023.

Le Label Engagé RSE de l’AFNOR est le label de référence aujourd’hui pour évaluer la maturité des démarches RSE des organisations sur la base de l’ISO 26000.

La CASDEN a répondu à un référentiel constitué de 8 chapitres dans lesquels sont répartis 55 critères d’évaluation qui challengent l’organisation sur l’ensemble des 7 principes et 7 questions centrales de la norme internationale ISO 26000 :

Ce label, valable pour une durée de trois ans, a été attribué suite à l’évaluation de la stratégie de l’entreprise en matière de RSE, réalisée en juin 2023. L’ensemble des parties prenantes de la CASDEN ont été sollicitées (Collaborateurs, Sociétaires, fournisseurs, institutionnels, associations, collectivités) pour échanger sur les engagements et actions menés par la coopérative.

Isabelle Rodney, Directrice Générale de la CASDEN Banque Populaire a souligné : « Nous sommes très heureux d’avoir obtenu cette labellisation qui reconnaît nos engagements RSE et nous invite à progresser encore davantage en la matière, pour un développement durable et responsable. Cette démarche est d’ailleurs intégrée pleinement dans notre projet stratégique et nous nous attachons à agir au quotidien en tenant compte de notre impact social, sociétal, environnemental, et économique. Pour cela, nous saurons nous appuyer sur notre modèle fondé sur des valeurs fortes de solidarité, de confiance, d’engagement et d’équité. Et ce, dans le respect de notre raison d’être « Banque coopérative, nous nous engageons dans une démarche solidaire et durable pour accompagner avec équité et confiance les agents de la Fonction publique ».

À propos de la CASDEN Banque Populaire

Banque coopérative de la Fonction publique, la CASDEN fait partie du Groupe BPCE, deuxième groupe bancaire en France. A fin 2022, la CASDEN compte 568 collaborateurs, 226 Délégués CASDEN, 9500 Correspondants dans les établissements de la Fonction publique et plus de 2,2 millions de Sociétaires.

À propos d’Engagé RSE d’AFNOR Certification

Le Label « Engagé RSE » d’AFNOR Certification est le label de référence pour évaluer la maturité des démarches RSE des organisations. Il s’adresse à tous les types d’organisations (entreprises, associations, collectivités territoriales), quels que soient la taille de l’entité ou son secteur d’activité. Il repose sur un référentiel de plus de 55 critères fondés sur les lignes directrices de la norme internationale ISO 26000 et alignés avec les 17 Objectifs du Développement Durable des Nations Unies.

Morningstar : Baromètre Européen actif/passif 

Morningstar publie son « Baromètre Européen actif/passif » semestriel qui mesure la performance des fonds actifs domiciliés en Europe par rapport à leurs équivalents en gestion passive au sein de leur catégorie Morningstar respective. Cette étude couvre près de 26 000 fonds actifs et passifs domiciliés en Europe qui représentent environ 6 300 milliards d’euros d’actifs, soit environ la moitié du marché total des fonds européens. Les données sont arrêtées au 30 juin 2023.

Les principales conclusions du rapport sont :

  • En moyenne, 36,6% des gérants actifs actions dans les 43 catégories actions analysées ont surperformé leurs homologues passifs sur les 12 derniers mois. Ce chiffre s’inscrit en hausse par rapport aux 33,6% enregistrés sur l’année 2022 et aux 30,4% enregistrés un an plus tôt (30/06/2021 – 30/06/2022). (cf graphique 3 ci-dessous)
  • Les marchés obligataires ont également retrouvé de la vigueur au premier semestre 2023, la hausse des rendements ayant stimulé la demande pour les émetteurs gouvernementaux des pays développés et les émetteurs privés de qualité.
  • Les gérants actifs d’obligations dans les 24 catégories analysées ont présenté un tableau plus brillant que leurs homologues actions, avec 62,7% en moyenne de surperformance par rapport à leur alternative passive au cours de la période d’un an allant jusqu’à la fin juin 2023, contre 55,5 % à la fin de 2022 et 46,2% l’année précédente. (cf graphique 4 dans le rapport)
  • Si la hausse globale des taux de réussite à court terme des gérants actifs est encourageante, la situation à long terme reste solidement en faveur des fonds passifs. En moyenne, seuls 17,1% des gérants actifs d’actions et 23,1% des gérants actifs d’obligations ont réussi à battre leur alternative en gestion passive au cours de la période de 10 ans arrêtée à fin juin 2023.
  • Depuis sa création, cette étude a toujours montré que les fonds passifs ont tendance à survivre plus longtemps. Au cours de la période de 10 ans arrêtée à fin juin 2023, 53,7 % en moyenne des fonds actifs actions ont survécu, contre 63% pour les fonds indiciels. La tendance est similaire pour les fonds obligataires où 52 % des fonds actifs ont survécu contre 60,8% des fonds passifs. (cf graphique 1 ci-dessous & 2 du rapport)
  • La probabilité de survie d’un fonds est étroitement liée à son taux de réussite. La principale raison pour laquelle la plupart des fonds actifs échouent est leur courte durée de vie, souvent attribuée à des performances médiocres. Cette situation résulte généralement de la combinaison de mauvaises décisions de gestion, notamment lors de la sélection de titres et de l’impact cumulé de frais plus élevés par rapport à des solutions passives moins chères.

Dimitar Boyadzhiev, Senior Manager Research Analyst, Strategies Passives, Morningtar commente :

« En 2023, davantage de gérants ont tiré parti des conditions de marché difficiles. Plus précisément, 36,6 % des gérants actifs actions ont surpassé leurs homologues passifs sur un an, tandis que les gérants de fonds actifs obligataires ont excellé avec un taux de réussite de 62,7 %. Cependant, sur le long terme, le défi devient évident, puisque seulement 17,1 % des gérants actifs actions et 23,1 % des gérants actifs obligataires ont battu les alternatives passives sur une période de dix ans. En outre, les fonds passifs ont fait preuve d’une plus grande longévité, par exemple sur une décennie, 53,7 % des fonds actifs actions et 63 % des fonds indiciels actions étant toujours opérationnels, à fin juin 2023. La tendance est similaire pour les fonds obligataires. »

Les résultats complets de l’analyse ⬇️

Les eurodéputés assouplissent les normes antipollution Euro 7

Selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles (Acea), le vote crucial du Parlement européen sur les normes de pollution Euro 7 prend davantage en compte les préoccupations de l’industrie par rapport à la proposition de la Commission européenne, bien que des améliorations supplémentaires soient toujours nécessaires. Cela fait suite à l’assouplissement des normes antipollution automobiles par la commission environnementale du Parlement par rapport à la proposition initiale de la Commission européenne.

La commission a adopté une série d’amendements de compromis, qui prévoient un délai de mise en œuvre plus long pour les poids lourds, des valeurs limites légèrement plus strictes et des conditions d’essai moins rigoureuses ” récapitule Le Clepa, représentant les équipementiers.

Alexandr Vondra, le rapporteur tchèque, a annoncé “ Nous avons réussi à trouver un équilibre entre les objectifs environnementaux et les intérêts vitaux des fabricants. Il serait contre-productif de mettre en œuvre des politiques environnementales nuisibles à l’industrie européenne et à ses citoyens. Grâce à notre compromis, nous servons les intérêts de toutes les parties impliquées et évitons les positions extrêmes.

Une norme Euro 7 faible, et dont la mise en œuvre serait retardée, ne permettra pas d’améliorer la qualité de l’air et ne stimulera pas l’innovation dans l’UE “, envisage Benjamin Krieger, secrétaire général du Clepa. ” La technologie nécessaire à une norme Euro 7 plus ambitieuse existe et est économiquement viable. L’Europe ne doit pas rester à la traîne de la Chine et des États-Unis, qui ont tous deux fixé des objectifs ambitieux en matière d’émissions polluantes “.

Nous plaidons depuis longtemps pour des objectifs Euro 7 et des conditions d’essai qui ne rendent pas les véhicules inabordables et ne mettent pas en péril la compétitivité de l’industrie – pour un bénéfice environnemental faible ou nul “, signale au contraire Sigrid de Vries, directrice générale de l’Acea. Pour Sigrid de Vries, la norme Euro 7 ” n’apportera que des avantages marginauxalors que des améliorations bien plus importantes de la qualité de l’air seraient obtenues en remplaçant les véhicules plus anciens sur les routes de l’UE par des modèles Euro 6/VI “.

La version finale du texte doit être votée en séance plénière du Parlement européen le 9 novembre 2023.

Tri des biodéchets : Mobilisation pour leur valorisation

Les biodéchets, c’est-à-dire les déchets alimentaires tels que les pelures de légumes, les restes de repas ainsi que les déchets verts essentiellement issus des activités de jardinage, représentent près d’un tiers des poubelles d’ordures ménagères des Français. À compter du 1er janvier 2024, conformément au droit européen et à la loi Anti-Gaspillage pour une Économie Circulaire (AGEC) de 2020, les collectivités devront avoir mis à disposition de leurs administrés une solution de tri à la source de leurs déchets organiques, pour que ceux-ci soient valorisés en compost ou en biogaz. Dans ce contexte, l’ADEME fait l’état des lieux du déploiement du tri à la source des biodéchets et rappelle l’importance de cette ressource pour nos sols et l’atteinte des objectifs de neutralité carbone.

Le tri à la source des biodéchets : les propositions de solutions des collectivités

La généralisation du tri à la source des biodéchets est un enjeu majeur pour les collectivités territoriales. Pour relever ce défi, chaque territoire est libre de définir l’organisation qui lui convient le mieux : collecte séparée en porte à porte ou en point d’apport volontaire, proposition de composteurs individuels pour ceux qui le souhaitent, mise en place de composteurs de quartiers ou en pied d’immeuble.

Ces solutions sont complémentaires. Il est nécessaire d’adapter les besoins aux spécificités de chaque territoire. L’ADEME a constaté, via des retours d’expériences de collectivités, que la gestion de proximité (compostage individuel, de quartier, en pied d’immeuble…) est plutôt déployée sur des zones pavillonnaires ou en milieu rural, tandis que la collecte séparée est principalement mise en place en secteur urbain (où la place et l’utilisation locale du compost sont plus limitées).

Ce nouveau geste de tri demandé aux habitants est un changement dans leurs habitudes. Il est donc nécessaire pour les collectivités de bien les accompagner dans cette démarche, notamment via des équipements, de l’information et des formations.

De plus, afin de limiter les surcoûts liés à la gestion d’un nouveau flux, certaines collectivités en profitent pour optimiser la totalité de leur Service Public de Gestion des Déchets (SPGD) : révision et réduction des fréquences de collecte des ordures ménagères, mise en place de la tarification incitative, etc.

Le tri à la source en France : une montée en puissance

Depuis 2011, l’ADEME a accompagné nombre de collectivités, initialement via le Fonds Économie circulaire (ciaprès Fonds ECi), dans la mise en place de solutions de tri à la source et de traitement des biodéchets des ménages et des acteurs économiques, en vue de leur valorisation. Récemment, l’ADEME, via le Plan de Relance a accompagné et financé plus de 500 projets.

En 2023, le Fonds Vert propose une mesure de soutien de tri à la source des biodéchets. Plus de 350 dossiers ont été déposés en vue d’obtenir une aide pour leur projet. À date, 40 millions d’euros sont en cours d’engagement ou déjà engagés.

À fin 2023, le nombre d’habitants desservis par une solution de tri à la source des biodéchets proposée par leur collectivité sera d’environ 20 millions, soit quasi 1 Français sur 3. Le volume de biodéchets trié est quant à lui estimé à plus de 600 ktonnes, qui ne sont donc pas enfouies ou incinérées mais bien valorisées. L’objectif est de couvrir 27 millions de Français en 2024, soit 40% de la population.

« Les Français ont aujourd’hui le réflexe de se tourner vers la poubelle jaune pour un déchet recyclable, ils devront le faire demain pour leurs biodéchets. », Karine Filmon, Cheffe du Service Valorisation des Déchets à l’ADEME.

Immobilier coté : il est encore temps d’agir

Grâce à une analyse des données sur l’immobilier coté et non coté, l’équipe Construction de portefeuille et Stratégie de Janus Henderson Investors met en évidence les opportunités actuellement offertes par le secteur de l’immobilier coté.

Points à retenir :

·       La sous-performance actuelle des FPI cotés suggère qu’une grande partie des mauvaises nouvelles des 12 derniers mois a déjà été intégrée dans les cours.

·       La fin des efforts de durcissement monétaires des banques centrales semblant en vue, les valorisations immobilières prospectives pourraient être proches de leur point bas durant ce cycle.

·       Dans un contexte de taux d’intérêt plus élevés, le fait d’être moins endetté peut accroître sensiblement la stabilité des FPI. Les FPI les moins endettées pourraient être en mesure de profiter des opportunités d’achat.

Dans sa dernière revue semestrielle, l’équipe Actions immobilières de Janus Henderson Global a présenté ses perspectives pour le secteur de l’immobilier coté en bourse. Nous partageons le point de vue optimiste de l’équipe et identifions des opportunités futures dans les fonds de placement immobilier (FPI).

Nous nous basons sur trois raisons, à savoir :

·       Les FPI cotés continuent de se négocier avec une forte décote par rapport à la valeur de leur actif net et ont historiquement bénéficié d’une performance beaucoup plus solide après des périodes de forte décote.

·       L’approche de la fin du cycle de hausse des taux d’intérêt est très bénéfique aux FPI.

·       Les niveaux d’endettement sont aujourd’hui sensiblement inférieurs à la moyenne de la décennie précédente.

Forte décote par rapport à la valeur de l’actif net = opportunité

Au cours des dix dernières années, les FPI se sont en moyenne négociés au pair par rapport à la valeur de leur actif net (NAV). Il ne fait aucun doute que cette relation a été volatile, avec une prime la moitié du temps (en moyenne d’environ 9 %) et une décote le reste du temps (en moyenne environ 7,5 %). La décote affichée par les FPI au 30 juin 2023 était de 16 %, bien au-delà de la moyenne historique. Il s’agit pourtant d’une amélioration significative par rapport à une décote de 28 % à la fin de l’année 2022.
Si cette décote continue de diminuer, conformément à ce que nous avons observé lors des périodes de décote précédentes, nous pensons que les FPI offrent des opportunités attrayantes aux valorisations actuelles.

Dans notre précédent article intitulé « Immobilier coté et immobilier hors cote : actifs similaires, cours différents », nous avons souligné qu’à long terme, les actifs immobiliers cotés et non cotés produisent des performances similaires. Toutefois, à plus court terme, les flux de performance divergeront. Cela s’explique généralement par le fait que la valeur négociée des FPI cotés s’ajuste quotidiennement pour refléter les attentes et les conditions de marché alors que celle de l’immobilier non coté est décalée (jusqu’à 18 mois).

La sous-performance actuelle des FPI cotés suggère qu’une grande partie des mauvaises nouvelles des 12 derniers mois a déjà été intégrée dans les cours.

Le cycle de hausse des taux touche à sa fin : des performances attirantes ?

À l’heure où nous écrivons ces lignes, au troisième trimestre 2023, la plupart des grandes banques centrales du monde semblent avoir atteint ou approché la fin de leur cycle de durcissement monétaire.

Le secteur immobilier est très sensible à l’évolution des taux d’intérêt. Dans la plupart des cas, plus les taux d’intérêt sont élevés, plus ses valorisation prévisionnelles sont faibles. Alors que nous approchons de la fin de la hausse des taux, les valorisations prospectives de l’immobilier sont probablement plus proches de leur point bas dans ce cycle, si elles n’ont pas déjà atteint leur creux.

L’histoire suggère qu’il peut y avoir des opportunités dans les FPI après la fin des cycles de hausse des taux. Comme le montre l’Illustration 4 des cycles précédents, les FPI ont surperformé les actions dans les mois qui ont suivi une pause de la Réserve fédérale américaine (Fed).

La réduction de l’endettement permet-elle de saisir de meilleures opportunités ?

Dans le contexte actuel de taux de financement élevés et de taux de vacance supérieurs à la moyenne, il est très important d’évaluer la qualité et les fondamentaux des FPI. Dans l’ensemble, nous avons constaté une tendance à la baisse de l’endettement des FPI cotés en bourse et des niveaux d’endettement inférieurs à leur moyenne historique sur les cinq dernières années et plus. Dans un contexte de taux d’intérêt plus élevés, le fait d’être moins endetté peut accroître sensiblement la stabilité des FPI.

Si les attentes se tournent de plus en plus vers une baisse des taux d’intérêt, celle-ci n’interviendra probablement pas avant 2024. Dans l’intervalle, nous nous attendons à ce que certains FPI (cotés et non cotés) très endettés souffrant de coûts de financement plus élevés soient contraints de vendre des actifs. Les gagnants probables seront les FPI moins endettés qui devraient être mieux positionnés pour profiter des opportunités d’achat.

Les FPI au sein d’un portefeuille

Lors de nos examens des portefeuilles, nous constatons que les clients n’ont pas ou très peu d’exposition aux FPI. Pourtant, il s’agit d’une classe d’actifs qui peut offrir des avantages en termes de diversification et libérer un potentiel d’alpha. Cependant, les FPI ne sont pas tous égaux. La qualité est importante, probablement plus qu’elle ne l’a été au cours de la dernière décennie. Ainsi, les actifs situés dans des endroits attrayants, dans des bâtiments attrayants et efficaces sur le plan énergétique, et dont les coûts de financement sont viables, sont susceptibles d’être gagnants à terme. Le prix de certains de ces actifs ayant subi une correction agressive et excessive, nous pensons que les valorisations actuelles offrent encore des points d’entrée attrayants.

À propos                                          

Le groupe Janus Henderson est un gestionnaire d’actifs mondial de premier plan qui a pour mission d’aider ses clients à définir et à atteindre des résultats financiers supérieurs grâce à une vision différenciée, à un processus d’investissement rigoureux et à un service de premier ordre.

Au 30 juin 2023, les actifs sous gestion de Janus Henderson se montaient à 322 milliards USD environ, ses effectifs étaient de plus de 2 000 collaborateurs et ses équipes étaient réparties dans 24 villes dans le monde. Basée à Londres, la société est cotée au NYSE et à l’ASX.

Source : Janus Henderson Group plc

Carbone 4 et emlyon lancent la chaire « Stratégie en Anthropocène »

emlyon business school et Carbone 4, cabinet de conseil spécialisé dans la décarbonation et l’adaptation au changement climatique, lancent la chaire « Stratégie en Anthropocène » dirigée par Thomas Gauthier. La création de cette chaire confirme le très fort engagement des deux organisations dans le développement d’approches méthodologiques originales et performantes qui outilleront les leaders et dirigeants pour en faire les maitres d’œuvre de la transition.

Une approche renouvelée de la stratégie en Anthropocène

Le dérèglement climatique, l’érosion de la biodiversité et l’appauvrissement des sols sont les symptômes de ce qui est amené à être bientôt reconnu par la communauté scientifique comme une nouvelle époque géologique. Son nom : l’Anthropocène. Sa principale caractéristique : l’avènement de l’être humain comme principale force de changement sur Terre, au moins aussi puissante que les forces géophysiques. Pour la première fois de son histoire, l’humanité se confronte aux limites de son environnement naturel et biophysique.

Pour une entreprise, cette situation inédite conduira, à court ou moyen terme, à des transformations structurelles, parfois brutales et surtout peu prévisibles, de son environnement d’affaires direct, mais aussi plus largement du système socio-économique dans lequel elle évolue (changement des comportements, recomposition des chaines de valeur ou encore évolutions des normes sociales et des institutions). Pour anticiper et se préparer à ces transformations, les approches classiques ne sont plus adaptées. Elles consistent principalement à prolonger ou à infléchir les tendances historiques (« business as usual ») et s’avèrent souvent court-termistes et trop cloisonnées. Par ailleurs, alors que la transition bas carbone est un défi collectif auquel toutes les organisations font face, de telles approches ne permettent pas l’identification des potentielles voies de collaboration entre elles, bien que cela soit essentiel.

Les grands axes de la nouvelle chaire « Stratégie en Anthropocène »

La chaire fondée par emlyon business school et Carbone 4 “Stratégie en Anthropocène” a pour ambition de contribuer à développer un cadre et une méthode de réflexion stratégique à l’épreuve de l’Anthropocène et des limites planétaires, destinés aux entreprises. En pratique, il s’agira de :

  • Conduire un travail de recherche de niveau doctoral autour du leadership stratégique et de la fabrique de coalitions en Anthropocène,
  • Rendre le plus largement possible accessibles les résultats de recherche et les méthodes de réflexion stratégique en Anthropocène par le biais de publications (publications scientifiques, articles destinés aux professionnels, ouvrages) et d’évènements,
  • Concevoir et tester un dispositif pédagogique visant à permettre l’acculturation et la montée en compétences des professionnel.les et des étudiantes et étudiants, puis au-delà à imaginer puis conduire des stratégies à la hauteur des enjeux de l’Anthropocène.

Le sponsor de la chaire pour Carbone 4 est Laurent Morel, associé du cabinet, qui met depuis plusieurs années son expérience de dirigeant au service d’initiatives aidant les entreprises à construire un chemin de transition robuste. Laurent Morel est par ailleurs le Président de l’Institut Français pour la Performance du Bâtiment, une alliance d’acteurs économiques qui s’attachent à mettre en œuvre les moyens d’une transition énergétique réaliste et ambitieuse dans le secteur du bâtiment tertiaire. Il est administrateur du think tank The Shift Project.

Il est accompagné de deux représentants de la Chaire pour Carbone 4, Jacques Portalier, Senior Manager, et Romain Grandjean, Manager.

Pour Laurent Morel, associé de Carbone 4 : « Pour contribuer à la transition, les entreprises ont plus que jamais besoin de se figurer et comprendre quel pourrait être leur rôle, dans un futur indéterminé, mais en cohérence avec les contraintes environnementales. C’est la raison d’être de Carbone 4 que de les y aider. Un important travail méthodologique est en cours et cette Chaire de recherche fondée avec emlyon business school en sera le catalyseur. »

Isabelle Huault & Laurent Morel

Pour Isabelle Huault, Présidente du Directoire et Directrice Générale d’emlyon business school : « La question environnementale est pour emlyon un axe stratégique majeur. Nous nous réjouissons du lancement de cette Chaire avec Carbone 4 qui reflète la mobilisation de toutes nos énergies sur ces enjeux vitaux pour la Planète. Avec la Chaire « Stratégie en Anthropocène », nous sommes pionniers comme nous l’avons été dans l’intégration des thématiques environnementales dans tous les enseignements dispensés à emlyon. »

Pour Thomas Gauthier, Professeur à emlyon et titulaire de la chaire « Stratégie en Anthropocène » :« L’Anthropocène appelle un changement radical de la pensée et de l’action stratégiques ; les entreprises doivent mettre en œuvre des moyens inédits pour percevoir et faire sens du monde qui vient, afin de pouvoir mieux se transformer et contribuer à bâtir des mondes « habitables ».  

À propos de Carbone 4

Carbone 4 accompagne la transformation du monde vers la décarbonation, la préservation de la biodiversité et l’adaptation au changement climatique. Carbone 4 accompagne ses client·es dans la construction de stratégies résilientes et compatibles avec les limites planétaires en mettant à profit son expertise de référence, ses expériences sectorielles et ses méthodologies de pointe.

À propos d’emlyon business school

Fondée en 1872 par la CCI de Lyon, emlyon business school accueille 9 050 étudiantes et étudiants de 125 nationalités sur 6 campus dans le monde (Lyon-Écully, Saint-Étienne, Shanghai, Paris, Bhubaneswar et Mumbai). emlyon s’appuie sur une Faculté de 166 professeures et professeurs-chercheurs internationaux et un réseau de 200 partenaires académiques à travers le globe pour proposer des parcours d’apprentissage d’excellence et ouverts sur le monde. L’École compte une communauté de 41 700 diplômées et diplômés dans 130 pays. Société à Mission depuis juillet 2021, emlyon a pour raison d’être de : « former et accompagner tout au long de leur vie des personnes éclairées qui transforment les organisations avec efficacité pour une société plus juste, solidaire et respectueuse de la planète ». Sa pédagogie early makers relie étroitement action et réflexion. Elle place l’hybridation des compétences et la responsabilité sociale au cœur de ses programmes de formation pour faire se rencontrer le meilleur des mondes socio-économique et académique.

Lancement de la 3e édition de TRANSITIONS

À l’occasion de la parution de “Modèles et données pour l’environnement”, le troisième opus de la revue Transitions, l’École des Ponts ParisTech organise un évènement de lancement autour de trois tables rondes le 26 octobre en présence des contributeurs de ce dernier numéro.

Transitions interroge l’impact des sciences des données et de la simulation numérique sur trois des grands défis qui caractérisent la transition écologique : la mobilité et les transports, le climat et l’environnement, la production et l’acheminement de l’énergie.

« La planète se réchauffe et la responsabilité humaine est au cœur de la crise. Les sciences et en particulier, les sciences du numérique ont leur rôle à jouer dans ce contexte à la fois pour affiner et conforter le diagnostic, comprendre les mécanismes en jeu, anticiper les conséquences parfois catastrophiques mais aussi pour proposer de nouvelles manières de produire et consommer de l’énergie, de se déplacer, de se nourrir, en bref, d’interagir avec notre environnement de manière plus respectueuse et durable » précisent Tony Lelièvre, chercheur en mathématiques appliquées, directeur du laboratoire CERMICS et David Picard, chercheur en informatique, laboratoire d’informatique Gaspard-Monge (LIGM), les deux coordinateurs scientifiques de ce nouveau numéro

Programme de l’événement :

  • 8h30-9h : accueil
  • 9h30 – 10h30 : Table ronde 1. Transport
  • 10h30 – 11h30 : Table ronde 2. Climat
  • 11h45 – 12h45 : Table ronde 3. Énergie
  • 12h45 – 13h00 : Conclusion

Stabilisation des données chinoises et accélération des mesures politiques

Le lent désendettement du secteur immobilier pèse encore sur le sentiment à l’égard des marchés actions chinois, mais le large éventail de mesures de relance du gouvernement commence à se refléter dans les dernières données, et les investisseurs devraient se positionner en anticipation d’un changement de sentiment.

  • La série de mesures de relance commence à contrer la pression déflationniste.
  • L’indice PMI, les échanges commerciaux, l’inflation, le crédit et les ventes au détail se sont tous stabilisés.
  • La domination des VE et la percée des puces symbolisent la croissance économique sous-jacente.

Le changement de politique favorable à la croissance commence à porter ses fruits

Un nombre record de voyageurs a transité par les aéroports, les hôtels et les gares de Chine pendant les vacances de la fête nationale au cours de la première semaine d’octobre 2023. Le nombre de passagers intérieurs en Chine s’élevait à 71,4 millions pour le transport ferroviaire et à 8,3 millions pour le transport aérien au cours des quatre premiers jours de la semaine d’or qui dure huit jours, soit une hausse de 25,7 % et de 11,4 % respectivement par rapport à 2019.

À l’inverse de cette image de l’économie chinoise, le lent désendettement du secteur immobilier, après une décennie et demie d’excès, pèse sur le sentiment. La situation est contrastée, mais nous pensons que les investisseurs devraient tenir compte de l’amélioration progressive et envisager de saisir les opportunités d’investissement à mesure que l’économie dans son ensemble se stabilise.
La bonne nouvelle est que les ventes au détail sont stables et que le secteur manufacturier chinois a rebondi en septembre avec un indice PMI de 50,2, entrant ainsi dans la zone d’expansion pour la première fois depuis le mois d’avril, tandis que l’indice PMI non manufacturier a progressé à 51,7, ce qui indique également une croissance.

Les données de l’indice PMI en septembre ont montré une hausse des prix des intrants et des extrants, ce qui indique que les mesures d’assouplissement pourraient déjà porter leurs fruits. C’est un signe encourageant suggérant que les changements de politique progressifs produisent leurs effets et que l’objectif de croissance de 2023 fixé à « environ 5 % » n’est pas hors de portée.

Le déploiement de la politique s’accélère

La Chine accélère la mise en œuvre des divers changements de politique sectoriels et ciblés pour soutenir la croissance. Les mesures prises depuis le mois d’août sont résumées ci-dessous. Nous pensons que les autorités chinoises ressentent également des pressions pour maintenir les niveaux d’emploi et lutter contre le chômage des jeunes. Chaque baisse d’un point de la croissance du PIB se traduit par une perte significative d’emplois, ce qui peut avoir un impact sur les salaires, le revenu et le sentiment des consommateurs.

Immobilier

Shanghai, Pékin, Shenzhen et Guangzhou ont assoupli les critères d’identification des prêts hypothécaires, ce qui permet aux acheteurs potentiels d’obtenir plus facilement de meilleures conditions. Des mesures d’assouplissement en matière de prêts hypothécaires ont été prises à l’échelle nationale, tant pour les résidences principales que pour les résidences secondaires, notamment la réduction des ratios d’acompte et des taux hypothécaires. Des incitations fiscales ont également été mises en place, telles que l’augmentation des abattements de l’impôt sur le revenu des personnes physiques pour l’éducation et la prise en charge des enfants, afin d’alléger la pression financière qui pèse sur les acheteurs potentiels de biens immobiliers. Guangzhou, une ville de 1er rang, a levé les restrictions à l’achat dans deux districts secondaires en septembre.

Dette des gouvernements locaux

Un autre problème structurel est le niveau d’endettement des gouvernements locaux qui empêche la transmission d’une politique budgétaire expansionniste. En septembre, la Mongolie intérieure a émis des obligations de refinancement pour rembourser les dettes contractées auprès des entreprises. Cette solution pourrait servir de modèle à d’autres provinces et faire l’objet d’un examen plus approfondi en tant que solution globale potentielle au cours du quatrième trimestre.

Marchés des capitaux

Les mesures visant à stimuler les marchés des capitaux comprennent la réduction de moitié du droit de timbre sur les transactions boursières, la réduction des ratios de marge pour les transactions sur marge, ainsi que le ralentissement du rythme des introductions en bourse.

Secteur privé

Le secteur privé bénéficie d’un répit par rapport à la pression réglementaire, avec des signes de détente dans des secteurs tels que les technologies de l’Internet. Les « trois grandes montagnes » auxquelles sont confrontés les citoyens chinois moyens – le secteur immobilier, l’éducation et la santé – ne font plus l’objet d’une surveillance réglementaire aussi étroite que dans les années précédentes. La prochaine introduction en bourse du groupe logistique Cainiao, qui constitue la plus importante de l’année au niveau mondial, est également un signe d’encouragement pour les entreprises du secteur privé.

Politique monétaire

La politique monétaire de la Chine devrait être accommodante à l’avenir, contrairement aux États-Unis et à l’Europe qui sont confrontés à des banques centrales offensives et à un durcissement rapide des conditions de crédit. La Banque populaire de Chine (PBoC) a abaissé ses taux directeurs en août, réduisant plus tôt que prévu le taux de la facilité de prêt à moyen terme (MLF) à un an de 15 pb à 2,5 %. Elle a également procédé à une réduction de 10 pb du taux préférentiel de prêt à un an (LPR) et à une réduction de 25 pb du taux de réserves obligatoires (RRR).

Percée technologique de la Chine et signes de dégel dans les relations entre les États-Unis et la Chine

Le principal frein au changement du sentiment à l’égard du marché actions chinois, outre le marché immobilier, a été la détérioration constante des relations entre les États-Unis et la Chine. Les investisseurs craignent que les progrès technologiques de la Chine ne soient paralysés par des sanctions commerciales, ce qui ne semble pas être le cas jusqu’à présent.

La percée de Huawei dans le secteur des semi-conducteurs témoigne de la volonté de la Chine de devenir autosuffisante dans cette technologie essentielle, malgré les restrictions imposées par les États-Unis. La part de marché croissante du pays dans le secteur des véhicules électriques (VE), qui dépasse le Japon en tant que premier exportateur de voitures, pourrait également inciter les investisseurs à réévaluer les perspectives de la Chine.

En outre, les relations officielles entre les États-Unis et la Chine se sont légèrement améliorées, avec la mise en place de groupes de travail sur les questions économiques et financières, en vue de faciliter les communications en matière de politique.

Le marché actions reste calme, mais des catalyseurs potentiels se profilent à l’horizon

Parmi les principaux catalyseurs potentiels du marché qu’il faut surveiller figurent les données du marché immobilier qui reflètent la confiance des acheteurs, la troisième session plénière du Parti communiste chinois (probablement prévue en novembre) qui portera sur les politiques et les réformes économiques, et le sommet de l’APEC qui réunira Xi Jinping et Joe Biden à San Francisco en novembre.

Nous pensons qu’un nouvel assouplissement de la politique en matière budgétaire et en matière de logement est probable, tandis que les mesures de politique monétaire dépendront des données, à mesure que l’économie se prépare pour une reprise plus durable.
Le sentiment du marché a été au plus bas, mais l’amélioration continue des données pourrait conduire à un rebond du marché actions chinois, en particulier dans le contexte saisonnier favorable du quatrième trimestre. Dans le cadre de nos stratégies spécifiques à la Chine, nous continuons de privilégier des thèmes comme l’économie verte, l’innovation technologique et la mise à niveau technologique de la base industrielle de la Chine.

La tendance des bénéfices est restée modérée, mais une reprise des bénéfices constituerait un catalyseur majeur pour les marchés actions chinois, et les investisseurs à long terme devraient se positionner en anticipation d’une telle reprise.

À propos de Robeco 

Robeco est un spécialiste international de la gestion d’actifs. L’entreprise fondée en 1929 est basée à Rotterdam, aux Pays-Bas, et compte 16 bureaux dans le monde entier. Leader mondial de l’investissement durable depuis 1995, son intégration de recherches durables, fondamentales et quantitatives lui permet d’offrir aux investisseurs institutionnels et privés une vaste gamme de stratégies d’investissement actives couvrant un large éventail de classes d’actifs. Au 31 décembre 2022, Robeco avait 171 milliards d’euros d’actifs sous gestion, dont 168 milliards intégrant les critères ESG. Robeco est une filiale d’ORIX Corporation Europe N.V.

Chiffres clés sur les énergies renouvelables

La dernière édition des Chiffres clés sur les énergies renouvelables vient de paraître !

Très diverses, les énergies renouvelables en France regroupent une dizaine de filières.
Quelles sont les filières qui se développent le plus ? Le bois-énergie et l’hydraulique sont les plus développées, mais l’éolien et les pompes à chaleur sont parmi celles qui progressent le mieux ces dernières années.
Comment évolue la production d’énergie de sources renouvelables ? En croissance régulière depuis plusieurs années, les énergies renouvelables représentent 14,0 % de la consommation d’énergie primaire française en 2022, contre 8,8 % dix ans plus tôt. Leur poids dans l’économie française augmente : en 2020, elles représentent 10,8 Md€ d’investissements et 85 000 emplois en équivalent temps plein.
Comment la France se situe par rapport à ses objectifs et ses voisins européens ? Selon les règles de calcul européennes, la part des énergies renouvelables atteint 20,7 % de la consommation finale brute d’énergie en 2022. En 2021, la France se situait à la 14e position de l’Union européenne pour cet indicateur. En niveau absolu, la France est le deuxième producteur européen de biomasse, d’hydroélectricité, de déchets renouvelables et de géothermie.

Principaux résultats

La consommation et la production d’énergies renouvelables en France

En 2022, les énergies renouvelables représentent 14,0 % de la consommation d’énergie primaire française. Cette part est en progression régulière depuis une dizaine d’années. La croissance importante de la production primaire d’énergies renouvelables depuis 2005 (+ 75 %) est principalement due à l’essor des biocarburants, des pompes à chaleur, de la filière éolienne et de la filière photovoltaïque. Calculée selon les règles de la directive européenne (UE) 2018/2001, dite RED II, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie française atteint 20,7 % en 2022.

Les énergies renouvelables dans l’économie française

En 2020, 10,8 milliards d’euros d’investissements et 85 000 emplois en équivalent temps plein sont liés aux énergies renouvelables. Les soutiens publics à leur déploiement représentent, en 2021, une dépense de l’ordre de 4,3 milliards d’euros pour l’État, qui finance en outre de la R&D dans ce domaine à hauteur de 188 millions d’euros.

Les différentes filières d’énergies renouvelables en France

Les énergies renouvelables en France se répartissent en une dizaine de filières, développées à plus ou moins grande échelle selon les régions. La production de certaines filières peut varier fortement sans possibilité de contrôle du fait de la pluviométrie, de l’ensoleillement ou du vent. Le climat a en outre un impact important sur la consommation d’énergie, en particulier sur celle de biomasse, principalement utilisée pour le chauffage.

La place de la France en matière d’énergies renouvelables en Europe et dans le monde

La France est le deuxième producteur primaire d’énergies renouvelables en Europe en 2021, derrière l’Allemagne. Elle est première pour les pompes à chaleur et deuxième pour l’hydroélectricité, la biomasse solide, les déchets renouvelables et la géothermie. En classant les 27 pays de l’Union européenne selon la part de leur consommation finale brute d’énergie produite à partir de sources renouvelables, au sens de la directive européenne RED II, la France occupe la 14e position en 2021.

Énergies renouvelables (EnR)

Énergies dérivées de processus naturels en perpétuel renouvellement, notamment celles d’origine solaire, éolienne, hydraulique, géothermique ou végétale (bois, biocarburants etc.). On distingue ainsi parmi les sources d’énergies renouvelables, le soleil (photovoltaïque ou thermique), le vent (éolienne), l’eau des rivières et des océans (hydraulique, marémotrice etc.), la biomasse, qu’elle soit solide (bois et déchets d’origine biologique), liquide (biocarburants) ou gazeuse (biogaz) ainsi que la chaleur de la terre (géothermie) et celle extraite par des pompes à chaleur.