Étude CSRD : les entreprises sont-elles prêtes à relever le défi ?

Alors que la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) entrera en action à partir de 2024 et qu’elle concernera près de 50 000 entreprises en Europe, Baker Tilly a interrogé les entreprises européennes, notamment françaises, afin de connaître leur degré de préparation à cette nouvelle obligation de reporting de durabilité. A la fois curieuses et préoccupées par la mise en place de cette nouvelle réglementation, 88 % des entreprises interrogées ne se sentent pas encore prêtes pour répondre aux attendus de la CSRD. 

CSRD : la majorité des entreprises ne sont pas encore prêtes

Selon l’étude, les entreprises n’ont pas encore bien appréhendé les nouvelles obligations de reporting ESG qui découlent de la CSRD. Ainsi, 57 % des répondants estiment n’avoir que peu ou pas de connaissance du sujet.

Sur l’ensemble des sujets traités dans l’étude, on distingue ainsi 3 grandes catégories d’entreprises :

  • les leaders (12 %) qui se sentent (presque) prêts à la mise en place de la CSRD,
  • les suiveurs (59 %) qui ont entamés leur préparation mais qui ont encore des progrès à faire pour être prêts,
  • les retardataires (29 %) qui sont peu ou pas préparés.

Se conformer à la CSRD représente un défi pour les entreprises

Si la plupart des entreprises ont déjà formalisé une stratégie RSE et suivent des indicateurs ESG, elles vont devoir faire évoluer leurs organisations et leurs systèmes de reporting pour répondre aux exigences de la CSRD et publier leur rapport de durabilité.

La double matérialité, un enjeu de taille pour les entreprises.

Alors que 31 % des entreprises interrogées n’ont jamais mené d’analyse de leurs risques ESG, seulement 16 % des répondants ont déjà réalisé une analyse de double matérialité.

Pour rappel, l’Union européenne a retenu la double matérialité pour la priorisation des enjeux ESG. Un enjeu ESG est considéré comme “matériel” pour une entreprise s’il a un impact sur sa performance financière ou si l’entreprise a un impact sur cet enjeu.

La plupart des entreprises ne prennent pas non plus en compte leurs parties prenantes sur les sujets ESG. Seuls 37 % des répondants ont commencé à les interroger parmi lesquels 4 % seulement les ont pleinement impliquées.

« Le groupe n’avait pas formalisé d’analyse de matérialité par le passé, ce qui rend l’exercice actuel crucial pour s’assurer qu’aucun sujet important ne soit négligé » Anaël Le Goff, Coordinateur de mission de CETIH.

La nécessaire remise à plat des systèmes de reporting ESG.

Aujourd’hui seulement 9 % des entreprises considèrent que leur système de reporting ESG est prêt ou presque pour la CSRD ; à l’inverse, plus de 6 entreprises sur 10 (62 %) estiment qu’il ne l’est pas. Elles sont également 62 % à encore utiliser Excel pour collecter leurs données ESG.

L’ambition de la CSRD est claire : mettre sur le même plan l’information financière et l’information de durabilité de l’entreprise. Pourtant seulement 7 % des entreprises ont confiance en la qualité des données et en leur système de collecte. 35 % des répondants collectent encore leurs données ESG sans processus de contrôle interne et 20 % n’ont pas mis en place de procédure de collecte de données.

« Nous voulons que la CSRD nous soit utile et qu’elle nous permette d’avoir un vrai outil de pilotage pour notre stratégie responsable. Le travail à mener pour y arriver concerne aussi bien la collecte d’informations quantitatives que la production d’informations qualitatives » Anne-Céline Philippot, Directrice RSE et responsable partenariats de Groupe IMA.

« Les entreprises historiquement engagées dans le reporting ESG ou RSE bénéficient d’un avantage certain pour cette mise en conformité aux exigences à venir car elles collectent déjà une partie de leurs données » souligne Delphine Leduc, Directrice du Pôle réglementaire RSE chez Baker Tilly.

Au-delà de la contrainte, les entreprises perçoivent l’intérêt de la CSRD

Si 33 % des personnes sondées se disent préoccupées par la CSRD, elles sont majoritairement curieuses (51 %).

Malgré le défi posé par la CSRD, seulement 21 % des entreprises décrivent la CSRD comme « une contrainte avec peu de valeur ajoutée ». Selon l’étude, les entreprises perçoivent l’intérêt de la CSRD, qui va les aider à :

  • structurer les processus internes (45 %),
  • améliorer le niveau d’informations disponibles (45 %),
  • rendre leurs entreprises plus résilientes (30 %),
  • Et leur offrir un avantage concurrentiel (19 %).

Si la mise en conformité avec les attendus de la CSRD représente bel et bien un challenge pour les entreprises, le rapport de durabilité devrait devenir le document de référence sur les enjeux ESG des entreprises. Contrairement aux rapports RSE utilisant de multiples référentiels ou même à la DPEF, le rapport de durabilité permettra d’harmoniser les pratiques de reporting ESG, en proposant une information ESG de qualité, fiable et comparable.

« La CSRD aura un effet d’entraînement sur l’ensemble des entreprises, y compris celles qui n’y sont pas soumises. Au-delà de l’aspect purement réglementaire, la CSRD représente une véritable opportunité pour elles d’approfondir l’intégration des enjeux de durabilité au cœur de la stratégie de leur entreprise, notamment sur les sujets de la décarbonation et de la transition écologique. » conclut Delphine Leduc.

Méthodologie de l’enquête :

Enquête menée via un questionnaire en ligne auprès de 305 répondants dont 70 % dans des entreprises bientôt sujettes à la CSRD et représentants 14 pays européens. Cette enquête a été complétée par 5 entretiens auprès d’experts ESG dans des entreprises concernées par la CSRD. Notez que parmi les répondants, près de 4 entreprises sur 10 (38 %) sont françaises.

La CSRD : pourquoi, quand et comment ?

Le pacte vert a pour objectif la transformation de l’Europe en une économie neutre en carbone d’ici 2050.

Afin d’orienter les investissements vers les entreprises les plus vertueuses, l’Union européenne a publié un ensemble de réglementations pour harmoniser les pratiques de reporting ESG. Publiée en 2022, la CSRD vise à améliorer la transparence des informations, la comparabilité des entreprises et la fiabilité des données publiées. Intégré dans le rapport de gestion, l’objectif est de mettre au même niveau l’information de durabilité et l’information financière.

Pour ce faire, les entreprises auront l’obligation de publier un rapport de durabilité contenant des informations sur la gouvernance, la stratégie, la gestion des impacts, les objectifs et les indicateurs ESG. L’ensemble des informations quantitatives et qualitatives attendues dans le rapport de durabilité sont détaillées au sein des normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards).

La CSRD exigera des entreprises qu’elles relèvent 5 défis stratégiques :

La gouvernance et la stratégie ESG,

L’évaluation et la matérialité (impacts, risques et opportunités),

Le processus de collecte des données,

La communication et publication des données,

Le plan d’adaptation à la CSRD.

C’est pour répondre à ces différents enjeux que Baker Tilly France a mobilisé les experts RSE de Goodwill-management, en partenariat avec Baker Tilly Espagne, Italie et Pays-Bas pour réaliser cette enquête.

 CSRD : la majorité des ETI déjà prêtes !

Grant Thornton, groupe d’audit et de conseil en France et dans le monde, présente les résultats de son enquête sur la directive (UE) 2022/2464, dite « CSRD » (Corporate Sustainability Reporting Directive), qui s’appliquera progressivement à compter du 1er janvier 2024. Cette étude a été réalisée auprès de dirigeants d’ETI par l’Institut Opinionway du 16 octobre au 6 novembre 2023.

  • Le reporting extra financier CSRD est une réalité pour les dirigeants d’ETI,
  • La majorité des ETI ont déjà réalisé un bilan carbone ou un diagnostic RSE,
  • Près de ¾ des ETI estiment disposer des profils, ressources et compétences internes.

Le reporting extra financier CSRD est une réalité dans la majorité des ETI interrogées. Pour 28%, le projet est en cours d’étude et 21% ont commencé à déployer un plan d’action. Enfin, 11% des dirigeants déclarent même avoir déjà finalisé sa mise en place. 60% des ETI estiment donc avoir un niveau de maturité assez avancé sur le sujet de la CSRD.

Cette mobilisation s’explique également par les délais rapprochés : dès 2024 (première publication en 2025), la CSRD s’appliquera progressivement et concernera notamment les entreprises au CA supérieur à 40M€, quel que soit leur secteur d’activité. Compte-tenu de la cible des répondants (ETI à partir de 50 M€ de chiffre d’affaires), il est également logique que la majorité des dirigeants soit déjà en ordre de marche pour appliquer cette Directive.

Néanmoins, 20% des ETI déclarent que le sujet n’a pas encore fait l’objet d’un examen de faisabilité. Et la même proportion (20%) annonce qu’il n’a toujours pas été abordé.

Le déploiement de la CSDR s’accompagne de deux principales préoccupations en moyenne citées par les dirigeants : les inquiétudes liées au manque de clarté des informations disponibles (58 %) et le coût financier de la mise en place du projet (55 %) et, dans une moindre mesure (40%), des incertitudes sur le calendrier d’application.

73 % des ETI ont déjà réalisé un bilan carbone ou un diagnostic RSE pour évaluer leur conformité par rapport aux attentes des parties prenantes. 36% ont même effectué les deux. Des bilans/diagnostics qui se font ou se feront principalement avec un prestataire spécialisé. 

74% des dirigeants estiment enfin disposer à date des profils, ressources et compétences internes leur permettant d’appréhender au mieux le projet. Vincent Frambourt et Christophe Drevelle, respectivement Associé audit en charge de la Durabilité et Directeur Transformation Durable chez Grant Thornton déclarent : « Cette étude souligne l’avancement important des ETI Françaises sur les sujets de transformation durable, tant en termes de réalisation de bilan carbone ou diagnostic RSE que sur la prochaine entrée en vigueur de la directive CSRD. S’ils soulignent un besoin de formation et des investissements importants en SI, les dirigeants sont confiants quant à la quantité et la qualité de leurs ressources internes pour mener à bien ce chantier. La transition à la CSRD doit être menée en gestion de projet, pour anticiper les difficultés normatives et sensibiliser l’ensemble des fonctions internes aux impacts liés à ce changement. Ce nouveau reporting extra financier et son appréhension globale seront un véritable levier de performance pour les ETI et non une obligation administrative supplémentaire : avant tout une opportunité ! »

Méthodologie : étude quantitative réalisée du 16 octobre au 6 novembre 2023 auprès d’un échantillon de 100 dirigeant(e)s d’entreprises (PDG, DG, DAF, …) dont le chiffre d’affaires est supérieur à 50 millions d’euros.  La représentativité de l’échantillon a été assurée par un redressement sur les données de secteurs d’activité et de taille salariale. L’échantillon a été interrogé par téléphone sous système CATI par le partenaire Ariane Etudes.

À propos de Baker Tilly France

Groupe de conseil pluridisciplinaire, Baker Tilly s’attache depuis 60 ans à accompagner les entreprises de toutes tailles dans le développement de leurs activités. Fort d’un réseau de partenaires spécialisés, Baker Tilly dispose d’un panel complet de solutions pour fournir un service à la hauteur des exigences des dirigeants d’entreprises d’aujourd’hui. Son appartenance au réseau Baker Tilly, 9ème réseau mondial d’audit et de conseil, en tant qu’unique représentant français, facilite le déploiement de ses clients à l’international. Société résolument basée sur l’humain, Baker Tilly compte au quotidien sur ses 2 000 collaborateurs pour mener l’entreprise vers un modèle d’affaires plus responsable et accompagner ses 30 000 clients dans une logique de performance économique, durable et globale. Avec 60 bureaux de proximité implantés en France, Baker Tilly a réalisé un chiffre d’affaires de 161 M€ en 2022.

À propos de Grant Thornton France

Grant Thornton, groupe leader d’Audit et de Conseil, rassemble en France plus de 2500 collaborateurs dont 142 associés dans 24 bureaux, en se positionnant sur 6 métiers : Audit, Expertise Conseil, Conseil Financier, Conseil Opérationnel & Outsourcing et Conseil Juridique et Fiscal et Transformation Durable.

Grant Thornton accompagne les entreprises dynamiques (sociétés cotées, entreprises publiques et privées) pour leur permettre de libérer leur potentiel de croissance, grâce à l’intervention d’associés disponibles et impliqués, épaulés par des équipes délivrant une expertise à très haute valeur ajoutée.

Les membres de Grant Thornton International Ltd constituent l’une des principales organisations d’Audit et de Conseil à travers le monde. Chaque membre du réseau est indépendant aux plans financier, juridique et managérial.

À propos de Grant Thornton International Limited

Grant Thornton International Ltd, groupe leader d’Audit et de Conseil, est un réseau intégré et indépendant, rassemblant plus de 60 000 collaborateurs dont près de 4 000 associés implantés dans plus de 130 pays. La puissance de l’organisation internationale permet de mobiliser des équipes multiculturelles et de répondre aux problématiques des clients de manière globale, garantissant ainsi les mêmes standards de qualité, de risk management, de process et d’excellence, partout dans le monde.

La Caisse des Dépôts et l’IMT : partenariat transition écologique & souveraineté numérique

Au moment où les enjeux de transition écologique et de souveraineté numérique deviennent des
sujets majeurs pour le pays, l’Institut Mines-Télécom (IMT) et la Caisse des Dépôts signent ce jour
un accord-cadre d’une durée de 3 ans. L’objectif est d’associer les forces du groupe Caisse des Dépôts
et les ressources de l’Institut Mines-Télécom, en faveur du soutien aux démarches et technologies
innovantes dans les domaines de la transition écologique et du numérique.

Cette initiative de partenariat est née du constat partagé que l’Institut Mines-Télécom et le groupe
Caisse des Dépôts constituent deux structures engagées en faveur non seulement du développement
économique régional et national mais aussi de l’émergence de champions français du numérique, en
particulier en matière de transition écologique et solidaire. Avec cet accord, l’Institut Mines-Télécom
apportera son expertise scientifique et technologique et les ressources entrepreneuriales de son
réseau d’incubateurs de start-ups afin de soutenir les missions de développement économique,
d’appui à la transition écologique et de soutien aux souverainetés des infrastructures nationales,
notamment numérique, mené par le groupe Caisse des Dépôts.

« Nous sommes heureux de ce partenariat avec le Groupe Caisse des Dépôts qui va nous permettre
d’amplifier nos activités de formation, recherche et accompagnement des entreprises. Nous
partageons une vision commune des grands enjeux environnementaux et technologiques des territoires
et allons travailler ensemble pour apporter des réponses toujours plus adaptées.
» souligne Odile
Gauthier
, Directrice générale de l’Institut Mines-Télécom.

« Ce partenariat stratégique avec l’Institut Mines-Télécom nous permet de renforcer notre ambition,
nos moyens d’actions et de collaboration pour traiter l’ensemble des dimensions liées aux démarches
et technologies innovantes, dans les domaines de la transition écologique et du numérique
» déclare
Catherine Mayenobe, directrice générale adjointe, directrice des opérations et du pilotage de la
transformation opérationnelle de la Caisse des Dépôts.

Les deux acteurs mutualiseront leurs compétences pour répondre par des réflexions et des actions
communes aux nouvelles orientations étatiques sur les technologies vertes et la création d’entreprises
à forte valeur ajoutée.

Ainsi, les deux structures déploient un programme d’actions portant sur les 5 volets suivants :

  • Le soutien au dispositif TechSprint, un appel à projet collaboratif mis en œuvre par le Groupe CDC visant à accélérer le développement de solutions Cloud/Data/IA au service de la transformation écologique du pays. L’IMT mobilisera ses ressources scientifiques, technologiques et entrepreneuriales, ainsi que sa plateforme IA & big data, Teralab, dans les phases d’embarquement des projets, de sélection des candidatures puis dans l’accompagnement des lauréats.
  • Le renforcement de la souveraineté numérique nationale et européenne organisé autour de Gaia-X dont l’Institut Mines-Télécom est membre fondateur et du Data Space Lab piloté par sa plateforme Teralab. En coordination avec la Direction Générale des Entreprises et le Cigref, la Caisse des Dépôts souhaite favoriser le développement de solutions souveraines qui accélèreront l’économie numérique et la circulation des données, et accompagner le Hub France de Gaia-X. Ensemble, l’Institut Mines-Télécom et la Caisse des Dépôts participeront activement à la structuration de la filière industrielle Infratech dans une logique de souveraineté de bout en bout.
  • L’appui à l’opérationnalisation de la doctrine France Nation Verte. L’Institut Mines-Télécom assistera la Caisse des Dépôts dans son rôle d’appui à la mise en œuvre des actions gouvernementales définies dans le Programme de transition écologique France Nation Verte.
  • Le soutien à la Recherche et à l’innovation en matière de Green for Tech et Tech for Green : le partenariat entre la Caisse des Dépôts et de l’Institut Mines-Télécom cherchera à lever des verrous scientifiques et technologiques identifiés par le plan France Nation Verte ou par les grands opérateurs privés des filières à transformer. La Caisse des Dépôts apportera son soutien au réseau d’incubateurs de l’IMT afin de faciliter l’émergence de jeunes entreprises innovantes dans les technologies vertes et leur accélération au cœur des territoires.
  • Le développement de la visibilité et de la marque employeur de la Caisse des Dépôts au sein de l’écosystème IMT, afin de renforcer ses capacités à mieux servir et orienter ses missions. Ce volet se matérialisera par l’adhésion de la Caisse des Dépôts aux programmes collectifs de la Fondation Mines-Télécom ou à des programmes pilotés par les écoles. Cela permettra de soutenir les actions des écoles de l’IMT en matière de recherche, innovation, formation tout en faisant la promotion de la marque employeur CDC auprès des élèves.

À propos de l’Institut Mines-Télécom
L’Institut Mines-Télécom est le 1er groupe public de Grandes Écoles d’ingénieurs et de management de France placé sous la tutelle du ministère de l’Économie des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Établissement public d’enseignement supérieur et de recherche, il est constitué de huit Grandes Écoles
publiques : IMT Atlantique, IMT Mines Albi, IMT Mines Alès, IMT Nord Europe, Institut Mines-Télécom Business School, Mines Saint-Étienne, Télécom Paris et Télécom SudParis, et de 2 écoles filiales : EURECOM et InSIC. Il anime et développe un riche écosystème d’écoles partenaires, de partenaires économiques, académiques et institutionnels, acteurs de la formation, de la recherche et du développement économique. Membre fondateur de Gaia-X, Teralab la plateforme IA&big data de l’IMT, en gère les projets.

Créées pour répondre aux besoins de développement économique et industriel de la France depuis le 19e siècle, les Grandes Écoles de l’Institut Mines-Télécom ont accompagné toutes les révolutions industrielles et des communications. Par la recherche et la formation d’ingénieures, d’ingénieurs, de managers, et de docteures et docteurs, l’Institut Mines-Télécom répond aux grands défis industriels, numériques, énergétiques et écologiques en France, en Europe et dans le monde.
Aujourd’hui l’Institut Mines-Télécom, fort de ses 10 écoles, imagine et construit un monde qui concilie sciences, technologies et développement économique avec le respect de la planète et des femmes et des hommes qui l’habitent. Il est doublement labellisé Carnot et forme chaque année plus de 13 600 élèves.

À propos du groupe Caisse des Dépôts
La Caisse des Dépôts et ses filiales constituent un groupe public, investisseur de long terme au service de l’intérêt général et du développement économique des territoires.
Elle regroupe cinq domaines d’expertise : les politiques sociales (retraite, formation professionnelle, handicap, grand âge et santé), les gestions d’actifs, le suivi des filiales et des participations, le financement des entreprises (avec Bpifrance) et la Banque des Territoires.

La Région Nouvelle-Aquitaine et la BEI financent 500 M€ pour des mobilités décarbonées

la Banque européenne d’investissement et la Région Nouvelle-Aquitaine ont conclu un accord cadre de financement de 500 millions d’euros en faveur des mobilités décarbonées. Ces investissements visent à améliorer la qualité des services ferroviaires dans la région et à contribuer au verdissement de la flotte régionale de matériel roulant.

Ils serviront notamment à financer la modernisation des lignes ferroviaires et le développement du réseau, la construction de gares, de technicentres et de nouveaux dépôts ferroviaires en Nouvelle-Aquitaine, ainsi que possiblement l’acquisition de matériels roulants.

Facteur clé de la décarbonation de la mobilité, le transfert modal vers les transports publics ferroviaires doit permettre de réduire l’utilisation des véhicules privés et les impacts négatifs qu’ils génèrent sur l’environnement, la sécurité routière et les émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi au transport durable conformément aux objectifs de la France et de l’UE.

Cet accord est signé à l’occasion de la Séance plénière intégralement dédiée à l’actualisation et à l’enrichissement de Néo Terra, la feuille de route du Conseil régional en faveur de la transition écologique et énergétique à l’horizon 2030. Elle a pour but d’accompagner les acteurs publics et privés dans ce sens à travers des objectifs précis et la mise en œuvre d’actions concrètes. Le développement de mobilités propres par une offre accrue et de meilleure qualité des transports collectifs et alternatifs est une des onze priorités de Néo Terra pour accélérer cette mutation sur l’ensemble du territoire de la Nouvelle-Aquitaine.

« La Région Nouvelle-Aquitaine entend massifier son effort d’investissement en faveur des transitions écologiques et environnementales, pour pouvoir ainsi porter haut les ambitions de Néo Terra, la feuille de route du Conseil régional en faveur de la transition écologique et énergétique, dont la première version a été adoptée en juillet 2019. Malgré un contexte économique incertain et des ressources de l’Etat volatiles, avec un partenaire comme la Banque européenne d’investissement, nos investissements prioritaires en direction de la sobriété carbone pourront être portées durant ce mandat et contribueront à faire de la Nouvelle-Aquitaine, la première Région éco-responsable, toujours force d’adaptation et d’anticipation » rappelle Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine.

« Pour la BEI, Banque du climat de l’Union européenne, accompagner les territoires dans leur transition écologique est une priorité essentielle, explique Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI. Notre soutien financier, à hauteur de 500 millions d’euros, aux investissements de la Région Nouvelle-Aquitaine en faveur des mobilités décarbonées en est une très bonne illustration. Il permettra non seulement le verdissement des transports, mais aussi une réelle modernisation au bénéfice des usagers et de l’économie de la région. »

À propos de la Banque européenne d’investissement

La Banque européenne d’investissement a été créée en 1958 en vertu du traité de Rome. La BEI, qui a pour actionnaires les 27 États membres de l’Union européenne (UE), est l’institution de financement à long terme de l’UE. Elle a pour mission de financer des projets qui contribuent à l’intégration, au développement équilibré et à la cohésion économique et sociale de l’UE. Elle emprunte des volumes considérables de fonds sur les marchés des capitaux, qu’elle prête à des conditions très favorables à l’appui de projets qui aideront l’UE à atteindre ses objectifs. Dans son rôle de banque européenne du climat, elle s’attache à stimuler l’émergence et le déploiement d’investissements afin de relever les défis actuels comme la transition énergétique vers un nouveau modèle de croissance à faibles émissions de carbone. En 2022, la BEI a mis à disposition à 5,9 milliards d’euros à l’appui des énergies renouvelables, de la mobilité propre et de l’efficacité énergétique en France, ce qui représente 70 % du total de ses financements dans le pays (8,4 milliards d’euros).

La BEI investit 9,3 G€ dans les transports, les affaires, l’énergie, l’eau et l’urbanisme

Le conseil d’administration de la Banque européenne d’investissement (BEI) a approuvé un financement de 9,3 milliards d’euros pour soutenir le transport durable, la recherche et le développement d’entreprise, les investissements commerciaux axés sur l’impact, ainsi que l’infrastructure de l’eau et urbaine en Europe et dans le monde.

  • La réunion du conseil d’administration de la BEI en novembre approuve 3,3 milliards d’euros pour des projets de transport.
  • Un autre montant de 3,1 milliards d’euros pour l’investissement commercial et l’innovation d’entreprise, 2 milliards d’euros pour l’énergie et l’eau, ainsi que 550 millions d’euros pour le développement urbain, ont également été approuvés.
  • 450 millions d’euros pour soutenir la reconstruction en Ukraine.
  • Le conseil d’administration de la BEI fait le point sur la feuille de route visant à soutenir 1 billion d’euros d’investissements verts d’ici 2030.

Cela inclut un nouveau soutien pour la reconstruction d’écoles, d’hôpitaux, de ponts et d’infrastructures hydriques en Ukraine, devant être appuyé par le Fonds de l’UE pour l’Ukraine.

Nous avons aujourd’hui convenu d’investissements importants qui renforceront la compétitivité de l’Europe. De plus, notre nouveau soutien à l’Ukraine contribuera à reconstruire les infrastructures détruites du pays et à atténuer les difficultés auxquelles les Ukrainiens sont confrontés en raison de l’invasion de la Russie“, a déclaré Werner Hoyer, président de la Banque européenne d’investissement. “Et alors que, dans deux semaines, les dirigeants mondiaux se réuniront à Dubaï pour la COP28, la BEI a confirmé des progrès dans l’atteinte de son objectif de soutenir 1 billion d’euros d’investissements climatiques d’ici la fin de la décennie et a accepté de soutenir de nouveaux investissements pour permettre aux entreprises et aux ménages de réduire leur consommation d’énergie et d’augmenter l’utilisation des énergies renouvelables.

La Feuille de route de la Banque climatique du Groupe BEI

Le conseil d’administration de la BEI a également approuvé l’examen à mi-parcours de la Feuille de route de la Banque climatique du Groupe BEI. Cet exercice de bilan fournit une mise à jour sur les progrès du Groupe BEI vers les objectifs principaux de sa feuille de route novatrice, tout en tenant compte des évolutions réglementaires et du marché. La Feuille de route de la Banque climatique 2021-2015 a été adoptée en 2020 pour opérationnaliser l’ambition du Groupe BEI en tant que banque climatique de l’UE et intensifier son soutien au pacte vert européen et à une transition équitable vers un développement à faibles émissions de carbone, résilient au climat et écologiquement durable dans le monde entier.

La Feuille de route engage le Groupe BEI à soutenir 1 billion d’euros d’investissements verts d’ici 2030 et à aligner toutes ses opérations sur l’Accord de Paris sur le climat. De plus, la Feuille de route fixe comme objectif que au moins 50% du financement annuel de la BEI sera consacré à l’action climatique et à la durabilité environnementale d’ici 2025 et au-delà. L’examen à mi-parcours a confirmé que le Groupe BEI est en bonne voie pour atteindre tous ces objectifs. Le financement de l’action climatique et de la durabilité environnementale par la BEI a atteint 58% du financement total en 2022.

Depuis l’adoption de la Feuille de route, le Groupe BEI a réagi à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et à la crise énergétique qui a suivi en renforçant son engagement en faveur de la transition énergétique verte. En juillet 2023, le Groupe BEI a augmenté de 50% son programme de soutien REPowerEU initialement approuvé en octobre 2022 (passant de 30 milliards d’euros à 45 milliards d’euros). L’objectif est de soutenir 150 milliards d’euros d’investissements d’ici 2027 pour accélérer la transition énergétique verte en Europe, renforcer la sécurité énergétique et promouvoir des technologies innovantes, notamment dans la fabrication de pointe et les matières premières critiques nécessaires pour une économie neutre en carbone.

Améliorer le transport durable

Les 3,3 milliards d’euros approuvés pour de nouveaux investissements dans les transports comprennent le soutien à l’expansion de la gare ferroviaire de Madrid Atocha, y compris la construction d’une nouvelle station souterraine de passage et l’acquisition de nouveaux équipements roulants pour le réseau de métro de Madrid, ainsi qu’un nouveau tunnel routier et ferroviaire pour soulager la congestion du trafic. La BEI a également convenu de financer de nouveaux trains pour le réseau ferroviaire régional de Cologne et de moderniser les trains et les lignes dans le sud-ouest de la France.

Innovation d’entreprise et investissement commercial

La BEI a approuvé un financement de 3,1 milliards d’euros pour soutenir la recherche et le développement des entreprises, ainsi que l’investissement commercial. Cela inclut un soutien pour accélérer l’innovation des composants de véhicules électriques, le développement de véhicules électriques et de nouveaux logiciels pour les véhicules électriques.

La BEI a également approuvé un financement pour le développement d’une installation commerciale innovante de recyclage des déchets de vanadium provenant de la production d’acier en Finlande et en Suède, réduisant ainsi la nécessité d’exploitation minière et d’enfouissement. La recherche et le développement d’électrolyseurs à oxyde solide en Allemagne, essentiels pour augmenter la production d’hydrogène à usage industriel, ont également été approuvés, tout comme la numérisation de la production pharmaceutique en Roumanie et l’ingénierie industrielle spécialisée en Espagne.

Un nouveau soutien à l’investissement commercial, comprenant l’amélioration des infrastructures énergétiques, de l’agriculture, de la numérisation et de l’innovation, a été convenu avec des partenaires financiers en Croatie, en France et en Italie. La BEI a soutenu un nouveau financement à long terme pour l’investissement commercial et l’inclusion financière afin de renforcer la résilience économique en Moldavie.

Un soutien spécifique visant à améliorer l’accès à la microfinance pour les microentreprises en Ouganda détenues par des femmes et situées en milieu rural a également été approuvé.

Investir dans l’énergie et l’eau

La BEI a soutenu un nouvel investissement de 2 milliards d’euros dans l’énergie et l’eau à travers l’Europe et dans le monde. Cela comprend le financement de projets d’énergie renouvelable et de stockage d’énergie par batteries en Grèce, en Italie, en Pologne, en Roumanie, en Espagne, en Irlande et en Bulgarie, ainsi que l’innovation à grande échelle dans la géothermie, et le financement simplifié du chauffage urbain en Espagne, ainsi que l’éolien terrestre et le solaire à petite échelle en Allemagne. Le conseil d’administration de la BEI a également approuvé le financement de nouveaux investissements visant à améliorer la sécurité nucléaire en Roumanie.

Un nouvel investissement visant à améliorer l’accès à l’électricité pour 750 000 personnes vivant dans des communautés rurales du nord du Cameroun, par la construction de plus de 2 000 km de nouveaux réseaux et des centaines de nouvelles sous-stations, a été convenu, et un soutien aux petits projets d’énergie durable au Rwanda et au Bhoutan a été approuvé.

Un investissement visant à moderniser les services d’approvisionnement en eau et d’assainissement en Belgique, en Allemagne et au Brésil a également été soutenu.

Reconstruction des villes et des infrastructures en Ukraine

La BEI a approuvé un nouveau soutien de 450 millions d’euros pour des investissements prioritaires de relèvement en Ukraine, impactée par la guerre, ainsi qu’un financement simplifié pour les infrastructures hydriques critiques.

Le dernier appui de la BEI à l’Ukraine comprend 250 millions d’euros pour les services essentiels destinés aux personnes déplacées à l’intérieur du pays, notamment la construction et la réparation de logements sociaux, le chauffage urbain, les hôpitaux et les écoles, ainsi que les routes et les ponts à travers le pays. De plus, 200 millions d’euros seront utilisés pour la restauration des systèmes d’approvisionnement en eau vitaux dans les zones touchées par la guerre, améliorant l’accès aux services d’eau et aux services centralisés de collecte et de traitement des eaux usées.

La Banque européenne d’investissement (BEI) est l’institution de prêt à long terme de l’Union européenne détenue par ses États membres. Elle met à disposition des financements à long terme pour des investissements solides afin de contribuer aux objectifs politiques de l’UE.

Priorités 2024 des directions financières : cash, performance, talents

Le cabinet de conseil et d’audit PwC France et Maghreb et la DFCG publient la 12ème édition de leur enquête consacrée aux priorités 2024 des directions financières et intitulée “Relever les Défis”. Bouleversements géopolitiques, incertitudes et volatilités macro-économiques, inflation, évolution des taux, disruption des business model… 2023 aura été une année imprévisible et il est désormais prévisible que 2024 le sera tout autant. Les directions financières doivent désormais relever les défis de ces environnements mouvants, qu’ils soient économiques, réglementaires ou technologiques.  Cette 12ème édition de l’étude développe ainsi trois piliers : la résilience et l’agilité face à la permacrise, l’innovation liée aux nouvelles technologies et l’intégration des enjeux de durabilité pour une performance durable.

  • 63% des directions financières souhaitent faire évoluer leur organisation pour atteindre leurs objectifs de transformation et gagner en agilité.
  • 45% envisagent d’investir dans l’intelligence artificielle d’ici trois ans.
  • 54% prévoient d’intégrer des éléments RSE dans les revues de performance.

Pour la première année depuis 5 ans, la gestion du cash et des financements prend la première place parmi les priorités des directions financières (deuxième en 2023) suivi par le pilotage de la performance (première place en 2023). A moyen terme, les priorités des directions financières se concentrent sur la stratégie de croissance de l’entreprise et la gestion des talents qui prend de plus en plus d’importance et prévoit d’être, d’ici 3 ans, la priorité numéro 1 des directions financières des grands groupes (dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur à 1 500 millions d’euros).

Les directions financières résilientes face à la permacrise

Le niveau de confiance des dirigeants financiers continue de s’éroder cette année. A court terme, seuls 57% des répondants ont confiance quant à leurs perspectives de croissance, résultat en baisse de près de 20 points par rapport à l’édition précédente (76%) et de presque 30 points par rapport à 2022 (85%). 

Les dirigeants financiers anticipent une reprise de la croissance d’ici 3 ans mais dans un environnement qui restera durablement marqué par l’incertitude et la volatilité. Pour s’y préparer, les directions financières ont besoin d’agilité : il faut désormais vivre avec les risques et s’y adapter puisqu’il n’est que difficilement possible de les mettre tous sous contrôle. Les directions financières intensifient leurs investissements afin de répondre aux enjeux majeurs de transformation à venir, de digitaliser la fonction finance et d’optimiser leur efficacité opérationnelle.

Afin de gagner en agilité à court et moyen termes, les directions financières interrogées envisagent d’activer trois leviers de transformation :

  • La restructuration organisationnelle est essentielle pour plus de 6 répondants sur 10, et s’accompagne d’un besoin de repenser les rôles et responsabilités au sein de la direction financière. 
  • L’activation des leviers technologiques est incontournable pour 57% des dirigeants afin d’automatiser davantage les processus et de gérer plus efficacement les données. 
  • Plus de la moitié des sondés jugent crucial de faire évoluer les modèles de pilotage grâce à l’agilité et aux outils d’analyse avancée afin d’améliorer et d’accélérer les prises de décision. 

Les risques à mettre sous contrôle en 2024 restent également un élément important à anticiper. Comme l’année dernière, l’inflation reste le premier risque identifié, suivi par la volatilité macroéconomique. Quant aux ETI et PME, elles sont 70% à penser que le risque cyber est plus élevé qu’auparavant. La sensibilisation des collaborateurs devient ainsi le premier levier pour s’en protéger. Enfin, l’enquête 2024 met en avant l’aspect indispensable du costing pour piloter la profitabilité durant la période d’incertitude économique actuelle. Près de la moitié des dirigeants interrogés estiment cependant que la fiabilité de leur modèle de costing est faible. Cela étant dû à une évolution plus lente du modèle par rapport à son environnement. La maîtrise de la structure des coûts des entreprises se dégrade, amenant parfois à une lecture faussée de la profitabilité. Des évolutions sont envisagées, notamment sur le renforcement des modèles et la proposition de nouvelles fonctionnalités d’analyse, de simulation et de modélisation de scénarios. Les dimensions technologiques et RSE doivent être prises en compte. C’est pourquoi, les réflexions cheminent vers l’intégration de l’impact environnemental et social de l’entreprise dans le costing, même s’il n’existe pas encore de norme ou de pratique de référence aujourd’hui. 

Les directions financières durables, élément essentiel à une performance durable

L’intégration de la RSE s’accélère dans les domaines de la conformité réglementaire et de la communication externe des directions financières interrogées (marchés, investisseurs, etc.). Cependant, elle stagne dans le pilotage de la performance globale, alors qu’il s’agit d’un domaine dans lequel les directions ont beaucoup à gagner en se positionnant comme garantes de la performance globale de l’entreprise.

Le volet de la performance est crucial pour les entreprises et fait émerger un nouveau modèle lié à l’évolution des exigences réglementaires en matière de reporting de durabilité. Ainsi, l’enquête réalisée par PwC met en lumière les transformations opérationnelles à venir, visant à définir la nouvelle clé de lecture des entreprises, combinant à parts égales la finance et la RSE. Cette évolution modifie structurellement le métier de directeur financier qui devra embrasser la notion de performance globale tout en garantissant de la donnée de performance dans son aspect financier et durable.

La convergence entre la finance et la RSE est un élément particulièrement marqué pour 2024 par la contrainte réglementaire. En effet, l’étude met en lumière une hausse de 27% par rapport à l’année précédente de l’impact de la RSE sur les activités de conformité réglementaire. Cela amène 4 répondants sur 5 à juger difficile la production du reporting extra-financier conforme à la nouvelle réglementation CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) qui entrera en vigueur en janvier 2025.

En termes de contrôle interne, la directive européenne sur le reporting de durabilité (CSRD), qui remplace la directive européenne sur le reporting extra-financier, implique des changements à prendre en compte avec des standards cadrant les principes et le contenu du rapport dès 2025. Parmi ces évolutions, l’étude met en avant le besoin d’élargir les responsabilités actuelles sur les états financiers du comité d’audit au reporting de durabilité et l’obligation de publier les composantes du dispositif de contrôle au sein dudit rapport.

Au-delà de la conformité réglementaire, des bénéfices de la RSE sont à noter pour les directions financières : 

  • Près d’une sur deux (44%) souhaite aller plus loin que la conformité et engager son entreprise dans une démarche de transformation RSE, tout en valorisant ce positionnement auprès des investisseurs et des clients. 
  • L’intégration d’éléments RSE amène près de 40% des répondants à faire évoluer leurs approches en termes de financement, principalement en mettant en place une communication adaptée vis-à-vis des financeurs. Cependant, cette intégration au sein des directions financières se couple à des défis à relever autour de la data et des compétences. 

Ainsi, la valorisation des impacts environnementaux et sociétaux de l’entreprise représente le principal défi en 2024 pour 50% des dirigeants interrogés, suivi de la formation des équipes et du développement de nouvelles compétences sur la mesure et le pilotage RSE (47%).Laurent Morel, Associé consulting finance chez PwC France et Maghreb, déclare : « Embarquer la durabilité dans le quotidien de l’organisation, le pilotage du reporting et les systèmes de contrôle est clé, non seulement pour assurer la conformité réglementaire, mais aussi pour appuyer la stratégie d’entreprise. Étant donnée les attentes croissantes sur les informations de durabilité, mais également leur qualité, la direction financière est appelée à les intégrer dans sa vision de la performance ainsi que dans son organisation et ses systèmes. Cela se traduit par la formation des collaborateurs et une collaboration étroite avec la direction RSE et les métiers de l’entreprise. »

Des directions financières innovantes grâce aux nouvelles technologies

Afin de gagner en agilité et en efficacité opérationnelle les investissements dans la digitalisation s’accélèrent. L’enquête révèle ainsi que plus de 6 directeurs financiers interrogés sur 10 (65%) s’accordent pour dire que l’amélioration de la qualité de l’information financière représente le bénéfice le plus attendu grâce aux nouvelles technologies, suivi de près par le recentrage des équipes finance sur des travaux à plus forte valeur ajoutée (63%) et la réduction des coûts des fonctions finances (55%).  Ces bénéfices attendus résultent d’investissements que souhaitent réaliser les directions financières, notamment sur la dématérialisation qui reste l’investissement prioritaire des répondants (79% prévoient d’investir dès maintenant dans ce domaine), favorisé par les contraintes réglementaires liées à la facturation électronique. D’autres leviers technologiques intéressent également les entreprises pour les années à venir, tels que l’intelligence artificielle, perçue comme un levier de transformation profond et dans lequel 45% des directions envisagent d’investir d’ici 3 ans.

Près de 80% des répondants estiment avoir, à date, une maturité faible sur les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle. Cette dernière, considérée comme partiellement comprise pour l’heure, suscite néanmoins un fort intérêt auprès des directions financières sondées. Des bénéfices sont ainsi attendus par l’utilisation de l’IA dans les années à venir, notamment l’automatisation des tâches manuelles et répétitives pour 77% des répondants. L’IA générative est un volet qui intéresse également les répondants, notamment sur les aspects d’extraction de data, d’identification des risques, d’analyse des implications comptables ou encore de « coach » virtuel grâce à la capacité d’apprentissage des outils.  Néanmoins, si des bénéfices existent, l’utilisation de l’IA générative présente des risques pour les directions financières : divulgation des données, implications éthiques ou encore risques juridiques. Cette utilisation doit se faire par étape, en passant notamment par le développement des compétences digitales. Pour ce faire, le choix de privilégier la formation interne des collaborateurs l’emporte pour 77% des dirigeants interrogés, par rapport au recrutement d’experts externes (23%). 

À propos de PwC France et Maghreb

En France et au Maghreb, PwC développe des missions de conseil, d’audit et d’expertise juridique et fiscale pour les organisations de toutes tailles et de tous secteurs d’activité. Fortes de plus de 6 750 collaborateurs, ses équipes pluridisciplinaires conjuguent leurs savoir-faire au sein d’un réseau international de plus de 364 000 personnes dans 151 pays. PwC France et Maghreb a pour ambition stratégique de devenir l’acteur de référence de la création de confiance et de la transformation durable des entreprises, en ligne avec la stratégie mondiale du réseau PwC, The New Equation.

À propos de DFCG

L’Association nationale des Directeurs Financiers et de Contrôle de Gestion, créée en 1964, constitue la communauté de référence des professionnels des directions financières d’entreprises privées ou des services publics. La DFCG rassemble, dans 16 régions, 3 000 dirigeants financiers d’entreprises de toute taille, représentatives du tissu économique français. La DFCG regroupe 1 800 sociétés (Grands groupes 13%, ETI-PME 70%, TPE 17%). Depuis 2021, l’association est présidée par Emmanuel Millard. Lieu de recherche opérationnelle en finance et contrôle de gestion, ses recherches donnent matière à une dizaine de publications annuelles. Ses prises de positions contribuent au débat économique et financier. Sphère pédagogique pour développer les compétences de ses membres, le Centre de Formation de la DFCG propose 90 formations allant de la sensibilisation pour dirigeant aux responsabilités nouvelles, à l’expertise plus pointue en financement ou en contrôle de gestion.

La Fondation Nestlé France renforce son action dans la lutte contre la précarité alimentaire 

La Fondation Nestlé France renforce aujourd’hui son engagement dans la lutte contre la précarité alimentaire et met le lien social au cœur de ses actions. Dans le cadre de sa mission de donner le goût d’une bonne alimentation, facile à préparer et durable, la Fondation Nestlé France agit auprès des personnes en situation de vulnérabilité alimentaire à travers son réseau d’associations partenaires en favorisant les moments de partage. 

La Fondation Nestlé France publie, en collaboration avec Pascale Hébel (Directrice Associée, C-Ways), spécialiste des comportements alimentaires, la première édition de son Observatoire des Vulnérabilités Alimentaires qui révèle que 1 Français sur 5 (19%) déclare avoir eu faim sans pouvoir manger au cours de 12 derniers mois et propose une typologie de 4 profils permettant de comprendre les différentes caractéristiques de la précarité alimentaire d’aujourd’hui. 

  • 37% des Français concernés en 2023, contre 11% en 2015
  • 1 Français sur 5 déclare avoir eu faim sans pouvoir manger au cours de 12 derniers mois 
  • 41% des 18-24 ans se déclarent en insécurité alimentaire sévère 

Un quart de la population en insécurité alimentaire sévère

L’Observatoire des Vulnérabilités Alimentaires révèle que 37% des Français se déclarent en insécurité alimentaire en 2023, contre 11% en 2015 lors de la dernière étude INCA 3 de l’Anses 

Les jeunes de 18-24 ans sont particulièrement touchés, avec 41% d’entre eux en situation d’insécurité alimentaire sévère, comparé à 26% pour la population française au global. Les femmes, les personnes seules et les familles monoparentales sont également particulièrement concernées. Toutes ces populations ont un moins bon état de santé et un budget alimentaire bien plus faible que la moyenne. 

L’augmentation de l’insécurité alimentaire interpelle, notamment quand on voit que ce sont les plus jeunes qui font face aux plus grandes difficultés“. Pascale Hébel, Directrice Associée C-WAYS. 

8 personnes sur 10 en situation de précarité alimentaire n’ont pas recours à l’aide alimentaire et mettent en place d’autres solutions

81% des personnes situation de précarité alimentaire ne vont pas chercher de soutien dans les réseaux d’aide alimentaire ; la principale raison de non-recours est le sentiment de honte ou de malaise vis-à-vis des autres (47%).  

D’autres stratégies d’adaptation sont alors mises en œuvre. Les types de structures d’aide et magasins fréquentés se diversifient (anti-gaspi, solidaires, participatifs) et les personnes en situation de précarité alimentaire modifient leur régime alimentaire et leurs achats (92%) : par exemple, 1/3 des Français déclare avoir réduit ses portions alimentaires et mangé moins que souhaité et 1 Français sur 5 déclare ne pas pouvoir manger sain pour des raisons financières.  

L’étude pointe également le manque d’équipement de cuisine comme frein supplémentaire à une bonne alimentation.  

L’Observatoire identifie des freins matériels, comme l’équipement culinaire, qui peuvent venir aggraver l’insécurité alimentaire“. Pascale Hébel

Typologie : 4 profils pour comprendre le quotidien

L’étude propose une typologie reflétant 4 profils des populations touchées par l’insécurité alimentaire en mettant en évidence leurs contraintes et leurs pratiques alimentaires au quotidien.

La majorité est constituée de personnes fortement fragilisées par la conjoncture économique récente post-covid (39%), suivie par des personnes plus âgées et plus isolées (31%). Il en ressort également une population de jeunes précaires qui a recours à de multiples formes d’aides alimentaires (16%), ainsi qu’un dernier profil d’inactifs plutôt urbains qui ne recourent pas à l’aide alimentaire (14%).  

Au-delà des freins budgétaires, il existe des facteurs comme l’équipement, l’isolement ou la perte du goût de cuisiner sur lesquels nous pouvons aussi agir“. Laurence David, Déléguée générale de la Fondation Nestlé France.

Entraid’ plat dessert : une plateforme de partage pour lever les freins au quotidien

La Fondation Nestlé France s’est appuyée sur cette typologie et un travail de co-construction avec des associations de terrain, des sociologues et des experts de l’alimentation, pour créer une plateforme numérique d’entraide, “Entraid’ Plat Dessert”, centrée sur les contraintes du quotidien. 

Lieu de partage de contenus vidéos, photos et textes, chacun pourra y contribuer en postant ses conseils et astuces, recettes et expériences du quotidien pour bien manger (par exemple avec un budget restreint ou peu d’équipement) et pour échanger avec une communauté solidaire. La bloggeuse food Pascale Weeks fait également partie de l’aventure, pour sensibiliser et apporter ses connaissances culinaires et pratiques à la plateforme. 

Nous avons voulu une plate-forme digitale inclusive, où chacun peut partager, que l’on soit en situation de précarité alimentaire ou non, fan de cuisine ou simplement à la recherche d’astuces pour une cuisine saine et facile à préparer“. Laurence David

Déjà disponible sur les réseaux sociaux Instagram et TikTok, « Entraid’ Plat Dessert » est en test en 2023 auprès des partenaires de la Fondation Nestlé France dont la Croix-Rouge française, Vivons en forme, Les Petites Cantines, et sera déployée en 2024 auprès du plus grand nombre d’associations de terrain.

PRÉSENTATION COMPLÈTE DES RÉSULTATS

Observatoire des Vulnérabilités Alimentaires – Fondation Nestlé France – C-Ways 

Une insécurité alimentaire en forte augmentation

L’Observatoire des Vulnérabilité Alimentaires montre que le nombre de Français en situation d’insécurité alimentaire en France a fortement augmenté depuis 2015, date de la dernière étude INCA de l’Anses. Les chiffres témoignent de la gravité de la situation : 

  • 37% de Français se déclarent en insécurité alimentaire dont 26% en insécurité alimentaire sévère (soit un quart de la population) et 11% en insécurité alimentaire modérée (11%). 
  • 1 Français sur 5 (19%) déclare avoir eu faim sans pouvoir manger [durant ces 12 derniers mois] 
  • 1/3 des Français déclare avoir réduit ses portions alimentaires et mangé moins que souhaité 
  • 1 Français sur 5 déclare ne pas pouvoir manger sain pour des raisons financières 

Cette intensification de la vulnérabilité alimentaire des Français se fait dans un contexte fortement inflationniste [+4% en octobre 2023 sur les 12 derniers mois selon l’INSEE] dans lequel le pouvoir d’achat alimentaire est impacté par la hausse des prix mais également par l’inflation des dépenses contraintes, comme le logement ou l’énergie :  

  • 36% des personnes en insécurité alimentaire déclarent avoir un budget alimentaire qui a beaucoup baissé (contre 6% pour les personnes en sécurité alimentaire). 
  • 55% des personnes en insécurité alimentaire déclarent avoir pris un ou plusieurs crédits pour boucler leur budget ou devoir se servir de leurs économies (contre 14% pour les personnes en sécurité alimentaire) 

Les profils des personnes concernées sont très variés, avec des pratiques alimentaires et des stratégies d’adaptation très différentes.  

Les jeunes sont les plus durement touchés, les femmes sont majoritaires

  • La population en insécurité alimentaire est une population jeune, 1/3 a moins de 35 ans (33%) et 41% des 18-24 ans se déclarent en insécurité alimentaire sévère, contre 26% pour la population française.  
  • Majoritairement des femmes (59% des personnes en insécurité alimentaires sont des femmes). 
  • En majorité des personnes vivant seules (28% des personnes en sécurité alimentaire) ou des familles monoparentales (13% des personnes en insécurité alimentaire) 
  • Qui vivent dans des grandes villes (+200k habitants – 30% des personnes en insécurité alimentaire).  

La cuisine, facteur différenciant pour une bonne alimentation

L’une des nouveautés de l’étude montre que les personnes en situation de précarité alimentaire sont beaucoup moins dotés en équipements de cuisine, ce qui constitue un frein supplémentaire à une bonne alimentation. 

– 1/3 n’ont pas les équipements indispensables (réfrigérateur, plaque de cuisson, four ou four micro-ondes, bouilloire).

– Quand ils ont deux équipements, c’est le frigo et le four à micro-ondes, limitant les plats qu’ils peuvent cuisiner et les aliments qu’ils peuvent manger. 

Près de la moitié d’entre eux (46%) n’a pas ou plus le goût du “cuisiné soi-même”. 

Leur représentation d’une alimentation saine est avant tout de pouvoir manger des produits auxquels ils n’ont pas toujours accès (viande, poisson, dessert, yaourt, fromage, légumes) alors que le reste de la population cite des caractéristiques de qualité (locaux, fait maison, de saison, non transformé). 

80% DES PERSONNES EN INSECURITÉ ALIMENTAIRE N’ONT PAS RECOURS A L’AIDE ALIMENTAIRE,  

soient 8 personnes sur 10. Un constat qui montre la nécessité de proposer des solutions complémentaires pour les accompagner à bien manger. 

L’étude met en évidence que la vulnérabilité alimentaire ne peut pas être réduite aux populations qui bénéficient de l’aide alimentaire, qui représentent 10 millions de personnes en France (source FFBA). Les types de structures d’aide et magasins fréquentés, le régime alimentaire, les achats, mais aussi l’équipement et la cuisine, la socialisation et les représentations de l’alimentation saine évoluent fortement dans le contexte actuel. 

  • Sur les 8 personnes sur 10 en insécurité alimentaire qui déclarent ne pas avoir recours à l’aide alimentaire ; la principale raison de non-recours est le sentiment de honte ou de malaise vis-à-vis des autres (47%).  
  • Un frein psychologique qui vient renforcer leur vulnérabilité et qui requiert d’autres solutions pour les accompagner à bien manger.  
  • Les personnes en insécurité alimentaire définissent l’alimentation de qualité comme un repas équilibré et complet ; pour les personnes en sécurité alimentaire, l’alimentation de qualité est plutôt synonyme de saisonnalité, de local et d’aliments non-transformés. 

Les chiffres de non-recours varient significativement d’une région à l’autre : par exemple, le recours à l’aide alimentaire est plus fréquent en région parisienne (31%, soit un peu moins d’une personne en insécurité alimentaire sur 7) que dans la région Ouest (13%, soit un peu plus d’une personne sur 10). 

Des stratégies d’adaptation diversifiées

  • 9 personnes sur 10 (92%) en insécurité alimentaire ont modifié leurs achats alimentaires au cours des 12 derniers mois : 
    • Plus de la moitié (58%) a réduit les quantités des aliments qu’ils consomment. 
    • 40% ont changé de magasin (solidaires, anti-gaspillage, les magasins participatifs) et se tournent plus ou plus souvent vers des produits en promotion et paniers anti-inflation (62%), des paniers anti-gaspi (42%).
  • modifié leur régime alimentaire :  
    • 93% d’entre eux n’arrivent pas à manger de la volaille, de la viande ou du poisson tous les deux jours par manque de moyens financiers  
    • Plus de féculents, de conserves, de plats tout prêts ;  
    • Moins de produits plaisirs, de viande et poisson, d’aliments de qualité (bio, label rouge,…). Ils mangent nettement moins de fruits (54% en consomment une fois par semaine ou moins) et de légumes (46%).  
  • modifié leur façon de manger :
    • Ils mangent plus souvent seuls (5 repas par semaine en moyenne), même quand ils vivent en famille, une stratégie parfois mise en œuvre pour masquer le manque de quantité suffisante pour tous.
    • Ils sautent deux fois plus repas que les personnes en sécurité alimentaire, notamment les petits-déjeuners et les déjeuners. 

Typologie : 4 profils pour comprendre le quotidien

L’étude met en évidence une typologie de profils de personnes qui nous aide à comprendre les contraintes et les aspirations des personnes en situation de précarité alimentaire – leurs comportements et pratiques alimentaires et culinaires, leurs stratégies d’adaptation – pour guider l’utilité de l’action de la Fondation Nestlé France sur des solutions ciblées qui s’intègrent dans le quotidien :  

DÉFINITIONS

« La sécurité alimentaire d’une population est définie comme le fait que tous les individus aient constamment accès à suffisamment de nourriture pour une vie active et saine. Elle comprend à la fois la disponibilité d’une nourriture saine et sûre, et la possibilité d’acquérir des aliments de façon socialement acceptable (c’est-à-dire sans le recours à la mendicité, au vol, aux dons ou aux aides alimentaires notamment). L’insécurité alimentaire définit, au contraire, la situation où la possibilité de s’approvisionner en nourriture suffisante et adéquate d’un point de vue nutritionnel et de façon socialement acceptable, est limitée ou incertaine. Dans les pays développés, où la question de la quantité de l’offre alimentaire ne se pose bien entendu pas dans les mêmes termes ni avec la même acuité que dans les pays les plus pauvres, cette situation est le plus souvent liée à un manque de ressources financières des individus et des ménages – un manque qui peut être temporaire ou chronique. Ce concept comporte plusieurs dimensions : quantitative (apport alimentaire insuffisant), qualitative (perception de son alimentation comme mauvaise ou inadaptée), psychologique (sentiment de privation ou d’absence de choix) et sociale (en désaccord avec les normes relatives à l’acquisition et à la consommation des aliments ») (rapport du SIRS). 

À propos de la Fondation Nestlé France 

Créée en 2008, la Fondation Nestlé France a pour mission d’intérêt général de sensibiliser les familles à la nutrition-santé, pour favoriser les bonnes pratiques alimentaires. Aujourd’hui, nous accélérons nos engagements et actions en faveur de la lutte contre la précarité alimentaire et du renforcement du lien social par l’alimentation, avec pour ambition d’accompagner les personnes en situation de vulnérabilité alimentaire vers le bien manger.  Pour nous, « Bien manger, c’est partager bien plus qu’un repas » en donnant le goût d’une bonne alimentation, facile à préparer, durable, et génératrice de lien social.

22 villes européennes leaders en climat selon le CDP

22 villes européennes ont été désignées aujourd’hui comme leaders pour leur transparence et leur action en matière d’environnement en 2023. Publiée par le CDP, l’organisation à but non lucratif qui gère le système mondial de reporting d’informations sur l’environnement, la liste des villes CDP 2023 comprend les capitales Paris, Athènes, Copenhague, Madrid, Oslo, Reykjavík et Stockholm, alors que la grande majorité des zones urbaines européennes de premier plan comptent moins d’un million d’habitants.

  • Près d’un cinquième des municipalités européennes évaluées par le CDP cette année figurent dans le prestigieux classement « Cities A List ».
  • Les villes nordiques prennent les devants, représentant plus de la moitié des villes de la liste A du CDP en Europe continentale pour 2023.
  • 80 % de la liste A de l’Europe est constituée de municipalités de moins de 1 million d’habitants.
  • Les villes de la liste A indiquent 4 fois plus d’actions d’atténuation et d’adaptation environnementale que les villes non inscrites sur la liste A.

Le nombre de villes européennes figurant sur la liste A a légèrement augmenté depuis l’année dernière, passant de 21 à 22 villes. En 2023, la liste A du CDP reconnaît 119 villes du monde entier comme des leaders en matière de climat, dont beaucoup étaient déjà sur la liste A, ce qui montre que les mesures de lutte contre le changement climatique deviennent monnaie courante dans de nombreuses zones urbaines du monde.

Les villes nordiques sont à la pointe de la région en matière de rapports et d’actions pour l’environnement, avec 12 villes du Danemark, de Suède, de Norvège, de Finlande et d’Islande figurant sur la liste A pour 2023, soit plus de la moitié (54 %) de l’ensemble des villes du continent qui figurent sur cette liste. Les capitales comme les petites villes figurent sur la liste de cette année, 80 % de la liste A de l’Europe est ainsi constituée de zones urbaines de moins d’un million d’habitants, ce qui prouve que les villes n’ont pas besoin de disposer des ressources et des financements considérables des capitales pour faire preuve de leadership en matière d’environnement.

En France, Paris est la seule ville française à figurer sur la liste, mais la capitale fait partie de la liste A pour la sixième année consécutive.

La sixième « Cities A List » publiée par le CDP rend hommage aux villes reconnues comme des leaders mondiaux en matière d’environnement. La transparence, l’ambition et l’innovation dans la lutte contre le changement climatique font partie des critères que les villes doivent remplir pour obtenir la note A. Des données récentes du CDP montrent que 80 % des villes du monde sont confrontées à des risques climatiques et que 70 % d’entre elles s’attendent à ce que ces risques s’intensifient.

En Europe, 112 villes ayant fait l’objet d’un rapport dans le cadre du CDP-ICLEI Track ont été notées par le CDP, et près de 20 % d’entre elles (22 villes) ont reçu un A. L’Europe se situe ainsi au-dessus de la moyenne mondiale en matière de leadership climatique urbain, puisque seuls 13 % des villes ayant fait l’objet d’un rapport dans le monde ont reçu un A. Couvrant tous les continents, ainsi que de grandes et de petites zones urbaines, les villes mondiales figurant sur la liste A de 2023 comprennent notamment Denver (États-Unis), Mexico (Mexique), Le Cap (Afrique du Sud), Quezon City (Philippines), et Canberra (Australie).

De nombreuses villes poursuivent sur la lancée de leur action environnementale et l’intègrent dans leurs activités. Cela se reflète dans le nombre croissant de villes qui obtiennent régulièrement un “A”, même si les critères de notation se sont resserrés. Près de deux tiers des villes européennes figurant sur la liste A y reviennent au moins pour la deuxième année consécutive.

Maxfield Weiss, directeur exécutif de CDP Europe, a déclaré :

2023 a été l’année des records de température et des extrêmes climatiques, rendant plus évident que jamais le fait que les villes sont en première ligne de la crise environnementale. Cependant, elles font également partie intégrante des solutions et la liste A du CDP offre une rare lueur d’espoir en célébrant celles qui montrent l’exemple en prenant des mesures tangibles et efficaces pour relever les nombreux défis auxquels nos zones urbaines sont aujourd’hui confrontées. Il est particulièrement encourageant de voir autant de petites villes sur la liste A de l’Europe de cette année, ce qui prouve qu’il n’est pas nécessaire de disposer de vastes ressources financières pour montrer la voie en matière de reporting et d’action environnementale. Les villes doivent maintenant accélérer leurs efforts pour atteindre zéro émission nette – et comme première étape de leur parcours environnemental, nous devrions voir beaucoup d’autres villes publier des informations dans le cadre du CDP-ICLEI dans les années à venir“.

Villes d’Europe figurant sur la liste A du CDP : Athènes, Barcelone, Copenhague, Guimarães, Helsingør, Lund, Madrid, Malmö, Mannheim, Milan, Münster, Oslo, Paris, Reykjavík, Saragosse, Stockholm, Tampere, Trondheim, Turin, Turku, Uppsala, Vantaa.

Le leadership climatique des villes en action

L’analyse du CDP montre que les villes de la liste A déclarent prendre quatre fois plus de mesures d’atténuation et d’adaptation que les villes ne figurant pas sur cette liste. À titre d’exemple :

  • Paris mobilise les citoyens de la capitale française, avec près de 27 000 volontaires pour le climat qui participent à des réunions d’information et à des sessions de formation, sensibilisent et informent sur l’atténuation et l’adaptation dans leurs communautés et promeuvent des pratiques durables.
  • En Allemagne, la ville de Münster sensibilise la population à la façon dont le changement climatique affecte la vie de ses habitants en organisant des marches pour le climat. Ces visites de la ville impliquent les citoyens dans le processus d’adaptation et les encouragent à prendre des mesures dans leur vie quotidienne.
  • La capitale suédoise, Stockholm, fait un grand pas vers une utilisation plus durable de ses ressources en obligeant les ménages à trier et à éliminer séparément leurs déchets alimentaires. Ces déchets alimentaires peuvent ensuite être traités biologiquement et transformés en biogaz (un carburant renouvelable pour les bus, les camions et les voitures) ainsi qu’en biofertilisants. 
  • Les municipalités collaborent également pour s’adapter à l’évolution de leur environnement. La petite ville d’Helsingør, au Danemark, concentre ses mesures d’adaptation sur la préparation à l’élévation du niveau de la mer, après que les tempêtes précédentes ont causé des dommages considérables aux zones côtières bâties. Avec la ville voisine de Hundested, Helsingør a élaboré un plan de protection côtière commun pour la côte nord du Danemark, dont l’objectif global est de protéger les côtes contre l’érosion chronique et l’érosion aiguë au cours des 50 prochaines années.
  • Confrontée à des chaleurs extrêmes de plus en plus fréquentes, la ville de Saragosse (Espagne) prend en charge les personnes subissant les conséquences sanitaires du changement climatique, par exemple en améliorant les actions de prévention, les systèmes d’alerte et d’information, les réseaux d’aide sociale et une série de projets visant à lutter contre les effets sanitaires des températures extrêmes, en particulier pour les membres les plus vulnérables de la société.
  • Milan, en Italie, a mis en place un plan d’amélioration énergétique des bâtiments municipaux, tant résidentiels que non résidentiels, dans le but de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre générées par le chauffage des bâtiments municipaux d’ici 2030 et de parvenir à zéro émission générée par le chauffage d’ici 2040.

À propos de la CDP

CDP Europe est une organisation caritative enregistrée à Bruxelles et à Berlin et inscrite au registre de transparence de l’UE depuis 2012. Elle fait partie du système mondial CDP, une organisation mondiale à but non lucratif qui gère le système mondial de divulgation d’informations environnementales pour les entreprises, les villes, les États et les régions. Fondé en 2000 et travaillant avec plus de 740 institutions financières représentant plus de 136 000 milliards de dollars d’actifs, le CDP a été le premier à utiliser les marchés de capitaux et les marchés publics pour inciter les entreprises à divulguer leurs impacts environnementaux et à réduire les émissions de gaz à effet de serre, à sauvegarder les ressources en eau et à protéger les forêts. En 2023, plus de 24 000 organisations du monde entier ont divulgué des données par l’intermédiaire du CDP, dont plus de 23 000 entreprises – y compris des sociétés cotées en bourse représentant les deux tiers de la capitalisation boursière mondiale – et plus de 1 100 villes, États et régions. Entièrement conforme à la TCFD, le CDP détient la plus grande base de données environnementales au monde, et les scores du CDP sont largement utilisés pour orienter les décisions d’investissement et d’approvisionnement vers une économie à zéro émission de carbone, durable et résiliente. Le CDP est un membre fondateur de l’initiative Science Based Targets, de la We Mean Business Coalition, de The Investor Agenda et de l’initiative Net Zero Asset Managers.

SUEZ réussit l’émission d’obligations vertes, levant 500 M€

Plus de 200 investisseurs ont réaffirmé leur confiance envers SUEZ, resserrant la marge de crédit de 40 points de base par rapport aux indications initiales.

Le groupe SUEZ a émis avec succès des obligations de 10 ans, levant 500 millions d’euros avec un coupon de 4,50%.

Cette opération a rencontré un succès notable, avec une sursouscription de 5,5 fois et un carnet de commandes atteignant 2,7 milliards d’euros. Plus de 200 investisseurs ont réaffirmé leur confiance envers SUEZ, permettant ainsi de resserrer la marge de crédit de 40 points de base par rapport aux indications de prix initiales.

Cette émission a pour objectif principal de refinancer une partie de la facilité d’acquisition de 1,2 milliard d’euros levée en décembre 2022 pour finaliser les acquisitions de SUEZ Recycling and Recovery UK et d’IWS, spécialisé dans la gestion des déchets dangereux en France. Elle offre également la possibilité de financer des projets éligibles conformément au cadre des obligations vertes du Groupe.

Sabrina Soussan, Présidente Directrice Générale de SUEZ, a déclaré : « Le succès exceptionnel de cette émission obligataire démontre une fois de plus la confiance des investisseurs dans la stratégie du groupe SUEZ et dans la solidité de son profil financier. Cette réussite consacre la remarquable dynamique commerciale que le Groupe connaît depuis deux ans, en France, comme à l’international. Reflet de son ambition de devenir le partenaire de confiance pour les solutions circulaires dans l’eau et les déchets, SUEZ confirme son engagement à intégrer le développement durable dans son plan de financement. ».

Avec cette récente émission, le Groupe a émis 5,5 milliards d’euros de dette obligataire verte au cours des deux dernières années.

Moody’s attribue la notation Baa2 (perspective stable) à la dette senior à long terme de SUEZ.

Crédit Agricole CIB, Mizuho, Natixis, Société Générale et UniCredit ont joué le rôle de teneurs de livres actifs dans cette opération, tandis que Mediobanca, ING et MUFG ont été impliqués en tant que teneurs de livres passifs.

Morningstar : Perte de performance dans les fonds thématiques

La dernière étude de Morningstar, The Big Shortfall, révèle une tendance inquiétante. Au cours des cinq dernières années, les moments choisis par les investisseurs pour acheter ou vendre les fonds thématiques a eu un lourd impact sur les rendements qu’ils ont obtenus.

Dans le sillage de la pandémie du Covid, les fonds thématiques ont gagné une visibilité considérable, captant une part importante des flux d’investissement et élargissant leur part de marché. Cette catégorie distincte de fonds, conçue pour capitaliser sur des thèmes de croissance séculaires allant de l’intelligence artificielle au vieillissement des populations, a vu ses actifs sous gestion plus que doublé depuis 2018, au niveau mondial. Cependant, la forte volatilité de ces produits, combinée à la possibilité de négociation intraday des ETF thématiques avec des frais de transaction faibles ou nuls, peut encourager des comportements inappropriés de la part de l’investisseur et, in fine, entraîner de mauvais résultats d’investissement.

« Dans l’ensemble, les fonds thématiques ont produit une performance décevante pour leurs investisseurs, avec un écart de résultats stupéfiant de 4,9 % par an en moyenne. Malheureusement, cela résulte de mauvais timing d’investissement qui ont eu pour conséquence une perte de plus des deux tiers de la performance de ces fonds sur la période. », souligne Kenneth Lamont, Senior Manager Research Analyst, Morningstar.

Principaux enseignements de la recherche :

  • Les investisseurs dans les fonds thématiques ont perdu plus des deux tiers de la performance totale en raison d’achats et de ventes effectués au mauvais moment.
  • Alors que la performance moyenne des fonds thématiques a été de 7,3 % annualisés sur la période de cinq ans arrêtée au 30 juin 2023, les investisseurs n’ont obtenu qu’un rendement de 2,4 % si l’on tient compte de l’impact des entrées et des sorties de fonds. Ainsi, les investisseurs ont subi une perte de performance de 4,9 %.
  • Les investisseurs ont perdu plus de valeur dans les fonds ciblés, comme ceux suivant les thèmes de la technologie ou du monde physique, que dans les fonds thématiques plus diversifiés.
  • Les écarts de rendement étaient beaucoup plus importants dans les ETF que dans les fonds ouverts thématiques. Les ETF ont tendance à offrir des paris plus concentrés et se prêtent à une utilisation tactique.

« Les investisseurs, collectivement, ont connu de grandes difficultés dans leurs anticipations de marché, en particulier lorsqu’ils achètent et vendent des fonds thématiques ciblés, et donc plus volatils, par rapport à d’autres plus diversifiés. Notre étude préconise une stratégie d’achat et de conservation plus patiente et plus disciplinée sur les fonds thématiques, soulignant que cette approche est susceptible de produire des résultats d’investissement supérieurs pour la plupart des investisseurs. », conclue Kenneth Lamont, Senior Manager Research Analyst, Morningstar.

Consulter le rapport complet ⬇️

Invesco : Pourquoi les actions européennes affichent-elles des valorisations attractives ?

Les actions européennes affichent des valorisations attractives par rapport aux autres marchés régionaux d’actions et obligataires. Elles sont toutefois exposées aux risques d’une éventuelle récession et d’un atterrissage économique brutal et sont également soumises au risque lié à la direction que prendront les taux d’intérêt. Des réglementations ont été mises en place pour soutenir la démarche en faveur de l’investissement net zéro, encourageant les investissements dans les entreprises ayant fait de l’investissement durable leur fer de lance.

Oliver Collin
Co-Head of European Equities

Pourquoi les actions européennes affichent-elles des valorisations attractives ?

Les actions européennes affichent des valorisations attractives par rapport aux autres marchés régionaux d’actions et d’obligations.

Les inquiétudes planant au-dessus du cycle mondial, des coûts énergétiques et de l’inflation au sens plus large ainsi que la guerre en Ukraine ont lourdement pesé sur les flux d’actions européennes, rendant les actions européennes intéressantes du point de vue de la valorisation. Il s’agit potentiellement d’un très bon point de départ pour les rendements des actionnaires.

Même si les données économiques de 2023 ont confirmé une récession technique mineure, les bilans des entreprises européennes sont solides et, dans le cadre de notre stratégie européenne, les entreprises affichent des niveaux d’endettement très faibles, voire nuls.

Ces facteurs sont déterminants car la faiblesse des bilans en cas de tassement économique peut se traduire par une difficulté à émettre des actions. C’est ce qui s’est produit dans le secteur bancaire après la crise financière mondiale de 2008, par exemple. Si les bilans sont robustes, comme aujourd’hui, ce risque est faible.

S’agissant des banques, elles sont aujourd’hui non seulement bien capitalisées, mais la génération de capital s’accompagne également de taux d’intérêt plus élevés, qui leur permettent de verser d’importants dividendes et d’entreprendre des rachats d’actions d’envergure. La situation est aujourd’hui totalement différente de celle de la dernière décennie.

Nous pensons également que les taux d’intérêt resteront « plus élevés pendant une longue période » – nous y reviendrons plus tard – ce qui rend les arguments en matière d’investissement à long terme encore plus convaincants pour les banques.

Quels sont, d’après vous, les risques qui pèsent sur les actions européennes ?

Les principaux risques sont principalement ceux d’une récession et du type d’atterrissage économique à venir (sera-t-il doux ou brutal ?) ainsi que la direction des taux d’intérêt.  Ces deux questions auront des répercussions sur l’ensemble des marchés, et pas seulement sur le marché des actions européennes.

En réponse aux préoccupations liées à la récession, les chiffres macroéconomiques européens et les rapports financiers d’entreprises révèlent que le secteur manufacturier est celui qui a été le plus durement touché par la récente morosité économique, notamment par un important déstockage cyclique. En revanche, les secteurs des services et de la consommation ont été bien plus résistants, soutenus par un niveau d’emploi élevé, une croissance des salaires, une solide épargne et une demande jusqu’alors refoulée.

Cette scission au sein de l’économie s’est reflétée dans le cours des actions des entreprises en amont, comme le secteur manufacturier, qui a vu ses bénéfices diminuer et ses valorisations se dégrader – parfois, plus fortement qu’en 2009.  Parallèlement, les bénéfices des sociétés de services orientées vers le consommateur sont restés solides ; les mesures de valorisation demeurant élevées par rapport aux chiffres passés.

En cas d’atterrissage économique « en douceur », les secteurs manufacturiers en amont rebondiraient, tant sur le plan opérationnel qu’en termes de valorisations. Ces derniers ont été les premiers à entrer en récession et seront, d’après nous, les premiers à s’en sortir.  En cas d’atterrissage « brutal », nous pensons que les retombées négatives sur les segments cycliques du marché seraient plus limitées compte tenu des baisses extrêmes déjà anticipées. À l’inverse, pour le segment des services et de la consommation, le risque de baisse et de valorisation serait important.  Dans le cadre de notre stratégie européenne globale, notre exposition cyclique est davantage centrée sur les secteurs manufacturier et industriel. Nous nous tenons à l’écart des titres centrés sur le consommateur et les titres de services qui sont à la fois exposés au risque cyclique et de valorisation.

Pour en revenir aux taux d’intérêt, il est improbable que les taux d’intérêt renouent avec les plus-bas enregistrés au cours de la décennie qui a suivi la grande crise financière. Le taux de chômage est faible, les salaires continuent d’augmenter et l’inflation continue de dépasser la tendance.  Le risque, selon nous, est que les taux d’intérêt restent élevés pendant une longue période (c’est « la Montagne de la Table » contre le « Cervin »).  Les actions de croissance, ou à duration longue, telles que les valeurs technologiques, qui ont tiré parti des faibles taux d’intérêt au cours de la dernière décennie pour financer leur expansion et soutenir leurs multiples de valorisation, pourraient bien ne plus dominer les performances.

Où se trouvent d’après vous les principales opportunités en Europe ?

Comme tous ces éléments le suggèrent, les perspectives des actions européennes ne sont pas à sens unique : il y a des nuances à la fois au niveau sectoriel et au niveau des actions individuelles et les investisseurs ne peuvent se fier à une simple approche de croissance, de valeur ou à toute autre approche à facteur unique. 

Notre approche éprouvée dans la sélection de titres en fonction de leurs fondamentaux, ainsi que l’attention que nous portons à la transition vers la qualité, sont parfaitement adaptées à cet environnement d’investissement plus complexe.  Nos stratégies bénéficient de nombreux thèmes différents. Comme nous l’avons déjà mentionné, les titres qui ne visent pas les consommateurs, les titres manufacturiers et à forte intensité de capital sont intrinsèquement plus attrayants, mais nous sommes également exposés aux sociétés pharmaceutiques de grandes capitalisations dont le cours des actions ne possède pas ou peu de potentiel de croissance future via la R&D.

Le secteur énergétique est également extrêmement intéressant dans la conjoncture actuelle car les cours du pétrole pourraient être soutenus à court terme par une pénurie sur le front de l’offre américaine. Plus important encore, les grands groupes intégrés du secteur énergétique sont un autre domaine dans lequel beaucoup ont une dette extrêmement faible ou négligeable ; ils génèrent d’énormes quantités de flux de trésorerie disponibles qu’ils restituent ensuite aux actionnaires via des dividendes et des rachats d’actions – un thème identique à celui des titres bancaires. 

L’ESG sera au cœur des investissements

Ce serait une erreur de ne pas mentionner la transition énergétique ici : les bilans solides et les flux de trésorerie disponibles sont synonymes de forte capacité à investir dans des programmes impliquant des énergies renouvelables avec des rendements potentiellement élevés. Á mesure que la communauté ESG réalisera le rôle clé que jouent ces entreprises dans la décarbonation mondiale, ces dernières bénéficieront également d’une plus grande attention de la part de la communauté des investisseurs.

L’ESG est un thème central en Europe : Des réglementations continuent d’être introduites à tous les niveaux pour soutenir la démarche vers l’investissement net zéro et encourager les investissements dans cette direction. Encore une fois, il s’agit d’un autre thème clé de notre stratégie européenne.