Allemagne : un plan ambitieux pour la décarbonation de son industrie lourde

Industrie lourde
Industrie lourde

L’Allemagne lance un important plan de décarbonation pour son industrie lourde, visant la neutralité carbone d’ici 2045. Ce programme, nommé “contrat carbone pour la différence”. Compense les coûts supplémentaires des entreprises adoptant des méthodes de production plus propres. Cela survient alors que les entreprises font face à des menaces de délocalisation en raison de la hausse des prix de l’énergie après la guerre en Ukraine.

L’Allemagne lance un plan de soutien à la décarbonation de son industrie lourde

L’Allemagne a lancé un programme majeur visant à soutenir la transformation de son industrie lourde dans le cadre de ses efforts pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2045. Intitulé “contrat carbone pour la différence”, ce plan, d’un montant de plusieurs dizaines de milliards d’euros, est unique en Europe. Il vise à compenser les coûts supplémentaires encourus par les entreprises qui adoptent de nouveaux procédés de production moins polluants. Le ministre de l’Économie, Robert Habeck, a souligné l’importance de maintenir la production en Allemagne. Tout en respectant les objectifs climatiques.

Les entreprises les plus énergivores, telles que celles opérant dans le verre, le métal, le papier, l’acier ou l’aluminium, sont éligibles pour soumettre leurs projets de transformation à l’État. Qui sélectionnera les plus ambitieux sur le plan environnemental et les plus économiques. Un contrat sur 15 ans sera signé avec les entreprises sélectionnées. Stipulant que si la production issue des nouvelles technologies devient plus rentable que la production conventionnelle au cours de cette période. Les entreprises devront rembourser une partie des aides reçues de l’État.

La première phase du programme prévoit une enveloppe de 4 milliards d’euros. Suivie d’un deuxième appel d’offres à l’automne pour un montant de 19 milliards d’euros. La sidérurgie, responsable de 6% des émissions de gaz à effet de serre du pays, est particulièrement ciblée par ce programme.

Décarbonation industrielle en Allemagne : lutte contre la délocalisation et soutien de l’État

De nombreuses entreprises allemandes sont confrontées à la menace de délocalisation. Alors que l’Allemagne s’efforce de décarboner son important secteur industriel. Cette initiative survient alors que les prix de l’énergie ont grimpé après la guerre en Ukraine. Privant l’Allemagne de gaz russe bon marché. Face à cela, certaines entreprises peinent à maintenir leur rentabilité, surtout par rapport à leurs concurrentes américaines bénéficiant du programme de subventions IRA de l’administration Biden.

Le mécanisme allemand est considéré comme une réponse adéquate à cette situation par Robert Habeck, tandis que Siegfried Russwurm, président du lobby industriel BDI, souligne l’importance du soutien de l’État pour les projets de décarbonation des entreprises. Selon l’ONG Agora Energiewende, l’Allemagne doit mener une offensive d’investissements pour atteindre ses objectifs climatiques.

A lire aussi : Shell révise ses objectifs climatiques

Shell révise ses objectifs climatiques

Shell
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Shell, géant pétrolier anglo-néerlandais, a revu à la baisse ses objectifs climatiques pour 2030 et a supprimé ceux pour 2035. Cette décision, prise après celle de BP, reflète un recentrage sur la valeur plutôt que sur les volumes. Avec notamment un retrait de la vente directe aux particuliers en Europe. Malgré cette révision, Shell maintient ses engagements pour réduire ses émissions de scopes 1 et 2. Affirmant qu’ils sont alignés sur les objectifs de l’Accord de Paris. Cette décision délicate illustre les tensions entre la demande d’amélioration des rendements financiers des actionnaires. Et la nécessité de poursuivre la transition énergétique.

Shell ajuste ses objectifs climatiques à la baisse

Shell a annoncé une révision de ses objectifs climatiques. Avec une diminution de son objectif de réduction de l’intensité carbone de son portefeuille pour 2030, passant de 20% à une fourchette de 15% à 20% par rapport à 2016. De plus, l’objectif de réduction de l’empreinte carbone de 45% d’ici 2035 a été supprimé.

Le défi de l’équilibre entre performance financière et responsabilité environnementale

Cette décision découle d’un recentrage de Shell sur la valeur plutôt que sur les volumes, avec notamment un retrait de la vente directe aux particuliers en Europe. Malgré cette révision, Shell maintient ses objectifs de réduction des émissions de scopes 1 et 2, affirmant qu’ils sont compatibles avec les objectifs de l’Accord de Paris.

Pression des actionnaires et enjeux climatiques : le dilemme de Shell

Cette décision est le résultat d’un équilibre délicat entre les exigences des actionnaires pour de meilleurs retours sur investissement et la pression pour maintenir le cap sur la transition énergétique. Des groupes d’actionnaires comme Follow This réagissent vivement, accusant Shell de vouloir prolonger sa dépendance aux combustibles fossiles.

Pour approfondir la lecture, lisez aussi : Earth Action Report : priorités et solutions pour un avenir durable

Émission réussie d’un Green Bond par SNCF

Green Bond SNCF
Green Bond SNCF

Le groupe SNCF a émis avec succès un Green Bond de 1 milliard d’euros sur 10 ans. Avec un coupon de 3,125%. Cette émission, réalisée par la holding SNCF SA, vise à financer des projets conformes au cadre des Green Securities Framework. C’est la deuxième émission de l’année dans un format écologique, illustrant l’engagement du groupe envers l’ISR. L’obligation a été bien accueillie par les investisseurs internationaux. Avec un taux de 3,157% et un carnet de commandes dépassant les 4 milliards d’euros.

Le groupe SNCF émet avec succès un Green Bond de 1 milliard d’euros

Le groupe SNCF a réussi à émettre avec succès un nouveau Green Bond de 1 milliard d’euros sur 10 ans. Cette émission, lancée le mardi 12 mars par la holding SNCF SA, notée Aa3 / AA- / AA- (Moody’s / S&P / Fitch). Offre un coupon de 3,125% et arrivera à échéance le 25 mai 2034. Les banques arrangeuses, notamment Bank of America, Goldman Sachs, ING, J.P. Morgan, Natixis et Natwest Markets, ont participé à cette opération. Les fonds récoltés financeront des investissements conformes au cadre des Green Securities Framework du groupe SNCF.

Il s’agit de la deuxième émission publique de l’année, après celle de 100 millions de francs suisses sur 15 ans. Toutes deux réalisées dans un format écologique, démontrant ainsi l’engagement du groupe en faveur de l’Investissement Socialement Responsable (ISR). L’objectif à long terme du groupe est de financer 100% de ses activités (à court et long terme) de manière durable d’ici 2025.

Succès de l’émission d’obligation du groupe SNCF

L’obligation a été émise avec un taux de 3,157%. Soit une marge de +39 points de base par rapport aux Obligations Assimilables du Trésor (OAT) arrivant à échéance en mai 2034. Il s’agit de la marge la plus étroite obtenue sous la signature SNCF SA pour une émission publique de 10 ans depuis la mise en œuvre de la réforme ferroviaire de 2020. L’opération a été très bien accueillie par la communauté des investisseurs internationaux, avec un carnet de commandes dépassant les 4 milliards d’euros et la participation de 105 investisseurs.

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Fidelity International : ses votes pour l’AG européenne 2024

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Fidelity International dévoile ses priorités de vote pour les AG européennes, axées sur le climat, la déforestation et la rémunération équitable. Emilie Goodall souligne l’importance de l’engagement actif pour promouvoir le changement durable.

Fidelity International dévoile ses priorités de vote pour la saison des AG européennes 2024

Paris, 14 mars 2024 : Dans le cadre de son engagement continu envers la durabilité, Fidelity International (“Fidelity”) expose aujourd’hui ses principales considérations de vote alors que la saison des AG européennes commence : lutter contre le changement climatique, s’attaquer à la déforestation et garantir des structures de rémunération équitables et transparentes.

Le vote lors des assemblées générales des actionnaires est peut-être le moyen le plus direct pour un investisseur de faire entendre sa voix et d’exercer une gestion responsable. Mais la transition vers un environnement d’entreprise plus durable est complexe, c’est pourquoi Fidelity croit en la combinaison de l’engagement d’entreprise de bas en haut, de l’engagement thématique de haut en bas, et de la gestion de la gouvernance du système pour influencer un changement positif.

Les considérations de vote de cette année complètent donc les quatre thèmes systémiques identifiés par Fidelity en début d’année pour aider à orienter l’approche d’engagement de l’entreprise, en mettant l’accent sur la perte de biodiversité, le changement climatique, une gouvernance solide et efficace, et les disparités sociales.

Examen attentif de Fidelity International des packages de rémunération

En 2023, Fidelity s’est principalement concentré sur l’adéquation entre la rémunération des cadres dirigeants et les conditions de travail du personnel. Alors que les pressions inflationnistes mondiales se relâchent et que le coût de la vie diminue, les entreprises pourraient négliger l’équité salariale interne au profit de la compétitivité. Fidelity continuera de soutenir des structures de rémunération équitables et transparentes, incitant les hauts dirigeants à mettre en œuvre la stratégie de l’entreprise tout en tenant compte des intérêts des actionnaires.

S’attaquant au changement climatique

Dans le cadre de l’ambition de Fidelity International d’atteindre la neutralité carbone dans l’ensemble de ses portefeuilles d’investissement d’ici 2050, notamment en réduisant de moitié l’empreinte carbone de ses portefeuilles d’ici 2030, et de sortir des investissements dans le charbon thermique d’ici 2030 dans les pays de l’OCDE et dans le reste du monde d’ici 2040, Fidelity continue de renforcer son approche pour lutter contre le changement climatique.

Fidelity votera contre les administrateurs des entreprises qui ne répondent pas à ses attentes minimales en matière de gouvernance, de politiques et de divulgations en matière de changement climatique. Les plans de transition climatique et les propositions d’actionnaires sur le climat resteront sous les feux des projecteurs, et Fidelity continuera d’utiliser ses votes pour encourager les entreprises à adopter des stratégies de décarbonisation qui soutiennent une transition crédible vers la neutralité carbone.

Lutte contre la déforestation

En tant que signataire de l’engagement Finance for Biodiversity et membre fondateur, Fidelity s’est engagé à protéger et à restaurer la nature grâce à ses activités de financement et à ses investissements, et lors de la COP26 en 2021, Fidelity International a rejoint plus de 30 institutions financières, représentant désormais plus de 8,5 billions de dollars d’actifs sous gestion, en tant que signataire de l’Initiative d’action de la finance sectorielle contre la déforestation (FSDA).

Après la publication de sa feuille de route Nature à la fin de l’année dernière, cette année, Fidelity commencera à voter contre les entreprises des secteurs à haut risque qui ne répondent pas à ses normes minimales en matière de pratiques et de divulgations liées à la déforestation.

Engagement actif pour des pratiques commerciales durables

Emilie Goodall, qui occupe le poste de responsable de la gestion active pour l’Europe chez Fidelity International, exprime : “En tant que gestionnaire d’actifs guidé par la recherche, nous sommes convaincus que l’engagement actif est un moteur positif pour favoriser des pratiques commerciales durables. Le vote représente un outil puissant de changement, et alors que la saison des assemblées générales débute en Europe, il est primordial pour nous de réaffirmer nos intentions de vote sur les questions que nous jugeons essentielles à aborder pour l’année à venir.

“Cependant, les statistiques de vote à elles seules ne reflètent que les moyens, et non les résultats finaux. Nous pensons qu’en tant qu’industrie, nous devons évoluer vers un suivi des résultats de l’engagement, en évaluant les progrès accomplis au-delà du vote, conformément aux attentes des actionnaires qui sont clairement et régulièrement communiquées. Dans cette optique, nous avons mis à l’essai une approche améliorée de suivi de l’engagement, visant à mieux saisir et surveiller notre activité d’engagement continue au niveau des entreprises sous-jacentes, en particulier en ce qui concerne nos engagements thématiques.
Cette démarche intègre une variété d’outils d’engagement afin de promouvoir un changement concret – par exemple, en plus de l’engagement continu en coulisses avec toutes les entreprises dans lesquelles nous investissons, nous dialoguons également avec les décideurs politiques et participons à d’autres initiatives de collaboration dans le but d’influencer positivement le changement à l’échelle du système.”

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Ring Capital lance Ring Africa et nomme Elisabeth Moreno

Finance responsable
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Ring Capital présente Ring Africa, son nouveau fonds d’investissement à impact pour les startups en Afrique de l’Ouest francophone. Avec un objectif de 50 millions d’euros. En partenariat avec Mstudio, un acteur local. Et une équipe dédiée sur place, Ring Africa sera présidé par Elisabeth Moreno, nouvelle présidente du Conseil d’Administration de Ring Capital.

Ring Capital lance Ring Africa pour soutenir les startups à impact en Afrique de l’Ouest francophone

Dans le prolongement de son engagement en faveur de l’entrepreneuriat durable. Ring Capital franchit une nouvelle étape avec le lancement de Ring Africa. Un fonds d’investissement dédié aux jeunes startups en Afrique de l’Ouest francophone. Doté d’une enveloppe initiale de 50 millions d’euros. Ce fonds ambitionne d’accompagner la forte dynamique de l’entrepreneuriat à impact dans la région, où seulement 8% des fonds levés en Afrique sont actuellement concentrés.

Ring Africa cible spécifiquement les start-ups en early-stage (pre-seed/seed et Serie A) et met l’accent sur des solutions innovantes répondant aux défis socio-économiques et environnementaux du continent. Tels que l’accès à l’économie formelle, l’adaptation au changement climatique, ou encore le développement d’une agriculture et d’une consommation durables. En outre, le fonds s’engage à intégrer une méthodologie d’impact éprouvée. Conforme aux Objectifs de Développement Durable des Nations Unies (ODD), afin d’amplifier l’impact positif de ses investissements. Cette initiative vise à soutenir activement la nouvelle génération d’entrepreneurs en Afrique. Favorisant ainsi l’émergence de solutions durables et contribuant à l’amélioration des conditions de vie sur le continent.

Ring Africa s’implante localement en Afrique de l’Ouest avec un partenariat stratégique avec Mstudio

Pour mieux appréhender l’écosystème startup en Afrique et identifier les initiatives à fort impact. Ring Africa opte pour une double présence locale en partenariat avec Mstudio. Ce premier startup studio d’Afrique francophone, spécialisé dans le mobile, vise à révolutionner l’économie informelle de la région en lançant des startups en collaboration avec les meilleurs entrepreneurs.

Le partenariat entre Ring Africa et Mstudio repose sur une vision commune de l’impact en Afrique francophone. Et une confiance mutuelle entre les deux entités, renforcée par une équipe d’investissement dédiée basée à Abidjan. En outre, les startups soutenues par Ring Africa bénéficieront du mentorat de deux entrepreneurs africains chevronnés. Ainsi que du solide réseau international d’investissement à impact de Ring Capital, garantissant un accompagnement complet pour leur développement.

Elisabeth Moreno, ancienne ministre, prend la présidence du conseil de Ring Capital

Ring Capital annonce la nomination d’Elisabeth Moreno, ancienne ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances. En tant que présidente de son conseil d’administration. Ainsi, forte de son expérience dans l’écosystème entrepreneurial et de sa connaissance approfondie de l’Afrique en tant qu’ancienne présidente d’HP Afrique. Elisabeth Moreno dirigera la croissance de Ring Capital et supervisera le développement de Ring Africa, dont elle occupe également la présidence du Conseil d’Administration.

Nicolas Celier, cofondateur de Ring Capital, exprime sa satisfaction quant à cette collaboration : « Nous sommes ravis d’accueillir Elisabeth Moreno au sein de notre équipe. Avec son engagement en faveur de l’écologie, de la féminisation et de l’inclusion, nous sommes convaincus qu’elle accélérera notre impact ».

De son côté, Elisabeth Moreno partage sa vision : « Ring Africa est une opportunité pour contribuer à l’avenir de l’Afrique et de l’Europe. Je suis fière de rejoindre Ring Capital pour promouvoir des solutions locales et durables, et participer à la création d’une nouvelle génération de leaders ».

Elisabeth Moreno possède un parcours professionnel remarquable. D’origine cap-verdienne, elle a immigré en France à l’âge de sept ans, où elle a poursuivi ses études et s’est lancée dans une carrière dans le monde des affaires. Elle a occupé des postes de direction chez des géants comme France Telecom, Dell, Lenovo et HP. Son expertise dans la gestion internationale des affaires lui a valu une reconnaissance mondiale. En juillet 2020, Elisabeth Moreno a été nommée Ministre française de l’Égalité entre les femmes et les hommes. De la Diversité et de l’Égalité des chances, où elle a œuvré pour promouvoir l’égalité des sexes et l’inclusion sociale.

A propos

Ring Capital est un écosystème d’investissement à impact soutenant les entrepreneurs confrontés aux défis sociaux et environnementaux. Il opère à travers trois véhicules d’investissement et un fonds philanthropique, couvrant une gamme de stades de développement des entreprises. Les fondateurs, Geoffroy Bragadir et Nicolas Celier. Sont épaulés par une équipe d’investissement diversifiée, soutenue par des partenaires opérationnels et une communauté d’experts. Les fonds sont issus d’acteurs institutionnels et d’investisseurs privés.

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Baisse de la production industrielle

production industrielle
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En janvier, la production industrielle en France a enregistré une forte baisse, indiquant un début de trimestre plus difficile que prévu et suggérant une perspective de croissance économique décevante pour le PIB. Cependant, un rebond de la production industrielle est prévu dans les mois à venir.

Baisse inattendue de la production industrielle en France

La production industrielle en France a connu une chute plus importante que prévu en janvier, avec une baisse de 1,6 % pour la production manufacturière et de 1,1 % pour l’ensemble du secteur. Ces chiffres marquent un repli significatif par rapport aux attentes, tandis que les données révisées de décembre ont également été revues à la baisse. Cette baisse généralisée de l’activité signale un début de trimestre difficile et laisse présager une croissance économique décevante pour le PIB du premier trimestre.

Prévision d’un redressement progressif

Malgré ces chiffres alarmants, les enquêtes indiquent un potentiel de redressement progressif de la production industrielle dans les mois à venir. Bien que la confiance reste faible, des signes positifs émergent, notamment une stabilisation des carnets de commandes et une réduction des stocks. Cependant, cette reprise devrait être graduelle et ne devrait avoir un impact significatif sur la croissance du PIB qu’au deuxième trimestre. La perspective pour l’année reste modérée, avec une croissance attendue autour de 0,5 % en raison du faible début d’année, suivie d’une accélération vers 1,3 % en 2025.

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Analyse Morningstar : gérantes de fonds Européens

Commission Européenne
Commission Européenne

Etude Morningstar : Mises en lumière des femmes gérantes de portefeuille influentes dans les fonds européens, en prévision de la Journée internationale des femmes. Malgré leur talent, la présence des femmes reste limitée dans ce domaine.

Analyse des gérantes de fonds Européens : étude Morningstar

L’équipe de recherche de Morningstar évalue les produits d’investissement en se basant sur trois critères. L’équipe, le processus et la société. Ces critères, associés à l’analyse des frais, sont utilisés pour déterminer le Morningstar Medalist Rating. Dans cette étude, l’accent est mis sur le critère de l’équipe.

Parmi les 616 fonds gérés activement au Royaume-Uni et en Europe, notés au-dessus de la moyenne ou élevés sur le critère de l’équipe, 28% ont une femme gérante. Seuls 19 % de ces fonds sont dirigés par des femmes, la plupart adoptant une approche collaborative. Les analystes de Morningstar mettent en lumière trois gérantes particulièrement remarquables :

  • Marie-Anne Allier, chez Carmignac, gérante du fonds Carmignac Portfolio Sécurité Investment Growth
  • Louisa Lo, chez Schroders, gérante de différents fonds d’actions asiatiques/chinoises, dont le fonds Schroder ISF Greater China Investment Growth
  • Sonali Pier, chez Pimco, gérante du fonds Pimco GIS Diversified Income Investment Growth

Pour plus de détails et la liste complète des gérantes notées au-dessus de la moyenne ou élevées, consultez le rapport complet.

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Croissance des semi-conducteurs dans les marchés émergents

semi-conducteurs
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Dans ce contexte, l’analyse actuelle met en lumière trois aspects clés : le dynamisme du secteur des semi-conducteurs, les défis rencontrés par le secteur des véhicules électriques et l’investissement en Égypte. En février, les semi-conducteurs ont enregistré une croissance significative, portée par l’optimisme pour les puces d’intelligence artificielle.

Pendant ce temps, les véhicules électriques font face à des obstacles, mais le marché reste optimiste quant à une baisse des coûts des intrants. Parallèlement, l’Égypte cherche à renforcer son économie avec un programme de prêt étendu et un investissement important des Émirats arabes unis. En outre, la volatilité des marchés émergents souligne l’importance de la concentration sur les fondamentaux et une vision à long terme.

Analyse actuelle : secteur des semi-conducteurs, véhicules électriques et investissement égyptien

En février, le secteur des semi-conducteurs a progressé de 10 %, porté par l’optimisme pour les puces d’IA. Les véhicules électriques font face à des défis, mais l’optimisme persiste pour une baisse des coûts des intrants. Parallèlement, l’Égypte prévoit d’augmenter son programme de prêt auprès du FMI, tandis qu’un investissement des EAU vise à stimuler l’économie égyptienne.

Dynamisme du secteur des semi-conducteurs

En février, le secteur des semi-conducteurs, symbolisé par l’indice des semi-conducteurs de Philadelphie, a progressé de 10 %. Cette croissance reflète un regain d’optimisme envers les puces d’intelligence artificielle (IA) et leurs applications. Bien que cette tendance ne soit pas garantie de se répéter en mars, le sentiment général reste positif. Nous anticipons une reprise de la demande de semi-conducteurs pour l’année 2024.

Défi pour les véhicules électriques (VE)

Malgré une croissance rapide en 2023, le secteur des véhicules électriques a récemment subi des pressions. Les préoccupations concernant les prix aux États-Unis et l’anxiété irrationnelle liée à l’autonomie ont entraîné une baisse des investissements et des prévisions de ventes pour 2024. Cependant, sur le long terme, nous demeurons optimistes, anticipant une baisse des coûts des intrants, notamment des batteries, améliorant ainsi la compétitivité par rapport aux véhicules à moteur à combustion interne.

Investissement égyptien

L’Égypte, confrontée à des défis économiques dus aux flux de réfugiés de Gaza et aux attaques dans la mer Rouge, devrait prolonger et potentiellement augmenter son programme de prêt de 3 milliards de dollars auprès du Fonds monétaire international. Parallèlement, un investissement de 35 milliards de dollars des Émirats arabes unis dans la zone côtière méditerranéenne égyptienne de Ras El-Hekma vise à doubler les arrivées de touristes étrangers d’ici 2030. Bien qu’une dévaluation potentielle du taux de change soit envisagée, cet investissement renforce la confiance dans les perspectives économiques à long terme de l’Égypte.

Perspectives d’investissement

La récente volatilité des marchés émergents souligne l’importance de se concentrer sur les fondamentaux plutôt que sur les fluctuations à court terme. Bien que les réinvestissements puissent impacter les flux de trésorerie à court terme, sur le long terme, ils peuvent stimuler la croissance. En tant qu’investisseurs actifs, il est crucial de saisir les opportunités offertes par ces fluctuations et d’ajuster l’exposition en conséquence.

La stratégie consiste à réduire l’exposition aux actions surévaluées, même si cela implique de sacrifier des gains immédiats pour préserver le capital à long terme. Les décisions sont basées sur l’évaluation des avantages concurrentiels d’une entreprise et de sa politique de réinvestissement des bénéfices.

L’expertise repose sur une expérience mondiale, permettant de comprendre les modèles économiques émergents et de différencier les tendances cycliques des tendances structurelles, tout en restant réactifs aux fluctuations du marché.

Revue de marché de février 2024

Les marchés émergents ont enregistré une performance solide en février, surpassant les marchés développés. L’indice MSCI Marchés émergents a progressé de 4,78 %, tandis que l’indice MSCI Monde a augmenté de 4,28 %. En Asie, la Chine a mené la hausse, stimulée par des efforts visant à stabiliser son marché boursier et des projets de développement approuvés par les autorités. À Taïwan et en Corée du Sud, le secteur des semi-conducteurs a connu un rallye, soutenu par les perspectives optimistes de croissance et la demande croissante d’intelligence artificielle.

En Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, les marchés ont également progressé malgré les tensions géopolitiques, avec des gains notamment observés au Moyen-Orient grâce à la hausse des prix du pétrole. En Amérique latine, bien que les actions aient légèrement reculé, le Brésil et le Mexique restent confiants dans leurs perspectives macroéconomiques, anticipant une croissance économique et une maîtrise de l’inflation.

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    BlackRock acquiert Global Infrastructure Partners

    Acquisition Blackrock
    Acquisition Blackrock

    BlackRock, géant de la gestion d’actifs, s’apprête à acquérir Global Infrastructure Partners (GIP) pour 3 milliards de dollars en espèces et environ 12 millions d’actions. Cette transaction fusionne deux leaders de l’investissement en infrastructures, créant une plateforme d’investissement de premier plan avec un actif sous gestion combiné de plus de 150 milliards de dollars. Elle renforce également les capacités d’origination et de gestion d’actifs. Dirigée par l’équipe de direction de GIP, la nouvelle entité tirera parti des relations de BlackRock avec les entreprises mondiales pour mener des investissements stratégiques dans les infrastructures et générer des bénéfices à long terme pour les clients.

    Acquisition de Global Infrastructure Partners (GIP) par BlackRock : création d’une Plateforme d’Investissement en Infrastructures Leader Mondial

    • GIP, le plus grand gestionnaire d’infrastructures indépendant au monde avec plus de 100 milliards de dollars d’AUM, est réputé pour ses améliorations opérationnelles et son origination propriétaire.
    • La fusion crée une plateforme d’investissement en infrastructures multi-classes d’actifs leader du marché avec plus de 150 milliards de dollars d’AUM client combinés, renforçant le flux d’opérations et les opportunités de co-investissement.
    • La transaction est conçue pour assurer la continuité du leadership et l’alignement avec les actionnaires de BlackRock, avec une part importante de la contrepartie totale payée en actions BlackRock.
    • L’équipe de direction de GIP dirigera la plateforme d’infrastructures combinée, hautement complémentaire.

    NEW YORK–(BUSINESS WIRE)–BlackRock, Inc. (NYSE: BLK) et Global Infrastructure Partners (« GIP »), un important gestionnaire de fonds d’infrastructures indépendant, annoncent conjointement qu’un accord a été conclu pour que BlackRock acquière GIP pour une contrepartie totale de 3 milliards de dollars en espèces et environ 12 millions d’actions ordinaires de BlackRock.

    Un marché de 1 trillion de dollars aujourd’hui, les infrastructures devraient être l’un des segments à la croissance la plus rapide des marchés privés dans les années à venir. Plusieurs tendances structurelles à long terme soutiennent une accélération de l’investissement dans les infrastructures.

    En outre, BlackRock dispose d’un vaste réseau de relations avec les entreprises mondiales en tant qu’investisseur à long terme dans leur dette et leur capital. Ces relations nous aideront à diriger des investissements critiques dans les infrastructures pour améliorer les résultats pour les communautés du monde entier et générer des avantages d’investissement à long terme pour les clients.

    La combinaison de GIP avec les offres d’infrastructures hautement complémentaires de BlackRock crée une franchise mondiale complète en infrastructures avec des capacités d’origination et de gestion d’actifs différenciées.

    Fondée en 2006, GIP, premier investisseur indépendant en infrastructures au monde, gère plus de 100 milliards de dollars d’actifs de clients dans les actions et la dette d’infrastructures, avec un accent sur l’énergie, le transport, l’eau et les secteurs numériques.

    L’équipe de direction de GIP, dirigée par Bayo Ogunlesi et quatre de ses associés fondateurs, dirigera la plateforme d’infrastructures combinée. Ils apporteront avec eux des équipes talentueuses d’investissement et d’amélioration opérationnelle avec un solide bilan de construction et de gestion d’entreprises de marchés privés performantes.

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    L’Ukraine est bien en panique par Jacques Baud 

    Ukraine
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    Jacques Baud, ancien membre du renseignement stratégique suisse. Offre une analyse approfondie de la situation en Ukraine, deux ans après le début de l’opération militaire spéciale. Il met en lumière la stratégie russe visant à affaiblir progressivement les forces ukrainiennes, malgré une contre-offensive lancée à l’été 2023. Les avancées russes suscitent une vive inquiétude en Occident.

    Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

    Stratégie russe et situation sur le terrain : une analyse approfondie

    Selon Baud, les forces russes ne visent pas seulement à conquérir du territoire. Mais plutôt à affaiblir les forces ukrainiennes en progressant graduellement. Cette stratégie a considérablement affaibli l’armée ukrainienne, qui lutte désormais pour contrer l’avancée russe. Les différentes tentatives de contre-offensive ont échoué. Laissant l’Ukraine avec une armée affaiblie et une ligne de front en recul constant.

    L’avance rapide des forces russes a déclenché une véritable panique en Occident. Aux États-Unis, où l’on avait déjà des doutes sur la possibilité de vaincre la Russie. Cette prise de conscience est arrivée plus tôt qu’en Europe. Malgré les efforts pour soutenir l’Ukraine, notamment en fournissant des armes, le soutien occidental montre des signes d’essoufflement. Cette évolution reflète les deux stratégies divergentes des États-Unis vis-à-vis de la Russie. L’affaiblir ou se réconcilier avec elle pour contrer la montée de la Chine.

    Ces constats révèlent une situation complexe et en évolution constante. Où les enjeux géopolitiques internationaux jouent un rôle majeur dans le conflit ukrainien.

    Tendances politiques divergentes aux États-Unis : vers un changement de stratégie

    La politique américaine envers la Russie est marquée par deux tendances distinctes. D’une part, certains milieux, en grande partie influencés par une hostilité historique envers la Russie. Cherchent à affaiblir davantage le pays. D’autre part, la tendance initiée par l’administration Trump privilégie un rapprochement avec la Russie, dans le but de contrer la montée en puissance de la Chine. Cette approche, bien que moins hostile, est également confrontée à des désaccords internes.

    Les États-Unis, confrontés à leurs propres défis politiques et économiques internes, commencent à réduire leur soutien à l’Ukraine. Laissant ainsi un poids croissant sur les épaules de l’Europe. Cependant, les promesses européennes en termes d’aide militaire et financière peinent à être tenues. Ce qui suscite des doutes quant à la capacité de l’Europe à remplir son engagement envers l’Ukraine.

    Défense de l’Europe et nuances sur les intentions russes

    Le récit occidental, qui tend à peindre la Russie comme une menace pour l’Europe, évolue alors que les États-Unis et l’Europe se mobilisent pour défendre l’Ukraine et, potentiellement, toute l’Europe contre une éventuelle agression russe. Cependant, des nuances sur les intentions russes émergent, remettant en question la légitimité de cette défense inconditionnelle de l’Ukraine. Des propositions de résolution de la crise, telles que celle avancée par l’Ukraine en mars 2022. Soulignent la complexité de la situation et l’importance de considérer toutes les perspectives dans la recherche de solutions durables.

    Les pays occidentaux, notamment les États-Unis et le Royaume-Uni, ont préféré maintenir le conflit en Ukraine plutôt que de soutenir une proposition de paix avancée par Zelensky en mars 2022. Cela s’explique par leur volonté d’affaiblir la Russie et de continuer à présenter celle-ci comme une menace pour l’Ukraine.

    Une prise de conscience

    La déclaration d’Emmanuel Macron sur la possibilité d’envoyer des troupes en Ukraine a révélé au grand public la présence militaire déjà en place dans le pays. En effet, des forces françaises participent à la chaîne logistique des armes fournies à l’Ukraine. Ce qui implique une implication directe dans le conflit.

    La situation en Ukraine illustre la complexité des alliances et des intérêts géopolitiques en jeu. Alors que certains pays occidentaux cherchent à maintenir la pression sur la Russie. D’autres sont plus enclins à négocier pour résoudre le conflit. Cependant, la présence militaire occidentale en Ukraine complique davantage la situation et soulève des questions sur les implications de ces actions.

    Défis pour la diplomatie européenne : entre prudence et coopération

    Les déclarations contradictoires des dirigeants européens. Comme celle d’Emmanuel Macron sur l’envoi éventuel de troupes en Ukraine, reflètent les défis auxquels est confrontée la diplomatie européenne. Trouver un équilibre entre prudence et coopération dans la résolution du conflit en Ukraine demeure un défi majeur pour les dirigeants européens.

    La complexité des relations entre l’OTAN et l’Ukraine

    L’intervenant souligne que l’Ukraine est un partenaire de l’OTAN, mais pas un membre à part entière. Cette relation implique une assistance à la formation et à l’organisation des forces. Mais ne constitue pas une présence militaire directe de l’OTAN sur le territoire ukrainien. Il met en garde contre les risques d’escalade liés à toute implication militaire de l’OTAN en Ukraine, notamment en raison du potentiel d’une réponse russe, et souligne que toute intervention nécessiterait l’implication des États-Unis en raison de leur rôle central au sein de l’alliance.

    Les défis et les risques d’une intervention militaire en Ukraine

    L’intervenant souligne les défis stratégiques et politiques associés à une escalade militaire en Ukraine, y compris les risques d’escalade nucléaire. Il met en lumière les incertitudes entourant la réaction des États occidentaux face à une attaque russe contre leurs forces ou celles de leurs alliés en Ukraine. De plus. Il évoque les implications potentielles d’une intervention militaire occidentale sur la situation en Europe de l’Est et les motivations réelles derrière les actions russes en Ukraine, remettant en question les narratives occidentales sur le sujet.

    La position russe et les intentions en Ukraine

    L’intervenant souligne que la Russie n’a pas l’intention d’annexer l’Ukraine. En soulignant des parallèles avec l’annexion précédente des républiques du Donbass. Il explique que les Russes ont envisagé une solution politique pour le Donbass. Appuyée par un accord impliquant l’Ukraine, les républiques du Donbass, ainsi que l’Allemagne, la France et la Russie. Cette solution devait fournir un cadre légal pour la résolution du conflit, mais les Occidentaux ont refusé de l’appliquer, menant à l’escalade du conflit.

    Il affirme que les Russes privilégient une solution politique et n’ont pas l’intention d’envahir l’Ukraine dans son ensemble. Il souligne les défis d’une occupation de l’Ukraine occidentale en raison de sa population majoritairement ukrainienne et évoque le désaccord entre l’Ukraine et l’Union européenne, notamment en matière économique, en soulignant que l’Ukraine était initialement conçue pour interagir avec l’économie russe.

    La politique intérieure et extérieure russe face à la mort de Navalny

    L’intervenant minimise l’impact de la mort d’Alexeï Navalny sur la politique intérieure russe, le considérant comme un opposant minoritaire sans un programme politique clair. Il critique également la réaction des pays occidentaux, affirmant qu’ils ont réagi sur des sentiments plutôt que sur des preuves concrètes. Il souligne l’hypocrisie de certaines actions occidentales en matière de droits de l’homme, citant des exemples de traitement injuste de prisonniers dans d’autres pays sans réaction similaire de la part des pays occidentaux.

    L’intervenant souligne les réactions précipitées des dirigeants européens après la mort de Navalny, accusant immédiatement Poutine de l’avoir assassiné. Il mentionne également les déclarations ultérieures du chef du renseignement militaire ukrainien, affirmant que Navalny est mort naturellement en prison, ce qui remet en question les accusations initiales des Occidentaux. Il critique l’adoption de politiques étrangères basées sur des sentiments plutôt que sur des preuves tangibles, soulignant le besoin de recul et de vérification des faits.

    Critique de l’approche politique et militaire occidentale envers la Russie et l’Ukraine

    L’intervenant exprime son désaccord avec l’approche occidentale envers la Russie et l’Ukraine, mettant en lumière une série de lacunes dans la formulation et l’exécution des politiques étrangères et militaires. Une critique de l’ignorance des parlementaires sur les questions internationales et leur tendance à réagir de manière émotionnelle plutôt que réfléchie. Il remet en question l’efficacité des stratégies occidentales, soulignant l’absence d’objectifs clairs et de moyens adéquats pour soutenir l’Ukraine. Il suggère une approche plus pragmatique basée sur la négociation plutôt que sur des aspirations irréalistes.

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