Tokyo émet des obligations climatiques pour décarboner son industrie

obligations climatiques
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Mercredi, le Japon a lancé ses premières obligations souveraines climatiques. S’engageant à allouer 124 milliards d’euros sur dix ans pour aider ses industries à adopter des technologies plus respectueuses de l’environnement.

Lancement des obligations climatiques par le Japon

Mercredi dernier, le gouvernement japonais a lancé ses premières obligations climatiques. Dans le but d’accompagner en douceur les grandes industries du pays vers la décarbonation, malgré leur résistance au changement. Cette initiative vise à aider les entreprises à ajuster leurs modes de production pour réduire leur empreinte carbone. Le ministère des Finances a proposé 800 milliards de yens (environ 5 milliards d’euros) d’obligations à 10 ans. Avec une autre vente aux enchères prévue pour des obligations à 5 ans fin février. Sur une décennie, le Japon envisage d’émettre un total de 20 000 milliards de yens (environ 124 milliards d’euros) d’obligations de transition. Egalement appelées “obligations GX”, en référence au plan de transformation industrielle du pays.

Les retards s’accumulent au Japon

Selon le plan en vigueur, le Japon vise la neutralité carbone d’ici 2050. Nécessitant une refonte majeure de sa production d’électricité, de l’efficacité énergétique de ses bâtiments, et des pratiques industrielles. Cependant, les acteurs économiques rencontrent des difficultés à réduire leurs émissions de CO2. Plaidant pour une transition plus progressive de leurs processus de production. Le gouvernement prévoit que le nouvel instrument de financement encouragera ces entreprises à attirer des investissements privés supplémentaires vers des projets qui ne répondent pas entièrement aux critères des marchés “verts”. Mais qui pourraient néanmoins contribuer à terme à la réduction de l’empreinte carbone de la quatrième économie mondiale. Les obligations de transition seront ainsi ciblées sur des initiatives telles que la production de batteries de nouvelle génération. La recherche sur la fabrication d’acier utilisant de l’hydrogène, ainsi que le développement de semi-conducteurs en carbure de silicium.

Le risque d’écoblanchiment suscite des inquiétudes

Malgré les louanges pour les efforts de Tokyo en faveur de la décarbonation, certains analystes redoutent que certaines obligations de transition ne servent à financer des technologies controversées. Dans leur récente analyse, les experts du think-tank “Climate Integrate” à Tokyo soulignent ce risque et mentionnent notamment le soutien potentiel à des projets tels que la co-combustion à l’ammoniac, une initiative promue par Tokyo malgré les désaccords des organisations environnementales. Ils soulignent le défi consistant à permettre aux investisseurs d’évaluer de manière précise la cohérence de ces financements avec les objectifs de l’Accord de Paris visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C.

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L’évolution énergétique révélée par Jean-Baptiste Fressoz

évolution énergétique
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Jean-Baptiste Fressoz, historien des sciences, démontre que les nouvelles sources d’énergie s’ajoutent plutôt que de se substituer aux anciennes. Un ouvrage clé pour saisir l’ampleur de l’effort requis pour décarboner l’économie pour l’évolution énergétique.

L’énergie : une histoire sans transition

La croyance en l’évolution énergétique est une illusion collective. Historiquement, aucune source d’énergie n’a été remplacée par une autre, comme le révèle Jean-Baptiste Fressoz dans “Sans transition. Une nouvelle histoire de l’énergie“. Son ouvrage, publié par les Éditions du Seuil, 414 pages, 24 euros, dévoile que les énergies se sont plutôt accumulées au fil du temps, sans rupture apparente. En fournissant des données concrètes. L’auteur démontre que, malgré l’essor du charbon, l’utilisation du bois n’a pas diminué, mais a augmenté. Les États-Unis brûlent désormais deux fois plus de bois qu’en 1960. Et l’Europe trois fois plus qu’au début du XXe siècle. Cette constatation remet en question l’idée même de transition énergétique. Mettant en lumière une réalité bien différente de celle souvent perçue.

La complexité de la transition énergétique

Se concentrer uniquement sur le pourcentage des énergies renouvelables dans le mix énergétique global crée une confusion entre l’innovation et la décarbonation. Sans réellement aborder le problème fondamental de la réduction de l’utilisation des énergies fossiles. L’histoire de l’énergie est caractérisée non par des phases distinctes, mais par un empilement. Une stratification et une symbiose entre différentes sources. Cela ne signifie pas que la transition vers les énergies renouvelables est impossible. Mais plutôt que l’effort nécessaire pour réduire les émissions de CO2 est colossal et sans précédent dans l’histoire, d’autant plus qu’il doit être réalisé sans être motivé par la rareté des ressources.

Par exemple, le bois a joué un rôle crucial dans l’émergence de l’industrie pétrolière. Avec les premières extractions réalisées à partir de structures en bois. De même, l’utilisation massive du charbon a été et reste essentielle à l’industrie pétrolière. Puisque le pétrole est pompé, transporté et raffiné à l’aide d’infrastructures en acier, dont la production nécessite du charbon.

En ce qui concerne les énergies renouvelables, même si elles représentent une avancée vers la décarbonation, leur déploiement peut paradoxalement stimuler d’autres secteurs plus carbonés. Par exemple, le plus grand parc éolien flottant au monde, situé en mer de Norvège et appartenant à Equinor (anciennement Statoil), est utilisé pour alimenter des plateformes pétrolières.

A lire aussi : Impact immédiat en 2024 de la directive CSRD

Impact immédiat en 2024 de la directive CSRD

Groupe LBP AM
Groupe LBP AM

La transposition de la directive CSRD en droit français en décembre 2023 vise à améliorer la qualité et la comparabilité des rapports de durabilité des entreprises. Les grandes sociétés cotées seront directement touchées par cette réglementation dès 2024.

Cadre renforcé pour la durabilité des entreprises

La transposition de la directive CSRD en droit français a été réalisée à travers l’ordonnance no 2023-1142 du 6 décembre 2023. Et le décret n° 2023-1394 du 30 décembre 2023. Ces textes visent deux objectifs principaux :

  1. Intégrer les dispositions de la directive CSRD du 14 décembre 2022 concernant la publication d’informations de durabilité par les entreprises.
  2. Harmoniser et rationaliser le cadre des obligations. En matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE), notamment au sein du code de commerce.

En savoir plus ici.

Obligations de reporting de durabilité

Les entreprises devront intégrer les données de durabilité dans leur rapport de gestion, faisant partie du rapport financier annuel. Le détail de ces informations est défini par le règlement délégué (UE) 2023/2772 de la Commission européenne. Référencé dans le décret n°2023-1394. Ce règlement introduit 12 normes d’information de durabilite. Appelées European Sustainability Reporting Standards (ESRS), couvrant divers aspects tels que le changement climatique, la pollution, et l’utilisation des ressources.

En vertu de ces normes, les entreprises doivent divulguer des informations de durabilité importantes selon le principe de “double matérialité”. C’est-à-dire les informations nécessaires pour comprendre les effets des enjeux de durabilité sur leur performance financière. Ainsi que les impacts des entreprises sur l’environnement et la société.

Par exemple, si une entreprise décide de ne pas publier des informations sur le changement climatique en estimant qu’il n’est pas “important” selon ce principe, elle devra justifier cette décision en fournissant des explications détaillées. Pour faciliter l’adoption de ces normes, l’EFRAG a mis en place une plateforme. Pour recueillir les questions techniques des entreprises et du grand public.

Révision obligatoire du reporting de durabilité dès l’assemblée générale 2024

D’après la loi, les entreprises devront soumettre leur rapport de durabilité à une vérification. Effectuée par un commissaire aux comptes (CAC) ou un organisme tiers indépendant (OTI). Les grandes entreprises cotées devront ainsi proposer la nomination d’un CAC ou d’un OTI. Lors de leur assemblée générale ordinaire des actionnaires prévue en 2024.

En outre, la surveillance de l’élaboration et du contrôle des informations de durabilité. Ainsi que des informations comptables et financières si nécessaire. Elle sera confiée à un comité spécialisé sous la tutelle du conseil d’administration (article L.821-67 du code de commerce).

Ce comité aura pour mission de :

  • Évaluer l’efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques. Concernant les procédures liées à l’information comptable, financière et de durabilité. Y compris en format numérique.
  • Formuler des recommandations sur les CAC ou OTI proposés à l’approbation de l’assemblée générale.
  • Superviser les missions de commissariat aux comptes et de certification des informations de durabilité.
  • Garantir l’indépendance des professionnels chargés de certifier les comptes et les informations de durabilité.

Ce comité, qui peut être distinct du comité d’audit, ne peut inclure que des membres du conseil d’administration ou de surveillance. A l’exclusion des membres de la direction. Au moins un membre du comité doit posséder des compétences spécifiques en finance, comptabilité ou audit légal. Et doit être indépendant selon des critères précis établis publiquement par le conseil.

Par ailleurs, l’ordonnance prévoit des mesures régissant la formation, l’agrément, le contrôle et les sanctions des professionnels responsables de la vérification des informations de durabilité.

Révision des consultations en cours de l’EFRAG

Actuellement, l’EFRAG – le groupe consultatif européen sur l’information financière – a diffusé trois projets de guides d’application concernant les normes ESRS. Ces guides font l’objet d’une consultation publique jusqu’au 1er février 2024 :

  1. Le premier projet de guide détaille la manière dont les entreprises devront évaluer la matérialité et communiquer sur cette évaluation. Il propose également des étapes potentielles pour mener à bien cette analyse de matérialité.
  2. Un deuxième guide offre des clarifications sur le traitement de la chaîne de valeur des entreprises. Incluant l’analyse de matérialité, la gestion des impacts, des risques et des opportunités, ainsi que la définition d’indicateurs et d’objectifs.
  3. Le dernier guide répertorie les points de données ESRS de manière détaillée dans un classeur Microsoft Excel, accompagné d’une note explicative.

Par ailleurs, l’EFRAG a lancé une consultation ouverte jusqu’au 21 mai 2024 concernant le projet de norme ESRS applicable aux PME cotées, ainsi que sur le projet de norme de reporting volontaire pour les PME non cotées et les microentreprises.

“La mise en place d’une réglementation solide telle que la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) revêt une importance cruciale pour favoriser la transparence et la responsabilité des entreprises. Tout d’abord, elle offre aux investisseurs et aux parties prenantes une visibilité accrue sur les performances environnementales, sociales et de gouvernance des entreprises, facilitant ainsi la prise de décisions éclairées. De plus, une réglementation robuste encourage les entreprises à intégrer des pratiques durables dans leurs opérations, contribuant ainsi à la lutte contre les défis environnementaux mondiaux. En instaurant des normes communes, la CSRD favorise la comparabilité des informations, renforçant ainsi la crédibilité des rapports et facilitant les évaluations comparatives entre les entreprises. Enfin, la réglementation de la CSRD peut jouer un rôle moteur dans la transition vers une économie plus durable en stimulant l’innovation et en incitant les entreprises à adopter des pratiques responsables pour assurer leur viabilité à long terme.” nous explique Bruno Boggiani – Expert Risque et ESG Strateggyz – Green Finance

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 Le potentiel de décarbonation de l’hydrogène – Candriam

Hydrogène
Hydrogène

L’étude de Candriam présente une évolution des états de la décarbonation de l’hydrogène, allant d’une situation fluide à des progrès plus solides. Elle évalue l’opportunité de l’hydrogène propre, mettant en lumière des perspectives favorables à court terme du côté de la demande industrielle et anticipant une demande à long terme pouvant être 5 à 7 fois plus élevée qu’en 2021. L’arc-en-ciel de l’hydrogène est évoqué, illustrant de grandes ambitions mais peu de progrès tangibles. Les étoiles semblent enfin s’aligner pour une accélération potentielle de la croissance. La table des matières explore également la chaîne de valeur de l’hydrogène et conclut en soulignant que, de la vision idéalisée aux progrès concrets sur le terrain, l’heure de l’hydrogène se rapproche. Des notes et références complètent le document.

De l’horizon industriel à l’avenir des transports

À court terme, la demande industrielle pour l’hydrogène semble plus prometteuse que celle des transports. Le rapport de 2020 de Candriam sur ce sujet a révélé le potentiel limité dans les transports lourds et maritimes à court terme. Alors que certaines applications arriveront à maturité plus rapidement que d’autres, la plupart des applications de mobilité ne devraient pas connaître une croissance significative avant 2030. Il est déjà largement utilisé dans divers secteurs industriels. Notamment dans le raffinage, la production d’ammoniac et de méthanol, ainsi que dans l’industrie sidérurgique.

Pour atteindre la neutralité carbone, les utilisateurs actuels devront passer de l’hydrogène à forte teneur en carbone à une version propre et adopter de nouvelles applications. C’est dans ce contexte que TotalEnergies a lancé un appel d’offres. Pour la fourniture d’hydrogène vert afin de décarboner ses opérations européennes.

Pour plus d’informations sur ce rapport, cliquez ici.

Bruno Boggiani de Green Finance réagit

“En tant qu’expert en investissement ESG, je suis ravi de voir une entreprise aussi prestigieuse que Candriam, l’un des géants de l’industrie financière, prendre des mesures significatives dans le domaine de l’hydrogène. C’est une initiative louable qui témoigne de la responsabilité sociale et environnementale croissante des acteurs clés du secteur financier.”

“L’hydrogène émerge de plus en plus comme une alternative captivante dans notre quête de décarbonation. Son potentiel en tant que vecteur énergétique propre offre une solution prometteuse pour répondre aux défis du changement climatique.
En investissant dans cette technologie innovante, Candriam démontre sa vision à long terme et son engagement envers des solutions durables.La chaîne de valeur de l’hydrogène reste particulièrement intéressante, couvrant la production, le stockage, la distribution et l’utilisation finale. Les progrès technologiques dans ces domaines ouvrent de nouvelles opportunités d’investissement. Et renforcent la viabilité économique de l’hydrogène en tant que composant clé de la transition énergétique mondiale.

Outre la décarbonation, investir dans le secteur de l’hydrogène présente de nombreux avantages. Parmi eux, citons la diversification du portefeuille, la création d’emplois durables, le renforcement de la sécurité énergétique, la stimulation de l’innovation technologique, la réduction de la dépendance aux énergies fossiles, la contribution à la résilience du système énergétique et la possibilité de participer à la croissance d’un secteur en pleine expansion.

Candriam se positionne ainsi en tant que pionnier dans la promotion d’investissements responsables. Démontrant que la finance durable peut être synonyme de rentabilité à long terme. En soutenant des initiatives novatrices telles que l’hydrogène, la société contribue non seulement à la réalisation de ses objectifs financiers, mais aussi à la construction d’un avenir plus durable pour notre planète.” Nous explique Bruno Boggiani, Expert Risque et ESG, Strateggyz – Green Finance

Les défis et les opportunités de l’hydrogène dans la transition énergétique

L’hydrogène, souvent considéré comme une solution phare pour la décarbonation, a suscité beaucoup d’enthousiasme au cours des dernières années. Cependant, après le pic de l’engouement en 2020-2021, les attentes ont été tempérées par des défis techniques. Des problèmes politiques et des incertitudes juridiques. Malgré cela, l’hydrogène reste une option cruciale pour la décarbonation, en particulier dans les industries difficiles à décarboner. Alors que les perspectives à court terme dans le domaine de la mobilité semblent limitées. La demande industrielle offre des opportunités prometteuses. La transition vers un hydrogène propre est en cours, avec des initiatives telles que celle de TotalEnergies pour fournir de l’hydrogène vert. Pourtant, des obstacles persistent. Il reste à voir si les aspirations politiques se traduiront par des actions tangibles sur le terrain.

Vers une accélération de la croissance de l’hydrogène propre

Les perspectives pour l’hydrogène propre sont en train de s’aligner pour une accélération potentielle de la croissance. Malgré quelques difficultés initiales, le soutien politique et financier augmente, avec des subventions dépassant les 300 milliards de dollars selon BloombergNEF. L’Union européenne adopte des règles détaillées sur l’hydrogène renouvelable et impose des quotas contraignants pour son utilisation industrielle. Des objectifs ambitieux sont fixés pour l’adoption de l’hydrogène dans les transports.

L’Allemagne mène en Europe avec des initiatives de construction de réseaux de canalisations d’hydrogène et des objectifs d’installation d’électrolyseurs. Aux États-Unis, le gouvernement clarifie les règles fiscales pour l’hydrogène. Les fabricants d’électrolyseurs prévoient une expansion agressive de la capacité de production.

Cependant, l’adoption des piles à combustible pour la mobilité reste lente en raison du manque d’infrastructures. Les fabricants doivent faire face à des défis technologiques et économiques, avec une incertitude sur quelle technologie prévaudra. L’industrie des gaz industriels devient un acteur clé dans l’économie de l’hydrogène, avec des investissements dans la production d’hydrogène vert et bleu.

L’avenir de l’hydrogène

Malgré les défis et les incertitudes qui persistent, les avancées concrètes sur le terrain rapprochent l’ère de l’hydrogène. Chaque segment de sa chaîne de valeur présente son lot de risques et d’opportunités en constante évolution. Naviguer dans ce paysage d’investissement émergent requiert une expertise technique et une expérience approfondie. Bien que les progrès passés aient été mitigés, l’avenir de l’hydrogène semble plus prometteur, offrant de nouvelles perspectives d’investissement. Autrefois perçu comme un élément aérien, utilisé dans l’espace et par le soleil. L’hydrogène devrait désormais prendre sa place dans la transition énergétique, avec des avancées concrètes sur le terrain à prévoir.

Quels sont les avantages de l’hydrogène décarboné ?

“Je pourrai résumer les avantages de l’hydrogène de la manière suivante :

  1. L’hydrogène offre un potentiel important pour réduire les émissions de carbone, contribuant ainsi à atténuer les effets du changement climatique.
  2. Investir dans l’hydrogène permet aux investisseurs de diversifier leurs portefeuilles. En ajoutant une classe d’actifs liée à une technologie innovante et en pleine croissance.
  3. L’hydrogène est un élément clé de la transition vers une économie bas carbone. Et les investissements dans ce secteur soutiennent les efforts mondiaux pour atteindre les objectifs climatiques.
  4. Le développement de l’industrie de l’hydrogène crée des opportunités d’emploi dans la recherche, la production, la logistique et d’autres secteurs, contribuant ainsi à la croissance économique.
  5. Les investissements dans l’hydrogène stimulent l’innovation technologique, favorisant le développement de nouvelles solutions pour optimiser la production, le stockage et l’utilisation de l’hydrogène.
  6. L’hydrogène peut servir de vecteur énergétique propre, réduisant la dépendance aux combustibles fossiles et offrant une alternative durable aux énergies conventionnelles.
  7. La diversification des sources d’énergie avec l’hydrogène contribue à renforcer la sécurité énergétique en réduisant la vulnérabilité aux perturbations dans l’approvisionnement en énergie.
  8. Les investissements dans le secteur de l’hydrogène encouragent la recherche et le développement de technologies avancées, créant un cercle vertueux d’innovation.
  9. En investissant dans l’hydrogène, les investisseurs ont l’opportunité de participer à la croissance d’un secteur en expansion rapide, avec un potentiel de développement à long terme.
  10. Les entreprises impliquées dans l’hydrogène sont souvent en ligne avec les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), ce qui peut répondre aux préoccupations croissantes des investisseurs axés sur la durabilité.”

Liste Bruno Boggiani, Expert Risque et ESG, Strateggyz – Green Finance

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Exxon : la bataille financière pour le climat est en cours

prix du carbone
prix du carbone

Aux États-Unis, les résolutions d’actionnaires sur le climat sont en perte de popularité. Lors des assemblées annuelles en mai dernier, les actionnaires d’Exxon et de Chevron ont rejeté un total de 13 résolutions. Toutes liées aux émissions de carbone ou au changement climatique. Cette année, seuls 11 % des actionnaires d’Exxon ont soutenu une proposition demandant à l’entreprise de fixer des objectifs de réduction des émissions alignés sur ceux de l’Accord de Paris. Contre 28 % l’année précédente. De même, une proposition similaire chez Chevron n’a obtenu que 9 % de soutien cette année. Contre 33 % l’année dernière.

Exxon VS. actionnaires climatiques : une bataille juridique

Exxon, un géant pétrolier, se trouve au cœur d’une bataille juridique avec des investisseurs climatiques. Le dépôt d’une résolution sur le climat lors de son assemblée générale est contesté par Exxon. Ils tentent de bloquer cette initiative prévue le 29 mai. Les investisseurs, dirigés par l’ONG Follow This, reprochent à Exxon de ne pas adopter des objectifs plus stricts en matière d’émissions de gaz à effet de serre. En particulier en ce qui concerne les émissions indirectes liées à l’utilisation de ses produits. Malgré les pressions, Exxon reste la seule grande compagnie pétrolière occidentale à ne pas avoir défini d’objectifs pour réduire ces émissions. Le groupe américain affirme que voter sur cette résolution serait préjudiciable. Pour les intérêts des actionnaires et à la création de valeur à long terme de l’entreprise. Négligeant ainsi les implications du changement climatique et risquant de créer des “actifs échoués” dans les années à venir.

Bluebell Capital conteste la stratégie de réduction de production de pétrole de BP

Bluebell Capital, un fonds activiste connu pour avoir provoqué la démission d’Emmanuel Faber chez Danone, conteste la décision de BP. La décision de réduire sa production de pétrole et de gaz de 25 % d’ici 2030. Ils soutiennent que cette stratégie nuit à la valeur actionnariale de l’entreprise. Surtout au vu des profits records enregistrés par ses concurrents dans le contexte actuel de rebond des énergies fossiles depuis le début de la guerre en Ukraine. Le fonds a donc adressé une lettre à BP pour lui demander de reconsidérer sa politique de réduction de production de pétrole.

Dépréciation d’actifs : chevron et Exxon affichent des pertes en Californie


Chevron et Exxon, deux super-majors pétrolières américaines, ont récemment annoncé des dépréciations d’actifs pétroliers en Californie. Exxon a réduit la valeur de ses gisements de 2,5 milliards de dollars. En raison de la législation californienne interdisant le transport par camion du pétrole, citant des préoccupations environnementales et de sécurité incendie. Pour Chevron, la fin de l’exploitation des champs pétroliers dans le Golfe du Mexique entraînerait une perte de 4 milliards de dollars. Conformément à la législation californienne qui impose aux entreprises de prendre en charge les coûts de nettoyage du site. Ces annonces soulignent que les profits des compagnies pétrolières, bien que favorisés depuis la guerre en Ukraine, pourraient être éphémères.

Après l’Accord de Paris sur le climat en 2015, Exxon a amorcé un déclin marqué. Se voyant exclu du Dow Jones à l’été 2020 en raison de la chute de sa capitalisation boursière. Autrefois la plus grande entreprise mondiale cotée en 2011, Exxon vaut aujourd’hui cinq fois moins qu’Apple. Cette dynamique, caractérisée par des profits explosifs à court terme pour les compagnies pétrolières . La perspective d’une dévaluation significative de leurs actifs à long terme, explique les tensions actuelles. Cela reflète la “tragédie des horizons” évoquée par Mark Carney, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre. En 2015, une problématique qui demeure pertinente près de dix ans plus tard.

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La BEI renouvelle son soutien à Sciences Po

BEI
BEI

La BEI reconduit son appui à la Chaire européenne de développement durable et de transition climatique de Sciences Po. Grâce à cet accord, la BEI renforce son engagement en faveur du financement durable. En encourageant les échanges académiques avec les acteurs clés.

Renforcement des programmes académiques de Sciences Po sur le climat et le développement durable

La Banque européenne d’investissement (BEI), l’un des principaux soutiens mondiaux de l’action climatique et de la durabilité environnementale, contribuera à renforcer les programmes académiques de Sciences Po sur des thèmes cruciaux tels que l’adaptation au changement climatique, le développement durable et la transition énergétique.

L’accord de renouvellement de ce partenariat a été conclu à Luxembourg lors du Forum de la Banque européenne d’investissement. Ambroise Fayolle, Vice-président de la BEI en charge du Climat, et Arancha González Laya, Doyenne de l’Ecole des Affaires Internationales de Sciences Po, ont officiellement signé cet accord.

La Chaire européenne de Sciences Po pour le développement durable et la transition climatique, dirigée conjointement par l’École des affaires internationales (PSIA) et l’École d’affaires publiques (EAP), vise à promouvoir la formation, l’innovation et le débat public sur ces thématiques. Outre la BEI, Hermès et HSBC figurent également parmi ses co-partenaires.

Une direction et un comité scientifique de renom

Sous la direction du professeur Marc Ringel, la Chaire s’appuie sur l’excellence académique de Sciences Po et son réseau mondial pour encourager le dialogue et formuler des recommandations aux décideurs politiques. Un comité scientifique, composé de personnalités éminentes telles que Jeffrey Sachs et Laurence Tubiana, guide les activités de la Chaire.

Depuis 2015, l’Institut BEI collabore avec Sciences Po à travers ses programmes éducatifs, renforçant ainsi les liens entre les deux institutions dans le domaine de l’éducation.

Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, déclare :

« Le développement durable et la transition verte sont au cœur de la mission de la banque du climat de l’UE. Grâce à notre soutien et à notre expertise, nous nous réjouissons de contribuer à enrichir le développement et la diffusion des connaissances sur ces questions essentielles, en collaboration avec l’une des plus grandes universités d’Europe. »

Shiva Dustdar, directrice et doyenne de l’Institut BEI, ajoute :

« Le développement d’un leadership en matière de réflexion et de prospective avec nos partenaires universitaires est un élément clé de la nouvelle stratégie de l’Institut BEI. Le renouvellement de notre soutien à la Chaire européenne pour le développement durable et la transition climatique de Sciences Po ouvrira la voie à l’échange de nouvelles idées et de nouvelles initiatives permettant d’identifier et de développer des solutions pour relever les plus grands défis d’aujourd’hui : le changement climatique et la préservation de la biodiversité ».

Arancha Gonzáles Laya, Doyen de l’Ecole des Affaires Internationales de Paris à Sciences Po, souligne :

« Cette chaire est une nouvelle expression de l’engagement de longue date de Sciences Po en faveur du développement durable et du changement climatique. La présence de la Banque européenne d’investissement – première banque mondiale pour le climat – comme partenaire clé, aux côtés de HSBC et Hermès, illustre la dimension stratégique des travaux menés dans ce cadre. Ce partenariat reflète également le lien entre l’éducation et la recherche, générateur de richesse, qui est significatif pour les décideurs politiques ainsi que pour les étudiants, en particulier ceux de l’École des affaires internationales de Paris et de l’École d’affaires publiques.»

Informations générales

La Banque européenne d’investissement (BEI)

La BEI, institution de financement à long terme de l’Union européenne (UE), créée en 1958 par le traité de Rome, œuvre pour l’intégration, le développement équilibré et la cohésion économique et sociale des États membres de l’UE. Elle emprunte sur les marchés des capitaux pour soutenir des projets alignés avec les objectifs politiques de l’UE, notamment la transition juste et la neutralité climatique mondiale.

L’Institut BEI

Au sein du Groupe BEI, l’Institut BEI promeut et soutient les initiatives universitaires, culturelles et sociales en collaboration avec les parties prenantes européennes et le grand public, contribuant ainsi à l’engagement citoyen du Groupe.

Sciences Po

Fondée en 1872, Sciences Po forme des esprits libres et engagés au service de la société. Reconnue pour son excellence académique et son ouverture sociale, elle offre une approche pluridisciplinaire ancrée dans les sciences humaines et sociales, ainsi qu’une forte ouverture internationale. Elle assume une responsabilité sociale en proposant des solutions aux grands enjeux contemporains et en défendant la liberté académique.

La Chaire européenne pour le développement durable et la transition climatique

Cette Chaire vise à promouvoir l’éducation, l’innovation et le dialogue public sur les politiques de développement durable et de transition climatique en Europe et au-delà. Elle aborde les défis tels que l’adaptation au changement climatique, la décarbonation et la finance verte pour soutenir les ambitions du Green Deal européen.

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TiLT Capital dépasse son objectif avec 320 M€ levés

TiLT
TiLT

TiLT Capital, spécialiste de la transition énergétique, voit son premier fonds. TiLT Capital Fund 1, dépasser son objectif initial de collecte avec 320 M€ levés. Après avoir atteint les 250 M€ en seulement six mois.

Profil des Investisseurs et Répartition des Souscriptions

Les investisseurs institutionnels publics, engagés dans le financement de la transition énergétique, représentent 45% des souscriptions. Comprenant des entités telles que la Banque Européenne d’Investissement, le Fonds Européen d’Investissement et Bpifrance. Les investisseurs institutionnels de premier plan, comme les banques, les assureurs et les fonds de fonds, contribuent à hauteur de 30%. Les investisseurs privés, principalement des Family Offices, participent pour 15%. Enfin, Siparex Associés, sponsor des fonds du Groupe Siparex, apporte 10% des souscriptions. Notons que près d’un tiers des souscriptions proviennent d’investisseurs internationaux.

Dynamisme de l’Équipe TiLT et Portefeuille d’Investissements

L’équipe de TiLT, composée de 8 investisseurs, vise à atteindre 11 membres d’ici fin 2024. Depuis le lancement du fonds en avril 2022, six investissements ont déjà été réalisés, notamment dans des sociétés telles que EoDev et Volta, actives dans les énergies propres et renouvelables.

Objectifs et Caractéristiques du Fonds

Labélisé « Tibi » et « France Investissement Assureurs », ce fonds, catégorisé « article 9 » au titre de la SFDR, se concentre sur les PME françaises et européennes contribuant à la transition énergétique. Il cible des tickets unitaires pouvant aller jusqu’à 50 M€, avec la possibilité de participer à des co-investissements.

Message du Président de TiLT, Nicolas Piau

Nicolas Piau, Co-fondateur et Président de TiLT, exprime sa gratitude envers les souscripteurs du fonds et souligne l’engagement de TiLT dans le financement des PME de la transition énergétique. Il affirme la détermination de TiLT à renforcer ses actions en faveur de la décarbonation et à accélérer la croissance des sociétés soutenues par le fonds.

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Swiss Life Asset Managers lance un fonds d’infrastructures privées

étude
étude

Swiss Life Asset Managers propose « Swiss Life Funds (LUX) Privado Infrastructure S.A., SICAV-ELTIF », permettant aux investisseurs privés et institutionnels de certains pays de l’Union européenne et de la Norvège, ainsi qu’aux investisseurs qualifiés en Suisse, d’accéder aux infrastructures privées.

Fonds swiss life privado infrastructure: ouverture aux investisseurs éligibles

Le fonds « Swiss Life Funds (LUX) Privado Infrastructure S.A., SICAV-ELTIF » (Privado Infrastructure) permet aux investisseurs éligibles d’accéder à un portefeuille diversifié d’infrastructures privées. Destiné aux investisseurs privés et institutionnels de certains pays de l’Union européenne et de la Norvège. Ainsi qu’aux investisseurs qualifiés en Suisse, selon les dispositions de la Loi fédérale sur les placements collectifs de capitaux en Suisse (LPCC).

La stratégie du fonds vise à constituer un portefeuille diversifié d’infrastructures dans les pays de l’OCDE. En privilégiant des rendements réguliers dans des secteurs tels que les énergies renouvelables, les services publics, les communications, les transports et les infrastructures sociales. Dès sa création, le fonds offre aux investisseurs un accès à un portefeuille exclusif. Il possède plus de 40 sociétés d’infrastructures privées. Telles que des parcs éoliens, des centrales hydroélectriques, des entreprises de recyclage, des centres de données, des réseaux de fibres, des réseaux de chauffage urbain, des wagons de chemin de fer, des hôpitaux privés, et bien d’autres.

Accès à un portefeuille diversifié

Les investisseurs admissibles peuvent investir dans Privado Infrastructure par l’intermédiaire de leur banque ou d’intermédiaires financiers. Ils accèdent à un portefeuille diversifié et évolutif. Investissant aux côtés du groupe Swiss Life, un leader européen des services financiers et de l’assurance. Privado Infrastructure est un fonds géré activement, sans suivi d’indice. La période de souscription initiale se termine le 30 avril 2024. Ensuite, les investisseurs admissibles peuvent souscrire chaque mois et, sous certaines conditions, effectuer des rachats trimestriels. Avec une période d’investissement recommandée d’au moins sept ans. Ce fonds complète les investissements existants dans d’autres classes d’actifs comme la monnaie, les obligations, les actions et l’immobilier.

Avantages d’investir dans les infrastructures privées

D’une part, cela permet de diversifier un portefeuille d’investissement et d’améliorer les rendements tout en réduisant les risques. Les projets financés englobent des infrastructures essentielles à la société et à l’économie. Ces infrastructures répondent à des besoins durables et indispensables qui continueront d’exister à long terme. Ce qui en fait un investissement fiable et durable.

De plus, les infrastructures contribuent à améliorer l’environnement de vie et de travail, favorisant ainsi l’efficacité économique. Elles jouent également un rôle crucial dans la croissance et le développement des communautés locales et des entreprises. Tout en générant des opportunités d’emploi significatives.

Besoin mondial de financement des infrastructures

Les besoins mondiaux en financement des infrastructures sont énormes. Moderniser et construire de nouvelles infrastructures est crucial pour garantir l’accès aux ressources essentielles comme l’eau potable et le logement. Chaque année, il faut investir 3 900 milliards de dollars dans le monde pour répondre à ces besoins.

La croissance économique, l’urbanisation et la démographie augmentent l’urgence de ces investissements. Ils sont nécessaires pour soutenir la croissance économique et améliorer la qualité de vie. Mobiliser ces fonds et les diriger vers les bons projets est un défi majeur. Tout en veillant à ce que les infrastructures soient abordables, équitables et respectueuses de l’environnement.

Présentation des fonds ELTIF

Les fonds ELTIF européens offrent aux investisseurs admissibles l’accès à des marchés privés ou à des actifs réels comme les infrastructures. Ils visent à stimuler les investissements à long terme dans l’économie réelle. Y compris les sociétés cotées et non cotées, les projets d’infrastructures et l’immobilier. Les ELTIF peuvent être une option sûre pour ceux qui cherchent des rendements dans les marchés privés.

Swiss Life Asset Managers, spécialisée depuis 2011 dans les investissements directs dans les infrastructures, propose à ses clients un portefeuille diversifié et attrayant. Son équipe de 65 professionnels gère 10 milliards d’euros d’actifs et a réalisé 75 investissements directs dans différents secteurs d’infrastructures. À chaque investissement, l’équipe s’efforce d’apporter de la valeur en participant activement à la gestion des entreprises investies.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

REMARQUE

Comme tout investissement, celui-ci comporte des risques. Les investisseurs éligibles intéressés sont invités à consulter le prospectus de Privado Infrastructure pour en savoir plus sur ces risques.

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Indosuez Wealth Management : tendances et perspectives 2024

Indosuez Wealth Management


Début d’année prudent pour 2024. Les investisseurs attendent des signaux sur les politiques monétaires. Historiquement, après la première baisse des taux de la Fed, sans récession, le marché boursier américain progresse de +10 % sur 12 mois.

À court terme, l’attention se porte sur les résultats du quatrième trimestre. Les préannonces suggèrent une saison favorable, les entreprises exprimant généralement confiance dans leurs performances attendues.

Perspectives pour l’année 2024 : attentes et prévisions des marchés

Après une forte hausse à la fin de 2023, les marchés européens marquent une pause en ce début 2024, avec une préférence pour les secteurs défensifs comme la santé et les télécommunications.

Les propos de Christine Lagarde sur une possible stabilisation en douceur de l’économie offrent un certain optimisme. Les niveaux de valorisation restent attractifs, surtout comparés aux actions américaines. Les révisions bénéficiaires stagnent, avec des prévisions de croissance des bénéfices par action (BPA) autour de 5 % pour 2024, relativement faibles par rapport à d’autres régions.

Cependant, des incertitudes persistent, notamment sur les plans économique et géopolitique (élection américaine, conflit en Ukraine). Si les indicateurs économiques déçoivent ou si le scénario optimiste est remis en question, les marchés européens pourraient sous-performer. La prochaine saison de résultats sera cruciale pour évaluer les perspectives des entreprises.

Aux États-Unis

Contre toute attente, 2023 s’est révélée exceptionnelle pour les marchés américains. Le S&P 500 affiche une hausse annuelle de +26,3 %. Avec un rallye traditionnel en fin d’année. Notamment pour les petites et moyennes entreprises, enregistrant un rebond de +22 % sur les deux derniers mois. Bien que dominée par les « 7 Fantastiques » et les valeurs technologiques, l’année 2023 inspire confiance pour 2024. Les prévisions de croissance des bénéfices sont positives : +11 % pour le MSCI US et +23 % pour le Nasdaq.

En perspective, 2024 sera marquée par la campagne présidentielle américaine. Susceptible d’apporter de la volatilité, notamment sur les questions environnementales et géopolitiques. Ce qui pourrait avantager les entreprises domestiques, surtout les petites et moyennes. Historiquement, lors d’une année électorale où un président sortant se représente, le S&P 500 enregistre en moyenne une hausse de 8,8 %.

En Asie

La volatilité persiste en ce début d’année 2024 sur les marchés boursiers asiatiques, avec un sentiment négatif envers l’économie chinoise. Malgré de nouvelles mesures de relance, les données macroéconomiques et le sentiment des investisseurs restent mitigés.

Cependant, les valorisations demeurent attractives en Chine, et les perspectives d’amélioration des bénéfices dans certains secteurs offrent des signes encourageants. De plus, la perspective de baisse des taux d’intérêt de la Fed. Le possible affaiblissement du dollar américain et les ratios PER attrayants en Asie du Nord pourraient dynamiser les marchés d’actions de l’Asie émergente en 2024.

Stratégies d’investissement : perspectives et recommandations

Le rallye de fin d’année, anticipant de futures coupes de taux, a favorisé les entreprises de moindre qualité. Parfois non rentables malgré des valorisations élevées. Seul le style Croissance a surperformé, bénéficiant de la baisse des taux et des modèles d’affaires à long terme. Nous maintenons un sentiment positif envers les acteurs clés de l’intelligence artificielle (IA), anticipant une croissance bénéficiaire solide pour 2024. Les sociétés axées sur la croissance bénéficient également d’une bonne liquidité, rendue attrayante par les taux actuels.

Parallèlement, nous conservons une perspective favorable pour les valeurs de Qualité. En prévision d’un éventuel rebond à court terme des taux longs. Cependant, un scénario Goldilocks en cours d’année pourrait rendre ce segment moins attractif.

Enfin, en 2024, nous envisageons un retour potentiel vers les secteurs Cycliques (chimie, ressources de base, automobile, industrie, etc.) si les indicateurs PMI montrent un rebond. L’expérience passée montre que les secteurs cycliques. En particulier l’industrie et la finance, ont tendance à surperformer après les changements de politique monétaire. Tandis que les secteurs défensifs ont tendance à sous-performer.


Indosuez Wealth Management

Branche mondiale de gestion de fortune du Groupe Crédit Agricole. Se distingue comme la 10e banque mondiale par le bilan (The Banker 2022). Fort de plus de 145 ans d’expérience aux côtés de familles et d’entrepreneurs. Il offre une approche personnalisée pour la préservation et la croissance du patrimoine, alignée sur les aspirations de chaque client.

Reconnu pour son engagement humain et son envergure internationale, Indosuez Wealth Management réunit près de 3 000 professionnels dans 11 territoires mondiaux : Europe (Belgique, Espagne, France, Italie, Luxembourg, Monaco, et Suisse), Asie-Pacifique (Hong Kong RAS, Nouvelle-Calédonie, et Singapour), et Moyen-Orient (Emirats Arabes Unis).

Avec 130 milliards d’euros d’actifs sous gestion (au 31/12/2022), Indosuez Wealth Management se positionne parmi les leaders mondiaux de la gestion de fortune. Offrant des conseils spécialisés et un service de qualité sur un large éventail de besoins en gestion de patrimoine privé et professionnel.

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La Macif est réélue marque préférée des Français

Assurance vie
Assurance vie

La Macif, élue à nouveau Marque Préférée des Français dans le domaine des assurances. Confirme le lien profond qui unit les Français à sa marque, à ses offres et à son état d’esprit unique.

Macif : élue marque préférée des français pour la 2ème fois consécutive

Cette reconnaissance la place en tête du classement devant 17 autres marques du secteur. Démontrant ainsi la confiance et la solidarité qu’elle incarne pour ses 5,8 millions de sociétaires. Cette distinction s’inscrit dans le cadre de ses nouvelles ambitions stratégiques. Axées sur l’excellence mutualiste durable et l’objectif de devenir le leader incontesté de la relation client d’ici 2026.

« C’est une immense fierté de recevoir pour la seconde fois consécutive cette distinction importante pour la Macif. Je pense évidemment à tous nos collaborateurs qui œuvrent chaque jour sur le terrain pour répondre  aux besoins de nos 5,8 millions de sociétaires. Cette récompense nous montre que les Français sont sensibles aux solutions accessibles et durables que nous mettons à leur disposition et à l’engagement solidaire de la Macif dans notre société.»

explique Jean-Philippe Dogneton, Directeur général de la Macif.

La première place du podium

La macif remporte la première place du podium dans une étude menée par opinionway. La marque a obtenu le plus grand nombre de “j’aime” lors d’une enquête réalisée du 3 au 4 janvier 2024. Auprès d’un échantillon représentatif de 1005 personnes âgées de 18 ans et plus.

Les français et la macif partagent une relation de longue date. S’étalant sur plus de 60 ans. La macif a même fait de cette relation sa signature dans le cadre de son nouveau territoire de marque lancé en 2021.

“la macif, c’est vous !”

Ce sont 5,8 millions de sociétaires, plus de 1200 élus et 11 000 collaborateurs. Ils incarnent la macif, une société d’assurance mutualiste mettant la confiance, la proximité et la solidarité au cœur de son action.

Une compagnie d’assurance singulière, avec un territoire de marque inédit. Reflétant ses sociétaires à qui elle donne la parole dans toutes ses communications. Avec la macif, pas d’acteurs, pas de scénarios, pas de scripts. Simplement les paroles libres et sincères de ses sociétaires, témoignant de leur expérience avec la marque, sans filtre. Un choix innovant et authentique, qui trouve un écho particulier avec la distinction de “marque préférée des français”.

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Un assureur engagé dans la mutualité

La Macif, compagnie d’assurance multi-métiers, compte près de 5,8 millions de sociétaires, adhérents et clients. Fondée sur des valeurs mutualistes profondément enracinées, elle offre des tarifs abordables et des services adaptés. Répondant ainsi aux besoins exprimés par ses sociétaires eux-mêmes.

En tant qu’entreprise d’assurance citoyenne et engagée, la Macif cultive une relation de confiance durable avec ses sociétaires-clients depuis plus de 60 ans. Sans actionnaire, elle privilégie une vision à long terme, en accord avec l’ensemble de ses parties prenantes.

A propos de la MACIF :

En tant qu’assureur mutualiste, La Macif assure quotidiennement la protection de ses 5,8 millions de sociétaires et clients. Proposant des offres simples et utiles en assurance dommages, santé-prévoyance et finance-épargne. Son chiffre d’affaires s’est élevé à près de 6 milliards d’euros en 2022.

Gérant plus de 18 millions de contrats, La Macif compte environ 11 000 salariés. Tous basés en France, répartis dans un réseau de plus de 450 points d’accueil physiques et téléphoniques.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

A propos de marque préférée des Français :

Depuis 2015, cette distinction reconnaît une marque comme un symbole de qualité et de recommandation par les consommateurs français. Elle est attribuée après des études menées par un institut de sondage externe comparant toutes les marques du marché. Récompensant ainsi la marque la plus appréciée dans sa catégorie, celle ayant le taux d’appréciation le plus élevé. À l’issue de ces études sectorielles, une seule marque est élue pour une période de deux ans. Comme c’est actuellement le cas pour la Macif.

Pour en savoir plus sur cette distinction, cliquez ici.