Crise de gouvernance chez AG2R La Mondiale

IA générative
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La vice-présidente du plus grand groupe français de protection sociale, AG2R La Mondiale, a démissionné. Exacerbant les tensions entre la gouvernance paritaire et le directeur général, Bruno Angles. L’avenir de ses projets de réforme demeure incertain.

Tensions entre gouvernance paritaire et direction générale

La vice-présidence, est interprétée comme une réaction à l’aggravation des tensions internes. Cette décision coïncide avec les appels de plusieurs syndicats. Notamment la CFE-CGC et la CGT, exigeant le départ du directeur général, Bruno Angles. AG2R La Mondiale est un groupe paritaire et mutualiste assurant 15 millions de Français en matière de retraite complémentaire, santé-prévoyance et assurance-vie. Elle traverse ainsi une crise de gouvernance majeure. Les motifs précis de la démission de Brigitte Bouquot n’ont pas été explicités. Mais certaines sources avancent qu’elle pourrait résulter de difficultés à influencer la direction générale. Attribuées à son manque d’expérience dans la gouvernance des grands groupes français de protection sociale. Bien que Brigitte Bouquot n’ait pas exprimé publiquement de critiques sur le style de leadership de Bruno Angles, souvent qualifié d’abrasif. Son départ soulève des inquiétudes quant à l’avenir de la gouvernance paritaire au sein d’AG2R La Mondiale.

Médiation du Medef : sursis pour Bruno Angles chez AG2R La Mondiale

Le Medef agit comme un médiateur dans cette affaire. Patrick Martin, président du Medef, aurai tenu une réunion le 23 janvier avec Bruno Angles et Brigitte Bouquot. Le dirigeant a bénéficié d’un sursis, sous condition de respecter davantage la gouvernance paritaire. En d’autres termes, Bruno Angles aurait été prié de suspendre ses projets de transformation. Pour apaiser les tensions internes et faciliter les négociations entre le patronat et les syndicats sur la gouvernance des groupes paritaires.

Le départ de la vice-présidente est perçu comme un événement choquant dans le milieu des groupes paritaires. Les syndicats de salariés et les organisations patronales partagent traditionnellement le pouvoir avec une dimension politique prononcée. Brigitte Bouquot, manquait d’expérience paritaire lorsqu’elle a pris la présidence d’AG2R La Mondiale en janvier 2021. Elle avait cédé son siège à Brigitte Pisa de la CFDT en début 2023.

Recherche d’un successeur : enjeu de gouvernance chez AG2R La Mondiale

Et depuis le 1er février, Christophe Samson la remplace en tant que représentant principal de la CFDT. Le Medef devra nommer un successeur à Brigitte Bouquot pour diriger AG2R La Mondiale. Ce qui leur permettrait de retrouver le contrôle, à condition de trouver une personne qualifiée. Ensuite, la personne sélectionnée pourrait occuper la vice-présidence patronale du groupe. Une position que le Medef ne veut pas abandonner selon un expert du groupe. D’autres candidats potentiels sont également mentionnés.

Comme Michel Chassang de l’U2P, qui préside l’association Agire, regroupant les employeurs chez AG2R La Mondiale. Une fois la situation stabilisée, le conseil d’administration d’AG2R La Mondiale devra clarifier sa position. Les propositions de réforme de Bruno Angles, présentées mi-décembre, ont été accueillies froidement. Perçues comme un passage en force par certains membres, en raison du calendrier serré et du manque de détails chiffrés.

Projets de réorganisation chez ag2r la mondiale

Deux projets de réorganisation sont actuellement en cours chez AG2R La Mondiale. D’abord, le bureau du conseil a récemment mandaté un cabinet d’avocats. Pour examiner la création d’un GIE commun regroupant toutes les entités du groupe sous une même convention collective. Ensuite, un autre projet vise à établir une SA interne de réassurance. Afin que les entreprises du groupe puissent se couvrir mutuellement. Cependant, les partenaires sociaux souhaitent avoir une part égale des voix dans cette SA pour respecter la gouvernance paritaire.

Ce qui présente des défis en raison des divergences d’intérêts entre les parties impliquées. La société d’assurance-vie La Mondiale jouerait un rôle crucial dans cette société de réassurance. Étant donné son statut de principal pourvoyeur de capitaux et son importance financière dans un groupe confronté à des difficultés chroniques en santé-prévoyance. Ainsi, l’issue de ces projets de réorganisation pourrait dépendre largement de la manière dont les acteurs paritaires accueillent Bruno Angles.

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Suppression du ministère de la Transition énergétique

Ministère de la Transition énergétique
Ministère de la Transition énergétique

Suppression du ministère de la Transition Énergétique : inquiétudes chez les fonctionnaires. Craintes d’une focalisation sur les aspects industriels et financiers. Des ajustements nécessaires dans les positions d’expertise, et incertitudes persistantes sur la gestion des dossiers énergétiques.

Suppression du Ministère de la Transition Énergétique : Inquiétudes parmi les Fonctionnaires

Suite au récent remaniement, le ministère de la Transition énergétique a été aboli. Avec le transfert de son portefeuille au ministère de l’Économie. Cette décision a suscité la surprise et l’inquiétude parmi certains fonctionnaires. Dont Mathilde, ancienne membre du ministère de la Transition énergétique. Elle exprime sa déception, percevant ce changement comme un retour en arrière.

Le 11 janvier, lors de la nomination du gouvernement de Gabriel Attal, Mathilde et ses collègues ont été informés qu’ils ne relèveraient plus d’un ministère de plein exercice dirigé par Agnès Pannier-Runacher, mais seraient intégrés au ministère de l’Économie à Bercy. Le secteur de l’énergie était précédemment sous la tutelle du ministère de l’Écologie depuis 2007, dans le but de centraliser les leviers de la transition énergétique tout en surveillant leur impact environnemental. Cette transition vers l’Économie suscite des inquiétudes quant à une possible focalisation exclusive sur les aspects industriels et financiers au détriment des dimensions environnementales et écologiques.

Perte de vision globale

« C’est regrettable », commente Mathilde. « Pendant dix-huit mois, nous avons eu notre propre ministère, un signal fort montrant la priorité accordée à la transition énergétique. Maintenant, je suis perplexe. Est-ce que cela signifie que l’énergie sera abordée uniquement du point de vue industriel et économique, négligeant l’aspect environnemental ? »

Louis, du ministère de la Transition écologique, partage cette préoccupation. « On a l’impression qu’il y a une reprise en main de l’énergie avec seulement un angle industriel et financier. Or l’énergie, ce n’est pas que ça ! C’est aussi lié au climat, à la sobriété, à la transition, au monde qu’on cherche à avoir. »

Avec le déplacement des services énergétiques, les fonctionnaires redoutent de perdre cette « vision globale ». Nicolas, également du ministère de la Transition écologique, souligne que la transition énergétique englobe divers aspects comme la stratégie nationale bas carbone et la programmation pluriannuelle de l’énergie. Ainsi, le découpage actuel est perçu comme préjudiciable à la transition énergétique et écologique.

Restructuration ministérielle

Moins d’Efficacité en Perspective ? Suite au décret du 24 janvier, le ministère de l’Économie assume désormais les attributions énergétiques en cotutelle avec le ministère de la Transition écologique. Cependant, des fonctionnaires expriment des inquiétudes sur l’efficacité des politiques énergie-climat en raison du remaniement ministériel. L’ordre protocolaire, avec Bruno Le Maire en position favorable par rapport à Christophe Béchu, suscite des préoccupations quant à l’influence dans les prises de décisions.

Remaniement Énergétique

Anticipant des arbitrages en faveur de l’énergie au détriment de la préservation de la biodiversité, Mathilde exprime des préoccupations quant à l’orientation budgétaire, redoutant une préférence pour le nucléaire au détriment des énergies renouvelables. Bien que le gouvernement semble pousser en interne pour accélérer le développement des énergies renouvelables, des inquiétudes persistent quant à d’éventuelles censures dans les propositions des fonctionnaires. Un haut fonctionnaire rappelle que les décisions majeures en matière de politique énergétique ne relèvent pas uniquement d’Agnès Pannier-Runacher, Bruno Le Maire ou Christophe Béchu, mais plutôt d’Emmanuel Macron lui-même, soulignant que le remaniement ministériel, bien que symbolique, n’altérera guère les orientations impulsées par l’Élysée depuis 2017.

Les fonctionnaires expriment également des interrogations quant à la gestion de l’ensemble des dossiers énergétiques par Bruno Le Maire ou la délégation à un ministre délégué. Le nom de Roland Lescure, ministre chargé de l’Industrie dans le gouvernement précédent d’Élisabeth Borne, circule, mais les rumeurs persistantes génèrent des frustrations parmi les fonctionnaires, qui s’interrogent sur les raisons du retard dans la prise de décision, soulignant que ces incertitudes peuvent perturber l’efficacité des services et le moral des agents.

A lire aussi : 1er baromètre de la transition écologique de la Caisse d’épargne

Franklin Templeton labellisé ‘Towards Sustainability’

Franklin Sustainable
Franklin Sustainable

Paris, le 30 janvier 2024 – Franklin Templeton1 est ravi d’annoncer que le Franklin Sustainable Euro Green Bond UCITS ETF2 a obtenu le label “Towards Sustainability”. Délivré par la Central Labelling Agency (CLA)3, une association à but non lucratif de droit belge. Le label, initié en 2019 par la Fédération belge du secteur financier (Febelfin). Vise à reconnaître les produits financiers durables et socialement responsables.

Déclarations des responsables chez Franklin Templeton

David Zahn, Head of European Fixed Income et Portfolio Manager du Franklin Sustainable Euro Green Bond UCITS ETF chez Franklin Templeton, souligne :

“Chez Franklin Templeton Fixed Income, nous croyons que l’intégration des considérations ESG à chaque étape du processus d’investissement peut conduire à une meilleure performance potentielle et à des résultats plus durables pour nos clients.”

Bérengère Blaszczyk, Head of Distribution, France, Benelux and Nordics, ajoute :

“Nous sommes ravis que notre Franklin Sustainable Euro Green Bond UCITS ETF ait reçu le label ‘Towards Sustainability’. Il s’agit de notre troisième label ‘Towards Sustainability’ pour Franklin Templeton Fixed Income, ce qui confirme notre engagement en faveur de la durabilité dans toutes les classes d’actifs.”

Le Label “Towards Sustainability” en Belgique

L’Agence centrale de labellisation belge (CLA) a attribué les premiers labels “Towards Sustainability” en novembre 2019, couvrant plus de 780 produits financiers, dont des fonds d’investissement, des produits indiciels et des fonds d’assurance. Cette reconnaissance atteste de l’engagement de Franklin Templeton envers la durabilité dans la gestion de plus de 500 milliards d’euros d’actifs respectant les critères de cette norme de qualité.

Une stratégie d’investissement active pour un impact durable

Le Franklin Sustainable Euro Green Bond UCITS ETF met en œuvre une stratégie d’investissement active visant à fournir une exposition aux marchés des obligations vertes souveraines européennes tout en optimisant le rendement global. Il alloue au moins 75 % de ses actifs aux obligations vertes, le solde étant investi dans des obligations liées au climat, majoritairement libellées en devises européennes.

Ce fonds, intégré à la diversifiée gamme de stratégies obligataires de Franklin Templeton Fixed Income, bénéficie de l’expertise accumulée sur 53 ans d’investissement obligataire. Avec une présence mondiale et plus de 130 professionnels de l’investissement, le groupe gère une plateforme obligataire parfaitement intégrée totalisant environ 140 milliards de dollars d’actifs sous gestion au 31 décembre 2023.

Pour obtenir davantage d’informations sur la variété de produits offerts par Franklin Templeton, veuillez consulter ce site.

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CPRAM décrypte les mégatendances en graphiques

mégatendances
mégatendances

Les mégatendances, ces tendances de long terme qui façonnent notre avenir, sont cruciales pour les investisseurs et les institutions internationales. CPRAM, conscient de leur impact, offre une analyse détaillée de ces forces structurantes à travers les piliers People, Planet, et Progress.

Comprendre les Mégatendances : quelques exemples

Vieillissement mondial (people)

Le vieillissement mondial s’amplifie, avec un focus sur les différences régionales significatives, notamment en Chine, aux États-Unis, et en Inde. Cette dynamique, ayant pris de l’ampleur au cours de la dernière décennie, se manifeste de manière contrastée selon les grandes nations.

En Chine, cette tendance s’accentue avec une projection de croissance de 43% de la population de plus de 64 ans au cours des 10 prochaines années (2022-2032), dépassant ainsi les États-Unis (29%), le Royaume-Uni (22%), et l’UE (21%). Aux États-Unis, le groupe des plus de 64 ans émerge comme le seul à connaître une croissance significative au cours de la prochaine décennie, alors que d’autres segments de la population stagnent ou diminuent, avec une croissance de seulement 1,5% pour le groupe des 15-64 ans et une réduction de 5% pour celui des moins de 15 ans.

Cette évolution démographique, au-delà des chiffres, redéfinit profondément la structure de consommation des ménages et favorise l’émergence d’une “senior economy”. Le paysage mondial du vieillissement présente des disparités notables, comme en témoignent des exemples tels que le Japon, l’Italie, l’Afrique du Sud, et l’Inde. Ces différences démographiques influenceront considérablement les schémas de consommation et soutiendront l’émergence d’une économie axée sur les seniors.

La Chine, en vieillissant rapidement, dépasse les États-Unis en termes d’âge médian, tandis que l’Inde émerge comme un acteur clé, non seulement sur le plan démographique, mais aussi sur le plan économique. Enfin, ces évolutions démographiques rapides influent sur les perspectives de robotisation et d’automatisation. Il a été démontré que les nations vieillissantes investissent massivement dans ces domaines pour compenser les pénuries de main-d’œuvre. Ainsi, le vieillissement rapide de la Chine constitue un soutien significatif à long terme pour ces avancées technologiques.

Le changement climatique (planète)

Au cours des 15 dernières années, le changement climatique a pris une ampleur alarmante. Le rythme de réchauffement de la planète a quasiment doublé, passant d’environ 0,18°C par décennie dans la période 1970-2009 à environ 0,3°C par décennie post-2019. Les émissions croissantes de gaz à effet de serre sont évidemment l’une des causes majeures de cette accélération. Cependant, de plus en plus de climatologues soulignent un aspect paradoxal : la pollution de l’air, particulièrement le dioxyde de soufre, a en réalité contribué à refroidir significativement la Terre au cours des dernières décennies. James Hansen, ancien climatologue en chef de la NASA, qualifie cette situation de “pacte avec le diable”. Alors que les gouvernements prennent des mesures pour réduire la pollution de l’air, l’effet de refroidissement de ces aérosols a diminué de 30% depuis 2000, accentué par la décision d’éliminer le soufre des carburants du transport maritime d’ici 2030. Cela pourrait potentiellement intensifier l’impact des gaz à effet de serre sur le climat, car l’une des forces s’y opposant est en train de disparaître. Cette analyse met en lumière la complexité des dynamiques climatiques et des interactions avec la pollution de l’air, soulignant l’urgence de la transition énergétique.

Le choc du télétravail (progress)

Le télétravail, autrefois marginal, a connu une transformation radicale depuis la pandémie de COVID-19. En 1965, il représentait moins de 0,5% des jours travaillés aux États-Unis, atteignant environ 7% en 2019. La crise sanitaire a provoqué un bouleversement majeur, avec plus de 61% des jours travaillés effectués intégralement à domicile en 2020. Alors que certaines entreprises ont rappelé leurs employés au bureau après l’atténuation des craintes liées à la pandémie, le télétravail persiste de manière significative, dépassant les 28% des jours travaillés en 2023. Cette adoption massive a stimulé les investissements dans les technologies informatiques et les logiciels, favorisant ainsi certaines entreprises technologiques. L’augmentation du nombre de brevets déposés dans le domaine des technologies numériques liées au télétravail suggère l’émergence de nouvelles innovations qui façonneront l’avenir du travail.

En résume, les Mégatendances

En conclusion, les mégatendances, ces forces de long terme qui sculptent notre avenir, revêtent une importance cruciale pour les investisseurs et les institutions internationales. CPRAM, conscient de leur impact, offre une analyse approfondie à travers les piliers People, Planet, et Progress.

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Reprise industrielle : la France redémarre en force en 2024

La production industrielle française rebondit en décembre, signalant une reprise encourageante après une année difficile. Les secteurs clés, tels que le transport et l’agro-alimentaire, affichent une croissance, mais des perturbations externes pourraient limiter la progression en 2024.

Reprise économique en France : le secteur industriel confirme sa dynamique

En décembre, la production industrielle française affiche un rebond significatif, soutenu par la croissance dans l’industrie manufacturière. Malgré une année 2023 difficile, les signes positifs laissent entrevoir des perspectives optimistes pour 2024. Cependant, des facteurs externes pourraient temporairement entraver cette progression.

Points forts de la reprise industrielle

La production manufacturière a augmenté de 1.1% en décembre, confirmant la tendance positive observée en novembre. Des secteurs clés tels que la fabrication de matériel de transport et l’industrie agro-alimentaire enregistrent une nette croissance, tandis que la branche des biens d’équipement connaît une baisse.

Perspectives encourageantes pour 2024

Les premiers indicateurs de janvier suggèrent une poursuite de la reprise industrielle au premier trimestre. Malgré des carnets de commande encore faibles, la confiance des entreprises et l’optimisme quant à la production future sont en hausse. Cependant, des perturbations externes pourraient tempérer cette progression tout au long de l’année.

Défis persistants pour la croissance du PIB

Bien que le secteur industriel montre des signes positifs, la croissance du PIB au premier trimestre 2024 devrait rester modeste, proche de 0%. Les performances industrielles ne seront pas suffisantes pour compenser les défis persistants dans d’autres secteurs. Pour l’ensemble de l’année, une croissance modérée de 0.5% est anticipée, en-deçà des projections gouvernementales désormais inatteignables.

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Les géants de l’agroalimentaires face au problème mondial de la faim

Problème mondial de la faim
Problème mondial de la faim

Dans un monde confronté au problème mondial de la faim et une insécurité alimentaire croissante, le Salon International de l’Agriculture à Paris (24 février – 3 mars). Soulève la question cruciale de la transformation du système alimentaire mondial.

Contexte et défis du problème mondial de la faim.

Le système alimentaire mondial, déjà fragilisé par les inégalités et son impact environnemental, doit faire face à des défis accrus résultant de la pandémie, de l’invasion de l’Ukraine, de la crise énergétique et de l’augmentation des prix des aliments.

Dans ce contexte, il devient impératif de mettre en œuvre des solutions résilientes, équitables et durables pour répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale.

Les principaux acteurs

Des multinationales de l’agroalimentaire lancent des initiatives durables, mais la question cruciale demeure : peuvent-elles intégrer ces actions dans leur modèle d’affaires pour contribuer efficacement à l’objectif de développement durable numéro 2 (ODD 2) – l’éradication de la faim mondiale. Impak Analytics analyse en profondeur les six principaux transformateurs alimentaires mondiaux : Mondelez, PepsiCo, Nestlé, Mars, Unilever et Danone, révélant que ces entreprises ne contribuent pas de manière significative à l’ODD 2.

Certaines entreprises, telles que Lindt & Sprüngli, montrent des signes prometteurs dans leur soutien à l’ODD 2, adoptant de meilleures pratiques que les six principales entreprises étudiées.

Les quatre géants du négoce de matières premières – Archer Daniels Midlands, Bunge, Cargill et Louis Dreyfus – détenant 70% du marché mondial des commodités, sont également examinés, révélant un constat similaire d’échec et d’opacité.

Enjeu Central de l’ODD 2

Pour atteindre les objectifs fixés par l’ONU d’ici 2030, l’accent doit être mis sur l’ODD 2 en tant que pivot central, crucial pour la réussite des 17 objectifs de développement durable globaux. Tant que les problèmes de sécurité alimentaire subsisteront, les progrès dans d’autres domaines des ODD seront limités.

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Rémunération et RSE au CAC 40 : alignement stratégique confirmé !

stockage du carbone
stockage du carbone

Dans la 3e édition de l’étude conjointe de l’ORSE, PwC France, et le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France, sur l’intégration des critères RSE dans les politiques de rémunération du CAC 40, les résultats révèlent une progression significative avec 90% des sociétés intégrant désormais des critères RSE, contre 4 en 2017.

L’étude conjointe menée par l’ORSE, PwC France et Maghreb, et le Pacte mondial de l’ONU – Réseau France, dévoile des tendances significatives quant à l’intégration des critères RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) au sein des politiques de rémunération des sociétés du CAC 40. La 3ème édition de cette analyse, intitulée “Critères RSE et rémunération : l’alignement stratégique ?”, met en lumière l’évolution de cette pratique et ses implications pour les grandes entreprises.

Évolution positive des pratiques RSE

En 2017, l’intégration des critères RSE dans les dispositifs de rémunération variable à long terme était marginale, avec seulement 4 sociétés du CAC 40 adoptant cette approche. Cependant, la récente édition de l’étude indique un changement significatif, avec désormais 90 % des sociétés du CAC 40 qui intègrent ces critères dans leur dispositif de rémunération.

Diversification des bénéficiaires

Une tendance marquante réside dans l’élargissement de l’intégration des critères RSE à d’autres populations que les dirigeants mandataires sociaux. Parmi les sociétés étudiées, 67 % dédient ces dispositifs à d’autres collaborateurs tels que les cadres dirigeants et les managers.

Partenariat stratégique pour une analyse approfondie

La collaboration entre l’ORSE, PwC France et Maghreb, et le Pacte mondial de l’ONU offre une analyse approfondie basée sur les informations publiées dans les documents d’enregistrement universels des sociétés du CAC 40 jusqu’au 30 juin 2023. Des témoignages de plus de 15 entreprises et les positions des organisations syndicales administratrices de l’ORSE ont enrichi cette étude.

Enseignements clés et évolution des pratiques

  • Intégration généralisée : Toutes les sociétés du CAC 40 intègrent des critères RSE dans la rémunération variable court terme de leurs dirigeants mandataires sociaux.
  • Diversification des critères : Les deux critères les plus récurrents concernent les thèmes environnementaux (émissions de CO2) et sociaux (diversité et inclusion). Les dispositifs évoluent vers l’intégration d’indicateurs plus variés.
  • Communication variable : Bien que la communication sur l’intégration des critères RSE ait augmenté, des niveaux de transparence hétérogènes subsistent, complexifiant la compréhension.

Perspectives et recommandations

L’étude propose des éclairages sur les pratiques des PME et du capital-investissement, soulignant la nécessité d’une plus grande cohérence dans la communication des indicateurs RSE. Pour les entreprises, l’accent doit être mis sur le renforcement de l’alignement stratégique entre critères RSE et rémunération, façonnant ainsi le paysage de la responsabilité sociale des entreprises.

Découvrez aussi : le 74e baromètre TPE entre préoccupation et confiance mesurée

Rothschild & Co Asset Management enregistre une collecte record

Asset Managers
Asset Managers


Rothschild & Co Asset Management réalise une année record avec une collecte nette de 5,4 milliards d’euros, portant ses encours à 31 milliards d’euros (+34 % en un an). Les fonds obligataires, dont R-co Target 2028 IG, ont été les principaux contributeurs. L’expansion géographique et les renforcements d’équipe sont notables. L’utilisation de la technologie blockchain via IZNES et le lancement de nouveaux fonds en 2024 consolideront davantage la position de leader de la société dans les actifs obligataires.

Année Record pour Rothschild & Co Asset Management en 2023

Rothschild & Co Asset Management clôture une année exceptionnelle en France. Se hissant au premier rang pour la collecte (hors trésorerie) et se classant dans le top décile en Europe. En 2023, la société a enregistré une collecte nette de 5,4 milliards d’euros. Faisant grimper ses encours sous gestion à 31 milliards d’euros, soit une progression de +34 % sur un an.

Cette performance résulte principalement du succès de ses fonds obligataires. Notamment R-co Target 2028 IG, avec 1,5 milliard de collecte, et R-co Conviction Credit Euro, qui a attiré 700 millions d’euros. La gestion diversifiée a également contribué de manière significative. Avec le fonds R-co Valor dépassant les 4,2 milliards d’euros (+600 millions d’euros sur l’année).

Expansion Géographique et Renforcements d’Équipe

La société observe une accélération marquée du développement de la distribution en dehors de la France, notamment au Benelux, en Allemagne, en Italie et en Espagne. Pour soutenir cette croissance, des renforcements d’équipes commerciales ont eu lieu, avec d’autres recrutements prévus en 2024 pour accélérer davantage le développement sur ces marchés. Entrée au capital d’IZNES en avril dernier, Rothschild & Co Asset Management a également intensifié sa distribution de fonds via la technologie blockchain, référençant l’ensemble de sa gamme sur la place de marché IZNES. En 2024, la société prévoit de consolider sa position de leader sur la classe d’actifs obligataire en élargissant la commercialisation de ses nouveaux fonds à échéance, tels que R-co Target 2027 HY et R-co Target 2029 IG. Cette année marquera également le trentième anniversaire de R-co Valor, l’expertise historique au cœur de la maison.

Double discours de Carlos Tavares

Double discours de Carlos Tavares
Double discours de Carlos Tavares


Carlos Tavares, PDG de Stellantis, suscite des interrogations avec ses critiques envers les voitures électriques malgré la production massive de Stellantis dans ce domaine. Son discours, a priori contradictoire, s’explique par la stratégie industrielle du groupe. Tavares met en avant les véhicules “biénergie”, offrant une flexibilité précieuse face aux incertitudes du marché. Sa position souligne les enjeux économiques et l’adaptabilité nécessaire dans un secteur en mutation, affectant l’industrie pétrolière et stimulant l’innovation.

Stellantis : Le paradoxe de Carlos Tavares face aux voitures électriques

À première vue, cela semble être une contradiction flagrante. Carlos Tavares, le PDG de Stellantis, a exprimé récemment des réserves assez marquées à l’égard des voitures électriques. Malgré le fait que son groupe en produise en grande quantité. Suite à la fusion de PSA et Fiat-Chrysler en 2021, Stellantis occupe une place de choix sur le marché européen. Aux côtés de Volkswagen et Tesla. Carlos Tavares n’a jamais caché son manque d’enthousiasme pour les véhicules électriques. Critiquant même les réglementations de l’UE lorsque celle-ci a annoncé la fin des ventes de nouvelles voitures thermiques d’ici 2035. Alors que ses homologues adoptent une position plus conciliante face à l’urgence climatique. Le dirigeant portugais évoque désormais la possibilité d’un revirement de situation. Récemment, il a mis en garde en déclarant :

“Nous devons rester attentifs aux résultats des élections américaines et européennes et nous assurer que l’électrification est réellement la voie que les gens veulent suivre.”

« Progressistes dogmatiques » versus « populistes »

Carlos Tavares, le PDG de Stellantis, esquisse deux scénarios pour l’avenir des voitures électriques. Selon lui, une victoire des « progressistes dogmatiques » entraînerait une accélération de l’électrification, tandis qu’une victoire des « populistes » conduirait à un ralentissement. Tavares met en garde les consommateurs. Suggérant que leur liberté de déplacement serait menacée par l’avènement rapide des voitures électriques. Malgré les investissements massifs de Stellantis dans cette technologie. Cette position peut être replacée dans le contexte américain. Où Stellantis a un retard par rapport à ses concurrents dans la transition vers l’électrification. Un retard qui pourrait s’avérer stratégique compte tenu des incertitudes politiques.

Jouer sur les points sensibles

La tactique industrielle de Carlos Tavares consiste à attaquer de front les problèmes. Face aux incertitudes quant à la progression des ventes de voitures électriques, Stellantis a opté pour une approche singulière. En développant des plateformes automobiles “biénergie” dès la fin des années 2010, se démarquant ainsi de ses concurrents. Cette stratégie lui permet d’assembler des modèles électriques ou thermiques sur la même base technique et ligne de production. Les futurs succès envisagés pour 2024, tels que la Peugeot e-3008 et la Citroën e-C3, sont conçus selon ce principe. Bien que cette option puisse comporter des inconvénients en termes de performance routière et d’efficacité industrielle, selon les analystes de Bank of America.

Carlos Tavares chez Stellantis : entre électrique et essence

Cette stratégie offre un avantage crucial à Carlos Tavares. Lui permettant d’ajuster la production en fonction des incertitudes du marché de l’électrique et des évolutions politiques. Sans immobiliser une usine en cas de chute des ventes d’une motorisation donnée. En insistant sur l’incertitude entourant l’avenir de l’électrique. Carlos Tavares transforme ainsi un léger désavantage compétitif en un avantage stratégique majeur.

Pour comprendre le discours de Carlos Tavares, il faut suivre l’argent. Les voitures thermiques, représentant la quintessence de la “liberté de mobilité” chère au dirigeant de Stellantis. Elles sont également les plus rentables. Actuellement, les véhicules électriques sont “structurellement moins rentables”, comme l’a souligné le dirigeant devant des investisseurs en novembre. Ainsi, l’objectif immédiat de Stellantis est de maintenir d’excellents résultats financiers grâce à la vente de véhicules à essence.

D’autant plus que la concurrence sur les prix fait rage parmi les constructeurs de voitures électriques. Réduisant encore davantage les maigres profits, voire les rendant inexistants, sur ces produits. Le passionné de rallye sait également que, à plus long terme, le moteur à combustion n’a pas d’avenir radieux dans les pays développés. Mais il reconnait l’importance de régler le problème climatique.

Débat stratégique chez Stellantis

Carlos Tavares, patron de Stellantis, suscite des interrogations sur le rythme de la transition automobile. Accélérer signifierait affronter la concurrence intense des voitures électriques. Réduire les profits et s’exposer à la vulnérabilité, une perspective que Tavares cherche à éviter à tout prix. D’un autre côté, freiner permet de préserver les marges à court terme. Mais risque d’affaiblir l’entreprise face à la révolution inévitable à moyen terme, comme l’a souligné Christophe Périllat de Valeo. La stratégie de Tavares semble équilibrer ces défis pour Stellantis.

Avantages et inconvénients

Les voitures électriques présentent plusieurs avantages environnementaux significatifs. Elles contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Émettent moins de polluants locaux, utilisent des sources d’énergie renouvelable, et offrent une efficacité énergétique accrue. De plus, elles contribuent à la diversification du mix énergétique, réduisent le bruit, et bénéficient d’incitations gouvernementales encourageant leur adoption. Cependant, des inconvénients subsistent, notamment l’impact environnemental de la production des batteries. La dépendance aux métaux rares, la gestion des déchets de batteries, et le besoin d’infrastructures de charge coûteuses. La voiture électrique dépend également de la source d’électricité utilisée, ce qui peut influencer son empreinte carbone.

D’un autre côté, les voitures à essence émettent des gaz à effet de serre et des polluants atmosphériques. Contribuant aux problèmes environnementaux.

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Baromètre TPE 2023 : entre préoccupations et confiance mesurée

Baromètre TPE 2024
Baromètre TPE 2024

Baromètre TPE 2023 : les petites entreprises naviguent avec prudence dans une conjoncture délicate, entre stagnation anticipée et confiance renouvelée envers le gouvernement. Décryptage des tendances du 4e trimestre 2023 et des relations résilientes entre dirigeants de TPE et leurs banques.

Baromètre TPE 2023 : les dirigeants de TPE et leur banque

La 74ème édition du Baromètre des TPE, réalisée par l’IFOP pour Fiducial, dévoile une prudence des dirigeants face à 2024. Entre inquiétudes croissantes pour leur activité et une confiance renouvelée envers le gouvernement, les petites entreprises naviguent dans une conjoncture tendue.

Des relations bancaires résilientes

Malgré les défis économiques, les relations entre dirigeants de TPE et banquiers demeurent solides. La banque est perçue comme un partenaire offrant des conseils pertinents, même dans des périodes délicates.

Attentisme et confiance sélective

Les dirigeants affichent un certain attentisme pour 2024, tablant majoritairement sur une stagnation de leurs activités. Cependant, une confiance croissante émerge envers les mesures gouvernementales, avec 39% exprimant leur confiance, une hausse de 12 points par rapport au trimestre précédent.

Difficultés financières accentuées

Pour un tiers des dirigeants de TPE, les difficultés financières persistent, bien que légèrement en hausse sur trois mois. Parmi eux, 15% font face à des difficultés importantes. La précarisation touche les entreprises fragiles, avec 45% envisageant de déposer le bilan ou de cesser leur activité, un chiffre doublé par rapport au trimestre précédent.

Tensions sur les trésoreries

Les taux d’intérêt actuels poussent 13% des dirigeants à renoncer à des emprunts. Du côté de l’emploi, les embauches restent stables, avec 13% des dirigeants prévoyant d’embaucher, tandis que 6% anticipent des suppressions de postes.

Perspectives contrastées pour 2024

En 2024, les dirigeants se projettent majoritairement vers une stagnation de leur activité. Cependant, 43% des décideurs des grandes TPE et entreprises de services B2C visent la croissance.

Baromètre TPE : focus sur les relations avec les banques

Prédominance des banques traditionnelles

Le Baromètre TPE révèle que malgré l’évolution du paysage bancaire, 78% des dirigeants travaillent avec une seule banque. La simplicité et la relation personnelle sont les principaux critères de choix, avec seulement 7% envisageant une banque en ligne.

Satisfaction malgré les difficultés

Malgré des situations bancaires parfois difficiles, 83% des dirigeants sont satisfaits de leur relation bancaire. Les banques sont perçues comme des partenaires de conseil et de soutien.

Prévisions de changements en 2024

En dépit du contexte inflationniste, seulement 25% des chefs d’entreprise envisagent de faire jouer la concurrence en 2024, 17% prévoient de travailler avec plusieurs banques, et 15% pensent changer de banque.

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