L’économie mondiale face aux incertitudes : entre résilience et ralentissement annoncé

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L’année 2025 s’ouvre sur un paradoxe économique. D’un côté, l’économie mondiale a démontré une résistance inattendue face aux turbulences du premier semestre, marquée par des tensions géopolitiques, des politiques publiques hésitantes et des hausses de droits de douane. De l’autre, les perspectives à moyen terme demeurent assombries par la persistance d’incertitudes structurelles qui freinent l’investissement et perturbent les échanges commerciaux. Selon le dernier rapport de l’OCDE, la croissance mondiale devrait progressivement s’essouffler au cours des deux prochaines années, tandis que les risques liés à la dette publique, à la stabilité financière et aux tensions commerciales pèsent lourdement sur l’avenir.

Une résilience trompeuse au premier semestre 2025

Les six premiers mois de 2025 ont montré que l’économie mondiale n’était pas aussi fragile qu’anticipé. Malgré un contexte marqué par des tensions géopolitiques persistantes et la mise en place de barrières commerciales accrues, de nombreux pays ont réussi à maintenir un rythme de croissance correct. Cette solidité s’explique en partie par les mesures d’adaptation prises par les entreprises et les consommateurs au cours des dernières années : diversification des chaînes d’approvisionnement, constitution de stocks stratégiques et adaptation des modèles de consommation.

Cependant, cette résilience apparente cache des fragilités plus profondes. La consommation a souvent été soutenue artificiellement par l’utilisation de stocks accumulés en prévision des hausses tarifaires, tandis que les investissements productifs demeurent atones. L’incertitude politique, combinée à des signaux économiques contrastés, a freiné les prises de décision à long terme, en particulier dans les secteurs industriels et technologiques. Ainsi, ce dynamisme du premier semestre apparaît davantage comme un sursis que comme une tendance durable.

Des perspectives de croissance en recul

Le rapport de l’OCDE prévoit un ralentissement progressif de la croissance mondiale : après 3,3 % en 2024, celle-ci devrait tomber à 3,2 % en 2025, puis à 2,9 % en 2026. Cette décélération est loin d’être uniforme et reflète des dynamiques régionales contrastées.

Aux États-Unis, l’économie, portée jusqu’ici par la consommation des ménages et un marché du travail robuste, devrait connaître une phase de ralentissement marqué, avec une croissance attendue de 1,8 % en 2025 et 1,5 % en 2026. Dans la zone euro, où la fragilité industrielle s’ajoute à une demande intérieure hésitante, la croissance ne devrait pas dépasser 1,2 % en 2025 et 1 % en 2026. Quant à la Chine, moteur traditionnel de la croissance mondiale, elle devrait voir son expansion se limiter à 4,9 % en 2025 puis à 4,4 % en 2026, conséquence d’un essoufflement de la demande intérieure et de tensions commerciales accrues.

Ces prévisions traduisent un ralentissement généralisé de l’activité économique mondiale, où les moteurs traditionnels de croissance semblent grippés. La demande intérieure recule, les échanges se contractent et l’investissement reste en retrait. Ce trio fragilise à la fois les économies avancées et émergentes, créant un terrain fertile pour une instabilité prolongée.

Inflation en repli, mais vigilance de mise

L’un des rares points positifs de ce tableau est l’évolution attendue de l’inflation. Après une période de forte tension sur les prix liée à la sortie de la pandémie et aux perturbations géopolitiques, une tendance à la modération se dessine. Dans les pays du G20, l’inflation globale devrait reculer de 3,4 % en 2025 à 2,9 % en 2026, sous l’effet conjugué du ralentissement de la croissance et de l’apaisement progressif des tensions sur les marchés du travail.

Toutefois, cette détente ne doit pas masquer des risques persistants. L’inflation sous-jacente, qui exclut les composantes volatiles comme l’énergie et l’alimentation, devrait rester relativement stable autour de 2,6 % en 2025 et 2,5 % en 2026 dans les économies avancées. Cette stabilité traduit une inertie inflationniste qui pourrait se raviver rapidement en cas de nouveau choc énergétique ou de regain des tensions commerciales.

Les banques centrales, conscientes de ce fragile équilibre, sont appelées à maintenir une vigilance accrue. Si l’ancrage des anticipations d’inflation se confirme, des baisses de taux pourraient accompagner la décrue des prix. Mais la moindre déviation des trajectoires actuelles, qu’elle provienne de la géopolitique ou d’un choc financier, obligerait à des ajustements rapides et parfois douloureux de la politique monétaire.

Le défi budgétaire : entre discipline et réformes structurelles

Au-delà des variables conjoncturelles, la question budgétaire demeure un enjeu majeur pour la stabilité économique mondiale. La dette publique, déjà élevée dans de nombreux pays, limite la capacité des États à soutenir l’activité en cas de nouveaux chocs. L’OCDE insiste sur la nécessité d’une discipline budgétaire rigoureuse, combinant maîtrise des dépenses et optimisation des recettes.

Mais cette discipline ne doit pas se limiter à une logique d’austérité. Elle doit s’inscrire dans une stratégie de moyen terme, où les réallocations de dépenses et la modernisation des systèmes fiscaux contribuent à restaurer la viabilité de la dette tout en préservant les marges d’investissement. Sans cette approche équilibrée, les économies risquent de se retrouver piégées entre la contrainte de la dette et l’incapacité à réagir efficacement à des crises futures.

Par ailleurs, la question de la crédibilité des trajectoires budgétaires est centrale. Dans un contexte où la confiance des investisseurs et des marchés financiers peut vaciller rapidement. Les gouvernements doivent démontrer une capacité claire à stabiliser leurs finances publiques. Cette confiance repose autant sur la rigueur comptable que sur la vision politique : sans réformes structurelles crédibles, aucune discipline budgétaire ne peut être durable.

L’urgence d’une coopération internationale

Les tensions commerciales actuelles ne sont pas qu’une affaire de tarifs douaniers. Elles révèlent une remise en cause plus profonde de l’ordre économique mondial. Bâti sur l’ouverture des marchés et la coopération multilatérale. Le Secrétaire général de l’OCDE, Mathias Cormann, a rappelé que la résolution durable de ces tensions constitue une condition indispensable au retour d’une croissance solide.

Cela implique non seulement de limiter l’escalade tarifaire, mais aussi de repenser les règles du commerce international. Les accords doivent être rendus plus équitables, plus transparents et mieux adaptés aux réalités actuelles. Où les technologies numériques, la transition énergétique et la diversification des chaînes de valeur redessinent les échanges mondiaux.

L’avenir du système économique mondial dépendra largement de la capacité des grandes puissances à coopérer plutôt qu’à s’affronter. Faute de consensus, les risques d’une fragmentation durable de l’économie mondiale s’accentueront. Avec des pertes importantes en termes de croissance, d’innovation et de stabilité.

L’innovation et les réformes comme leviers d’avenir

Au-delà des réponses conjoncturelles, la véritable clé de la prospérité future réside dans l’innovation et les réformes structurelles. Comme le souligne Álvaro Santos Pereira, chef économiste de l’OCDE, les nouvelles technologies. Notamment l’intelligence artificielle, peuvent offrir un potentiel considérable d’amélioration des niveaux de vie. Mais ce potentiel ne pourra se concrétiser sans des politiques actives de soutien à l’innovation. À la formation et à l’adaptation des systèmes économiques et sociaux.

Il ne s’agit pas seulement d’investir dans la recherche ou de favoriser l’essor des start-up. Les réformes doivent aussi viser à rendre les marchés du travail plus inclusifs. Les systèmes éducatifs plus adaptés aux nouvelles compétences, et les cadres réglementaires plus souples face aux évolutions technologiques. Ces transformations, souvent lentes et politiquement sensibles, conditionnent pourtant la capacité des économies à s’adapter aux bouleversements en cours.

L’intelligence artificielle, par exemple, pourrait générer des gains massifs de productivité. Mais aussi creuser les inégalités si son déploiement n’est pas accompagné de politiques sociales et éducatives ambitieuses. La transition énergétique, de son côté, constitue à la fois un défi colossal et une opportunité de croissance verte. Qui ne pourra être saisie qu’au prix d’investissements massifs et d’une coopération internationale renforcée.

Une économie mondiale en quête de cap

L’économie mondiale se trouve à la croisée des chemins. Résiliente à court terme mais fragilisée dans ses fondements. Ele doit composer avec un ralentissement annoncé, des incertitudes persistantes et des risques budgétaires croissants. Le reflux attendu de l’inflation offre une fenêtre d’opportunité. Mais celle-ci pourrait se refermer brutalement si les tensions commerciales et géopolitiques ne trouvent pas d’issue durable.

Dans ce contexte, l’avenir dépendra largement des choix collectifs. Discipline budgétaire, coopération internationale, réformes structurelles et soutien à l’innovation ne sont pas des options parmi d’autres. Elles constituent les piliers indispensables d’une croissance durable et inclusive. Faute de les mettre en œuvre, le risque est grand de voir l’économie mondiale glisser vers une période prolongée de stagnation et d’instabilité.

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Retraite : JP Morgan bouscule les idées reçues sur les dépenses des ménages

JP Morgan

Un nouveau rapport publié par JP Morgan vient remettre en question plusieurs croyances ancrées dans la planification de la retraite. Intitulée « Trois nouvelles surprises de dépenses : informations supplémentaires sur les comportements financiers à la retraite », cette étude s’appuie sur l’analyse de plus de 280 000 clients. Ses conclusions, loin de confirmer certains modèles établis, redessinent la façon dont il convient d’anticiper les dépenses après la vie active.

L’enjeu est majeur : comprendre comment évoluent les dépenses au fil du temps influence directement le montant d’épargne nécessaire, le moment optimal pour cesser son activité et la manière de vivre la retraite.

Ceci est un extrait d’une interview, sélectionné par votre média Green Finance, qui donne la parole à tous, même si cela peut vous déplaire et nous déclinons toutes responsabilités sur la source et les propos de cet extrait.

Les limites du « sourire de la retraite »

Pendant longtemps, la planification financière s’est appuyée sur le concept du « sourire de la retraite ». Selon cette idée, les dépenses des retraités sont élevées au début de leur nouvelle vie, diminuent ensuite progressivement, puis repartent à la hausse dans les dernières années, principalement sous l’effet des coûts liés à la santé.

Or, les données de JP Morgan nuancent fortement ce schéma. L’étude met en évidence une courbe des dépenses différente :

  • un pic entre 45 et 49 ans, avec des dépenses annuelles proches de 90 000 $ pour les ménages disposant de 250 000 à 750 000 $ d’actifs (hors immobilier) ;
  • une baisse progressive avec l’âge, sans réel rebond en fin de vie.

Si les dépenses de santé augmentent effectivement, elles ne suffisent pas à compenser la baisse des autres postes budgétaires tels que l’alimentation, le logement ou les loisirs. Certaines catégories, en revanche, connaissent une progression inattendue : les dons et cadeaux.

Cette première conclusion oblige à repenser les hypothèses de long terme qui fondent la planification de la retraite.

Une hausse temporaire des dépenses lors de retraites partielles

Autre constatation majeure : l’entrée progressive en retraite génère une augmentation temporaire des dépenses. Lorsque, dans un couple, un seul partenaire cesse de travailler, le foyer traverse une phase de consommation plus importante dans les douze mois qui précèdent et suivent ce changement.

Cette dynamique touche principalement les ménages dont les revenus de retraite sont inférieurs à 150 000 $. Pour ces foyers, l’arrivée des premiers flux financiers issus de la sécurité sociale ou d’autres pensions permet de financer des dépenses différées jusque-là. Une sorte d’« effet rattrapage » s’observe alors, avant que les dépenses ne reviennent à un niveau plus modéré dans les années suivantes.

À l’inverse, les ménages disposant de revenus plus élevés ne manifestent pas cette augmentation. Leur capacité de consommation étant moins contrainte avant la retraite, l’effet de transition se fait moins sentir.

La volatilité des comportements financiers

La troisième surprise mise en lumière par JP Morgan concerne la volatilité des dépenses. Tous les retraités ne suivent pas une trajectoire lisse et prévisible. Certains affichent une grande régularité, tandis que d’autres connaissent des fluctuations significatives, liées à leur style de vie, à des imprévus ou encore à des choix personnels.

Pour les planificateurs financiers comme pour les particuliers, cela pose un défi supplémentaire : il ne suffit pas de projeter des moyennes, il faut aussi intégrer la possibilité d’écarts soudains. La mise en place d’une marge de sécurité, l’accompagnement par un conseiller ou l’utilisation de logiciels spécialisés deviennent alors des leviers essentiels pour anticiper ces aléas.

Le rapport de JP Morgan

Le rapport de JP Morgan apporte un éclairage inédit sur les comportements financiers à la retraite. En remettant en cause le modèle du « sourire de la retraite », en identifiant la hausse temporaire des dépenses lors des retraites partielles et en soulignant l’importance de la volatilité, il invite à repenser en profondeur les stratégies d’épargne et de consommation.

Comme le résume Bruno Boggiani, CEO de Strateggyz et de Green Finance :
« Cette étude rappelle qu’il n’existe pas une seule trajectoire de retraite, mais une diversité de parcours financiers qu’il faut comprendre pour mieux les anticiper. »

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Le flop de l’IPEM et le top de Patrimonia

Patrimonia

Paris, capitale mondiale de la finance ? Peut-être dans les esprits chauvins de certains organisateurs… mais sûrement pas dans les faits. Car une fois de plus, l’IPEM Global Paris s’est révélé être un non-événement : boycotté, déserté, et totalement hors-sol en matière de finance verte.

Chez Green Finance, nous avons voulu y croire, nous avons posé la question : “Alors, le green, c’est pour quand ?” Réponse sèche : “Pas de green chez nous.” Merci, au revoir. Voilà qui est clair : pour l’IPEM, la durabilité n’est qu’un mot à la mode, sans importance. Résultat ? Un salon sans âme, sans public, et surtout sans avenir pour celles et ceux qui pensent l’investissement de demain.

Peut-être est-ce tout simplement le syndrome parisien : l’idée que hors de Paris, point de salut. Pourquoi bouger ? Paris serait le centre du monde, pensent-ils. Eh bien non. Pendant que la capitale s’endort sur ses certitudes, le cœur de la profession bat à… Lyon.

Patrimonia : la grande messe qui rassemble

À des centaines de kilomètres de la tour d’ivoire parisienne, Patrimonia continue d’attirer les foules et de fédérer un secteur entier.

  • 9.054 professionnels du patrimoine réunis en 2024, venus de toute la France.
  • 380 partenaires-exposants représentant toutes les familles de solutions : immobilier, SCPI, private assets, assurance, sociétés de gestion…
  • 110 conférences et ateliers pour se former, s’informer et débattre des tendances de marché.

Des conseillers en gestion de patrimoine, des family offices, des gérants privés, des notaires, des experts-comptables, des avocats : tout l’écosystème patrimonial était présent. Ici, on se parle, on échange, on apprend. Ici, l’investissement a du sens, et l’ouverture à la finance durable est une évidence.

Green Finance avance, mais pas avec tout le monde

Alors oui, l’IPEM a fait flop. Mais à vrai dire, cela ne change pas grand-chose : ceux qui veulent continuer à regarder dans le rétroviseur peuvent rester dans leurs salons vides. Pendant ce temps, les vrais acteurs avancent, échangent et innovent – à Lyon, à Patrimonia, et ailleurs.

Green Finance, média de référence de la finance verte, préfère accompagner ce mouvement, plutôt que de perdre son temps à convaincre ceux qui n’ont, visiblement, aucun intérêt à s’inscrire dans l’avenir.

À lire aussi : Cyberattaque contre Harvest

Cyberattaque contre Harvest

Cyberattack

Une cyberattaque d’envergure a secoué le monde du conseil financier français il y a plusieurs mois. Le groupe de hackers Run Some Wares a revendiqué l’attaque par ransomware ayant visé Harvest, un éditeur de logiciels incontournables pour les conseillers financiers. Cette opération ne se limite pas à un simple acte de piraterie numérique : elle met en lumière les failles d’un écosystème tout entier, où la confiance, la sécurité des données et la responsabilité institutionnelle sont mises à rude épreuve. Au cœur du scandale : la CNCEF, organisation professionnelle influente, désormais critiquée pour ses choix technologiques et ses recommandations jugées hasardeuses.

Une cyberattaque méthodique et revendiquée

Run Some Wares, un groupe cybercriminel bien connu des analystes en cybersécurité, a revendiqué l’opération sur sa plateforme clandestine. Ils y ont publié des extraits de données volées, des captures d’échange avec Harvest, ainsi qu’une arborescence partielle du contenu exfiltré. Ces éléments confirment une attaque par double extorsion : les données sont d’abord volées, puis l’entreprise est menacée de leur divulgation si elle refuse de payer une rançon.

Cette pratique est devenue une norme parmi les groupes de ransomware les plus structurés. Le fait que Run Some Wares ait aussi ciblé plusieurs autres organisations européennes durant le premier trimestre 2025 suggère une stratégie offensive coordonnée et ambitieuse, avec un impact potentiel bien au-delà de la seule entreprise Harvest.

Harvest : entre mutisme stratégique et gestion de crise

La réponse de Harvest s’inscrit dans une logique de communication maîtrisée, voire verrouillée. L’entreprise, tout en confirmant l’attaque, affirme avoir suivi les recommandations officielles en refusant toute négociation avec les assaillants. Elle insiste également sur sa coopération avec les autorités compétentes et sur les mesures mises en place pour informer ses clients.

Cependant, cette posture prudente ne rassure pas totalement. Derrière le discours institutionnel, les professionnels du secteur redoutent une atteinte bien plus profonde à la confidentialité des données. Les informations compromises pourraient concerner non seulement des cabinets de conseil, mais aussi les données personnelles et financières de milliers de clients. Pour beaucoup, Harvest cherche avant tout à contenir les répercussions juridiques et réputationnelles, quitte à laisser planer un flou sur l’ampleur réelle du désastre.

La CNCEF dans la tourmente : un choix technologique aux lourdes conséquences

La CNCEF (Chambre Nationale des Conseils Experts Financiers) se retrouve dans une position délicate. En recommandant activement l’usage des solutions Harvest à ses membres, elle a de fait orienté une grande partie des professionnels vers une plateforme aujourd’hui compromise. Ce lien étroit entre l’organisation et l’éditeur de logiciels fait peser une part de responsabilité sur la CNCEF, accusée d’avoir manqué de discernement dans son évaluation des risques.

Cette attaque vient s’ajouter à une série de décisions contestées prises par l’organisation ces derniers mois, renforçant l’image d’un pilotage à vue. Certains membres s’interrogent ouvertement sur la capacité de la CNCEF à jouer son rôle de garant et de guide dans un environnement numérique devenu hautement vulnérable.

Des répercussions durables sur la confiance et la cybersécurité du secteur

Au-delà des enjeux techniques, l’affaire pose une question centrale : celle de la confiance. Pour les conseillers financiers, la relation client repose en grande partie sur la confidentialité des informations échangées. Une fuite de données, même partielle, peut éroder durablement cette confiance, avec des conséquences commerciales et juridiques importantes.

Ce scandale agit comme un révélateur : la cybersécurité n’est plus une simple affaire d’infrastructure informatique, mais un pilier de la relation client et de la gouvernance des institutions. Le secteur du conseil financier, qui manipule des données hautement sensibles, se voit désormais contraint d’accélérer sa transformation en matière de sécurité numérique.

Une crise révélatrice d’un changement nécessaire

L’attaque contre Harvest dépasse largement le cadre d’un incident isolé. Elle souligne l’urgence pour les acteurs du monde financier de revoir leurs pratiques en matière de cybersécurité, mais aussi de remettre en question certaines alliances technologiques. La CNCEF, en particulier, devra faire preuve d’une plus grande rigueur dans ses recommandations pour espérer restaurer la confiance de ses membres. Ce choc, bien que brutal, pourrait constituer un tournant salutaire pour un secteur encore trop vulnérable face aux menaces numériques.

ING et la transition écologique : vers une finance engagée pour un futur bas carbone

ING

ING : la question climatique est devenue l’un des enjeux les plus pressants du XXIᵉ siècle, exigeant des acteurs économiques une révision profonde de leurs modèles d’affaires. Dans ce contexte, le rôle des institutions financières est central. Elles disposent des leviers nécessaires pour orienter les flux de capitaux vers des initiatives durables et soutenir la transition énergétique globale. ING, groupe bancaire international, illustre cette dynamique à travers la publication annuelle de son Climate Update 2025. Un rapport détaillé qui met en lumière les efforts de la banque pour accélérer la transition vers une économie bas carbone. Au-delà des chiffres et des engagements, ce document reflète une vision stratégique. Agir concrètement, en partenariat avec ses clients et d’autres acteurs économiques. Pour aligner la finance sur les objectifs climatiques définis par l’Accord de Paris.

Une démarche scientifique et vérifiable : la validation par la SBTi

L’un des aspects les plus significatifs du Climate Update 2025 est la rigueur scientifique qui sous-tend les ambitions d’ING. La banque est en effet la première institution systémique mondiale à voir ses objectifs climatiques intermédiaires validés par la Science-Based Targets initiative (SBTi). Cette reconnaissance n’est pas symbolique. Elle garantit que les engagements pris sont cohérents avec les données scientifiques sur le changement climatique et les trajectoires nécessaires pour limiter le réchauffement à 1,5°C.

Cette validation marque une étape majeure dans la transformation d’ING. Elle permet à la banque de se positionner non seulement comme un acteur financier. Mais aussi comme un partenaire crédible dans la lutte contre le réchauffement climatique. Contrairement aux déclarations ambitieuses mais floues que l’on rencontre parfois dans le secteur financier. La SBTi impose un cadre rigoureux qui implique des mesures concrètes. Un suivi précis des émissions et une transparence totale dans les rapports annuels. Pour ING, cette approche scientifique renforce la confiance des clients et des investisseurs. Tout en donnant une orientation claire aux équipes internes pour prioriser les actions ayant le plus grand impact sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

La finance durable : mobiliser des capitaux pour transformer l’économie

Un autre pilier majeur du Climate Update 2025 est le rôle actif d’ING dans le financement d’activités durables. En 2024, le groupe a mobilisé 130 milliards d’euros dans des projets contribuant à la transition écologique. Avec un objectif ambitieux de 150 milliards par an d’ici 2027. Ces financements ne se limitent pas à des initiatives symboliques. Ils couvrent un large spectre, allant des énergies renouvelables aux solutions innovantes en matière d’économie circulaire et de gestion des ressources naturelles.

Le développement de la finance durable par ING repose sur un double objectif. Soutenir les entreprises dans leur transformation vers des modèles moins carbonés. Et encourager l’émergence de nouvelles technologies capables de réduire l’empreinte environnementale de l’économie. Pour les entreprises clientes, ce type de financement offre des ressources essentielles pour mettre en œuvre des stratégies ambitieuses de transition. Qu’il s’agisse de moderniser des installations, de développer des infrastructures propres ou d’intégrer des pratiques de production responsables. La banque agit ainsi comme catalyseur, en traduisant les engagements environnementaux en opportunités financières concrètes.

Accompagner les clients dans leur transition

La transition vers un modèle économique durable ne peut être imposée de manière uniforme. Elle doit être accompagnée avec expertise et nuance. ING a compris que chaque entreprise possède une trajectoire propre. Dépendante de son secteur, de sa taille et de ses contraintes opérationnelles. Dans ce contexte, la banque a soutenu plus de 1 600 entreprises dans la définition et la mise en œuvre de plans de transition adaptés à leur réalité.

Cet accompagnement dépasse la simple offre de financement. Il inclut des conseils stratégiques, l’identification d’opportunités d’investissement durable et la mise en place de mécanismes permettant de suivre et de mesurer les progrès. En collaborant étroitement avec les clients, ING contribue à créer un écosystème où la finance devient un levier d’innovation et de transformation. Cette approche participative et personnalisée est essentielle. Car elle reconnaît que la transition écologique est un processus graduel et que l’efficacité des actions dépend de leur contextualisation au sein de chaque entreprise.

Le soutien aux énergies renouvelables et aux technologies innovantes

La transition énergétique passe par un développement massif des énergies renouvelables et par l’innovation technologique. ING s’est fixé un objectif clair : atteindre 7,5 milliards d’euros par an de financements pour les énergies renouvelables d’ici fin 2025. Cette ambition illustre la volonté de la banque de soutenir la diversification énergétique. Et de contribuer directement à la réduction des émissions de carbone.

Mais le soutien d’ING ne se limite pas aux infrastructures classiques comme l’éolien ou le solaire. Le groupe a également lancé le programme Transition Accelerator. Conçu pour stimuler l’émergence de solutions innovantes dans des domaines critiques. Tels que le stockage d’énergie, la chaleur propre, l’économie circulaire et les solutions fondées sur la nature. Ce type d’initiative reflète une compréhension profonde que la transition écologique nécessite des ruptures technologiques. Et que la finance doit être prête à soutenir les projets à haut risque mais à fort impact environnemental.

Une sortie progressive des énergies fossiles

Parallèlement au soutien aux alternatives durables, ING a entrepris une réduction progressive de son exposition aux énergies fossiles. La banque prévoit une baisse de 35 % des financements alloués aux énergies fossiles d’ici 2030. Et entend cesser complètement de financer les projets liés au charbon dès 2025.

Cette décision n’est pas seulement un signal fort pour les marchés, elle traduit aussi une cohérence stratégique avec les objectifs de l’Accord de Paris. Elle illustre la capacité d’ING à prendre des décisions difficiles pour aligner ses activités sur les exigences climatiques. La sortie du charbon et la réduction des financements fossiles exigent de repenser les portefeuilles. De développer de nouvelles offres et d’accompagner les clients dans le changement. Ce qui souligne l’importance d’une approche progressive mais déterminée.

L’engagement collectif : travailler en partenariat pour un impact global

Steven van Rijswijk, CEO d’ING, résume parfaitement la philosophie de la banque. « Il ne s’agit pas de faire des déclarations audacieuses. Mais de nous aligner sur le consensus scientifique et sur les objectifs de l’Accord de Paris, en agissant concrètement. » Cette approche illustre la conviction qu’aucun acteur isolé ne peut réussir la transition écologique. La collaboration avec les clients, les partenaires financiers, les régulateurs. Et les institutions publiques est essentielle pour maximiser l’impact des actions entreprises.

ING illustre cette démarche par des partenariats concrets et des projets collaboratifs qui combinent expertise financière. Innovation technologique et engagement sectoriel. Le rôle de la banque dépasse celui d’un simple prêteur. Elle devient un catalyseur capable de fédérer des acteurs divers autour d’objectifs communs et mesurables. Cette dimension collective est cruciale pour créer un effet d’entraînement à l’échelle globale. Et accélérer le passage à une économie bas carbone.

La contribution spécifique d’ING France

Au niveau national, ING France joue un rôle stratégique dans la mise en œuvre de ces initiatives. La succursale française accompagne les grandes entreprises du CAC 40 et du SBF 120. Les institutions financières et les fonds d’investissement internationaux dans leurs trajectoires de transition. Elle intervient dans des domaines variés, tels que la finance durable, les prêts d’acquisition, les financements immobiliers, l’accès aux marchés des capitaux et la gestion des risques financiers.

Cette intervention sectorielle permet d’adapter les solutions financières aux besoins spécifiques des entreprises françaises tout en renforçant leur capacité à atteindre des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance ambitieux. ING France ne se contente pas de financer la transition, elle accompagne activement la réflexion stratégique, la conception de projets innovants et la mesure de l’impact, garantissant ainsi que les initiatives sont à la fois réalistes et ambitieuses.

Une transition progressive mais résolue

ING reconnaît que la transition vers une économie bas carbone est un processus long et complexe. Même si la banque finance déjà de nombreuses activités durables, elle reste exposée à des activités non durables, reflétant la structure actuelle de l’économie mondiale. L’important réside dans le rythme et la direction des changements : il ne s’agit pas de tout transformer du jour au lendemain, mais de progresser de manière cohérente et mesurable.

Cette vision réaliste, combinée à des objectifs scientifiques et à un accompagnement concret des clients, illustre la capacité d’ING à naviguer dans un contexte économique complexe tout en maintenant un cap clair vers la durabilité. La banque traduit ainsi ses engagements climatiques en actions tangibles, contribuant à une transition efficace et crédible.

Une stratégie qui inspire le secteur bancaire

Au-delà de son impact direct sur les clients et sur l’économie, la stratégie climatique d’ING envoie un signal fort à l’ensemble du secteur bancaire. En alignant ses objectifs sur la science et en adoptant une approche collaborative et progressive, la banque démontre qu’il est possible de concilier performance financière et responsabilité climatique. Ce modèle inspire d’autres acteurs du marché à adopter des standards plus élevés en matière de transparence, de rigueur scientifique et de financement durable.

Le Climate Update 2025 constitue ainsi un exemple concret de ce que peut être une finance responsable et engagée. Il montre qu’une institution financière peut être à la fois un moteur d’innovation, un soutien stratégique pour les entreprises et un acteur crédible dans la lutte contre le changement climatique.

Conclusion : ING, un acteur déterminant de la transition bas carbone

Le rapport Climate Update 2025 d’ING illustre avec force la transformation du secteur financier face aux enjeux climatiques. La banque combine engagement scientifique, financement durable, accompagnement client et innovation pour créer un impact tangible sur la réduction des émissions et le développement d’une économie bas carbone. Elle prouve que la finance peut jouer un rôle central dans la lutte contre le changement climatique, non seulement en allouant des ressources, mais aussi en guidant et en inspirant les acteurs économiques dans leur propre transition.

ING ne se contente pas de déclarer des ambitions : elle traduit ces ambitions en actions concrètes, mesurables et vérifiables, montrant qu’une banque peut être à la fois performante et responsable. À travers son approche globale et collaborative, ING démontre que la transition vers un futur durable est possible, mais qu’elle nécessite une vision claire, des partenariats solides et un engagement durable sur le long terme.

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RGREEN INVEST cède GDS Italia à Générale du Solaire et franchit une nouvelle étape stratégique

RGREEN INVEST

RGREEN INVEST annonce la cession de sa participation de 50 % dans GDS Italia à son partenaire historique Générale du Solaire, qui devient ainsi l’actionnaire unique de la plateforme solaire italienne. Cette opération symbolise l’aboutissement d’un projet lancé en 2020 et la réussite d’un partenariat solide qui a permis à GDS Italia de s’imposer comme un acteur clé du photovoltaïque en Italie. Elle illustre également la capacité de RGREEN INVEST à structurer et développer des plateformes énergétiques avant de transmettre le relais à des partenaires stratégiques pour assurer leur croissance.

GDS Italia : cinq ans de croissance et de consolidation

Lancée à partir de zéro en 2020, GDS Italia a su rapidement se positionner comme un acteur majeur du solaire en Italie. Grâce à l’expertise combinée de RGREEN INVEST et de Générale du Solaire, la plateforme dispose aujourd’hui d’un portefeuille diversifié comprenant 50 MW de projets opérationnels, 50 MW prêts à être construits et plus de 200 MW en développement. Cette trajectoire souligne non seulement la pertinence de la vision stratégique initiale mais aussi la capacité des partenaires à structurer et à financer des projets complexes dans un marché dynamique et compétitif. En seulement cinq ans, GDS Italia est devenue une référence pour l’énergie solaire en Italie, démontrant qu’une initiative ex-nihilo peut atteindre rapidement une taille significative et une reconnaissance sur le marché.

Un partenariat de long terme basé sur la confiance et la complémentarité

La relation entre RGREEN INVEST et Générale du Solaire dépasse le cadre de GDS Italia. Les deux acteurs partagent une longue histoire de collaborations fructueuses, notamment dans le financement et le développement de projets photovoltaïques en France et à travers l’Europe. La cession de la participation de RGREEN INVEST s’inscrit dans cette continuité et reflète la confiance mutuelle qui lie les deux entreprises. Elle permet à Générale du Solaire de poursuivre le développement de la plateforme italienne tout en bénéficiant des bases solides posées au cours des cinq premières années. Ce type de partenariat illustre l’importance des alliances stratégiques pour accélérer la transition énergétique et consolider la présence d’acteurs européens sur des marchés en forte croissance.

RGREEN INVEST : un rôle stratégique dans la transition énergétique

En transmettant GDS Italia à son partenaire, RGREEN INVEST confirme sa capacité à accompagner la création et le développement de plateformes solaires performantes. Depuis plus de 15 ans, l’entreprise se positionne comme un acteur clé de la transition énergétique, en proposant des solutions de financement adaptées aux besoins des entrepreneurs du secteur, en equity et en dette. Avec 3,4 milliards d’euros gérés et plus de 3 000 projets soutenus, RGREEN INVEST contribue concrètement à renforcer la souveraineté énergétique des États et à promouvoir des solutions durables face aux enjeux climatiques. Cette opération illustre sa stratégie de long terme : identifier, structurer et développer des initiatives innovantes, avant de transmettre le relais à des partenaires capables de porter leur croissance à un niveau supérieur.

Une étape stratégique pour la croissance de GDS Italia

Selon Nicolas Rochon, fondateur et CEO de RGREEN INVEST, GDS Italia est désormais prête à poursuivre son expansion sous l’impulsion de Générale du Solaire. La cession s’inscrit dans le plan de désinvestissement du fonds tout en assurant la continuité du développement de la plateforme. Ce transfert illustre la capacité de RGREEN INVEST à créer de la valeur à travers des projets structurés et à renforcer des partenariats durables, tout en contribuant à l’accélération de la transition énergétique en Europe.

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Moonfare s’associe à Nord Anglia Education pour renforcer l’éducation privée internationale

Moonfare

L’investissement dans l’éducation internationale attire de plus en plus l’attention des acteurs financiers mondiaux. Moonfare, plateforme spécialisée dans le private equity, vient d’annoncer sa participation à un co-investissement dans Nord Anglia Education. Aux côtés d’un consortium piloté par EQT. Cette opération illustre non seulement la valeur stratégique des écoles privées à vocation internationale. Mais également le rôle croissant des investisseurs privés dans le développement d’institutions éducatives de premier plan.

Nord Anglia Education : un acteur mondial de référence

Nord Anglia Education est devenue, au fil des décennies, une institution incontournable dans le domaine de l’enseignement privé international. Fondée en 1972, elle regroupe aujourd’hui plus de 80 écoles réparties dans 37 pays et accueille plus de 90 000 élèves. L’organisation se distingue par ses collaborations avec des partenaires prestigieux tels que le MIT, l’UNICEF. La Juilliard School et l’IMG Academy, ce qui lui permet d’offrir une éducation de qualité exceptionnelle. Et des programmes enrichis à ses étudiants. Cette combinaison d’envergure internationale et de partenariats académiques prestigieux positionne Nord Anglia Education comme un leader incontesté du secteur.

Un investissement stratégique soutenu par un consortium international

Depuis 2008, EQT a fait partie des investisseurs de Nord Anglia, consolidant son engagement en 2017 avec l’entrée de CPP Investments dans le capital. En 2025, EQT a dirigé un nouveau consortium d’investisseurs institutionnels majeurs. Comprenant des acteurs comme Neuberger Berman Private Markets, Corporación Financiera Alba, Dubai Holding Investments, Mubadala et d’autres gestionnaires d’actifs de premier plan. Ensemble, ces partenaires ont acquis Nord Anglia Education pour une valorisation de 14,5 milliards de dollars. Témoignant de la confiance des investisseurs dans le potentiel de croissance et l’influence mondiale de l’organisation.

Moonfare : rendre le private equity accessible aux investisseurs

Avec cette opération, Moonfare permet à ses investisseurs d’accéder à un co-investissement d’exception. La plateforme, spécialisée dans le private equity et la gestion d’actifs alternatifs. Offre aux investisseurs individuels éligibles et aux family offices la possibilité de participer à des opportunités habituellement réservées aux institutions. En facilitant l’accès à des investissements sur des marchés privés de haute qualité. Moonfare accompagne ses clients dans la construction de portefeuilles diversifiés. Capables de générer une croissance durable tout en limitant la volatilité. Grâce à sa présence internationale et à sa capacité à identifier des opportunités exclusives. Moonfare se positionne comme un acteur de confiance dans le secteur du private equity.

Une croissance mondiale renforcée par un soutien diversifié

Selon Pavel Ermoline, responsable des investissements directs chez Moonfare, cette opération permet aux investisseurs d’accompagner le développement de Nord Anglia tout en bénéficiant de l’expertise de sponsors de premier plan. Jack Hennessey, Partner chez EQT Private Capital, souligne que l’arrivée de Moonfare élargit encore la base d’actionnaires de l’institution et renforce sa capacité à innover. Avec le soutien d’un groupe d’investisseurs diversifié et stratégique, Nord Anglia Education dispose des moyens nécessaires pour consolider sa position de leader dans l’éducation premium à l’échelle mondiale.

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PRODURABLE 2025 : Hériter, restaurer, transmettre, pour un avenir durable

PRODURABLE 2025

Le salon PRODURABLE revient cette année les 8 et 9 octobre au Palais des Congrès de Paris pour sa 18ᵉ édition. Placé sous le thème « Héritages : protéger, restaurer, transmettre », cet événement majeur rassemble plus de 15 000 visiteurs, 750 intervenants et 350 partenaires, tous engagés dans la transition écologique et le développement durable. Sous le haut patronage du Ministère de la Transition Écologique, de la Biodiversité, de la Forêt, de la Mer et de la Pêche, PRODURABLE 2025 invite à réfléchir sur la responsabilité collective face à l’urgence écologique et à explorer des solutions concrètes pour préserver notre patrimoine environnemental et sociétal.

Une thématique centrale : protéger, restaurer, transmettre

Cette édition place l’héritage au cœur des débats, questionnant la manière dont sociétés et entreprises peuvent protéger ce qui nous a été légué, restaurer ce qui a été abîmé et transmettre des modèles durables aux générations futures. L’ensemble des conférences et parcours thématiques s’articule autour de cette réflexion, offrant aux participants des clés pour intégrer la durabilité dans leurs stratégies et pratiques quotidiennes. Le salon illustre ainsi l’urgence d’agir collectivement pour le vivant et la planète, tout en valorisant les initiatives innovantes et responsables.

Parcours thématiques et conférences : un programme riche et diversifié

Les visiteurs de PRODURABLE 2025 peuvent explorer onze parcours thématiques couvrant des enjeux variés, allant de l’énergie et du climat à l’économie circulaire, en passant par l’innovation sociale et la gouvernance durable. Chaque parcours propose des conférences et ateliers animés par des experts, des dirigeants d’entreprises, des ONG et des collectivités. Parmi les temps forts, plusieurs interventions se distinguent par leur portée stratégique. La conférence sur la transition énergétique, avec François Gemenne, Vincent Maillard et Emmanuelle Wargon, invite à considérer la durabilité comme un choix rentable et structurant pour les entreprises. Les discussions sur la trajectoire bas carbone ou la régénération des écosystèmes mettent en lumière de nouveaux modèles économiques et pratiques concrètes pour réduire, réemployer et recycler les ressources. D’autres sessions, consacrées à l’économie bleue ou à la protection des écosystèmes, rappellent l’importance d’investir dans des initiatives responsables et durables.

Des intervenants d’exception pour inspirer et guider

PRODURABLE 2025 réunit des personnalités influentes et engagées dans la transition écologique. Parmi eux, Emmanuelle Parra-Ponce, Philippe Raffin, Fabrice Bonnifet et Hélène Le Teno partageront leur expertise et leurs expériences, tandis que des figures publiques comme Gilles Boeuf, Sylvain Wasermann ou François Gemenne apporteront un éclairage scientifique et stratégique. Ces intervenants témoignent des défis et opportunités liés à la transition énergétique, à l’économie circulaire ou à la gouvernance durable, offrant aux participants un panorama complet des initiatives les plus inspirantes et des innovations à suivre.

Villages thématiques : explorer les solutions de demain

Le salon se structure autour de trois villages thématiques qui permettent aux visiteurs de rencontrer les acteurs de la transition et de découvrir des solutions concrètes. Le Village Environnement met en avant les solutions pour régénérer les écosystèmes et accélérer la décarbonation. Le Village Gouvernance & Stratégie rassemble les initiatives liées à la finance durable, au numérique responsable et à l’intelligence artificielle, tandis que le Village Social & RH interroge la place de l’humain dans la transition, en abordant le dialogue social, la qualité de vie au travail et l’inclusion. Ces espaces interactifs offrent aux participants un parcours immersif et riche en enseignements.

Remises de prix : valoriser l’engagement et l’innovation

PRODURABLE 2025 célèbre l’engagement durable à travers plusieurs distinctions. Le Grand Prix de la Marque Engagée® récompense les entreprises qui intègrent la durabilité au cœur de leur stratégie, avec des catégories renouvelées cette année, comme l’alimentation durable et la personnalité de l’année. Les Trophées Talents for the Planet mettent en lumière des initiatives pédagogiques et innovantes, renforçant la sensibilisation aux enjeux environnementaux et sociaux. Ces prix illustrent l’exemplarité et l’inventivité des acteurs économiques et citoyens dans la construction d’un avenir durable.

Un engagement concret pour réduire l’impact environnemental

Dans une logique de cohérence entre contenu et organisation, PRODURABLE s’engage à minimiser son empreinte écologique. La sobriété des ressources, la maîtrise de l’empreinte carbone, la restauration durable et la sensibilisation des participants font partie des mesures mises en œuvre. Le salon témoigne ainsi que la durabilité n’est pas seulement un sujet de discussion mais une pratique concrète, renforçant la crédibilité et l’impact de l’événement.

PRODURABLE 2025 se présente comme un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui souhaitent comprendre, partager et agir pour un futur durable, en conciliant innovation, responsabilité et engagement collectif.

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Lidl France accélère sa transition vers une mobilité durable pour atteindre le Net Zéro 2050

Net Zéro 2050

Net Zéro 2050 : À l’occasion de la Semaine européenne de la mobilité. Lidl France réaffirme son ambition d’être un acteur de référence dans la lutte contre le changement climatique. L’enseigne poursuit sa trajectoire « Objectif Net Zéro ». Qui vise la neutralité carbone de ses activités et chaînes d’approvisionnement à l’horizon 2050. Avec une flotte interne de plusieurs milliers de véhicules et un vaste réseau de supermarchés. Lidl entend transformer en profondeur ses pratiques de mobilité, aussi bien pour ses collaborateurs que pour ses clients.

Vers une flotte 100 % électrique dès 2027

Lidl France a initié dès 2022 un tournant majeur en arrêtant progressivement les véhicules diesel au profit d’hybrides, d’essence et d’électriques. Depuis 2023, chaque collaborateur peut choisir un véhicule 100 % électrique, marquant une étape importante de cette transition.

À partir de 2025, la décision est prise : toutes les nouvelles voitures de fonction seront exclusivement électriques. Avec un objectif clair d’une flotte intégralement décarbonée d’ici fin 2027. Pour préparer ce changement, un groupe pilote de salariés teste différents modèles afin d’évaluer confort, autonomie et expérience de conduite. Les retours sont largement positifs, et Lidl accompagne ses équipes avec des formations dédiées à la conduite et à la recharge des véhicules électriques.

Des infrastructures adaptées aux nouvelles mobilités

Électrifier une flotte suppose des infrastructures solides. Lidl France investit massivement pour que ses collaborateurs puissent utiliser leurs véhicules dans les meilleures conditions. Plus de 1 500 bornes de recharge internes sont déjà installées, dont 267 au siège de Châtenay-Malabry.

Pour favoriser la mobilité électrique jusque dans la sphère privée. L’enseigne propose un accompagnement pour l’installation de bornes à domicile. Et met à disposition des câbles connectés permettant le remboursement des recharges effectuées à la maison. Cette approche intégrée facilite la transition et supprime les freins logistiques à l’adoption des véhicules électriques.

Le transport de marchandises, un enjeu clé de décarbonation

La mobilité durable ne se limite pas aux véhicules de fonction. Avec une flotte de plus de 600 camions, Lidl engage une transformation progressive de son transport de marchandises. Déjà, 20 % des livraisons quotidiennes reposent sur des énergies alternatives, et l’enseigne vise 40 % d’ici 2030.

Aujourd’hui, le parc comprend 75 camions au gaz naturel, 17 fonctionnant au bio-GNC. 22 au biocarburant B100, 6 électriques et 2 à hydrogène vert. Ce mix énergétique illustre une volonté de tester plusieurs solutions afin d’identifier les filières les plus pertinentes pour décarboner la logistique. Secteur historiquement dépendant des énergies fossiles.

Des bornes accessibles à tous les clients

Lidl France étend également son engagement à ses clients. Avec 4 800 points de charge déjà installés dans 60 % de ses supermarchés, l’enseigne est devenue le 5ᵉ réseau de recharge national. Tous opérateurs confondus. Deux nouvelles bornes voient le jour chaque jour, alimentées à 100 % par des énergies renouvelables. Notamment via un parc photovoltaïque couvrant plus de 515 000 m² de toitures.

Cette stratégie bénéficie directement aux consommateurs. Grâce à l’application Lidl Plus, les tarifs proposés figurent parmi les plus bas du marché : 0,29 €/kWh en charge lente (AC) et 0,39 €/kWh en charge rapide (DC). Parallèlement, l’autoproduction d’électricité solaire permet à l’enseigne d’assurer environ 6 % de sa consommation, soit 50 GWh par an, tout en générant des économies significatives sur ses coûts énergétiques.

Une stratégie globale pour un avenir responsable

La mobilité durable n’est qu’un pilier de l’engagement global de Lidl France. Depuis 2016, son plan RSE « En route vers Demain » structure ses actions en matière environnementale, sociale et sociétale. En 2024, l’enseigne a renforcé cette feuille de route avec 30 objectifs à atteindre d’ici 2030, parmi lesquels : réduire les émissions de gaz à effet de serre, développer une offre alimentaire plus saine et renforcer son impact social.

Lidl s’inscrit également dans la démarche Science-Based Targets (SBTi), qui fixe des trajectoires alignées avec les objectifs climatiques mondiaux. Cela implique notamment une réduction de 42,4 % des émissions agricoles et de 35 % des émissions liées à l’énergie et à l’industrie d’ici 2034. Pour y parvenir, Lidl mobilise ses partenaires via son Académie du Climat, lancée en 2024, qui accompagne les fournisseurs dans leurs propres démarches de décarbonation.

Un modèle de distribution qui veut conjuguer proximité et durabilité

Avec ses 1 600 supermarchés et 46 000 collaborateurs, Lidl France a profondément modernisé son modèle depuis plus d’une décennie. Tout en restant fidèle à son ADN – proximité, prix accessibles et simplicité –, l’enseigne déploie une transition écologique ambitieuse.

En investissant à la fois dans les infrastructures, la logistique, l’énergie et la sensibilisation de ses parties prenantes, Lidl démontre que la distribution alimentaire peut être un levier majeur de la transition écologique. L’objectif affiché est clair : atteindre le Net Zéro d’ici 2050, tout en continuant à proposer aux consommateurs français le meilleur rapport qualité-prix.

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Marchés obligataires : trois signaux à surveiller dans un contexte d’optimisme prudent

Marchés obligataires

Marchés obligataires : après un été marqué par la vigueur des actifs risqués et des marchés financiers à des sommets historiques, l’automne s’ouvre avec son lot d’incertitudes. Les investisseurs profitent d’un environnement porté par la résilience économique américaine, l’appétit pour le crédit et la solidité des géants technologiques. Mais derrière cet apparent équilibre, plusieurs points de vigilance émergent. L’analyse de Johann Plé, Senior Portfolio Manager chez AXA IM – désormais intégré au groupe BNP Paribas, met en avant trois facteurs clés qui devraient retenir l’attention des investisseurs obligataires.

Le dilemme persistant entre inflation et croissance dans les marchés obligataires

La question du rapport entre inflation et croissance reste centrale pour les marchés. Si la plupart des droits de douane américains sont désormais connus, leur effet réel sur l’économie mondiale reste encore flou. Aux États-Unis, l’activité a jusqu’ici fait preuve de résilience, malgré un ralentissement des créations d’emplois. En parallèle, la hausse anticipée de l’inflation se fait attendre.

Cette combinaison entretient la crainte d’un scénario de stagflation qui placerait la Réserve fédérale américaine dans une posture complexe. Alors que les marchés parient désormais sur trois baisses de taux d’ici la fin de l’année, il est peu probable que la Fed aille plus loin sans une dégradation nette de la croissance.

En Europe, la situation diffère : l’inflation a cessé d’être la principale préoccupation, mais la croissance reste fragile. La Banque centrale européenne maintient pour l’instant le statu quo, tout en laissant entendre qu’elle pourrait réagir rapidement si la conjoncture venait à se détériorer.

Des équilibres budgétaires fragilisés par l’ampleur de la dette

La question budgétaire s’impose comme un autre facteur de tension. La hausse des rendements obligataires à long terme, observée au Royaume-Uni ou au Japon, illustre à quel point les marchés demeurent sensibles aux dynamiques fiscales.

En Europe, l’Allemagne a déclenché une onde de choc en annonçant un plan budgétaire de 500 milliards d’euros, entraînant une forte hausse des taux souverains. D’autres pays européens devraient suivre cette tendance, notamment en raison de l’augmentation généralisée des dépenses militaires.

Aux États-Unis, le président a promulgué une loi ambitieuse impliquant des besoins de financement colossaux. Le marché obligataire devra absorber cette offre massive. La capacité de la demande à suivre sera décisive : une couverture insuffisante des émissions pourrait alimenter de nouvelles tensions sur les taux longs. Déjà, la pentification des courbes de taux (10-30 ans) montre que les investisseurs intègrent ce risque.

Les « inconnues connues » : ces risques négligés qui peuvent surprendre

L’appétit pour le risque observé cet été reflète un scénario idéal dans lequel tout se passerait bien. Pourtant, certains facteurs « connus mais négligés » pourraient faire dérailler cet équilibre fragile.

Parmi eux, l’imprévisibilité politique aux États-Unis reste une source d’instabilité permanente. Les tensions géopolitiques, structurellement élevées, pourraient également raviver la volatilité. En Europe, la situation politique française demeure délicate : le nouveau gouvernement devra présenter un budget crédible sous peine de dégradation de la note souveraine.

Ces risques n’inquiètent pas encore les marchés, mais dans un environnement où les actifs risqués évoluent à des niveaux record, une simple étincelle pourrait suffire à déclencher une correction.

Un environnement propice à la diversification obligataire

Malgré les incertitudes, les valorisations actuelles du marché obligataire européen apparaissent attractives, notamment dans un contexte de croissance modérée et d’inflation contenue. Pour les investisseurs, une approche diversifiée combinant risque de taux et risque de crédit semble constituer une stratégie pertinente. La volatilité, loin d’être un obstacle, peut devenir une source d’opportunités pour ceux qui sauront ajuster leurs allocations avec discernement.

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